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Batteries solides : pourquoi Suzuki investit-il maintenant ?

9 mars 2026 à 19:14

Le constructeur japonais Suzuki annonce l’acquisition de l’activité batteries solides de la société Kanadevia. L’opération, prévue pour le 1er juillet 2026, vise une technologie de batteries en développement depuis 2006. Elle pourrait permettre de stocker davantage d’énergie tout en améliorant la sécurité.

Suzuki acquiert l’activité batteries solides de Kanadevia

Le 4 mars 2026, Suzuki a annoncé avoir conclu un accord avec Kanadevia (Hitachi Zosen) pour acquérir son activité dédiée aux batteries lithium-ion à l’état solide.

L’entreprise japonaise, basée à Osaka, travaille sur cette technologie depuis 2006. L’opération doit être finalisée le 1er juillet 2026.

Une fois l’acquisition effective, Suzuki prévoit de poursuivre le développement de ces batteries solides dans le cadre de sa stratégie visant à proposer des solutions de mobilité durables et accessibles.

Contrairement à Toyota ou d’autres constructeurs, il s’agit de la première incursion officielle de Suzuki dans ce domaine technologique.

Une technologie de batterie différente du lithium-ion classique

Les batteries lithium-ion solides se distinguent des batteries traditionnelles par leur composition interne.

Dans cette technologie, l’électrolyte liquide est remplacé par un matériau solide. Ce changement permet d’augmenter la densité énergétique, c’est-à-dire la quantité d’énergie pouvant être stockée dans un volume donné.

Concrètement, une batterie peut ainsi stocker plus d’énergie à taille équivalente.

Un procédé de fabrication à sec

Les batteries développées par Kanadevia reposent sur un procédé de fabrication à sec.

Selon les informations communiquées, cette méthode permet notamment :

  • d’éviter toute fuite de liquide
  • d’offrir une résistance aux environnements difficiles
  • d’assurer un fonctionnement sur une large plage de températures

Ces caractéristiques rendent ces batteries adaptées à certaines applications spécifiques, notamment dans l’aérospatiale ou dans des environnements sous vide à haute température.

Une technologie encore en développement

La technologie des batteries solides fait l’objet de recherches depuis plusieurs années dans l’industrie du stockage d’énergie. Elle est souvent présentée comme une évolution possible des batteries lithium-ion actuelles, notamment en raison d’une densité énergétique plus élevée et d’un risque d’incendie réduit.

Avec cette acquisition, Suzuki se positionne sur un domaine technologique encore en développement dans le secteur automobile.

Batteries solides : une technologie encore en développement

Les batteries solides, ou batteries lithium-ion à électrolyte solide, reposent sur un principe différent de celui des batteries lithium-ion conventionnelles. Dans ces dernières, l’électrolyte — le matériau qui permet la circulation des ions entre les électrodes — est liquide. Dans une batterie solide, cet élément est remplacé par un matériau solide. On parle alors aussi de batterie tout état solide.

Ce changement de conception permet notamment d’augmenter la densité énergétique. Autrement dit, une batterie peut stocker davantage d’énergie dans un volume et/ou un poids équivalent. Ce point est souvent présenté comme un enjeu important pour les systèmes électriques, car il peut permettre d’améliorer l’autonomie à taille de batterie identique.

La structure solide de l’électrolyte peut aussi modifier certains aspects liés à la sécurité et à la résistance aux conditions d’utilisation. L’absence de liquide limite notamment les risques de fuite et peut améliorer la tenue dans des environnements difficiles ou soumis à des variations importantes de température. Les batteries solides peuvent également être percées sans emballement thermique.

Une technologie non encore mûre.

Ces caractéristiques expliquent que ce type de batterie soit étudié pour différentes applications techniques, notamment dans l’aérospatiale ou dans des environnements sous vide et à haute température. Dans le secteur automobile, la technologie reste en phase de développement et fait l’objet de recherches depuis plusieurs années.

Des batteries solides existent dans le grand public. Cependant, elles ont encore des limitations et leur coût les limite à certaines applications.

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Cette BMW M4 transformée en pick-up se vend 145 000 dollars

9 mars 2026 à 16:19
Cette BMW M4 transformée en pick-up se vend 145 000 dollars

Imaginez une BMW M4 Competition avec sa partie arrière découpée à la scie pour créer un pick-up sportif unique au monde. C’est exactement ce qu’a réalisé le préparateur américain DinMann avec son projet M4 Maloo, une création qui défie toutes les conventions et qui fait actuellement sensation sur le marché de l’occasion. Cette transformation spectaculaire, qui a nécessité plusieurs années de travail, repousse les limites de la personnalisation automobile et questionne ce qu’une BMW peut vraiment devenir entre de bonnes mains.

Le projet, qui a fait ses débuts au salon SEMA fin 2022, transforme radicalement l’identité de la sportive bavaroise. Alors que BMW n’a jamais osé commercialiser un pick-up basé sur ses modèles M modernes, DinMann a pris les devants pour créer ce que la marque allemande n’aurait jamais imaginé produire en série. Le résultat est saisissant : une BMW M4 qui conserve son ADN sportif tout en adoptant la praticité d’un utilitaire.

Cette BMW M4 transformée en pick-up se vend 145 000 dollars

Une transformation radicale qui repense la BMW M4

La métamorphose de cette M4 Competition dépasse largement une simple modification esthétique. DinMann a littéralement redéfini l’architecture du véhicule en sectionnant le toit juste derrière les sièges pour créer une benne parfaitement intégrée. Cette opération chirurgicale automobile transforme la silhouette élégante du coupé allemand en un pick-up au profil unique, baptisé M4 Maloo en hommage aux légendaires utilitaires sportifs de Holden en Australie.

Visuellement, les modifications commencent dès l’avant avec un spoiler avant personnalisé signé DinMann qui annonce discrètement la singularité du projet. Les ailes avant arborent désormais des ouïes d’aération qui renforcent l’aspect agressif du véhicule, tandis que des jantes HRE en finition noir mat viennent parfaire l’ensemble. Mais c’est évidemment à l’arrière que la transformation prend toute sa dimension, avec cette benne qui s’intègre parfaitement aux lignes de la M4.

L’intérieur conserve tout le raffinement d’une BMW M4 Competition, avec ses sièges sport, son volant M et ses finitions haut de gamme. Cette approche permet de préserver l’expérience de conduite premium tout en apportant une fonctionnalité inédite. Le véhicule affiché au compteur seulement 7 500 miles (12 070 km), témoignant d’un usage parcimonieux qui préserve son état exceptionnel.

Cette BMW M4 transformée en pick-up se vend 145 000 dollars

Des performances revues à la hausse grâce à une préparation poussée

Si la transformation visuelle impressionne, DinMann n’a pas négligé les performances mécaniques. Le six-cylindres en ligne biturbo de 3,0 litres de la M4 Competition a bénéficié d’une préparation complète qui justifie en partie le tarif demandé. Les modifications incluent un collecteur d’admission en fibre de carbone Wagner Tuning, des turbocompresseurs améliorés et un système d’échappement GTHaus qui libère le potentiel sonore du moteur bavarois.

La préparation se complète par une reprogrammation ECU spécifiquement adaptée au carburant E85, connu pour ses propriétés antidétonantes supérieures qui permettent d’augmenter significativement la puissance. Bien que les chiffres exacts ne soient pas communiqués, cette combinaison de modifications suggère une puissance largement supérieure aux 510 chevaux d’origine de la M4 Competition. De quoi transformer ce pick-up unique en véritable fusée capable de rivaliser avec les supercars les plus performantes.

Cette approche technique démontre que DinMann n’a pas seulement créé un objet d’exposition, mais bien un véhicule fonctionnel capable de délivrer des sensations de conduite exceptionnelles. La transmission intégrale xDrive et le châssis adaptatif de la M4 Competition conservent toute leur efficacité, garantissant un comportement routier à la hauteur des modifications esthétiques et mécaniques apportées.

Un prix premium pour une pièce unique sur le marché automobile

Avec un prix affiché à 145 000 dollars, cette M4 Maloo coûte plus du double d’une M4 Competition neuve, dont le tarif de base s’établit à 86 400 dollars. Cette différence de prix considérable s’explique par l’unicité du projet, la complexité de la transformation et les heures de développement nécessaires pour mener à bien une telle métamorphose. Pour la plupart des acheteurs, ce tarif peut sembler disproportionné, mais il reflète la réalité d’un marché de niche où l’exclusivité se paie au prix fort.

Cette valorisation place la M4 Maloo dans une catégorie très particulière du marché automobile, celle des créations uniques qui transcendent la simple logique économique. Comme pour les œuvres d’art, la valeur ne se mesure pas uniquement à la somme des composants, mais à l’originalité du concept et à la qualité de l’exécution. Dans ce contexte, DinMann propose bien plus qu’un véhicule modifié : une véritable déclaration artistique sur quatre roues.

Le marché des BMW M modifiées connaît un engouement croissant, particulièrement aux États-Unis où les préparateurs rivalisent d’ingéniosité pour proposer des créations toujours plus spectaculaires. Cette M4 Maloo s’inscrit dans cette tendance tout en repoussant les limites de ce qui semblait techniquement et esthétiquement possible avec la plateforme G82.

L’histoire de BMW avec les pick-ups reste anecdotique mais révélatrice de l’attrait que suscite ce type de véhicule. La marque bavaroise a bien créé quelques prototypes au fil des décennies : une M3 E30 en 1986 pour un usage interne, une M3 E92 en 2011 pour un poisson d’avril, et un concept basé sur le X7 en 2019. Mais jamais BMW n’a franchi le pas de la commercialisation, laissant le champ libre aux préparateurs indépendants comme DinMann.

Cette M4 Maloo représente donc bien plus qu’une simple modification : elle incarne la créativité débridée de l’aftermarket automobile et démontre que les limites n’existent que dans l’imagination. Pour l’acquéreur qui aura la chance de mettre la main sur cette pièce unique, c’est l’assurance de posséder un véhicule que personne d’autre ne pourra jamais avoir, un argument qui peut justifier un tel investissement pour les passionnés les plus exigeants.

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Les marques automobiles chinoises s’imposent sur le marché espagnol !

9 mars 2026 à 16:01

Le marché automobile espagnol démarre 2026 en croissance, avec près de 97 100 immatriculations en février. Les marques chinoises font une percée notable, trois d’entre elles figurant désormais dans le Top 10 des ventes aux particuliers !

Un marché espagnol encore en hausse

En février 2026, l’Espagne a enregistré 97 082 nouvelles immatriculations, soit une hausse de 7,5 % par rapport à la même période en 2025 selon les chiffres de l’ANFAC. Sur ce total, 41 988 véhicules ont été vendus à des particuliers, 30 126 à des flottes et 24 968 à des loueurs de courte durée. Cette dernière catégorie reste importante en prévision de la saison touristique et de la Semaine Sainte.

Depuis janvier, le cumul des immatriculations atteint 170 186 unités, ce qui représente une progression de 4,6 % sur deux mois. L’Espagne, un marché porteur.

Omoda et Jaecoo au cœur de la dynamique

Sur le segment des particuliers, Toyota conserve la première place, suivi de Kia et Renault. La nouveauté réside dans la présence de trois marques chinoises dans le Top 10.

Omoda & Jaecoo se positionne au 5ᵉ rang avec 2 473 véhicules vendus, derrière Dacia mais devant Volkswagen. La marque concentre 86 % de ses ventes sur les particuliers et affiche une progression rapide depuis son arrivée sur le marché espagnol. Cette marque est une spécificité de l’Espagne mais pourrait se développer en Europe.

MG et BYD complètent le trio chinois

Les marques MG et BYD, plus connues chez nous, occupent respectivement les 9ᵉ et 10ᵉ places du Top 10. Cette présence illustre une montée en puissance des constructeurs chinois sur le marché espagnol, jusque-là dominé par les marques européennes et japonaises.

Omoda & Jaecoo, groupe Chery, assemble ses véhicules en Espagne grâce à Ebro EV Motors. Leurs véhicules avancent une spécificité avec le système Super Hybrid System (SHS). La marque attaque donc l’Europe non pas avec du VE mais du « full hybrid » et de l’hybride rechargeable.

Et en France ?

Omoda & Jaecoo est distribuée en France. Avec un peu plus de 70 concessions et « bientôt » 130 (fin 2026), la marque a de l’ambition en France aussi. Leurs gros SUV façon Land Rover ont de quoi plaire au niveau style.

En revanche, les marques chinoises peinent à percer. Le TOP 10 par marque est composé de marques nationales, européennes et de Toyota et Hyundai. Renault, Peugeot, Dacia, Citroën, Volkswagen, Toyota, B.M.W., Hyundai, Skoda, Audi. Le marché espagnol a donc une spécificité que Omoda & Jaecoo a bien cerné.

Glossaire technique

  • PHEV (Plug-in Hybrid Electric Vehicle) : véhicule hybride rechargeable combinant moteur thermique et moteur électrique.
  • HEV (Hybrid Electric Vehicle) : véhicule hybride non rechargeable qui combine moteur thermique et moteur électrique.
  • SHS : type de motorisation hybride spécifique aux modèles Omoda, combinant essence et assistance électrique.

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Essai Dacia Spring 2026 de 100 ch

9 mars 2026 à 15:16

Dacia, le champion européen de Renault Group monte en gamme et muscle son jeu. Tout le catalogue s’enrichit de motorisations en phase avec le marché et sa clientèle n’hésite plus désormais à réclamer des équipements toujours plus modernes. La Spring ne fait pas exception, et s’éloigne en 2026 du modèle tout juste acceptable lancé en 2021. Nous l’avons prise en main dans les environs de Nice.

Un style bien plus moderne depuis 2024

On se rappelle de notre essai de la première Spring, nous étions en 2021. La première électrique de la marque n’avait quasiment rien pour elle, à commencer par son dessin. Son usage était pour le moins limité, avec un confort et des équipements qui nous renvoyaient vingt ans en arrière. Depuis, Dacia a revu sa copie, et la nouvelle mouture passe presque inaperçue dans la circulation depuis son gros restylage datant de quelques mois. Pas de surprise ici, le visage n’a pas changé avec une signature lumineuse à LEDs à l’avant, et un design globalement beaucoup plus moderne.

Pour autant, elle a toujours cette position sur la route un peu maladroite, notamment à l’arrière avec une carrosserie semblant surélevée sur des pneus fins. Elle n’a quand même pas l’air d’une voiture sans permis bodybuildée. Qu’on ne s’y trompe pas, on ne la prendra pas pour ce qu’elle n’est pas. Elle a toutefois ce petit quelque chose de rafraîchissant dans un paysage où les voitures sont de plus en plus grosses. Oui, elle semble cantonnée exclusivement à la ville. On note quelques petits détails appartenant à un passé pas si lointain, comme la tige servant d’antenne radio. Avec ses imposants pare-chocs et ses élargisseurs d’ailes en plastique brut, elle paraît parée aux chocs typiques d’une vie urbaine.

Un grand écran connecté

On connaissait déjà ce nouvel habitacle. Il reprend l’ambiance résolument moderne du Duster, avec du style et des technologies, sans trop en faire. On a ici un peu plus que l’essentiel, et des voitures plus chères en donnent même parfois moins. Le design de la planche de bord se montre plutôt valorisant. Bien sûr, il faut composer avec des plastiques durs, qui à défaut d’apporter une touche de luxe, lui confèrent une certaine robustesse. Rien n’est compliqué pour les usagers. Les commandes du bloc de climatisation ? Simples comme bonjour.

Un écran tactile de 10,1 pouces assure toute la connectivité que l’on attend d’une citadine en 2026. Dans cette finition, on peut compter sur Apple CarPlay et Android Auto, histoire de ne pas être dépaysé. Pour recharger ses appareils, on peut se reposer sur des prises USB-C. On adore le support téléphone si nécessaire, et bien sûr les très astucieuses attaches « YouClip », qui permettent d’accrocher ici et là différents accessoires disponibles. Sincèrement, on ne se sent pas si mal dans cette petite voiture. À l’arrière, on peut imaginer non pas voyager, mais emmener deux collègues pour aller au restaurant à 5 minutes du bureau. On est une fois de plus très étonné du coffre de 308 litres (+ frunk) de capacité dans cette Spring qui prend pourtant si peu de place.

100 ch qui changent tout !

On revient de loin ! La première génération de Spring n’avait que 45 chevaux sous le capot, et un couple de vélo électrique. On exagère à peine… Mais Dacia a mis maintenant le turbo, si l’on peut dire, avec désormais 100 chevaux pour le modèle « haut de gamme ». Clairement, ça change tout ! Niveau performances, on descend sous les 10 secondes pour atteindre les 100 km/h. Le constructeur d’origine roumaine aime communiquer sur la reprise 80 à 120 km/h, qui ne prend que 6,9 s. Et pour qu’elle puisse s’aventurer sur les voies express sans se traîner, la vitesse de pointe de 125 km/h suffit bien. On se surprend même à devoir regarder le compteur sur certaines portions de départementales, pour s’assurer de préserver notre permis.

Question autonomie, la fiche technique parle de 225 km. Pour cela, Dacia se repose sur une nouvelle batterie LFP (Lithium Fer Phosphate) de 26,8 kWh au lieu d’une NMC (Nickel Manganese Cobalt) pour une meilleure durée de vie et plus de sécurité. Les plus observateurs l’auront remarqué, ça n’ajoute pas plus de bornes pour autant, mais ça coûte moins cher. Car, on y reviendra, la voiture s’avère moins bon marché qu’auparavant. Sincèrement, on conduit désormais une voiture ayant une réactivité normale, prenant de la vitesse comme la plupart des citadines du moment, dont certaines bien plus grosses qu’elle. Entendons-nous bien, on n’évoque pas là des performances de GTi, mais d’une petite voiture à vocation urbaine, capable sur le papier de s’éloigner des villes.

Bien plus agréable à conduire

Justement, avant de partir, un regard sur les gommes nous surprend de la mauvaise façon. Les pneumatiques Linglong d’origine chinoise sont reconduits. Sauf que Dacia a travaillé sur son châssis, et la voiture n’a plus rien de la patineuse artistique, notamment sur le mouillé. Cette Spring de 100 ch sauce 2026 a droit à ce qui semble être la norme ailleurs, une barre antiroulis avant. S’il n’y avait que ça… On trouve aussi de nouvelles suspensions et plein d’autres petits ajustements. On ne conduit tout simplement pas la même voiture que nous avons connue à ses débuts. Elle ne s’avachit pas exagérément sur ses appuis, et garde raisonnablement bien son cap pour que l’on puisse parler d’une conduite plutôt sûre.

Si elle gagne en stabilité, elle a pris aussi un certain embonpoint, et dépasse désormais la tonne. À date, elle ne paie ainsi toujours pas le stationnement dans la capitale. N’oublions pas non plus qu’au passage, pour être commercialisée chez nous, elle s’équipe d’ADAS sophistiquées, celles tombant sous l’obligation de la norme GSRII. Maintenant, on ne risque pas non plus l’endormissement au volant de cette voiture qui, dans notre réalité n’atteint pas les 200 km, et moins encore si vous prenez l’autoroute. Si c’est nécessaire, la recharge en DC (40 kW) est accessible pour une recharge à 80 % en 30 minutes. Comptez sur moins de 3h30 sur une Wallbox de 7 kW. Petit bonus, le V2L que certains SUV bien plus onéreux ne supportent même pas.

Sans bonus, sa carrière se complique en France

Alors voilà, Dacia a modernisé sa Spring, et c’était plus que nécessaire pour espérer continuer à avoir une carrière commerciale honorable en Europe. Seulement, depuis on a sur le marché une Citroën ë-C3 bien moins chère, et une future nouveauté qui pourrait lui faire beaucoup de mal, la Twingo, elle aussi annoncée à un tarif bien plus compétitif. Le hic de la fabrication en Chine de la Spring pèse plus que jamais sur son prix, lui interdisant tout bonus, à l’exception de la maigre prime CEE. La gamme démarre sous la barre des 17 000 € et atteint les 19 700 € dans notre version huppée.

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Volvo : recul des ventes, l’électrique progresse

9 mars 2026 à 15:12

Volvo voit ses ventes reculer de 10 %, pénalisées par les tarifs douaniers. Les modèles 100 % électriques poursuivent toutefois leur croissance.

Les ventes mondiales du constructeur automobile suédois Volvo Cars ont reculé au cours des trois derniers mois jusqu’à fin février. Le groupe explique cette baisse par un contexte commercial difficile, marqué notamment par des droits de douane plus élevés et certaines évolutions réglementaires sur plusieurs marchés clés. Malgré ce recul global des volumes, les modèles 100 % électriques du constructeur affichent une progression notable, illustrant la transformation en cours du marché automobile et la montée en puissance de la mobilité électrique dans la stratégie industrielle de la marque.

Des ventes en baisse dans un contexte commercial tendu

Sur la période de trois mois qui s’achève en février, Volvo Cars indique avoir vendu 156 965 véhicules dans le monde. Ce volume représente une baisse de 10 % par rapport à la période comparable précédente. Le constructeur, majoritairement détenu par le groupe chinois Geely Holding, évoque plusieurs facteurs expliquant ce ralentissement des ventes automobiles.

Parmi les éléments cités figurent les droits de douane appliqués sur certains marchés, mais aussi des évolutions réglementaires jugées défavorables, notamment aux États-Unis. Ces conditions de marché compliquées ont pesé sur la dynamique commerciale du constructeur, déjà confronté à un environnement concurrentiel intense dans l’industrie automobile mondiale.

La situation commerciale a également été affectée par des facteurs conjoncturels. Volvo Cars souligne par exemple que la période prolongée des vacances du Nouvel An en Chine a contribué à ralentir l’activité, le marché chinois représentant un débouché important pour de nombreux constructeurs automobiles internationaux.

Dans ce contexte, la marque suédoise a reconnu que la période récente s’est déroulée dans un environnement économique et commercial particulièrement exigeant pour l’ensemble du secteur automobile.

Les voitures électriques tirent la croissance

Malgré la baisse globale des volumes de véhicules vendus, Volvo Cars enregistre une progression marquée de ses modèles entièrement électriques. Les ventes de ces véhicules ont augmenté de 18 % sur la période, ce qui représente désormais 25 % de l’ensemble des voitures écoulées par la marque.

Cette performance illustre la montée en puissance de la gamme électrique du constructeur, qui poursuit son repositionnement vers une offre de mobilité plus durable. Le développement des motorisations électriques constitue en effet un axe central de la stratégie industrielle de Volvo Cars, dans un contexte de transition énergétique accélérée dans l’automobile.

Les ventes de véhicules électrifiés au sens large, qui incluent à la fois les modèles 100 % électriques et les hybrides rechargeables, affichent toutefois une évolution plus contrastée. Sur la période, ces modèles ont reculé de 2 %, tout en représentant 49 % du volume total des véhicules vendus.

Cette proportion confirme néanmoins le poids croissant des motorisations électrifiées dans le portefeuille produits du constructeur suédois, alors que les normes environnementales et la demande des consommateurs poussent l’industrie automobile vers une réduction progressive des motorisations thermiques traditionnelles.

Une stratégie industrielle tournée vers l’électrique

Dans cette logique de transformation, Volvo Cars prévoit d’augmenter la production de son nouveau SUV entièrement électrique EX60. La production de ce modèle doit démarrer au printemps en Suède.

Le constructeur justifie cette décision par une demande jugée forte sur plusieurs marchés européens, notamment en Allemagne. L’EX60 doit ainsi renforcer l’offre de SUV électriques de la marque, un segment particulièrement stratégique dans l’industrie automobile actuelle où les véhicules utilitaires sport dominent largement les ventes.

Cette montée en cadence de la production intervient dans un contexte financier plus contrasté pour le constructeur. Le mois précédent, Volvo Cars avait annoncé une chute de 68 % de son bénéfice au quatrième trimestre. Cette baisse était liée notamment à des ajustements de prix réalisés par l’entreprise afin de soutenir la demande dans un contexte de marché jugé plus faible.

Malgré ces difficultés, Volvo Cars anticipe une croissance annuelle de ses volumes de ventes en 2026. Le groupe reconnaît toutefois devoir composer avec un environnement externe qu’il qualifie de durablement difficile.

Les tensions commerciales internationales constituent également un facteur d’incertitude pour le secteur automobile. Les droits de douane appliqués aux voitures en provenance de l’Union européenne vers les États-Unis ont ainsi été relevés à 27,5 % contre 2,5 % auparavant, avant d’être ramenés à 15 %. Cette mesure a été appliquée rétroactivement à partir du 1er août.

Sur les marchés financiers, les actions Volvo Cars sont restées globalement stables lors des échanges du matin après l’annonce de ces chiffres. Toutefois, depuis le début de l’année, le titre affiche une baisse d’environ 25 %. Le constructeur doit publier ses résultats du premier trimestre le 29 avril, un rendez-vous attendu pour évaluer l’évolution de ses performances dans un secteur automobile en pleine mutation.

Notre avis, par leblogauto.com

La baisse des ventes confirme que Volvo Cars n’échappe pas aux tensions commerciales et au ralentissement de la demande sur certains marchés. En revanche, la progression des modèles 100 % électriques montre que la stratégie d’électrification du constructeur commence à produire des effets visibles. La future production du SUV EX60 devrait jouer un rôle clé dans cette dynamique, notamment en Europe. Reste à savoir si cette croissance de l’électrique suffira à compenser les pressions économiques et réglementaires qui pèsent actuellement sur l’ensemble de l’industrie automobile.

Crédit illustration : Volvo.

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Waymo : des robotaxis accusés de dépasser des bus scolaires

9 mars 2026 à 13:17

Le NTSB enquête sur des robotaxis Waymo accusés d’avoir dépassé des bus scolaires à l’arrêt au Texas, en violation de la réglementation routière.

Les véhicules autonomes développés par Waymo, filiale du groupe Alphabet Inc., font à nouveau l’objet d’une enquête aux États-Unis. Le National Transportation Safety Board (NTSB) a indiqué examiner un nouvel incident impliquant un robotaxi qui aurait dépassé un bus scolaire à l’arrêt, une manœuvre interdite par la législation de l’État du Texas lorsque les signaux lumineux du bus sont activés.

Cet événement relance les interrogations autour du comportement des systèmes de conduite autonome face à certaines situations complexes de circulation. Les interactions entre véhicules autonomes, bus scolaires, piétons et autres usagers de la route représentent un enjeu important pour la sécurité routière et pour le déploiement à grande échelle des robotaxis.

Une enquête après un incident à Austin

Selon les informations communiquées par le NTSB, l’incident le plus récent s’est produit le 12 janvier à Austin, au Texas. À ce moment-là, un autobus scolaire était à l’arrêt pour embarquer des passagers, avec ses signaux lumineux activés comme l’exige la réglementation de transport scolaire.

Dans ce type de situation, la loi du Texas impose aux automobilistes et aux conducteurs de s’arrêter derrière le bus afin de protéger les élèves qui montent ou descendent du véhicule. Le dépassement d’un bus scolaire dans ces conditions constitue une infraction routière car il peut mettre en danger les enfants traversant la chaussée.

Le NTSB a précisé que cet incident impliquant un robotaxi de Waymo fait actuellement l’objet d’une enquête approfondie. Les autorités de sécurité des transports cherchent à comprendre comment le système de conduite autonome du véhicule a interprété la situation et pourquoi il a finalement dépassé le bus scolaire.

L’agence fédérale a également indiqué être informée d’un autre événement survenu le 14 janvier, impliquant également un véhicule Waymo et un bus scolaire. Dans ce cas précis, le bus concerné était un modèle International School Bus 2023 utilisé pour un service de transport destiné à des besoins spéciaux.

Ces incidents interviennent dans un contexte où les véhicules autonomes circulent déjà dans plusieurs villes américaines, notamment dans le cadre de services de robotaxi. Les technologies embarquées reposent sur un ensemble de capteurs, de caméras, de radars et d’algorithmes destinés à analyser l’environnement routier et à prendre des décisions de conduite en temps réel.

Une interaction complexe avec le trafic

Dans le cas étudié par les enquêteurs, le véhicule autonome aurait d’abord respecté l’arrêt imposé par la présence du bus scolaire. Le robotaxi de Waymo se serait immobilisé derrière le bus lorsque celui-ci s’est arrêté pour prendre des passagers.

Cependant, la situation s’est ensuite complexifiée lorsque d’autres véhicules présents sur la route ont dépassé le bus scolaire malgré les signaux actifs. Face à ce comportement inattendu du trafic environnant, le système du robotaxi a demandé une confirmation à un opérateur d’assistance à distance.

Selon les informations communiquées par le NTSB, le véhicule autonome a interrogé l’opérateur pour savoir s’il s’agissait d’un bus scolaire avec des signaux actifs. L’agent distant aurait répondu négativement. À la suite de cette réponse, le robotaxi a finalement dépassé le bus scolaire.

Cet enchaînement d’événements met en lumière les défis auxquels sont confrontés les systèmes de conduite autonome lorsqu’ils doivent interpréter des situations routières ambiguës ou lorsque le comportement des autres usagers ne respecte pas strictement les règles du code de la route.

Les véhicules autonomes doivent en effet analyser de nombreuses variables : signalisation routière, marquage au sol, feux lumineux, mouvements des piétons, comportement des autres automobilistes et conditions de circulation. Une mauvaise interprétation de l’environnement peut conduire à une décision de conduite inappropriée.

Des incidents déjà signalés auparavant

Ces nouveaux événements surviennent après un rappel de véhicules autonomes annoncé par Waymo en décembre. À cette période, des responsables de l’État du Texas avaient signalé que les robotaxis de l’entreprise avaient dépassé illégalement des bus scolaires à au moins 19 reprises depuis le début de l’année scolaire.

Face à ces signalements, la filiale d’Alphabet avait procédé au rappel de certains véhicules autonomes afin d’apporter des corrections à son système de conduite automatisée. Les campagnes de rappel dans le domaine des véhicules autonomes visent généralement à mettre à jour les logiciels embarqués ou à modifier certains paramètres de conduite.

L’enquête du NTSB pourrait déboucher sur la publication de recommandations de sécurité. L’agence américaine a indiqué qu’elle prévoit de formuler des propositions afin de prévenir la répétition d’incidents similaires impliquant des véhicules autonomes et des bus scolaires.

Ces recommandations pourraient concerner l’amélioration des algorithmes de détection, la gestion des situations de circulation atypiques ou encore les procédures d’assistance à distance utilisées par les opérateurs humains.

Le développement des robotaxis et des technologies de conduite autonome représente un enjeu majeur pour l’industrie automobile et la mobilité urbaine. Toutefois, la sécurité routière demeure un élément central dans l’évaluation de ces technologies avant leur déploiement à grande échelle sur le réseau routier.

Notre avis, par leblogauto.com

Cet incident illustre les difficultés auxquelles peuvent être confrontés les systèmes de conduite autonome face à des situations routières complexes. L’interaction entre robotaxis, bus scolaires et autres véhicules nécessite une interprétation fiable des règles de circulation. L’intervention d’un opérateur à distance dans la décision finale souligne également que l’autonomie complète reste encadrée par une supervision humaine. Les recommandations du NTSB pourraient contribuer à améliorer la sécurité des véhicules autonomes dans des environnements urbains réels.

Crédit illustration : Waymo.

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Cupra Born 2026: à découvrir avec nous en vidéo

9 mars 2026 à 12:13

La nouvelle CUPRA Born arrive avec une mise à jour importante qui touche autant au design qu’à l’habitacle et à la technique, avec jusqu’à 240 kW 326 ch et environ 600 km d’autonomie annoncée. Produite à Zwickau à partir du deuxième trimestre 2026 et commercialisée à l’été 2026, elle repose toujours sur la plate forme MEB mais avec une gamme de motorisations simplifiée et une dotation technologique renforcée. Découvrez la en exclusivité dans notre reportage vidéo en cliquant sur lire la suite.

Un style encore plus affirmé

La Born est le premier modèle 100 pour cent électrique de CUPRA et occupe une place centrale dans la stratégie de la marque qui revendique plus d’un million de véhicules vendus en sept ans avec une gamme complète comprenant Leon Formentor Born Tavascan et Terramar. Dans cette logique la mise à jour de la Born doit consolider le rôle de compacte EV au caractère plus affirmé que la moyenne sur le marché européen où CUPRA se positionne comme un acteur anticonformiste. Elle s’inscrit aussi dans une chronologie qui verra arriver la Raval en 2026 interprétation radicale de la citadine électrique appelée à élargir encore l’offre.

La Born adopte désormais une face avant dite shark nose avec bouclier redessiné et nouveaux projecteurs Matrix LED triangulaires qui signent la voiture de jour comme de nuit. À l’arrière le bouclier et le hayon évoluent le diffuseur gagne en présence et le logo CUPRA devient lumineux intégré dans une signature arrière en relief avec effet 3D et animation d’accueil coordonnée avec l’avant. Les poignées de portes avant et arrière sont désormais éclairées et cinq types de jantes sont proposés dont de nouvelles 19 pouces et des 20 pouces avec la Firestorm cuivrée montables en 235 mm de large pour optimiser adhérence et efficience aérodynamique. La palette de couleurs est complétée par le Gris Timanfaya qui rejoint le Blanc Nevada le Noir Minuit le Bleu Aurore le Gris Brume et le Vert Esterel pour renforcer les possibilités de personnalisation.

Un intérieur plus fonctionnel et mieux équipé

À bord le combiné numérique passe à 10,25 pouces contre 5,3 auparavant en association avec un écran central de 12,9 pouces doté d’un nouveau système d’exploitation Android et d’une barre tactile rétro éclairée. Le volant redessiné abandonne les commandes sensitives pour des boutons physiques plus intuitifs avec des satellites réservés aux modes de conduite et des palettes de régénération sur les versions 170 et 240 kW. Les sièges baquets de série ou CUPBucket sur VZ les panneaux de portes et les inserts paramétriques 3D ont été revus tandis que l’éclairage d’ambiance se prolonge sur les portes et le tableau de bord en s’adaptant au mode choisi.

CUPRA insiste aussi sur les matériaux avec un tableau de bord moulé intégrant jusqu’à 75 pour cent de matières recyclées et des tissus utilisant du fil SEAQUAL issu de plastiques marins ou du Dinamica contenant 73 pour cent de matière recyclée pour les zones centrales des sièges avant et arrière. La dotation en équipements comprend une clé numérique sur smartphone avec partage possible jusqu’à cinq clés une recharge filaire jusqu’à 90 W en USB C une recharge sans fil 15 W refroidie à l’avant et deux prises 45 W à l’arrière. Un système audio Sennheiser à 10 haut parleurs avec technologie Contrabass est proposé ainsi qu’une signature sonore intérieure spécifique en modes CUPRA et Performance et une fonction Vehicle to Load capable d’alimenter des appareils externes ainsi qu’un crochet d’attelage pour porte vélos.

Trois versions, des ADAS dernier cri

La gamme technique se structure autour de trois versions 140 kW 190 ch avec batterie de 58 kWh pour environ 450 km d’autonomie 170 kW 231 ch avec batterie de 79 kWh et une VZ à 240 kW 326 ch avec la même batterie de 79 kWh ces deux dernières visant environ 600 km. La Born VZ annonce 545 Nm un 0 à 100 km h en 5,6 s et 200 km h en vitesse maximale avec une recharge en courant alternatif jusqu’à 11 kW et en courant continu jusqu’à 185 kW selon les déclinaisons. Le châssis combine direction progressive ESC Sport et amortissement piloté DCC offrant jusqu’à 15 niveaux de réglage associés à cinq modes Range Comfort Performance CUPRA et Individual tandis que le mode One Pedal permet de gérer accélération et décélération avec la seule pédale d’accélérateur y compris jusqu’à l’arrêt complet en usage urbain. Un launch control réservé aux versions VZ et Endurance gère la délivrance du couple pour optimiser les départs arrêtés.

Sur le plan des aides à la conduite la Born reçoit le Travel Assist 3,0 qui exploite des données basées sur le cloud pour gérer ralentisseurs zones de feux passages piétons et vitesses en courbe en coordination avec le régulateur de vitesse adaptatif et le maintien de voie. Un Crossroad Assist surveille les intersections et peut déclencher un freinage automatique en cas de risque de collision et le Front Assist gère plusieurs niveaux d’alerte avec détection jusqu’à deux véhicules en amont avant un freinage d’urgence si nécessaire. Le système Precrash prépare le véhicule en cas de choc imminent en agissant sur les ceintures les vitres le toit ouvrant et les feux de détresse avec désormais une détection intégrant l’arrière tandis que les phares Matrix LED adaptent le faisceau pour préserver la visibilité sans éblouir les autres usagers complétés par des fonctions comme Side and Exit Assist aide au stationnement intelligent et caméra vue panoramique.

À découvrir sur la route

Cette évolution de la CUPRA Born met en avant un style extérieur plus marqué un habitacle modernisé et mieux fini et une offre technique élargie avec une version VZ nettement plus puissante tout en faisant progresser l’arsenal d’aides à la conduite. Reste à mesurer sur route l’effet de ces changements mais sur le papier la compacte électrique de CUPRA corrige plusieurs points faibles de la précédente mouture et renforce sa position sur le segment.

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Ford rappelle plus de 600 000 SUV pour un problème d’essuie-glaces

9 mars 2026 à 07:05

Ford rappelle plus de 600 000 véhicules aux États-Unis pour un défaut de moteur d’essuie-glaces pouvant réduire la visibilité et augmenter le risque d’accident.

Le constructeur automobile Ford Motor Company a annoncé un vaste rappel de véhicules aux États-Unis. Près de 605 000 unités sont concernées par un problème lié au système d’essuie-glaces, susceptible d’affecter la visibilité du conducteur. L’information a été confirmée par l’agence américaine de sécurité routière, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), qui supervise les campagnes de rappel automobile sur le territoire américain.

Un défaut pouvant affecter la visibilité

Selon les autorités de régulation, le problème concerne le moteur des essuie-glaces avant. Dans certaines conditions, ce composant mécanique peut tomber en panne. Une défaillance de ce type entraîne l’arrêt du fonctionnement des balais d’essuie-glace, un équipement essentiel à la sécurité active du véhicule, notamment en cas de pluie ou de conditions météorologiques difficiles.

La NHTSA souligne que ce dysfonctionnement peut réduire considérablement la visibilité du conducteur. Dans un contexte de circulation dense ou lors de trajets autoroutiers, une perte de visibilité peut accroître le risque d’accident. Les essuie-glaces jouent en effet un rôle clé dans le maintien d’un champ de vision dégagé, en éliminant l’eau, la neige ou les projections de la route sur le pare-brise.

Au total, 604 533 véhicules sont concernés par cette campagne de rappel. Le constructeur automobile a indiqué que les concessionnaires procéderont à une inspection du moteur d’essuie-glaces avant. Si un défaut est constaté, la pièce sera remplacée. L’opération sera réalisée gratuitement pour les propriétaires, conformément aux pratiques habituelles dans l’industrie automobile lors de rappels liés à la sécurité.

Plusieurs SUV et modèles premium concernés

Le rappel touche plusieurs modèles produits entre 2020 et 2022. Parmi eux figurent le SUV Ford Explorer ainsi que le crossover Ford Escape. Du côté de la marque premium du groupe, les modèles Lincoln Aviator et Lincoln Corsair sont également concernés.

Ces véhicules appartiennent à des segments très populaires du marché nord-américain, notamment celui des SUV familiaux et des crossovers compacts. Dotés d’équipements de sécurité avancés et de nombreuses aides à la conduite, ils reposent toutefois toujours sur des composants mécaniques traditionnels, comme les systèmes d’essuie-glaces ou les motorisations électriques dédiées à certains organes.

Dans ce contexte, un défaut sur une pièce relativement simple peut entraîner une campagne de rappel de grande ampleur. Les constructeurs automobiles surveillent en permanence la fiabilité des composants, que ce soit à travers les remontées du réseau de concessionnaires, les signalements des automobilistes ou les analyses techniques internes.

Les campagnes de rappel sont devenues une pratique courante dans l’industrie automobile mondiale. Elles permettent aux constructeurs de corriger rapidement un problème potentiel avant qu’il ne provoque des incidents plus graves sur la route.

Un second rappel pour un problème de transmission

Parallèlement à cette campagne liée aux essuie-glaces, un autre rappel plus limité a été annoncé. Cette fois, il concerne 11 431 véhicules aux États-Unis pour un problème mécanique différent, impliquant la transmission.

Selon la NHTSA, la soudure par friction de l’arbre de transmission pourrait échouer. Une telle défaillance technique peut entraîner la séparation de l’arbre de transmission arrière. Dans ce cas, le véhicule pourrait subir une perte soudaine de puissance de traction, ce qui peut affecter le comportement dynamique du véhicule et sa capacité d’accélération.

La transmission joue un rôle central dans la chaîne cinématique d’un véhicule. Elle assure la transmission de la puissance du moteur vers les roues motrices. Une rupture de l’arbre de transmission peut donc perturber la motricité et compromettre le fonctionnement normal du véhicule.

Comme pour le rappel principal, les interventions nécessaires seront réalisées par le réseau de concessionnaires. Les propriétaires concernés seront invités à se rendre en atelier afin de procéder aux vérifications et réparations éventuelles.

Les rappels automobiles constituent un élément important de la politique de sécurité routière. Les autorités de régulation, comme la NHTSA, surveillent étroitement les campagnes menées par les constructeurs afin de garantir que les défauts identifiés soient corrigés rapidement et efficacement.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel illustre l’importance des composants apparemment simples dans la sécurité globale d’un véhicule. Un moteur d’essuie-glaces défaillant peut avoir des conséquences importantes sur la visibilité et donc sur la conduite. Le volume élevé de véhicules concernés montre aussi l’ampleur potentielle des campagnes de rappel dans l’industrie automobile moderne. Enfin, l’annonce simultanée d’un second rappel lié à la transmission rappelle que les constructeurs doivent surveiller l’ensemble de la chaîne mécanique, des équipements de visibilité jusqu’aux organes de transmission.

Crédit illustration : Ford.

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BYD accélère sur la recharge pour relancer ses ventes

9 mars 2026 à 05:12

Face au recul de ses ventes en Chine, BYD mise sur de nouvelles batteries et la recharge ultra-rapide pour soutenir sa croissance mondiale.

Le constructeur automobile chinois BYD, devenu l’un des acteurs majeurs du marché des véhicules électriques, a présenté une nouvelle génération de batteries et de technologies de recharge rapide. Cette annonce intervient alors que les ventes du groupe reculent sur son marché domestique, la Chine, dans un contexte de concurrence accrue et de ralentissement de la demande.

Le fabricant a dévoilé ces innovations lors d’un événement organisé à Shenzhen. L’objectif est clair : améliorer l’autonomie des véhicules électriques, réduire le temps de recharge et rassurer les automobilistes encore hésitants à passer à la mobilité électrique.

Des batteries plus performantes et recharge ultra-rapide

Parmi les principales annonces figure la dernière génération des batteries dites « en lame ». Ce type d’accumulateur, déjà utilisé par la marque, se veut plus performant et compatible avec une architecture de recharge particulièrement rapide.

Selon l’entreprise, cette technologie permettrait de recharger une batterie de 10 % à 70 % en seulement cinq minutes. Une recharge presque complète pourrait être atteinte en neuf minutes. Le constructeur précise également que les performances resteraient élevées même dans des conditions climatiques difficiles, notamment par temps très froid.

Ces améliorations s’inscrivent dans la stratégie de BYD visant à répondre à l’une des principales préoccupations des conducteurs de véhicules électriques : l’autonomie et la durée de recharge. Le groupe privilégie ainsi des avancées concrètes sur la batterie et l’infrastructure plutôt que des fonctionnalités spectaculaires liées à la conduite autonome ou aux logiciels embarqués.

Le président de l’entreprise, Wang Chuanfu, a d’ailleurs souligné l’importance stratégique des véhicules à nouvelle énergie pour la sécurité énergétique. Selon lui, remplacer les véhicules thermiques par des modèles électriques constitue une réponse aux fluctuations du marché pétrolier et aux tensions géopolitiques pouvant affecter l’approvisionnement en carburant.

Un marché chinois en net ralentissement

Malgré sa position dominante dans l’industrie automobile électrique, BYD traverse actuellement une période plus difficile sur son marché domestique. Les ventes ont chuté de 36 % sur les deux premiers mois de l’année par rapport à la même période l’an dernier.

Ce recul a permis à un concurrent, Geely Automobile Holdings, de reprendre la première place des ventes de véhicules en Chine. Parallèlement, le titre BYD coté à Hong Kong a perdu environ 40 % de sa valeur depuis son sommet atteint en mai 2025.

Plusieurs facteurs expliquent cette situation. La fin progressive des incitations gouvernementales en Chine, notamment les exonérations fiscales à l’achat de véhicules électriques et la réduction des primes à la reprise, a freiné la demande. À cela s’ajoute un contexte économique plus incertain marqué par un marché immobilier stagnant.

Dans ce contexte, la stratégie de BYD consiste à renforcer l’attractivité de ses modèles grâce à des évolutions techniques et à un élargissement de sa gamme. Lors de l’événement de Shenzhen, le constructeur a ainsi présenté plusieurs véhicules intégrant ces nouvelles technologies.

Les modèles concernés couvrent l’ensemble du catalogue, depuis les gammes grand public Dynasty et Ocean jusqu’à la marque de luxe Yangwang. Parmi les nouveautés figure notamment un grand SUV baptisé Datang, capable d’atteindre une autonomie annoncée de 950 kilomètres sur une seule charge.

Expansion internationale et réseau de recharge

Les nouvelles cellules de batterie devraient être intégrées dans dix modèles dans un premier temps. Pour soutenir leur adoption, le constructeur prévoit également des mesures destinées à faciliter la recharge.

BYD a ainsi annoncé la construction de 20 000 stations de recharge rapide d’ici la fin de l’année, dont 2 000 sur les autoroutes. L’entreprise souhaite également déployer ce réseau à l’international afin d’accompagner sa croissance hors de Chine.

Pour encourager les conducteurs à utiliser ces infrastructures, la marque promet aussi une année de recharge rapide gratuite pour certains clients. Les bornes de recharge elles-mêmes ont été redessinées afin de réduire leur poids, ce qui pourrait faciliter leur installation.

Cette stratégie s’inscrit dans une ambition mondiale plus large. Les ventes internationales du constructeur restent dynamiques, avec 106 000 véhicules écoulés à l’étranger le mois dernier. BYD vise désormais 1,3 million de voitures vendues hors de Chine d’ici 2026.

Toutefois, certains observateurs estiment que les annonces récentes relèvent en partie d’une opération de communication. Plusieurs technologies similaires avaient déjà été présentées par le passé, mais leur diffusion restait limitée dans la gamme du constructeur.

Par exemple, la première génération de recharge ultra-rapide de BYD, lancée au premier semestre 2025 sous le nom de « recharge mégawatt-flash », n’était disponible que sur deux modèles : les Han L et Tang L. Ces véhicules ne représentaient qu’une faible part des livraisons globales de la marque.

De plus, les infrastructures compatibles avec ce type de recharge restaient encore peu nombreuses, et les performances observées dans les conditions réelles peuvent différer des résultats obtenus lors des tests en laboratoire.

Notre avis, par leblogauto.com

Avec ces annonces, BYD confirme son orientation vers l’amélioration de la batterie et de la recharge, deux éléments centraux de l’expérience des véhicules électriques. L’extension de ces technologies à une plus grande partie de la gamme pourrait renforcer l’attractivité commerciale du constructeur. Toutefois, l’efficacité de cette stratégie dépendra largement du déploiement réel des infrastructures de recharge rapide. Dans un marché chinois plus concurrentiel et moins soutenu par les aides publiques, la capacité de BYD à transformer ces innovations en volumes de ventes restera déterminante.

Crédit illustration : leblogauto.

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Podcast 371 — La semaine automobile par Leblogauto.com

8 mars 2026 à 06:34

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans La semaine automobile, le podcast de Leblogauto.com.
Au programme : un marché français qui cale, des constructeurs chinois sous pression, la bataille Geely-BYD, l’Europe qui veut reprendre la main sur les batteries, et Tesla qui cherche son équilibre sur le Vieux Continent.
Voici l’essentiel de l’actualité automobile de la semaine.

 Marché auto février 2026 : Renault décroche, les deux Clio devant la 208

Le marché automobile français poursuit sa baisse en février 2026 avec 120 764 immatriculations, soit -14,7 % sur un an.
La tendance est négative pour la plupart des groupes, dont Volkswagen, Toyota ou BMW.
Le groupe Renault recule fortement lui aussi, notamment à cause de Dacia.
Mais paradoxalement, la Renault Clio domine toujours les ventes, devant la Peugeot 208. 

Les constructeurs chinois marquent le pas en Europe

Après plusieurs années de progression rapide, les marques chinoises rencontrent un ralentissement sur le marché européen.
Entre droits de douane, concurrence accrue et adaptation aux normes locales, la croissance devient plus compliquée.
Certaines marques réorientent leur stratégie vers l’hybride rechargeable ou la production locale pour contourner les barrières commerciales.
La bataille pour l’Europe reste ouverte mais le rythme d’expansion ralentit.

Geely creuse l’écart face à BYD

Le groupe chinois Geely prend l’avantage sur son rival BYD.
Pour le deuxième mois consécutif, Geely vend davantage de véhicules que son concurrent.
Le constructeur profite notamment du ralentissement du marché des véhicules électriques en Chine.
Résultat : l’écart entre les deux groupes atteint son niveau le plus élevé depuis 2022. 

Batteries européennes : l’UE veut réduire l’écart

L’Union européenne accélère pour réduire sa dépendance aux batteries asiatiques.
Un plan industriel pourrait faire passer l’écart de coût avec les batteries chinoises de 90 % à environ 30 % grâce à la montée en puissance de la production locale.
Cette stratégie s’inscrit dans le programme “Made in Europe” destiné à soutenir les industries stratégiques.
Les batteries sont devenues un enjeu clé de la souveraineté automobile européenne. 

Tesla se stabilise sur le marché européen

Après plusieurs années de croissance rapide, Tesla semble atteindre une phase de stabilisation en Europe.
La marque reste un acteur majeur de l’électrique mais doit composer avec une concurrence plus intense, notamment des marques chinoises et européennes.
Les volumes se maintiennent mais la domination n’est plus aussi nette.
Le marché électrique européen entre dans une nouvelle phase de maturité.

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Tesla, marque la plus exclue en Australie

6 mars 2026 à 15:12

En Australie, Tesla est la marque la plus exclue des recherches auto en ligne, selon une enquête consommateurs de carsales.

Les acheteurs automobiles australiens affichent une tendance marquée à exclure certaines marques dès la phase initiale de recherche en ligne. Selon une enquête sur le sentiment des consommateurs menée par carsales auprès de plus de 2 000 personnes, Tesla apparaît comme la marque la plus fréquemment écartée par les utilisateurs lors du filtrage des résultats de recherche de véhicules.

Cette évolution met en lumière un changement de comportement dans le parcours d’achat automobile. Avant même d’entrer en concession ou d’effectuer un essai routier, de nombreux consommateurs australiens utilisent désormais les outils numériques pour affiner leur sélection, excluant volontairement certaines marques de leur comparatif de modèles, qu’il s’agisse de SUV, de berlines, de véhicules électriques ou de pick-up.

73 % des acheteurs excluent des marques

L’étude révèle qu’une proportion significative de 73 % des répondants admet exclure préventivement au moins une marque lorsqu’ils envisagent l’achat d’un véhicule. Cette démarche s’effectue souvent dès la recherche en ligne, grâce aux filtres proposés par les plateformes automobiles.

Tesla arrive en tête des marques les plus fréquemment exclues. Elle est suivie par Jaguar, Polestar, Peugeot et Jeep. D’autres constructeurs sont également régulièrement retirés des recherches, notamment Ram, BYD, GWM, MG et Porsche.

Cette liste illustre la diversité des marques concernées, allant des constructeurs premium aux acteurs du marché de masse, en passant par les spécialistes des véhicules électriques. Le phénomène ne semble donc pas limité à un segment spécifique du marché automobile australien.

Fiabilité et qualité en question

Les principales raisons invoquées par les acheteurs pour exclure une marque concernent la fiabilité et la qualité de fabrication. Les doutes sur la robustesse mécanique, la durabilité des composants ou l’assemblage des véhicules pèsent lourd dans la décision de filtrage. Le prix constitue également un critère déterminant, tout comme la perception subjective du design, qu’il s’agisse du style extérieur, de l’habitacle ou de l’ergonomie des modèles.

En revanche, d’autres éléments souvent considérés comme structurants dans le choix d’un véhicule jouent ici un rôle moins important. Les coûts d’entretien, l’image de marque ou encore le pays d’origine du constructeur se révèlent moins déterminants dans la décision d’exclusion initiale.

L’étude met également en évidence des différences générationnelles. Les millennials excluent plus fréquemment Jaguar, tandis que les baby-boomers écartent plus souvent Tesla. À l’inverse, la génération Z affiche une proportion nettement plus faible d’exclusion de Tesla. Ces disparités reflètent des sensibilités différentes face aux marques, aux motorisations électriques et à l’image perçue des constructeurs.

Tesla en tête des filtres techniques

Au-delà des intentions déclarées, les données issues de la fonctionnalité technique « exclure la marque » confirment la tendance. Tesla reste la marque la plus retirée des résultats de recherche, avec 63 % des utilisateurs l’ayant exclue au moins une fois. MG, GWM et BYD figurent également parmi les plus fréquemment filtrées.

Il convient toutefois de nuancer l’interprétation de ces chiffres. Les analystes soulignent qu’exclure une marque dans un moteur de recherche automobile ne signifie pas nécessairement un rejet définitif lors de l’achat. Certains utilisateurs filtrent temporairement des marques qu’ils ont déjà étudiées afin de comparer plus efficacement d’autres modèles ou segments.

Néanmoins, la répétition de ces exclusions traduit un scepticisme persistant envers certaines marques automobiles, qu’elles soient positionnées sur le segment premium ou sur le marché grand public. Dans un environnement où la concurrence est intense, notamment sur le créneau des véhicules électriques et hybrides, la perception de la fiabilité, du rapport qualité-prix et du design devient un facteur clé d’attractivité.

Pour les constructeurs concernés, ces données constituent un indicateur précieux du sentiment des consommateurs. À l’ère du digital, la bataille pour capter l’attention des acheteurs commence dès la phase de recherche en ligne, bien avant la signature d’un bon de commande. La capacité à inspirer confiance dès les premiers filtres de sélection apparaît désormais comme un enjeu stratégique dans le parcours d’achat automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

L’enquête met en évidence un comportement d’exclusion précoce qui influence fortement le parcours d’achat automobile. Le fait que 73 % des répondants écartent au moins une marque dès la recherche en ligne souligne l’importance de la perception initiale. Tesla domine à la fois les déclarations d’exclusion et l’usage effectif du filtre technique. Toutefois, l’exclusion ne signifie pas nécessairement un rejet définitif, mais reflète un climat de prudence chez les acheteurs australiens.

Crédit illustration : Tesla.

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Lithium : chute des prix en Chine

6 mars 2026 à 13:18

Les prix du lithium chutent en Chine, pénalisés par la baisse des ventes de véhicules électriques et les tensions au Moyen-Orient.

Les prix du lithium en Chine ont fortement reculé mardi, affectés par des ventes décevantes de véhicules électriques et par l’escalade des tensions au Moyen-Orient. Cette combinaison de facteurs conjoncturels a pesé sur les perspectives de demande pour ce métal stratégique, indispensable à la fabrication des batteries lithium-ion utilisées dans l’industrie automobile et le stockage d’énergie.

Le contrat de carbonate de lithium le plus actif sur la Bourse à terme de Guangzhou a chuté de 12,99 % lors des échanges diurnes, pour clôturer à 150 860 yuans la tonne métrique. Cette baisse significative s’est rapprochée de la limite quotidienne autorisée de 13 %, soulignant la nervosité des marchés face à l’évolution de la demande mondiale en matières premières destinées à l’électromobilité.

Ventes de VE en recul en Chine

Le recul des cours du lithium intervient dans le sillage de données de ventes plus faibles en février pour plusieurs constructeurs chinois de véhicules électriques. Parmi eux figure le leader du marché, BYD, dont les ventes de véhicules électriques ont chuté de plus de 40 % sur un an au cours du mois. Cette contraction des immatriculations a alimenté les inquiétudes sur le rythme de croissance du marché automobile électrique en Chine.

La Chine demeure le premier marché mondial pour les véhicules à batterie, avec un écosystème industriel intégré allant de l’extraction des matières premières à l’assemblage des packs batteries et à la production de véhicules. Une baisse des livraisons de modèles électriques, qu’il s’agisse de berlines, de SUV ou de citadines zéro émission, a donc un impact direct sur la consommation de carbonate de lithium, composant clé des cellules électrochimiques.

Le ralentissement des ventes peut s’expliquer par divers facteurs conjoncturels, notamment une concurrence accrue entre constructeurs, une pression sur les prix de vente et une prudence accrue des consommateurs. Dans ce contexte, la demande en lithium, étroitement corrélée aux volumes de production de batteries et de véhicules électriques, s’en trouve temporairement affectée.

Tensions géopolitiques et perspectives assombries

Au-delà des chiffres de ventes, l’escalade des tensions au Moyen-Orient a également pesé sur le sentiment du marché. Le conflit dans cette région pourrait freiner la demande locale, notamment pour les systèmes de stockage d’énergie par batterie, un segment en forte croissance pour les exportateurs chinois.

Le Moyen-Orient représente en effet l’un des marchés à la croissance la plus rapide pour les solutions de stockage stationnaire, qui utilisent des technologies similaires à celles des batteries automobiles. Une dégradation de la situation géopolitique pourrait retarder des projets d’infrastructures énergétiques et peser sur les commandes de systèmes de stockage, réduisant indirectement la demande en lithium.

La combinaison d’un ralentissement des ventes de véhicules électriques en Chine et d’incertitudes géopolitiques a ainsi contribué à un ajustement rapide des prix sur le marché à terme. Les investisseurs et opérateurs suivent de près ces indicateurs pour anticiper l’évolution des coûts des matières premières entrant dans la chaîne de valeur automobile.

Une tendance de fond toujours soutenue

Malgré cette correction marquée, la demande de lithium reste décrite comme stable. Elle a simplement été assombrie temporairement par les événements récents. Le développement continu du stockage d’énergie par batterie constitue un facteur de soutien structurel pour le marché du lithium.

En 2025, les prix du carbonate de lithium avaient déjà progressé de 130 % par rapport aux niveaux bas observés l’année précédente. Cette envolée reflétait un regain d’optimisme sur l’adoption des véhicules électriques et sur la montée en puissance des systèmes de stockage énergétique. Le lithium avait également bénéficié d’un soutien supplémentaire avec la décision du Zimbabwe de suspendre les exportations de concentré de lithium et de minéraux bruts, limitant l’offre disponible sur le marché international.

La récente chute des prix en Chine intervient donc après une période de forte appréciation. Elle illustre la volatilité inhérente aux marchés des matières premières stratégiques, étroitement liés à l’évolution de l’industrie automobile électrique et aux dynamiques géopolitiques.

À moyen terme, l’évolution des immatriculations de véhicules électriques, la cadence de production des batteries lithium-ion et la stabilité des marchés internationaux resteront des déterminants clés pour les cours du lithium. Dans un contexte de transition énergétique mondiale, la trajectoire de ce métal stratégique demeure étroitement associée à celle de l’électrification du parc automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

La chute de près de 13 % du contrat de carbonate de lithium traduit la sensibilité du marché aux ventes de véhicules électriques. Le recul de plus de 40 % des ventes de BYD en février a pesé sur les anticipations de demande. Les tensions au Moyen-Orient ajoutent une dimension géopolitique à cette volatilité. Malgré tout, la progression de 130 % des prix en 2025 rappelle que la tendance de fond reste liée à l’essor de l’électromobilité et du stockage d’énergie.de véhicules électriques et les tensions au Moyen-Orient.

Crédit illustration : im-mining.

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Stellantis maintient son cap sur les brevets

6 mars 2026 à 07:10

Malgré une réinitialisation stratégique et des projets électriques annulés, Stellantis veut maintenir un haut niveau de dépôts de brevets.

Le groupe automobile Stellantis entend préserver un niveau élevé de dépôts de brevets, malgré une réinitialisation stratégique marquée par l’annulation de nombreux projets de véhicules électriques. Cette orientation a été confirmée par sa responsable de l’innovation, Anne Laliron, qui a souligné le soutien appuyé de la direction à la créativité et à la protection des technologies développées en interne.

Cette déclaration intervient dans un contexte de ralentissement du marché des véhicules électriques et de révision des ambitions industrielles du constructeur. Alors que plusieurs programmes liés à l’électrification ont été stoppés, la stratégie d’innovation demeure affichée comme une priorité pour le groupe automobile, tant en matière de recherche et développement que de propriété intellectuelle.

Innovation et brevets au cœur de la stratégie

Selon Anne Laliron, le maintien d’un volume important de dépôts de brevets constitue un axe structurant de la politique industrielle de Stellantis. Elle a indiqué que le directeur général, Antonio Filosa, soutenait activement la promotion de la créativité au sein du groupe. La protection des innovations, qu’il s’agisse de technologies embarquées, de solutions de motorisation ou de procédés industriels, reste donc un pilier stratégique.

L’an dernier, Stellantis a déposé 1 294 brevets en France, représentant environ la moitié de son total mondial. Ce chiffre illustre l’importance de l’écosystème français dans la stratégie de recherche et développement du constructeur. Les brevets constituent un indicateur clé de la capacité d’un groupe automobile à innover dans des domaines tels que les plateformes techniques, les chaînes de traction électrifiées, l’optimisation énergétique ou encore les systèmes d’aide à la conduite.

Dans un secteur en pleine mutation, où la transition énergétique impose des investissements massifs, le portefeuille de brevets représente un levier de compétitivité. Il permet de sécuriser des avantages technologiques, de protéger les avancées en ingénierie automobile et de renforcer la valeur industrielle du groupe face à une concurrence mondiale accrue.

Réinitialisation stratégique et marché plus lent

Le maintien d’un haut niveau de dépôts de brevets intervient toutefois dans un contexte de réajustement stratégique. Stellantis a récemment annoncé une dépréciation de 22,2 milliards d’euros, conséquence d’une réduction de ses ambitions dans le domaine des véhicules électriques. Cette décision reflète un marché plus lent que prévu, marqué par une adoption moins rapide des motorisations zéro émission que certains scénarios ne l’avaient anticipé.

La transition vers l’électrique reste un enjeu central pour l’industrie automobile mondiale, mais les rythmes de croissance varient selon les régions, les politiques publiques et les incitations fiscales. Face à ces incertitudes, les constructeurs réévaluent leurs plans produits, leurs capacités de production et leurs investissements industriels.

L’annulation de nombreux projets de véhicules électriques s’inscrit dans cette logique d’ajustement. Elle vise à aligner la stratégie du groupe sur la réalité de la demande et sur les conditions de marché, notamment en matière de volumes, de rentabilité et de pression concurrentielle.

Protéger la compétitivité technologique

Malgré cette révision des priorités, Stellantis entend préserver son socle technologique. Les dépôts de brevets ne concernent pas exclusivement les véhicules électriques, mais couvrent un spectre plus large de l’innovation automobile : motorisations, composants, architecture logicielle, procédés de fabrication, optimisation des performances ou encore sécurité.

Dans un environnement où la concurrence se renforce, notamment sur les segments électrifiés, hybrides et connectés, la capacité à protéger ses innovations demeure déterminante. Les brevets jouent un rôle stratégique dans la sécurisation des investissements en R&D et dans la valorisation des actifs immatériels du groupe.

Le soutien affiché de la direction à l’innovation suggère que la réinitialisation stratégique ne se traduit pas par un désengagement technologique, mais par une priorisation des projets jugés les plus pertinents. Pour un constructeur de l’envergure de Stellantis, l’équilibre entre discipline financière, adaptation au marché et maintien d’un effort d’innovation soutenu constitue un défi majeur.

Alors que l’industrie automobile poursuit sa transformation vers des modèles plus électrifiés, plus connectés et plus durables, la gestion du portefeuille de brevets apparaît comme un indicateur clé de la capacité d’un groupe à rester compétitif. Dans ce contexte, Stellantis cherche à conjuguer prudence stratégique et ambition technologique.

Notre avis, par leblogauto.com

Le maintien de 1 294 brevets déposés en France illustre la volonté de Stellantis de préserver son effort d’innovation malgré un environnement plus incertain. La dépréciation de 22,2 milliards d’euros traduit un ajustement stratégique face à un marché électrique moins dynamique. Le soutien affiché de la direction à la propriété intellectuelle confirme que la technologie reste un levier clé. L’enjeu sera de concilier rigueur financière et avance technologique dans un secteur en mutation rapide.

Crédit illustration : Stellantis.

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Tesla se stabilise sur le marché européen

6 mars 2026 à 05:02

Tesla regagne des parts de marché en Europe en février, avec une forte hausse des immatriculations en France et en Espagne.

Le constructeur américain Tesla semble amorcer une phase de stabilisation sur le marché automobile européen. Selon des données officielles publiées en février, la marque de véhicules électriques a regagné des parts de marché dans plusieurs pays clés du continent. Après deux années consécutives de baisse des ventes, ces chiffres suggèrent un possible redressement des immatriculations, dans un contexte de concurrence accrue et d’évolution rapide du marché des voitures électriques.

En France, les immatriculations de Tesla, souvent considérées comme un indicateur fiable des ventes réelles, ont progressé de 55 % par rapport à l’an dernier. Cette performance contraste avec celle de nombreux concurrents qui ont enregistré un recul de leurs volumes dans l’Hexagone. Cette dynamique positive s’inscrit dans un environnement marqué par une forte compétition sur le segment des véhicules électriques à batterie, ainsi que par une pression sur les prix et les marges des constructeurs.

Forte progression dans plusieurs pays clés

Au Portugal, les immatriculations ont plus que doublé par rapport à février 2024, confirmant une tendance haussière notable sur ce marché. En Espagne, la croissance atteint 74 %, tandis qu’en Norvège, pays historiquement favorable aux motorisations électriques, les ventes progressent de 32 %. En Belgique, la hausse est plus modérée mais reste significative, avec +14 %.

Ces résultats témoignent d’une amélioration de la traction commerciale de Tesla sur plusieurs marchés européens stratégiques. Le segment des véhicules électriques y demeure dynamique, porté par les politiques de transition énergétique, les normes d’émissions de CO₂ et l’intérêt croissant des automobilistes pour les motorisations zéro émission.

Toutefois, la performance n’est pas homogène sur l’ensemble du continent. Aux Pays-Bas, les immatriculations ont chuté de 45 %, tandis qu’au Danemark, le recul atteint 18 %. En Italie, la baisse est plus contenue, à -7 %. Cette disparité souligne la sensibilité du marché automobile européen aux dispositifs d’aides publiques, aux politiques fiscales nationales et à la concurrence locale.

Le Royaume-Uni et l’Allemagne, qui figurent parmi les plus grands marchés automobiles d’Europe en volume, doivent encore publier leurs résultats. Ces données seront déterminantes pour évaluer la solidité de la reprise et mesurer l’évolution de la part de marché du constructeur sur les principaux bassins de demande.

Un contexte marqué par deux années difficiles

L’année précédente, les ventes de Tesla en Europe avaient reculé de 27 %. Plusieurs facteurs expliquent cette contraction : intensification de la concurrence, notamment de la part des constructeurs chinois spécialisés dans les véhicules électriques, controverses autour des prises de position d’Elon Musk et vieillissement perçu de la gamme.

Face à cette situation, Tesla a introduit des versions plus abordables de ses modèles phares, la Tesla Model Y et la Tesla Model 3, aux États-Unis et en Europe. Ces déclinaisons moins coûteuses ont commencé à être livrées aux clients à la fin de l’année dernière. Cette stratégie vise à soutenir les volumes d’immatriculations, élargir la clientèle et maintenir la compétitivité sur le segment des SUV électriques et des berlines à batterie.

La part de marché de Tesla dans l’Union européenne, au Royaume-Uni et dans l’Association européenne de libre-échange s’établissait à 0,8 % en janvier, contre 1 % au même mois en 2025. Ce niveau demeure inférieur aux performances enregistrées précédemment : 1,8 % en 2025, 2,5 % en 2024 et 2,9 % en 2023. Cette dernière année avait été marquée par un succès commercial majeur du Model Y, devenu alors le modèle le plus vendu au monde, toutes motorisations confondues.

Stabilisation ou simple rebond technique ?

Les données de février laissent entrevoir un possible point d’inflexion pour Tesla sur le marché européen. L’amélioration des immatriculations dans plusieurs pays suggère que les ajustements tarifaires et l’élargissement de la gamme pourraient commencer à produire leurs effets.

Néanmoins, la part de marché globale reste bien en deçà des sommets atteints en 2023. Le constructeur doit composer avec une concurrence renforcée, notamment sur le segment des véhicules électriques compacts et des SUV familiaux. Les marques chinoises, en particulier, gagnent en visibilité et en volumes, accentuant la pression sur les prix et l’innovation technologique.

L’évolution des ventes au Royaume-Uni et en Allemagne sera déterminante pour confirmer la tendance. Ces deux marchés jouent un rôle central dans les volumes européens et influencent directement la performance globale du constructeur sur le continent.

Dans un environnement automobile en pleine mutation, marqué par l’électrification accélérée des gammes et l’évolution des préférences des consommateurs, la capacité de Tesla à maintenir son attractivité produit et à défendre ses parts de marché sera scrutée de près par les analystes et les investisseurs.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres de février indiquent un rebond tangible des immatriculations de Tesla dans plusieurs pays européens. La progression en France, en Espagne et au Portugal contraste avec les reculs observés ailleurs, révélant un marché fragmenté. La baisse prolongée de la part de marché depuis 2023 souligne toutefois les défis persistants. Les résultats du Royaume-Uni et de l’Allemagne permettront de confirmer si cette embellie marque une réelle stabilisation.

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Toyota Industries : Toyota relève son OPA à 30 milliards de dollars

5 mars 2026 à 15:12

Elliott accepte l’offre publique d’achat relevée de Toyota sur Toyota Industries, valorisée à 30 milliards de dollars.

Le fonds Elliott Investment Management a annoncé son intention d’accepter l’offre publique d’achat relevée du groupe automobile japonais Toyota Motor Corporation visant à privatiser Toyota Industries. Après plusieurs mois de négociations et de désaccords sur la valorisation, le constructeur a porté son offre à 20 600 yens par action, soit une opération estimée à 30 milliards de dollars. Cette décision marque un tournant dans un bras de fer financier emblématique entre un actionnaire minoritaire influent et l’un des plus grands groupes industriels mondiaux.

L’acceptation de cette offre par Elliott met fin à une période de tensions autour du prix proposé et illustre les enjeux stratégiques et financiers liés aux opérations de rachat dans l’industrie automobile et ses activités connexes, notamment la fabrication d’équipements industriels.

Une offre revue à la hausse après critiques

Initialement, Toyota avait proposé 16 300 yens par action pour acquérir Toyota Industries, également connue sous le nom de TICO. Cette première proposition avait suscité de vives critiques de la part d’actionnaires minoritaires, qui estimaient que le prix sous-évaluait significativement la société. Toyota Industries est notamment connue pour la fabrication de chariots élévateurs, un segment industriel stratégique dans la logistique et la manutention.

Face à ces contestations, le groupe japonais avait relevé son offre à 18 800 yens par action. Toutefois, cette seconde proposition avait également été rejetée par Elliott et d’autres investisseurs, considérant toujours la valorisation insuffisante au regard des fondamentaux de l’entreprise.

La dernière offre, fixée à 20 600 yens par action, représente une valorisation totale de 4,7 trillions de yens, soit environ 30 milliards de dollars. Dans une déclaration officielle, Elliott a indiqué que ce nouveau prix constituait un « meilleur résultat » pour les actionnaires minoritaires, justifiant ainsi son intention d’apporter ses titres à l’offre publique d’achat. L’opération devait se clôturer lundi, scellant ainsi l’issue de plusieurs mois de négociations intenses.

Un enjeu stratégique pour le groupe Toyota

Pour Toyota Motor Corporation, cette opération de privatisation s’inscrit dans une logique de consolidation et de rationalisation de son périmètre industriel. Toyota Industries occupe une place particulière dans l’écosystème du groupe, avec des activités liées à la fabrication industrielle et à la logistique, complémentaires à l’industrie automobile.

Le relèvement progressif du prix témoigne de la volonté du constructeur japonais de parvenir à un accord tout en sécurisant l’adhésion des actionnaires clés. Toutefois, le groupe a précisé que le dernier prix proposé reste conditionné à l’obtention de garanties de prêt auprès de ses banques. Ce point souligne l’importance du montage financier dans une opération d’une telle envergure.

Dans un contexte mondial marqué par des investissements massifs dans l’électrification, la transition énergétique et l’innovation technologique, les groupes automobiles doivent optimiser leur structure capitalistique. Les opérations de rachat et de retrait de cote peuvent permettre une gestion plus souple des actifs, une meilleure allocation du capital et un pilotage stratégique à long terme, à l’abri des fluctuations boursières.

Elliott met fin à un bras de fer financier

Le fonds activiste Elliott Investment Management, dirigé par Paul Singer, avait joué un rôle central dans cette séquence. En contestant les premières offres, il a exercé une pression significative sur Toyota afin d’obtenir une revalorisation plus conforme, selon lui, aux intérêts des actionnaires minoritaires.

L’acceptation de l’offre relevée met un terme à une impasse de plusieurs mois. Cette issue reflète un compromis financier entre le groupe automobile et l’investisseur activiste, dans un contexte où les marchés scrutent attentivement les opérations de fusion-acquisition dans le secteur industriel et automobile.

La valorisation finale de 30 milliards de dollars illustre l’ampleur de l’opération et son poids stratégique. Pour Toyota, l’enjeu dépasse la simple transaction financière : il s’agit d’un mouvement structurant dans son organisation industrielle. Pour les actionnaires minoritaires, la hausse successive du prix confirme l’importance de la gouvernance d’entreprise et du dialogue actionnarial dans les grandes manœuvres capitalistiques.

Au-delà de cette opération, le dossier met en lumière la dynamique actuelle des groupes automobiles mondiaux, confrontés à des défis multiples : électrification des gammes, investissements technologiques, gestion des chaînes d’approvisionnement et optimisation des structures financières. Dans ce paysage en mutation, les décisions stratégiques liées aux participations industrielles prennent une dimension accrue.

Notre avis, par leblogauto.com

L’acceptation par Elliott de l’offre relevée marque la fin d’un bras de fer significatif dans l’industrie automobile japonaise. La hausse du prix par action, de 16 300 à 20 600 yens, témoigne de la pression exercée par les actionnaires minoritaires. L’opération, valorisée à 30 milliards de dollars, illustre l’importance stratégique de Toyota Industries dans l’écosystème du groupe. Reste à finaliser les garanties de financement pour concrétiser pleinement cette privatisation.

Crédit illustration : Toyota Industries.

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Batteries européennes : l’UE veut réduire l’écart

5 mars 2026 à 13:12

L’UE pourrait réduire fortement le coût des batteries locales grâce au plan Made in Europe, selon un rapport de T&E.

L’Union européenne pourrait réduire significativement le coût de ses batteries produites localement grâce à une montée en puissance industrielle et à un soutien politique renforcé. Selon un rapport publié par Transport & Environment (T&E), l’augmentation des capacités de production en Europe permettrait de ramener l’écart de coût avec les batteries chinoises à environ 30 %, contre 90 % actuellement. Un enjeu stratégique majeur pour la compétitivité des véhicules électriques assemblés sur le Vieux Continent.

Cette analyse intervient alors que l’exécutif européen s’apprête à présenter sa « Loi sur l’Accélérateur Industriel », un dispositif intégré au plan « Made in Europe » visant à soutenir les secteurs stratégiques. Les batteries, piliers de l’électromobilité, figurent en première ligne aux côtés de l’énergie solaire, de l’éolien, de l’hydrogène, du nucléaire et des véhicules électriques.

Réduire l’écart de coût des batteries

Aujourd’hui, les batteries fabriquées dans l’Union européenne accusent un différentiel de prix important par rapport aux cellules importées de Chine, principal acteur mondial de la chaîne de valeur. Selon T&E, cet écart atteint environ 90 %. L’objectif du plan industriel européen serait de réduire ce différentiel à 30 % grâce à une production accrue et à une meilleure efficacité manufacturière.

Le rapport souligne que l’optimisation des procédés industriels jouerait un rôle central. Une diminution des taux de rebut sur les lignes d’assemblage, un renforcement du savoir-faire technique ainsi qu’un recours accru à l’automatisation permettraient d’améliorer la compétitivité des gigafactories européennes. À l’horizon 2030, l’écart de coût pourrait ainsi tomber à 14 dollars par kilowattheure, contre un potentiel de 41 dollars si aucune amélioration significative n’était réalisée.

Rapporté au prix d’un véhicule électrique moyen, cela représenterait un différentiel d’environ 500 euros. Un montant qui pourrait être réduit davantage via des incitations publiques, ou être interprété comme une forme de « prime d’assurance » face aux risques géopolitiques. La Chine a déjà imposé des restrictions à l’exportation sur certains minéraux critiques et terres rares, indispensables à la production de batteries lithium-ion.

La Loi sur l’Accélérateur Industriel

La future législation européenne vise à prioriser les produits fabriqués localement lorsque des fonds publics sont engagés. Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large de souveraineté industrielle et énergétique. En ciblant les batteries, l’UE cherche à consolider sa chaîne d’approvisionnement, sécuriser les capacités de production et réduire sa dépendance aux importations asiatiques.

Le texte devrait couvrir plusieurs secteurs stratégiques : batteries, énergies renouvelables, hydrogène, nucléaire et mobilité électrique. Dans le domaine automobile, la batterie représente l’élément le plus coûteux d’un véhicule électrique, pesant directement sur le prix catalogue, la marge des constructeurs et l’attractivité commerciale des modèles zéro émission.

Pour les constructeurs automobiles européens, la compétitivité des packs batteries conditionne leur capacité à proposer des véhicules électriques accessibles, face à une concurrence mondiale intense. Les enjeux portent autant sur le coût par kilowattheure que sur la performance énergétique, l’autonomie, la durabilité et la sécurité des cellules.

Inquiétudes des constructeurs automobiles

Certains industriels du secteur automobile ont exprimé leurs réserves quant aux exigences de contenu local. Selon eux, ces obligations pourraient rendre les batteries prohibitivement chères et pénaliser la compétitivité de leurs modèles électriques sur un marché déjà soumis à une forte pression tarifaire.

Dans un contexte de transition énergétique accélérée, les constructeurs doivent composer avec des investissements massifs dans l’électrification, la recherche et développement, les plateformes dédiées et les chaînes d’assemblage spécifiques aux motorisations électriques. Toute hausse des coûts de production pourrait se répercuter sur les prix de vente ou réduire les marges.

Le rapport de T&E défend néanmoins l’idée qu’un soutien public ciblé et une montée en cadence industrielle permettraient de combler progressivement l’écart avec la Chine. L’argument repose sur une combinaison d’économies d’échelle, d’innovation technologique et d’amélioration continue des processus de fabrication.

En toile de fond, la bataille pour la maîtrise de la chaîne de valeur des batteries s’inscrit dans une compétition mondiale pour le leadership sur le marché des véhicules électriques. Pour l’Union européenne, la question n’est pas seulement économique, mais également stratégique, tant la batterie constitue le cœur technologique de la mobilité électrique et de la décarbonation du parc automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

Le rapport de T&E met en lumière l’ampleur du défi industriel auquel l’Europe est confrontée dans la production de batteries. Réduire un écart de coût de 90 % à 30 % suppose des gains d’efficacité significatifs et un soutien politique cohérent. L’équilibre entre souveraineté industrielle et compétitivité des constructeurs automobiles sera déterminant. La mise en œuvre concrète de la Loi sur l’Accélérateur Industriel constituera un test majeur pour la stratégie « Made in Europe ».

Crédit illustration : Skoda.

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Nouveau crossover Dacia : pourquoi le nom « Striker » ?

5 mars 2026 à 12:18

Dacia annonce le nom de son futur crossover : Striker. Le constructeur indique que ce modèle sera dévoilé le 10 mars 2026. Le choix de ce nom s’inscrit dans la stratégie de dénomination déjà utilisée pour plusieurs modèles de la marque.

Un nouveau nom dans la gamme Dacia

Le 5 mars 2026, la marque Dacia a annoncé le nom de son prochain crossover : Striker.

Selon le constructeur, cette appellation suit la logique de dénomination déjà utilisée pour plusieurs modèles de la gamme, caractérisée par une terminaison en « ER ». On la retrouve notamment sur les modèles Dacia Duster, Dacia Jogger et Dacia Bigster.

Dacia indique également que ce nom a été choisi pour être facile à prononcer et pour conserver une phonétique marquée.

Une référence à l’expression « faire un strike »

Le constructeur précise que Striker s’inspire de l’expression « faire un strike », issue du bowling, qui désigne le fait de faire tomber toutes les quilles en un seul lancer.

Selon Dacia, cette référence renvoie à l’idée de défi et d’efficacité. La marque évoque aussi un imaginaire lié aux années 1980.

Un modèle dévoilé le 10 mars

Dacia annonce que le design du crossover Striker sera présenté le mardi 10 mars 2026.

Le constructeur indique que ce futur modèle doit incarner un véhicule polyvalent et destiné aux voyages. La marque associe également ce nom à l’idée de robustesse.

Aucun autre détail technique ou information supplémentaire sur le véhicule n’est donné dans ce communiqué.

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Geely creuse l’écart face à BYD

5 mars 2026 à 07:19

Geely dépasse BYD pour le deuxième mois consécutif, profitant du ralentissement des ventes de véhicules électriques en Chine.

Le constructeur automobile chinois Geely Automobile Holdings Ltd. accentue son avance sur BYD Co., enregistrant le plus important écart de ventes depuis 2022. Pour le deuxième mois consécutif, Geely a livré davantage de véhicules que son rival, dans un contexte de ralentissement du marché chinois des véhicules électriques et hybrides rechargeables. Cette dynamique place une pression supplémentaire sur BYD, appelé à renouveler sa gamme et à relancer la demande domestique.

Geely distance BYD sur les volumes

Sur les deux premiers mois de l’année, Geely a écoulé environ 76 000 unités de plus que BYD, selon les documents publiés par les entreprises. Sur la même période, BYD affiche une baisse de 36 % de ses livraisons. La dernière fois que Geely avait surpassé BYD pendant au moins deux mois consécutifs remonte à 2022.

Dans un marché automobile marqué par une forte concurrence sur les segments électriques et électrifiés, la performance de Geely apparaît relativement solide. Plusieurs marques chinoises populaires, dont BYD et Xpeng Inc., ont enregistré des baisses à deux chiffres de leurs livraisons mensuelles. L’industrie automobile chinoise, la plus importante au monde en volume, peine à maintenir son rythme de croissance. La réduction de certaines incitations à l’achat affecte la demande, tandis que le début d’année a été perturbé par des congés du Nouvel An lunaire plus longs qu’à l’accoutumée, impactant la production, les immatriculations et la fréquentation des concessions.

Restructuration et modèles porteurs chez Geely

L’avance croissante de Geely illustre les effets d’une restructuration visant à rationaliser ses différentes marques. Cette stratégie semble porter ses fruits sur le plan commercial. Le constructeur a séduit les automobilistes avec plusieurs modèles, dont la compacte Xingyuan, devenue la voiture la plus vendue en Chine l’an dernier.

Dans un environnement marqué par une guerre des prix et une forte pression sur les marges, la capacité à proposer des véhicules attractifs, compétitifs en termes d’équipement, d’autonomie et de technologie embarquée, constitue un avantage déterminant. Geely bénéficie ainsi d’une gamme adaptée aux attentes du marché, sur fond de transition énergétique accélérée et d’essor des motorisations électriques.

Face à cette dynamique, BYD, qui a dépassé Tesla Inc. l’an dernier pour devenir le premier fabricant mondial de véhicules électriques en volume, traverse une phase plus délicate sur son marché domestique. Lors d’un événement organisé en décembre, son directeur général Wang Chuanfu a reconnu que l’avance technologique dont bénéficiait le constructeur s’était réduite à mesure que les concurrents comblaient leur retard, ce qui a pesé sur les ventes.

Technologies et exportations au cœur de la bataille

Dans ce contexte, le lancement de nouvelles technologies de véhicules électriques apparaît crucial pour BYD. Les investisseurs attendent notamment des mises à jour concernant la technologie de recharge et les fonctionnalités d’assistance à la conduite. L’objectif est de stimuler la demande des consommateurs chinois qui ont différé leur achat en attendant des nouveautés plutôt que d’opter pour la gamme actuelle.

Si le marché intérieur montre des signes de ralentissement, les exportations constituent un point positif pour BYD. Sur les deux premiers mois de l’année, les ventes à l’étranger ont progressé de plus de 50 %, atteignant 201 082 véhicules. Ces volumes internationaux, associés à des marges plus élevées hors de Chine, permettent de compenser partiellement l’intensité de la guerre tarifaire domestique. Geely affiche également une performance solide à l’export, avec 181 891 unités écoulées sur la même période.

Les premiers mois de l’année étant traditionnellement volatils en raison des congés du Nouvel An lunaire, le marché automobile chinois se tourne désormais vers mars pour évaluer la vigueur réelle de la demande. Plusieurs constructeurs, dont Tesla, BYD, Nio et Xiaomi Corp., déploient des programmes de financement à très long terme. Certaines offres s’étendent sur sept à huit ans, avec des taux d’intérêt faibles voire nuls, afin de soutenir les immatriculations sans procéder à des baisses de prix directes susceptibles d’attirer l’attention des régulateurs.

Ces dispositifs de crédit automobile peuvent soutenir les volumes à court terme, mais ils présentent un risque pour la rentabilité. Dans un secteur où les marges sont déjà sous pression, l’allongement des durées de financement pourrait peser sur la profitabilité et détourner des ressources des investissements en recherche et développement ou des projets d’expansion internationale. Dans ce duel stratégique entre Geely et BYD, l’innovation technologique, la gestion des coûts et la solidité du réseau commercial seront déterminantes pour la suite de l’exercice.

Notre avis, par leblogauto.com

L’écart de 76 000 unités en faveur de Geely confirme un rééquilibrage temporaire des forces sur le marché chinois des véhicules électriques. La restructuration opérée par Geely semble produire des résultats tangibles en volume. BYD conserve toutefois un atout majeur avec la progression rapide de ses exportations. Les prochains mois, notamment mars, permettront de mesurer la solidité de la demande et l’efficacité des nouvelles offres technologiques et financières.

Crédit illustration : Geely.

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BYD : ventes en chute libre en février, le marché chinois sous pression

5 mars 2026 à 05:12

BYD enregistre une chute de 41 % de ses ventes en février, pénalisé par la demande intérieure et le Nouvel An lunaire.

Les ventes de véhicules de BYD ont fortement reculé en février, illustrant les tensions actuelles sur le marché automobile chinois. Le constructeur basé à Shenzhen a annoncé une baisse de 41 % de ses immatriculations par rapport à l’an dernier, dans un contexte marqué par les congés du Nouvel An lunaire et un affaiblissement de la demande domestique. Ce repli intervient alors que l’industrie des véhicules électriques et hybrides rechargeables traverse une phase de ralentissement en Chine, premier marché mondial de l’automobile.

Une chute marquée des volumes en février

En février, BYD a écoulé 190 190 véhicules, incluant ses modèles 100 % électriques (BEV) et ses hybrides rechargeables (PHEV). Sur ce total, 187 782 unités concernaient des véhicules de tourisme, segment clé représentant l’essentiel du volume du constructeur automobile. D’un mois sur l’autre, les ventes affichent également une baisse de 9,5 %, traduisant un essoufflement conjoncturel de la demande.

Ce recul significatif s’explique en grande partie par l’impact des vacances du Nouvel An lunaire. Cette période, traditionnellement marquée par un ralentissement de la production industrielle et des activités commerciales, a quasiment paralysé les chaînes d’assemblage et le réseau de distribution pendant une grande partie du mois. Dans l’automobile, ces interruptions influent directement sur les cadences de fabrication, les livraisons et les immatriculations.

Sur les deux premiers mois de l’année, les ventes cumulées atteignent 400 241 unités, soit une baisse de 36 % par rapport à la même période de l’année précédente. En combinant janvier et février, l’entreprise cherche à lisser l’effet calendaire du Nouvel An lunaire, dont les dates variables génèrent chaque année une forte volatilité statistique sur la production et la demande mensuelles.

Demande intérieure en berne et pression concurrentielle

Au-delà de l’effet saisonnier, la performance nationale de BYD reflète un environnement économique plus complexe. La réduction des exonérations fiscales sur les achats de véhicules pèse sur le pouvoir d’achat automobile, tandis que le refroidissement de la confiance des consommateurs incite de nombreux acheteurs à différer leur décision. Les clients potentiels attendent la commercialisation de nouveaux modèles ou davantage de clarté sur les dispositifs de reprise gouvernementaux avant de s’engager.

Dans ce contexte, la concurrence sur le segment des véhicules à énergie nouvelle s’intensifie. Le marché chinois, dominé par les constructeurs locaux spécialisés dans l’électrification, est devenu particulièrement compétitif. Les stratégies tarifaires agressives, les remises commerciales et la multiplication des lancements de modèles contribuent à une pression accrue sur les marges et les parts de marché.

BYD indique rester concentré sur l’équilibre des stocks au sein de son réseau de concessionnaires. La gestion des inventaires constitue un enjeu central pour préserver la rotation des véhicules, éviter une accumulation excessive en parc et soutenir la rentabilité du réseau. Parallèlement, le constructeur maintient une politique de prix offensive, stratégie qui lui a permis de défendre sa position sur le marché au cours de l’année écoulée.

L’international comme relais de croissance

Face à la faiblesse du marché intérieur, l’expansion internationale apparaît comme un levier stratégique. Les exportations de véhicules à énergie nouvelle ont atteint 100 600 unités en février, témoignant de la montée en puissance des ventes hors de Chine. Les marchés d’Amérique latine et d’Europe sont désormais identifiés comme des zones prioritaires dans la stratégie de développement du constructeur.

Cette diversification géographique permet à BYD d’amortir partiellement la volatilité de la demande domestique. Sur des marchés en transition vers l’électromobilité, l’offre combinant modèles électriques à batterie et hybrides rechargeables constitue un atout commercial. L’export contribue ainsi à soutenir les volumes globaux, même si la dynamique nationale demeure déterminante pour la performance financière globale.

Les investisseurs se tournent désormais vers le mois de mars, traditionnellement plus porteur pour l’industrie automobile chinoise. Après les congés du Nouvel An lunaire, la demande tend à rebondir, soutenue par la reprise des activités économiques et commerciales. Les performances du printemps seront scrutées pour détecter d’éventuels signaux de reprise.

Par ailleurs, l’approche du Salon de l’Auto de Pékin, prévu fin avril, place BYD sous pression. Ce rendez-vous majeur du calendrier automobile représente une vitrine stratégique pour dévoiler de nouveaux modèles, stimuler les commandes et relancer la dynamique commerciale sur le marché domestique. Dans un environnement marqué par le ralentissement des ventes et l’attentisme des consommateurs, les lancements produits pourraient jouer un rôle clé dans la reconquête de la demande.

Notre avis, par leblogauto.com

La baisse de 41 % des ventes en février illustre la sensibilité du marché automobile chinois aux effets saisonniers et aux politiques publiques. BYD reste solide en volume, mais la contraction de la demande intérieure et la concurrence accrue pèsent sur la dynamique commerciale. L’exportation apparaît comme un amortisseur stratégique face au ralentissement domestique. Les résultats de mars et les annonces au Salon de Pékin seront déterminants pour évaluer la capacité du constructeur à relancer sa croissance.

Crédit illustration : leblogauto.com.

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