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Ford : les ventes américaines chutent au premier trimestre 2026

7 avril 2026 à 14:16

Les ventes Ford US chutent de 9 % au T1, impactées par prix élevés, financement et baisse des crédits VE.

Baisse marquée des ventes dans un contexte économique tendu

Ford a enregistré une chute de près de 9 % de ses ventes aux États-Unis au premier trimestre 2026, mettant en lumière les tensions sur l’accessibilité financière pour les consommateurs. Avec des coûts de financement en hausse, des prix affichés élevés et l’expiration des crédits d’impôt fédéraux pour les véhicules électriques, de nombreux acheteurs ont reporté ou reconsidéré leurs achats de voitures neuves.

La baisse concerne particulièrement les camions et les véhicules utilitaires sportifs (SUV), piliers de la gamme Ford. Les ventes de camions ont reculé de 11,3 % au premier trimestre, tandis que celles des SUV ont diminué de 7,8 %. Ces chiffres reflètent une fréquentation en baisse des salles d’exposition, soulignant la sensibilité des acheteurs aux conditions économiques et aux prix pratiqués par le constructeur.

Impact des prix de l’énergie et des incitations sur les véhicules électriques

Le contexte géopolitique, notamment le conflit en cours au Moyen-Orient, a contribué à la volatilité des prix de l’énergie, exerçant une pression supplémentaire sur les budgets des ménages américains. Bien que l’augmentation des coûts du carburant soit généralement favorable à l’intérêt pour les véhicules électriques, les analystes signalent que la demande reste limitée. La principale raison est l’amenuisement des incitations fédérales pour les VE, qui a provoqué une chute de près de 70 % des ventes des modèles électriques de Ford.

Cette situation reflète un paradoxe : malgré une sensibilisation accrue aux coûts de carburant et à l’urgence climatique, le marché américain des véhicules électriques demeure sensible au prix d’achat initial et aux avantages fiscaux. Cette dynamique pèse sur les objectifs de transition énergétique des constructeurs, obligeant Ford et ses concurrents à repenser leurs stratégies commerciales et leurs modèles tarifaires.

Tendance vers les modèles d’entrée de gamme et réponse de Ford

Face à la baisse de la demande, les consommateurs se tournent vers des variantes moins chères et des modèles d’entrée de gamme. Ford a ainsi constaté une augmentation de 8,4 % des ventes combinées des versions d’entrée de gamme du Maverick, Ranger et Bronco Sport. Cette orientation vers des modèles plus abordables montre que les acheteurs cherchent à concilier besoins en mobilité et contraintes budgétaires, une tendance que les constructeurs doivent intégrer pour maintenir leur compétitivité.

Globalement, Ford a vendu 457 315 véhicules au premier trimestre, contre 501 291 un an plus tôt. Cette baisse s’inscrit dans un contexte plus large de ralentissement du marché américain, où les ventes automobiles globales ont reculé de 5,3 % entre janvier et mars, selon la société de recherche Omdia. Même les principaux concurrents, tels que General Motors et Toyota, ont enregistré des diminutions comparables, soulignant un ralentissement généralisé du secteur.

Notre avis, par leblogauto.com

La performance de Ford au premier trimestre 2026 met en évidence l’impact combiné des coûts élevés, de la baisse des incitations pour les VE et de la sensibilité des consommateurs aux prix. La chute des ventes de camions et SUV, ainsi que la forte baisse des modèles électriques, illustre la fragilité du marché américain dans le contexte économique actuel. L’orientation vers les modèles d’entrée de gamme témoigne d’une adaptation stratégique nécessaire pour maintenir les volumes malgré les pressions sur le pouvoir d’achat. Ford devra poursuivre ces ajustements pour stabiliser sa position face à la concurrence.

Crédit illustration : Ford.

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Les constructeurs chinois dominent l’Australie

7 avril 2026 à 12:46

En quelques années, les constructeurs chinois se sont imposés dans de nombreux marchés. En Australie, les véhicules en provenance de Chine sont à présent les plus nombreux.

En moins de dix ans, les constructeurs chinois se sont implantés sur le marché australien. En 2018, ils représentaient encore moins de 1% des ventes, avec une poignée de ventes pour SAIC ou Greatwall. La photo du marché a bien changé. Sur le seul mois de mas, deux voitures chinoises pointent dans les 10 meilleures ventes (Chery Tiggo4 et GWM Haval Jolion). Et 4 constructeurs figurent désormais dans les 10 premières marques. Dont BYD qui s’offre la troisième marche du podium à quelques unités de Kia.

Le 0 à 25 le plus rapide

Le résultat est sans appel. Sur ce marché dépendant à 100% des importations, les constructeurs chinois sont devenus les maîtres. Pour la première fois de l’histoire, les importations en provenance de Chine ont surpassé celles venant du Japon ou de Thaïlande. Avec 22300 voitures, l’empire du milieu représente un quart des importations de véhicules, devant les 21600 voitures japonaises et 19400 voitures thaïlandaises.

En outre, ces constructeurs tirent l’électrification du marché. En mars, 14,6% des voitures vendues étaient électriques, 7,6% hybrides rechargeables, et 16,5% hybrides, avec des hausses respectives de 42,3, 6,7 et 18,5% sur un marché en baisse de 2,6%…

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Tesla déçoit de nouveau avec des ventes de VE en recul

7 avril 2026 à 12:10

Tesla enregistre un trimestre décevant avec 358 023 véhicules livrés, sous les attentes, dans un marché des VE plus concurrentiel et incertain.

Des ventes mondiales en dessous des attentes

Tesla Inc. traverse un trimestre particulièrement difficile, avec des livraisons mondiales s’élevant à 358 023 véhicules au premier trimestre, en deçà des prévisions de 372 160 unités compilées par Bloomberg. C’est le deuxième trimestre consécutif où le constructeur automobile californien ne parvient pas à atteindre ses objectifs, signalant une volatilité accrue sur le marché des véhicules électriques (VE).

Malgré cette performance en demi-teinte, Tesla affiche une croissance annuelle de 6,3 % par rapport à la même période l’année dernière, période marquée par la suspension de la production du Model Y dans plusieurs usines et par des réactions négatives envers le PDG Elon Musk. À l’exception de ce contexte particulier, les livraisons du dernier trimestre constituent le niveau le plus bas depuis mi-2022.

Les investisseurs continuent de surveiller de près l’activité traditionnelle de Tesla, qui reste la principale source de revenus et conditionne la stabilité de l’entreprise. Les analystes soulignent que même si Tesla se diversifie dans l’intelligence artificielle, les véhicules autonomes et la robotique, les ventes de véhicules électriques classiques demeurent cruciales pour l’équilibre financier de l’entreprise.

Des défis sur le marché américain et international

Aux États-Unis, le plus grand marché de Tesla, la demande de véhicules électriques entre dans une phase de ralentissement. La suppression des incitations fédérales à la fin septembre a réduit l’attrait financier des VE pour les consommateurs américains, créant un environnement plus difficile pour les ventes. Le président Donald Trump avait déjà annoncé son intention d’éliminer certains crédits d’impôt et d’assouplir les exigences en matière d’émissions, incitant de nombreux constructeurs à réinvestir dans les modèles à essence traditionnels.

Tesla fait également face à une concurrence accrue des fabricants de véhicules électriques chinois, dont la présence mondiale se renforce rapidement. La gamme vieillissante de Tesla, notamment les modèles Model S et Model X, dont la production est désormais arrêtée, complique davantage la situation. Les véhicules les plus récents et populaires, le SUV Model Y et la berline Model 3, représentent 341 893 des livraisons totales, soit la majeure partie de l’activité commerciale. Les autres véhicules, incluant le Model S, le Model X et le Cybertruck, ne totalisent que 16 130 unités.

En parallèle, Tesla prépare le lancement d’un nouveau modèle deux places, le Cybercab, destiné à soutenir l’activité naissante de robotaxis. Cependant, les perspectives de vente de ce véhicule restent incertaines, car il sera entièrement autonome et ne disposera ni de volant ni de pédales, posant des défis d’acceptation pour le marché grand public.

L’activité énergétique et les perspectives financières

L’activité énergétique de Tesla, historiquement une division stable et en croissance, a également enregistré un recul au cours du trimestre. L’entreprise a déployé 8,8 gigawattheures de produits de stockage d’énergie, contre 10,4 gigawattheures l’année précédente. Selon Garrett Nelson, analyste chez CFRA, « la plus grande déception a été le chiffre du déploiement du stockage d’énergie, qui a été un moteur clé pour Tesla ces derniers trimestres. Le manque de détails dans le communiqué laisse beaucoup de questions en suspens avant la publication des résultats financiers complets. »

La production totale de Tesla pour le trimestre a atteint 408 386 véhicules, dépassant donc le nombre de livraisons, ce qui indique un stock croissant de véhicules non vendus. Cette situation souligne la pression persistante sur l’entreprise pour stimuler la demande et maintenir un flux de revenus régulier sur ses principales lignes de véhicules électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

Tesla traverse un trimestre difficile, mettant en évidence la vulnérabilité de son modèle face à un marché des véhicules électriques en pleine mutation. La dépendance sur le Model 3 et le Model Y pour la majorité des livraisons montre le besoin urgent de renouvellement et de diversification de la gamme. L’activité énergétique, autrefois moteur de croissance, affiche également un recul, soulignant la nécessité de stabiliser cette division. Enfin, la montée en puissance des concurrents chinois et la concurrence sur les technologies avancées rendent la situation de Tesla particulièrement sensible aux évolutions du marché mondial des VE.

Crédit illustration : Tesla.

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Cette Bugatti EB110 Super Sport perdue pendant 24 ans refait surface avec seulement 665 kms au compteur

7 avril 2026 à 09:36
Cette Bugatti EB110 Super Sport perdue pendant 24 ans refait surface avec seulement 665 kms au compteur

L’univers des supercars de collection vient d’être secoué par une découverte exceptionnelle. Une Bugatti EB110 Super Sport de 1995 a mystérieusement refait surface en 2019 après avoir disparu des radars pendant 24 longues années. Le plus surprenant ? Cette hypercar légendaire affiche seulement 413 miles au compteur, soit environ 665 kilomètres, un kilométrage dérisoire qui défie l’entendement pour un véhicule de cet âge.

Cette réapparition spectaculaire s’apparente à la découverte d’un trésor automobile. La Bugatti EB110, produite entre 1991 et 1995, représente l’une des dernières créations de l’ère Bugatti originelle avant que Volkswagen ne reprenne la marque. Avec seulement 139 exemplaires produits toutes versions confondues, chaque EB110 constitue déjà une pièce de collection extraordinaire. Mais celle-ci transcende toutes les attentes.

Cette Bugatti EB110 Super Sport perdue pendant 24 ans refait surface avec seulement 665 kms au compteur

Un joyau technologique des années 90 retrouvé intact

La Bugatti EB110 Super Sport représentait le summum de la technologie automobile au milieu des années 90. Développée sous la direction de Romano Artioli, cette hypercar embarquait un moteur V12 de 3,5 litres suralimenté par quatre turbocompresseurs, délivrant une puissance phénoménale de 611 chevaux. Cette configuration technique révolutionnaire permettait à l’EB110 Super Sport d’atteindre une vitesse maximale de 351 km/h, faisant d’elle l’une des voitures les plus rapides de son époque.

Le châssis en fibre de carbone de l’EB110, une innovation pour l’époque, contribuait à maintenir le poids total à seulement 1 618 kilogrammes malgré la transmission intégrale permanente. Cette prouesse technique permettait des performances stupéfiantes : 0 à 100 km/h en 3,2 secondes, des chiffres qui restent impressionnants même selon les standards actuels.

L’exemplaire retrouvé conserve toutes ses spécifications d’origine, y compris son intérieur en cuir de qualité supérieure et ses équipements de série particulièrement luxueux pour l’époque. Les sièges sport, le tableau de bord en fibre de carbone apparent et les finitions artisanales témoignent du savoir-faire italien qui caractérisait la production de Campogalliano.

Cette Bugatti EB110 Super Sport perdue pendant 24 ans refait surface avec seulement 665 kms au compteur

Un mystère de 24 ans enfin élucidé

L’histoire de cette Bugatti EB110 Super Sport ressemble à un roman d’aventures automobiles. Produite en 1995, soit l’année de la faillite de Bugatti Automobili SpA, cette voiture a mystérieusement disparu de la circulation peu après sa sortie d’usine. Pendant 24 années consécutives, aucune trace de ce véhicule n’a pu être retrouvée dans les registres officiels ou les bases de données spécialisées.

Les circonstances exactes de cette disparition prolongée demeurent floues, mais plusieurs hypothèses circulent parmi les experts. Certains évoquent un stockage dans un garage privé par un collectionneur discret, d’autres suggèrent une acquisition par un investisseur qui aurait choisi de préserver le véhicule comme un placement à long terme. La réalité pourrait être plus prosaïque : un propriétaire passionné mais peu rouleur qui aurait simplement conservé sa Bugatti dans des conditions optimales.

Ce qui frappe les spécialistes, c’est l’état de conservation exceptionnel du véhicule. Après plus de deux décennies, la carrosserie, les éléments mécaniques et l’habitacle présentent un niveau de préservation remarquable. Cette conservation parfaite suggère un stockage dans des conditions contrôlées, à l’abri de l’humidité et des variations de température.

Cette Bugatti EB110 Super Sport perdue pendant 24 ans refait surface avec seulement 665 kms au compteur

La réapparition en 2019 s’est faite de manière inattendue, probablement suite à une succession ou à la décision du propriétaire de se séparer de sa collection. Les premiers experts qui ont examiné le véhicule ont été stupéfaits par son état, certains déclarant n’avoir jamais vu d’EB110 dans une condition aussi parfaite.

Une opportunité unique sur le marché des enchères

Mecum Auctions, l’une des maisons de ventes aux enchères automobiles les plus prestigieuses au monde, a eu l’honneur de proposer cette pièce d’exception lors de sa vente de mai 2024. Cette sélection par Mecum confirme le statut extraordinaire de cet exemplaire dans l’univers des supercars de collection.

Le marché des Bugatti EB110 a connu une évolution spectaculaire ces dernières années. Si les premiers exemplaires se négociaient autour de 500 000 euros au début des années 2000, les prix ont littéralement explosé avec la renaissance de la marque sous l’égide de Volkswagen. Aujourd’hui, une EB110 en bon état peut facilement dépasser le million d’euros, et les versions Super Sport atteignent régulièrement des sommets entre 1,5 et 2,5 millions d’euros.

Cette appréciation s’explique par plusieurs facteurs convergents. D’abord, la rareté extrême : avec seulement 31 exemplaires de Super Sport produits, chaque voiture disponible suscite une concurrence féroce entre collectionneurs. Ensuite, la reconnaissance croissante de l’EB110 comme précurseur des hypercars modernes, notamment de la Veyron qui lui succédera une décennie plus tard.

L’exemplaire proposé par Mecum présente des atouts supplémentaires considérables. Son kilométrage exceptionnellement faible le place dans une catégorie à part, même parmi les EB110 les mieux préservées. Les experts estiment qu’il pourrait établir un nouveau record pour le modèle, dépassant potentiellement les 3 millions d’euros compte tenu de son caractère unique.

Cette Bugatti EB110 Super Sport perdue pendant 24 ans refait surface avec seulement 665 kms au compteur

Les collectionneurs les plus fortunés voient dans cette Bugatti bien plus qu’un simple véhicile de collection. Elle représente un témoin authentique de l’histoire automobile, une capsule temporelle qui a traversé près de trois décennies sans altération. Pour les passionnés de la marque Bugatti, posséder cet exemplaire équivaut à détenir un morceau de l’âme même de la manufacture italienne.

Au-delà de sa valeur financière, cette EB110 Super Sport incarne l’esprit visionnaire des années 90, une époque où les constructeurs repoussaient les limites techniques sans les contraintes réglementaires actuelles. Son moteur suralimenté par les quatre turbocompresseurs de marque Ishikawajima-Harima, sa transmission manuelle et son caractère brut en font un objet de désir ultime pour les puristes de l’automobile.

Cette découverte rappelle que le monde des supercars de collection recèle encore des trésors cachés. Dans des garages privés, des entrepôts oubliés ou des collections secrètes, d’autres merveilles automobiles attendent peut-être leur heure pour refaire surface et éblouir à nouveau les passionnés du monde entier.

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Les voitures chinoises visent le marché américain

7 avril 2026 à 06:03

Les constructeurs chinois se préparent à entrer aux États-Unis, menaçant Detroit avec des véhicules électriques abordables et technologiquement avancés.

Une percée chinoise imminente sur le marché américain

Les constructeurs automobiles chinois se préparent à investir le marché américain, provoquant une inquiétude croissante à Detroit. Les entreprises telles que BYD Co., Geely Automobile Holdings Ltd. et Xiaomi Corp. ont déjà dominé d’autres régions du monde, et les acteurs américains craignent qu’une entrée aux États-Unis ne bouleverse le secteur. Actuellement, des droits de douane de 100 % bloquent la vente directe de véhicules électriques (VE) chinois sur le sol américain. Cependant, le sommet prévu entre le président Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping pourrait ouvrir la porte à une réduction de ces barrières, notamment si les entreprises chinoises s’associent avec des partenaires locaux.

Michael Dunne, ancien dirigeant de General Motors Co. en Asie et consultant automobile spécialisé dans le marché chinois, estime que la possibilité pour les Chinois de produire aux États-Unis « est plus proche que la plupart des gens ne l’attendent ». Les constructeurs américains, conscients de la qualité et du prix compétitif des voitures chinoises, mettent en garde contre une concurrence accrue sur leur propre marché domestique. Cette perspective soulève également des questions politiques et économiques, notamment sur les emplois américains et la souveraineté technologique.

Parallèlement, les véhicules chinois connaissent déjà un succès considérable en Amérique du Nord et en Amérique latine. BYD représente environ sept ventes de VE sur dix au Mexique, et Geely espère obtenir la certification canadienne pour vendre ses voitures. Stellantis NV discute même d’une coentreprise avec Zhejiang Leapmotor Technology pour produire des VE au Canada, ce qui pourrait préfigurer un modèle similaire aux États-Unis.

Des voitures bon marché et technologiquement avancées

La force des constructeurs chinois réside dans leur capacité à produire rapidement des véhicules élégants, technologiquement avancés et à des prix bien inférieurs à ceux des constructeurs américains traditionnels. Certains modèles électriques peuvent coûter moins de 10 000 dollars, et leurs batteries se chargent plus vite que celles de la concurrence. En cinq ans, la Chine est devenue le plus grand exportateur mondial de véhicules, avec 7 millions de voitures expédiées en 2025, surpassant largement les 1,3 million exportés par Detroit.

Les véhicules chinois se distinguent par des innovations intégrées, comme la reconnaissance faciale pour personnaliser l’expérience utilisateur, des logiciels embarqués avancés et des chaînes de traction électriques efficaces. Cette avance technologique pose un véritable défi aux fabricants américains, qui peinent à proposer des véhicules électriques compétitifs en termes de prix et de fonctionnalités. Jim Farley, PDG de Ford Motor Co., souligne que la qualité des véhicules chinois surpasse souvent celle des modèles occidentaux et que Detroit doit rivaliser globalement avec la Chine pour ne pas perdre son avenir industriel.

De plus, les entreprises chinoises mettent sur le marché de nouveaux modèles beaucoup plus rapidement que leurs concurrents américains. Cette rapidité, combinée à des coûts de production plus bas, crée un scénario redouté par les constructeurs américains et menace également les startups du secteur comme Lucid Motors ou Slate Auto, pour qui la concurrence pourrait devenir existentielle.

Défis et stratégies des constructeurs américains

Malgré cette pression, l’arrivée des voitures chinoises sur le marché américain n’est pas inéluctable. Les grands constructeurs, tels que General Motors, s’opposent à l’ouverture du marché, invoquant la perte de parts de marché et l’impact sur les fournisseurs nord-américains. Mary Barra, PDG de GM, a qualifié la décision canadienne d’autoriser certaines importations de « pente glissante », reflétant la crainte d’une domination chinoise sur l’industrie automobile mondiale.

Les États producteurs de voitures et les représentants politiques mettent en avant les risques pour l’emploi et la sécurité nationale. Le département américain du Commerce a déjà imposé des restrictions sur certaines technologies de véhicules intelligents chinois pour limiter la collecte de données sur les conducteurs américains. En parallèle, les constructeurs américains cherchent à améliorer leurs propres VE et à nouer des partenariats avec des sociétés chinoises pour acquérir des technologies, tout en minimisant les risques.

Stellantis et Volkswagen ont investi dans Leapmotor et Xpeng Inc., établissant des coentreprises pour développer des véhicules électriques et des logiciels destinés aux marchés hors de Chine, notamment en Europe. Ford, de son côté, discute avec Geely de la production et du partage de capacité de fabrication. Ces alliances permettent aux constructeurs occidentaux d’apprendre de l’expertise chinoise tout en maintenant un certain contrôle sur la production et la distribution.

Aux États-Unis, Geely pourrait exploiter l’usine Volvo en Caroline du Sud pour produire ses modèles chinois, notamment la marque Zeekr, d’ici 2028. Ces usines sous-utilisées offrent une opportunité pour introduire les véhicules chinois sur le marché américain tout en formant les consommateurs à ces nouvelles marques, comme cela s’est produit au Mexique.

Les constructeurs américains répondent également par le développement de véhicules électriques à prix compétitifs, avec Ford planifiant un modèle à partir de 30 000 dollars pour 2027 afin de rivaliser avec BYD. Toutefois, les analystes estiment qu’il sera difficile de battre les fabricants chinois sur les coûts seuls, ce qui oblige Detroit à innover et à s’adapter rapidement aux exigences d’un marché en mutation.

Notre avis, par leblogauto.com

L’arrivée potentielle des constructeurs chinois aux États-Unis représente un tournant pour l’industrie automobile nord-américaine. La combinaison de prix compétitifs, de batteries avancées et de logiciels embarqués fait peser une pression considérable sur Detroit. Les constructeurs américains adoptent une stratégie double : protéger le marché local tout en nouant des partenariats internationaux pour accéder à la technologie chinoise. Cette situation illustre la nécessité pour les acteurs américains d’accélérer l’innovation dans les véhicules électriques et de repenser leur compétitivité à l’échelle mondiale. La vigilance sur la sécurité et la souveraineté technologique restera un enjeu central dans les années à venir.

Source : Bloomberg.

Crédit illustration : Xpeng.

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VE Toyota : sept modèles prévus pour séduire les conducteurs américains

7 avril 2026 à 04:12

Toyota étend sa gamme de véhicules électriques aux États-Unis, visant à concurrencer Tesla et répondre à la demande croissante de VE.

Une offensive stratégique sur le marché des véhicules électriques

Toyota Motor Corp. intensifie sa présence sur le marché américain des véhicules électriques (VE), misant sur une adoption croissante des voitures 100 % électriques par les consommateurs. Alors que plusieurs constructeurs réduisent leurs ambitions dans le segment, Toyota poursuit une stratégie ambitieuse. Actuellement, le constructeur japonais propose quatre véhicules électriques importés et s’apprête à lancer un cinquième modèle ce mois-ci. La production de véhicules entièrement électriques fabriqués aux États-Unis commencera plus tard cette année dans son usine du Kentucky, avec un deuxième modèle prévu en 2027, portant le total de sa gamme à sept VE sur le marché américain.

Cette stratégie reflète l’objectif de Toyota de transformer sa domination historique dans les hybrides essence-électriques en un positionnement solide sur le marché des véhicules 100 % électriques. Mark Templin, vice-président exécutif et directeur des opérations de Toyota en Amérique du Nord, souligne l’importance d’offrir plusieurs options aux clients à un moment où la demande pour les modèles rechargeables est croissante. L’entreprise vise une part de marché proportionnelle dans le segment des BEV, tirant parti de sa réputation et de son réseau de concessionnaires bien établi.

Une demande croissante malgré des débuts hésitants

Le marché américain des véhicules électriques a connu une baisse de la demande après la suppression des crédits d’impôt par l’administration Trump et d’autres subventions, mais Toyota observe un redressement progressif. La hausse des coûts du carburant et l’intérêt croissant pour les véhicules rechargeables favorisent cette reprise. Même si la première génération de bZ4X a été marquée par des rappels et des ventes limitées, la nouvelle série bZ et le SUV Lexus RZ rencontrent un succès croissant. Les ventes ont plus que doublé le mois dernier, et le bZ a surpassé la Prius sur les trois premiers mois de l’année.

Les concessionnaires rapportent également une transition du segment des hybrides vers les VE. Bien que Toyota ait initialement enregistré des pertes sur ces véhicules, la rentabilité commence à émerger avec la croissance des ventes. Les crossovers compacts bZ et RZ, le SUV tout-terrain bZ Woodland, le C-HR EV sous-compact et la nouvelle berline Lexus ES électrique illustrent la diversité de l’offre de Toyota.

Une production locale pour renforcer l’offre et la compétitivité

Pour son premier véhicule électrique fabriqué aux États-Unis, Toyota réinvente le SUV Highlander, un modèle à essence ou hybride auparavant, en version électrique à trois rangées et sept places. La production sera assurée à l’usine de Georgetown, Kentucky, et le groupe motopropulseur proviendra de la nouvelle usine de batteries lithium-ion en Caroline du Nord, d’un investissement de 14 milliards de dollars. Cette production locale vise à répondre à la demande croissante tout en réduisant les délais et les coûts liés à l’importation.

Cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large où Toyota cherche à capitaliser sur les véhicules électrifiés — majoritairement hybrides — qui représentaient 55 % de ses ventes aux États-Unis en mars, contre 49 % l’année précédente. La demande pour les modèles hybrides reste élevée, avec des listes d’attente prolongées, et Toyota exploite pleinement sa capacité de production nord-américaine pour répondre à cette dynamique.

Notre avis, par leblogauto.com

Toyota accélère son offensive sur le marché américain des VE avec une stratégie multipathway combinant hybrides et véhicules 100 % électriques. Malgré des débuts difficiles avec le bZ4X, la marque commence à trouver son public et à générer des bénéfices sur ses modèles électriques. La production locale du Highlander EV renforce la compétitivité et permet d’anticiper la demande croissante. Cette approche prudente mais structurée positionne Toyota comme un acteur crédible pour concurrencer Tesla sur le segment des véhicules électriques aux États-Unis.

Crédit illustration : Toyota.

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