Vue normale

☕️ Une batterie remplaçable dans les souris Logitech en 2027, mais uniquement en Europe

29 juillet 2026 à 15:44


Les batteries des souris Logitech seront plus faciles à remplacer à compter de février 2027. Le règlement européen relatif aux batteries et aux déchets de batterie impose qu’il soit aisé pour l’utilisateur de changer ce composant dans leurs appareils. Le texte ne précise pas de catégories spécifiques, mais la liste des exemptions ne concerne pas les périphériques de saisie.

Logitech a donc confirmé que ses futures souris bénéficieront de cette avancée en matière de droit à la réparation. Le fabricant commercialisera également des batteries de remplacement. En revanche, et à l’instar de Nintendo pour la Switch 2 et ses manettes, ces mulots modifiés ne seront proposés qu’en Europe. Une situation pour le moins étrange : pourquoi s’embarrasser à gérer deux lignes de production, une pour le vieux continent, l’autre pour le reste du monde ?

Image : Logitech

Les explications de Robin Piispanen, nouveau directeur général de la division gaming de Logitech, sont pour le moins vaseuses. Il évoque d’abord la question du poids ; les périphériques du constructeur sont équipés d’une batterie légère à enveloppe souple, reliée par un câble très fin au reste de l’électronique. « Ce type de batterie ne peut pas être manipulé sans risque. Nous ne pouvons pas, en toute conscience, vous la confier en disant : allez-y, remplacez cette batterie souple », explique-t-il à The Verge.

En Europe, les souris embarqueront une batterie à coque rigide qui, par le fait, sera bien plus difficile à percer (ce qui peut provoquer un départ de feu) et plus facile à changer. Mais voilà : « combien de gens vont ouvrir leur propre souris, retirer la batterie et en installer une nouvelle simplement parce que l’ancienne est arrivée en fin de vie ? », justifie le dirigeant qui s’appuie sur les données de l’entreprise.

Les utilisateurs ont tendance à remplacer la souris toute entière, en achetant une nouvelle… ce qui paraît somme toute logique, si on leur interdit la possibilité de remplacer la batterie. Robin Piispanen assure pourtant soutenir le droit à la réparation : après tout, Logitech commercialise depuis janvier 2025 des pièces détachées officielles dans la boutique d’iFixit.

Les amateurs de bricolage y trouveront des batteries pour les souris et claviers du fabricant, mais pas de switches, ces microrupteurs mécaniques placés sous les boutons qui enregistrent le clic. Ce sont pourtant des composants qui ont tendance à lâcher en premier, avant même la batterie. Pour les remplacer, « il faut ouvrir entièrement la souris et vous risquez fort de casser quelque chose », indique le dirigeant. Il en va de même pour les revêtements antidérapants, dont le remplacement implique de retirer les résidus de l’ancien adhésif : « Il faut suivre tout un processus pour le faire correctement. »

« Je n’ai pas envie de vous vendre une pièce pour que vous finissiez par tout abîmer et que vous le regrettiez », ajoute-t-il. Dans ces conditions, autant ne faire aucun effort sur la réparabilité, effectivement.

[MàJ] SpaceXAI veut faire annuler la loi du Minnesota contre la « nudification »

3 août 2026 à 12:06
Protégeons la liberté d'expression de Grok !
[MàJ] SpaceXAI veut faire annuler la loi du Minnesota contre la « nudification »

SpaceXAI part en croisade contre une loi du Minnesota interdisant les technologies de « nudification », qui permettent de générer des deepfakes dénudés de personnes réelles. L’entreprise est la première concernée, puisque son chatbot Grok est massivement utilisé pour créer ces images.

Mise à jour 3/08 – Le juge en charge de la plainte a rejeté la demande de SpaceXAI. L’entreprise d’Elon Musk voulait le report de la loi du Minnesota bannissant la génération de deepfakes dénudés. Celle-ci a été mise en œuvre le 1er août, alors que la plainte remontait au… 29 juillet. « Un tel délai pour engager l’action et déposer cette requête laisse penser que le préjudice n’est pas imminent », a estimé le juge.

Mais si la loi est en application depuis ce week-end, cela ne signifie pas pour autant que la plainte est éteinte. La procédure se poursuit en effet, avec une audience programmée le 19 août pour décider si la législation doit être suspendue provisoirement ou pas.

Article original, 29/07 – En début d’année, Grok était sous le feu des critiques : le chatbot de xAI (renommé SpaceXAI depuis) permettait très facilement de générer des deepfakes dénudés de personnes réelles (des femmes dans leur vaste majorité), sans leur consentement. Le tout avec le soutien actif d’Elon Musk, trop heureux de voir grimper la popularité de son bot IA.

Depuis, plusieurs enquêtes ont été lancées, en France, à la Commission européenne et à la Commission de protection des données irlandaises, qui a la responsabilité de faire appliquer le RGPD à X (anciennement Twitter).

D’autres juridictions sont allées plus loin, à l’image de l’État américain du Minnesota où une loi interdisant les technologies de nudification entrera en vigueur le 1er août (PDF). Les propriétaires ou exploitants de sites, d’applications et de logiciels ne peuvent plus permettre à leurs utilisateurs d’accéder à une telle fonction, de la télécharger ou de l’utiliser. Ils ne peuvent pas non plus produire eux-mêmes ces images pour le compte de leurs utilisateurs.

Le droit de Grok de générer des images dénudées

Le texte prévoit toutefois une exception pour les logiciels de retouche d’images qui nécessitent de l’utilisateur une compétence technique substantielle (à l’image de Photoshop) : ces outils restent heureusement licites. Les opérateurs des services de nudification pourront être poursuivis par les victimes, avec à la clé d’importantes sanctions possibles : jusqu’à trois fois le montant des dommages réellement subis, notamment pour la souffrance psychologique, ainsi que des dommages punitifs.

Quant à la sanction civile, elle peut atteindre 500 000 dollars pour chaque accès, téléchargement ou utilisation illégale. Ces amendes financeront des organismes qui viennent en aide aux victimes de violences sexuelles. Cette loi est la première du genre aux États-Unis.

SpaceXAI s’oppose à cette législation, comme le rapporte CBS News. L’entreprise affirme qu’elle « ne remet pas en cause l’intérêt du Minnesota à interdire la diffusion, sans leur consentement, d’images de personnes réelles artificiellement représentées nues », mais elle se positionne sur le terrain de la « liberté d’expression ». La loi irait « bien au-delà de [l’] objectif » de lutter contre la nudification et exposerait de nombreuses « formes d’expression protégées à des poursuites civiles et à des sanctions gouvernementales ».

L’entreprise estime que la loi rend le fournisseur d’IA automatiquement responsable, qu’il interdise ou pas aux utilisateurs de se servir de l’outil pour générer des deepfakes dénudés. Elle pourrait aussi être tenue responsable même lorsque les personnes ont consenti à la création de l’image ou quand celle-ci présente une « valeur artistique, scientifique, politique, satirique, éducative, médicale ou religieuse ». Ce qui est une interprétation très large : une image de nu peut en effet entrer dans une de ces catégories, annulant complètement la portée des lois contre ces technologies.

La plainte déposée par SpaceXAI affirme aussi que la définition d’une partie intime retenue par la loi interdit la représentation d’hommes torse nu, de personnes en short ou en maillot de bain, ainsi que d’autres images allant « au-delà de ce qu’une personne ordinaire considérerait comme de la “nudification” ». Enfin et surtout, l’entreprise d’Elon Musk estime que la génération d’images et de vidéos à l’aide de son IA est une activité protégée par la Constitution américaine en vertu du Premier amendement sur la liberté d’expression.

Au bout du compte, SpaceXAI demande au tribunal de déclarer l’inconstitutionnalité de la loi, et d’interdire au Minnesota de la faire appliquer. « On se retrouvera au tribunal, pervers », a simplement répondu le gouverneur de l’État, Tim Waltz.

Le procureur général du Minnesota, Keith Ellison, a été un peu plus prolixe : « Je sais qu’utiliser l’IA pour générer, contre leur volonté, des images de personnes nues est abject. Les débats légitimes sur la politique à mener en matière d’IA ne manquent pas. Celui-ci n’en fait pas partie. » Il ajoute que la nudification par IA prive les victimes « de leur dignité et peut leur causer un immense préjudice sur les plans émotionnel, personnel et professionnel. »

De ce côté-ci de l’Atlantique, où des réglementations similaires sont à l’étude à Bruxelles, xAI ne s’est pas encore prononcé sur le sujet.

La Chine s’attaque au quasi-monopole d’ASML sur les machines de lithographie

29 juillet 2026 à 08:10
La Chine a vu la lumière
La Chine s’attaque au quasi-monopole d’ASML sur les machines de lithographie

Une entreprise chinoise aurait commencé à produire ses propres machines de lithographie DUV, un marché largement dominé par le groupe européen ASML. Un progrès important pour la Chine, qui cherche à réduire sa dépendance aux technologies occidentales.

ASML est une des entreprises les plus importantes de l’industrie de la tech : c’est elle en effet qui fournit aux fabricants de semi-conducteurs les machines de lithographie indispensables à la fabrication des puces. Basée aux Pays-Bas, elle permet aux fondeurs comme TSMC, Samsung ou encore Intel de produire leurs composants. Ses machines sont donc indispensables à la bonne marche du secteur, tiraillé de toutes parts par les coups de menton géopolitiques des grandes puissances américaine et chinoise. Avec l’Europe au milieu.

EUV FTW

Pour des raisons de sécurité, les Pays-Bas contrôlent de près les exportations d’ASML, comme le gouvernement l’a rappelé en septembre 2024. Ce qui signifie que des restrictions s’imposent à la Chine. Le pays, qui pesait 14 % du chiffre d’affaires de l’entreprise au deuxième trimestre (soit environ 924 millions d’euros), peut importer certains types de machines moins avancées.

C’est le cas des modèles DUV (Deep Ultraviolet), même si les versions les plus performantes restent soumises à des licences d’exportation. Cette technologie est utilisée pour la plupart des semi-conducteurs, y compris pour de nombreuses couches des puces les plus avancées. Les fondeurs peuvent la pousser dans ses derniers retranchements en multipliant les étapes et donc les risques d’erreur qui coûtent cher.

Les machines EUV (Extreme Ultraviolet) produites par ASML ne peuvent pas en revanche être exportées vers la Chine. ASML n’a jamais obtenu du gouvernement néerlandais les autorisations nécessaires pour y livrer ces équipements destinés aux puces les plus avancées. Une politique qui remonte à 2019, et qui a toujours cours aujourd’hui.

Les technologies DUV et EUV servent le même objectif : utiliser la lumière pour imprimer des motifs microscopiques sur une tranche de silicium recouverte d’un matériau photosensible, comme l’explique ASML. Ce principe de lithographie permet ensuite de transférer ces motifs dans les différentes couches de matériaux qui formeront les transistors et les circuits de la puce. La lithographie EUV repose cependant sur une architecture entièrement différente de celle du DUV, avec son système de miroirs d’une précision redoutable.

La lumière au bout du tunnel

D’après des sources de The Information, une entreprise chinoise non citée aurait commencé à produire des machines DUV. Selon Reuters, il s’agirait de Shanghai Aishengna Electronic Technology Group. Elles devraient être livrées à ses premiers clients dans le courant de l’année, notamment au fabricant de mémoires CXMT (celui-là même courtisé par Apple). Cette société vise la production de 5 machines DUV en 2026, et autour d’une vingtaine l’année prochaine.

Les capacités d’ASML sont d’un autre niveau : 130 modèles DUV à immersion cette année, avec une hausse de 30 % pour 2027. Et puis on parle d’une technologie inférieure à l’EUV, cette dernière servant à fabriquer les puces les plus performantes, celles des serveurs NVIDIA ou des appareils d’Apple. Comme le rappelle SemiAnalysis auprès de CNBC, la mise au point de l’EUV a nécessité vingt ans de recherche et des milliards de dollars d’investissements ; nul doute que la Chine a les moyens humains et financiers pour se lancer dans une telle aventure, comme elle l’a fait pour les CPU de son nouveau supercalculateur, ou encore des puces dédiées à l’IA.

Pékin pourrait même être plus proche que jamais. Reuters rapportait en décembre dernier qu’un prototype fonctionnel de machine EUV avait été développé à Shenzhen par une équipe composée d’anciens d’ASML. L’équipement serait en phase de test, sans être capable de fabriquer des puces en série. L’optimisme est pourtant de rigueur : selon l’agence de presse, la Chine voudrait produire des puces avec cet équipement dès 2028.

En attendant, ces machines DUV devront encore démontrer qu’elles peuvent égaler les rendements, la cadence, la précision et la fiabilité des modèles d’ASML. Si cet équipement se montre trop lent, instable ou s’il génère trop de puces défectueuses, il sera d’un intérêt très relatif. De plus, l’impact de ces machines « made in China » pourrait être modeste sur les comptes d’ASML, au vu des restrictions imposées à l’exportation de ces appareils.

[MàJ] PSN et Xbox hors service : le jeu dématérialisé pris au piège des serveurs

29 juillet 2026 à 06:42
Problème de connexion pour le futur sans disque
[MàJ] PSN et Xbox hors service : le jeu dématérialisé pris au piège des serveurs

À quelques heures d’intervalle, les services en ligne de PlayStation et de Xbox sont tombés dans les choux, laissant sur le carreau de nombreux joueurs désireux d’accéder à leurs jeux. Voilà qui n’annonce rien de bon pour l’avenir tout dématérialisé que préparent les constructeurs de consoles.

Le réseau Xbox a connu plusieurs hoquets ces derniers jours. La panne du 23 juillet tombait très mal : les joueurs ayant acheté l’accès anticipé à Halo: Campaign Evolved trépignaient derrière les serveurs de Microsoft pour lancer le remaster de leur jeu de tir préféré. Ils ont dû attendre quelques heures de plus, tout comme de nombreux autres utilisateurs des services en ligne Xbox, sur leurs consoles, PC, ainsi que dans le cloud.

Une panne « inacceptable »

Mais le pire était à venir. Les services Xbox n’ont pas fonctionné durant une bonne partie de la journée de lundi. Ce coup de mou a empêché les joueurs d’accéder à leur compte et donc à leur bibliothèque de jeux dématérialisés. Elle a même pu empêcher le lancement des disques de jeux.

La situation a été rétablie une quinzaine d’heures plus tard. La situation est telle que le directeur technique de Xbox, Scott Van Vliet, est sorti du bois pour donner une première explication technique de ce qui s’était passé. La panne, qu’il qualifie d’« inacceptable », trouve son origine dans une défaillance d’un service externe de gestion des licences dont dépend Xbox.

Plusieurs « scénarios » de connexion ont cessé de fonctionner correctement, tout comme des opérations qui nécessitent la vérification des droits d’accès (affichage de la bibliothèque, lancement des jeux). Les premiers signaux ont été signalés dans la nuit de dimanche à lundi. Les équipes de Microsoft ont « isolé l’infrastructure défaillante », puis rétabli le service mais de manière inégale selon les régions.

Mais au-delà de la cause de la panne, le CTO veut comprendre pourquoi la défaillance d’un seul service a pu provoquer un incident d’une telle ampleur. Pourquoi le rétablissement a pris autant de temps et comment éviter qu’un point de défaillance unique puisse de nouveau gâcher la journée des joueurs. Des changements profonds vont être effectués dans l’infra des services Xbox, pour la connexion comme pour le lancement des jeux. Scott Van Vliet promet également une communication plus rapide et plus claire quand un problème survient.

Au moins, Xbox tente de jouer la carte de la transparence, contrairement à Sony qui s’est muré dans le silence le plus total pendant et après la panne qui a touché le PSN vendredi 24 juillet. Pendant 6 heures environ, les services en ligne de PlayStation ont fonctionné en pointillés, empêchant de nombreux joueurs de lancer leurs jeux dématérialisés et de se connecter aux serveurs pour les parties en multi.

Il a fallu suivre la page de statut des services en ligne pour se tenir au courant des évolutions de l’arrêt des machines. Le PSN aurait été pris dans la nasse de la grosse panne chez AWS, qui touchait plusieurs sites et plateformes web au même moment.

L’avenir merveilleux du tout-démat’

Ces incidents interviennent au plus mauvais moment pour les constructeurs de consoles, qui depuis des années préparent les esprits à des jeux entièrement dématérialisés. Sony a d’ailleurs programmé l’arrêt des jeux physiques PlayStation pour janvier 2028, ce qui annonce une PS6 sans lecteur de disques. Le projet Helix de future Xbox pourrait bien suivre le même chemin, même si Microsoft n’a rien confirmé.

Sony s’engageait à « mobiliser en priorité » ses ressources pour innover dans la manière dont les joueurs accèdent aux jeux – pas de bol, la panne de la semaine dernière a aussi touché le PlayStation Store – et promettait « une expérience de jeu de tout premier ordre ». On ne peut pas dire que ce soit très bien parti.

Pour les joueurs attachés à l’objet physique, les galettes de jeux sont une solution à ces problèmes de serveurs, mais ces supports ne sont pas la panacée pour autant. La panne chez Xbox a ainsi empêché le lancement des jeux sur disques. Et il y a belle lurette que les supports physiques ont besoin d’un téléchargement initial ou d’une mise à jour « day one ». Le site DoesItPlay? recense beaucoup de jeux jouables sans connexion internet et/ou téléchargement nécessaire : à mettre dans ses favoris.

Mise à jour 15h30 — Xbox a clarifié auprès de The Verge que l’impossibilité de lancer des jeux à partir d’un bon vieux disque pendant la panne de lundi n’aurait pas dû arriver. Scott Van Vliet explique que « les vérifications de licence pour les jeux sur support physique ne devraient pas empêcher les joueurs d’accéder à leurs titres : c’est ainsi que le système a été conçu ».

Et pourtant, c’est bien arrivé. Les disques pour Xbox One et Xbox Series X contiennent les informations nécessaires à la vérification du droit d’utilisation. Selon la documentation de Microsoft, les jeux entièrement pris en charge sur disque et ne nécessitant pas de connexion à internet devraient rester accessibles hors ligne.

Microsoft a identifié le problème ayant empêché les consoles d’utiliser correctement ces droits d’accès. Un correctif sera déployé dans les prochaines semaines.

☕️ Les appels audio et vidéo de WhatsApp maintenant dans le navigateur

29 juillet 2026 à 05:53


WhatsApp ne se limite évidemment pas au texte : la messagerie de Meta permet de discuter de vive voix, avec ou sans sa tête à l’écran. Le service a justement amélioré les appels audio et vidéo dans sa dernière livrée de nouveautés.

Plus besoin d’avoir à utiliser l’application de WhatsApp pour appeler un ou des correspondants : la version web est désormais suffisante. Les appels vocaux et vidéo, aussi bien individuels qu’en groupe, peuvent en effet passer par un navigateur. Et ce, avec le chiffrement de bout en bout, « sans limite de temps ni frais », assure la messagerie.

Voilà qui sera pratique sur un ordinateur d’entreprise où l’installation d’apps est restreinte ou une machine partagée. Par ailleurs, le partage d’écran et les réactions sont également disponibles, tout comme l’historique des appels et les favoris. Les appels vidéo bénéficieront d’ailleurs de la haute définition dès les premières secondes, alors il faudra être sur son 31 immédiatement.

Dans la même veine, WhatsApp apporte une fonction de suppression des bruits de fond pour faire ressortir les voix, même dans un environnement bruyant. Les paramètres de l’appel permettent de régler finement cette option.

La messagerie ajoute le transfert d’appel de groupe d’un appareil à un autre, « sans raccrocher ». L’appel peut être transféré depuis l’app mobile vers la version web, macOS ou Windows de la messagerie. Dans un autre genre tout aussi utile, une « salle d’attente » fait son apparition pour faire patienter les utilisateurs ayant suivi un lien vers un appel de groupe ; ils ne pourront y participer que si le créateur de l’appel les autorise. Tout cela est en cours de déploiement progressif dans le monde entier.

[MàJ] Apple lance la location d’iPhone, d’iPad et de Mac

28 juillet 2026 à 13:27
Petit loyer, gros astérisque
[MàJ] Apple lance la location d’iPhone, d’iPad et de Mac

Les appareils d’Apple sont trop chers ? Il est vrai qu’avec la dernière augmentation en date, le portefeuille souffre encore plus que d’habitude. Néanmoins, le constructeur propose une alternative en lançant un programme de leasing, sobrement baptisé Apple Upgrade. Les prix sont alléchants, mais gare aux petites lignes.

Les appareils d’Apple n’ont jamais été très bon marché, et encore moins depuis la récente hausse vertigineuse imposée par l’explosion des coûts de la mémoire. Pour y remédier, le constructeur vient de lancer, aux États-Unis seulement, un nouveau programme de location, Apple Upgrade.

Il propose aux clients aux budgets serrés la possibilité de louer un appareil sur une durée de 12 à 36 mois. Pour l’iPhone et l’Apple Watch, la location s’échelonne entre 12 ou 24 mois ; sur un Mac ou un iPad, elle s’étire entre 24 et 36 mois. Premier avantage : il n’y a ni apport initial ni dépôt de garantie.

Les petites lignes à prendre en compte

Apple donne plusieurs exemples de son programme de leasing. Un iPhone 17 Pro (256 Go) au prix public de 1 099 dollars (hors taxes) est proposé à 31,99 dollars pour un contrat de 24 mois, ou encore 45,99 dollars sur 12 mois. Ce qui revient à un total de respectivement 767 et 551 dollars.

Un iPad Pro 11 pouces (256 Go) vendu 1 199 dollars reviendra à 24,99 dollars sur 36 mois, ou 31,99 dollars sur 24 mois. Soit 899 et 767 dollars. Un MacBook Pro 14 pouces (16 Go de RAM) normalement vendu 1 999 dollars est proposé à 38,99 dollars sur 36 mois ou 53,99 dollars sur 24 mois, soit 1 403 et 1 295 dollars.

Des prix plutôt avantageux donc, ce qui confirme que les mensualités couvrent essentiellement l’usage et la dépréciation estimée de l’appareil. Il faut avoir en tête que l’appareil en leasing n’appartient pas au client : au terme du contrat, il pourra acheter complètement le produit, mais ni Apple ni Klarna, le partenaire financier dans l’opération, ne précisent le prix de rachat.

La FAQ précise cependant que « le prix de rachat correspondra au prix catalogue, duquel seront déduits les loyers déjà versés, ainsi que les éventuelles remises restantes ou le crédit accordé pour la reprise d’un ancien appareil, hors taxes et éventuels frais liés à des dommages. » Si toutes les conditions sont réunies, Apple assure qu’on ne paiera pas plus cher un appareil auparavant en leasing. Cependant, des « frais substantiels » pourront s’appliquer si on décide de terminer un contrat avant terme.

Attention à la casse

Il est aussi possible de signer un nouveau contrat de location pour obtenir un appareil neuf. L’ancien modèle devra être rendu, en bon état. Si ce n’est pas le cas, des frais supplémentaires pourraient être exigés. Sachant que l’assurance AppleCare n’est pas incluse dans l’offre de leasing, il sera donc nécessaire de faire soit très attention à son matériel, soit casquer pour la garantie en plus. L’entreprise vient d’ailleurs de lancer une offre AppleCare One pour cumuler des assurances sur plusieurs appareils, à tarif préférentiel.

Attention, ne rien faire à l’échéance du contrat n’arrête pas la location : des mensualités sont toujours prélevées pendant un maximum de 6 mois, et elles sont susceptibles d’augmenter. À la fin de la prolongation, et sans nouvelle de la part du client, Klarna facturera automatiquement le prix de rachat.

En cas de second échec d’un prélèvement, Klarna explique sur son site que la mensualité impayée est ajoutée au prochain paiement prévu, avec des frais de retard qui peuvent s’appliquer (et une mauvaise note de crédit au passage, ce qui peut être problématique aux États-Unis).

Afin d’atténuer le feu des mensualités, Apple propose de combiner la reprise d’un ancien matériel, ce qui implique d’abandonner un bien appartenant au client pour un autre qu’il ne possèdera pas. La communication d’Apple est habile (« Un iPhone 17 Pro à partir de 17,99 dollars par mois ! »), mais le consommateur accepte d’entrer dans un cycle de location, de restitution et de renouvellement.

Ce programme a certainement vocation à s’étendre à d’autres pays, puisque les prix des appareils Apple sont élevés partout dans le monde. Actuellement, sur l’Apple Store français, il est toujours possible de contracter un crédit à taux 0 % (auprès de Cetelem) sur certaines durées. Et à la fin des paiements, l’appareil appartient au client.

Mise à jour 21 h — Ouf ! Apple n’a pas l’intention de verrouiller l’iPhone ou le Mac des mauvais payeurs. Le constructeur a indiqué à The Verge qu’« il n’y aura pas de mode restreint ni de limitation des fonctionnalités de l’appareil en cas de retard ou de défaut de paiement dans le cadre du programme Apple Upgrade. »

Il y avait tout lieu de craindre le pire : du code dans une bêta d’iOS 27 débusqué par 9to5Mac faisait référence à un système permettant à un partenaire financier (Klarna pour Apple Upgrade) d’effectuer des vérifications régulières de l’état d’un appareil et de le placer dans un « mode restreint » si le propriétaire n’était pas à jour dans ses paiements. Seule une poignée d’applications devaient rester disponibles, comme Téléphone, les réglages, Cartes et l’App Store.

Klarna a de son côté précisé qu’en cas de trois paiements successifs manqués, le contrat de location sera résilié « et le client devra régler la totalité du solde restant dû ».

Qwant : les données de Google vont « réduire l’avantage d’une domination monopolistique »

28 juillet 2026 à 11:37
Contrer Google avec ses propres données
Qwant : les données de Google vont « réduire l’avantage d’une domination monopolistique »

Google va devoir partager ses données de recherche avec des moteurs concurrents en Europe. Un tremblement de terre pour le géant du web, qui devrait permettre l’émergence d’une concurrence plus affûtée. Next fait le point avec Boris Lecoeur, nouveau directeur général de Qwant.

À partir de janvier 2027, Google sera tenu de partager les données de recherche avec ses rivaux en Europe. Requêtes, clics et autres signaux seront donc accessibles à la concurrence qui a besoin de ces données pour améliorer leurs propres services… et se poser finalement en vrais rivaux du leader incontesté de la recherche en ligne.

L’occasion était toute trouvée pour discuter avec Boris Lecoeur, nouveau directeur général de Qwant, sur les implications de cette décision. Après neuf années passées chez AWS, devenu vice-président de Cloudflare en France, il a rejoint le moteur de recherche français au mois de mai.

Cet entretien a été condensé et légèrement édité pour plus de clarté.

Une avancée et un changement d’approche majeurs

>> À partir de janvier prochain, Google va devoir partager les données de recherche avec les moteurs concurrents. J’imagine que c’est plutôt une bonne nouvelle pour Qwant mais dans la pratique, à quoi ces données vont-elles vous servir ?

On pense que c’est une avancée majeure pour la Commission européenne et c’est un changement d’approche majeur. Ce ne sont plus uniquement des sanctions, mais vraiment une intention et un but de réduire l’avantage structurel d’une domination monopolistique.

C’est vrai qu’il n’y a pas de précédent d’une société qui a pu accumuler et capturer autant de données sur l’ensemble des citoyens depuis son existence. Et c’est ce qui explique que c’est très compliqué de concurrencer Google, parce que les données et leur volume, ainsi que le nombre d’informations qu’ils capturent quotidiennement, font que c’est un cercle vertueux pour eux. Plus ils ont d’utilisateurs, plus ils ont de volume, plus ils ont de volume, plus précises sont leurs réponses, et du coup plus ils peuvent continuer à capturer davantage d’utilisateurs.

Donc la décision de la Commission est vraiment un événement important.

Concernant l’utilisation des données, cela va nous permettre d’aller plus vite dans notre indépendance technologique, d’être plus précis sur certains types de recherches et de requêtes qu’on appelle les « long tails », c’est-à-dire des recherches très particulières que seul Google voit et qu’on ne peut pas capturer, ne serait-ce que par la volumétrie qui n’est pas du tout la même.

Quand on a 90 % de parts du marché des moteurs de recherche, forcément on capture beaucoup plus de recherches.

Nous donner la capacité d’accéder au système de classement va nous donner la possibilité de voir si les documents ont été cliqués ou pas, et la manière dont l’utilisateur s’est comporté par rapport à ces documents, c’est essentiel. Cela nous permet de mieux classer les documents et les pages des données qui vont être partagées par Google.

On sera dans l’incapacité de reconstituer les requêtes faites sur Google

>> Pendant les discussions avec Bruxelles, Google a multiplié les alertes sur la sécurité des données anonymisées qui vont être fournies aux moteurs de recherche tiers. Est-ce que ces données anonymisées vous permettront de retracer l’utilisateur ou pas ?

Alors non, pour différentes raisons. Un, il y a de l’anonymisation qui est en place. Deux, le nombre de sociétés qui auront accès à ces données est très limité, les données ne seront pas partagées publiquement. Trois, nous avons une obligation légale et contractuelle de ne pas essayer de faire de la réidentification de données. Si on devait le faire, nous serions condamnés.

En dernier lieu, il y a aussi tout un audit des systèmes de sécurité que nous mettons en place au sein de nos entreprises, pour s’assurer qu’un certain nombre de garde-fous soient en action.

C’est évident que Google ne voulait pas se laisser faire, mais c’est assez cynique qu’ils attaquent sous l’angle de la vie privée, alors que le moteur de recherche connaît autant la vie privée de tous les citoyens. Quelque part, ça montre qu’ils ont aussi des ingénieurs qui sont très pointus sur la capacité à réidentifier et reconstituer les sessions à partir de données disjointes les unes des autres.

Il faut savoir que les données qui vont être partagées ne seront pas faites sous la forme de sessions. Chaque requête va être indépendante l’une de l’autre, et on sera dans l’incapacité de reconstituer la personne à l’origine de la requête.

Notre crédo chez Qwant, c’est le respect de la vie privée. Nous n’enregistrons pas de données personnelles ni d’historique de requêtes, nous tronquons les adresses IP. Nous sommes vraiment dans l’impossibilité de reconstituer les requêtes faites sur Google, et de reconstituer les données de la personne qui a saisi la requête.


Petit détour pour évoquer le délicat dossier Bing. En février 2025, la CNIL prononçait un rappel à la loi à l’encontre de Qwant concernant l’exploitation de données « essentiellement techniques » avec le moteur de recherche de Microsoft. Les faits remontent à 2019, mais l’occasion était trop belle d’évoquer le sujet avec les représentants de Qwant sur les suites de ce dossier au long cours.

Au rappel de cette histoire, Qwant nous a indiqué qu’il ne s’agissait pas d’une sanction de la CNIL, et que le problème a été corrigé dans les conditions générales d’utilisation en 2020. L’acquisition de l’entreprise par Synfonium en 2023 a scellé l’affaire, malgré ce rappel à l’ordre de la commission. La politique de confidentialité est depuis restée la même : pas de transmission de données, pas de stockage des données personnelles. Retour à l’interview.



Il reste 71% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

Apple et Micron s’affrontent sur la mémoire chinoise

28 juillet 2026 à 07:50
La guerre de la mémoire
Apple et Micron s’affrontent sur la mémoire chinoise

Une des solutions mises en œuvre par Apple pour soulager des marges mises à mal par la crise de la mémoire est d’augmenter les prix de ses appareils. Une autre serait d’équiper ses produits avec de la RAM chinoise. Une stratégie industrielle qui se heurte aux restrictions américaines que le constructeur espère faire sauter – mais Micron, principal fournisseur US de mémoire, s’y oppose, tout comme une partie de l’administration Trump.

« Je n’ai jamais rien vu de tel dans aucun domaine en plus de quarante ans », avait expliqué Tim Cook le mois dernier en évoquant la crise de la mémoire. Quelques jours plus tard, Apple augmentait le prix de ses appareils et de quelques uns de ses services histoire, peut-être, de compenser l’effritement des marges sur le matériel.

Les difficiles manœuvres d’Apple

Le constructeur informatique, qui était un des plus importants acheteurs de mémoire avant que les acteurs de l’IA ne viennent tout dévorer avec leur grand appétit et des poches profondes, travaille sur une autre solution : faire appel à des fournisseurs chinois. Apple négocierait avec ChangXin Memory Technologies (CXMT, qui détient 7,67 % du marché mondial de la DRAM) et Yangtze Memory Technologies (YMTC, surtout spécialisée dans la mémoire NAND), dont la production pourrait équiper des appareils vendus en Chine, comme le rapportait le Financial Times début juillet.

Seul problème : ces deux entreprises sont sur des « listes noires » de Washington car elles sont considérées comme liées à l’armée chinoise. YMTC figure de plus sur l’« entity list », qui limite fortement les exportations de technologies et de produits vers les entreprises qui y figurent. C’est pourquoi Apple mènerait depuis quelques semaines une campagne de lobbying qualifiée d’« agressive » par le Wall Street Journal auprès de l’administration Trump.

Un combat difficile pour le constructeur. D’un côté, il doit démontrer le bien-fondé d’utiliser des mémoires chinoises dans ses appareils, alors que ces entreprises sont mal vues de Washington. De l’autre, Apple fait face à une opposition virulente de la part de Micron, un des trois grands fabricants mondiaux de mémoires, et le seul américain du lot face aux coréens Samsung et SK Hynix.

Sanjay Mehrotra, le directeur général de Micron, ainsi que plusieurs dirigeants du groupe, auraient averti Howard Lutnick, le secrétaire au Commerce, pour pousser le gouvernement à garder une position ferme contre CXMT et d’autres entreprises chinoises susceptibles de vendre des composants à des sociétés américaines. Et ce, peu importe la région du monde où les appareils seront commercialisés : c’est le genre de scénario qui permettrait à la Chine d’imposer ses produits, comme cela a été le cas dans l’aciérie et plus largement les usines aux États-Unis.

Micron a de la mémoire

Micron a une dent contre Apple. À mots à peine voilés, le fournisseur de mémoire a accusé le constructeur de Cupertino d’être un des responsables de la crise actuelle après avoir forcé de substantielles baisses de prix sur ces composants. Faute d’argent et de marges, les fabricants de RAM et de SSD ont dû suspendre des projets d’investissements pour construire des usines qui auraient bien été utiles aujourd’hui.

Selon les sources du WSJ, Apple accuse en privé Micron de pratiquer des prix abusifs, et de ne pas investir assez rapidement pour augmenter sa production. Micron réplique en mettant en avant son plan d’investissements à hauteur de 250 milliards de dollars aux États-Unis.

L’administration Trump va devoir faire un choix : faire baisser les prix pour soulager le portefeuille des consommateurs américains quitte à assouplir sa position sur les entreprises chinoises, ou augmenter la production de semi-conducteurs au pays pour réduire la dépendance envers l’étranger. Micron affirme être une partie de la solution, en accélérant la construction d’usines aux États-Unis. « L’importance stratégique des technologies de mémoire et de stockage de pointe n’a jamais été aussi grande », abonde un porte-parole.

« Le plus important, c’est de développer nos capacités de production ici. Et nous ne voulons évidemment pas faire affaire avec une entreprise figurant sur l’Entity List », a déclaré la semaine dernière Michael Kratsios, directeur du Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison-Blanche.

Le hic, c’est que fabriquer de la mémoire est plus difficile que de claquer de doigts, le processus est long et complexe. En attendant que les premières barrettes sortent de ces usines, les consommateurs vont continuer à souffrir tout comme l’industrie, au-delà du seul cas d’Apple.

Apple avait déjà tenté de faire de YMTC un de ses fournisseurs de mémoire. C’était en 2022, et la collaboration était même allée jusqu’à établir un cahier des charges afin que les composants de l’entreprise satisfassent les exigences du constructeur. Ce dernier a par la suite essuyé un torrent de critiques, notamment de la part de Marco Rubio, alors sénateur : celui qui allait devenir le secrétaire d’État de Donald Trump avait alors accusé Apple de « jouer avec le feu ».

En attendant, et à l’image de ses rivaux américain et coréens, CXMT vit sa meilleure vie en Bourse. Durant sa première journée de cotation à Shanghai, le fabricant chinois a enregistré une hausse fulgurante de 466 % de son action, poussant la valorisation de l’entreprise à 484 milliards de dollars.

Amazon Leo veut lancer plus de 5 000 satellites pour concurrencer la téléphonie de Starlink

28 juillet 2026 à 07:09
Embouteillages en orbite basse
Amazon Leo veut lancer plus de 5 000 satellites pour concurrencer la téléphonie de Starlink

Starlink va trouver un sérieux concurrent sur sa route : Amazon. Le mastodonte américain du commerce en ligne bâtit actuellement une constellation de satellites pour de l’accès à internet fixe, et à la faveur d’une communication avec les régulateurs du pays, il confirme qu’il veut également mettre sur pied une offre de téléphonie.

Amazon a déposé auprès de la FCC, la Commission fédérale des communications américaine, une demande pour lancer et exploiter une constellation composée de 5 105 satellites en basse orbite. Ce réseau servira au futur service Direct-to-Device (D2D) d’Amazon Leo. Ce système offrira les appels vocaux, la messagerie, des données et les appels d’urgence dans les régions hors de portée des antennes relais.

Des appels vocaux et de la data par satellite

Amazon Leo, anciennement Kuiper, ne se limitera donc pas à l’accès internet fixe par satellite, comme le groupe l’avait dévoilé mi-avril à l’occasion de l’annonce de l’acquisition de Globalstar pour 11,57 milliards de dollars. La vingtaine de satellites de Globalstar sert principalement à l’iPhone (et l’Apple Watch Ultra 3) pour les appels d’urgence, la messagerie et l’assistance routière. Amazon entend d’ailleurs poursuivre ce partenariat en travaillant avec Apple sur « de futurs services satellites ».

Le réseau Globalstar rejoindra la constellation déjà en place par Leo, qui compte « plus de 390 satellites » en orbite terrestre basse. Une toute petite goutte d’eau dans l’océan de Starlink, qui compte 10 800 satellites actifs autour de notre planète.

Amazon a débuté une phase de test en novembre dernier pour l’accès fixe à internet par satellites, le lancement étant programmé d’ici la fin de cette année. Trois antennes sont d’ores et déjà disponibles : Nano (jusqu’à 100 Mbps en téléchargement), Pro (jusqu’à 400 Mbps) et Ultra (jusqu’à 1 Gbps en téléchargement et 400 Mbps en téléversement). L’Arcep avait donné son autorisation à Amazon Leo dès l’été dernier.

Le système D2D d’Amazon fonctionnera en parallèle des satellites de première et deuxième génération lancés jusqu’à présent, ainsi qu’avec les modèles de Globalstar. En plus de l’usage personnel, Amazon vante les capacités de son service D2D pour les communications durant les interventions en cas de catastrophe, la gestion de flotte à l’échelle internationale, les opérations à distance sur les chantiers et dans les chaînes d’approvisionnement, la connexion à des capteurs IoT (internet des objets) isolés.

Amazon livre des satellites en orbite

Dans le détail, cette flotte de satellites sera répartie sur cinq plans orbitaux (de 510 à 580 km d’altitude). Ces drôles d’engins volants communiqueront avec les smartphones sur des fréquences radio dédiées, les bandes L et S, adaptées aux liaisons satellitaires mobiles.

Les signaux seront traités directement par les satellites D2D avant de les retransmettre, poursuit Amazon. Ces derniers sont également équipés de liaisons optiques intersatellitaires, des connexions laser entre les appareils en orbite pour un acheminement « plus intelligent » du trafic à travers la constellation. Bref, du classique pour ce genre de constellation.

Amazon promet également de ne pas brouiller les fréquences des autres opérateurs, en maintenant l’énergie du signal à l’intérieur des canaux de fréquence attribués, « avec très peu de débordement vers les bandes voisines ». L’entreprise s’engage également à se coordonner « de bonne foi » avec les autres tenanciers de satellites.

Le système ajuste aussi en permanence la manière dont les données sont encodées en fonction de la qualité du signal : débits plus élevés quand les conditions sont favorables, maintien d’une connexion fiable dès qu’elles le sont moins.

À l’instar de Starlink qui a signé des accords avec plusieurs opérateurs traditionnels de téléphonie (T-Mobile aux États-Unis, Salt en Suisse…), Amazon annonce également des partenariats avec Vodafone, DirecTV, les FAI sud-africain Herotel et australien NBN. Si le groupe obtient le feu vert de la FCC, le déploiement des satellites D2D pourra débuter en 2028.

☕️ Impressionnante pluie de correctifs dans iOS 26.6 et macOS 26.6

28 juillet 2026 à 06:26


Fin juin, à l’occasion de la mise en ligne d’iOS 26.5.2, Apple avait expliqué que le processus de distribution des mises à jour de sécurité pour ses systèmes d’exploitation s’était accéléré. En cause : l’IA générative qui permet de développer rapidement « des outils de piratage malveillants ».

Un cycle plus expéditif qui explique aussi peut-être pourquoi la dernière livraison est si riche en correctifs. iOS 26.6 et iPadOS 26.6 corrigent en effet la bagatelle de 87 vulnérabilités, soit autant de CVE dans la longue liste publiée par Apple.

Aucune d’entre elles n’a été exploitée activement avant la publication du correctif (« zero day »), en revanche plusieurs sont considérées comme très sérieuses. C’est le cas de CVE-2026-64747 dans le composant système AVEVideoEncoder, qui permet à une application d’exécuter du code arbitraire avec les privilèges du noyau. Ou encore CVE-2026-43813 dans le composant CloudAttestation chargé de vérifier l’intégrité des applications, qui permet de contourner le contrôle de signature du code.

Plusieurs failles du noyau autorisaient l’écriture et la corruption de sa mémoire, ce qui peut servir à élever les privilèges ou à compromettre plus largement le système.

Le nombre de correctifs est encore plus important dans macOS 26.6 Tahoe : le bulletin dénombre 155 identifiants CVE. Là non plus, aucune faille « zero day » au compteur, mais on retrouve les mêmes vulnérabilités critiques que sous iOS 26.6, avec en plus des failles propres au système (dans Accounts, Core Services, CUPS, Remote Management…) avec à chaque fois un risque d’obtention des privilèges root. Une faille dans HFS peut aussi permettre l’exécution de code arbitraire. Une vulnérabilité dans le Wi-Fi peut faire sortir une app du bac à sable ou lui accorder certains privilèges. watchOS 26.6, tvOS 26.6 et visionOS 26 comprennent plus de 80 correctifs.

C’est entendu, on est encore loin des 570 failles colmatées dans Windows 11 via le dernier Patch Tuesday, mais à l’échelle d’Apple c’est tout de même significatif. Habituellement, les mises à jour de sécurité du constructeur comptent quelques dizaines de vulnérabilités. iOS 26.5.2 affichait ainsi 32 failles de sécurité, ce qui était déjà un joli paquet qui devait être intégré dans iOS 26.6.

Signe des temps, plusieurs outils d’IA sont crédités dans les listes des correctifs : Claude (Anthropic), GLM (Z.AI), l’AI Red Ream de NVIDIA, Codex Security (OpenAI)… Apple est également partenaire du projet Glasswing d’Anthropic, qui lui permet depuis avril d’accéder au modèle Mythos spécialisé dans la cybersécurité. Si l’IA générative aide les attaquants, elle épaule aussi les défenseurs.

En attendant un probable iOS 26.6.1, les utilisateurs d’appareils Apple seront bien avisés d’effectuer ces mises à jour. Ce d’autant que ces versions 26.6 intègrent en plus une fonction en préparation d’iOS 27, d’iPadOS 27 et de macOS 27 Golden Gate : elle optimise l’index de Spotlight (le moteur de recherche interne) pour le futur Siri. Un travail qui nécessite plusieurs jours en tâche de fond. Bien sûr, Siri AI ne sera pas lancé cet automne en Europe sur iPhone et iPad, mais il sera tout de même disponible sur Mac.

☕️ Orange veut décupler la puissance de ses datacenters, avec Morrison

28 juillet 2026 à 05:56


Orange veut partager le fardeau de ses datacenters. L’opérateur historique a ainsi annoncé la création d’une coentreprise avec Morrison, une société néo-zélandaise spécialisée dans les infrastructures, qui aura pour mission de décupler la capacité totale des datacenters Orange – soit un total de 400 MW.

Une progression impressionnante qui nécessite la construction de nouveaux bâtiments. Morrison est précisément là pour ses capitaux et sa capacité à lever de la dette. Orange, de son côté, apporte cinq de ses principaux centres de données répartis sur quatre campus en France (Chevilly-Larue, Aubervilliers, Chartres et Val-de-Reuil), ainsi que son expertise opérationnelle, les terrains, les bâtiments, et les clients. Orange Business dispose pour rappel d’une qualification SecNumCloud de l’ANSSI dans son datacenter de Grenoble, qui n’est pas dans cette liste.

Image : Morrison

Orange Business sera le partenaire exclusif pour la commercialisation des offres de colocation et d’hébergement auprès des grandes entreprises, des PME et des acteurs du secteur public. Ces infrastructures serviront également aux solutions infonuagiques et IA de la filière pro d’Orange. L’opérateur conserve par ailleurs le contrôle opérationnel des espaces dédiés à ses propres activités, qui resteront hébergés dans ses datacenters. L’entreprise peut ainsi affirmer :

« Cela garantirait aux clients d’Orange et d’Orange Business un niveau de sécurité et de disponibilité des systèmes hébergés et des données associées conforme aux standards nationaux et européens les plus exigeants. »

« Ce projet de coentreprise avec Morrison nous permettrait de révéler la valeur de nos actifs existants et de renforcer notre position dans les data centers », explique Christel Heydemann, directrice générale du groupe Orange. C’est aussi un moyen de créer les « infrastructures numériques souveraines et de confiance » dont la France a besoin, selon elle.

« Avec Orange, nous envisageons la création d’une plateforme associant des actifs d’infrastructure stratégiques, une expertise opérationnelle et des capitaux de long terme pour répondre à cet enjeu », rebondit William Smales, directeur des investissements de Morrison. Un investissement de 3 milliards d’euros est sur la table, financé par les deux partenaires. La création de la coentreprise, détenue à 50/50, est attendue pour le premier semestre de l’année prochaine.

Orange s’interrogeait depuis un moment pour valoriser ses datacenters, des actifs qui jusqu’à présent étaient noyés dans les comptes du groupe. Une coentreprise a cet avantage de pouvoir accueillir de nouveaux capitaux et de pouvoir s’endetter sans que l’opérateur n’ait tout à financer.

La rumeur courait depuis quelques semaines que Morrison était en tête de liste des partenaires possibles, avec Vauban Infrastructure Partners et Macquarie, comme le relevait récemment DCmag. La prise de participation de la société permettrait à Orange d’encaisser de 400 à 500 millions d’euros. Pour l’opérateur, ce serait de l’argent qui servirait au financement d’autres investissements dans l’IA et le numérique.

☕️ Varta au bord du démantèlement après la perte d’Apple

27 juillet 2026 à 13:45


Varta, déjà en grande difficulté, a fini par lancer une procédure d’insolvabilité. Le géant allemand des batteries subit de plein fouet la désaffection d’un de ses plus importants clients, Apple, qui a décidé d’acheter les petites batteries des AirPods en Chine.

C’était le coup de trop pour Varta : en mai dernier, la presse allemande s’est faite l’écho de la fin du contrat lié à la fourniture des batteries des AirPods. L’usine de Nördlingen, qui fabrique ces composants, avait été développée en grande partie pour répondre aux commandes du constructeur informatique. Ce dernier aurait décidé de faire affaire avec un fournisseur chinois, moins cher.

Sans les volumes d’Apple, le site n’est plus viable malgré les autres clients dénichés par Varta. La fermeture de l’usine doit entraîner la suppression de 350 emplois. Une perte particulièrement grave pour l’industriel allemand, qui souffrait déjà de sa dépendance à Apple depuis des années. Dès le printemps 2023, Varta avait ainsi indiqué que les ventes de sa branche lithium-ion CoinPower avaient chuté de 92,1 % au premier trimestre de cette année, principalement parce que son principal client, Apple, avait fortement réduit ses volumes.

Avec ou sans Apple, Varta n’était pas au mieux de sa forme. En 2024, le groupe avait déjà utilisé une procédure permettant de restructurer une entreprise avant l’insolvabilité. Cela a entraîné une forte réduction de la dette, le retrait de la Bourse, l’annulation du capital des anciens actionnaires (qui ont donc tout perdu), et l’arrivée de Porsche au capital.

Ce sauvetage reposait toutefois sur des objectifs financiers qui n’ont pas été atteints. Pour s’en sortir, Varta avait à très court terme besoin de plusieurs dizaines de millions d’euros, puis de nouvelles injections d’argent frais pour poursuivre ses activités. Aucun créancier n’a endossé le rôle du chevalier blanc, le partenariat avec Porsche (la coentreprise Cellforce) devrait être arrêté, et la décision d’Apple n’a évidemment pas arrangé les affaires de l’entreprise.

Varta a déposé ce 24 juillet quatre demandes d’ouverture de procédure d’insolvabilité. Le scénario est d’extraire l’activité la plus rentable, celle des piles grand public, pour les placer dans une nouvelle société qui pourrait être vendue à bon prix. Les autres activités pourraient être restructurées, cédées à part ou liquidées si personne n’en veut.

L’industrie de l’IA plaide pour les modèles ouverts, la liste des signataires s’allonge

27 juillet 2026 à 09:42
L'ouverture c'est bon, mangez-en
L’industrie de l’IA plaide pour les modèles ouverts, la liste des signataires s’allonge

La pression monte autour de Kimi K3, le modèle IA chinois de Moonshot AI dont les poids doivent être publiés ce 27 juillet. L’ouverture du LLM est aux antipodes des modèles fermés et propriétaires des champions américains du secteur – et que Washington veut protéger à tout prix. Deux visions du monde s’opposent ici, et plusieurs acteurs parmi les plus importants de cette industrie ont pris position en faveur de l’open source.

Dans une lettre ouverte (PDF), plusieurs acteurs très importants de l’IA défendent les modèles à poids ouverts comme Kimi K3. « [Ils] renforcent la sûreté et la cybersécurité, accélèrent l’innovation et sa diffusion, et favorisent la souveraineté », affirme ainsi Jensen Huang, fondateur et patron de NVIDIA dans son premier post sur X. Pour le dirigeant, « le monde a besoin à la fois de modèles fermés de pointe et de modèles ouverts de pointe. »

Au secours des modèles ouverts

La lettre en question est donc signée NVIDIA, mais aussi Microsoft, Mozilla, Meta (qui a pourtant arrêté de publier des modèles open source depuis Muse), Mistral, Hugging Face, Perplexity, Palantir, Dell, IBM, la Linux Foundation, Box, Crowdstrike… Le texte rappelle le rôle essentiel des logiciels open source qui font fonctionner une grande partie d’internet et « au cœur de systèmes » utilisés par les organisations les plus importantes au monde.

Les signataires listent les (nombreux, à leurs yeux) avantages des modèles ouverts : d’abord, ils offrent un accès élargi à l’IA. Les entreprises, les universités, les administrations et les startups peuvent utiliser ces modèles sans devoir les entraîner eux-mêmes ni payer des fortunes dans des modèles propriétaires. Ce qui permet aussi de maîtriser les coûts, tout en adaptant les capacités de ces modèles aux tâches à effectuer. L’exécution en interne permet également un contrôle total sur les données.

En termes de concurrence, les modèles à poids ouverts réduisent la dépendance à une poignée de fournisseurs. Ils représentent également un soutien à la souveraineté technologique et une plus grande transparence pour la recherche. En retour, la sécurité autour de ces modèles est collectivement renforcée.

Les risques de l’ouverture

La lettre ne cache pas les risques liés aux modèles ouverts. Il existe une perte de contrôle après la publication, puisque les concepteurs ne peuvent pas empêcher l’utilisation, la copie et la modification de leurs modèles. Ces derniers peuvent aussi faciliter les attaques informatiques, produire des contenus trompeurs ou contourner des protections. La multiplication de versions spécialisées peut également compliquer les mises à jour de sécurité et le maintien de standards cohérents.

Sur un plan plus pragmatique, télécharger les poids ne suffit pas : il faut disposer d’une solide infrastructure pour les faire tourner et les sécuriser. Enfin, se pose la question toujours délicate de la distillation de ces modèles ; un des angles d’attaque de la Maison-Blanche contre Kimi K3 est précisément une accusation de distillation de Fable 5.

Les signataires présentent la distillation comme une technique légitime et courante dans le développement de l’IA. Elle exploite les réponses produites par un modèle pour entraîner, améliorer, évaluer ou valider un autre modèle. Par conséquent, la distillation en elle-même ne devrait pas être assimilée à du vol ou à une appropriation abusive ; en revanche, les tentatives illégales soulèvent de vraies questions juridiques. Ils recommandent aux pouvoirs publics d’éviter des interdictions générales de la distillation. Les abus éventuels devraient être traités par des règles juridiques et commerciales ciblées, car cette technique est jugée essentielle pour améliorer les LLM.

Trois fois plus de signataires ce week-end, avec OpenAI, Google, AMD

La liste initiale comprenait 25 signatures : American Innovators Network, Andreessen Horowitz, Arcee AI, Arena, Black Forest Labs, Box, CrowdStrike, Dell Technologies, Emergence Capital, Hugging Face, IBM, The Linux Foundation, Mariana Minerals, Meta, Microsoft, Mistral, Mozilla, NVIDIA, Palantir, Perplexity, Reflection, Replit, ServiceNow, Telnyx et Y Combinator.

OpenAI, Google, Anthropic… : des acteurs de poids étaient absents. Sam Altman indiquait qu’il voulait que les États-Unis « gagnent » dans l’IA, « aussi bien avec les modèles open source qu’avec les modèles propriétaires ». Le CEO d’OpenAI affirme aussi être « heureux » de voir cette initiative en faveur des modèles ouverts. OpenAI a finalement signé la lettre, et ce n’est pas la seule entreprise à rejoindre l’initiative en cours de route.

La liste a rapidement triplé pour arriver aujourd’hui à près de 80 signataires, avec Google, AMD, Cisco, Cloudflare, GitHub, SpaceX, Palo Alto Networks, Ollama, etc. Parmi les absences notables, il reste Amazon et Anthropic.

☕️ Claude Opus 5 veut faire presque aussi bien que Fable, pour moitié moins cher

27 juillet 2026 à 06:32


Le temps où les modèles Opus étaient les plus puissants du catalogue d’Anthropic est terminé. Ce rôle est désormais dévolu à Fable et Mythos, mais le labo IA n’en a pas moins oublié son ancienne famille haut de gamme. Le lancement d’Opus 5 semble s’accompagner d’une prise de conscience de l’entreprise : les clients ont besoin de modèles certes costauds, mais aussi et surtout au bon rapport performances/prix.

Un des premiers arguments d’Anthropic porte ainsi sur les tarifs. Opus 5 se situe presque au niveau de Fable 5 pour certaines tâches, tout en étant facturé moitié moins cher. Les prix sont de 5 dollars par million de jetons en entrée, pour 25 dollars en sortie, soit la même chose qu’Opus 4.8. Fable 5, qui n’est accessible via l’API et des crédits d’utilisation, revient respectivement à 10 et 50 dollars.

Le labo insiste d’ailleurs lourdement sur le coût nécessaire pour réaliser une tâche, pas uniquement sur les résultats bruts des benchmarks. Sur CursorBench 3.1, au niveau d’effort maximal, les performances d’Opus 5 se placent à moins de 0,5 % du meilleur score de Fable 5 pour un coût par tâche deux fois moins élevé, selon le test réalisé par l’entreprise.

Le modèle obtient de meilleurs résultats que tous les autres avec les niveaux d’effort high, xhigh et max. Anthropic affirme qu’Opus 5 atteint l’état de l’art en matière de performances, ce qu’il faudra vérifier de manière indépendante.

En plus d’amélioration significatives sur les tâches liées à la recherche scientifique par rapport à Opus 4.8, ce nouveau modèle sait aussi générer des visuels « nettement plus convaincants » (chacun jugera) :

Opus 5 semble surtout progresser dans sa capacité à vérifier son propre travail, à corriger ses premières tentatives et à construire les outils qui lui manquent pour arriver au bout d’une tâche. En termes de cybersécurité, le modèle est présenté comme moins dangereux que Mythos 5 ; il serait presque aussi performant pour repérer des vulnérabilités, mais nettement moins efficace pour fabriquer les moyens de les exploiter.

Le rachat de Warner par Paramount repoussé à 2027

27 juillet 2026 à 05:46
Une « victoire » à 7 millions de dollars par jour
Le rachat de Warner par Paramount repoussé à 2027

On pensait que l’affaire était dans le sac pour Paramount Skydance, après le feu vert des autorités américaines de la concurrence, suivi par l’aval de la Commission européenne la semaine dernière. Et bien non : l’opération d’acquisition du groupe Warner Bros. Discovery attendra maintenant juin 2027. Ce retard de plusieurs mois sur la date prévue va enchérir le coût de la transaction.

L’abandon du projet de Netflix d’acquérir Warner Bros. Discovery fin février devait ouvrir une voie royale au groupe Paramount Skydance pour s’offrir un des plus beaux joyaux de Hollywood pour la modique somme de 111 milliards de dollars. Depuis, le processus suivait rondement son cours : le ministère de la Justice a donné son aval le 12 juin, en affirmant que l’acquisition n’était « probablement pas susceptible » de nuire à la concurrence ou aux consommateurs.

Le 22 juillet, c’était au tour de la Commission européenne de valider l’opération, après l’engagement de l’acheteur de mettre un terme à la coentreprise United International Pictures en Europe. Paramount Skydance s’est également engagée à ne conclure aucun accord de distribution de films avec Universal pendant dix ans sur le vieux continent et à ne pas confier la distribution en salles des films Warner à son propre distributeur.

Feu rouge pour la méga-fusion

Le caillou dans la chaussure est venu d’une coalition de douze États américains, emmenés par la Californie, qui a obtenu une ordonnance temporaire qui bloque la finalisation de la fusion pendant 28 jours, dans l’attente de l’examen d’une demande d’injonction préliminaire. Pour ces États, l’opération réduit la concurrence sur les marchés de l’exploitation cinématographique et de la télévision par câble.

Un accord entre les deux parties a débouché sur le report de l’opération, programmée pour le 30 septembre. Vendredi dernier, Paramount Skydance a pris l’engagement de ne pas finaliser l’opération « avant cinq jours après la tenue d’un procès » (aucune date n’a encore été décidée), ou avant le 1ᵉʳ juin 2027.

Contre toute attente, l’entreprise décrit ce report comme « une victoire importante ». Le résultat correspond en effet « exactement à ce que nous recherchions depuis le départ : une voie directe vers un procès fondé sur les éléments de preuve », selon un porte-parole de Paramount. Aller devant la justice est « le moyen le plus rapide et le plus clair de démontrer que cette opération est favorable à la concurrence, aux consommateurs et aux créateurs ».

Le groupe en est certain : « Les définitions de marché retenues par les plaignants n’ont aucun rapport avec les réalités du marché actuel et ne résisteront pas à l’examen [lors du procès] ». Un procès qui va coûter très cher à Paramount, qui devra verser environ 7 millions de dollars chaque jour en indemnités aux actionnaires de Warner Bros. Discovery après le 30 septembre…

Meta vend une IA optimiste sur fond de fin du monde

24 juillet 2026 à 15:21
Souriez, vous êtes filmés
Meta vend une IA optimiste sur fond de fin du monde

Vous allez voir que l’IA rapprochera les humains et profitera à tous, affirme Meta dans sa dernière campagne de pub. Ce discours optimiste se heurte à une réalité qui a la tête dure.

Les craintes, voire la haine, que suscitent l’IA générative chez certains sont largement alimentées par les agissements et la communication désastreuse des grands acteurs du secteur. OpenAI ressemble à un bateau ivre emmené par des capitaines en totale roue libre, Anthropic annonce régulièrement l’apocalypse, SpaceXAI cache son usage massif de turbines à gaz pour son centre de données géant, tandis qu’une économie circulaire s’est mise en place qui brasse des centaines de milliards de dollars au profit d’une poignée de dirigeants… aspirant au passage les capacités de production de mémoire, ce qui fait exploser les prix des ordinateurs et des consoles. Sans oublier le tropisme militaire très appuyé des labos IA, les conséquences environnementales des datacenters, le pillage généralisé des œuvres de l’esprit, ou encore la hausse des prix de l’énergie, le tout avec l’aide très visible des gouvernements.

Une technologie difficile à aimer

Le tableau n’est donc pas spécialement glorieux. Histoire de redresser la barre, Meta a produit un spot de pub à la gloire de l’IA dans lequel le groupe – qui investit sans compter dans cette technologie – se veut optimiste pour l’avenir. « Certains voudraient vous faire croire que l’IA nous isolera davantage, qu’elle finira par nous laisser sur le bord du chemin », explique la réclame. « Nous ne pourrions être plus en désaccord. Traitez-nous d’optimistes, de rêveurs. Comme nous l’avons toujours fait, nous misons sur les gens », poursuit Meta.

Les mauvais esprits auront relevé que la chanson de David Bowie qui illustre la publicité, « Five Years », parle de… fin du monde, comme s’en amuse TechCrunch. L’humanité n’a plus que cinq années à vivre, chante-t-il. Pas sûr que ce spot rassure les personnes inquiètes du nouveau monde merveilleux promis par Meta !

L’ironie n’a en tout cas pas atteint Mark Zuckerberg, qui écrit sur Facebook que « que nous entrons dans cette nouvelle ère de l’IA, [et] nous continuons de penser que l’avenir appartient à tout le monde. Nous voulons donner à chacun les outils nécessaires pour réaliser pleinement son potentiel et veiller à ce que les bénéfices de la technologie profitent à tous. »

Un discours en droite ligne avec la « vision » du fondateur et patron de Meta sur la « superintelligence personnelle », autrement dit d’une IA au service de tous. Un projet qui se concrétise entre autres par les lunettes connectées embarquant l’assistant maison, Meta AI. Malgré les belles paroles sur une IA qui libérerait l’humanité de ses chaînes, Meta reste Meta et cherche à transformer le succès de ces produits en outil de surveillance généralisée : l’entreprise tente depuis quelques temps d’intégrer en douce une fonction de reconnaissance faciale, et réfléchit à un système qui enregistrerait tout, tout le temps.

Quand les lunettes dérapent

Meta ne veut cependant pas tuer la poule aux œufs d’or. La réputation de ses lunettes, conçues en partenariat avec EssilorLuxottica, commence en effet à se dégrader en raison de l’utilisation malsaine que certains font de ses capacités d’enregistrement vidéo. On a vu fleurir ces derniers mois sur les réseaux sociaux des vidéos de type « caméra cachée » (blagues douteuses, drague lourde) postées par des petits malins qui bidouillent la loupiotte de leurs lunettes pour éviter de prévenir qu’un enregistrement est en cours.

Meta va serrer les boulons pour empêcher l’enregistrement vidéo en cas de diode trafiquée. Nul doute que d’autres solutions émergeront pour contourner cette protection ; et puis une petite lumière n’est parfois pas suffisante pour alerter les gens alentour (qui ne connaissent pas tous nécessairement ces appareils).

En attendant, Instagram a décidé de sévir : Adam Mosseri, le patron du réseau social, a annoncé que les vidéos de ce type seront retirées. « Si vous publiez du contenu qui exploite des personnes ou les harcèle, comme beaucoup de ces vidéos de techniques de drague dont nous avons entendu parler et que nous avons vues, nous supprimerons ce contenu », a-t-il expliqué dans une Story.

Le dirigeant ajoute : « Nous ne voulons pas que des personnes filment discrètement d’autres gens, les harcèlent, puis publient ces vidéos sur notre plateforme. Nous essayons donc de lutter contre ce phénomène par tous les moyens possibles. » Les comptes de deux « coachs en séduction », qui comptaient plus d’un million d’abonnés, ont ainsi été désactivés. Ils se filmaient en train d’aborder des femmes dans les lieux publics avec des lunettes Meta.

L’entreprise veut absolument éviter que le surnom qui commence à émerger pour ses lunettes (« pervert glasses », ou « lunettes de pervers ») ne leur colle à la peau. Il est peut-être déjà trop tard. Meta peut bien promettre une IA qui rapproche les humains et « libère leur potentiel » : quand ses produits basés sur l’IA servent à filmer des inconnus à leur insu pour les exposer devant des millions de personnes, le discours publicitaire se prend rapidement le mur de la réalité.

☕️ Un badge sur Facebook pour distinguer les vrais humains des faux profils

24 juillet 2026 à 13:50


Sur internet, personne ne sait que vous êtes une IA… sauf avec un badge « vérifié ». Meta vient de lancer un nouveau programme Facebook Verified pour aider les humains du réseau social (mais en reste-t-il ?) à communiquer avec d’autres humains. Il s’agit d’un badge avec une coche, affiché à côté du nom du profil.

La vérification est gratuite, mais elle nécessite l’enregistrement d’un selfie vidéo. Ce dernier est ensuite comparé aux photos du profil pour confirmer que l’utilisateur est bien la personne qu’il annonce être. Le processus est rapide, promet Meta.

Au vu des informations que possède l’entreprise sur ses utilisateurs, un selfie vidéo de plus ou de moins ne changera probablement pas grand-chose, mais l’opération implique tout de même de confier à Meta une donnée biométrique supplémentaire.

Le programme est ouvert à tous les utilisateurs de Facebook âgés de 18 ans et plus, qui respectent les standards de la communauté, notamment les règles interdisant la fraude, les arnaques et les pratiques trompeuses. Le comportement de l’utilisateur ne devra présenter aucun signe de comportement non authentique. Le déploiement se fera progressivement, pays par pays.

Le badge « vérifié » sera visible sur les profils du Marketplace, du service Rencontres, des groupes et du profil pour commencer. À terme, les coches feront leur apparition dans les publications du fil d’actualité, ce qui ne sera pas inutile sur un réseau social où les IA et les contenus générés par IA pullulent. « Il devient essentiel de pouvoir distinguer clairement les vraies personnes », reconnait le groupe.

☕️ Pour Bruxelles, TikTok ne protège pas assez les comptes des mineurs

24 juillet 2026 à 12:57


Nouvelle étape dans l’enquête au long cours sur TikTok que mène la Commission européenne depuis février 2024. Sans vraiment de surprise, les conclusions préliminaires publiées aujourd’hui par Bruxelles indiquent que le réseau social ne protège pas suffisamment les comptes des mineurs, alors que c’est une obligation du règlement sur les services numériques (DSA).

Le nœud du problème demeure dans les réglages de confidentialité. Sur TikTok, les mineurs ont la possibilité de rendre leur compte public : les contenus postés sont alors visibles par tous, y compris par des personnes qui n’ont pas de compte TikTok. Les contenus des mineurs de 16 - 17 ans peuvent même être recommandés à n’importe quel autre utilisateur du réseau social dans le fil « Pour toi ».

La Commission estime aussi que la protection d’un compte « privé » est insuffisante : le profil peut être retrouvé dans les listes d’abonnés et d’abonnements des autres utilisateurs. Par ailleurs, la photo de profil reste visible publiquement. Cette exposition augmente les risques de contacts indésirables, de harcèlement en ligne et de comportements prédateurs. Tous ces contenus publiés par des mineurs peuvent rester en ligne pour toujours, et avoir des conséquences par la suite.

Les comptes publics des utilisateurs les plus jeunes devraient donc être bien plus verrouillés, selon l’exécutif européen qui voudrait que ces contenus ne soient visibles que par les utilisateurs que les mineurs ont acceptés. Les 16 - 17 ans pourraient conserver la possibilité de partager plus largement sur TikTok, sans que leurs contenus soient accessibles à l’ensemble du web. Et l’entreprise devrait cesser de recommander les contenus de mineurs dans le fil « Pour toi ».

« Le DSA impose aux plateformes d’intégrer la protection des mineurs dès la conception de leurs services, et les tient responsables lorsqu’elles ne le font pas », rappelle Henna Virkkunen, vice-présidente chargée de la souveraineté technologique. « Un niveau de protection élevé ne devrait pas être une option à activer, mais le réglage par défaut. »

TikTok a maintenant la possibilité d’examiner le dossier monté par la Commission, et de répondre à ces allégations. Mais si Bruxelles confirme son analyse, le réseau social pourrait être condamné à une amende pouvant aller jusqu’à 6 % de son chiffre d’affaires annuel mondial.

Ce n’est pas le seul front qui oppose les autorités européennes à TikTok. En février, Bruxelles livrait ses conclusions préliminaires sur la conception jugée addictive du service.

Apple Plans monte à bord des futures Ford électriques

24 juillet 2026 à 07:03
Apple roule au pragmatisme
Apple Plans monte à bord des futures Ford électriques

Les futurs véhicules électriques de Ford intégreront directement Apple Plans à leur système d’infodivertissement. Il ne s’agit ni de CarPlay, ni de CarPlay Ultra, mais bien du service de cartographie et de calcul d’itinéraires d’Apple. Le tout sans aide de l’iPhone.

CarPlay Ultra a calé au démarrage. Présenté durant la WWDC de 2022, ce concurrent d’Android Automotive intéressait plusieurs constructeurs automobiles, affirmait Apple à l’époque. Des partenaires qui se sont défilés, à l’image de Mercedes-Benz, Renault ou encore Audi. La première incarnation concrète de la plateforme logicielle est finalement apparue chez Aston Martin, trois ans plus tard.

Apple Plans, le GPS natif de Ford

Contrairement à Android Automotive qui offre une grande flexibilité aux constructeurs, CarPlay Ultra nécessite un travail en commun avec Apple pour adapter l’interface aux différents écrans des véhicules. Ce n’est pas non plus CarPlay tout court, le système d’affichage projeté de l’écran de l’iPhone vers celui du véhicule dont le succès n’est plus à démontrer.

CarPlay Ultra chez Aston Martin. Image : Apple

Devant l’échec de CarPlay Ultra, Apple a manifestement changé son fusil d’épaule en dévoilant une nouvelle initiative automobile plus modeste, mais qui pourrait séduire davantage de constructeurs. Il s’agit d’un kit de développement, MapKit for Automotive, qui permet d’utiliser l’application Plans et ses différents services comme système de navigation natif. Ford, qui faisait partie des partenaires annoncés de CarPlay Ultra, est le premier cobaye à se lancer.

À partir de l’an prochain, les véhicules électriques de Ford fonctionnant avec la plateforme Universal Electric Vehicle (UEV) auront donc droit aux cartes d’Apple Plans sur leurs écrans, sans avoir à connecter d’iPhone. UEV est la nouvelle architecture technique mise au point par Ford pour ses gammes de voitures électriques abordables. Ce socle commun regroupe la batterie, les moteurs, l’électronique, le logiciel et les principes de fabrication.

Le premier modèle labellisé UEV sera un pick-up électrique produit aux États-Unis, avec un prix de départ à 30 000 dollars – très loin des tarifs stratosphériques d’Aston Martin. Le véhicule bénéficiera donc de la cartographie d’Apple, mais également de fonctions comme le guidage étape par étape, les instructions en langage naturel, le trafic et les incidents en temps réel, le calcul d’itinéraires adaptés aux voitures électriques (avec les bornes en chemin), ou encore la préparation de la batterie avant une recharge rapide.

Ce dernier point suppose une intégration profonde de Plans avec le véhicule. L’application doit en effet connaitre l’état de charge et les caractéristiques de la batterie pour choisir les arrêts et demander le préconditionnement du composant. Ford pourra aussi conserver l’habillage graphique de son système d’infodivertissement, ses menus et ses services.

CarPlay toujours en piste

« Avec notre nouveau SDK MapKit for Automotive, nous intégrons encore davantage Plans au quotidien des conducteurs, en leur proposant un système de navigation extrêmement précis, facile à utiliser et parfaitement intégré aux véhicules Ford », se réjouit Eddy Cue, vice-président des services d’Apple. Il peut être ravi, ce kit semble effectivement promis à un meilleur avenir que CarPlay Ultra, sans atteindre le bouquet de fonctions et de services d’Android Automotive.

C’est aussi une manière pour Apple de rester pertinent dans un secteur de l’automobile où plusieurs acteurs cherchent à couper le cordon avec les mastodontes envahissants que sont Apple et Google (Android Auto). C’est le cas de GM, qui a annoncé en octobre dernier l’abandon de ces deux technologies au profit de ses propres systèmes. Ford a d’ailleurs confirmé rester fidèle à CarPlay.

L’autre volet de l’accord avec Apple concerne BlueCruise, le système de conduite mains libres sur autoroute de Ford. Ce dernier va utiliser les infos routières de Plans pour développer la prochaine génération de son logiciel ; les données seront exploitées par Latitude AI, filiale de Ford, notamment pour les voies, les bretelles d’accès et les sorties. Là aussi, il ne s’agit pas pour Apple de fournir toute la pile technologique de BlueCruise, uniquement la partie cartographique.

Xbox teste le cloud gaming gratuit financé par la publicité

24 juillet 2026 à 06:12
Pas de console, mais un cloud
Xbox teste le cloud gaming gratuit financé par la publicité

Le cloud gaming serait-il une solution au problème du matériel hors de prix ? Pas besoin de consoles ou de PC, une (bonne) connexion internet et une manette potable suffisent pour profiter des blockbusters les plus récents sur sa télé ou son smartphone. Plusieurs solutions sont disponibles, mais les principales sont payantes, chez Sony (PlayStation Plus), NVIDIA (GeForce Now), ou Microsoft (Xbox Cloud Gaming).

Xbox, qui selon le mot d’Asha Sharma veut « divertir plus d’un milliard de personnes chaque jour », a besoin d’élargir sa plateforme au-delà de Windows et de ses consoles. C’est ce qui l’a poussée à adapter plusieurs de ses grosses franchises à la concurrence (rendez-vous compte, le nouveau Halo est disponible sur PS5 !), mais aussi à tenter quelque chose de nouveau : une offre de cloud gaming gratuite pour les joueurs sur Xbox.

Ce nouveau service, objet de rumeurs depuis des mois, est désormais officiel. Xbox propose le streaming depuis le nuage sans frais, mais avec pas mal de contraintes. D’une, il faut posséder les jeux que l’on veut streamer, et seule une petite sélection est compatible ; on n’a pas accès au catalogue pléthorique du Game Pass, en revanche les jeux free to play sont supportés. De deux, les sessions sont limitées à 1 heure. De trois, la formule est financée par la publicité.

Une expérimentation, et plus si affinités

Il s’agit pour le moment d’une expérimentation réservée aux joueurs inscrits au programme Xbox Insiders, qui permet de tester des nouveautés avant qu’elles soient proposées au grand public. Deux minutes de publicités seront jouées avant le début de la session de jeu, il n’y aura pas de pause en plein combat de boss. Si le joueur veut aller au-delà de l’heure offerte, il devra visionner de nouvelles publicités. Microsoft promet d’appliquer à ces réclames « les mêmes critères de qualité qu’à nos contenus », ce qui ne mange pas de pain.

Image : Xbox

Les publicités doivent aussi « apporter une valeur ajoutée » et correspondre aux « attentes des joueurs sur chaque plateforme ». Microsoft s’engage enfin à indiquer clairement ce qui relève de la publicité. « Lorsqu’elle est bien utilisée, elle peut contribuer à réduire le coût d’accès », explique l’entreprise. « Elle offre aux joueurs une autre manière de découvrir des jeux sans devoir payer d’emblée pour le streaming, tout en élargissant le public grâce à de nouvelles façons de jouer. »

L’idée est on ne peut plus claire : alors que les consoles atteignent des prix ahurissants (les Xbox vont encore augmenter au 1er août, la Switch 2 en septembre), le cloud gaming permet de jouer à des titres récents « sans avoir à acheter immédiatement une nouvelle console ». Voilà qui est « particulièrement important dans les régions où les consoles sont plus difficiles à trouver ou moins abordables ».

Xbox veut apprendre de ce test, qui aura une durée limitée. Le Game Pass (payant) était jusqu’à présent le seul moyen d’accéder au streaming du Xbox Cloud Gaming. En parallèle, Microsoft a lancé une nouvelle offre Game Pass « Starter Edition » en bundle avec d’autres abonnements, comme Discord Nitro et Horizon+ (Meta). Elle propose l’accès à une cinquantaine de jeux et 10 heures de cloud gaming par mois.

Amazon s’y intéresse aussi

Toujours dans le registre du streaming de jeux, Amazon a annoncé l’intégration de son propre service Luna au sein de Prime Video. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, un nouvel onglet va apparaitre sur les Fire TV, qui donnera un accès direct au catalogue de la plateforme – elle compte quelques titres pas forcément récents mais bien connus et appréciés, comme Hogwarts Legacy, EA FC 26, Dispatch ou encore Indiana Jones et le Cercle Ancien.

« Seules quelques centaines de millions [de personnes] possèdent une console ou un PC suffisamment puissant pour jouer », explique Amazon. « Pour les autres, le coût et les contraintes les ont jusqu’ici tenues à l’écart. Luna s’adresse à ces joueurs, avec des jeux immersifs accessibles en quelques secondes, aussi faciles à trouver que les séries et les films qu’ils regardent déjà, et disponibles sur les appareils qu’ils possèdent déjà. » Un discours similaire à celui de Microsoft, qui pourrait effectivement être entendu par les joueurs peu enclins à s’équiper de matériel dernier cri.

❌