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Reçu — 2 février 2026 MiniMachines.net

Des mises à jour étendues de Windows 10 avec ConsumerESU

2 février 2026 à 16:09

Suite à ce billet d’Octobre 2025 où j’expliquais que l’Europe allait avoir droit à des mises à jour étendues de Windows 10 et ce billet d’avril qui indique comment basculer vers Windows 11 avec Flyby11 pour un PC pas forcément jugé apte par Microsoft. Je reçois de nombreuses demandes au sujet des mises à jour de Windows 10 que Microsoft poursuit en Europe. Surtout de la part de personnes qui ont peur de l’option Flyby11 pour des raisons qui leurs sont propres.

Avant le passage de ConsumerESU

Avant le passage de ConsumerESU

ConsumerESU à la rescousse

Il existe une solution alternative qui permet de pousser facilement les mises à jour étendues de Windows 10 sur son poste avec ou SANS compte Microsoft. Il s’agit d’un script baptisé ConsumerESU qui active les ESU (Extended Security Updates) en quelques manipulations simples. Testé par mes soins suite à de nombreux témoignages, la méthode est simple et a déjà fait ses preuves. 

Première étape, on télécharge ConsumerESU sur Github. Sur la page, on clique sur <> code et on choisit l’option « Download ZIP ». Une fois le téléchargement terminé on extrait les fichiers dans un répertoire facile a retrouver.

Dans ce répertoire, on va simplement cliquer avec le bouton droit de la souris sur le fichier Consumer_ESU_Enrollment_run.cmd pour pouvoir choisir l’option « Exécuter en tant qu’administrateur« .  Le programme se met alors en route en ligne de commande et lance la procédure.

Suivez l’activité à l’écran et… c’est tout. Au bout de quelques instants, cela dépend de plusieurs paramètres mais n’excède pas quelques dizaines de secondes au pire sur un vieux Celeron, la machine vous propose d’appuyer sur une lettre pour quitter la fenêtre. Vous n’avez plus qu’à lancer vos mises à jour pour vérifier que tout fonctionne.

Après le passage de ConsumerESU

Après le passage de ConsumerESU

Si vous rencontrez un échec ou que vous avez des erreurs, ce qui peut arriver dans de rares cas et notamment si vous n’avez pas fait les dernières mises à jour de Windows 10 avant leur arrêt, vous pouvez regarder la documentation sur Github. Mais pour avoir exécuté le script ConsumerESU sur une douzaine de machines jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas eu de problèmes.

Des mises à jour étendues de Windows 10 avec ConsumerESU © MiniMachines.net. 2025

Nvidia ne ferme pas la porte à une nouvelle Shield TV

2 février 2026 à 14:59

La Shield TV est un OVNI sur le marché des solutions Android en général et des TV-Box en particulier. Non pas qu’elle propose quelque chose de matériellement exceptionnel aujourd’hui, mais parce qu’elle fête ses 10 ans.

Shield TV

Lancée en 2015 avant d’être mise à jour en 2017 puis en 2019, la Shield TV et un dinosaure égaré dans le cheptel actuel de solutions Android. La grande majorité des fabricants de TV-Box tire un trait sur la mise à jour de leurs produits dès que la production de ceux-ci a cessé. Avec Nvidia sur ce modèle, nous avons découvert qu’avec un peu de bonne volonté, et de moyens, il était possible de continuer à proposer des mises à jour efficaces dans la durée. Et, avec un rythme assez décousu, la TV-Box de la marque a été portée jusqu’en 2026 en restant toujours parfaitement exploitable. Je ne compte pas les tablettes, smartphones, TV-Box et autres appareils sortis ces dix dernières années et qui ont fini à la déchetterie parce que non mis à jour.

Reste que 10 ans, c’est beaucoup. Et pour une puce comme le Tegra X1 ou la version X1+ de 2019, cela fait trop pour ne pas voir un peu du vernis de la Box s’écailler. Des codecs et fonctionnalités sont apparus que Nvidia ne pouvait pas réellement anticiper. On parle de formats comme le AV1 par exemple, mais également de la lecture de certains formats HDR qui ne sont pas pris en charge et ne peuvent pas l’être. Même en ayant toute la bonne volonté du monde, le SoC Tegra n’est tout  simplement pas câblé pour.

Dans un entretien avec Ars Technica, un responsable de l’ingénierie matérielle de Nvidia, annonce qu’il souhaiterait qu’une nouvelle Shield TV sorte un jour. Andrew Bell, c’est son nom, n’indique pas que cela va être le cas. Plutôt que ce serait bien que cela arrive. Un vœu pieu qui peut tout ou ne rien dire.

La seule chose dont je suis certain, c’est que le jour où Nvidia s’engagerait dans une voie de ce type, une clientèle très importante serait attentive à ce mouvement. Celle de tous les acheteurs de la TV-Box première du nom qui, depuis dix ans pour les plus anciens, sont satisfaits de leur Shield TV. Ce qui ferait une assez grosse base de clients et un coussin assez moelleux pour amortir un nouveau développement dans ce sens.

Évidemment, 2026 n’est pas la meilleure période pour lancer ce type de produit. Les consoles actuelles ont de 2 à 3 Go de mémoire vive et de 8 à 16 Go de stockage interne. Des composants qui sont en ce moment hors de prix. On imagine qu’une version plus moderne de la minimachine serait mieux équipée en mémoire et en stockage, ce qui aurait en ce moment un trop fort impact sur le tarif public.

Vers une nouvelle Shield TV ?

Il est difficile de savoir si Andrew Bell a évoqué une nouvelle version de cette TV Box parce que son interviewer l’y a poussé ou parce qu’une actualité se dessine autour d’un tel projet. Le fait qu’il aimerait développer une nouvelle TV Box a pour autant beaucoup de sens. D’abord, parce que la nouvelle venue pourrait partager une puce ARM commune avec le monde PC. On sait qu’un SoC est en préparation sans qu’on ait beaucoup d’informations officielles pour le moment. Si un Nvidia N1 débarque sur PC, on peut imaginer qu’une version « TV-Box » serait un bon moyen de lancer le produit.

Ensuite parce que GeForce Now gagne en traction et qu’un nouveau produit comme une Shield TV pourrait parfaitement coller avec ce service. En plus d’apporter son lot de prises en charges techniques en termes de lecture vidéo et en services. Le succès des Steam Deck est impressionnant et on imagine que Nvidia pourrait porter la même philosophie avec son service GeForce Now dans les salons en proposant un large accès au catalogue de Steam via une distribution Linux et Proton.

Impossible de répondre à la question d’une nouvelle Box aujourd’hui donc, surtout pendant cette période trouble. Il faut juste garder en tête que beaucoup d’éléments semblent pouvoir converger vers ce type de projet.

Source : Ars Technica

Nvidia ne ferme pas la porte à une nouvelle Shield TV © MiniMachines.net. 2025

Proton 10 pousse encore plus loin le jeu Windows sous Linux

2 février 2026 à 13:01

Proton 10 est disponible, pour être exact, c’est la version 10.0-4 qui vient de débarquer. Proton est la couche logicielle qui traduit les instructions de programmation des jeux sous Linux afin qu’ils puissent être interprétés par Linux. Développé par Valve sur la base des travaux de Wine, le code a offert au Steam Deck la possibilité de lancer des milliers de jeux Windows sous SteamOS. 

Les travaux effectués sur Proton 10 et ses prédécesseurs ont évidemment débordé de la petite console de Valve et touchent aujourd’hui la quasi-totalité des PC sous Linux. De nombreux éléments sont mis à jour techniquement et pourront donc dialoguer avec de multiples configurations. On parle des composants SteamWorks SDK 1.63, de Wine Mono v10.4.1 et des versions VKD3D-Proton 3.0b et VKD3D 1.18. Tous ces éléments étant autant de traducteurs entre les jeux développés sous Windows et le système DirectX et le monde Linux.

C’est ce qui est amusant avec Windows aujourd’hui. DirectX a été forgé comme l’Anneau de Sauron. Un système pour unifier tous les univers du jeu PC et les rendre performant. Permettant aux différents éditeurs de profiter de toutes les ressources de Windows et de dialoguer plus facilement avec les composants proposés. Mais enfermant également ces mêmes éditeurs dans la main de Microsoft. Ce qui a été une force pour l’éditeur pendant de nombreuses années. Tout le temps où aucun constructeur n’a voulu prendre en main son destin sous Linux.

Proton 10

Parce que depuis que Valve est entré dans la course, avec le Steam Deck et SteamOS, tout a changé. Tel un Frodon motivé, épaulé par toute une communauté de développeurs, Valve s’est attelée à améliorer la compatibilité des jeux Windows sous Linux. En concentrant tout son pouvoir dans DirectX, Microsoft en a fait son talon d’Achille. Et l’arrivée d’un sortilège permettant de traduire cette unique langue qu’est DirectX offre le transfert de toute la force de Windows vers Linux.

Et Proton 10 marque une nouvelle étape dans cette voie.

Plusieurs corrections ont été mises à l’œuvre, la mise à jour détaille énormément de choses mais on retiendra notamment une solution aux écrans noirs ou vides lors du lancement de certains titres. Des corrections de nouveaux bugs portés par des mises à jour de jeux, moins d’alertes liées à des problèmes de composants graphiques et une meilleure gestion entre le passage du bureau vers les jeux à grands coups de Alt-Tab.

Autre mise à jour importante, le pilotage des applications d’éditeurs comme Ubisoft Connect est à nouveau fonctionnel. Cela reste un point faible de Proton, beaucoup de studios et d’éditeurs pensent toujours à Windows et uniquement à Windows pour leurs mises à jour. Sans s’inquiéter de l’impact de certains choix sur l’environnement Linux. Proton court donc après eux en permanence pour corriger ces bugs. Peut être que cela changera un jour.

Une nouvelle liste de jeux désormais totalement compatibles sous Proton 10 est également proposée :

  • Surgeon Simulator: Experience Reality
  • Changeling VR
  • Summoners War: RUSH
  • Quantum Threshold
  • REACH
  • Fellowship
  • Metal Slug: Awakening
  • The Obsessive Shadow
  • Drop Dead: The Cabin
  • Zero Caliber 2 Remastered
  • Lost Memories 3 Side Stories
  • Death by Scrolling
  • Stellar Reach
  • Girls’ Frontline
  • Modules
  • Distant Worlds 2
  • Ring Runner: Flight of the Sages
  • Chronology

Pour plus d’info sur Proton 10 : la note de version sous Github

Proton 10 pousse encore plus loin le jeu Windows sous Linux © MiniMachines.net. 2025

GMKtec K13 : le MiniPC Core Ultra 7 256V est disponible

2 février 2026 à 11:20

Il n’aura pas fallu attendre très longtemps pour que le GMKtec K13 débarque dans le magasin européen de la marque après son annonce en Asie. Ce MiniPC qui embarque une puce Intel Lunar Lake nous dévoile toutes ses caractéristiques.

GMKtec K13

GMKtec K13

Le GMKtec K13 profite, comme je vous l’expliquais dans un premier billet, du positionnement particulier de la puce Lunar Lake. En règle générale, les fabricants de MiniPC n’emploient que rarement des puces très récentes dans leurs productions. Préférant piocher dans le catalogue des processeurs un peu plus anciens, ce qui leur permet de tirer les prix vers le bas. Lunar Lake n’est pas si vieux chez Intel, la disponibilité date de septembre 2024. Mais sa durée de vie aura été  assez courte. En cause le fait que son créateur soit obligé de tout fabriquer chez un fondeur concurrent, à savoir TSMC. Intel n’avait alors pas encore la maitrise de sa gravure 18A qui vient tout juste d’être exploitée avec Panther Lake. Résultat, la puce coute cher à produire pour Intel en plus de nourrir de quelques milliards de dollars un de ses concurrents. Lunar Lake est donc rapidement effacé des ambitions d’Intel et remplacé par Arrow Lake puis par Panther Lake pour ce début d’année 2026. Intel confirmera d’ailleurs que Lunar Lake restera la seule puce de leur gamme à embarquer de la mémoire intégrée.

Et c’est ce qui est intéressant ici. Si ces processeurs ont été jugés assez chers à produire, ils ont également été vendus à un prix élevé. En partie parce qu’Intel intégrait dedans de la mémoire vive, en partie parce qu’ils coutaient cher à Intel qui devait payer sa gravure à TSMC. Dès que Arrow Lake a été mis sur le marché en octobre 2024, énormément de machines portables ont basculé vers ces puces. Notamment parce que les marques retrouvaient avec elles la possibilité de faire jouer la concurrence sur la mémoire vive. En 2024 et sur plus de la moitié de 2025, la mémoire vive était fort peu chère et la concurrence entre les producteurs était rude. Pour un industriel, cette situation l’encourageait à faire jouer les diverses marques pour obtenir le meilleur tarif sur ce poste. La configuration spécifique de Lunar Lake l’en empêchait.

En 2026, la situation a considérablement changé. Il reste des puces Lunar Lake disponibles sur le marché et non seulement le prix de la mémoire vive a explosé mais le composant est quasi introuvable. Pour des grands constructeurs comme Lenovo, HP, Dell, Acer ou Asus, il est impensable de revenir à un marché de portables équipés de processeurs de 2024. Il faut impérativement proposer les derniers en date, à savoir Arrow Lake et Panther Lake. Mais pour GMKtec, les solutions Lunar Lake deviennent très intéressantes. Les processeurs ont en général un prix beaucoup plus stable que la mémoire vive et c’est donc une solution alternative attrayante pour construire un MiniPC.

GMKtec K13

Le GMKtec K13 fait des choix originaux

C’est donc d’abord un choix de processeur avec Core Ultra 7 256V qui embarque 16 Go de LPDDR5x-8533 en double canal directement sur son SoC. Cette puce qui fonctionne dans un TDP de base de 17 W et un Turbo limité à 37 W développe au total 8 cœurs. 4 cœurs P rapides et 4 cœurs LP-E plus économes en énergie. Il embarque également un circuit graphique intel Arc 140V avec 8 cœurs Intel Xe2 capable de grimper à 1.95 GHz. L’ensemble assure d’excellentes performances compte tenu de sa faible dépense d’énergie. La proposition d’Intel d’associer à l’ensemble un NPU maison développant 47 TOPS complète bien l’ensemble et fait de ce processeur une excellente solution pour qui est à la recherche d’un bon ratio puissance/consommation.

Pour fonctionner avec ce processeur dans le GMKtec K13 on retrouve un double slot M.2 2280 qui permettra de modifier son stockage. Un premier port offrira une laisison PCIe 4.0 x4 et le second un PCIe 4.0 x2. Un port M.2 permettra en outre de modifier la solution sans fil MediaTek RZ616 qui propose du Wi-Fi6E et Bluetooth 5.2 en cas de besoin.

GMKtec K13

L’autre choix assez étonnant du constructeur est celui du boitier. Beaucoup de MiniPC proposent des formats dans lesquels les arêtes des côtés sont quasi identiques en largeur et en profondeur. Le NucBox K13 est différent. Avec 18.6 cm de large pour 8.8 cm de profondeur et 3.66 cm d’épaisseur, il propose une approche originale de sa dissipation. Des ouïes d’aération sont disposées sur les faces avant et arrière de l’engin et l’air frais est aspiré par le dessous de la machine avant d’être déplacé sur des ailettes situées sur le côté droit du boitier. Un dispositif assez massif de dissipation dans lequel sont noyés deux caloducs semble même assez excessif pour un engin dont le processeur n’excédera pas 37 watts de TDP3. GMKtec indique que le MiniPC ne dépassera pas les 38 dB en fonctionnement.

La connectique du GMKtec K13 est assez classique avec en façade un double port USB 3.2 Gen2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm en plus du bouton de démarrage. Cette vue de profil montre également que le capot de l’engin n’est pas fermé pour permettre une dissipation passive de la chaleur.

À l’arrière on retrouve un Jack d’alimentation, deux ports USB4 avec Power Delivery 3.0 100W et DisplayPort 1.4, une sortie HDMI 2.1, un USB 2.0 Type-A égaré et un Ethernet 5 Gigabit piloté par un circuit RTL8126. Un antivol type Kensington Lock est visible en plus de la petite ouïe d’aération mentionnée plus haut. Le GMKtec K13 pourra donc piloter pas moins de trois écrans en parallèle.

Question tarif, le GMK K13 est proposé à 609€ en version 16/512 Go et 659.99€ pour le modèle en 1 To de stockage avec un Windows 11 préinstallé. Le stock est situé en Europe. Pour son lancement, le MiniPC est fourni avec une souris verticale Bluetooth en cadeau.

 

GMKtec NucBox K13 : Core Ultra 7 256V – 16 Go / 512 Go/1 To – Windows 11
Mini-Score : B

Mini-Score : B

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ évolution stockage possible
+ performance et pérennité d’usage
+ connectique USB4/Ethernet 5 Gigabit
+ compatibilité logicielle poussée
+ livré prêt à l’emploi sous W11

– garantie 1 an
– SAV en Europe
– support en Chine
– peu de connecteurs

GMKtec K13 : le MiniPC Core Ultra 7 256V est disponible © MiniMachines.net. 2025

Reçu — 1 février 2026 MiniMachines.net

Les pâtisseries du dimanche avec des bons flans ! 01/02/2026

1 février 2026 à 11:45

Un MiniPC Bmax B4, une machine très classique ici sous Intel N95 accompagée de 16 Go de DDR4 sur un seul slot SODIMM et de 512 Go M.2 2280 SATA3. Rien de particulier mais comme vous êtes nombreux a me demander un MiniPC de ce type pour divers usages : domotique, bureautique, serveur, multimédia, pilotage de machines externes et autres, cela semble pouvoir faire confortablement le boulot pour pas trop cher. Le Bmax B4 est proposé à 173.40€ mais tombe à 153.40€ avec le code indiqué FRCD20.  Il est vendu sur AliExpress par la marque BMax et sera livré gratuitement depuis un stock en Allemagne. Attention, le code est probablement limité en usages.

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Le classique casque sans fil Bose QuietComfort SC qui propose une réduction active du bruit et une excellente connexion Bluetooth est en double promo chez la Fnac. L’appareil bénéficie d’une baisse de 100€ de son prix boutique une fois dans votre panier en plus de 15% de réduction. Il passe de 289.99€ à 146.65€.

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Un écran surdimensionné de 49″ en promo. Le TITAN ARMY C49SHC affiche en 3840 x 1080 pixels avec une dalle HVA incurvée 1800R au taux de rafraîchissement de 144 Hz,. Les fonctions de partage PIP/PBP permettent de connecter plusieurs machines au besoin avec des ports HDMI 2.0, DP 1.4, USB Type-C. La colorimétrie correspond à 94% de la norme DCI-P3 et la luminosité grimpe à 300 nits. L’engin est vendu en précommande à 499.99€ avec une expédition prévue pour le 6/02. Cet écran est également en vente sur Amazon à 699€.

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Un SSD Transcend MTS820S de 960 Go au foramt M.2 2280 SATA III. Pas une merveille mais si vous êtes à la recherche d’une solution pour 2026 pour faire évoluer un MiniPC ou un portable à ce format coincé dans un stockage de petite taille, cela peut faire l’affaire. A 80.99€ c’est cependant correct en ce moment.

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Chez Darty, un portable livré gratuitement. Signé Acer, ce Nitro V 17 est un 17.3″ 180 Hz musclé avec un AMD Ryzen 7 260 accompagné par 16 Go de DDR5 sur deux slots SODIMM et un SSD M.2 2280 NVMe de 1 To PCIe 4.0. Son circuit graphique est une GeForce RTX 5070 8Go. Le tout est piloté par un Win 11 et on retrouve Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3, un clavier rétroéclairé, une belle connectique et… un poids élevé. Cet engin de 40 cm de large pèse 2.7 Kg. C’est donc plus un transportable qu’un portable. Il est proposé à 1399.99€.

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Le nouveau graveur laser SculpfuniCube Ultra Dual 12W + 1.2W. Un graveur laser efficace et précis qui filtre les fumées et bloque la lumière des lasers pour un usage facilité. Sa zone de gravure est de 150 x 135 mm ce qui permet de travailler de petits objets, de découper papier et carton et de signer des objets en bois et en cuir ou de graver des bijoux métalliques facilement. La double tête 12W et 1.2 W ajoute de multiples possibilités. L’engin est compatible avec les logiciels LaserGRBL, LightBurn et l’outil maison Sculpfun.  Le Sculpfun iCube Ultra Dual est proposé à 499€ mais baisse à 449€ avec le code NNNFRD1212, son stock est situé en Europe.

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Une solution triple combinés Panasonic. J’ai fait acheter la version double à une amie il y a peu. C’est simple, efficace, l’écran est très lisible et le tout est facile a configurer. Les options sont bonnes avec un répondeur facile a utiliser, une fonction main libre compréhensible, un vrai annuaire de numéros, un blocage d’appels par tranches de numéros et la possibilité de remplacer les batteries AAA dans le temps. Petit bonus, les câbles sont munis de détrompeurs pour qu’un néophyte puisse brancher le tout facilement même à distance. Enfin, la portée DECT est suffisante pour que la base avec répondeur relaie à bonne distance les combinés. Parfait pour une maison à étage ou un grand appartement. Pour 67.99€ c’est également parfait pour des personnes un peu âgées que l’on ne veut pas voir courir jusqu’à leur téléphone en cas d’appel. 

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20€ de réduction sur ce déshumidificateur HUMILABS 20L avec un réservoir de 4.5 litres et la possibilité d’installer un tuyau de vidange. Un appareil assez puissant pour une surface de 60 M² et qui peut aider à baisser l’hygrométrie d’un étage facilement. L’appareil se pilote via différentes plateformes d’automatisation en Wi-Fi et peut donc être activé en journée automatiquement. Pour obtenir la ristourne à 119€ il faut entrer le code NNNFROL20 dans votre panier.

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A noter que le modèle HUMILABS 12L avec réservoir 2 L et programmation par minuteur passe de 119€ à 95€ avec le code NNNFROL12


Un écran 24.5″ MSI en FullHD avec une dalle IPS à petit prix. Parfait pour un usage classique et accompagner un MiniPC avec sa connexion VESA à l’arrière pour le monter simplement. Le MSI Pro MP252 affiche avec un rafraichissement de 100 Hz et propose des entrées HDMI et DisplayPort. Des enceintes stéréo sont également intégrées. A 69.99€ c’est un bon écran pour un poste classique.

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Enfin, une demande particulière mais j’aime faire plaisir à mes lecteurs ! Un petit poêle de camping pour Frank qui cherche à bivouaquer pour les prochaines vacances.  Je crois que ça répond parfaitement à sa demande. Le produit est en promo mais vous pouvez ajouter le code BG6014e7 pour l’obtenir à 51.18€.

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Les pâtisseries du dimanche avec des bons flans ! 01/02/2026 © MiniMachines.net. 2025

Reçu — 30 janvier 2026 MiniMachines.net

Spectrum Slit : une œuvre qui rend visible vos connexions

30 janvier 2026 à 16:13

Accrochée à un mur, Spectrum Slit est une plaque métallique qui porte des filaments LEDs. Ils s’illuminent et s’activent tout au long de la journée. Chacun d’eux réagit suivant un ordre apparemment très compliqué, c’est la dernière création de Rootkid.

Ne cherchez pas à lire un message quelconque dans la manière dont ces LEDs réagissent, Spectrum Slit rend simplement visible des éléments qui ne le sont naturellement pas pour nous. Les ondes qui nous entourent sur des bandes que nous ne pouvons pas percevoir. Connexions Wi-Fi et Bluetooth et autres fréquences radio en dehors de notre spectre.

Celles de nos routeurs sans fil, de nos appareils Wi-Fi et Bluetooth qui communiquent entre eux. Pour cela, il a couplé une carte HackRF One SDR qui sert à piloter des signaux de ce type, en général pour profiter des bandes AM/FM à un Raspberry Pi Zero 2 W. 

Spectrum Slit

Le but du jeu est d’interpréter les bandes des signaux choisis et de les interfacer avec la carte de développement pour qu’ils illuminent ensuite les différents filaments LEDs. Le tout est placé sur une bande de métal repliée qui enferme tous les éléments nécessaires et qui peut s’accrocher à un mur.

Spectrum Slit

Spectrum Slit

Le résultat est cette étrange oeuvre murale interactive qui va refléter l’activité locale des différents réseaux autour d’elle. Tout ce que sa petite antenne arrivera à capter sera retranscrit d’une manière ou d’une autre sur ce mur. Une manière de mettre, littéralement, en lumière l’ensemble des ondes que l’on ne voit jamais. La vidéo nous montre d’ailleurs l’évolution de Spectrum Slit au fil de la journée. Quand les gens rentrent dans leurs appartements et que les Wi-Fi sont sollicités.

La chaine Youtube de Rootkid

Spectrum Slit : une œuvre qui rend visible vos connexions © MiniMachines.net. 2025

AOOSTAR G-Flip : Le MiniPC écran passe sous Ryzen 7 H255

30 janvier 2026 à 14:45

Mise à jour du 30/01/2026 : Changement d’approche sur cette minimachine particulière qu’est le AOOSTAR G-Flip. Lancé en mars 2025 avec un Ryzen AI 9 HX 370 à des prix assez élevés, il est de retour avec un Ryzen 7 H255 à 339$ (296€ avec la conversion Paypal). Pour ce prix, évidemment, l’engin est vendu en barebone, c’est-à-dire sans mémoire, sans stockage ni système d’exploitation.

Cela n’en reste pas moins une base intéressante avec un processeur confortable et cette approche d’écran originale. Aoostar a dû mettre la main sur un stock de cette puce, puisque hier nous découvrions le MACO de la marque équipé de la même façon. La puce est un 8 cœurs Zen 4 développant 16 Threads. Elle est cadencée à 4.9 GHz en mode Boost et propose un circuit graphique Radeon 780M avec 12 CU RDNA3 à 2.6 GHz. Il manquera donc à l’engin de la mémoire vive intégrée à ses deux canaux de DDR5-5600 SODIMM. Et du stockage sur au moins un des deux ports M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 intégrés.

Voir l’offre chez Aoostar

Mise à jour du 19/06/2025 : Geekbuying vient de lister le AOOSTAR G-Flip à son catalogue en précommande. Sans surprise, l’engin n’est pas donné avec un ticket d’entrée à 999€ en version 32Go/1To et 1149€ en version 64Go/2To

Billet original du 13/03/2025 : Le AOOSTAR G-Flip présente un châssis de MiniPC classique surmonté d’un petit écran de 5.5 pouces rabattable. Une idée originale qui fait probablement suite aux précédents modèles de la marque.

Le AOOSTAR G-Flip est en effet annoncé à la suite des AOOSTAR GEM12 Pro, des MiniPC plus traditionnels qui embarquent un petit écran LCD à plat. Directement intégrés dans le châssis et donc délicats à lire si on ne se positionne pas au-dessus. À moins de le placer à un endroit très stratégique ou de se lever à moitié de sa chaise, l’intérêt est limité.

AOOSTAR G-Flip

Pour le AOOSTAR G-Flip donc, le choix s’est porté vers une solution plus logique. Les puces embarquées dans les MiniPC de dernière génération sont capables de piloter 3 ou 4 affichages en parallèle. Elles sont rarement connectées à plus de deux, aussi pourquoi ne pas en intégrer un en interne. Je suppose que le nombre de mails et retours que le constructeur a eu pour son GEM12 Pro demandant si la minimachine pourrait ou non afficher des données issues du MiniPC ont dû lui donner l’idée.

Le résultat est présenté ici sous la forme d’un petit écran de 5.5 pouces que l’on pourra théoriquement laisser couché ou être relevé pour qu’il affiche une partie de votre bureau en 1920 x 1080 pixels à 60 Hz. Les usages sont nombreux. Comme écran principal pour un petit serveur que l’on garde dans un placard, cet écran suffit. Pour lancer et configurer la machine de manière autonome. Pour garder un œil sur son réseau social préféré. Pour avoir le retour d’une vidéoconférence pendant qu’on travaille à autre chose. Pour surveiller une impression 3D filmée depuis une autre pièce, pour regarder une vidéo tuto d’un côté pendant qu’on exécute de l’autre. Ce petit écran est une excellente solution d’intégration. Mieux encore, je soupçonne que le coût de ce « gadget » n’est pas si énorme que cela en sortie d’usine.

Pourtant il me semble que le AOOSTAR G-Flip vise à côté de la plaque avec sa proposition technique. L’engin est en effet annoncé comme équipé d’un processeur très haut de gamme. Il s’agit d’une puce Strix Point, un Ryzen AI 9 HX 370 avec 12 cœurs Zen 5 pour 24 Threads, 36 Mo de cache, un circuit graphique 16 cœurs en RDNA 3.5 et un NPU 50 TOPS XDNA2. Un excellent processeur à n’en pas douter, mais un processeur très couteux qui amène les MiniPC qui en sont équipés dans des eaux tarifaires où bien peu ont envie de se baigner. Le reste de la minimachine est à l’avenant : on retrouve deux slots de mémoire vive DDR5 pour embarquer jusqu’à 96 Go de RAM. Le stockage sera confié à deux slots M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x4.

La connectique est très complète puisqu’on retrouve presque tout l’attirail d’un MiniPC haut de gamme. Un port OCuLink, un USB4, un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 3.2 Type-A, deux USB 2.0 Type-A, une sortie HDMI 2.1, un DisplayPort 2.1 et deux Ethernet 2.5 Gigabit. Le nombre de sorties vidéo est complet avec quatre affichages en tout. Trois flux externes en employant l’USB Type-C de l’USB4 et les sorties vidéo en plus de l’écran intégré. La partie réseau est excellente et un module sans fil interne promet du Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4.

Comme pour certains précédents modèles de la marque, ce MiniPC AOOSTAR G-Flip propose également un lecteur d’empreintes digitales intégré à son bouton de démarrage situé devant la charnière de l’écran.

Sans l’écran, le prix de cette solution devrait déjà flirter avec des tarifs au-dessus des 1000€, si on en juge par rapport au prix des machines concurrentes équipées de cette puce. Avec l’écran en plus, le tarif va s’envoler bien au-delà du raisonnable. Autre souci, la puce embarquée est prévue pour fonctionner de 35 à 54 watts et si j’en juge par le design de la machine, le haut du châssis est percé de petits trous pour aider l’évacuation de la chaleur. Résultat, l’engin aura tout intérêt à ouvrir son écran pour fonctionner à plein régime.

L’AOOSTAR G-Flip se positionne assez étrangement sur le marché

L’idée est excellente et je serais prêt à investir dans un MiniPC de ce genre, mais pas avec ce processeur, ou du moins pas à ce prix. D’ailleurs, je l’ai déjà fait, j’ai acheté un MiniPC sur lequel j’ai connecté un petit écran de 5 pouces tactile de plus basse définition via de bêtes câbles HDMI et USB. Le résultat est un produit d’accompagnement très pratique pour piloter des machines externes : graveuse laser et imprimantes 3D. L’intérêt de mon dispositif est qu’il est fort peu cher, un MiniPC sous Intel N100 a moins de 150€ et largement suffisant pour les tâches demandées.

Mon calcul est assez simple avec cet AOOSTAR G-Flip. Si l’utilisateur est prêt à dépenser 1000€ dans un MiniPC, il sera prêt à investir 80€ dans un écran externe USB Type-C de 15.6″ pour avoir exactement le même service en plus grand. Certains seront peut-être attirés par le côté gadget, même si je doute qu’ils soient nombreux à ne pas faire le calcul entre un MiniPC déjà fort cher d’un concurrent et cette offre encore plus chère pour un service facilement remplaçable. Par contre, ajouter un écran de ce type sur un MiniPC entrée de gamme sous Intel N150 ou Ryzen 5, pour des usages très larges allant du PC d’appoint, au serveur, du PC de caisse à la machine familiale, accompagnée ou non d’un écran primaire, me semble bien plus cohérent. Je dirais même qu’il y a ici un énorme marché.

Jamais je n’investirais dans ce que je jugerais être un gadget sur un MiniPC à 1000€ sous AMD Strix Point mais je serais prêt à mettre 100€ supplémentaires sur un MiniPC bien fini, avec cette option d’écran 5.5″, sur un engin plus classique proposé à un tarif plus accessible.

Pour le moment nous n’avons pas d’idée du prix de cette minimachine, la marque a indiqué un début de commande qui débutera dans quelques jours… Sans préciser de date de livraison pour autant.

AOOSTAR G-Flip : Le MiniPC écran passe sous Ryzen 7 H255 © MiniMachines.net. 2025

GeForce Now Linux branche son tuyau de jeu vers le libre

30 janvier 2026 à 12:18

C’est au tour de Nvidia de se pencher sur le berceau du monde libre avec son déploiement de GeForce Now Linux. Pour le moment, la solution retenue est un module Flatpak uniquement compatible avec les systèmes 64 bits. De nombreuses distributions pourront donc profiter de ce système GeForce Now Linux même si Nvidia met en avant Ubuntu. 

L’idée est ici probablement de communiquer vers le plus grand nombre puisque Ubuntu est massivement déployé et que de nombreuses autres distributions en sont dérivées. Le téléchargement se fait depuis le site de Nvidia, pour le moment aucune forme de décentralisation ne semble être prévue.

GeForce Now Linux

Pour rappel, avec GeForce Now Linux, il s’agit ni plus ni moins de piloter à distance un système dans un centre de données de Nvidia qui pilotera vos jeux en suivant vos ordres locaux avant de vous retransmettre le rendu de vos actions sur votre écran en streaming. Si votre liaison internet est solide, à la fois en débit et en latence, le fait de déporter ces calculs est absolument imperceptible. On profite au passage des avancées permises par les puces Nvidia GeForce RTX avec le RayTracing et le DLSS 4, de la possibilité de jouer immédiatement sans avoir à télécharger un jeu s’il est présent dans les bibliothèques compatibles comme Steam ou EPIC. 

Pouvoir lancer un jeu en très haute définition, avec un rendu de très bonne qualité et une réactivité assez folle depuis un MiniPC basique est toujours quelque chose d’assez impressionnant. Le fait de pouvoir le faire depuis une machine Linux, même pas forcément récente, est évidemment une excellente nouvelle.

GeForce Now Linux et ailleurs

GeForce Now Linux : une version bêta à surveiller

Je n’ai pas eu le temps de tester l’application, mes journées sont un peu trop courtes en ce moment. Mais les premiers échos que j’en ai sont assez bons. Les principaux désagréments rencontrés sont liés à différents ajustements d’affichages de l’application en local. Sur certains engins, cela ne pose absolument aucun problème. Les machines avec un équipement très standard répondent au doigt et à l’œil. Sur des machines plus exotiques, l’application GeForce Now Linux semble avoir plus de mal à trouver ses marques d’affichage. Entre des écrans noirs qui nécessitent un redémarrage avant de répondre correctement ensuite, des définitions pas immédiatement respectées et un mode fenêtré qui ne veut pas bouger… On reconnait là des problèmes de jeunesse qui devraient rapidement être réglés. Il s’agit encore, pour le moment, d’une version BETA. Une chose est toutefois unanimement reconnue. Une fois que cela fonctionne, plus de problèmes. Dès que le tuyau est branché, les jeux fonctionnent admirablement bien.

Comme toujours avec GeForce Now, je vous encourage à tester l’application et le service via la formule gratuite proposée. Je n’ai aucune idée du succès futur de la formule Linux. Les griefs entre Nvidia et les développeurs Linuxiens sont encore assez vifs… Mais malgré tout je vois cela comme une bonne nouvelle pour l’univers du libre. Comme pour GoG et sa volonté de débarquer sur Linux. Comme pour Valve avec SteamOS. On sent que la digue du jeu sur Linux est plus que fissurée et qu’il ne faut plus grand-chose pour qu’elle saute totalement. Cela sera le cas quand plus de studios proposeront des jeux optimisés nativement pour cet écosystème.

Nvidia a compris que pour le moment il ne pouvait pas espérer pénétrer si facilement le marché du hardware pour ConsolesPC qui semble se diriger de plus en plus vers SteamOS et donc vers AMD. Proposer la solution GeForce Now Linux est un moyen de mettre en avant une alternative viable et accessible à tout le monde sans racheter de matériel. Cela fait également écho à l’arrivée du service directement sur les Steam Deck.

Le prix des abonnements ne varie pas et oui, passé l’offre gratuite, cela représente une certaine somme. Mais à partir de 10.99€ pour un mois et 21.99€ pour un mois dans d’excellentes conditions sur un PC basique, c’est bien moins cher qu’un ticket de cinéma pour 120 minutes de film. J’ai pas mal de connaissances qui ne prennent que des pass mensuels, notamment pour les vacances scolaires. Cela permet de retrouver l’équivalent d’un PC gaming hors de prix et de découvrir des jeux dans des conditions exceptionnelles… Quitte à les poursuivre ou les relancer après en plus basse définition quand leur PC leur permet.

GeForce Now Linux branche son tuyau de jeu vers le libre © MiniMachines.net. 2025

Zotac CM5-PICO : un boitier industriel pour Raspberry Pi CM5

30 janvier 2026 à 10:41

Dans quelques jours débutera l’ISE 2026 à Barcelone et ZOTAC y présentera de nouvelles solutions industrielles. Le Zotac CM5-PICO fait partie de ces innovations. Il propose un fonctionnement robuste et passif autour du Raspberry Pi Compute Module 5. L’idée est de profiter des avantages de cet écosystème pour de nombreux usages.

Zotac CM5-PICO

Zotac CM5-PICO

Le Zotac CM5-PICO propose un accès complet au Compute Module et à sa connectique. Le boitier mesure 11.48 cm de large pour 7.6 cm de profondeur et 3.1 cm d’épaisseur. Il est construit en aluminium et propose un refroidissement totalement passif des composants internes. Pour la marque, il s’agit avant tout de proposer un produit robuste pour des environnements et des usages complexes : signalétique, vision et analyse de scènes, bornes pro, passerelles IoT et autres intégrations industrielles.

Avec un design sans partie mécanique et insensible à la poussière, le Zotac CM5-PICO est pensé pour fonctionner en boucle, 24H/24. Il propose tout l’attirail de ports dont dispose le CM5 : une double sortie HDMI en 4K pour piloter par exemple deux écrans d’informations ou de borne. Un Ethernet Gigabit pour des transferts de données filaires, des USB 3.2 Type-A et Type-C pour retrouver une connectique très standard.

Zotac CM5-PICO

Zotac CM5-PICO

Le Zotac CM5-PICO comme LEGO industriel

Mais il propose également les éléments typiques d’un Raspberry, à savoir un ensemble de 40 broches GPIO compatibles avec les HAT de la marque. Une précieuse connectique RS232 pour des usages industriels, deux ports CSI-2 et même la possibilité de lui brancher un ventilateur. Une extension M.2 2280 PCIe permettra d’ajouter un éventuel SSD à l’ensemble et un module Key-B 3024 pourra lui permettre de piloter une solution 4G ou 5G facilement. Le Zotac CM5-PICO offrira même un accès à des cartes compatibles autorisant l’ajout d’un NPU à l’équation pour des usages d’IA locaux.

Livré sans le Compute Module 5, le boîtier est pour le reste parfaitement prêt à l’emploi pour une installation et une maintenance facilitées. Pas d’informations précises sur le prix ni la disponibilité de cet engin pour le moment. Il va sans dire que la clientèle visée n’est pas Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Zotac poursuit ici l’initiative de Raspberry Pi de devenir une solution de développement clés en main pour des industriels qui pourront s’appuyer sur son riche écosystème pour développer leurs produits. La marque insiste d’ailleurs sur la disponibilité garantie du Raspberry Pi Compute Module 5 jusqu’en janvier 2036.

L’idée est ici toujours la même. Vous êtes un fabricant de bornes d’accès à des visiteurs au travers d’une solution combinant identification du visage et/ou badge RFID. Vous avez le choix entre développer votre propre matériel de A à Z et d’en assurer la fabrication par centaines de pièces et la maintenance. Ou de profiter d’un CM5 et de développer la partie logicielle uniquement. En connectant les divers éléments nécessaires à votre projet au CM5 vous obtenez le même service avec l’assurance de compter sur des pièces détachées pendant des années. Cette étape qui consiste à exploiter une solution Raspberry Pi est déjà entrée dans les mœurs. Zotac veut juste se glisser comme une solution prête à l’emploi pour enfermer, protéger et refroidir convenablement le CM5 au sein de votre borne.

PS : Si vous faites un petit tour par l’ISE 2026 à Barcelone, n’hésitez pas à prendre la doc et/ou faire des photos des produits les plus minimachinesques que vous croisez. Et bien entendu à me contacter.

Zotac CM5-PICO : un boitier industriel pour Raspberry Pi CM5 © MiniMachines.net. 2025

Reçu — 29 janvier 2026 MiniMachines.net

A propos de la rumeur d’un SoC Nvidia N1 pour PC

29 janvier 2026 à 16:50

Dernièrement les choses s’agitent et le nom de code Nvidia N1 a été propulsé sur la toile. Vous êtes très nombreux à m’interpeller et à me demander mon avis sur ces « leaks » autour d’une puce de ce type et des partenariats supposés avec des constructeurs.

Bien sûr je pourrais agiter les bras et vous tartiner un billet sur un listing tiré des entrailles d’internet pour vous dire des choses entourées de plein de conditionnels. Mais le moment est trop complexe pour prétendre y voir clair. Si on a des traces et des annonces de l’intérêt de Nvidia pour le marché PC depuis de nombreuses années, l’actualité rend les prévisions trop hasardeuses pour s’y risquer. De mon côté, je n’ai aucune idée de calendrier probable, pas plus que de certitudes à partager.

Mediatek et Nvidia à la manœuvre pour le Nvidia N1 ?

Nvidia et le marché PC : ce que l’on sait

Nvidia est un acteur majeur du monde PC grand public et professionnel. Ses cartes graphiques forment l’écrasante majorité des puces spécialisées vendues dans le monde. La marque a donc encore un gros intérêt à rester présente sur ce segment. Même si ces dernières années, son regard semble largement avoir dérivé vers les puces spécialisées dans l’IA. Le monde PC n’est plus la première source de revenus de la boite, loin de là, mais cela reste un filet de sécurité complet et un relais de croissance.

On sait également que Nvidia travaille depuis un bon moment avec Mediatek pour développer une solution ARM mâtinée de cœurs CUDA. La dernière rumeur en date, en juin 2025, évoquait une puce développant sous ARM quelque chose de proche d’une RTX 4070. Une rumeur d’autant plus forte que les premiers signes d’un rapprochement des deux marques débutent en 2023. L’objectif étant pour Nvidia de venir concurrencer un Qualcomm qui a bénéficié d’une exclusivité de support de Windows jusqu’en 2024.

On sait également que Nvidia a mis un pied dans la porte chez Intel, en investissant pas moins de 5 milliards de dollars. Ce qui devrait conduire à terme à la création de puces hybrides Intel et Nvidia. Chose qui montre l’intérêt de la boite de prendre encore et toujours des positions sur le marché PC malgré sa réussite sur le marché IA. À moins que cela ne soit au final qu’une stratégie d’engagement envers le service Intel Foundry pour avoir une possibilité de profiter des capacités de fabrication de silicium d’Intel. On sait que Nvidia est devenu le premier client de TSMC devant Apple, mais on ne sait pas quelle est la force de son appétit futur.

Ces éléments dessinent la volonté existant depuis probablement plus de trois ans pour Nvidia de venir contrer Qualcomm sur ce segment. Volonté peut être émoussée par le succès actuel de ses puces IA qui rend le besoin de croissance du segment « ordinateur personnel » moins primordial. Et cela d’autant plus que la situation actuelle du marché est impossible pour Nvidia.

Nvidia Blackwell et pas Nvidia N1

Nvidia Blackwell

Nvidia N1 : Les deux pieds dans les deux plats

Sur le segment IA, Nvidia est évidemment partie prenante. Une majorité du problème actuel des composants du marché PC est lié au centre de données qui les absorbent en masse. Nvidia n’a aucun intérêt à un quelconque ralentissement des investissements des géants de la tech dans ces centres de traitement, ils lui rapportent littéralement des milliards de dollars. Limiter ces rentrées massives d’argent pour lancer un SoC qu’il va falloir pousser pendant quelques longues années avant qu’il ne soit rentable ne semble donc pas être la bonne solution.

Sur le segment PC, l’absence de mémoire vive à bas prix rend le lancement d’un supposé Nvidia N1 non pas impossible, mais tout au moins fort compliqué. La tendance du marché pour 2026 va être très clairement d’éviter de prendre des risques ou d’expérimenter outre mesure. Quand on aura assez économisé pour compenser la hausse de prix par rapport à 2025, si on a encore envie d’investir, on le fera dans une valeur sûre. Pas dans un SoC à l’arrière-goût de prototype.

  • Ideapad Slim 5 14N1V11 : Nvidia N1
  • Ideapad Slim 5 16N1V11 : Nvidia N1
  • Yoga pro 7 15N1V11 : Nvidia N1
  • Yoga Yro 7 15N1X11 : Nvidia N1
  • Yoga 9 2-in-1 16N1X11 : Nvidia N1X
  • Legion 7 15N1X11 : Nvidia N1X

Il est possible que des partenaires de Nvidia aient anticipé cette sortie. On parle de Lenovo et d’une liste de machines sous Nvidia N1 et N1x reportée ci dessus. Liste dévoilée par un internaute chinois avant d’être retirée. Mais même en imaginant un inventaire de RAM réservé à ces puces particulières, le moment ne parait pas franchement idéal. Comment justifier des prix « épargnés » par la hausse pour ces puces alors que le reste du marché flambe ? Comment vendre les nouveaux portables sous Nvidia N1 dans des conditions sereines, avec une mémoire qui est désormais au minimum vendue trois fois au prix de ce qui était anticipé en juillet 2025 ? Comment réserver de la DDR pour des machines particulières alors que les usines tournent en sous-régime à cause d’un inventaire qui n’arrive pas à se renouveler ?

Que faire pour Nvidia ? Tenter l’aventure ? Respecter un calendrier de sortie dans les pires conditions possibles ? Ou temporiser au maximum ? Difficile d’être certain de la stratégie qui va être suivie. Le nombre de paramètres en jeu en plus des problématiques classiques liées à la rumeur me semble bien trop complexe et aléatoire pour me livrer à une quelconque spéculation. Certains croient être sûrs que Nvidia profiterait de l’arrivée de Windows on ARM pour lancer des puces Nvidia N1 grand public et Nvidia N1X plus puissantes. Avec Lenovo et Dell comme principaux partenaires. 

Il est possible que ce soit ce qui a été anticipé, il est également possible que cela se concrétise. Mais il y a aussi beaucoup de chances que tout calendrier programmé soit retardé. 

A propos de la rumeur d’un SoC Nvidia N1 pour PC © MiniMachines.net. 2025

Aoostar MACO : le MiniPC Ryzen 7 H255 barebone à 279€

27 janvier 2026 à 14:25

Geekbuying propose une petite promo sur le Aoostar MACO qui se négocie à 399€ avec un Ryzen 7 H255. Un engin très complet avec une belle connectique et des capacités avancées dans un châssis en aluminium. Seule ombre au tableau, il s’agit de la version Barebone du système qui nécessitera de la mémoire vive DDR5-5600 SODIMM et au minimum un stockage NVMe PCIe 4.0 x4 sur les deux slots disponibles. 

Aoostar MACO

Précédemment sorti sous Ryzen 7 8845HS, cet engin propose de belles fonctionnalités techniques : boitier aluminium, lecteur d’empreintes digitales, double USB4, OCuLink, Ethernet 2.5 Gigabit, Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2… Le tout avec un système de ventilation évolué comprenant une Vapor Chamber et un ventilateur bien placé. 

Aoostar MACO

Aoostar MACO

Je vous ai détaillé la machine précédemment avec la version Ryzen 7 8845HS. Le nouveau venu sous Ryzen 7 H255 marque juste une évolution de puce… Le Aoostar MACO nouvelle version est annoncé à 409€ mais baisse à 399€ avec le code NNNFRAMACO dans votre panier. Bien entendu, à moins d’avoir de la DDR5 au format SODIMM en stock, il sera difficile d’équiper cette minimachine à un prix raisonnable.

Voir l’offre sur Geekbuying

L’engin est également proposé à 319$ chez Aoostar Europe dans les mêmes conditions. Cela fait une transaction à 279.35€ via Paypal avec leur conversion.

Voir l’offre chez Aoostar

 

Aoostar MACO : Ryzen 7 H255 – Barebone
Mini-Score : C

Mini-Score : C

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ larges évolutions techniques possibles
+ performances et pérennité d’usage
+ accès simple aux composants
+ connectique et fonctionnalités évoluées

– Barebone
– garantie 1 an
– Stock et SAV en Europe4

 

Aoostar Maco : un MiniPC Ryzen 7 8845HS très complet

Aoostar MACO : le MiniPC Ryzen 7 H255 barebone à 279€ © MiniMachines.net. 2025

AMD change le narratif « sans concession » du monde PC

29 janvier 2026 à 12:45

Pendant des années, les constructeurs ont mis en avant un monde de performances PC sans concession. Processeur, écran, carte graphique, stockage et mémoire vive. Tout devait fonctionner sur une même partition d’excellence. La moindre anicroche, le moindre faux pas technique entrainait toujours une catastrophe en termes de performances.

Ce discours-là semble révolu. Les annonces marketing de ce type, celles qui mettent en avant des configurations haut de gamme pour définir l’excellence, se retrouvent un peu coincées par la situation actuelle du marché. Comment vendre ce fantasme de performances quand les pièces pour le construire ne sont plus disponibles ? Je me souviens d’un client, dans ma précédente carrière, qui m’expliquait que pour lui le monde PC était une sorte de solution de réconfort par rapport au monde automobile. Je n’ai pas compris immédiatement où il voulait en venir, mais il me l’a rapidement expliqué.

Le monde de l’excellence automobile a plusieurs noms : Ferrari, Rolls Royce, Maserati… Pour lui, ces engins étaient absolument inaccessibles financièrement parlant. Un achat d’une de ces voitures, même d’occasion, n’était pas envisageable. Alors il avait trouvé un ersatz pour compenser avec le monde PC. Il m’a expliqué cela en faisant un chèque d’un montant assez élevé. Alors que seulement trois mois auparavant, il en faisait un autre d’un montant équivalent. Sa marotte était d’avoir le « meilleur PC pour jouer » possible. Et pour cela il dépensait une fortune d’un côté en revendant ses anciennes pièces détachées de l’autre. Une nouvelle carte graphique était disponible ? Il l’obtenait. Un processeur plus puissant ? Il venait nous voir. Un stockage légèrement plus rapide ? Rebelote. Sa machine muait en permanence. D’ailleurs, il ne jouait pas réellement avec sa machine. À cause de ses entrailles ouvertes quasi tout le temps, il passait surtout son temps à lancer des benchs. Savourant les points virtuels et inutiles gagnés grâce à un nouveau ventilateur, une nouvelle carte mère ou autre. Même si parfois le gain était infinitésimal.

Cette logique m’échappait. Tout comme la logique d’acheter une Ferrari pour la garder dans un garage et ne la sortir que pour l’admirer m’échappe. Mais je pouvais comprendre cette espèce d’autothérapie destinée à calmer ses frustrations. Cela d’autant plus que le marketing du marché PC a toujours joué de cette corde sensible de la performance.

"sans concession" lol

Volte-face : la pénurie de RAM change le discours sans concession d’AMD

Les constructeurs de PC ont toujours eu ce discours de l’excellence. De la machine qui ne doit pas avoir de maillon faible. Sauf qu’en ce mois de janvier 2026, la pénurie de mémoire est telle que tenir ce type de discours est devenu contreproductif. Les constructeurs vont devoir assembler ce qu’ils trouvent sur le marché. Et non pas forcément la crème de la crème dans leurs PC.

  Cœurs CPU Fréquence max Cache L3 TDP Prix conseillé
Ryzen 7 9850X3D 8 cœurs 5,6 GHz 96 Mo 120 W 499 $
Ryzen 7 9800X3D 8 cœurs  5,2 GHz 96 Mo 120 W 479 $

Ce que les constructeurs proposaient avec des ultra-hautes fréquences en DDR5 et LPDDR5 en 2025 ne sera tout simplement pas disponible en 2026. Et AMD d’annoncer pour la sortie de leur nouveau Ryzen 7 9850X3D que l’incidence de la mémoire vive est finalement assez faible. Chiffres à l’appui. C’est assez amusant parce que le discours précédent, pour la sortie du Ryzen 7 9800X3D, était que sans une mémoire DDR5-6000, la puce ne donnait pas réellement tout son potentiel. Ce qui est vrai, mais avec une différence mineure de vitesse pour des différences parfois majeures de tarif.

Un revirement de discours d’autant plus amusant que le Ryzen 7 9850X3D n’est rien d’autre qu’un Ryzen 7 9800X3D avec 400 MHz de plus. Rien n’a vraiment changé entre les puces. 

Sans concession jusqu'à ce que la mémoire vive disparaisse.…

Sans concession jusqu’à ce que la mémoire vive disparaisse.…

Le site VideoCardz publie une image de présentation d’AMD, probablement à destination des assembleurs et revendeurs, expliquant que monter un PC avec de la DDR5-4800 ou de la DDR5-6000 n’a pas d’importance. La baisse de performances est au pire de 1.6% et en moyenne de moins de 1% entre les deux mémoires. Et encore, il faut voir les autres chiffres dans ce graphique. Les plus importants à mon sens.

On parle d’un affichage qui ne va « que » à 275 images par seconde en DDR5-4800 contre 278 images par seconde en DDR5-6000 sous Cyberpunk 2077. J’aimerais bien connaitre l’être humain qui verrait une différence à l’œil nu entre les deux mémoires. Idem pour les autres jeux. Le pire étant les 1.6% de différence sous Warjammer 40 000 qui font basculer les 179 images par seconde de la meilleure mémoire vive à un honteux 176 images par seconde. Injouable !

Enfin, le plus intéressant vient des chiffres tout en bas. Les prix remontés par AMD : 400$ pour 2 x 16 Go de DDR5-4800 contre 470$ pour la DDR5-6000. Voilà al vraie raison de ce comparatif qui prend à rebrousse-poil des années de marketing. Les revendeurs qui voudront proposer le nouveau processeur d’AMD pourront baisser la note de leur configuration complète en prenant de la DDR5 moins rapide. Et, si le client renacle à cette idée, ils auront le discours tout prêt offert sur un plateau par le marketing d’AMD. « Choisir de la DDR5-4800 n’a pas ou presque pas d’incidence en jeu ». 

Les barrettes de mémoire avec LEDs RGB vont devenir plus rares...

Les barrettes de mémoire avec LEDs RGB vont devenir plus rares…

Cela change tout le discours d’excellence pratiqué par les marques qui, jusque-là, ne voulaient pas proposer autre chose que la crème du matériel disponible. Un moyen assez pratique de se distinguer des gammes inférieures et de faire passer la pilule de prix « gamers » ou « créateurs » assez élevés. Aujourd’hui, avec l’absence d’une source fiable de mémoire vive et des prix qui ont explosé, il est temps de revenir en arrière sur cette logique. 

Je ne révélerai donc pas un grand secret en vous annonçant que, dans les mois à venir, des configurations vont largement se métamorphoser. De belles différences vont apparaitre entre les millésimes 2025 et 2026. La mémoire vive va baisser en vitesse certes, mais également en capacité. Les constructeurs vont découvrir de manière étonnante que « 8 Go de RAM suffisent finalement » ou qu’on vit très bien « avec 256 Go de stockage rapide ». D’autres vont baisser la quantité de mémoire de leurs cartes graphiques… Beaucoup de constructeurs et d’assembleurs vont redécouvrir la mémoire vive DDR4. Sur toutes les plateformes compatibles avec ce type de RAM, nous devrions voir leur retour. C’est ce qui explique d’ailleurs la hausse en flèche de cette catégorie de composants actuellement. Les grands constructeurs ayant compris qu’elle n’était plus un tabou marketing pour cette année, ils se sont mis à acheter en masse tout ce qui était encore disponible.

C’est toujours amusant d’observer un voile se lever sur les stratégies marketing des marques. Après des années de mémoire vive au plus bas, des constructeurs ayant fait de leurs fabuleuses capacités et de leur vitesse un argument phare dans leur communication, allant même jusqu’à la décorer de LEDs et de fonctions plus ou moins utiles, ajoutant des dissipateurs et poussant les fréquences à l’extrême. Désormais, on essaye d’éteindre l’incendie en expliquant qu’au final le consommateur peut très bien se contenter de composants classiques. Quelles que soient sa marque, son design et, horreur, sa vitesse.

AMD change le narratif « sans concession » du monde PC © MiniMachines.net. 2025

Reçu — 28 janvier 2026 MiniMachines.net

La plateforme de jeux GoG s’intéresse de près à Linux

28 janvier 2026 à 16:11

Il y a deux manières de faire face à la concurrence. L’éluder en regardant ailleurs. Ou l’embrasser en investissant dedans. Chez GoG c’est clairement la seconde qui a été retenue.

Pendant que Microsoft tripatouille son Windows pour en faire le système le plus impropre à une exploitation fiable possible, la plateforme de GoG louche sur Linux. Actuellement déjà compatible avec l’écosystème libre, il ne l’est que grâce à des solutions tierces qu’il faut installer et paramétrer. Il est fort possible que dans un futur proche, une version de l’écosystème GoG soit nativement compatible avec différentes distributions. 

Les évolutions récentes et majeures de Proton qui permet d’émuler les routines nécessaires à Linux pour faire tourner les jeux Windows et le succès de SteamOS ont clairement changé la donne. Aujourd’hui, il existe un marché fort sous Linux et y apporter une bibliothèque de jeux est probablement une bonne idée pour GoG. 

Avec son système GoG Galaxy, tout le catalogue de jeux sans DRM de GoG pourrait trouver son chemin vers ces OS. Un eldorado d’autant plus intéressant pour l’éditeur que le public des Linuxiens est souvent assez friand d’émulation ainsi que du catalogue assez emblématique de titres qu’il tente de protéger. Une offre d’emploi est apparue pour développer et maintenir GoG Galaxy sur la plateforme Linux.

J’ai toujours considéré le jeu comme le talon d’Achille de Linux pour le grand public. Alors que tout le monde se prend à hair un Windows qui prend ses utilisateurs pour des oies à gaver de pub. Qui fournit des updates toutes plus foireuses les unes que les autres, qui force au renouvellement de matériel encore parfaitement fonctionnel… Le système résiste encore et toujours. Une raison majeure, outre la force de l’habitude, est liée à l’amour du public PéCéiste pour le jeu. Si l’utilisateur ne peut pas lancer sa petite partie quotidienne sans conserver une partition Windows… Il se sent dépossédé. D’autant plus s’il possède une belle bibliothèque de titres assez importante. Si demain GoG, Steam et peut-être Epic proposent des solutions tout à fait transparentes pour jouer sous Linux. La donne pourrait totalement changer pour des millions d’utilisateurs. 

Et Microsoft serait enfin obligé de considérer à nouveau le public comme le véritable destinataire de son système. Et non pas les marques qui décident de passer par Windows pour diffuser leurs pubs.

La plateforme de jeux GoG s’intéresse de près à Linux © MiniMachines.net. 2025

Asus NUC 14 : Intel N150 16/512 Go et Windows à 171.88€ ?

28 janvier 2026 à 15:15

Mise à jour du 28/01/2026 : Le NUC 14 d’Asus, la gamme Essential de la marque, sont en promo sur Amazon. Et à un très bon prix. À 171.88€ pièce, ces modèles en 16 Go de DDR5 SODIMM monocanal et 512 Go de stockage NVMe proposent tout ce qu’il faut pour un MiniPC bureautique / multimédia simple et efficace. Si l’achat d’un engin de ce type vous intéresse, ne tardez pas. A ce prix, pas mal de pros vont se précipiter.

Voir l’offre sur Amazon

Billet d’origine du 29/10/2024 : Officiellement ces nouveaux processeurs Intel N n’existent pas. Le Core 3 N350 a bien fuité au travers d’un test mais le fondeur n’a pas encore annoncé cette série. Les Intel N150, N250 et Core 3 N355 font pourtant bien partie des options possibles pour cette nouvelle gamme de minimachines que sont les Asus NUC 14 Essential.

Asus NUC 14

Asus NUC 14

Ces nouveaux MiniPC d’Asus semblent vouloir viser un très large public avec des configurations assez puissantes pour répondre à la demande de base aussi bien des industriels que des particuliers. Compact, avec 13.5 cm de large pour 11.5 cm de profondeur et 3.6 cm d’épaisseur, ces engins pourront s’intégrer dans tout type d’environnement.

On ne connait pas les performances de ces puces mais leur ADN semble être le même que les actuels Alder Lake-N. Avec des TDP de 6 watts pour les N150 et N250 et 15 watts pour le Core 3 N355, ils peuvent fonctionner de manière très économique. Les puces actuelles de cette gamme sont construites autour de l’architecture Gracemont d’Intel, celle qui forme les cœurs « Efficaces » des puces de douzième génération. Une solution qui mêle donc efficacité et sobriété. Intel aurait repris la même recette pour cette nouvelle génération mais en se basant sur les cœurs « Skymont » . Les cœurs « E » qui sont intégrés dans les puces Lunar Lake lancées plus récemment. Cela devrait donc ajouter plus de performances pour une toujours aussi faible efficacité à ces modèles.

Asus n’a pas choisi de traiter « légèrement » la dissipation de ses nouvelles machines

Je suis toujours aussi enthousiaste vis à vis des actuelles puces Alder Lake-N. Elles ont permis de construire des engins abordables, efficaces et peu gourmands. Des MiniPC qui correspondent parfaitement à un usage familial classique. Si la nouvelles génération les met à jour dans le même esprit, c’est à coup sur un pari gagnant pour Intel et ses partenaires.

Pour en revenir aux Asus NUC 14 Essential, on retrouve ici un MiniPC des plus classiques avec une mémoire vive qui se limite à 16 Go en simple canal. Un seul port SoDIMM en DDR5-4800 à bord. C’est probablement la même limitation architecturale que précédemment. Elle n’est pas problématique puisque si le double canal est évidemment plus rapide, cela n’impacte finalement que très peu ce genre de puces. La limitation à 16 Go pourrait être toute aussi théorique que sur les processeurs Alder Lake-N. Avec une capacité non certifiée de passer à 32 Go par exemple mais qui fonctionne parfaitement dans la pratique.

Sur le MiniPC d’Asus, on retrouve un port M.2 2280 en NVMe PCIe Gen 3 X4 également compatible SATA 3.0 et disposant d’une seconde accroche M.2 2242 pour plus de possibilités d’évolution. Il sera disponible en 128 Go et jusqu’à 2 To en sortie d’usine. On ne sait pas de combien de lignes PCIe disposera cette nouvelle Gen. Sur les puces de cette gamme actuelle, cela pose parfois des soucis pour intégrer toute la connectique que l’on aimerait mais c’est une manière assez logique pour Intel de segmenter les puces. La puce Wi-Fi se montera sur un slot M.2 situé sous le SSD. L’accès aux composants se fera via la partie basse de l’engin.

La connectique est très complète ici avec, en façade, un USB 3.2 Type-C classique et deux USB 3.2 Type-A en plus du très classique jack audio combo 3.5 mm.

Sur la partie arrière, on retrouve un USB 3.2 Type-C prenant en charge une sortie vidéo DisplayPort 1.4, un USB 2.0 Type-A, deux autres USB 3.2 Type-A, des sorties vidéo HDMI 2.1 et DisplayPort 1.4, un Ethernet 2.5 Gigabit sous chipset RTL8125BG-CG et une alimentation Jack en 19V/3.42A et 65W. Sur le côté de l’engin, un Antivol type Kensington Lock. Un module Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3 piloté par un circuit Intel AX211. De quoi répondre à l’essentiel des demandes du public avec, en plus, une accroche VESA disponible pour  se cacher derrière un écran.

Ce MiniPC sera vendu sous  deux références distinctes : un modèle complet et prêt à l’emploi sous le doux nom de NUC14MNK qui comprendra 16 Go de mémoire DDR5, un stockage et une licence de Windows 11 Pro. Et une version Barebone NUC14MNK-B sans mémoire ni stockage et donc sans système. La carte mère de l’engin devrait également être accessible en solo.

Asus NUC 14 : Intel N150 16/512 Go et Windows à 171.88€ 🍮 © MiniMachines.net. 2025

GMKtec NucBox K13 : un MiniPC Core Ultra 7 256V

28 janvier 2026 à 14:59

Le GMKtec NucBox K13 embarquera une puce intéressante, le Core Ultra 7 256V lancé en septembre 2024 par Intel. Cette gamme de processeurs uniques ont eu la particularité d’intégrer directement sur leur SoC de la mémoire vive. Un choix audacieux d’Intel destiné à augmenter les performances, mais qui n’a pas rencontré son public. En novembre 2024, la marque annonçait la fin de cette intégration. La raison évoquée était l’impact de cette intégration sur le tarif de ses puces.

La véritable raison et le pourquoi on va retrouver un Core Ultra 7 256V dans le GMKtec K13 est que les fabricants n’étaient finalement pas vraiment ravis de devoir acheter leur mémoire à Intel. Au prix d’Intel. A l’époque, les puces DDR5 étaient littéralement bradées et les fabricants essayaient de convaincre les assembleurs de leur acheter les leurs en baissant toujours plus leurs tarifs. C’est, en partie, ce qui avait probablement incité Intel à vouloir les intégrer. Et c’est également pourquoi les constructeurs préféraient acheter leur mémoire sur un marché plus ouvert pour pouvoir y faire jouer la concurrence.

En 2026, on remarque qu’Intel a eu le nez creux, la poursuite dans cette voie l’aurait heurtée de plein fouet à une crise des composants qui aurait empêché ses ventes. Rendant les processeurs avec de la mémoire soudée beaucoup trop cher.

Paradoxalement, aujourd’hui, ces puces se retrouvent sur un segment assez anormal. Les constructeurs de PC portables n’en veulent plus. La mode est passée et on découvre en ce début 2026 des machines Panther Lake très alléchantes. Impossible pour Lenovo, Dell, HP, Acer ou Asus de relancer des engins de cette gamme. De l’autre côté, avec leur mémoire associée, ces puces dont le prix n’a pas dû évoluer, se retrouvent d’un coup beaucoup plus appétissantes. Quand 16 Go de DDR5 passent en quelques mois de 60 à 180€… On comprend assez vite le problème. C’est donc très logique que, d’un coup, ces puces sont devenues beaucoup plus alléchantes pour des marques comme GMKtec. Ce « bundle » processeur + mémoire resté figé dans les prix des 2024 est plus intéressant que les puces Core et mémoire séparés de 2026.

NucBox K13

NucBox K13

Le NucBox K13 n’a pas donné toutes ses informations pour le moment

Le NucBox K13 de GMKtec sera mis en vente au tout début du mois prochain en Chine. On ne sait pas s’il sera distribué à l’international pour le moment. Cela dépend de la quantité de puces sur laquelle le constructeur aura pu mettre la main. Ce processeur proposera 8 cœurs. 4 au format Lion Cove pour de bonnes performances et 4 au format Skymont pour de l’efficacité énergétique. Ces cœurs seront accompagnés par 16 Go de LPDDR5x-8533 sur le même SoC. Le boîtier proposera également deux emplacements M.2 2280 NVMe PCIe 4x Gen4 pour un total maximal de 16 To embarqués.

La partie graphique intégrée à la puce Lunar Lake est un Intel 140V qui développe d’excellentes prestations graphiques avec de bonnes capacités en 2D, 3D et vidéo. Pas au niveau d’un RDNA de dernière génération, mais suffisamment puissant pour des usages graphiques assez gourmands. Les plus gourmands demanderont sans doute au système de se connecter à un boitier externe et la petite machine devrait pouvoir le faire grâce à deux ports USB4. On retrouvera par ailleurs un HDMI 2.1 et une solution connectique classique.

Prix de base pour ce modèle, 4699 yuans (564€) en version 16/512 Go et 4999 yuans (600€) pour un modèle toujours en 16 Go de DDR5 mais 1 To de stockage de base. Des prix à prendre avec du recul puisque, d’une part ils sont Hors Taxes, mais surtout ils se heurtent à d’autres machines en vente chez le fabricant.

Le NucBox K12 de la marque est par exemple vendu aujourd’hui à 579.99€ en version 32Go/1To avec un AMD Ryzen 7 H 255 plus performant. Ce qui semble être une bien meilleure affaire que le K13. Il est donc fort possible que ces prix affichés soient liés à une technique marketing classique consistant à afficher un tarif public élevé avant de le baisser artificiellement pour la sortie du produit.

C’est en tout cas amusant de considérer que les puces Lunar Lake de 2024, considérées comme un mauvais investissement à cause du prix de la mémoire vive, sont en 2026 de bonnes affaires à cause de cette même mémoire vive.

 

GMK NucBox K12 : un MiniPC Ryzen 7 H 255 bien équipé

GMKtec NucBox K13 : un MiniPC Core Ultra 7 256V © MiniMachines.net. 2025

Panther Lake : une puce a réveiller les morts

28 janvier 2026 à 12:50

Panther Lake est de sortie. Etrange non ? Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il y a encore seulement six mois, des sites et des vidéastes assuraient la fin « assurée » d’Intel. Sa « mort » inéluctable face à AMD. Alors même que la marque détenait toujours plus de 70% de parts de marché. On venait pourtant vous expliquer que l’entreprise ne trouverait jamais les moyens de revenir dans la course.

Avec la même puissance d’analyse qu’une amibe, des « spécialistes » mesuraient les pertes et les investissements d’Intel en les mettant dans la même balance. Posaient le choix d’externaliser des processus de fabrication avec des tiers comme des abandons de marché. Pressaient Intel de revendre leurs usines avant de retropédaler à 100% avec la crise des composants. Analysaient le passage de pointures dans leurs laboratoires et leur départ avant la sortie d’un processeur embarquant les technologies développées sous leur contrôle comme la preuve de l’échec patent de la boite à se réinventer. Des « analystes » qui n’arrivaient pas à concevoir le temps nécessaire au développement d’un processeur. Rien de ce qui dépasserait la durée d’une tendance Tiktok ne semblait pouvoir être considéré. Si Intel était indubitablement mort il y a seulement six mois, le voilà pourtant à nouveau en pleine forme.

Il faut beaucoup plus de temps pour concevoir un processeur, le dessiner, fabriquer des prototypes puis les optimiser et les rendre exploitables industriellement que pour publier un titre putaclic et surfer dessus pour gagner de l’argent grâce à de la pub. On parle d’années de travail de milliers de cerveaux longuement formés et extrêmement brillants d’un côté et de quelques minutes assez médiocres de l’autre. D’ailleurs, le fait qu’Intel ne soit pas vraiment si mort que cela est évidemment une bonne nouvelle pour ceux qui l’annonçaient. Cela va leur permettre de titrer de nouveaux contenus racoleurs évoquant leur très grande surprise. #noshame.

Panther Lake remet Intel sur les rails

Il est vrai, parfaitement vrai, qu’Intel a connu une mauvaise passe. Ses puces ont pendant trop longtemps patiné sur place face à un AMD qui prenait de l’avance. Les tentatives de sauvetages ont surtout été des amortisseurs de chutes pendant que son grand concurrent et le petit nouveau Qualcomm grapillaient des parts de marché. Si le fondeur n’a jamais connu la déroute annoncée tout en conservant toujours sa position de leader en termes de ventes. La marque a réellement perdu de son brillant.

Il fallait que les ingénieurs se retroussent les manches et parviennent à aligner à nouveau les planètes d’une boite qui s’était largement désorganisée. C’est passé par la mise en construction d’usines capables de graver des puces dans un processus « Intel 18A » concurrentiel avec l’état de l’art de son grand concurrent et partenaire3 qu’est TSMC. Des restructurations d’équipes parfois très douloureuses ont également été effectuées. Mais c’est également grâce à un travail de longue haleine de développement d’une nouvelle génération de processeurs x86 désormais connue sous le nom de Panther Lake.

Les premiers tests de cette gamme de puces se concentrent surtout sur le très haut de gamme et il faut le prendre en compte. Car d’un point de vue commercial, ce ne sera pas forcément le processeur le plus accessible du marché. Sur des gammes inférieures et suivant les besoins de chacun, des solutions Qualcomm ou AMD pourraient être plus indiquées. C’est néanmoins l’occasion de revoir un Intel dans la course face aux concurrents. L’autre point à ne pas négliger est la machine testée. Un portable extrêmement particulier, l’ASUS Zenbook DUO UX8407. Il s’agit d’un engin avec double écran dont le design et les spécifications ne correspondent absolument pas à ce que la population générale va choisir d’acheter. Il est possible que les tests effectués ne reflètent pas réellement ce que la machine lambda ne comportant qu’un seul écran va proposer.

Le Core Ultra X9 388H est ainsi disséqué en ligne par différents médias. Et la recette d’Intel pour 2026 semble avoir énormément gagné en maturité. Premier constat, qui peut être analysé de deux manières, les engins testés n’ont plus un comportement si différent suivant leur mode d’alimentation. Que la machine soit branchée sur secteur ou qu’elle soit sur batterie, le très bon niveau de performances reste sensiblement le même. Certains peuvent y voir un défaut en se disant qu’il serait logique d’obtenir plus de puissance sans la contrainte d’autonomie. D’autres y verront l’avantage d’une cohérence technique de l’offre. Dans les deux cas, cette approche ne vaut que si les capacités de calcul relevées sont toutes excellentes.

Panther Lake est un aboutissement technique sur bien des plans

Pour réussir Panther Lake, Intel avait besoin d’unifier énormément de choses. D’abord, son passage vers des cœurs de nouvelles générations. Fini le « Lion Cove » des puces Arrow Lake et Lunar Lake de ses cœurs Performance, bienvenue à Panther Lake. Même chose pour les cœurs les plus efficients avec une évolution de Skymont vers Darkmont. Ces changements se traduisent également par des évolutions techniques, puisqu’on passe de cœurs gravés en externe en 3 nanomètres par TSMC vers des solutions gravées en interne en Intel 18A.

D’autres pistes évoluent : le NPU passe de 48 à 50 TOPS, la mémoire vive LPDDR5x peut désormais grimper à 9600 MHz et surtout le circuit graphique change. Passant d’un Xe2 « Battlemage » d’Intel vers un Xe3 Celestial.

Tout cela se conjugue avec des évolutions technologiques majeures d’implantation technique et de gestion d’énergie dont je vous parlais en octobre dernier. La marque a chamboulé son approche en mettant en place de nouvelles technologies d’alimentation, de gestion des cœurs et d’interconnexions entre ceux-ci. Le tout permet de dégager un excellent ratio de performances par watt dépensé.

De très bons résultats d’ensemble pour le Core Ultra X9 388H

Je ne suis pas un grand fan des tests synthétiques, je trouve qu’ils ont tendance à cacher la majorité des puces derrière des chiffres dont personne n’a besoin. Mettant en haut des choix les puces les plus chères du marché alors que les chiffres reflétés ne correspondent, en général, pas aux besoins de la majorité. Escamotant au passage les puces plus abordables qui conviennent mieux à l’ensemble du public.

Ici, les tests effectués par la presse permettent cependant de montrer les performances de ces nouveaux processeurs. Il faut les prendre pour ce qu’ils sont, non pas un guide d’achat vers le haut de gamme, mais une appréciation des travaux effectués.

Sur PCMAG, différents benchmarks ont été menés. Ils montrent un processeur Panther Lake au coude à coude avec son prédécesseur Arrow Lake sur certains postes. Mais il faut considérer un détail important. Le nouveau venu travaille dans un TDP de 25 watts de base contre 45 watts pour le précédent modèle. Il faut également pondérer ces résultats, car pour le moment seule une machine a été testée, un ASus Zenbook Duo. Or on voit que la puce Core Ultra 9 285H n’a pas les mêmes scores sur deux machines différentes. Il est donc possible que le processeur propose des chiffres à pondérer dans une moyenne à l’avenir. Les tests graphiques sont excellents pour la solution Arc B390 d’Intel. Avec des scores qui passent devant ceux obtenus dans des configurations AMD 880M et 890M comme des combinaisons Core Arrow Lake et GeForce RTX 5050.

Le site allemand Computerbase fait également sa part de tests avec la mise en avant des consommations et du bruit de la machine sollicitée. Ses chiffres et ses analyses sont très intéressants, malgré une auto-traduction du site qui n’est pas toujours simple à comprendre pour les non germanophones.

Le site NotebookCheck propose une longue série de tests mettant en perspective son énorme base de donnée. C’est, comme toujours, intéressant car cela permet de prendre la mesure de l’évolution proposée, mais aussi de se faire une idée de cette avancée par rapport à un matériel que l’on possède ou que l’on a vu tourner.

Les nouveaux chargeurs GaN 65 watts HP qui accompagneront leurs machines Panther Lake.

Les nouveaux chargeurs GaN 65 watts HP qui accompagneront leurs machines Panther Lake.

Une autonomie en nette hausse

Cela se combine avec une large amélioration de l’autonomie proposée. Sur le X9 388H, les scores sont impressionnants. En lecture vidéo via Wi-Fi on dépasse les 21H mesurés. Une exploration du web avec un navigateur classique offrira 17 heures pour trouver ce que l’on cherche. Pour la bureautique pure, c’est plus de 14 heures qui sont atteintes. Évidemment, personne n’a un scénario d’usage uniquement sur un tunnel de 20 heures de vidéo. Cela veut pourtant dire que la combinaison de tous ces usages offrira sans doute une journée d’exploitation confortable et même un peu d’énergie en plus pour des usages plus gourmands comme le jeu, le montage vidéo ou la retouche photo.

Comme pour les autres puces du marché, chez AMD, Apple ou Qualcomm, ces scores sont également à considérer avec deux autres facteurs. L’exploitation globale de modes de recharges rapides qui permettent désormais de regonfler de plusieurs heures une batterie en quelques minutes sur secteur. Et l’usage quasi généralisé de chargeurs de type GaN qui permettent de ne plus avoir à transporter des blocs énormes sur ce genre de machines.

Le circuit graphique Arc B390, pièce maitresse de l’équation d’Intel

Le fondeur a bien compris qu’un des points clés aujourd’hui était la partie graphique des processeurs embarqués. AMD lui a fait la leçon en proposant des puces Ryzen équipés de solutions RDNA de plus en plus performantes. Jusqu’à laisser loin derrière lui l’offre Core classique. Si cela n’a pas spécialement gêné Intel dans un premier temps au vu de son public professionnel et de la possibilité laissée aux intégrateurs d’ajouter un circuit graphique secondaire, cela a fini par donner raison à AMD.

Le public, tout le public, s’est mis à apprécier les possibilités offertes par les puces proposant des capacités 2D, 3D et vidéo plus musclées. La montée en gamme a donc été progressive chez Intel, elle s’est combinée à la sortie de puces graphiques externes, et a fini par aboutir à l’Arc B390. L’idée de base du fondeur était de proposer un circuit graphique suffisant pour un utilisateur classique. Une puce capable de lancer un jeu moderne en 3D assez gourmand avec des performances correctes en mobilité. On parle ici des solutions « xx50 » mobiles de Nvidia, des puces assez légères, pas trop gourmandes en espace, en batterie et en refroidissement. Et pour ce poste-là, le contrat semble parfaitement rempli.

D’autant plus que la construction de ces puces se conjugue avec le développement parallèle du XeSS 3.0 et de sa génération d’images pour augmenter le rendu des 12 cœurs Xe3 Celestial de ce circuit haut de gamme. Il est testé dans plusieurs médias avec une approche qui correspond à la tendance mobile du moment de passer en 16:10 les affichages. On se retrouve donc avec des écrans affichés en 1920 x 1200 pixels, des détails élevés à ultra et des chiffres simplement excellents. Attention, on est loin de ce que vont proposer des machines de jeu de dernière génération. Mais il faut se rappeler que cette offre concernera des portables combinant excellente autonomie, légèreté et compacité.

Sur des titres emblématiques comme CyberPunk 2077, le B390 propose 47 images par seconde par défaut. Excellent pour un affichage de puce mobile. Mais avec le XeSS 3.0 porté en mode agressif, la fluidité décolle à plus de 140 images par seconde ! Sous Battlefield 6 on passe de 60 par défaut à plus du double en XeSS 3.0. Shadow of the Tomb Raider décolle à plus de 80 ips sans XeSS 3.0. F1 2024 dépasse les 110 ips en XeSS 2.0…

Voilà ce que cherchait Intel pour cette nouvelle gamme de puces. Un porte-étendard capable de transformer un portable du quotidien en machine de jeu sur le pouce. Evidemment, un joueur pur et dur ne se satisfera pas de ces chiffres ni peut-être de l’artifice du XeSS. Mais l’utilisateur lambda qui transporte sa machine toute la journée et qui se retrouve en déplacement coincé dans une gare à attendre un train, dans une chambre d’hôtel ou simplement dans son canapé en fin de journée, sera ravi de lancer « une petite partie » pour se détendre.

Panther Lake va également faire son chemin dans des All In One et des MiniPC et on pourra sans doute retrouver d’excellentes performances globales dans des formats compacts et discrets. Tant par la place qu’ils occupent que par le bruit qu’ils ne vont pas générer. 

 

Une puce Panther Lake

Une puce Panther Lake

Un constat, Intel est toujours là

Panther Lake est une excellente nouvelle pour le marché. Même si certains « fanboys » d’autres marques peinent à le comprendre. Sans un challenger permanent, le marché stagne. Penser qu’un acteur comme AMD ou Qualcomm va jouer des coudes et investir les milliards de dollars nécessaires en n’ayant aucun vrai concurrent sur son segment, c’est ne pas comprendre comment fonctionne ce secteur.

Les fondeurs vont toujours suivre la même recette d’un relâchement de leur évolution technique si le besoin de se dépasser n’est pas urgent. C’est ce qui a conduit Intel à la stagnation pendant des années. Sa direction de l’époque préférant gaver ses actionnaires de dividendes plutôt que de faire évoluer ses technologies. L’arrivée d’une gamme aussi évoluée chez Intel va obliger AMD à continuer de proposer des puces concurrentielles.

Reste à savoir comment le marché va accueillir la gamme Panther Lake. Avec la hausse des prix de la mémoire et du stockage, les répercussions sur toute la chaîne de production sont énormes. Les prix vont flamber et les machines accueillant cette nouvelle génération de processeurs ne vont pas être concurrentielles par rapport à leurs homologues de l’année dernière. Le risque étant pour Intel de voir cette génération boudée par les acheteurs. Difficile d’imaginer quel impact cela pourrait avoir sur le fondeur, mais un lancement dans de meilleures conditions aurait évidemment été plus souhaitable.

Pour en savoir plus, deux précédents dossiers :

Panther Lake : la toute nouvelle architecture mobile d’Intel

 

Panther Lake, mieux comprendre le futur mobile d’Intel

Panther Lake : une puce a réveiller les morts © MiniMachines.net. 2025

Reçu — 27 janvier 2026 MiniMachines.net

HP France : vers une forte augmentation des tarifs

27 janvier 2026 à 17:37

Au siège d’HP France ce matin, rencontre avec les équipes commerciales de la marque. Les équipes grand public et pro ainsi que la direction étaient disponibles pour présenter les machines de 2026 et les spécificités particulières de chaque gamme. On a ainsi passé en revue les modèles pro avec des offres recalibrées pour plus de lisibilité. Les modèles grand public avec HyperX qui coiffera désormais tout le gaming et dont on a déjà parlé. Ainsi que les nouveaux paris techniques et stratégiques de la marque dans l’Hexagone

Bien entendu, chez HP France comme chez tous les autres constructeurs, on retrouve assez vite un éléphant au milieu de la salle de presse. Celui de la mémoire vive et de l’impact général de l’appétit gargantuesque des serveurs d’IA. Inévitablement, une question a été posée au directeur d’HP France au sujet des tarifs des machines de la marque. Sa réponse a été très claire. 2026 va encore connaitre des hausses de tarifs.

HP est un grand acteur de la tech et la marque dispose d’un appareil technique et commercial énorme qui lui a permis jusqu’à aujourd’hui de faire face à ses contrats passés pour continuer à fournir sa clientèle à des tarifs d’avant la crise. Mais les choses ne vont pas durer.

Cédric Coutat, Président HP France

Cédric Coutat

« On a beaucoup appris avec le COVID » Cédric Coutat, Président HP France

Le COVID a été une leçon d’importance pour HP en général et HP France en particulier. La marque a découvert, comme beaucoup d’autres, la prise en tenaille d’une production en berne faute de composants et d’une demande qui explose à cause des différents confinements. Cette leçon a poussé le constructeur à réviser ses processus d’approvisionnement. Une stratégie consistant à anticiper un éventuel problème de disponibilité avec un stock de pièces détachées a été mise en place. C’est ce stock qui permet aujourd’hui à HP de faire face à la pénurie globale de mémoire vive. C’est également ce qui permet à HP France de livrer encore aujourd’hui ses partenaires : grands comptes, grossistes et revendeurs. 

Ce stock de composants sert donc en quelque sorte de tampon à HP pour continuer à construire des machines à un rythme habituel. Cela pendant que les équipes aux achats de la marque se démènent pour obtenir de nouvelles pièces détachées. Deux problèmes se conjuguent ces derniers mois pour la marque. D’abord, la disponibilité des composants mémoire et de SSD, devient hasardeuse. Même en étant prêt à payer les composants très cher, les puces ne sont plus au rendez-vous. Une énorme partie, de 50 à 70%, de toute la production qui sort des usines de mémoire vive, part directement du côté des datacenters. Pour les constructeurs, cela se traduit très mécaniquement par une « fonte » de leur stock tampon.

Il est certes fait pour cela mais toute l’idée de ce stock est de pouvoir être remis à niveau avant qu’il ne tombe à zéro. Or, aujourd’hui, les réassorts de composants ne sont pas à la hauteur des besoins en assemblage. En clair, si HP sort 1000 machines par jour avec 16 Go de mémoire vive et qu’il ne peut acheter que 500 modules de 16 Go de cette même mémoire pour réassortir son stock… très rapidement le déficit deviendra trop grand. Le stock sera vide et la production sera forcément limitée. On imagine l’impact de ce manque pour une structure comme HP qui vit en grande partie du volume de ses ventes de PC. Le nombre de PC vendus permet de diluer le prix de leur assemblage, de leur transport et de leur marketing. Limiter ce volume va forcément affecter le prix de vente.

L’autre problème est très directement lié au prix d’achat des composants. Lorsque la mémoire vive ou les SSD voient leur prix flamber, même pour un acteur comme HP, il est impossible d’absorber la différence. 

Une hausse prévue par paliers

Sans surprise, les tarifs des machines HP vont donc partir à la hausse. Le calendrier n’est pas encore forcément établi, mais il semble certain qu’à partir d’une date située entre les mois de mars et avril, une évolution sensible des prix va commencer. Cela ne se fera pas d’un coup, mais plutôt par paliers. Cédric Coutat d’insister sur la volonté de ne pas répercuter la hausse plus que nécessaire mais de refléter l’impact réel des nouveaux prix des composants sur leurs produits. 

Les prix pourraient donc prendre 10% lors d’une première phase puis, à la phase suivante, être amenés à augmenter encore de 10%. Un total évoqué va même jusqu’à une hausse allant de 30% par rapport aux tarifs pratiqués aujourd’hui.

Les prix annoncés au CES 2026 pourraient donc évoluer à la hausse

Une question de l’assemblée a porté sur la possibilité pour les grossistes et revendeurs de stocker des machines en avance. Ce n’est évidemment pas quelque chose que HP France peut manipuler. Chaque grossiste, chaque distributeur reste maître de son stock. Si la marque peut tenter d’inciter ses partenaires à se positionner sur des machines aujourd’hui avant la hausse effective des tarifs, et à le faire avant qu’une entité d’un autre pays ne le fasse, elle ne peut pas les y obliger. Pas plus qu’elle pourrait les empêcher de vendre les machines achetées de manière anticipée au prix majoré ensuite. Il est néanmoins possible que des revendeurs comme Fnac, Darty ou Boulanger anticipent la hausse et réservent des engins.

HP France a fait preuve d’une communication sans fard. Ne cherchant ni à masquer la problématique qui nous attend pour 2026 ni à se réfugier derrière des excuses. Les prix vont grimper, c’est acté. Le constructeur n’y peut pas grand chose et va même tout tenter pour limiter cette hausse. Là encore, je pense que la marque a bien appris de son expérience COVID. HP France, comme les autres fabricants de PC, s’attend à une année compliquée et tente de tout faire pour éviter un impact trop fort sur ses ventes. Avec six trimestres consécutifs de croissance, HP aimerait poursuivre sur sa voie. Si cela parait difficile compte tenu des circonstances, HP joue tout de même vraiment franc-jeu.

HP France : vers une forte augmentation des tarifs © MiniMachines.net. 2025

Elegoo Centauri Carbon 2 : impression couleur CoreXY à 439€ !

30 janvier 2026 à 18:18

Une petite mise à jour pour signaler que Elegoo vient d’ajouter une offre de cadeau offert avec chaque imprimante. Le prix ne bouge pas pour le moment. Je n’ai aucune idée de ce qu’est ce cadeau ? Du filament ? Des accessoires ? Autre chose ? Je pense qu’il serait malin pour la marque de livrer des échantillons de leurs filament avec étiquette RFID pour tester cette option.

Après le gigantesque succès de la première version, Elegoo revient avec la Centauri Carbon 2. Une version plus aboutie qui permet l’impression grand format et qui prend en charge quatre filaments différents. Ce format CoreXY propose un caisson fermé aux multiples possibilités avec une gestion très autonome des problématiques 3D.

Elegoo Centauri Carbon 2

Elegoo Centauri Carbon 2

La Elegoo Centauri Carbon 2 était un modèle d’imprimante 3D très attendu par la communauté. La précédente version a jeté un gros pavé dans la mare en cassant littéralement le prix des imprimantes fermées. A 279€, elle a permis à beaucoup de monde de s’équiper et reste aujourd’hui un des meilleurs modèles du genre. Reste que la communauté des acheteurs du modèle précédent a encore en travers de la gorge un petit élément. Sans rentrer dans les détails, Elegoo avait promis au tout début de la présentation de la machine que la première Centauri Carbon allait profiter d’un mode d’impression multifilaments. Promesse qui avait ensuite disparu de leur site au grand désarroi de leurs clients. Une certaine déception est ainsi apparue chez ces acheteurs, qui s’est finalement muée en frustration.

Elegoo Centauri Carbon 1

Elegoo Centauri Carbon 1 avec un prototype d’extension multi filaments.

Pour eux, les nouvelles sont plutôt bonnes. Les efforts menés sur la Centauri Carbon 2, son système multifilament particulier, devraient largement profiter à la première version. L’image ci-dessus montre un prototype de cette extension qui permettra à la Centauri Carbon 1 de profiter de quatre bobines. Pas encore de date, pas encore de prix, mais le produit est bien sur les rails et devrait être commercialisé cette année. Reste à savoir s’il vaudra l’investissement. J’ai peur qu’il soit aussi cher que complexe à installer. 

La Centauri Carbon 2 en détails

La Centauri Carbon 2 ressemble tout de même beaucoup à la première du nom. Le design global est identique avec comme fort peu subtiles différences la présence par défaut de ce support de quatre bobines et une coiffe toute en hauteur qui vient cacher les tubes qui guident les filaments.

Cela donne un engin assez imposant, et c’est un premier élément à considérer. La machine mesure 74.3 cm de haut pour 50 cm de large et 480 de profondeur. Ce qui est assez imposant sur un bureau et même dans un atelier. L’engin se remarque et son esthétique ne garantit pas une alliance formidable avec tous les intérieurs. Ce côté « coffre fort » est assez délicat à intégrer dans une chambre ou un salon.

Autre point clé à immédiatement considérer : la poussière et l’humidité. Contrairement aux solutions « combo » qui proposent un boitier externe fermé pour les filaments, ceux de ce modèle restent exposés à l’air libre. Il faudra donc soit avoir un usage régulier et important de l’imprimante, soit éviter de la laisser dans un garage, un grenier ou tout endroit qui pourrait être trop chargé en humidité et en poussière. 

En interne, le volume d’impression ne change pas par rapport au précédent modèle : on reste sur un cube de 256 cm de côté. Une capacité assez impressionnante qui permet par exemple d’imprimer un volume équivalent à un ballon de basket de taille adulte. La vitesse d’impression n’évolue pas non plus avec 500 mm/s à l’impression et des accélérations extrêmement rapides pour passer d’un point à un autre. Cela permet de sortir des objets optimisés rapidement.

L’autre point clé promis ici est la simplicité d’usage avec un design qui se veut, par défaut, très simple d’emploi. Les réglages de mise à niveau, la calibration, les ajustements complexes des premières imprimantes sont pilotés nativement par la machine qui est bardée de capteurs. La préparation d’une impression consiste souvent à cliquer sur quelques réglages fournis avec les modèles à imprimer. Puis, progressivement, en gagnant en expérience, à suivre des préréglages que vous avez constitués comme une bibliothèque de recettes. Très vite, la problématique de l’impression disparait. Laissant surtout au quotidien la gestion secondaire des matériaux à gérer.

La mise en place des filaments est facilitée par un système baptisé CANVAS qui propose un lecteur RFID intégré à la machine. Son but, permettre à la Elegoo Centauri Carbon 2 combo de reconnaitre les filaments compatibles directement. L’usage est simple, on positionne la bobine devant le lecteur, celui-ci lit les informations contenues dans le RFID du support et adapte donc les caractéristiques du filament en conséquence. Cela ne fonctionne évidemment qu’avec les matériaux proposant une puce RFID et donc avant tout ceux de la marque. Une fois identifié, il faut préciser sur l’écran intégré sur quel support on va placer la bobine : 1, 2, 3 ou 4 et glisser le filament dans le tube correspondant.

Mais il est possible et assez facile de mettre en place des solutions d’étiquettes RFID programmables avec un simple smartphone pour transformer n’importe quelle bobine en matériau capable de communiquer avec l’imprimante. L’autre solution étant de tout simplement rentrer à la main, en quelques secondes, les caractéristiques de la bobine embarquée. Quand vous insérez un filament sans RFID, l’écran de l’imprimante vous demande de saisir ses caractéristiques : marque, type de matériau, couleur, température minimale… Puis de lui saisir un nom. Cette option RFID peut franchement être perçue comme un gadget pour un usager solo, c’est vraiment loin d’être absolument indispensable. A noter enfin que Elegoo a laissé son format RFID ouvert et que d’autres marques peuvent tout à fait proposer une puce RFID compatible avec la CC2.

CANVAS va également permettre à l’imprimante de piloter les quatre filaments et de les amener jusqu’à la tête d’impression et de les rétracter pour en changer. Un des points particulièrement intéressant de cette option est qu’il facilite énormément la gestion des matériaux. Des moteurs sont présents au niveau de l’insertion du filament et vont pousser celui-ci jusqu’à la tête d’impression avant que celle-ci ne prenne le relais. Le gros avantage, ici, c’est qu’il n’y a plus à piloter cet agencement à la main, pas de risque de pousser trop fort le filament ni de mal le conduire. Autre point clé, un système anti « bouchon » qui va bloquer l’impression tout en signalant avec des LEDs le problème et vous inviter à le résoudre4

Enfin, et surtout, le système CANVAS va offrir la possibilité de ne plus se soucier de la fin d’une bobine de matériau. Si vous imprimez depuis longtemps, vous devez avoir eu ce cas de figure où vous hésitez à monter une bobine quasi vide de peur que celle-ci ne comporte pas assez de filament pour mener à bien votre impression. Dans ce cas là, on sort une nouvelle bobine et on se retrouve avec un paquet de fins de filaments qui trainent. La nouvelle Elegoo permet d’utiliser des éléments en auto-refill. Ce qui permet, quand une bobine est vide, de continuer l’impression avec une seconde bobine identique ou différente. Très pratique pour lancer des impressions sans se soucier de ce détail.

Je le dis et je le répète, je ne suis pas un grand fan de l’impression multicouleurs. C’est rigolo, cela pose son petit effet wahou la première fois, mais cela reste un procédé chronophage, énergivore et très peu rentable. Chaque changement de couleur a un impact énorme sur tous ces postes. Alors, on ne peut pas s’empêcher de trouver cela amusant et quasi magique au début. Imprimer un objet en quatre couleurs, c’est formidable. Mais un rappel à la raison nous revient vite quand on constate tous ces impacts.

Sur cette imprimante comme sur les autres, c’est d’abord un énorme gâchis de matière première. Des dizaines, voire des centaines, de purges de filament sont perdues et évacuées de l’imprimante via un petit toboggan à l’arrière de la machine. Chaque changement de filament impacte également le temps d’impression. Entre 100 et 140 secondes de perdues par changement de couleur. Sur l’image ci-dessus, chaque brimborion de matière est perdu. Il équivaut en moyenne à deux minutes de temps d’impression en plus du temps de base. À eux seuls, ces changements peuvent avoir un impact de plusieurs heures et de dizaines de grammes de filament qui finiront à la poubelle.

Évidemment, la présence de cette gestion de plusieurs matériaux a d’autres avantages. Non seulement cela permet d’imprimer en continu comme indiqué plus haut. Mais également de mélanger des matériaux souples et solides ou des solutions solubles pour porter des assemblages spécifiques. C’est également la possibilité de pouvoir lancer facilement un prototype en PLA entrée de gamme ou un objet fini avec un matériau haut de gamme sans avoir à aller changer la bobine.

La tête d’impression ne change pas énormément et si on retrouve un nouveau guide pour piloter les quatre filaments vers l’extrusion, l’ensemble est quasi identique. La buse en métal grimpe à 350°C ce qui va autoriser une foule de matériaux différents : PLA, PETG, TPU, ABS, ASA et d’autres. Les formules plus complexes comme le PET, ou les formules enrichies en fibres de carbone sont données comme « compatibles ». Le lit de la machine grimpe quant à lui jusqu’à 110°C et atteint les 60°C en 60 secondes. Deux minutes après avoir ordonné de lancer un travail, l’engin débute son impression. Pour les filaments les plus techniques qui demandent une chambre chaude, il est possible de tirer avantage d’une chauffe préalable du lit pendant quelques minutes pour réchauffer l’intérieur de la chambre.

Parmi les points intéressants de l’évolution apportée à cette Centauri Carbon 2 combo, on note quelques ajustements techniques. Par exemple, la présence d’une grille  automatique qui va se fermer ou s’ouvrir suivant les impressions. Celle-ci, située vers l’arrière de l’engin, peut se fermer pour couper l’extraction d’air et donc monter la température globale de la chambre d’impression assez haut pour convenir aux matériaux les plus exigeants. Autre changement en rapport avec la température, Elegoo a décidé de déplacer le ventilateur de plateau sur la partie gauche du caisson.

La chambre d’impression ne propose pas de chauffage dédié. C’est l’ensemble des composants et en particulier le lit de l’imprimante qui réchauffent l’ensemble. Comme pour la Centauri première du nom, il peut donc être intéressant de laisser celui-ci réchauffer l’air ambiant quelques minutes avant de lancer une impression en ABS ou en PETG. Pas forcément en été mais au moins en hiver et surtout si vous imprimez dans un local non chauffé comme un garage ou un grenier. L’imprimante est censée fonctionner de 5 à 40°C… mais pas forcément avec tous les filaments.

Dernier point question température et pas des moindres : le « chapeau » de la machine. Celui-ci est impressionnant et ajoute beaucoup de volume à l’ensemble. Il est tout à fait possible de le retirer et d’imprimer sans. Certains matériaux comme le PLA s’en passeront très bien. Il sera; par contre, indispensable pour maintenir la température nécessaire à de l’ABS ou du PETG qui sont beaucoup plus sensibles à la température ambiante.

Je pense que ce toit est un compromis technique en réalité. Elegoo aurait pu proposer un plateau classique, plat, qui aurait juste protégé le coffre d’impression de l’engin. Mais il aurait fallu trouver une solution pour laisser passer les quatre tubes des filaments. Sur certaines imprimantes que j’ai eues en main, il est écrit noir sur blanc que l’impression de certains matériaux nécessite d’en ôter le toit. Si, en pratique, il y a toujours une certaine tolérance vis à vis de cette obligation, l’usage en été de ces modèles peut poser problème en gardant l’imprimante totalement fermée.

Ce capot a donc pour but plusieurs choses. Il permet de ne pas avoir à laisser l’intérieur à l’air libre, en contact de la poussière ambiante. Il évite également d’accumuler de la chaleur sur la partie haute de l’imprimante. Ce genre de modèle CoreXY, la zone d’impression est située en haut de la machine, ce qui pourrait donc être compliqué pour exploiter des filaments courants comme le PLA. Il évite également de laisser la chambre d’impression ouverte, ce qui laisse passer plus de bruit  à l’usage.

Sur ce poste, je ne serais pas surpris que la Carbon Centaur 2 ait les mêmes caractéristiques que la première à peu de choses prêt. Mes mesures font état de relevés au sonomètre moins glorieux que ce que promet Elegoo. La CC1 dégage 60 dB porte fermée à 15 cm. 55 dB à 100 cm. La même mesure monte à 75 dB et 70 dB porte ouverte. Le constructeur annonce bien 55 dB pour le modèle de première génération et passe à un chiffre bien inférieur de 45 dB pour le nouveau. S’il est tenu, cela serait une excellente nouvelle. Cependant, je ne vois pas trop comment cela est possible avec un matériel quasi identique.

Points plus négatifs :  le système de bobine externe n’est pas des plus compatibles. Avec un diamètre assez important, il ne pourra pas forcément accepter toutes les bobines du marché. C’est particulièrement vrai pour les bobines de moins de 1 Kg. Celles qu’on retrouve notamment assez souvent avec des filaments spéciaux. Je ne doute pas qu’il sera possible de compenser ce défaut par l’impression de supports externes classiques. Ni qu’on ne voie rapidement apparaitre des supports adaptés à d’autres types de bobines. Elegoo a surtout pensé son système pour qu’il puisse être modifié et amélioré.

Le plateau magnétique livré propose toujours deux textures. Une assez granuleuse d’un côté et une autre plus lisse de l’autre. Ce type de plateau est très pratique, puisqu’en étant souple, il permet de détacher facilement les objets sans laisser de traces ni utiliser de spatule. L’écran de contrôle en face avant est de plus grandes dimensions que le précédent modèle avec 5 pouces de diagonale. En couleur, il propose des menus contextuels élaborés et en plusieurs langues dont le français. Tactile et capacitif, il permet de piloter l’imprimante de manière absolument autonome. Soit pour relancer une impression en mémoire, soit pour piloter un fichier présent sur une clé USB insérée en façade.

Cette clé USB pourra également servir à récupérer les « Timelapses » générés par la machine depuis l’écran. Ces productions vidéo étant limitées en définition, il ne s’agira pas de films d’une qualité folle, il faut bien économiser quelque part. Cela servira surtout à surveiller l’endroit où l’impression a pu poser problème et vérifier que tous les réglages sont bons. L’éclairage embarqué est efficace et permet de bien détailler les impressions en cours de route. À noter qu’encore une fois la caméra est estampillée d’une aura d’intelligence artificielle qu’il faut prendre avec les pincettes de rigueur. Elegoo semble devoir encore travailler sa copie puisque la marque n’arrive pas, pour le moment, à fournir les avancées de certains de ses concurrents. On regrettera, par exemple, l’impossibilité d’exclure des éléments mal imprimés tout en continuant le reste de l’impression. On espère que la marque fera les avancées nécessaires et les proposera lors des mises à jour. Il n’y a rien d’impossible sur ce point.

Pour finir sur le tour de la machine, on appréciera l’attention à de nombreux détails comme la présence de patins anti-vibrations, la vitesse obtenue et la compensation des vibrations. Un autre point très appréciable est la détection de bobines bloquées. Cela arrive parfois de retrouver un filament enroulé sur lui-même dans la bobine ce qui empêche la machine de continuer à imprimer. Sur cette Elegoo, une tension trop importante bloque l’impression et alerte l’utilisateur. Ce qui permet de régler le problème en sortant le filament et en le dénouant avant de relancer le travail. Que dire enfin de l’attention portée au système antiretour des porte bobines ? Cela va éviter de voir le filament s’enrouler sur lui-même et vous préserver de bien des problèmes.

Que conclure ?

A 439€ pièce, la Elegoo Centauri Carbon 2 est une excellente première imprimante CoreXY. Je ne sais pas si c’est l’imprimante la plus simple à aborder pour un parfait débutant. Elle est très accessible et si elle est aussi fiable que sa petite soeur, ce sera sans doute une de ces machines qu’on branche et qu’on oublie avec un minimum de maintenance à l’usage. Ce qui la rend un peu plus délicate que d’autres vient du montage de base. Rien de véritablement sorcier, quelques vis à enlever, le support CANVAS à positionner et à visser, des tubes à mettre en place. Il y en a pour une vingtaine de minutes tout au plus. Ce n’est donc pas aussi facile qu’une autre imprimante et en particulier l’Elegoo Centauri Carnon première du nom qui ne demande vraiment pas de travail de montage.

Mon conseil est assez simple pour cet engin. Si vous avez déjà une imprimante CoreXY, ce n’est pas la peine de vous intéresser à celui-ci sauf si vous recherchez quelque chose pilotant de multiples filaments. Si vous avez une bonne imprimante 3D cartésienne robuste et que vous maitrisez, même chose. Passez votre tour pour la future génération. Par contre si vous avez encore une vieille imprimante classique qui fait des siennes et qui vous a presque dégouté de l’impression 3D. C’est peut être un achat à réfléchir. Je pense aux nombreux possesseurs de vieilles Creality Ender, voire pire, qui ont un modèle qui a fini par être abandonné et qui prend la poussière à force de sortir des pièces mal imprimées.

Si je devais résumer la situation très simplement à un proche, voilà comment je vois les choses aujourd’hui. Le temps des imprimantes 3D complexes à piloter, compliquées à régler et qu’il fallait constamment surveiller est derrière nous. Les produits sortis ces deux dernières années sont tous impressionnants d’efficacité et de constance dans la qualité d’impression. On est désormais sur un marché comparable à celui des imprimantes 2D. Non pas que tout se passe aussi bien et aussi facilement, l’impression 3D est forcément un peu plus technique. Mais, dans l’ensemble, c’est devenu un procédé parfaitement maitrisé et efficace qui ne requiert plus de suer des heures sur chaque projet pour sortir une pièce valable.

On ne va pas se mentir, le résultat obtenu aujourd’hui par Anycubic ou Elegoo est lié à la qualité de leurs ingénieurs et au fait qu’ils s’inspirent des autres marques leader du marché. Je pense en particulier à Prusa et Bambulab mais également à des marques professionnelles très au-dessus de ce que le grand public peut approcher. 

La chose à bien considérer dans cette gamme de produits située dans ces prix sous les 500€, c’est qu’il n’y a pas de miracles technologiques. Toutes se basent sur des solutions à peu de choses près équivalentes. Toutes emploient des moteurs, des composants, des courroies et des extrusions de même niveau. Si un modèle utilise un moteur à 10$ pièce, l’ensemble des modèles concurrents emploiera le même. Toutes les résistances de chauffage seront quasi identiques. Les éléments qui vont changer seront secondaires. L’approche technologique de certains postes, la qualité de la caméra, la robustesse des algorithmes embarqués pour la détection des erreurs. Au final, toutes les imprimantes que j’ai essayées ces derniers trimestres ont exactement les mêmes qualités : elles impriment vite, bien, dans la durée et ne posent plus de soucis de maintenance. Ce qui va changer est donc secondaire, même si cela peut être très important : le cloud, l’IA, la caméra, les supports…

Vous cherchez un modèle non fermé facile d’emploi et efficace en mono filament ? Vous pouvez partir sur la Anycubic Kobra 3 V2 simple à 214€ qui vous donnera entière satisfaction. Vous voulez une imprimante capable de plusieurs coloris ? La Kobra X d’Anycubic ne coûte que 254€. Vous cherchez un modèle multicouleur dont les bobines restent à l’abri dans un caisson dédié ? La Kobra 3 V2 Combo est à 314€… Si vous voulez céder aux sirènes du luxe, vous pouvez choisir une Bambu Lab P1 pour 274€ en monocouleur ou une version multi couleur ouverte à 385€

Si vous cherchez un modèle fermé, de type CoreXY, vous avez également des choix très pertinents aujourd’hui sur le marché: La Elegoo Centauri Carbon première du nom avec un seul filament est à 299€. Elle fonctionne admirablement bien. La nouvelle version Elegoo Centauri Carbon 2 dont nous parlons ici est à 439€. Ce qui en fait un modèle très intéressant à considérer. Chez Bambu Lab un modèle équivalent est la P1S qui est proposée en mono filament à 408€. Ou en quadri filament à 579€.

Si je devais conclure en un seul paragraphe, ce serait le suivant : si l’impression 3D simple et efficace vous intéresse dans un volume fermé, les deux Elegoo n’ont pas réellement d’équivalent. La nouvelle Centauri Carbon 2 est bien partie pour enfoncer le clou pour la marque. Le premier modèle fait un sans faute niveau robustesse et qualité d’impression. Projetant Elegoo encore plus sur le devant de la scène en termes de praticité et de tenue dans le temps. À ces prix là et dans cette qualité de services, l’impression 3D devient plus un service qu’un loisir. Si vous n’avez pas encore craqué, c’est le bon moment. Si vous avez une très vieille imprimante Cartésienne et le regret d’avoir peut-être raté un rendez-vous, c’est le moment de vous rattraper avec ces machines vraiment abouties aujourd’hui. 

Voir l’offre sur Elegoo Europe.

 

Spécifications d’impression

Caractéristique Détail
Volume d’impression 256 × 256 × 256 mm
Vitesse d’impression ≤ 500 mm/s (recommandée : 250 mm/s)
Accélération par défaut 10 000 mm/s²
Accélération maximale 20 000 mm/s²
Précision d’impression ± 0,1 mm
Épaisseur de couche 0,1 à 0,4 mm (recommandée : 0,2 mm)
Impression multicolore Oui
Filaments pris en charge Idéal : PLA, PETG, TPU, ABS, ASA, PLA-CF
  Compatible : PETG-CF, ABS-CF, ASA-CF, PET-CF, PA-CF, PET, PC, PA
Diamètre du filament 1,75 mm

Spécifications matérielles

Caractéristique Détail
Technologie Dépôt de filament fondu (FDM)
Surface d’impression 260 × 260 mm
Extrudeur Extrudeur direct à double engrenage (1 ventilateur)
Buse Acier trempé + laiton
Diamètre de buse 0,4 mm
Plateau Plaque en acier à ressort double face (PEI texturé + surface spéciale PLA)
Nivellement du plateau Auto-nivellement en 121 points
Heat break Alliage de titane
Axes Z 3 vis trapézoïdales + 3 guides linéaires
Motorisation Drivers silencieux (tous les axes)
Carte mère Carte mère propriétaire haute performance
Éclairage LED Oui

Caractéristiques thermiques

Caractéristique Détail
Température max. buse 350 °C
Température max. plateau chauffant 110 °C (à 25 °C ambiant)
Température de fonctionnement 5 à 40 °C

Capteurs & automatisations

Fonction Présence
Caméra Oui (détection IA intelligente & timelapse)
Capteur de fin de filament Oui
Détection de bouchage Oui
Reprise après coupure de courant Oui
Calibration entièrement automatique Oui
Déchargement automatique du filament Oui

Utilisation & connectivité

Caractéristique Détail
Système ELEGOO OS
Écran Écran tactile capacitif couleur 5 pouces
Langues Anglais, Français, Allemand, Russe, Italien, Espagnol, Japonais, Chinois
Connectivité USB, Wi-Fi
Logiciels de tranchage ElegooSlicer (recommandé), Orca, Cura
Formats d’entrée STL, OBJ, 3MF, STEP
Format de sortie G-code

Caractéristiques physiques & électriques

Caractéristique Détail
Dimensions de la machine 500 × 480 × 743 mm
Dimensions du colis 490 × 495 × 560 mm
Poids net 19,35 kg
Poids brut 23,8 kg
Alimentation 100–240 V AC / 50–60 Hz
Tension de sortie 24 V
Puissance nominale 1100 W (220 V) / 350 W (110 V)
Niveau sonore ≤ 45 dB

Elegoo Centauri Carbon 2 : impression couleur CoreXY à 439€ ! © MiniMachines.net. 2025

Reçu — 26 janvier 2026 MiniMachines.net

Machenike GTS : un MiniPC qui vous dit tout de sa santé

26 janvier 2026 à 11:00

Le Machenike GTS est équipé de manière assez classique pour un MiniPC. Cette marque, surtout présente en Asie, propose des minimachines depuis de nombreuses années dans une concurrence assez féroce. Son dernier-né tente de sortir du lot avec un petit gadget supplémentaire.

Le Machenike GTS est, sur le papier, un engin assez classique. Le châssis est un peu plus imposant que d’habitude avec 14.7 cm de côté pour 6.1 cm de haut. Il embarque des puces pouvant aller jusqu’au Core Ultra 9 285H d’Intel. Une puce Arrow Lake-H présentée il y a tout juste un an par le fondeur au CES 2025. Pour l’épauler, on retrouve deux ports SODIMM qui pourront recevoir au maximum 128 Go de DDR5-5600. Le stockage est confié à une double solution NVMe PCIe 4.0 en M.2 2280. Un ensemble très convaincant, donc, d’un point de vue performances.

L’ensemble est refroidi par une solution assez impressionnante combinant deux caloducs et pas moins de quatre ventilateurs. Un circuit d’air semble fonctionner en aspirant un flux depuis la partie inférieure avant de le recracher vers le côté droit, la face arrière ainsi que par l’espace libéré quand on soulève sa partie supérieure. L’extraction s’effectue en dessous de la connectique, ce qui n’est pas idéal sur ce type d’engin. L’emploi d’autant de ventilateurs n’est pas forcément une excellente nouvelle. Cela multiplie les risques de pannes, mais également le bruit généré. C’est surtout la manière la plus économique pour un constructeur de maintenir la température de son matériel en dépit de toute autre considération.

Il sera toujours plus économique de monter plusieurs ventilateurs que d’augmenter la surface d’échange à l’air ou de construire un système passif capable d’encaisser de grosses variations. Le fabricant indique que l’engin pourra ainsi tourner à 65 W de TDP et même 70 W pour de courtes périodes. Le Core Ultra Arrow Lake-H est normalement prévu pour tourner dans un TDP de 45 W avec des modes Turbo de 60 et 115 W. Ce que propose le Machenike GTS est donc de faire tourner en permanence la puce au-delà de son mode Turbo de base. Ce qui explique le recours à cette formule de ventilation.

Pour le reste, on retrouve un MiniPC plutôt complet. Sa face avant propose un bouton de démarrage, un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 3.2 Type-A et deux USB4. A l’arrière un USB 3.2 Gen2 Type-C, des sorties vidéos HDMI 2.0 et DisplayPort 1.4, deux Ethernet 2.5 Gigabit et deux USB 3.2 Type-A supplémentaires. Un Antivol type Kensington Lock est également visible. En interne, le Machenike GTS propose un système Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3 pour des connexions sans fil.

Machenike GTS

Ce qui fait la différence entre le Machenike GTS et le reste de – quasiment toute – la concurrence, c’est donc l’ajout d’un petit écran à l’arrière de l’engin. Un affichage LCD monté sur une petite charnière qui va permettre d’avoir sous les yeux différents éléments techniques liés au système. Il ne s’agit pas d’un écran sur lequel on va pouvoir afficher des données issues d’un système d’exploitation. Un affichage pensé pour piloter des éléments techniques relevés par un branchement propriétaire. 

Un écran externe à 10€ sur Aliexpress…

On retrouvera donc sur un écran de 2.33 pouces de diagonale, 14 cm de large pour 4.34 cm de haut, des informations comme la vitesse de rotation des ventilateurs, le réglage de la puce embarquée, la consommation de celle-ci ou de la mémoire vive. Bref les éléments que l’on retrouve sur les écrans LCD USB « AIDA64 » que l’on trouve à partir de 10€ sur AliExpress. Rien de plus. On a déjà retrouvé ce type d’affichage secondaire dès 2023, dans des formules plus compactes, avec un modèle 100% noname proposé par Ouvis, Chatreey ou AceMagic. Petit bonus, une fois l’écran relevé, des effets RGB arrière et avant s’illuminent.

Machenike GTS

Machenike GTS

Le Machenike GTS face à un marché qui a changé

Ce MiniPC est aujourd’hui assez symptomatique de la collision entre deux périodes. Il a probablement été imaginé avant la hausse des tarifs de la mémoire. À ce moment là, l’important était de se démarquer des autres minimachines sur un marché saturé. Pour la marque qui sortait un engin sous Core Ultra 9 285H après GMKtec, Beelink, Geekom, Asus et d’autres, il fallait absolument tirer un joker de sa manche pour se faire remarquer.

Aujourd’hui, le marché a changé. Avec une mémoire et un stockage qui ont atteint des tarifs stratosphériques, le côté gadget de ce modèle parait complètement superflu. L’engin n’est pas inintéressant, mais le public veut surtout un retour à des prix plus abordables et ne sera pas forcément prêt à payer le « premium » réclamé pour cette option. Car, pour le moment, les prix annoncés sont assez spectaculaires. Un Machenike GTS en version Core Ultra 5 225H avec 32 Go de mémoire vive et 1 To de SSD est annoncé à 5669 Yuans HT en Chine, soit environ 822€ avec juste 20% de TVA. Un modèle Core Ultra 9 285H avec le même équipement grimpe à 8109 Yuans soit 1194€ dans les mêmes conditions de calcul.

Je suppose que la majorité des acheteurs préfèreraient un modèle plus simple, plus classique… et moins cher. Pour compenser la hausse des tarifs des autres composants.

Sources : Machenike et Notebookcheck

 

Machenike GTS : un MiniPC qui vous dit tout de sa santé © MiniMachines.net. 2025

Reçu — 23 janvier 2026 MiniMachines.net

Slimbook One : un MiniPC Ryzen AI 9 HX 370 sous Linux

23 janvier 2026 à 08:35

Le Slimbook One est un engin assez intéressant qui a choisi de proposer un matériel très évolué sous Linux. Slimbook, une marque espagnole, propose cet engin sous différents parfums. Il sera possible de l’obtenir préinstallé sous Ubuntu, Debian, Linux Mint, Pop OS, ProxMox, Kubuntu ou Fedora… Et même de se payer une licence de Windows 11 ou d’installer la votre.

Il sera également possible de choisir le reste des composants de ce Slimbook One. La mémoire pourra grimper jusqu’à 128 Go grâce à deux slots SODIMM de DDR5-5600. Son stockage offrira jusqu’à 16 To de capacité avec deux ports M.2 2280 PCIe 4.0 x4. Le processeur embarqué pourra évoluer d’un Ryzen 7 H 255 « Hawk Point » à un Ryzen AI 9 HX 370 « Strix Point ».

Pour le reste, on retrouve une connectique très complète avec, en façade, un jack audio combo 3.5 mm, Deux USB 3.2 Gen 2 Type-A et un USB 3.2 Type-C avec DisplayPort 2.0 et Power Delivery. 

A l’arrière, on retrouve un USB4, deux ports Ethernet 2.5 Gigabit, des sorties vidéo HDMI 2.1 et DisplayPort 2.0 et deux ports USB Type-A en 3.0 et 2.0. On remarque au passage que la partie arrière du châssis est en ANS pour laisser passer le signal du module Wi-Fi et Bluetooth choisi.

Un autre port est disponible sur le côté gauche de l’engin, un OCuLink qui servira à piloter un dock graphique externe. Le Slimbook One est d’ailleurs proposé en option avec un dock de la marque et des options de cartes graphiques de bureau Nvidia et AMD.

Slimbook One

Slimbook One ou Maco Moulage

Ok, c’est la seconde fois que je fais cette blague, mais elle a du sens. Ce Slimbook One est un clone pur et simple du MiniPC Aoostar Maco. Un modèle boosté aux hormones puisqu’il change totalement de catégorie de processeur. On retrouve un boitier identique, la même connectique et le même design gllobal avec le port OCuLink sur le côté et le lecteur d’empreintes digitales sur le dessus du châssis. Le dock graphique est d’ailleurs également un design commun à celui du Aoostar EG03. Cela ne veut pas dire que l’engin est fabriqué par Aoostar, la marque emploie autant des designs génériques que ses propres créations. J’imagine que le Slimbook One est simplement un engin de catalogue.

Slimbook One

Slimbook One

Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas très important. Le point fort de cette offre vient de son approche Linux et de sa disponibilité Européenne. Reste à considérer son tarif. On parle de 649€ de base pour la version Ryzen 7 H 255 en 16/500Go et Wi-Fi6. Et 949€ pour le modèle Ryzen AI9 HX 370 avec le même équipement.

Pour en savoir plus sur le système de ventilation de la machine et son fonctionnement interne, vous pouvez lire le billet sur le Aoostar Maco.

Aoostar Maco : un MiniPC Ryzen 7 8845HS très complet

Slimbook One : un MiniPC Ryzen AI 9 HX 370 sous Linux © MiniMachines.net. 2025

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