Vue normale
-
Révolution Énergétique
- Usure prématurée, coût élevé : la hausse de la modulation nucléaire inquiète EDF
Usure prématurée, coût élevé : la hausse de la modulation nucléaire inquiète EDF
Si les énergies renouvelables et le nucléaire ne doivent pas être opposés dans la quête de la neutralité carbone, un sujet vient pourtant créer des tensions entre les deux : la modulation de nos réacteurs. Bien que normale sur le parc nucléaire français, cette technique d’ajustement de la production est de plus en plus utilisée, ce qui pourrait accélérer l’usure des centrales. Un nouveau rapport d’EDF tire des conclusions inquiétantes.
Ce n’est pas un scoop : le parc nucléaire français module plus que n’importe quel autre pays, la faute à un mix électrique unique au monde, puisque très largement dominé par l’énergie nucléaire. Si cette modulation est historiquement maîtrisée et adaptée aux capacités des réacteurs, cet équilibre se voit bouleversé par la prise d’ampleur des énergies renouvelables dans l’Hexagone.
À lire aussi Moduler la puissance d’un réacteur nucléaire, est-ce dangereux ?« Des risques économiques majeurs » pour la France
Selon les dernières prédictions, notamment des analystes de Kpler, cette modulation pourrait continuer d’augmenter chaque année jusqu’en 2030. De 27,5 TWh en 2024, elle a atteint 31,5 TWh en 2025 et devrait avoisiner les 35 TWh pour 2026. Si cette modulation permet en partie à EDF d’optimiser son utilisation de combustible, le reste s’explique par la nécessité de compenser l’intermittence des énergies renouvelables. Or, cette modulation excessive inquiète de plus en plus au sein d’EDF.
Il y a quelques semaines, la CFE Énergies, principal syndicat de l’électricité en France, avait tiré la sonnette d’alarme face à la publication imminente de la programmation pluriannuelle de l’électricité (PPE3). Le syndicat avait pris la parole pour évoquer un rapport interne à EDF portant sur « les conséquences techniques et économiques de l’effacement forcé de la production d’électricité nucléaire ». Les conclusions de ce rapport confidentiel avaient été entrevues dans un article de La Tribune, et évoquaient « des risques économiques majeurs pour la collectivité française ».
À lire aussi Moduler la puissance d’un réacteur nucléaire, est-ce dangereux ?EDF confirme l’impact de la modulation sur les réacteurs nucléaires
EDF a attendu la publication de la PPE3 pour sortir du silence et rendre public les conclusions de son étude sur la modulation. Dans ce document, daté du 16 février 2026, l’électricien français confirme la hausse de volume de modulation en évoquant un point de rupture en 2024. Il mentionne notamment une augmentation des arrêts de courte durée en milieu de journée, au moment où les parcs photovoltaïques produisent le plus d’électricité.
Selon EDF, cette hausse de la modulation affecte bien le vieillissement des installations sur de nombreux aspects et indique une augmentation « des phénomènes vibratoires au niveau des postes d’eau ». De ce fait, EDF affirme devoir travailler sur ses programmes de maintenance en augmentant la fréquence des contrôles et des remplacements de pièces d’usure. En parallèle, l’électricien envisage de faire évoluer ses méthodes d’exploitation pour que « les transitoires de puissance ou les arrêts complets des réacteurs soient moins sollicitants pour les installations, tout en préservant la manœuvrabilité des unités de production ». EDF précise enfin que cette adaptation « a un impact économique certain car elle conduit à réaliser de nouveaux investissements sur le parc nucléaire français, tout en s’accompagnant d’une réduction de sa production ».
À lire aussi Faut-il payer les français pour qu’ils se chauffent et roulent à l’électricité ?Les centrales thermiques et hydroélectriques jonglent aussi avec l’éolien et le solaire
D’ailleurs, EDF va plus loin en indiquant que les variations de production d’énergie associées aux renouvelables non pilotable (éolien et solaire) ont des effets sur ses autres modes de production. Le nombre d’arrêts/démarrages des centrales thermiques de type cycles combinés gaz (CCG) a ainsi doublé en 2025 par rapport aux années précédentes. Le parc hydroélectrique est également concerné, en particulier les stations de pompage-turbinage (STEP), qui sont en première ligne pour absorber les fluctuations du réseau. Celles-ci sont de plus en plus sollicitées, ce qui entraîne un vieillissement prématuré.
Pour finir, EDF rappelle que le rôle du parc nucléaire français n’est pas seulement de produire de l’électricité, mais également de stabiliser la fréquence et la tension du réseau, notamment grâce à son inertie. Il n’est pas à exclure que dans les années à venir, RTE demande à EDF de laisser des réacteurs en service non pas pour produire de l’électricité en milieu de journée, mais pour permettre une meilleure stabilité du réseau à l’échelle de la France et de l’Europe.
À lire aussi Prix négatifs : les petites centrales hydroélectriques en souffrent davantage que l’éolien et le solaireL’article Usure prématurée, coût élevé : la hausse de la modulation nucléaire inquiète EDF est apparu en premier sur Révolution Énergétique.
Marathon développe son univers dans une nouvelle bande-annonce
À quelques jours de sa sortie, toujours prévue pour le 5 mars prochain, Marathon dévoile un peu plus son scénario dans une nouvelle bande-annonce parue la semaine dernière. Un scénario dans un extraction shooter multijoueur ? Oui beh, écoutez, il y en avait aussi un dans PUBG, alors pourquoi pas ! Ici, le général Davic Reed de la colonie de New Cascadia sur Tau Ceti IV (déjà issu de l’univers de Halo, tiens tiens) semble envoyer un message de détresse : « si vous m’entendez, qui ou quoi que vous voyez, envoyez-nous de l’aide. Armes, des provisions, une échappatoire, un moyen de rentrer ? (…) nous avons dû faire des choses pour survivre. Des choses que je n’aurais jamais… On a… On a joué à la manette aux FPS. On est des monstres. On est tous des monstres ».
À quoi tout cela pourra bien nous servir lorsqu’il s’agira d’éliminer les autres joueurs ou de s’extraire, aucune idée. Pour rappel, d’après les développeurs, Marathon s’inspirera en partie d’Escape From Tarkov avec des maps de différentes difficultés peuplées d’IA, des quêtes auprès de factions pour faire monter sa réputation, etc. Bungie y a ajouté un système de classe de personnage, mais surtout, UN GRAPPIN ! Et ils nous promettent que leur extraction shooter reposera avant tout sur le skill plutôt que sur notre équipement.
Marathon sortira le 5 mars 2026, uniquement sur Steam pour la version PC. Vous pouvez déjà le précommander chez notre partenaire Gamesplanet à -10%, soit le jeu à 35,99 €.
1108° - Vinyle Album Michael Jackson Thriller - 180g, Import
Vinyle 180 grammes de la légende
Liste des titres:
Disque : 1
1. Wanna Be Startin' Somethin' - Jackson, Michael
2. Baby Be Mine...
Un test à l’aveugle départage rendu natif, DLSS 4.5 et FSR 4
Quels sont les meilleures liseuses électroniques en 2026 ?
![]()
Les beaux jours sont là et avec eux l'envie de bouquiner sous le soleil. Même si la sensation et l'odeur des pages n'ont aucun égal, une liseuse électronique est bien pratique pour transporter des tonnes de livres avec soi. Si vous cherchez les meilleures liseuses, c'est ici que l'on vous a regroupé les meilleures références du marché.
Rogue Point, le tactical shooter des créateurs de Black Mesa, est sorti en accès anticipé
Comme annoncé fin janvier, Rogue Point, le tactical shooter coopératif avec des mécaniques de roguelite, est sorti en accès anticipé ce 12 février. Pour le moment, le jeu a reçu une note globale plutôt positive de la part des joueurs Steam dont le nombre tend d’ailleurs à diminuer. En effet, une partie de la communauté pointe des problèmes d’optimisation, la présence de bugs, un gameplay trop rigide, une IA ennemie tantôt teubée, tantôt agressive, et une boucle de gameplay qui peine à se renouveler. Entre temps, les devs ont également publié une roadmap qui apportera de nouveaux équipements, armes, cosmétiques, ennemis et autres correctifs, mais pas sûr que cela suffise à retenir les joueurs vu qu’il faudra attendre la 1.0 pour avoir une nouvelle carte et un boss supplémentaire.
À sa sortie, des membres de la rédac et un nofragé ont formé une escouade prête à en découdre sur les 4 cartes disponibles que l’on peut rencontrer pendant les « campagnes » qui mènent à l’unique boss final. Chaque campagne devra être complétée en effectuant deux missions et l’équipe pourra préparer son équipement avant de démarrer. Les deux premières heures de découverte étaient plutôt sympas, mais on s’est rapidement rendu compte que l’on avait fait le tour du jeu, dont le contenu de base est franchement trop maigre. Même les mécaniques de roguelite n’arrivaient pas varier les situations autant que l’on espérait.
L’IA ennemie est parfois aux abonnés absents et l’unique boss n’est pas particulièrement ardu. L’aspect tactical est tellement anecdotique qu’on y va sans prendre de gants et on dépense toute notre thune dans les armes plus puissantes avec un bon gilet par balles. Le gunplay, quant à lui, est plutôt correct avec des armes à débloquer et à customiser. Même si on a passé un bon moment, on a eu le sentiment final que l’on pourrait rapidement se faire chier.
Si vous souhaitez vous lancer dans Rogue Point, on vous conseille plutôt d’attendre l’arrivée de quelques mises à jour qui pourront agrémenter le contenu du jeu. Dans le cas contraire, vous pouvez profiter d’une réduction de 25 % chez notre partenaire Gamesplanet pour fêter le lancement, ce qui fait le jeu à 15 €.
-
Bluesky - Tristan K. (@tristankamin.bsky.social)
- Intéressant de rappeler que l’an dernier, Yaël Braun-Privet avait initialement refusé une minute de silence en la mémoire d’Aboubakar Cissé, poignardé...
Intéressant de rappeler que l’an dernier, Yaël Braun-Privet avait initialement refusé une minute de silence en la mémoire d’Aboubakar Cissé, poignardé...
Olivier Tesquet @oliviertesquet.bsky.social posted:
Intéressant de rappeler que l’an dernier, Yaël Braun-Privet avait initialement refusé une minute de silence en la mémoire d’Aboubakar Cissé, poignardé à 57 reprises alors qu’il priait dans une mosquée, au motif que l’hémicycle n’honorait plus « les cas individuels ».
www.humanite.fr/politique/br...
Quoted post from LCP-Assemblée nationale @lcp.fr:
🔴🏛️ [INFO LCP] Mort de Quentin Deranque à Lyon : l'Assemblée nationale observera une minute de silence cet après-midi en ouverture de la séance de questions au gouvernement (sources parlementaires).
#DirectAN
Bure : la Science face à la Rage
Une bombe au domicile d’un ingénieur : vendredi 13 février, l’écoterrorisme antinucléaire a franchi un point de non-retour. En s’attaquant à ce qui répond à leur peur des déchets, ces activistes tombent le masque : ils ne veulent pas de solution. La science est donc leur ennemie.
Le nucléaire est à nouveau l’énergie favorite des Français et bénéficie d’un soutien majoritaire et consensuel dans les urnes et au Parlement. Malgré tout, une nébuleuse radicale et violente s’efforce d’entraver par tous les moyens l’avancement des projets d’infrastructure autour de l’atome. Sont-ils de vertueux irréductibles gaulois protégeant la planète ou de dangereux extrémistes ?
Une nouvelle bombe (anti)nucléaire
La réponse à cette question a été donnée le 25 janvier dernier. Ce jour-là, un groupuscule sans nom décide de passer à l’action, fidèlement aux termes de son appel « pour un printemps noir en 2026 » contre « CIGEO [Centre Industriel de stockage GEOlogique], le nucléaire, et son monde de merde ! » (sic). Soit le projet d’enfouissement géologique profond des déchets radioactifs les plus dangereux, prévu à environ 500 m de profondeur dans une couche d’argile près de Bure (Meuse/Haute-Marne).
Deux semaines plus tard, un engin explosif artisanal est retrouvé et désamorcé au domicile d’un ingénieur de l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) qui pilote le projet. Un article de revendication est publié le lendemain et signé par une mystérieuse « Commission Informelle pour la Promotion des Contes d’hiver qui Finissent Bien ». Le conte d’hiver en question étant la vie du pauvre ingénieur.
CIGEO est l’énième victime du rejet maladif de toute solution de développement industriel et technologique, particulièrement quand il concerne le nucléaire, brandi au nom du sacro-saint principe de précaution et du tristement incompris « le risque zéro n’existe pas ». Cette fronde est d’autant plus absurde que cette infrastructure a tout pour plaire aux écologues rationnels : on réduit le déchet à la source par la séparation des matières recyclables des matières inutiles et dangereuses. Puis, on concentre et stabilise ces dernières dans des contenants adaptés et durables que l’on sépare de la biosphère, le temps que les matières voient leur danger naturellement baisser par la décroissance radioactive, le tout dans une zone géologique sans intérêt (ni matériaux à miner, ni hydrocarbures, ni géothermie). Mais cette solution, fruit d’un consensus scientifique, se heurte à l’entêtement d’écologistes qui, reprenant la fausse antienne de notre « incapacité à gérer les déchets radioactifs », notamment portée par Nicolas Hulot, n’ont qu’une réelle idée en tête : fermer les centrales électronucléaires. D’où leur préférence pour le stockage en surface, plus dangereux et plus anxiogène, mais permettant de servir leur cause et de leur permettre de dénoncer, comme Greenpeace, cette « montagne de déchets ».
Une nébuleuse radicalisée
Malgré tous les avantages du projet et le sérieux technique, réglementaire, législatif qui le caractérise, Bure est le centre d’une lutte symbolique, traditionnelle des milieux anarchistes et écologistes radicaux d’Europe de l’Ouest. Dès l’annonce des 4 sites potentiels pour l’étude du stockage géologique, des groupes se sont organisés pour occuper les zones. Depuis, les débats publics donnent lieu à des pugilats et à des captures des échanges par des militants déterminés à empêcher le projet de progresser. L’ANDRA suit malgré tout les procédures et s’adapte, y compris dans sa communication, aux inquiétudes des riverains et des opposants.
L’adaptation du projet et les avancées dans la compréhension des problématiques techniques via un laboratoire souterrain permettent de passer un à un les jalons réglementaires auprès de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, mais chaque avancée entraîne une radicalisation des militants. Les affrontements avec les forces de l’ordre sont réguliers et des occupations du terrain, prévues sur le modèle des Zones à défendre (ZAD), sont menées à la gare désaffectée de Luméville, achetée en 2007, pour bloquer l’accès des trains de colis au site. Des actions dont l’illégalité a été prononcée en octobre 2025. D’autres contestations sont menées au bois Lejuc, d’où part en 2017 un cortège de 37 activistes qui saccagent et incendient un hôtel-restaurant accueillant des salariés de l’ANDRA.
La bascule entre la dégradation des biens et l’attaque sur les personnes est un phénomène connu de l’histoire du nucléaire européen. Le tout premier chantier du plan Messmer, Fessenheim, a été attaqué par une bombe, en 1975 ; moment vécu comme fondateur dans l’histoire de l’écoféminisme en France par la participation de Françoise d’Eaubonne, membre du MLF.
Le programme nucléaire est ponctué de manifestations massives, de sabotages et d’incendies d’équipements de construction, culminant avec l’attentat contre le PDG historique d’EDF, Marcel Boiteux, qui voit sa maison en partie soufflée par une puissante explosion en 1977. Puis avec une attaque au lance-roquettes sur le chantier de Superphénix, Creys-Malville étant au cœur de la montée de la culture du militantisme antinucléaire, tout comme Plogoff et le Carnet, dont des représentants entreront au gouvernement avec la gauche plurielle. Avec pour conséquence l’arrêt du programme de construction de nouveaux réacteurs et la fermeture anticipée de Superphénix en 1997.
Le règne de la densité
Pourtant, le nucléaire est à ce jour l’application la plus poussée du principe fondamental de l’énergie : à conditions logistiques équivalentes, plus la source initiale est dense, moins elle présente d’inconvénients. On est passé du bois au charbon car il était 2,25 fois plus énergétiquement dense, puis du charbon au pétrole pour les mêmes raisons, et du pétrole au nucléaire, dont la densité est, elle, 1 million de fois supérieure à celle de son prédécesseur.
Grâce à cette densité, la France, pays le plus nucléarisé du monde, ne consomme que 7 000 tonnes d’uranium par an pour produire 70 % de son électricité. Par ailleurs, l’atome est la seule filière industrielle qui s’embête à traiter intégralement les déchets qu’elle produit afin de s’assurer de l’absence d’effet sur la population bénéficiant de sa production. Heureusement d’ailleurs. Les déchets nucléaires ne pouvant être ignorés, comme le sont hélas les polluants atmosphériques ou les gaz à effet de serre, puisqu’ils sont à l’état solide, donc impossibles à répandre de manière non risquée dans la biosphère.

D’où l’idée de la solution de stockage souterrain durable de CIGEO, rendue indispensable du fait de l’intensité de la radioactivité des déchets et de leur longue vie. Celle-ci allant de 31 ans (la demi-vie du césium-137) à plusieurs millions d’années pour ceux de haute activité (issus des combustibles usés).
Bâtir ce centre de stockage géologique est l’aboutissement d’un long processus législatif. Il est issu de la loi Bataille de 1991 qui a ordonné des recherches extensives pour trouver une solution pour 2006 parmi 3 propositions : le stockage géologique profond, l’entreposage temporaire en surface et la transmutation (soit la transformation des radionucléides les plus durablement dangereux en isotopes beaucoup moins radioactifs). En juin 2006, après la construction d’un laboratoire souterrain à Bure, il est acté que le stockage géologique profond sera la référence pour la France. Ses modalités sont précisées par le Plan National de Gestion des Matières et Déchets Nucléaires (PNGMDR) de 2016, bien loin du mythe du nucléaire antidémocratique.
Comme nous l’avons vu, CIGEO est rendu possible du fait de la fantastique densité de l’énergie nucléaire. Il contiendra la totalité des déchets HA produits depuis le début du nucléaire civil en France, avec le parc actuel, et ceux qui le seront jusqu’en 2130. Soit 10 000 m³ de colis de déchets coulés dans du verre pour plusieurs dizaines de milliers de TWh produits, évitant l’émission de plusieurs milliards de tonnes de CO₂.
Le choix naturel de la conception de CIGEO se porte sur des galeries souterraines, creusées à 500 m de profondeur en dessous d’une couche d’argile étanche au sein d’une zone géologique stable et dépourvue de toute ressource naturelle. Elles sont associées à des installations de support en surface permettant d’insérer ou de retirer les colis de déchets jusqu’en 2130, au moment où le site sera scellé et simplement surveillé sans aucune intervention.
Le confinement à long terme des déchets est basé sur une véritable matriochka de barrières : le verre qui contient les déchets, l’acier inoxydable qui contient le verre, l’alvéole en béton qui contient le colis et la couche géologique dans laquelle est creusée l’alvéole. CIGEO est donc capable de garder confinés les éléments radioactifs les plus volatils comme le chlore ou l’iode suffisamment longtemps pour qu’ils aient terminé leur décroissance naturelle en arrivant à la surface.
Et combien va coûter aux caisses publiques cette folie de sur-ingénierie ? Assez peu en réalité. Car la loi de juin 2006 ordonne aux exploitants de préparer un fonds d’investissement dédié au financement du projet, via un surcoût de 1 centime par kWh vendu, et intégré au bilan financier public d’EDF. Déjà 10,4 milliards d’euros ont été réunis pour un coût estimé de 26 à 37 milliards sur toute la période d’exploitation du site. Si seulement il était possible de financer d’autres politiques publiques par l’investissement et l’utilisation des intérêts composés…
Malheureusement, tout ceci ne suffira pas à contenter les opposants. Le projet ne sera jamais assez beau : en contestant si violemment CIGEO, ils confirment que leur but n’est pas la préservation de la santé publique ou de l’environnement, mais de conserver un symbole puissant de la lutte contre l’atome.
L’article Bure : la Science face à la Rage est apparu en premier sur Les Électrons Libres.
After the Wane
-
Révolution Énergétique
- Comment EDF gagne ses arbitrages avec l’État depuis l’arrivée de Bernard Fontana
Comment EDF gagne ses arbitrages avec l’État depuis l’arrivée de Bernard Fontana
La chute de Luc Rémont, le 21 mars 2025, devait marquer une reprise en main d’EDF par l’État. Après des mois de bras de fer sur le post-Arenh et le programme nucléaire EPR2, l’exécutif semblait enfin décidé à remettre l’électricien public dans le rang. Un an plus tard, si le style a changé, EDF continue de sortir gagnant de la plupart de ses arbitrages stratégiques avec le gouvernement.
Sous Luc Rémont, le rapport de force était assumé, frontal. L’ancien PDG avait obtenu, en novembre 2023, une réforme du cadre de régulation pour succéder à l’accès régulé au nucléaire historique (Arenh). Malgré l’opposition de l’administration, de la CRE et d’une partie des cabinets ministériels, EDF décroche une liberté tarifaire qui lui plaît bien, l’État se contentant d’un prélèvement fiscal a posteriori en cas de prix très élevés (selon deux paliers de revenus, le niveau de taxation varie).
Une décision prise envers et contre tous, selon plusieurs conseillers interrogés par La Tribune, au terme de mois de pressions et de négociations à huis clos. Cette victoire politique n’a pourtant pas suffi à sauver Luc Rémont, « tombé pour mauvaise conduite » titre le média Contexte. Officiellement, c’est l’échec industriel qui lui a coûté sa place. Deux ans après le lancement du programme EPR2, le design n’est toujours pas finalisé et le modèle financier n’est pas bouclé.
Un contexte rude à l’arrivée de Bernard Fontana
Les rapports successifs du comité de revue présidé par Hervé Guillou pointent des lacunes : maîtrise d’ouvrage mal dimensionnée, coordination défaillante avec les fournisseurs, clauses contractuelles déséquilibrées et même une « paralysie décisionnelle » au sommet du groupe. À cela s’ajoute l’incapacité d’EDF à tenir sa promesse faite à l’État : signer massivement des contrats de long terme à prix modérés avec les industriels. C’est la réindustrialisation du pays qui est en jeu, un sujet hautement politique.
Bernard Fontana arrive donc dans un contexte rude, mais qu’il arrive en partie à retourner en la faveur de son groupe nationalisé par l’État. La facture des six EPR2 vient d’être réévaluée à 72,8 milliards d’euros en euros 2020, soit près de 86 milliards en euros courants et plus de 100 milliards en intégrant les frais financiers, selon la Cour des comptes. Les marchés de l’électricité, eux en revanche, se sont retournés : les prix avoisinent désormais les 50 à 60 euros du MWh (€/MWh), fragilisant le modèle économique d’EDF (loin des seuils de taxation du VNU, le versement nucléaire universel).
À lire aussi Voici la carte des 6 futurs réacteurs nucléaires EPR prévus en FranceDes contrats nucléaires contre les arbitrages d’EDF
Là où Luc Rémont refusait toute régulation et rechignait à signer des contrats d’allocation de production nucléaire (CAPN), Bernard Fontana aligne rapidement EDF sur les attentes gouvernementales. Les CAPN sont conclus à tour de bras, comme le réclamaient Bercy et l’Élysée. Orano, Lafarge, ArcelorMittal… les CAPN s’enchainent, quitte à accepter des prix moins élevés qu’espérés (ils sont souvent confidentiels).
Mais derrière cette stratégie commerciale, les arbitrages penchent en faveur d’EDF. Sur le nucléaire, malgré les surcoûts et les doutes sur la tenue des délais, l’État valide la poursuite du programme EPR2 et le financement sans remettre en cause ni le nombre de réacteurs, ni le calendrier. Le risque financier est mutualisé et les choix industriels restent à la charge par EDF.
À lire aussi Comment EDF veut augmenter la puissance de ses vieux réacteurs nucléairesL’hydroélectricité relancée
Sur l’hydroélectricité, même chose. La proposition de loi pour ouvrir partiellement à la concurrence les concessions échues et sortir du contentieux européen sonne favorable à EDF. Plusieurs observateurs estiment qu’EDF en ressort largement gagnant. L’ouverture annoncée de 40 % des capacités à la concurrence apparaît en réalité limitée, en raison des actifs déjà exploités par la SHEM et de volumes plafonnés, fixés pour une durée restreinte. À l’inverse, les concessionnaires sortants bénéficieraient de droits sécurisés sur soixante-dix ans, tandis que les obligations de partage imposées à EDF ne courraient que sur vingt ans.
Sous Bernard Fontana, EDF ne gagne plus ses arbitrages « envers et contre tout ». La preuve avec son rapport sur la modulation du nucléaire qui s’est tellement fait attendre et accable les renouvelables intermittentes et va sans doute peser dans le contenu de la PPE3. M. Fontana rappelle à l’État qu’il ne peut se passer d’EDF et ré-équilibre, ainsi, le rapport de force.
L’article Comment EDF gagne ses arbitrages avec l’État depuis l’arrivée de Bernard Fontana est apparu en premier sur Révolution Énergétique.
Sans réacteurs nucléaires, la France risquerait le blackout selon EDF
D’après un document interne d’EDF consulté par La Tribune, un nombre minimal de réacteurs nucléaires doit rester connecté au réseau français en permanence pour garantir la stabilité électrique et ainsi jouer le rôle d’amortisseur de tension.
La gestion de la tension et les renouvelables, l’éternelle guerre entre électronique de puissance et inertie mécanique. Voilà une occasion qu’EDF n’a pas manquée pour critiquer les énergies renouvelables (ENR), a relevé la Tribune dans un document interne qu’elle a consulté. EDF estime qu’une base minimale de réacteurs nucléaires doit impérativement rester en fonctionnement pour éviter un risque de black-out. Non pas pour répondre à une demande extrême d’électricité, mais bien pour assurer la stabilité du système en tout temps.
Contrairement à la fréquence, identique partout en Europe (50 Hz), la tension est une donnée locale. Elle doit rester dans une plage précise pour ne pas endommager les équipements électroniques ou engendrer des coupures en cascade (comme le blackout espagnol du 28 avril 2025). Or, en période de faible consommation combinée à une forte production solaire, le réseau de transport se retrouve peu chargé. Les lignes à haute tension produisent alors davantage de puissance « réactive » ce qui tend à faire monter la tension.
Si ces déséquilibres ne sont pas corrigés rapidement, ils peuvent se propager. C’est ce qui s’est passé lors de la méga panne survenue dans la péninsule ibérique l’an dernier.
À lire aussi Arrêt imprévu de la centrale nucléaire de Golfech : le blackout en Espagne en était bien la causeEDF et les machines synchrones
EDF maintient, la solution repose sur le maintien d’une production dite synchrone, c’est-à-dire assurée par des machines tournantes : centrales nucléaires, hydrauliques ou thermiques. Ces installations apportent l’inertie et la capacité d’absorption de puissance réactive dont a besoin le réseau et ainsi contenir la tension.
Le document consulté par La Tribune identifie trois zones particulièrement sensibles : la Normandie-Paris, le Sud-Ouest et le bassin de la Loire. Dans ces régions, la régulation de la tension nécessiterait le maintien de plusieurs tranches nucléaires en fonctionnement, même en l’absence de besoin de production supplémentaire.
Paradoxalement, si la tendance est à l’arrêt des réacteurs (pour des raisons politiques ou de vieillissement), RTE sollicite de plus en plus le parc nucléaire pour ces services. À horizon 2030, ces demandes pourraient augmenter. EDF plaide pour une meilleure rémunération de ce service. Elle les justifie par des investissement évités dans le système électrique. Du côté des renouvelables, il y a des solutions : onduleurs, batteries, STEP ou compensateurs statiques.
L’article Sans réacteurs nucléaires, la France risquerait le blackout selon EDF est apparu en premier sur Révolution Énergétique.
L'évolution des prix des cartes graphiques en trois mois
-
Révolution Énergétique
- Chauffage, climatisation et eau chaude : Samsung lance une nouvelle pompe à chaleur tout-en-un inédite
Chauffage, climatisation et eau chaude : Samsung lance une nouvelle pompe à chaleur tout-en-un inédite
Samsung mise sur l’Europe pour lancer sa nouvelle pompe à chaleur. Alors que le marché est encore fragilisé par la baisse du pouvoir d’achat et la réduction des aides, le géant sud-coréen veut séduire les consommateurs européens en priorité.
Samsung vient de dévoiler une nouvelle pompe à chaleur résidentielle. Baptisé EHS All-in-One, ce système air/eau-air « tout-en-un » assure le chauffage des logements, la climatisation, le chauffage au sol et la production d’eau chaude sanitaire, le tout réuni dans une unité extérieure compacte. Le constructeur sud-coréen vise en priorité le marché européen, alors même que celui-ci cherche à se prémunir contre la concurrence asiatique.
À lire aussi Cette pompe à chaleur installée à 2115 m d’altitude affiche un COP fabuleux de 5,3Un équipement efficace par grand froid et pensé pour réduire la consommation
Le groupe fait valoir plusieurs atouts de son produit, qui serait une version améliorée de l’EHS Mono R290, un modèle lancé en 2023. D’abord, le système se veut fiable tout au long de l’année, même en conditions extrêmes. Samsung annonce un fonctionnement du chauffage jusqu’à -25 °C, ainsi qu’une production d’eau chaude pouvant atteindre 65 °C même par temps glacial. L’appareil embarque un système de récupération de chaleur. Plutôt que d’évacuer l’énergie thermique durant le mode refroidissement, celle-ci est réutilisée pour chauffer l’eau sanitaire. Selon le fabricant, cette technologie peut, dans certaines conditions, plus que doubler l’efficacité énergétique de la production d’eau chaude.
La nouvelle pompe à chaleur Samsung intègre également une intelligence artificielle dédiée à l’optimisation énergétique. Cette fonctionnalité analyse les habitudes d’utilisation et les paramètres de fonctionnement afin d’ajuster automatiquement les réglages.
À lire aussi Une pompe à chaleur est-elle efficace par grand froid ?Un premier lancement en Europe
Cet appareil sera d’abord commercialisé en Europe, avant un déploiement prévu en Corée dans un an. L’équipement a été d’ailleurs adapté aux standards européens, notamment avec l’intégration du fluide frigorigène R32, en remplacement du R410A qui est plus polluant.
Ce lancement intervient donc dans un contexte de marché encore fragile. Si les ventes se redressent légèrement à l’échelle du continent, certains pays restent en difficulté. C’est le cas de la France, où la crise s’intensifie. La demande recule sous l’effet de la baisse du pouvoir d’achat, de la réduction des aides et de la suspension de MaPrimeRénov’. Une contraction pesant directement sur les industriels qui voient chuter leur chiffre d’affaires.
À lire aussi Du smartphone au réacteur nucléaire : Samsung veut explorer le marché des SMR flottantsPour soutenir ces fabricants, le gouvernement français a annoncé la mise en place d’un mécanisme de « préférence européenne ». Concrètement, la bonification des Certificats d’économie d’énergie (CEE) sera désormais réservée aux équipements dont le système moteur est fabriqué en Europe. L’objectif est de rééquilibrer la concurrence avec les fabricants asiatiques, dont les parts de marché ne cessent de progresser. Reste donc à voir si cette mesure impactera les prévisions de ventes de Samsung.
L’article Chauffage, climatisation et eau chaude : Samsung lance une nouvelle pompe à chaleur tout-en-un inédite est apparu en premier sur Révolution Énergétique.
-
Le comptoir du hardware
- La crise de la mémoire risque de faire couler plusieurs marques grand public, avertit le PDG de Phison
La crise de la mémoire risque de faire couler plusieurs marques grand public, avertit le PDG de Phison
Revue de presse de l’April pour la semaine 7 de l’année 2026
Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.
- [Alliancy] La CAIH dévoile un plan stratégique et lance un programme open source pour réduire la dépendance numérique des hôpitaux
- [LeMagIT] L’Anssi réaffirme son engagement en faveur du logiciel libre (€)
- [Républik IT] Les candidats aux Municipales vont-ils adopter le Logiciel Libre?
- [ZDNET] LibreOffice dénonce le format OOXML
- [Les Numeriques] “Le vibe coding tue l'open-source”: quand l'IA dévore ce qui la nourrit, les économistes sonnent l'alerte
- lien nᵒ 1 : April
- lien nᵒ 2 : Revue de presse de l'April
- lien nᵒ 3 : Revue de presse de la semaine précédente
- lien nᵒ 4 : 🕸 Fils du Net
[Alliancy] La CAIH dévoile un plan stratégique et lance un programme open source pour réduire la dépendance numérique des hôpitaux
✍ Tiago Gil, le jeudi 12 février 2026.
La centrale d’achat informatique hospitalière (CAIH) engage une nouvelle feuille de route sur cinq ans et initie le programme Alternative, destiné à bâtir un socle numérique souverain pour les systèmes d’information de santé.
[LeMagIT] L’Anssi réaffirme son engagement en faveur du logiciel libre (€)
✍ Valéry Rieß-Marchive, le mercredi 11 février 2026.
L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information vient de réitérer son engagement en faveur du logiciel libre. Dans la continuité d’une politique établie et confortée de longue date.
Et aussi:
- [Le Monde Informatique] L'Anssi formalise sa doctrine open source
- [Silicon] L’ANSSI affirme l’open source comme levier de sa politique industrielle
[Républik IT] Les candidats aux Municipales vont-ils adopter le Logiciel Libre?
✍ Bertrand Lemaire, le mercredi 11 février 2026.
L’APRIL relance son initiative «Pacte du Logiciel Libre» à l’occasion du prochain scrutin municipal.
Et aussi:
Voir aussi:
[ZDNET] LibreOffice dénonce le format OOXML
Le mercredi 11 février 2026.
The Document Foundation (TDF) intensifie sa critique contre Microsoft, accusant le géant américain de privilégier ses intérêts commerciaux au détriment de l’interopérabilité.
[Les Numeriques] “Le vibe coding tue l'open-source”: quand l'IA dévore ce qui la nourrit, les économistes sonnent l'alerte
✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le lundi 9 février 2026.
Quand un développeur demande à Claude ou ChatGPT d’écrire du code, l’IA pioche dans des milliers de bibliothèques libres sans que l’humain ne lise jamais leur documentation. Résultat: les mainteneurs de ces projets open-source, qui vivent de la visibilité générée par les visites et les interactions, voient leur audience s’effondrer. Une étude économique chiffre ce paradoxe: l’IA qui accélère le développement logiciel asphyxie l’écosystème qui le rend possible.
Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur
-
LinuxFr.org : les dépêches
- Parcours libriste d’Isabella Vanni — « Libre à vous ! » du 10 février 2026 — Podcasts et références
Parcours libriste d’Isabella Vanni — « Libre à vous ! » du 10 février 2026 — Podcasts et références
268ème émission « Libre à vous ! » de l’April. Podcast et programme :
- sujet principal : parcours libriste d’Isabella Vanni, coordinatrice vie associative et responsable projets à l’April. Un parcours libriste est l’interview d’une seule personne pour parler de son parcours personnel et professionnel
- chronique « Que libérer d’autre que du logiciel avec Antanak » sur « Les assises de l’attention »
- chronique de Benjamin Bellamy sur « L’antéchrist et les petits hommes verts »
- Quoi de Libre ? Actualités et annonces concernant l’April et le monde du Libre
- lien nᵒ 1 : Podcast de la 268ᵉ émission
- lien nᵒ 2 : Les références pour la 268ᵉ émission et les podcasts par sujets
- lien nᵒ 3 : S'abonner au podcast
- lien nᵒ 4 : S'abonner à la lettre d'actus
- lien nᵒ 5 : Libre à vous !
- lien nᵒ 6 : Radio Cause Commune
Rendez‐vous en direct chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur 93,1 MHz en Île‐de‐France. L’émission est diffusée simultanément sur le site Web de la radio Cause Commune. Vous pouvez nous laisser un message sur le répondeur de la radio : pour réagir à l’un des sujets de l’émission, pour partager un témoignage, vos idées, vos suggestions, vos encouragements ou pour nous poser une question. Le numéro du répondeur : +33 9 72 51 55 46.
Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur
-
Révolution Énergétique
- Cette ombrière photovoltaïque géante installée dans une station de ski n’a pas supporté la neige
Cette ombrière photovoltaïque géante installée dans une station de ski n’a pas supporté la neige
Si les chutes de neige abondantes de ces dernières semaines font le bonheur des skieurs, elles donnent des sueurs aux opérateurs de centrales photovoltaïques en montagne. Dans la station de Superdévoluy (Hautes-Alpes), une vaste ombrière solaire n’a pu résister au poids des flocons et s’est brutalement effondrée sur le parking qu’elle recouvrait.
Lundi 16 février, en fin de journée, une ombrière photovoltaïque de 220 m de long et large de 10 m s’est effondrée sur un parking de la station de ski de Superdévoluy, dans les Hautes-Alpes, à 1500 m d’altitude. La centrale mise en service en 2017 déployait 8 767 m² de panneaux solaires à travers trois rangées, pour une puissance cumulée de 1,7 MWc. Les supports de l’une des rangées se sont littéralement pliés, basculant les panneaux à la verticale et déversant soudainement une couche de neige tassée de près d’un mètre d’épaisseur sur la voie publique.
Des recherches dignes d’une avalanche
D’importants moyens de secours ont été déployés pour retrouver d’éventuelles personnes ensevelies. Au total, 25 sapeurs-pompiers, cinq équipes cynophiles, dix véhicules de secours ainsi que plusieurs unités de gendarmerie ont été mobilisés pendant trois heures, dont des militaires du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) accompagnés d’un chien spécialisé et d’un hélicoptère. Vingt pisteurs secouristes de la station et les services techniques de la mairie ont également prêté main-forte, mais aucune victime n’a heureusement été constatée.
L’origine de l’effondrement demeure indéterminée et fera l’objet d’investigations complémentaires. Outre les importantes chutes de neige, des rafales de vent balayaient la station au moment de l’incident.
À lire aussi Faut-il réserver un réacteur nucléaire pour alimenter les stations de ski ?L’article Cette ombrière photovoltaïque géante installée dans une station de ski n’a pas supporté la neige est apparu en premier sur Révolution Énergétique.
Quarantine Zone : The Last Check
Hé, mais finalement, WARDOGS n’a pas l’air si nul !
On vous en parlait il y a une dizaine de jours, WARDOGS se montre de nouveau pour nous expliquer enfin plus concrètement ce qu’il proposera. On savait déjà que les développeurs s’étaient rapprochés des créateurs du mod King of the Hill pour Arma 3, mais on ne savait pas à quel point. Maintenant, c’est assez clair : il s’agit d’une transcription plutôt littérale en jeu standalone. En effet, il y aura trois équipes d’une trentaine de joueurs, dont l’objectif sera d’occuper une zone spécifique sur la map pour engranger des points, et chaque action permettra de gagner de l’argent, nécessaire pour faire évoluer son équipement. On n’est pas experts sur le mod du jeu de Bohemia, donc on ne saurait dire jusqu’où vont les similarités, mais dans WARDOGS, il semble que le teamplay soit réellement mis en avant, et d’une façon assez maligne : avec de la thunasse. Chaque action pour aider ses coéquipiers sera récompensée, ce qui encouragera les plus gros connards d’entre nous à tout de même relever les potes ou les transporter à l’autre bout de la map.
Un autre point intéressant est la non-restriction de la taille des escouades, ce qui permet de jouer avec les quatre potes habituels sans laisser Jean-Kevin sur le carreau, même s’il a un micro dégueulasse et qu’il n’a pas terminé de télécharger ses 8 Go de RAM supplémentaires. Sinon, il y a deux ou trois autres aspects techniques originaux, comme une mini-zone mouvante dans la zone à tenir, au sein de laquelle on gagnera encore plus de points et qui promet d’être le théâtre d’affrontements un peu plus nerveux, ou encore le fait qu’on conservera la monnaie emmagasinée entre chaque partie, afin d’avoir une sorte de méta-progression.
Visuellement, le jeu a l’air plutôt correct, et le mode de jeu est tout de même assez original. Évidemment, il faudra attendre d’avoir les mains dessus pour se forger une réelle opinion, mais on doit dire qu’on a changé d’avis depuis les premières présentations. On est franchement curieux de voir comment cela s’articulera.
Si vous aussi êtes intéressés par WARDOGS, vous pouvez dorénavant l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa nouvelle page Steam. Vous pourrez y découvrir que l’accès anticipé est prévu pour cette année.