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la Elegoo Centauri Carbon coiffée par un nouveau capot

8 juin 2026 à 09:23

Repérée par Michel, l’extension proposée par Printed Raw Designs sur Makerworld est gratuite, elle permet d’enfermer les tubes d’alimentation de la Elegoo Centauri Carbon associée à son extension multifilament ou la Centauri Carbon 2 dans un design fermé.

L'extension pour Centauri Carbon 2 proposée ici mesure 17.1 cm de haut seulement.

L’extension pour Centauri Carbon 2 proposée ici mesure 17.1 cm de haut seulement.

Utile pour intégrer la gestion multifilament récemment annoncée par Elegoo pour le premier modèle, mais également beaucoup moins imposante que l’extension proposée pour le second modèle, cela permet de retrouver un design fermé moins encombrant.

L’idée est double : garder une protection complète de votre imprimante, avec une partie technique qui reste bien enfermée et à l’abri de la poussière et des chats d’un côté, et retrouver une chambre d’impression qui pourra stabiliser une température homogène plus facilement pour imprimer des filaments spécifiques.

A noter que l’ajout de cette extension, que ce soit pour le premier modèle ou le second, nécessite des ajustements techniques. Il faut raccourcir notamment quelque peu les tubes PTFE qui guident les filaments vers la buse d’impression. Les fichiers à imprimer permettent d’obtenir la structure globale de l’ensemble. La partie supérieure de la CC1 peut être réemployée mais les « fenêtres » des côtés doivent être achetées. Les fichiers étant conçus aux USA, le studio de design pointe vers des références inaccessibles en France. Mais il est possible de trouver des plaques acryliques de 3 mm d’épaisseur assez facilement et de les découper avec un simple cutter à la bonne mesure. Il est également possible de ne pas avoir une enceinte supérieure entièrement transparente et d’imprimer des parois à la bonne taille avec votre imprimante ou de découper d’autres matériaux. Si vous placez votre imprimante contre un mur, par exemple, il est inutile de mettre une fenêtre côté mur.

Les éléments qui font traverser les tubes PTFE de part et d’autre de l’extension sont imprimables en PLA et sont issus du travail de Ruedli sur Printables. Ils permettent un mouvement des tubes au travers de la paroi grâce au montage d’une bille enfermée dans un support.

L'extension de base de la Centauri Carbon 2 est imposante.

L’extension de base de la Centauri Carbon 2 est imposante.

Une extension Centauri a adapter à ses besoins

Si vous avez une Centauri Carbon 2 et que vous voulez raccourcir l’extension supérieure pour qu’elle prenne moins de place, il faudra par contre trouver un plateau supérieur pour la coiffer. Là encore, il est possible de découper ou de faire découper une feuille de plexiglas ou d’acrylique assez facilement en grande surface de bricolage. Possible également de troquer la transparence pour un plateau aveugle en recyclant d’autres matériaux pour limiter le coût.

Il faudra juste bien vérifier l’épaisseur du matériau pour rester dans les 3.175 mm d’épaisseur permis par le design (1/8″). Vous pouvez facilement prendre une feuille de 3 mm d’épaisseur et lui ajouter un peu de silicone en guise de mastic pour la maintenir proprement.

Enfin, ce n’est pas proposé par le design de base, mais vous pouvez également imaginer une solution pour ajouter une ventilation sur un des panneaux latéraux pour aérer le dispositif. Si la température de la pièce où vous utilisez votre Centauri est élevée et que votre enceinte est fermée, il peut être utile de forcer un renouvellement d’air en améliorant la ventilation de l’intérieur de la chambre d’impression, surtout pour certains filaments comme le PLA qui supportent parfois assez mal les grosses chaleurs pendant l’impression et peuvent perdre en finesse et en détails.

L’ajout d’un petit ventilateur de 80 mm de diamètre et d’une gaine d’extraction, peut également être positif pour éviter de laisser des fumées s’accumuler dans votre espace de travail. En ajoutant un petit filtre à charbon à l’ensemble, vous pourrez facilement rejeter l’air extrait vers l’intérieur ou l’extérieur.

Si quelqu’un tente l’aventure, qu’il n’hésite pas a nous partager son expérience en commentaire.

 

Elegoo Centauri Carbon 2 : impression couleur CoreXY à 399€

Elegoo Centauri Carbon : l’imprimante 3D CoreXY à 289€ 🍮

Elegoo CANVAS : le multifilament pour Centauri Carbon à 45€

la Elegoo Centauri Carbon coiffée par un nouveau capot © MiniMachines.net. 2026

Un mini radar qui liste les avions commerciaux sous ESP32

4 juin 2026 à 10:27

Petit projet croisé par hasard, ce petit radar piloté par un ESP32 permet de lister et de surveiller tous les vols commerciaux qui passent au-dessus d’un point géographique. Cela ne sert pas à grand-chose mais l’interface est amusante, le projet est assez ludique et sa réalisation plutôt simple.

Vous trouverez tout le détail du code, les fichiers STL à imprimer et des instructions de montage ainsi que toutes les infos de mise en place sur cette page Github. Le projet est construit autour d’un ESP3-C33 doté de 4 Mo et d’un bouton Boot et d’un petit écran de 1.28″ rond GC9A01 en 240 x 240 pixels. La puce se connecte à un réseau Wi-Fi pour aller chercher sur internet les informations des vols commerciaux et les met à jour ensuite en temps réel sur le petit écran.

Différentes options de distance de surveillance sont possibles avec jusqu’à 25 km de rayon. Les avions sont symbolisés par des triangles surmontés de leur code avec une flèche qui donne leur direction. La hauteur des vols est indiquée, comme traditionnellement, en pieds. 

Bravo à Mateusz Juszczyk pour cette réalisation.

Un mini radar qui liste les avions commerciaux sous ESP32 © MiniMachines.net. 2026

Companion : un magnifique Cyberdeck inspiré du TRS 80 Model 100

14 mai 2026 à 16:13

J’avoue avoir totalement flashé sur le design de ce projet Companion. Si l’idée n’a rien de révolutionnaire puisqu’on a croisé de nombreux Cyberdeck de ce type par le passé, la réalisation et le design proposés sont tout à fait réussis.

Le Companion propose un design qu'on n'oublie pas.

Le Companion propose un design qu’on n’oublie pas.

L’idée de base du Companion est de créer une sorte de portable totalement exploitable, proposant une vingtaine d’heures d’autonomie à son utilisateur et faisant tourner une distribution Linux totalement exploitable. Le résultat est un objet au design retro-futuriste sobre et assez accueillant qui donne envie de pianoter de longues heures sur un clavier mécanique.

Un clavier AZERTY

Un clavier AZERTY 60% MJ64 avec touches « Typewriter »

Un Companion assez ambitieux et qui fourmille de détails.

L’élément de design qui saute aux yeux et la simplicité recherchée des lignes.  Un écran large en 2880 x 864 pixels qui s’étale sur un bel espace jusqu’à déborder légèrement du clavier. Celui-ci est un MJ64 mécanique 60% avec rétroéclairage RGB et des touches blanches et grises qui reprennent le design des machines à écrire. Détail qui participe à l’aspect rétro de l’ensemble.

Le tout est entouré d’un océan de plastique imprimé en 3D qui donne également un aspect particulier au projet. Beaucoup d’engins des années 60 et 70 proposaient un emballage énorme parce que la miniaturisation des composants ne permettait pas alors de faire beaucoup mieux. Des designers étaient alors en charge d’habiller du mieux possible l’ensemble pour faire passer ces dimensions parfois vraiment grotesques. En cela, le Compânion me fait beaucoup penser au Kitchen Computer Honeywell H316 présenté en 1969 et dont vous avez une illustration ci-dessus. 

Si cet espace vide cache en réalité la présence d’une série de batteries intégrées en série et de toute l’électronique nécessaire pour alimenter l’écran et le Raspberry Pi en continu. C’est également lui qui donne tout son charme à l’engin. L’énorme repose-poignet est en effet très accueillant et donne envie de s’attabler pour écrire sans relâche.

Évidemment, dans le Companion, on retrouve une électronique bien plus « compacte ». En plus de la carte de développement Raspberry Pi 5 Model B en 16 Go, une carte MicroSDXC de 256 Go et de l’électronique. Outre les batteries, on remarque un module de conversion de courant, un circuit de charge, des connecteurs et… beaucoup de ruban adhésif solide ! La majorité des éléments sont en réalité vissés dans la coque imprimée et maintenus ainsi.

Une petite « étiquette » fait le détail du Companion et indique le menu des composants. L’auteur, Alexis Bellmonte, emploie une distribution dérivée d’ArchLinux ARM pour faire tourner l’ensemble. Il propose sur Gitlab l’ensemble des ressources nécessaires à la reproduction du Companion : fichiers 3D, électronique embarquée, code source et firmware et thème. Cela va même jusqu’à proposer une identité d’ensemble, un logo, la police d’écriture utilisée et l’ensemble des éléments d’un produit fini. Il ne manque que le BOM, la liste des composants qu’il a utilisé pour être complet (mais je suis sûr que cela va être corrigé !)

Alexis est absolument charmant et n’a pas hésité à m’envoyer des images de son projet suite à ma demande. Pour info, il est étudiant à EPITECH Montpellier et il cherche un stage entre les mois de mai et d’août pouvant même s’étendre un peu plus. Si vous avez envie de recruter un jeune homme talentueux et touche-à-tout pour une mission cet été, n’hésitez pas à visiter son Linkedin.

Ses derniers stages étaient chez Ubisoft Montpellier, qui a fait deux fois appel à lui, c’est qu’il doit être compétent dans son domaine en plus d’être doué de ses mains.

Companion : un magnifique Cyberdeck inspiré du TRS 80 Model 100 © MiniMachines.net. 2026

Ploopy Bean : un étrange pointeur sous firmware QMK

7 mai 2026 à 12:42

Le Ploopy Bean s’utilise à plat sur un bureau ou en voyage. Totalement programmable avec un firmware ouvert, modifiable, et documenté, c’est un outil original pour de nombreux usages.

Ploopy Bean

Le Ploopy Bean est un produit de la marque Canadienne du même nom dont je vous ai déjà parlé à deux reprises, avec un casque audio OpenSource en 2023 et une molette  pour PC en 2025. Comme à son habitude, elle vise l’ouverture et permet à ses utilisateurs de programmer ses produits. Car à l’intérieur de ce petit objet on retrouve un microncontrolleur RP2040 de Raspberry Pi qui va porter un firmware QMK. Un outil qui permettra de programmer l’objet pour qu’il exécute tout type d’ordre.

On retrouve d’abord quatre boutons Omron D2LS-21 qui entourent une sorte de Trackpoint habituellement disponible sur les portables de Lenovo. ces boutons sont livrés avec une programmation basique : clics gauche et droite, clic central et défilement. Mais il sera possible de reconfigurer ces boutos très simplement via un outil téléchargé ou en se connectant à une application en ligne. Il sera également possible de réaliser des combinaisons de touches en appuyant par exemple rapidement d’un bouton à l’autre, en restant appuyé longtemps ou avec un double clic.

Des combinaisons peuvent donc être programmées. Appuyer longuement sur un bouton en double-cliquant sur un autre n’aura pas le même comportement que d’appuyer rapidement trois fois sur un troisième. Chaque combinaison peut être programmée pour correspondre à des usages précis. Une remise à zéro du pointeur au centre de l’écran par exemple, un copier-coller ou la navigation dans des plages audio peuvent ainsi être appelés sans difficulté via une simple pression du dispositif. Il faut imaginer les possibilités offertes par quatre boutons et des combinaisons en pensant à l’étendue des possibilités offertes par le code Morse avec un seul bouton… 

Le trackpoint permettra, quant à lui, de piloter facilement un curseur à l’écran. Avec un capteur magnétique Texas Instruments, l’appareil offre une excellente capacité de détection du moindre effleurement. Avec un débattement de 11 mm sur chaque axe, le capteur mesure vos mouvements à un rythme de 20 000 mesures par seconde. Il est capable de détecter des déplacements de trois microns seulement. Cela permettra de piloter finement vos interfaces mais également de jouer sur des effets d’accélération du pointeur suivant la position de l’axe et la durée du déplacement.

Le Ploopy Bean n’est pas un pointeur sans fil

Malheureusement, le petit dispositif ne comprend pas de batterie. Il est pensé pour fonctionner connecté en USB Type-C à un ordinateur classique qui lui fournira son énergie. L’idée est de remplacer un pavé tactile classique ou une souris par un dispositif demandant moins d’espace. Ce qui peut être fort pratique en déplacement, par exemple. C’est également une excellente solution pour piloter un écran dépourvu de tactile dans une station aux usages basiques comme un lecteur de fichiers audio ou un outil de contrôle numérique.

La marque propose son produit à la vente et vous pouvez commander le Ploopy Bean sur leur boutique pour 69.99$ canadiens. Mais, comme d’habitude, les sources nécessaires pour fabriquer votre propre appareil sont fournies. Plans du circuit imprimé, listes de composants, fichiers à imprimer en 3D… tout est dûment répertorié. Il existe même des conseils pour modifier l’appareil. Si vous voulez lui ajouter une batterie par exemple ou augmenter le nombre de boutons, cela est possible. Il faudra juste retrousser vos manches et… oublier votre garantie.

Je me vois bien transformer ce type d’outil en télécommande de contrôle pour interface de canapé ou de PréAO. Un corps un peu plus long, des boutons distribués autour d’un trackpoint et l’idée d’ajouter en plus une gâchette et, pourquoi pas, un petit gyroscope. La combinaison RP2040 et QMKdu Ploopy Bean offre énormément de possibilités de transformations de cette idée de base. Manque juste un peu de temps pour réaliser tout cela.

Source : Liliputing

Ploopy Bean : un étrange pointeur sous firmware QMK © MiniMachines.net. 2026

Sipersmechatronics : l’impression 3D multifilament DIY

5 mai 2026 à 16:27

Sipersmechatronics, c’est un projet d’une envergure étonnante dans le monde de l’impression 3D. Piloté par un passionné en solo, ce projet consiste à ajouter soi-même un dispositif pour imprimer avec plusieurs filaments sur sa propre imprimante.

On pourrait imaginer des constructeurs industriels capables de proposer cela en ajoutant un ensemble de composants supplémentaires, des moteurs, différents capteurs et toute une mécanique en plus de l’imprimante de base. Mais là où la proposition de Sipersmechatronics est folle c’est qu’il ne s’agit de rien de tout cela. Le projet consiste à ajouter un ensemble d’accessoires purement passifs, sans le moindre bout d’électronique ni le moindre moteur. Le tout imprimé en 3D avec sa propre imprimante.

Le fonctionnement original de Sipersmechatronics 

L’idée de base est de faire des supports de filaments 3D qui vont chacun prendre en charge un matériau et le glisser dans la buse de l’imprimante 3D, une approche classique donc. La trouvaille, c’est d’utiliser pour cette prise en charge non pas un ensemble de moteurs et de capteurs supplémentaires qui vont pousser le filament vers la buse, mais d’exploiter le moteur existant de l’extrudeur pour faire fonctionner ce mécanisme d’entrainement.

Sipersmechatronics

Sipersmechatronics

La tête d’impression de la Bambu Lab A1 propose en effet un arbre de moteur un peu plus long qui fait tourner un petit élément en façade. Cela permet de voir que le moteur, et donc l’engrenage de l’extrudeur, tournent. En supprimant ce « décor » de façade pour le remplacer par un engrenage, la rotation du moteur est exploitable pour  d’autres usages..

Pour changer de filament, l’imprimante stoppe l’impression, retracte le filament utilisé et remonte sa tête pour se positionner précisément sous un des modules de gestion de matériau. Ce faisant, elle ajuste alors un engrenage présent sur la tête dans un autre intégré au châssis pour transmettre un mouvement.

Le moteur de l’extrudeur qui pousse normalement le filament vers la buse est ainsi prolongé pour faire tourner une courroie. Celle-ci est liée à cet autre système d’engrenages qui va, en tournant, déplacer le filament de chaque bobine vers un tube pour le tirer ou le pousser. On peut ainsi rétracter le matériau en place et changer pour un nouveau dans la foulée. Tout cela sans jamais avoir besoin du moindre moteur ni du moindre bout d’électronique. Uniquement un pilotage du moteur existant de l’extrudeur. Le tour de force consiste à donner à l’imprimante la liste des mouvements à effectuer ainsi que le nombre de tours de moteur d’extrudeur à réaliser dans chaque sens.

Une Bambulab A1 Sipersmechatronicsisée

Une Bambulab A1 Sipersmechatronicsisée

Les avantages de cette idée sont nombreux puisque le projet Sipersmechatronics promet la gestion de 4 filaments par défaut et jusqu’à 8 avec tubes permettant d’engager deux matériaux différents. L’ensemble est entièrement imprimé en 3D et la seule partie qui ne pourra pas être fabriquée par sa propre imprimante est très accessible. En effet, les tubes PFE qui guident les filaments vers la buse devront être achetés. Pour le reste, il faut du PLA pour le corps et les engrenages et du TPU souple pour la courroie. 

L’ajout de ce kit est totalement reversible, il ne modifie en rien l’usage de l’imprimante de base et peut donc être retiré pour un SAV par exemple. Expérimenter est totalement possible ici. Le pilotage de la solution se fait dans Bambu Studio, le logiciel de découpage de la marque Bambu Lab. des réglages doivent être effectués pour prendre en compte les différents mouvements supplémentaires pour les déplacements de la tête et les mouvements de filaments. 

Pour le moment, seules les Bambu Lab A1 sont concernées par ce développement et la A1 Mini est en cours de finalisation. Le site va proposer l’ensemble des éléments pour parvenir au résultat sous la forme d’un dossier payant : documentation, code, générateur de code nécessaire, fichiers de réglages et évidemment, l’ensemble des fichiers à imprimer. 

Je ne pense pas que cette solution soit la plus efficace possible en termes de déchets de purge ni en temps d’impression. Les mouvements supplémentaires initiés par la manipulation du filament auront sans doute un impact important sur ce dernier poste. Mais je salue l’idée proposée et le résultat annoncé. D’autant que le développeur pense pouvoir adapter son idée à des modules AMS. Ce qui multiplierait encore le nombre de matériaux et coloris possibles.

Je suis assez épaté de la qualité du projet et du travail mené. Il manque encore pas mal d’informations à son sujet mais le résultat est déjà assez incroyable. La complexité de la programmation de l’ensemble, le jeu des engrenages et la prise en charge de l’ensemble des éléments est vraiment un casse-tête spectaculaire. 

Sipersmechatronics : l’impression 3D multifilament DIY © MiniMachines.net. 2026

L’incroyable panneau d’affichage « flip-flap » d’Adamgmakes

29 avril 2026 à 06:22

Ce panneau d’affichage « flip-flap » est un travail monstrueux proposé par le maker et vidéaste Adamgmakes. Il publie une vidéo complète sur le pourquoi et le comment il a réalisé ce projet. Les codes sources complets sont réservés aux abonnés de son Patreon mais cela peut vraiment valoir le coup de vous y abonner si ce type de production vous intéresse.

Je vous propose régulièrement des créations de ce genre. Pas des afficheurs « flip-flap », mais des projets à cheval entre l’œuvre numérique et l’informatique. On a vu par exemple MEMTEC de Love Hultén, la sculpture procédurale de Will Morrison ou Spectrum Slit de Rootkid qui affichait les signaux sans fil de manière assez hypnotique.

Un prototype de Flip-Flap... Il faudra en monter plus de 40 !

Un prototype de Flip-Flap… Il faudra en monter 45 !

Cet afficheur est un peu différent puisqu’il peut très bien avoir un usage tout à fait utile et servir à afficher des données lisibles sur une grande distance et quelles que soient les conditions lumineuses. Mais cela reste un projet qui pourra tout à fait servir à proposer des messages poétiques, des conseils saugrenus ou toute une palette de couleurs.

Je ne vais même pas essayer de vous détailler le processus de construction de l’ensemble tant le travail est complexe, intense et long. Entre la mise en place d’un premier afficheur, la répétition de cet assemblage, le développement d’une accroche pour format DIN, la gestion de l’alimentation via pins POGO pour la totalité des modules et le développement du code nécessaire à son emploi. C’est un boulot de titan. Rien que le réglage des affichages flip-flap afin qu’ils présentent la bonne face au bon moment, c’est un boulot énorme.

Une partie de la vidéo montre qu’il faut 14 minutes pour juste assembler un seul de ces modules d’affichage de A à Z qui comporte 64 caractères ou dessins différents. Avec trois rangées de 15 caractères, cela fait 45 modules au total.

Pour piloter et alimenter le tout, le choix s’est porté sur des rails DIN qui vont supporter les modules mais aussi les alimenter et permettre le dialogue avec une carte Raspberry Pi. Les pins POGO se collent au fond du rail et portent le courant ainsi que les données d’affichage. Sur l’image ci-dessus, on découvre à gauche le support de la carte Raspberry Pi et à droite l’alimentation. Le travail de réglages et de calibration de chaque module a été titanesque puisqu’il a fallu définir le positionnement de chaque lettre et chaque signe précisément pour les 45 unités.

Un tableau Flip-flap pour quoi faire ?

Le résultat est assez étonnant et la fin de la vidéo montre l’objet en action : affichant des textes, des couleurs ou des données externes comme l’heure ou des éléments récupérés en ligne. J’ai toujours aimé le bruit mécanique de ces appareils et la grande lisibilité qu’ils proposaient. J’imagine assez bien l’effet d’un tel objet dans son intérieur ou l’intérêt qu’il pourrait susciter pour un affichage informatif. 

Ou alors simplement pour s’amuser à monter un objet assez complexe et jouer avec des moteurs pas à pas et de la programmation ? Le principe du mécanisme est intéressant et il amène à beaucoup de réflexion sur bien des approches. La manière trouvée pour identifier le positionnement de chacun des éléments sur les rails, que vous découvrirez en regardant la vidéo, est par exemple assez ingénieuse et mérite à elle seule un coup de chapeau.

Si le cœur vous en dit, l’abonnement au Patreon de l’auteur est de 4.5€ mensuel. Pas très cher pour récupérer tous les éléments nécessaires à la création de ce projet à l’identique ou imaginer une version bien à vous.

L’incroyable panneau d’affichage « flip-flap » d’Adamgmakes © MiniMachines.net. 2026

Il construit un Pokédex réaliste capable d’identifier n’importe quel Pokémon

17 avril 2026 à 14:17

Bien sûr, quelqu’un s’est mis en tête de fabriquer un Pokédex fidèle à celui de l’anime diffusé à la fin des années 90. Un Pokédex, qui plus est entièrement fonctionnel, capable de reconnaître de nombreux Pokémon.

Bee Write Back : une autre minimachine à écrire « maison »

13 avril 2026 à 11:27

Le Bee Write Back fait partie de cette petite galaxie de solutions de « writer » destinées à la saisie de texte et pas grand-chose d’autre. C’est un choix délibéré et assumé par des utilisateurs qui veulent surtout pouvoir écrire en paix. Sans être tenté par un saut dans l’actualité ou dérangé par une notification qui les sortirait de leurs pensées.

Le Bee Write Back, jeu de mot assez bien trouvé, propose un clavier mécanique ortholinéaire associé à un petit écran AMOLED de 5.5″. Le boitier embarque une batterie et alimente un Raspberry Pi Zero 2 W pour piloter son système. C’est simple, sobre et ce n’est pas trop cher grâce en partie à un châssis en 3D. La facture s’élève à 200$ environ en tout et pour tout pour ce projet. 

Bee Write Back

Totalement Opensource, le projet est documenté de A à Z avec force détails. On retrouve la vidéo présentée ci-dessus qui montre l’assemblage et la réalisation de l’ensemble. Les différents éléments nécessaires à la construction de l’ensemble sont listés sur Github avec la liste des éléments nécessaires à l’assemblage de l’ensemble.

Le Bee Write Back prêt a être monté

Le Bee Write Back prêt a être monté

La présence d’un Raspberry Pi Zero 2 W dans le Bee Write Back ouvre d’autres usages que la simple saisie de texte et en réalité le projet Bee Write Back est exploitable pour une foule d’autres usages. On peut même l’imaginer dans d’autres formats avec des écrans plus grands, par exemple. La dalle AMOLED de 5.5″ affiche en 1280 x 720 pixels et annonce une luminosité de 300 nits. Ce qui autorise déjà l’emploi d’un vrai traitement de texte mais aussi le lancement confortable d’un terminal ou autres interfaces. La seule limite est dans les capacités du Pi embarqué, mais rien n’empêche de changer de carte de développement ou de connecter l’ensemble à un cœur de MiniPC, par exemple, comme une carte LattePanda ou autre.

Le document d'aide au montage fait preuve d'un rare didactisme.

Le document d’aide au montage fait preuve d’un rare didactisme.

Le Bee Write Back est une excellente base de travail pour mille  autres projets

Le clavier est compact, très compact, c’est en partie dû à l’agencement des touches. Il s’agit ici d’un format occupant 40% de la taille d’un clavier standard avec un touché mécanique grâce à l’utilisation de switches Gateron. Vous pouvez facilement adapter l’ensemble à vos propres besoins.  Changer le boîtier, le clavier, la carte de développement ou l’écran et construire le dispositif qui vous convient. C’est à mon avis une excellente base pour différents projets de ce type. Qu’il s’agisse d’une intégration dans un outil industriel, à même le plateau d’un bureau ou dans un véhicule. Je ne compte plus les emails au fil des ans me demandant des solutions d’intégration de ce type. Que ce soit pour des remplacements de solutions professionnelles ou des intégrations de loisir avec l’idée de piloter de la domotique, ce type d’outil peut facilement être détourné pour ces usages.

Le Dell Latitude 5490

Le Dell Latitude 5490

Pour un usage de vraie machine à écrire, je ne saurais que trop vous pencher sur une solution plus simple et plus évidente. Celle d’un ordinateur portable classique, par exemple d’occasion. On peut trouver un Dell Latitude 5490 de 14″ Core i5-8350U 8/250 Go sous Windows 11 pour 200€ avec 1 an de garantie. Une fois débarrassé de Windows et en ajoutant une distribution Linux basique avec un démarrage sur une suite bureautique, cela en fait un excellent outil de production de texte. Si vous évitez la tentation d’installer d’autres outils à côté, vous pouvez même rendre son stockage synchronisé en ligne très facilement. Il existe également la possibilité de recycler une vieille machine – un netbook par exemple – ou d’installer une seconde partition pour cet type d’utilisation. 

Source : Reddit et Liliputing

Ultimate Writer ou comment fabriquer une machine a écrire moderne

Bee Write Back : une autre minimachine à écrire « maison » © MiniMachines.net. 2026

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