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L’Apple Watch peut écouter toutes vos conversations, mais promet de ne rien garder

10 septembre 2026 à 14:59
Les grandes oreilles de la montre
L’Apple Watch peut écouter toutes vos conversations, mais promet de ne rien garder

Apple a-t-elle ouvert la boîte de Pandore avec Audio Intelligence ? Les nouvelles montres connectées du constructeur sont équipées d’un nouveau bouquet de fonctionnalités IA regroupées sous la bannière Audio Intelligence. Certaines sont inoffensives, d’autres posent de sérieuses questions sur le respect de la vie privée – la sienne et celle des autres.

Audio Intelligence est un ensemble de quatre fonctions IA réservées aux Apple Watch Series 12 et Ultra 4, des modèles présentés durant la keynote d’Apple ce mercredi 9 septembre. Les montres pourront ainsi détecter automatiquement le nom d’une chanson et son interprète via Shazam, sans que l’utilisateur le demande. La fonction « Sound Recognition » repère les sons importants dans son environnement (sirène, alarmes, sonnettes) pour notifier l’utilisateur, là aussi automatiquement.

Les deux autres fonctions sont plus intrusives. La première, « Live Rewind », affiche sur l’écran de la montre ce qui a été dit autour de l’utilisateur dans les 15 dernières secondes. Pour obtenir cet extrait, il faut double-cliquer sur la couronne digitale ; il est ensuite possible de demander à Siri un complément d’information, ou de sauvegarder l’extrait dans l’app Siri.

« Siri Recap » est le plus gros morceau du lot. Cette fonction écoute en continu les conversations pour en générer des résumés. Ce faisant, Apple lorgne du côté des appareils concurrents, comme le bracelet Bee acquis par Amazon en juillet 2025 ou le pendentif Limitless, que Meta a acheté en fin d’année dernière.

Éviter le procès en surveillance

Dans sa fiche d’assistance, Apple semble reconnaitre que ces fonctions Audio Intelligence risquent de provoquer la polémique, dans un contexte où les appareils connectés suscitent de plus en plus de méfiance auprès du grand public. En témoignent les lunettes Meta qui ont gagné le charmant surnom de « pervert glasses » (lunettes pour pervers).

Contrairement à Meta qui a depuis longtemps perdu tout crédit en matière de respect de la confidentialité, Apple jouit encore d’une bonne réputation dans ce domaine. Il en faudra, car ces fonctions nécessitent une écoute permanente de l’Apple Watch. Le constructeur a pris plusieurs précautions pour éviter le procès en mauvaises intentions.

Aucune de ces fonctionnalités n’est activée par défaut. Il revient à l’utilisateur de le faire depuis les réglages ; pas question de répéter l’accident des écoutes de Siri sans consentement. « Live Rewind » s’active uniquement lorsque l’utilisateur le demande, et ne poursuit pas la retranscription en tâche de fond. La fonction n’enregistre aucun texte, sauf si l’utilisateur pose une question à Siri ou l’enregistre dans l’app Siri.

« Siri Recap » peut être désactivée en fonction de l’heure ou de la localisation (« Uniquement au travail » par exemple, ou « Jamais la nuit »). Ces deux fonctionnalités ne fournissent pas de compte-rendu détaillé des conversations ; les récapitulatifs de Siri sont comparables à des notes succinctes, et n’identifient aucun interlocuteur, promet l’entreprise. Dans le même ordre d’idée, les récap’ n’intègrent pas de contenus offensants ou haineux (charge à Apple de distinguer le bon grain de l’ivraie) ni d’informations sensibles comme des informations financières ou d’authentification.

Lorsque « Live Rewind » est lancée, l’Apple Watch joue un son au travers de son haut-parleur (même quand la montre est sur muet) et un indicateur visuel s’affiche à l’écran pour prévenir l’entourage. Entre ça et la loupiote des lunettes Meta, il va donc falloir être très attentif à son environnement pour éviter d’être enregistré à son insu.

Apple mise sur le local et le chiffrement

Apple le martèle : aucun fichier audio n’est enregistré. « Aucun contenu audio n’est accessible par le système d’exploitation, les applications, vous-même ou même Apple. Il n’existe aucun enregistrement susceptible d’être partagé, transféré ou fourni à la demande de qui que ce soit, tout simplement parce qu’aucun enregistrement n’existe », affirme le constructeur. Le flux audio est envoyé dans une mémoire tampon protégée au sein de la Secure Exclave présente dans la puce S11 des montres.

Cette enclave traite le flux « séparément du reste du système », et les données ne peuvent pas être consultées par Apple, l’OS, les apps, ni même par l’utilisateur. Une fois le traitement terminé, elles sont supprimées immédiatement. Les récap’ texte de Siri sont quant à eux supprimés automatiquement au bout de 7 jours, s’ils ne sont pas exportés ou sauvegardés par l’utilisateur. Les extraits de texte de Live Rewind disparaissent de l’Apple Watch 30 secondes après l’extinction de l’écran de la montre.

Les extraits et résumés de « Siri Recap » et « Live Rewind » enregistrés dans l’app Siri sont synchronisés dans iCloud pour qu’ils soient disponibles sur tous les appareils (cette application est présente aussi dans iOS 27). Des données qui sont chiffrées de bout en bout, seul l’utilisateur en possède les clés.

Les fonctions de reconnaissance Shazam et « Live Rewind » sont traitées en local, par l’Apple Watch et son iPhone compagnon. Seule une signature de l’audio pour Shazam est envoyée sur les serveurs sécurisés d’Apple. Si l’utilisateur décide de demander des informations complémentaires à Siri sur le contenu d’un extrait ou de le sauvegarder dans l’app Siri, il sera envoyé sur les serveurs du Private Cloud Compute (PCC). Cette infrastructure mise au point par Apple est aussi mise à contribution pour « Siri Recap ».

« Siri Recap » ne transmet pas l’audio brut dans le cloud d’Apple. Le flux est chiffré et transféré de la Secure Exclave de la montre vers son équivalent de l’iPhone, où il est transcrit et condensé. Une version raccourcie de la transcription, sans les répétitions et les éléments non essentiels, est envoyée sur les serveurs PCC qui vont en générer un résumé. Ce dernier est chiffré et renvoyé vers l’iPhone et l’Apple Watch.

Ce luxe de précaution sera-t-il suffisant pour rassurer les utilisateurs et les gens alentour ? On verra la réception de ces fonctions par le grand public, mais pas dans l’Union européenne : il faut en effet disposer de Siri AI – qui sera déployé graduellement – pour utiliser les fonctions Audio Intelligence, sauf Sound Recognition et Shazam. Le nouvel assistant, qui ne sera proposé qu’en anglais dans un premier temps, est toujours au centre des bisbilles entre Apple et l’Union européenne sur le dossier du DMA.

☕️ OpenAI ouvre les pubs dans ChatGPT aux clients d’Amazon Ads

10 septembre 2026 à 14:41


Après avoir introduit la publicité dans son chatbot, OpenAI la booste en signant un accord avec Amazon.

Celui-ci va permettre aux clients d’Amazon Ads, le service de publicité du groupe de Jeff Bezos, d’insérer leur pub dans ChatGPT via la plateforme de marketing Amazon DSP. Pour l’instant, c’est un projet pilote mis en place aux États-Unis, avec des publicitaires sélectionnés, explique Digiday.

Ave Calvar pour Unsplash +

Mais on peut facilement imaginer qu’il se généralise, même si OpenAI a tâtonné 7 mois avant de lancer la pub dans ChatGPT pour les utilisateurs français et européens.

Il y a un an, Amazon concluait aussi un accord avec Netflix concernant l’introduction de publicités via sa plateforme DSP aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Espagne, au Mexique, au Canada, au Japon, au Brésil, en Italie, en Allemagne et en Australie.

Rappelons quand même que la FTC (l’agence américaine de contrôle du droit de la consommation et des pratiques anticoncurrentielles) vient d’attaquer en justice Amazon pour avoir surfacturé « de manière secrète et systématique » 1,2 million d’annonceurs sur Amazon.com à hauteur d’une somme totale de plus de 20 milliards de dollars.

☕️ L’agence de cybersécurité de la Commission européenne peut maintenant utiliser Mythos

10 septembre 2026 à 13:37


L’ENISA, agence de cybersécurité de l’Union européenne, vient d’obtenir un accès à Mythos. En mai, OpenAI lui avait donné accès à GPT-5.5-Cyber mais elle n’avait pas accès au modèle présenté d’Anthropic le plus puissant côté cybersécurité notamment.

Un mois après, Anthropic annonçait l’ouverture de l’accès de Mythos à d’autres organisations gouvernementales que celles des États-Unis, l’Union européenne était évoquée sans que cela soit officiel.

Illustration : Flock

C’est désormais chose faite. « À la suite de nos échanges constructifs avec Anthropic, nous pouvons confirmer que l’agence européenne de cybersécurité ENISA a obtenu l’accès à Mythos 5 et procède actuellement à des tests sur ce système », a affirmé un représentant de la Commission européenne à Bloomberg, même si l’entreprise états-unienne n’a pas voulu commenter.

Mais l’ENISA ne semble pas avoir accès à la dernière version du modèle d’Anthropic si la version est bien celle citée par le représentant de la Commission. En effet, la semaine dernière, l’entreprise a annoncé la version 5.1 de Mythos et l’entreprise de Dario Amodei écrivait que cette version n’était « accessible qu’à un certain nombre d’organisations américaines ».

L’humanité n’a pas attendu l’IA pour « jouer avec nos vies »

10 septembre 2026 à 13:15
On va tous mourir… mais pas aujourd'hui
L’humanité n’a pas attendu l’IA pour « jouer avec nos vies »

« L’IA va tous nous tuer ». C’est la crainte du moment de certains spécialistes. Le risque est réel, mais il doit être remis en perspective ; d’autant que l’humanité n’a pas besoin de l’IA pour se mettre en danger. L’humain reste au cœur des décisions pouvant changer le cours du monde, mais pour combien de temps encore ? Avec des essaims d’agents, l’IA est de plus en plus performante et rapide.

Jacob Coxon est un chercheur spécialisé en intelligence artificielle, passé par deux mastodontes du secteur : OpenAI puis Anthropic. Sa déclaration fait les gros titres et joue sur la peur : « J’ai démissionné d’Anthropic aujourd’hui. J’ai passé les trois dernières années à faire de la recherche sur le pré-entrainement des modèles à la fois chez OpenAI et Anthropic. Aucune des deux entreprises n’agit de manière responsable. Ils foncent droit vers une superintelligence auto-améliorée et jouent avec nos vies ».

Quand Terminator joue à WarGames dans la matrice

« Les personnes qui construisent l’IA croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici la fin de la décennie. Ce n’est pas un coup de marketing », affirme-t-il. Dans le secteur, le marketing de la peur est pourtant une pratique courante. Evan Hubinger, responsable de l’alignement chez Anthropic, abonde : « Nous croyons vraiment, sincèrement, que l’IA pourrait tuer tous les humains ! Je pense personnellement que c’est >10 % dans la prochaine décennie ».

Les mots sont forts – « tuer tous les humains » – et repris en boucle dans les médias. Dans un long et intéressant billet sur LinkedIn, Didier Heiderich (ingénieur et président de l’Observatoire International des Crises), revient sur un point souvent passé sous silence sur cette déclaration : d’où vient ce chiffre, 10 % ? Pour faire simple, d’une estimation personnelle au doigt mouillé. « Un chiffre suivi du signe % ne transforme pas l’inconnu en risque mesuré », explique-t-il :

« Annoncer aujourd’hui plus de 10 % de probabilité que l’intelligence artificielle provoque l’extinction de l’humanité avant 2036 ne relève pas, en l’état de nos connaissances, d’une évaluation quantitative du risque. Il s’agit d’un jugement appliqué à une chaîne causale constituée pour une large part d’hypothèses concernant un système qui n’existe pas encore. »

Le risque, selon Jacob Coxon, ne vient pas des modèles actuels, mais de ceux à venir. Mais quel risque ? Sur une extinction de masse des humains (même s’il serait plus juste de parler d’effondrement de civilisation), on pense souvent à une guerre mondiale nucléaire ou à un virus mortel qui se transmettrait facilement. Et encore, dans les deux cas, ce ne serait probablement pas la fin de l’humanité.

Les IA pourraient aussi prendre une autre voie, avec des attaques coordonnées et ciblées d’agents. Ce n’est pas de la science-fiction, Hugging Face en a fait les frais. Alexei Grinbaum, directeur de recherche au CEA-Saclay et spécialiste des questions d’éthique, n’est pas surpris, comme le rapporte Libération : « C’est un modèle de laboratoire qui était à l’œuvre, un modèle non aligné qui peut faire tout un tas de choses bizarres pour atteindre l’objectif que l’on lui a donné […] tout se passe comme s’il existait une autorité centrale qui persiste même lorsque les agents individuels sont débranchés. C’est stupéfiant ».

Ce qui inquiète notamment les chercheurs est l’auto-amélioration récursive, c’est-à-dire la capacité pour un modèle de s’améliorer et de concevoir seul un modèle plus performant. Cela pourrait conduire à un emballement sur les générations de modèles d’IA avec des difficultés croissantes à gérer l’alignement, à savoir les gardes-fous des modèles… À moins que ces garde-fous soient de la poudre aux yeux. Selon l’expert Tom David, « quasiment personne ne travaille vraiment sur l’alignement » dans les grandes entreprises que sont OpenAI, Anthropic et Google DeepMind.

Difficile de savoir ce qu’il en est puisque les entreprises ne publient aucun chiffre. Pire encore, en 2024, Ilya Sutskever et Jan Leike quittaient OpenAI, alors qu’ils supervisaient l’équipe chargée de contrôler les IA (Superalignement). En cause, l’absence d’accès aux capacités de calculs promises. Ils ne pouvaient donc pas mener leur mission, l’entreprise privilégiant l’entraînement des modèles dans la course folle à l’IA générale.

Nouveau volte-face d’OpenAI ce 9 septembre, avec l’arrivée de Paul Christiano au conseil de l’OpenAI Foundation : « Paul a défendu un point de vue qui prend au sérieux la possibilité que l’IA avancée présente des risques catastrophiques et la nécessité pour les développeurs de se préparer avant que les systèmes n’atteignent des niveaux de capacité plus dangereux », explique le communiqué.

Sur X, il précise sa pensée : « Je crois désormais qu’il existe un risque significatif qu’une accélération rapide des capacités de l’IA conduise à une perte de contrôle catastrophique et irréversible à très court terme ». Il est pessimiste sur l’avenir : « Je ne pense pas que l’industrie de l’IA en général, y compris OpenAI, soit actuellement sur la bonne voie pour réduire ce risque à un niveau acceptable ». Sa voix sera-t-elle entendue ? Pas certain car, comme l’explique OpenAI, « il siégera comme observateur sans droit de vote ».

Les risques dont il est question sont documentés depuis des années par la science-fiction. De Terminator à Matrix, en passant par I, Robot, WarGames et Dune (pour son Jihad Butlérien) pour ne citer qu’eux. Ce n’est pas pour autant qu’ils n’existent pas, bien au contraire ! Le passé montre que nous sommes déjà plusieurs fois passés très près d’une catastrophe et il y en aura d’autres, auxquels il convient d’ajouter l’IA générative qui n’est pas une variable d’ajustement, mais un vecteur de risque supplémentaire. En effet, les risques sont réels et l’IA générative peut jouer le rôle d’amplificateur, avec pour principal rempart les décisions humaines et la régulation… même si ce n’est pas forcément gagné sur les deux points. Ces affirmations méritent des explications.

Jusqu’à présent, la chaine de décision était assez simple : la machine remonte des informations potentiellement erronées à un humain qui doit prendre une décision plus ou moins rapidement (parfois quelques minutes seulement). Avec l’IA générative, le risque évolue : des milliers d’agents pourraient agir de concert avec des capacités de perception et d’analyse bien plus rapides que celles des humains. Ils restent théoriquement dans la boucle, mais deviennent en pratique dépassés. On pourrait presque parler d’une attaque DDoS sur une personne.


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☕️ Flockerie d’été : où est Charlie, version datacenter

10 septembre 2026 à 12:38


Cet été, Next propose de vous divertir avec un cahier de vacances spécial geek. On vous a préparé des mini-jeux pour vous occuper sur la plage, à la montagne, en voyage… Cerise sur le gâteau, il y a des cadeaux à gagner.

Une ou deux fois par semaine, on se donne rendez-vous pour s’amuser et/ou agiter ses méninges. La liste de tous nos jeux de l’été 2026 est disponible sur cette page, complétée au fur et à mesure des publications.

Pour le dernier jeu de l’été, vous partez à la recherche de Charlie, ce personnage qui adore se planquer n’importe où. Aux dernières nouvelles, il était habillé avec un bonnet rouge et blanc, portait des lunettes et faisait coucou à un satellite qui passait au-dessus de sa tête. Il s’était trouvé un petit local au calme, dans la forêt.

Son dernier message date de 2024. Il parlait d’un départ précipité à cause d’engins de chantier. Seul indice, l’email a été envoyé depuis un ordinateur avec l’adresse MAC 4A:3C:8F:03:64:62. Il affirmait que cela permet de retrouver sa trace, à condition de connaitre l’hexadécimal et les degrés décimaux, puis de se rendre sur notre carte des datacenters à travers le monde afin de le repérer. Il nous rappelle qu’il n’est pas bien grand, il ne faut donc pas prendre trop de hauteur.

Vous y comprenez quelque chose ? Sinon, autre solution plus radicale : laissez Charlie tranquille et abandonnez les recherches ; c’est vous qui voyez !

☕️ Le CEO d’Automattic de retour aux commandes de WordPress.com et Tumblr

11 septembre 2026 à 17:52


Mise à jour, 11/09, 19h30 – Deux jours après son éviction, Matt Mullenweg est de retour chez Automattic, selon un message Slack consulté par TechCrunch, et confirmé par plusieurs salariés. « Heureux d’annoncer que le conseil d’administration est de nouveau d’accord, et que je contrôle Automattic », écrit-il. « Il s’est passé beaucoup de choses ces dernières 48 heures que nous devons démêler, et j’espère qu’une grande partie relevait d’un malentendu, car j’ai énormément de respect et d’estime pour les personnes concernées. » La maison mère de WordPress.com n’a encore rien annoncé. Affaire à suivre.

Article original, 10/09 – Matt Mullenweg, le CEO d’Automattic (maison mère de WordPress.com et Tumblr) qui a déclenché une guerre juridique dans l’écosystème commercial de WordPress en 2024, a été évincé de son poste par le conseil d’administration de son entreprise.

Comme le révèle 404 Media, il a annoncé sur le Slack interne que le CA lui a imposé de prendre des congés payés. Dans ce message, il accuse le responsable financier Mark Davies d’avoir « conspiré » avec les membres du conseil d’administration d’Automattic, Ann Dunwoody, Toni Schneider et Sue Decker. Ils « ont agi dans mon dos et ont voté pour me mettre en congé rémunéré. J’ai voté contre cette décision », affirme-t-il.

Il a annoncé en même temps à ses équipes que Mark Davies avait été élu CEO par intérim de l’entreprise. Toni Schneider a ensuite confirmé cette décision sur le Slack et l’entreprise précise à nos confrères que « Matt Mullenweg est actuellement en congé chez Automattic. Mark Davies, directeur financier d’Automattic, dirigera l’entreprise en tant que PDG par intérim. Le conseil d’administration a pleinement confiance en les qualités de dirigeant de Mark et en la capacité de l’équipe à mettre en œuvre les priorités de l’entreprise ».

En 2024, alors qu’il avait déclenché sa guerre avec son concurrent WP Engine, Matt Mullenweg avait poussé plusieurs fois et avec succès à la porte des employés qui ne se retrouvaient pas dans sa manière d’agir.

Le vrai prix de ChatGPT : notre analyse complète, de GPT-3.5 à GPT-6

10 septembre 2026 à 09:47
OpenAille hiii pour la facture
Le vrai prix de ChatGPT : notre analyse complète, de GPT-3.5 à GPT-6

OpenAI propose une multitude de modèles utilisables dans ChatGPT, mais ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver et de comprendre la tarification. Next vous propose des exemples concrets et chiffrés, avec en prime une comparaison avec Claude d’Anthropic.

Après Claude d’Anthropic, analysons le vrai coût de ChatGPT, l’intelligence artificielle générative d’OpenAI qui a été la première à se lancer pour le grand public. Nous avons pour rappel publié cette semaine une analyse dédiée à GPT-6 Astra, dont une seule requête peut atteindre 33 dollars… et même 67 dollars en Fast mode.

De GPT-3.5 Turbo à GPT-6 : trois prompts avec ou sans raisonnement

Comme avec Claude, nous utilisons l’API afin d’avoir le détail du nombre de tokens (ou jetons) en entrée, mais aussi ceux utilisés pour la réflexion du modèle et ceux en sortie avec la réponse écrite. Les IA génératives travaillent avec des tokens à la place des mots, ce sont des fragments de texte. Cela peut être un mot s’il est court, la partie d’un mot, de la ponctuation, etc.

Les sociétés utilisent les tokens pour établir des limites sur les forfaits et/ou facturer à l’usage. C’est vraiment l’unité de base des IA génératives. Nous pouvons ainsi calculer avec précision le prix et comparer les modèles. Plus la réponse et le raisonnement sont longs, plus le modèle utilise de tokens et, par conséquent, plus vite les limites des forfaits sont atteintes ou plus vite l’addition grimpe pour un paiement à l’usage (comme c’est le cas avec les API).

ChatGPT, de la version 5 à la 5.5, proposait un seul modèle principal, avec deux déclinaisons. GPT-5.5 Instant est la version sans raisonnement, GPT-5.5 Thinking avec plusieurs niveaux de raisonnement, de low à xhigh.

Avec GPT-5.6, la situation a changé avec trois familles de modèles : « Sol, notre modèle phare ; Terra, un modèle équilibré pour le travail quotidien ; et Luna, un modèle rapide et abordable », explique OpenAI. Ils peuvent être avec ou sans raisonnement, comme les versions précédentes.

Via l’API, nous avons aussi accès à d’autres modèles, notamment GPT-3.5-turbo, GPT-4 et 4-turbo, GPT-4o et GPT-4.1. Tous ces modèles sont sans raisonnement. Avec GPT-6 Astra (uniquement avec raisonnement, comme Fable d’Anthropic) qui vient de sortir, cela nous donne 14 modèles et 51 combinaisons à tester en fonction du niveau de raisonnement (quand il est ajustable, évidemment).

Nous avons repris exactement les mêmes prompts que pour Claude avec, en gras, le petit nom que nous leur avons attribué. Les voici pour mémoire :

Devinette : « Ô frère, fils de ma mère, ton père est le frère de mon enfant. Qui suis-je ? »

Carnet de voyage : « L’été prochain je vais avoir trois semaines de vacances. Je suis avec ma petite voiture électrique Sprind (charge à 30 kW max) et je voudrais visiter le sud de Bayonne à Montpellier en prenant mon temps. Propose-moi un carnet de voyage »

Extension : « Je veux une extension pour Chrome et Firefox qui me permet d’inverser les titres et les sous-titres sur le site d’actualité Next.ink. S’il n’y a pas de sous-titre, c’est que c’est un brief. Alors fais en sorte d’en inventer un à partir du titre du brief. L’extension doit avoir un sélecteur pour activer/désactiver l’inversion en direct sur la page »

ChatGPT : de 1 à 34 centimes en moyenne par prompt chez OpenAI

Commençons un résumé des tarifs en fonction de la génération des modèles. Il s’agit de la moyenne pour une seule requête, qui varie entre 1 et 34 centimes chez OpenAI (le double chez Anthropic) :


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Datacenters pour l’IA : Neoverse N4 chez Arm, des puces Qualcomm pour AWS

10 septembre 2026 à 09:19
Non Euck, ce n’est pas du Metaverse, du Neoverse !
Datacenters pour l’IA : Neoverse N4 chez Arm, des puces Qualcomm pour AWS

Ça bouge toujours dans le monde de l’IA et des datacenters. Cette semaine, Arm annonce son Neoverse CSS N4, avec jusqu’à 128 cœurs CPU, du PCIe 7 et de la LPDDR6. Qualcomm s’acoquine avec AWS pour lui fournir des puces personnalisées, tandis qu’OpenAI va chez Samsung pour la gravure, en plus de TSMC.

Cette semaine, Arm a fait une série d’annonces avec notamment une nouvelle génération de Neoverse : le CSS N4. Pour rappel, cette gamme Neoverse comporte trois grandes familles : N, V et E.

La première vise le tout-venant des datacenters ; elle est historiquement dérivée des Cortex-A. La seconde vise le haut de gamme et le calcul haute performance ; dans la lignée des Cortex-X. Enfin, la troisième famille se destine principalement au edge computing (informatique en périphérie).

Neoverse CSS N4 : plus performant et économe que le N3

Un mot enfin sur le Compute Subsystem alias CSS. Dans cette configuration, Arm s’occupe du cœur de la puce, mais laisse la possibilité à ses partenaires d’ajouter des briques et de gérer une bonne partie des composants, comme la mémoire, les entrées/sorties, etc. Avec les CSS, Arm propose un sous-système préintégré. À l’opposé, Arm a aussi annoncé en mars son premier processeur complet, pas simplement des licences à des partenaires (Qualcomm, Apple, Samsung…) : l’Arm AGI.

Après les Neoverse N3 en février 2024, Arm revient avec le Neoverse CSS N4. La partie CPU est configurable avec 8 à 128 cœurs par die, avec une architecture Armv9.3. C’est quatre fois plus que sur le N3 (32 cœurs), mais seulement deux fois plus que le N2 qui propose jusqu’à 64 cœurs. Le cache L1 pour les instructions (I-cache) et celui pour les données (D-cache) passent à 64 ko, contre 32 ou 64 ko auparavant. Le cache L2 ne bouge pas avec jusqu’à 2 Mo.

Les fréquences peuvent grimper jusqu’à 3,8 GHz, une première sur la série N affirme Arm ; mais la fréquence de la génération précédente n’était pas donnée. La mémoire LPDDR6, la DDR5, la MR-DIMM et jusqu’à 128 lignes PCIe gen 7 sont de la partie. Par rapport au Neoverse N3, Arm annonce des performances par socket doublées, mais aussi « jusqu’à 1,25 fois sur les performances par watt et jusqu’à 1,75 fois sur la bande passante mémoire ».

C2-Ultra et Pro pour le mobile, avec un GPU Mali G2-Ultra NX

Lors de sa Arm Everywhere China à Shanghai, le fabricant a aussi présenté des nouveautés pour le mobile : de nouveaux cœur CPU C2-Ultra et C2-Pro ainsi qu’un GPU Mali G2-Ultra NX. Les deux sont évidemment pensés pour l’IA, avec des performances en hausse par rapport aux générations précédentes.

L’IA agentique pour la partie CPU et l’IA dans le rendu des jeux pour le GPU : Le Mali G2-Ultra NX est le premier « GPU Mali natif de l’IA. Il intègre directement l’accélération neuronale dans la chaîne graphique, aidant les développeurs à offrir des expériences visuelles plus riches et plus réactives sur mobile ».

Qualcomm main dans la main avec AWS, OpenAI avec Samsung

Toujours dans le monde des datacenters pour l’IA, Qualcomm annonce un partenariat avec Amazon afin de proposer des puces personnalisées à sa branche cloud AWS. Cela concerne principalement l’inférence des modèles, ainsi que des solutions de connectivité jusqu’à 1,6 Tb/s.

De son côté, OpenAI (qui est toujours en quête de nouvelles puissances de calcul), affirme travailler « avec Samsung sur des puces de nouvelle génération », comme le rapporte Reuters. « L’un des domaines où nous avons le plus progressé avec Samsung Electronics est notre production conjointe et notre recherche sur la production de puces de nouvelle génération », explique Harrison Kim, directeur général d’OpenAI en Corée du Sud.

En juin dernier, OpenAI dévoilait avec Broadcom sa puce Jalapeño pour l’IA générative. Le partenaire pour la gravure des puces était alors TSMC.

OpenAI accusée de mauvaises pratiques scientifiques pour résoudre un problème de maths

10 septembre 2026 à 08:21
Quick and dirty maths
OpenAI accusée de mauvaises pratiques scientifiques pour résoudre un problème de maths

OpenAI prétend avoir résolu un problème mathématique avec une de ses IA sans qu’on en soit sûr. Mais cette annonce arrive en parallèle de celle de deux mathématiciens, Tristan Buckmaster et Levent Alpöge, qui auraient pavé la voie à l’entreprise de Sam Altman à leurs corps défendants, soit par la rumeur sur leur façon d’attaquer le problème, soit sur l’utilisation de leurs données par l’entreprise.

Comme Next en parlait déjà cet été, l’IA générative bouscule la recherche en mathématiques, mais pas forcément dans le bon sens. Dans son effort d’utiliser les maths comme « benchmark » de ses modèles alors que l’entreprise prépare toujours son entrée en bourse, OpenAI défraye la chronique à propos de ces méthodes.

Ce mardi 8 septembre, Tristan Buckmaster, mathématicien de l’université de New York, a annoncé avec Levent Alpöge (qui travaille pour Anthropic, mais pas sur ce sujet) avoir trouvé une voie pour résoudre un important problème non résolu des mathématiques théoriques, appelé « Navier-Stokes ». Ils ont mis en ligne leurs travaux sur le serveur de l’université de New York via trois PDF (1,2 et 3), ainsi qu’un dépôt GitHub avec les fichiers de preuve en Lean non relus par les pairs.

Des équations introduites au XIXᵉ siècle dont on ignore si elles ont toujours des solutions uniques

Ce problème est celui de l’existence et de la régularité de solutions des équations de Navier-Stokes, équations utilisées très régulièrement en mécanique des fluides. Il fait partie de la liste des « problèmes du prix du Millénaire » établie par le Clay Mathematics Institute of Cambridge. Ce dernier a recensé les sept problèmes « les plus complexes auxquels les mathématiciens étaient confrontés au tournant du deuxième millénaire ». Les mathématiciens se demandent si ces équations, introduites au XIXᵉ siècle, ont des solutions uniques et régulières quelles que soient les variables utilisées.

Or, OpenAI a annoncé quelques heures après le partage d’un article décrivant une solution au problème Navier-Stokes, là aussi via un PDF sur son propre serveur et un dépôt GitHub avec les fichiers de preuve en Lean et non relus par les pairs non plus.

Attendons le consensus de la communauté

Pas de précipitations sur les conclusions à tirer de ces articles. Next n’a pas les compétences en mathématiques pour les analyser. La communauté de chercheuses et chercheurs sur le sujet pourra juger et nous indiquer ce qu’il en est. Et elle prendra certainement son temps : selon les règles [PDF] du prix du Millénaire, une solution proposée doit d’abord avoir été publiée dans une revue mathématique à comité de lecture de renommée mondiale et doit également avoir été largement acceptée par la communauté mathématique deux ans après cette publication.

De plus, la rédaction de l’article d’OpenAI ne semble pas faciliter les choses : Thomas Rey, mathématicien à l’Université Côte d’Azur et spécialiste du domaine, a partagé avec Next sa difficulté à comprendre l’article mis en ligne par OpenAI : « Je ne suis pas capable de lire les détails du papier. […] C’est ultra mal écrit ». Il évoque un autre mathématicien, le chercheur Kazakhe Mukhtarbai Otelbaev, qui avait déjà clamé en 2013 avoir résolu ce problème en rendant public un article de « 120 pages illisibles ». Un effort international de plusieurs mois pour comprendre l’article avait permis finalement de trouver une erreur.

Des suspicions sur la manière dont OpenAI en est arrivée là

Si le temps donnera son verdict, un autre problème apparait. En effet, l’annonce de Tristan Buckmaster est accompagnée d’un texte [PDF] dans lequel il dénonce la manière dont OpenAI s’est emparé de la solution élaborée avec Levent Alpöge.


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Maths, informatique et astronomie : le PDG du CNRS veut chambouler toute l’organisation

10 septembre 2026 à 06:31
Le repli, meilleure défense ?
Maths, informatique et astronomie : le PDG du CNRS veut chambouler toute l’organisation

Le nouveau PDG du CNRS, Thierry Dauxois, a affiché clairement sa volonté de réduire le nombre d’instituts dépendant du CNRS. En l’état actuel, le projet fusionnerait physique et ingénierie, maths et informatique et renverrait l’astronomie et l’astrophysique avec la physique nucléaire et la physique des particules. La volonté affichée est de protéger l’organisme avant l’échéance électorale de 2027 alors que le RN est aux portes du pouvoir et que la Cour des comptes propose de sabrer les organismes de recherche au profit des universités.

À peine nommé à la tête du CNRS, Thierry Dauxois veut aller vite pour réorganiser l’organisme. Il avait dès son audition au Sénat affiché sa volonté de réduire le nombre d’instituts, ces organes au sein du CNRS qui structurent l’organisation des moyens de recherche en fonction des disciplines. Mais il s’était gardé, avant son entrée en fonction, d’annoncer les disciplines qui seraient touchées.

Son projet vise la réorganisation des instituts en charge de l’ingénierie, des mathématiques, de l’informatique, de l’astronomie et de l’astrophysique. Il doit en plus prendre en compte la volonté tardive du gouvernement de fusionner l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) avec le CNRS.

Une réorganisation des disciplines scientifiques amorcée par la direction du CNRS

Cet été, la direction du CNRS a mis en place les premières pierres de son programme de réorganisation. Pendant le courant des mois de juin et juillet, Thierry Dauxois a présenté à différents conseils de l’organisme (dont le conseil scientifique) sa « proposition d’évolution du périmètre des instituts » qui, de fait, réduit le nombre d’instituts au sein de l’organisme de 10 à 7.

Pour rappel, voici la liste des 10 instituts actuels du CNRS :

Cette restructuration doit encore être détaillée et discutée au sein de l’organisme, mais le PDG veut avancer vite : dans un courrier adressé fin aout aux directeurs d’unités du CNRS que nous avons pu consulter, comme nos consœurs et confrères de l’AEF, il veut une validation de son projet avant la fin de l’année.

Ces instituts du CNRS sont structurants dans l’organisation de la recherche au sein des disciplines au CNRS mais ils ont souvent une importance au-delà de l’organisme. Leur réorganisation a donc des conséquences concrètes importantes pour le milieu de la recherche français.


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☕️ Avec Quasar Quake, la distribution GLF OS pousse plus loin la personnalisation

10 septembre 2026 à 05:20


GLF OS est une distribution Linux française spécialisée dans le jeu vidéo. L’objectif est de fournir un environnement prêt à l’emploi avec une meilleure prise en charge du matériel moderne. La dernière mise à jour importante, Quasar, était arrivée en juin. Le système passe désormais à Quasar Quake.

Les nouveautés sont nombreuses. D’abord, la distribution se débarrasse de l’installeur Calamares au profit d’un nouveau venu spécifique à la distribution. Nommé Omnis, il doit amener une meilleure intégration au système ainsi qu’une base plus flexible pour les futurs développements.

GLF Customizer fait également son entrée. Cette petite application permet de réunir au même endroit de nombreux réglages propres à la distribution, avec à la clé une adaptation plus simple à différents besoins. On peut par exemple activer ou désactiver des pans entiers de fonctions et applications selon l’objectif principal de la distribution (qui dispose d’une variante orientée création).

Parmi les autres améliorations, signalons un renforcement des mises à jour, dont le mécanisme gère mieux les connexions lentes, les interruptions réseaux, les délais de réponse des serveurs ou encore les migrations entre serveurs.

En plus de la traditionnelle modernisation de tous les paquets, y compris la branche 610 du pilote NVIDIA, Quasar Quake intègre diverses améliorations spécifiques aux jeux vidéo, dont de nouveaux réglages pour ZRAM, un meilleur support des volants, des corrections pour Steam, Gamescope et Proton, ou encore l’arrivée de xpadneo pour les manettes Xbox et Bluetooth.

La mise à jour est disponible pour les utilisateurs actuels, tandis que l’ISO d’installation peut être récupérée depuis le site officiel.

☕️ Apple Watch et AirPods font leur rentrée sans trop forcer

9 septembre 2026 à 20:19


Si la vedette de la keynote d’Apple de ce 9 septembre a bien sûr été l’iPhone Duo, le constructeur a aussi présenté de nouvelles montres connectées et écouteurs sans fil. Le constructeur n’a pas forcé son talent, les nouveautés demeurant assez peu nombreuses.

Apple Watch Series 12. image : Apple

Les Apple Watch Series 12 et Ultra 4 héritent d’une nouvelle puce S11 et d’un nouveau cardiofréquencemètre doté de LED plus grandes et plus économes. Apple annonce rien moins que le suivi de la fréquence cardiaque « le plus précis sur un objet connecté ». Ça ne sera pas de trop pour assurer une mesure toutes les 5 secondes.

Cela donnera aux différentes fonctions de santé une plus grande précision, tandis que les utilisateurs anxieux pourront surveiller leur palpitant en temps réel via une complication dédiée sur leur cadran. Quelle angoisse. Ce capteur permet aussi de mesurer la variation de fréquence cardiaque (VFC) plus fréquemment : sachez qu’une VFC plus élevée est associée à une meilleure récupération.

Apple Watch Ultra 4. Image : Apple

Ces nouvelles montres connectées sont proposées aux mêmes prix que leurs prédécesseures : à partir de 449 euros pour la Series 12, et 899 euros pour l’Ultra 4.

Enfin, les AirPods 5 sont les nouveaux écouteurs à design ouvert (ils n’entrent pas dans le canal auditif comme le modèle Pro) d’Apple. Il y a deux bonnes nouvelles dans cette gamme. D’une : la version sans annulation active de bruit (ANC) disparait pour de bon. Il n’y a désormais plus qu’un modèle d’AirPods avec ANC.

L’autre bonne nouvelle réside dans le prix : il reste à 149 euros, ce qui était le tarif de l’ancienne version sans ANC. Bizarrement, le constructeur ajoute un second modèle qui, pour 20 euros de plus, est fourni avec un boîtier de recharge sans fil et des tiges d’écouteurs intégrant un contrôle de volume tactile.

Apple en a profité pour améliorer l’ANC, annoncée comme 50 % plus efficace que celle des AirPods 4 pour bloquer le bruit ambiant. L’entreprise promet aussi une plus grande immersion sonore grâce à une architecture acoustique repensée.

Apple veut plier le marché avec l’iPhone Duo

9 septembre 2026 à 19:47
Le pli qui prend cher
Apple veut plier le marché avec l’iPhone Duo

La stratégie d’Apple est bien rodée : laisser la concurrence essuyer les plâtres en lançant un nouveau produit, et quand le marché est bien mûr, le constructeur de Cupertino rafle la mise en proposant sa propre interprétation. Et encore une fois, Apple espère pouvoir rejouer cette partition avec l’iPhone Duo, son premier appareil pliant.

Sept ans après le tout premier Galaxy Fold, Apple marche finalement dans les pas de Samsung avec l’iPhone Duo, présenté ce mercredi 9 septembre à l’occasion de la keynote « Un jour nouveau. Bientôt. » L’appareil emprunte d’ailleurs le format « passeport » (plutôt que « livre », avec un écran étiré en hauteur) du Galaxy Z Fold 8, disponible depuis cet été.

iPhone Duo, c’est mieux à deux (écrans)

Duo, c’est un nom intéressant, sachant que la rumeur a longtemps baptisé ce smartphone pliant « Ultra ». Mais comme on le verra plus bas, il lui manque quelques fonctionnalités pour prétendre à ce statut ultime (à part son prix…). Les mauvaises langues rappelleront le flop du Surface Duo, tentative malheureuse de Microsoft de smartphone avec deux écrans internes ; mais en remontant dans l’histoire d’Apple, on tombe sur le PowerBook Duo, sorti en 1992. Apple a donc, en quelque sorte, préséance pour appeler son smartphone de la sorte !

L’iPhone Duo comprend un écran externe OLED « Super Retina XDR » (1 398 x 2 034 px, 460 ppp) d’une diagonale de 5,4 pouces, et un écran interne de 7,6 pouces du même tonneau XDR (1 878 x 2 670 px à 430 ppp). Les deux écrans offrent le rafraîchissement « ProMotion » à 120 Hz et une luminosité maximale de 3 000 nits en extérieur.

Déplié, le smartphone est vraiment très fin : 5,2 mm seulement, c’est moins que l’iPhone Air (5,64 mm). Bien sûr, une fois refermé, c’est une autre histoire avec une épaisseur de 11,3 mm, le tout pour un poids de 254 g.

L’appareil est certifié IP68 pour la résistance à l’eau (jusqu’à 6 mètres de profondeur pendant 30 minutes maximum), les éclaboussures et la poussière. Le procédé Ceramic Shield recouvre le dos du téléphone, tandis que l’écran externe est protégé par la version de 2ᵉ génération de ce procédé, conçu avec l’aide de Corning (Gorilla Glass).

Apple met beaucoup en avant la charnière qui intègre une centaine de composants. Cet élément, évidemment central dans un appareil pliant, a la désagréable habitude de faire une marque en plein milieu de l’écran. On verra comment Apple a géré ce petit problème.

L’écran interne est un véritable sandwich. Il est recouvert d’une couche de protection nano-texturée fabriquée dans un « polymère sur mesure ». Selon Apple, il offre une rigidité jusqu’à 40 % supérieure à celle d’autres matériaux utilisés ailleurs dans l’industrie. Du verre est placé au-dessus et en dessous de la dalle pliante ; des adhésifs permettent à ces couches de glisser les unes sous les autres « comme les pages d’un livre » pour réduire les contraintes liées à la flexion. Le constructeur n’a pas précisé le nombre de pliages/dépliages que peut encaisser l’iPhone Duo avant de tomber en morceaux.

A20 Pro aux commandes, mais Face ID aux abonnés absents

Le smartphone fonctionne avec une nouvelle puce A20 Pro, que l’on retrouve aussi dans les iPhone 18 Pro et Pro Max. À l’image de la puce M6 toute récente, le système-sur-puce de l’iPhone Duo est gravé avec un procédé 2 nm. Il combine un CPU à 6 cœurs un GPU de 7 cœurs, ainsi que deux Neural Engine de 16 cœurs chacun.

Apple promet le processeur mobile le plus rapide jamais conçu (20 % de plus que l’A19 Pro), et un circuit graphique 40 % plus véloce que celui de l’A19 Pro. Une chambre à vapeur permet d’exploiter les capacités maximales de la puce plus longuement.

L’iPhone Duo communique sur les réseaux cellulaires avec la nouvelle puce C2, qui prend en charge les fréquences millimétriques (qu’on ne rencontre guère qu’aux États-Unis) et qui consomme 15 % de moins que la précédente C1X. La puce N1 est aussi au rendez-vous pour la prise en charge du Wi-Fi 7, du Bluetooth 6 et de Thread.

En termes d’autonomie, l’iPhone Duo embarque deux grosses cellules de batterie qui permettront à l’utilisateur de regarder 31 heures de vidéo sur l’écran interne, jusqu’à 44 heures sur l’écran externe, et jusqu’à 24 heures en utilisant les deux écrans (pas en même temps…). La recharge sans fil est au rendez-vous, via MagSafe ou Qi2. En filaire, le smartphone peut remplumer sa batterie de moitié en 20 minutes.

Une des déceptions (relatives) réside dans l’appareil photo : il se contente en effet de deux capteurs « seulement ». On trouve un capteur grand angle 48 mpx (26 mm) qui ouvre à ƒ/1.6, ainsi qu’un ultra-grand angle de 48 mpx (13 mm, ouver­ture ƒ/2.2).

Même si une caméra FaceTime se trouve sous l’écran interne, difficile de caser un vrai troisième capteur dans un encombrement aussi réduit, même si on ne doute pas qu’Apple travaille sur le sujet. La Dynamic Island de l’écran externe cache un capteur 12 mpx (ƒ/2.2).

L’autre déception est l’absence de Face ID, malgré la présence de cette île dynamique. Apple recycle sa technologie Touch ID qui résiste sur iPad, mais qu’on n’a plus retrouvée sur iPhone depuis plusieurs générations. Comme dans l’iPad Air, le capteur d’empreinte digitale est intégré dans le bouton d’allumage. Le bouton de contrôle de l’appareil photo est également au menu.

Un smartphone Apple utilisable avec un stylet (ceci est une révolution)

L’iPhone Duo fonctionne « à la main » évidemment, mais aussi au stylet avec la compatibilité Apple Pencil. Apple enterre donc la fameuse citation de Steve Jobs qui, lors de la présentation de l’iPhone originel en 2007, s’était moqué des téléphones à stylet de l’époque : « Qui veut d’un stylet ? Il faut aller le chercher, le ranger, et on finit par le perdre. Beurk. Personne ne veut d’un stylet. Alors n’utilisons pas de stylet. » Le bon vieux temps est révolu.

Qui dit nouveau « form factor », implique aussi nouveau logiciel. Apple n’a pas mégoté : le système d’exploitation de l’iPhone Duo ressemble à un mix entre iOS et iPadOS, tout en ayant sa propre identité.

Les boutons et l’interface sont relégués à la partie droite des écrans. L’ouverture de l’appareil donne lieu à un assez épatant effet de flou entre l’écran externe et l’écran interne. Un système de multitâche rappelant l’iPad est aussi présent. On peut utiliser l’iPhone Duo en format « tente », posé en triangle sur la table pour regarder une vidéo. Manifestement, Apple a beaucoup réfléchi à son affaire.

2 339 euros prix de base, 3 839 euros avec le stockage au max

L’iPhone Duo étant un tout nouvel appareil au catalogue d’Apple, il est impossible d’en comparer le prix avec un prédécesseur : 2 339 euros pour le modèle de base (256 Go). En revanche, on peut l’opposer à son cousin sous Android, le Galaxy Z Fold 8, qui revient à 1 999 euros pour 256 Go de stockage et 12 Go de mémoire (prix public : on peut certainement le trouver à moins cher chez les revendeurs).

C’est cher ? Oui, bien sûr. Et encore plus en y ajoutant du stockage en option ; on atteint ainsi les 3 839 euros pour 2 To (!). Les prix auraient pu être encore plus élevés selon Bloomberg, mais Apple aurait décidé de sacrifier (un peu) ses marges replètes en absorbant une partie de la hausse des coûts de la mémoire. L’iPhone Duo sera en précommande le 16 octobre, pour une commercialisation prévue le 23 octobre.

Le marché des appareils pliants a certes grandi depuis 2019 et le premier modèle de Samsung, mais pas de manière démesurée. Le dernier coup de sonde de Counterpoint cette semaine prévoit certes un total cumulé sur sept ans de 100 millions d’unités expédiées d’ici la fin 2026. Malgré tout, la catégorie des appareils pliants ne représente que 2 % seulement de l’ensemble du marché du smartphone : IDC prévoit 22,9 millions d’unités cette année, pour plus d’un milliard de smartphones.

Autant dire qu’il reste encore des poches de croissance, et Apple pourrait en profiter assez rapidement. Le constructeur californien devrait ainsi s’arroger un quart du marché cette année, derrière Samsung (38 %) mais devant Huawei (22 %). Le marché devrait enregistrer une croissance estimée de 37 % en 2027 selon Counterpoint – grâce notamment à l’iPhone pliant et au Fold 8.

iPhone 18 Pro et Pro Max, une évolution en douceur

La keynote d’Apple ne s’est pas arrêtée au seul iPhone Duo. L’entreprise a également dévoilé les nouveaux iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max. Pas de grande révolution pour ces deux modèles, qui avaient eu droit l’an dernier à un nouveau design, en particulier ce large plateau à l’arrière qui contient l’appareil photo.

On ne change pas une équipe qui gagne, mais Apple a tout de même amélioré l’ordinaire, en reprenant l’A20 Pro du Duo. À l’avant, la Dynamic Island, cette découpe dans l’écran pour laisser passer le capteur photo et les composants FaceTime, est plus compacte. Elle permet désormais de consulter jusqu’à trois Activités en direct (une notification de résultat sportif ou de course Uber, par exemple), contre deux sur les modèles précédents.

Une des grandes nouveautés est la présence d’un capteur principal grand angle de 48 Mpx avec ouverture variable qui va de ƒ/1.48 jusqu’à ƒ/4.0 (de 24 à 48 mm). iOS décide automatiquement de l’ouverture en fonction de la scène ; besoin de beaucoup de lumière ? Le capteur peut ouvrir à fond. On retrouve un téléobjectif 48 MPx (zoom optique x2) et un ultra-grand angle de 48 MPx (13 mm, ƒ/2.2).

Apple vante également une autonomie revue à la hausse : jusqu’à 34 heures en lecture vidéo sur l’iPhone 18 Pro (+ 3 heures par rapport au 17 Pro), 43 heures sur le Pro Max (+ 6 heures par rapport au 17 Pro Max). En streaming vidéo, les deux appareils affichent respectivement 31 et 38 heures. Sur l’iPhone 18 Pro Max, le constructeur annonce jusqu’à 29 heures d’utilisation mixte entre vidéos, jeux et navigation web.

Autre point saillant de la présentation : la chambre à vapeur qui présente « une surface trois fois plus vaste » pour dissiper encore plus de chaleur et ainsi profiter plus longtemps des capacités de l’A20 Pro. Ces deux nouveaux modèles sont en précommande le samedi 12 septembre, pour une commercialisation prévue le 18 septembre.

Hausse de prix avec les iPhone 18 Pro (Max), mais aussi pour le 17

Au niveau des tarifs, pas de miracle à attendre. Apple a augmenté les prix de la quasi-totalité de ses produits au mois de juin, épargnant seulement les iPhone. C’est désormais au tour des smartphones de passer à la casserole. L’iPhone 18 Pro débute à 1 479 euros (256 Go), l’iPhone 18 Pro Max à 1 629 euros, soit 150 euros de plus que leurs prédécesseurs directs.

Mauvaise nouvelle : les modèles de l’an dernier toujours au catalogue sont eux aussi plus chers. À 1 119 euros, l’iPhone 17 prend ainsi 150 euros, l’iPhone Air 100 euros (à 1 329 euros).

Apple est très loin d’en avoir terminé avec les iPhone. Le constructeur pourrait cependant le printemps prochain révéler l’iPhone 18 et un possible iPhone Air 2.

☕️ Le groupe Muse se fait déloger de ses comptes de réseaux sociaux par Meta

9 septembre 2026 à 17:10


Meta a présenté cette semaine Muse, son nouvel agent IA destiné au grand public et censé pouvoir gérer de façon autonome des tâches du quotidien. Stratégique au regard des ambitions affichées par Mark Zuckerberg dans le domaine de l’intelligence artificielle générative, ce lancement (réservé pour l’instant aux États-Unis) s’accompagne sans surprise d’une vaste campagne de communication en ligne sur les supports du groupe.

Pour ce faire, Meta avait logiquement besoin de comptes @Muse sur les principaux réseaux sociaux, à commencer par les siens. Problème : l’adresse en question est occupée, depuis de longues années déjà, par le célèbre groupe britannique du même nom.

Plusieurs internautes ont remarqué mercredi que le groupe emmené par Matt Bellamy s’était fait déloger de ladite adresse, d’abord sur Instagram. Le compte @Muse renvoie désormais vers l’agent IA de Meta, tandis que les 2,7 millions d’internautes qui suivaient les images de concert de Muse doivent désormais se rendre sur @museband. Même topo sur Facebook, où le groupe est désormais hébergé sur une adresse en /museband.

X, pourtant en dehors du réseau Meta, reflète lui aussi ce mouvement, dans des conditions identiques : Muse pour l’agent IA et Museband pour le groupe. Le site officiel de Muse référence encore, en pied de page, l’adresse de ses anciens réseaux sociaux, à l’exception d’Instagram qui avait été mis à jour au moment de la rédaction de cette brève.

Appelez moi le webmaster ! – capture d’écran Next

Plusieurs des fans de Muse (le groupe, pas l’agent) se sont émus de ce qu’ils considèrent comme une spoliation, et y sont allés de leurs commentaires mécontents sous les publications annonçant le lancement de Muse (l’agent, pas le groupe).

Cette prise de contrôle paraît à première vue fort cavalière, mais on ne sait pas pour l’instant dans quelles conditions elle a été réalisée, ni si le groupe avait été prévenu, voire indemnisé d’une façon ou d’une autre. Ni Meta, ni Bellamy et sa bande n’ont pour l’instant réagi publiquement.

En attendant d’avoir le fin mot de l’histoire, on ne peut tout de même s’empêcher de penser, et de rappeler, que l’univers musical de Muse, riche de plus de vingt ans de carrière, est profondément marqué par la dystopie et des critiques à peine larvées contre les dérives totalitaires du système moderne. « They will not control us. We will be victorious. »

L’augmentation de l’automatisation mène à la répression, calcule l’économiste D. Acemoglu

9 septembre 2026 à 15:15
Das Kapital. Kritik der automatisierten Ökonomie.
L’augmentation de l’automatisation mène à la répression, calcule l’économiste D. Acemoglu

Face aux promesses de gains financiers de l’automatisation, les États capitalistes favorisent naturellement la répression plutôt que la redistribution, y compris s’ils sont construits sur des fondements démocratiques. C’est ce que concluent le prix Nobel d’économie Daron Acemoglu et ses collègues A. Arda Gitmez et Mehdi Shadmehr dans un récent article susceptible d’éclairer les effets économiques et politiques du déploiement de l’IA.

Il est l’un des économistes les plus influents du monde, en particulier ces dernières années pour ses travaux relatifs à l’intelligence artificielle et aux effets de l’automatisation. Il est aussi co-lauréat du prix Nobel d’économie 2024, aux côtés de James A. Robinson et Simon Johnson. Cette année-là, Daron Acemoglu prévoyait que l’IA ne produirait que peu d’augmentation de la productivité et du PIB, mais qu’elle pourrait clairement accroître les revenus que le capital tire du travail.

Son ton a clairement changé cet été, jusque dans sa récente intervention sur France Inter, le 31 août. « Il m’arrive de ne pas dormir la nuit en pensant aux conséquences énormes que tout ça va avoir », a-t-il déclaré à la radio publique, estimant que le déploiement de l’IA pourrait finalement détruire 8 à 9 % des emplois, soit deux fois plus que ce qu’il avait calculé précédemment.

Outre cette analyse très anglée sur les conséquences subies par les travailleurs, les préoccupations du chercheur s’expliquent peut-être plus largement par les effets du déploiement de l’IA sur les sociétés au sens large.

C’est du moins ce que semble traduire le working paper qu’il publiait en juin avec ses collègues A. Arda Gitmez et Mehdi Shadmehr. Intitulé « Automatisation et Répression », le document, ouvert à la relecture par les pairs, propose une exploration des conséquences de l’automatisation sur le recours à la répression politique. Les trois hommes y établissent l’existence d’une complémentarité entre l’automatisation et la répression. Dans un système capitaliste, estiment-ils, plus les acteurs économiques recourent à l’automatisation (ce qui va dans le sens de leurs intérêts, car cela leur permet d’accroître leur stock de capital), plus l’État qui les représente risque de recourir à la violence pour mater les révoltes qui pourraient couver dans la population.

Plus précisément, les scientifiques calculent que plus le stock de capital est important, plus l’automatisation croît. Dans la mesure où la répression « est complémentaire de l’automatisation », ils en déduisent qu’une augmentation du capital disponible est « elle aussi complémentaire de la répression ». En effet, cette dernière permet à l’État capitaliste (compris comme un État qui défend les intérêts des détenteurs de capitaux) « d’atteindre un niveau d’automatisation plus élevé que dans le cadre d’une redistribution ».

Modéliser les conséquences d’un paradoxe réel

La motivation de ce travail leur vient de propos et positions observés dans le monde réel. De l’ancien président de Google China et directeur de Microsoft Asia Kai-Fu Lee au capital-risqueur Nick Hanauer, plusieurs entrepreneurs du numérique s’inquiètent depuis vingt ans des risques de troubles, voire de soulèvements concomitants à l’accélération de l’automatisation du travail. Ce faisant, écrivent les trois universitaires, ils « redécouvrent la prédiction faite par Karl Marx en 1867 », selon laquelle : « Ce n’est que depuis l’introduction des machines que l’ouvrier se bat contre l’instrument de travail lui-même… Il se révolte contre cette forme particulière des moyens de production. »

Pour faire face au risque, une des pistes serait d’améliorer la redistribution. Cent millionnaires ont d’ailleurs signé une lettre ouverte en ce sens à l’occasion du sommet 2025 de Davos. « Pour autant, de nombreux individus fortunés et dirigeants d’entreprise reconnaissent également que le maintien de l’ordre dans un monde dominé par l’automatisation pourrait nécessiter des mesures répressives et d’autres mesures énergiques pour protéger leurs revenus et leurs bénéfices. »


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Des failles dans les téléviseurs connectés LG permettent d’écouter leur environnement

9 septembre 2026 à 14:42
Entre failles et publicités
Des failles dans les téléviseurs connectés LG permettent d’écouter leur environnement

En juillet, une polémique avait éclaté autour des écrans LG pour ordinateurs : l’installation automatique du pilote provoquait l’apparition d’une publicité pour l’antivirus McAfee. Les pratiques du constructeur ont été épinglées dans une nouvelle vidéo, mais LG dément tout problème.

LG a été sous un feu nourri de critiques en juillet. Lors du branchement d’un écran LG sur un ordinateur, un signal était envoyé à Windows Update pour récupérer automatiquement le pilote. Une opération courante, qui évite à l’utilisateur d’aller le chercher manuellement.

LG avait détourné ce mécanisme pour installer aussi un composant qui provoquait l’affichage d’une publicité pour McAfee. La documentation de Microsoft précise pourtant de faire attention à ce genre de pratique. La firme avait d’ailleurs fini par intervenir, LG mettant fin à l’opération, avec une image entachée.

Ce comportement avait été mis en avant par Gamers Nexus dans une vidéo expliquant le problème. Or, la chaine vient de remettre le couvert, en s’attaquant cette fois aux téléviseurs de la marque.

Dans sa nouvelle vidéo (vue plus de 3 millions de fois à l’heure où nous écrivons ces lignes), Gamers Nexus expose pendant 135 minutes l’étendue de ses découvertes, faites en collaboration avec Level1Techs et des chercheurs en sécurité indépendants. La chaîne met en cause le comportement réseau et logiciel des téléviseurs sous webOS, notamment des modèles OLED de la gamme G5.

Des comportements étranges…

La vidéo de 2h15 plonge profondément dans les détails. Parmi les constats majeurs de la chaîne : le fait que les téléviseurs testés (des modèles OLED) captent l’audio dans la pièce, même quand l’appareil est en veille. D’après les tests réalisés, les téléviseurs enregistrent le son à travers le micro même quand la connexion est coupée, stockant les données localement en attendant que l’accès à internet soit restauré.

Les testeurs ont également utilisé le logiciel Wireshark pour analyser les paquets de données envoyés par la télé. Les résultats auraient montré un balayage actif du réseau local, notamment pour cartographier les appareils voisins. Ce balayage collecterait au passage les adresses IP des appareils connectés, de même que les noms et intensités de signal des réseaux Wi-Fi détectés, ainsi que leurs données de localisation.

Selon Gamers Nexus, les données ainsi recueillies alimentent LG Ad Solutions, la filiale publicitaire du groupe. LG aurait écoulé 216 millions de téléviseurs connectés dans le monde, tandis que la filiale revendiquerait 363 millions d’appareils secondaires pouvant être ciblés individuellement, dans les seuls États-Unis. On ne parle donc pas uniquement d’appareils détectés, mais de ceux sur lesquels une publicité peut être envoyée.

La technique n’est pas nouvelle, chez LG. Le constructeur utilise depuis des années un mécanisme nommé Automated Content Recognition (ACR, non spécifique à LG), chargé de générer des empreintes numériques, pour récupérer – entre autres – les habitudes de visionnage. Le travail mené par Gamers Nexus va cependant plus loin.

Le plus gros problème rencontré par la chaîne réside dans la sécurité. Plusieurs failles ont été détectées dans webOS, le système d’exploitation propre à LG, que le constructeur fournit dans ses TV connectées. Les testeurs sont parvenus à les exploiter, débloquant des capacités d’exécution de code arbitraire à distance. Ils s’en sont servi, entre autres, pour récupérer les données audio justement enregistrées par le téléviseur quand la connexion internet était coupée.

Les failles ont été transmises à LG sans révélation publique et seraient en cours de correction.

… réfutés par LG

En 48 heures (la vidéo a été publiée le 7 septembre), ces informations ont eu le temps de ressortir dans plusieurs médias. Initialement, LG se refusait à tout commentaire, mais le constructeur a fini par sortir de sa réserve auprès de plusieurs sites, dont MacG.

Selon LG, les conversations ambiantes ne sont ni enregistrées ni transmises dans les conditions normales d’utilisation. Pour que le processus se déclenche, il faut que l’utilisateur l’active volontairement, par exemple via la touche spécifique de la télécommande. Le constructeur réfute toute écoute passive et automatique de ce qui se passe autour de ses télés connectées.

L’écoute peut en revanche se faire si la fonction « Hi LG » est activée. Le comportement serait alors le même que n’importe quel autre assistant vocal : une écoute locale passive, devenant active quand les mots-clés sont prononcés. Quand aucun mot-clé n’est détecté, les données stockées temporairement sont supprimées et rien n’est transmis, assure LG.

Le constructeur affirme également que les données récupérées sur le réseau sont standards. Détecter les appareils connectés permet notamment de partager du contenu et d’utiliser d’autres fonctions liées à la maison connectée. Autre affirmation : tout ce qui touche à la personnalisation des publicités et, de manière générale, à l’ACR, ne peut fonctionner qu’avec un accord explicite de l’utilisateur. Celui-ci peut révoquer cette autorisation à tout moment dans les réglages de l’appareil.

Bien que ces comportements puissent entrer dans la catégorie « pratiques courantes », la réponse de LG est incomplète. Ainsi, pas un mot sur les failles de sécurité, alors qu’elles ont permis la récupération de données pouvant s’avérer sensibles. Exploitées, ces failles pourraient permettre à des pirates de transformer ces appareils en autant de dispositifs d’écoute.

Le Cyber Resilience Act en embuscade

À noter que Gamers Nexus avait déjà épinglé les téléviseurs LG en juillet pour les problèmes d’écoute. Ils notaient effectivement que l’on pouvait désactiver la reconnaissance vocale, coupant du même coup toutes les fonctions de type IA. LG, là aussi, avait fini par répondre à plusieurs médias, dont nos confrères de MacG : « LG Electronics (LGE) réaffirme que les téléviseurs LG ne collectent, n’enregistrent ni ne stockent les conversations ambiantes. La reconnaissance vocale est une fonctionnalité optionnelle, lancée par l’utilisateur, qui traite les données vocales uniquement lorsqu’elle est activée par l’utilisateur pour répondre à une demande spécifique. Les clients peuvent utiliser les fonctionnalités Smart TV sans activer la reconnaissance vocale ».

La succession des vidéos de Gamers Nexus provoque, sans surprise, de nombreuses discussions et écorne l’image du constructeur. Sur Reddit ou les réseaux sociaux, de nombreuses personnes réfléchissent désormais à la connexion de leur téléviseur, LG ou non. Outre les choix faits par les constructeurs, la sécurité même du système d’exploitation interroge et beaucoup se demandent si elle est gérée sérieusement.

Ces questions fusent autour des appareils connectés depuis longtemps. Elles ont largement alimenté la réflexion ayant conduit l’Europe à adopter le Cyber Resilience Act, qui va franchir une étape majeure ce 11 septembre. Mais à compter de décembre 2027, les constructeurs seront pleinement responsables de la sécurité de leurs produits, dès lors qu’ils contiennent une composante numérique. Les téléviseurs connectés seront bien sûr concernés, d’autant plus que le CRA sera rétroactif et s’appliquera sur tous les appareils en cours de commercialisation, pas uniquement les nouveaux.

Plus de 400 millions de noms de domaines dans le monde, le .com domine outrageusement

9 septembre 2026 à 14:06
.com, .com, .com… et plus de 1 500 autres extensions
Plus de 400 millions de noms de domaines dans le monde, le .com domine outrageusement

400 millions de noms de domaine, et moi et moi… C’est une barrière symbolique qui vient d’être franchie sur Internet. Le marché est plus que dominé par le .com – géré par l’entreprise américaine Verisign – avec plus de 166 millions de noms de domaine à lui seul.

Sur Internet, les noms de domaine permettent de rediriger vers un service, un site ou un serveur sans avoir à connaître son adresse IP (et éventuellement son port). C’est plus facile à retenir pour les internautes et souvent plus parlant. Le nom de domaine est aussi utilisé pour des certificats de sécurité, même si Let’s Encrypt propose depuis peu de certifier des adresses IP. Nous avons publié un tuto sur le sujet.

ccTLD et gTLD : avez-vous les bases ?

Sur Internet, il existe deux grandes familles de noms de domaines : les ccTLD (extensions de pays) et gTLD (extensions génériques). Les .fr, .de, . re, .cn, etc. sont des extensions de pays et ont toujours deux lettres (pour ceux en alphabet latin) et elles relèvent de la souveraineté des États. Les .com, .net, .ink, .best, .bzh, etc. sont des extensions génériques avec trois lettres ou plus et leur gestion dépend des sociétés qui les exploitent.

Selon le dernier décompte de l’Internet Assigned Numbers Authority (IANA, une branche de l’ICANN) , il y a 316 country-code TLD (ccTLD) et près de 1 300 génériques TLD (gTLD). Il y a également une quinzaine d’extensions de premier niveau « sponsored », c’est le cas du très connu .gov géré par le Cybersecurity and Infrastructure Security Agency des États-Unis (CISA), le .cat pour la langue catalane, .aero pour l’aéronautique, .museum, .asia, etc.

Au total, près de 1 600 extensions de premier niveau existent sur Internet, mais le chiffre devrait rapidement grimper puisque l’ICANN vient de terminer son tour de table pour le round 2 des extensions génériques. Juste après la fermeture des candidatures, l’ICANN annonçait avoir reçu 1 600 candidatures. Toutes ne seront pas finalisées et il existe des doublons, mais cela donne un ordre d’idée.

Next analyse les listes des domaines de 1 100 extensions

Revenons à nos noms de domaine. Comment compter leur nombre ? En s’appuyant sur le Service centralisé de données de zone (CZDS) pour les gTLD. Nous avons fait les demandes et obtenu les listes officielles des nom de domaines pour près de 1 100 extensions, dont les trois plus grosses que sont le .com, .net et .org.


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Aux USA, l’IA aurait créé bien plus d’emplois qu’elle n’en a détruit

9 septembre 2026 à 12:06
Quand je serai grand, je ferai dresseur PokAImon
Aux USA, l’IA aurait créé bien plus d’emplois qu’elle n’en a détruit

Se basant notamment sur des données émanant de LinkedIn, The Economist a calculé que le nombre de créations de postes liés au développement des datacenters en particulier et de l’IA en général surpasse les licenciements liés à l’IA.

« L’apocalypse de l’emploi est reportée », titre The Economist, qui estime que l’IA aurait permis la création d’ « environ 1 million de nouveaux emplois aux USA », contre 200 000 licenciements depuis 2023.

Dans certains métiers, l’IA entraîne certes une baisse dans le nombre de recrutements : les embauches dans le secteur des services professionnels et aux entreprises sont ainsi inférieures d’environ 10 % à la moyenne enregistrée entre 2015 et 2019.

Depuis janvier 2023, le nombre d’emplois a par exemple baissé d’environ 10 % chez les agents du service client, et d’environ 15 % chez les secrétaires et assistants administratifs, trois professions impliquant une forte part de tâches routinières, susceptibles d’être effectuées par IA.

Le Bureau des statistiques du travail états-uniens prévoit de son côté que les métiers du secteur administratif et de l’assistance de bureau perdront 752 000 emplois d’ici 2035, relève la publication.

Une course effrénée aux travailleurs du bâtiment et des infrastructures


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☕️ Google annonce un investissement de 13 milliards d’euros en Finlande

9 septembre 2026 à 10:19


Google promet d’investir dans les deux prochaines années en Finlande la somme de 13 milliards d’euros pour financer des projets d’infrastructures dans le sud et le centre du pays.

Dans un communiqué de presse publié ce mercredi 9 septembre, Google affirme que « cela comprend les investissements dans des centres de données et d’autres infrastructures de soutien, ainsi que des partenariats à Hamina, Kajaani, Muhos et Vaala [des villes situées au sud et au centre du pays] ».

Concernant les «  infrastructures de soutien », l’entreprise parle, de fait, de centrales, de barrages et du réseau électriques du pays. Ainsi, Google évoque un partenariat avec les entreprises Fingrid et Business Finland pour « identifier des sites pour l’infrastructure de Google et mettre en place un raccordement respectueux du réseau », un contrat de 22 ans avec Fortum pour lui fournir de l’énergie venant de la centrale nucléaire de Loviisa et aider à « la viabilité commerciale de cette centrale », ou encore un contrat avec Valorem concernant l’électricité d’un parc éolien situé à l’est du pays.

Illustration : Flock

Ruth Porat, directrice financière de Google affirme que cet investissement est « le plus important investissement ponctuel de l’entreprise en Europe ».

Le représentant de Google en Finlande, Antti Järvinen, a souligné que ce projet constituait l’un des plus importants investissements de l’histoire industrielle du pays, rapporte le média finlandais Yle.

Les projets de création de data centers font aussi face à de vives critiques en Finlande, comme ailleurs, notamment sur l’épuisement des ressources locales et sur l’aggravation de la crise climatique, expliquent nos confrères finlandais. Lors de l’annonce de l’investissement de Google, le Premier Ministre, Petteri Orpo, y a répondu en mettant en avant les emplois promis par la multinationale. « Dans le débat public en Finlande, l’impact des centres de données sur l’emploi est souvent sous-estimé. Je trouve cela étrange dans un pays qui est confronté depuis longtemps à un taux de chômage élevé . Cela signifie des emplois, de nombreux emplois pour les Finlandais partout en Finlande », a-t-il promis.

Google annonce dans son communiqué la promesse 37 000 emplois « induits », dont 16 000 dans la construction, lors de la phase initiale et 7 000 emplois de support ensuite.

La perspective d’emplois est régulièrement citée par les promoteurs de nouveaux centres de données, mais elle suscite des débats. En France, par exemple, une étude EY pour l’organisation France Data Center a établi que l’industrie des centres de données comptait 48 374 emplois en France en 2024, parmi lesquels 18 328 emplois « indirects et induits ». L’année suivante, le cabinet Trendeo comparait de son côté l’intensité capitalistique des emplois créés dans diverses filières : la filière des centres de données ayant attiré 52 % des investissements nationaux et créé 2 800 emplois, elle établissait un ratio de 40 millions d’euros par emploi. Un chiffre à comparer à ceux constatés dans l’énergie (5 millions d’euros par emploi), dans la recherche et développement (1,8 million d’euros par emploi) et dans le reste de l’industrie numérique (entre 0,2 et 0,3 million d’euros par emploi).

Patch Tuesday : Microsoft frôle le millier de correctifs

9 septembre 2026 à 09:02
Inflation galopante
Patch Tuesday : Microsoft frôle le millier de correctifs

Si les derniers mois avaient déjà vu plusieurs records de failles corrigées chez Microsoft, le Patch Tuesday de la rentrée les explose tous : avec 966 vulnérabilités colmatées, dont plus de 700 pour Windows, septembre 2026 restera probablement dans les annales.

966 : c’est le nombre de failles corrigées dans le bulletin mensuel accompagnant la salve de correctifs publiés le 8 septembre. Le chiffre varie légèrement selon les sources, en fonction de ce qui est comptabilisé. Les 966 failles correspondent aux CVE publiés effectivement ce 8 septembre, selon Bleeping Computer.

Même en tenant compte de ces différences de comptage, le Patch Tuesday de septembre est loin, très loin devant. Le précédent record était détenu par les correctifs de juillet, qui culminait déjà à 570 failles. Le mois d’août avait suivi avec 400 failles corrigées.

Des chiffres très élevés, conséquence directe de l’utilisation des LLM (grands modèles de langage). Microsoft a depuis largement expliqué comment ses équipes s’en servaient, avec plusieurs LLM évoluant au sein d’un harnais spécialisé. L’entreprise a également officialisé son projet Perception, coordonnant trois familles d’agents, responsables respectivement de la traque des failles, de l’évaluation du contexte et de la correction.

Un bulletin hors normes

Parmi les 966 failles corrigées, 105 sont critiques, dont 81 permettant des exécutions arbitraires de code à distance, soit le pire des scénarios. Aucune des failles critiques n’est cependant exploitée à ce jour ni même publique. L’avertissement habituel tient toujours cependant : dès lors que les correctifs sont disponibles, les quelques détails les accompagnant peuvent orienter les pirates vers les failles correspondantes.

Bleeping Computer donne une ventilation approximative des failles par type :

  • 438 vulnérabilités de type élévation de privilèges
  • 19 vulnérabilités de type contournement des fonctionnalités de sécurité
  • 258 vulnérabilités de type exécution de code à distance
  • 173 vulnérabilités de type divulgation d’information
  • 56 vulnérabilités de type déni de service
  • 16 vulnérabilités de type usurpation (spoofing)

En revanche, deux failles sont exploitées (0-day). Elles ne sont pas critiques, mais sont tout de même importantes :

  • CVE-2026-81963 : vulnérabilité d’élévation des privilèges dans la pile Windows Update, permet aux attaquants d’obtenir des privilèges SYSTEM
  • CVE-2026-85880 : vulnérabilité dans l’Advanced Local Procedure Call (ALPC) de Windows, permet également d’obtenir des privilèges SYSTEM

La recommandation est donc logique : installer ces nouveaux correctifs aussi rapidement que possible.

Des nouveautés fonctionnelles importantes… peut-être

La mise à jour publiée hier soir, estampillée KB5124008, contient aussi de nouvelles fonctions pour Windows 11, dont la plupart ont été déjà commentées au cours des derniers mois.

C’est ainsi la mise à jour qui officialise le retour de la capacité à bouger la barre des tâches sur n’importe quel côté de l’écran. Le fonctionnement n’est pas celui de Windows 10, qui permettait de la changer de côté par glisser-déposer. Dans Windows 11, il faut se rendre dans les réglages (le plus simple est de passer par le clic droit sur la barre des tâches) et de choisir l’option voulue. Dans tous les cas, on peut toujours modifier l’alignement des icônes.

Source : Windows Latest

Toujours pour la barre des tâches, on peut maintenant l’afficher en mode réduit. Jusqu’ici, le système permettait de la réduire, mais le réglage n’influait que sur la taille des icônes, pas sur la barre elle-même. Le nouveau réglage s’occupe des deux.

On peut également redimensionner le menu Démarrer, via un nouveau réglage qui laisse le choix entre Grand, Petit et Automatique. Bien sûr, plus le menu sera grand, plus il pourra afficher d’éléments. Cette amélioration s’accompagne d’une autre : une personnalisation nettement plus poussée. On peut ainsi désactiver la zone « Recommandés », qui s’appelle d’ailleurs « Récents » maintenant, choisir de n’afficher qu’une grille d’icônes ou une liste, ou encore supprimer les catégories et les applications épinglées. Si l’on désactive tout, le menu Démarrer n’affiche alors plus qu’une liste statique et alphabétique des applications installées.

Cette mise à jour intronise en outre les améliorations de performances pour l’Explorateur, qui se charge plus vite et se montre plus réactif. Comme nous l’avions indiqué, cette hausse de performances se fait via de courtes hausses de la consommation CPU, pas par un préchargement de l’application en mémoire. Selon Microsoft, la différence de performances est d’autant plus visible sur les machines peu puissantes.

Enfin, on peut désactiver Bing et le Microsoft Store dans la recherche, pour n’avoir que des résultats locaux. La recherche y gagne largement en performances. En revanche, la tolérance aux fautes de frappe n’est pas encore de la partie.

Notez que vous ne verrez pas forcément ces nouveautés immédiatement après l’installation de la mise à jour. Microsoft a l’habitude de procéder par étapes, créant systématiquement un « bazar ». Les fonctions sont activées petit à petit chez les utilisateurs, mais on ne sait pas combien de temps prendra le processus complet.

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