Formule 1 : «Il ne faut pas s’emballer» affirme Gasly après sa 7e place au départ du Grand Prix du Japon

© Issei Kato / REUTERS

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Kimi Antonelli signe la pole position sur le circuit de Suzuka. Il devance son coéquipier George Russell et Oscar Piastri sur McLaren. Mais il y a eu quelques surprises durant cette séance.
Durant les essais libres, on a craint que les Formule 1 de cette années soient très lentes sur ce circuit, passant le 130R moins « à fond », faute d’énergie dans la batterie. Eh bien…elles ne sont pas très lentes, juste lentes. Il faudra sans doute encore un an d’apprentissage de ces nouvelles motorisations pour retrouver les temps des saisons précédentes.
En Q1, on perd immanquablement les Aston Martin. Les verts sont à plus de 1,7 seconde de la 16e place qualificative pour la Q2 et plus de 3 secondes du meilleur temps de Charles Leclerc. Un gouffre ! Leclerc signe un 1:29.915 et l’espoir est de mise pour les rouges. Mercedes et McLaren sont dans le groupe de tête tandis que les Red Bull son un petit cran en retrait.
Sont éliminés de la Q1 Albon, Bearman, Perez, Bottas, Alonso et Stroll. L’élimination des deux Cadillac n’est pas non plus une surprise tant l’équipe américaine est en retrait en qualification depuis l’Australie. En revanche, on n’attendait pas Olie Bearman out dès cette Q1.
En Q2, on voit que la Williams est limite. Sainz ne passera pas et fini juste devant Albon sur la grille. Ils ont bien un moteur Mercedes, mais Mercedes ne fournit pas le « mode d’emploi », ou plus exactement la façon optimale de recharger et d’utiliser l’énergie. C’est à chaque écurie de faire ce travail et cela change totalement la F1. Elle se transforme en Formule E !
Pour le passage en Q3, cela va être tendu. Pas pour les Mercedes puisqu’Antonelli frôle les 1:28 avec 1 minute 29.048. Il est bien devant Leclerc, Hamilton, ou Piastri. Russell se cache-t-il ou pas ? Toujours est-il qu’il est en retrait. Gasly continue de démontrer qu’en qualification il sublime l’Alpine. Il va se qualifier pour le top 10.
En revanche, Max Verstappen est sur le fil. Et au final, il se fait éliminer par le petit nouveau Lindblad pour Racing Bulls. Hadjar fait à peine mieux, mais cela suffit pour passer. Gros coup de théâtre que cette 11e place de Verstappen. Il accompagne Ocon, Hülkenberg, Lawson, Colapinto et Sainz dans les éliminés.
On peut rapidement constater que Colapinto est loin de Gasly, que Lawson est battu par Arvid Lindblad, il va devoir réagir. Audi n’a pas manqué son arrivée en F1 et va déjà en Q3.
En Q3 justement, chacun pousse un cran plus loin ses performances. A ce petit jeu là, Antonelli claque un temps qui apparait « stratosphérique » en 1m 28.778s. Bon, l’an dernier, la pole était 1,8 seconde plus rapide avec Verstappen et la RB21 (1m 26,983). Quand on vous dit qu’elles sont lentes ces F1 2026.
Russell doit se contenter de la deuxième place, à 3 dixièmes d’Antonelli. Sur la deuxième ligne, on retrouvera Piastri qui se montre plus en forme en ce début de saison mais n’a toujours aucun point ! S’il ne veut pas faire rapidement une croix sur le titre pilote, il se doit de marquer de gros points ce weekend. Finalement, Ferrari place la monoplace de Leclerc en 4e place. Il manque un petit rien à Ferrari, mais ils jouent avec McLaren et c’est un bon début de saison.
Suivent Norris, Hamilton, Gasly, Hadjar, Bortoleto et Lindblad. Belle performance de Gasly en 7e place devant la Red Bull de Hadjar !
| Pos. | Pilote | Ecurie | Q1 | Q2 | Q3 |
| 1 | Kimi Antonelli | Mercedes | 1:30.035 | 1:29.048 | 1:28.778 |
| 2 | George Russell | Mercedes | 1:29.967 | 1:29.686 | 1:29.076 |
| 3 | Oscar Piastri | McLaren | 1:30.200 | 1:29.451 | 1:29.132 |
| 4 | Charles Leclerc | Ferrari | 1:29.915 | 1:29.303 | 1:29.405 |
| 5 | Lando Norris | McLaren | 1:30.401 | 1:29.795 | 1:29.409 |
| 6 | Lewis Hamilton | Ferrari | 1:30.309 | 1:29.589 | 1:29.567 |
| 7 | Pierre Gasly | Alpine | 1:30.584 | 1:29.874 | 1:29.691 |
| 8 | Isack Hadjar | Red Bull Racing | 1:30.662 | 1:30.104 | 1:29.978 |
| 9 | Gabriel Bortoleto | Audi | 1:30.359 | 1:29.990 | 1:30.274 |
| 10 | Arvid Lindblad | Racing Bulls | 1:30.781 | 1:30.109 | 1:30.319 |
| 11 | Max Verstappen | Red Bull Racing | 1:30.519 | 1:30.262 | |
| 12 | Esteban Ocon | Haas F1 Team | 1:30.915 | 1:30.309 | |
| 13 | Nico Hulkenberg | Audi | 1:30.358 | 1:30.387 | |
| 14 | Liam Lawson | Racing Bulls | 1:30.657 | 1:30.495 | |
| 15 | Franco Colapinto | Alpine | 1:30.931 | 1:30.627 | |
| 16 | Carlos Sainz | Williams | 1:30.927 | 1:31.033 | |
| 17 | Alexander Albon | Williams | 1:31.088 | ||
| 18 | Oliver Bearman | Haas F1 Team | 1:31.090 | ||
| 19 | Sergio Perez | Cadillac | 1:32.206 | ||
| 20 | Valtteri Bottas | Cadillac | 1:32.330 | ||
| 21 | Fernando Alonso | Aston Martin | 1:32.646 | ||
| 22 | Lance Stroll | Aston Martin | 1:32.920 |
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Après des mois et des mois d'attente, la Formule 1 a repris ses droits. Et cette saison 2026 s'annonce particulièrement indécise en raison d'une nouvelle réglementation. Pour le moment, c'est l'écurie Mercedes qui domine, avec George Russell en chef de file.

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À moins de deux semaines du troisième Grand Prix de Formule 1, qui se déroulera au Japon sur le circuit de Suzuka, Canal+ a dévoilé une bande-annonce pour préparer le rendez-vous. Elle s'inspire des jeux vidéo Mario Kart, en phase avec les commentaires de certains pilotes.

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L’éclatement du conflit dans le Golfe persique, initié par les frappes israélo-américaines sur l’Iran puis la riposte tous azimuts de la république islamique, qui a notamment visé des bases américaines à Bahreïn , laissait peu de doute sur la décision finale : les grands prix de Bahreïn (11-12 avril) et d’Arabie Saoudite à Djeddah (18-19 avril) sont annulés. Le test pneumatique prévu par Pirelli à Sakhir, avec Mercedes et McLaren, le 28 février, avait déjà été victime de l’offensive américano-israélienne.
Le WEC aussi en a fait les frais, puisque le Prologue au Qatar ainsi que de la première épreuve de la saison , les 1812 KM du Qatar, autre pays touché par les frappes iraniennes, ont été annulés. Le Prologue a trouvé place au calendrier du côté d’Imola, en préambule de la manche du WEC en Emilie-Romagne. Pour la F1, les alternatives étaient plus compliquées.
C’est évidemment un coup dur pour ces deux états du Golfe, dont on sait à quel point ils ont investi dans les grands évènements sportifs pour affirmer leur “soft power”. La géopolitique a eu raison de cette ambition. Pour la F1 aussi, leur poids est énorme, ne serait-ce qu’en évoquant le géant pétrolier Aramco, un des partenaires majeurs de la F1.
Stefano Domenicali, le patron de la Formule 1, voulait attendre, espérant une amélioration rapide dans la région. Les récents développement du conflit, avec le quasi-blocage du détroit d’Ormuz et des cibles touchées à Dubaï, au Bahreïn et au Qatar, ne vont pas dans ce sens. Avec le fret partant pour Bahreïn le 20 mars, la F1 a choisi de ne pas prendre de risque, annulant Bahreïn et Djeddah sans les remplacer.
Cette dernière, certes, est située sur les bords de la Mer Rouge, plus loin à priori de la zone des frappes, mais souvenez-vous : en 2022, les essais libres à Djeddah avaient été perturbés par une frappe des rebelles Houthis à proximité du circuit, en plein conflit au Yemen. Cela montrait déjà à quel point les évènements sportifs au Moyen-orient pouvaient être rapidement mis en difficulté par les tensions géopolitiques régionales.
Pour trouver des circuits de remplacement, c’est en Europe, berceau historique de la F1, que l’on dispose de circuits aux normes et homologués pour la F1. Les circuits habilités sont légion : Imola et Portimao ont été évoqués, comme cela avait été le cas en 2020 au moment de la crise du Covid. Sauf que les circuits européens auraient demandé une réduction du prix du plateau, les contrats en Europe étant bien inférieurs à ceux des destinations du Golfe Persique.
Les amateurs apprécieront, l’aspect financier a donc joué aussi dans la décision de ne pas combler les vides, sans oublier les contraintes logistiques : les écuries auraient eu du mal à être prêtes pour ce genre de logistique vu que la première course en Europe est désormais programmée en juin (Monaco). Au lendemain de Suzuka (29 mars), la F1 entrera donc dans une mini-trêve de 33 jours avant Miami, prévu le 3 mai. Le calendrier 2026 ne comptera plus que 22 dates.
Pour les écuries et la F1, le manque à gagner sera évident, puisque Bahreïn et l’Arabie Saoudite apportent environ 100 millions de revenus. Quelques millions de dollars s’envolent donc pour les équipes qui se partagent une partie des recettes générées par la F1. D’un autre côté, cette pause sera mise à profit sans doute pour analyser les données récoltées sur les trois premiers grands prix et accélérer le développement des monoplaces. Vu toutes les nouveautés induites par la nouvelle règlementation, ce temps de réflexion sera mis à profit pour les ingénieurs.
D’un point de vue règlementaire, si cela n’a aucun impact sur l’échéance du 1er juin qui instaure le nouveau contrôle des moteurs, la perte de deux courses a une incidence sur le système Additional Development and Upgrade Opportunities (ADUO) pour les unités de puissance, qui permet aux motoristes en difficulté d’introduire des améliorations après les courses 6, 12, 18 et 24. Avec deux courses en moins, l’échéance de la sixième course, qui ouvre enfin une première fenêtre d’amélioration, se retrouve décalée de Miami à Monaco. C’est une mauvaise nouvelle pour les motoristes ayant beaucoup de retard à combler, à moins que des négociations permettent d’amender cette échéance.
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Moment historique à Shanghai avec la victoire d’Andrea Kimi Antonelli, qui signe sa première victoire, la première d’un italien depuis 20 ans (Giancarlo Fisichella à Sepang en 2006). Lewis Hamilton signe enfin son premier podium en GP avec Ferrari !
Premier coup de théâtre : les McLaren ne partent pas, avant même le tour de formation ! Lando Norris et Oscar Piastri ont connu des avaries techniques ! Terrible désillusion pour l’écurie championne du monde en titre. Gabriel Bortoleto (Audi) est également sur la touche avant même le départ.
Comme prévu, Ferrari prend encore le meilleur envol et Lewis Hamilton vire en tête, Charles Leclerc est 3e en passant George Russell ! Derrière, Max Verstappen est encore resté scotché sur la grille et plonge au 12e rang. Plus loin, Isack Hadjar part à la faute juste après avoir dépassé Bearman et part en tête à queue. Catastrophe pour le Français qui repart bon dernier. La bataille fait rage aussi entre Gasly, les Racing Bulls et Bearman.
Au 2e tour, Antonelli repasse Hamilton et Russell fait de même au tour suivant sur Leclerc. Les Alpine de Gasly et Colapinto sont 5e et 6e !
Au 4e tour, George Russell active son mode Overtake sur la ligne droite de départ et dépose littéralement Hamilton. L’effet Mario Kart ! Plus loin, Verstappen essaie de déborder Lindblad dans le virage escargot mais il sort large. La Red Bull semble bien compliquée…
A partir du 6èmze tour, les Mercedes commencent à distancer les Ferrari. Verstappen, parti en softs, se plaint déjà de pneus détruits au 7e tour et rentre aux stands au 10e tour, juste après que Bearman (Haas) l’ait doublé ! C’est alors que Lance Stroll s’immobilise au bout de la ligne droite des stands, son Aston Martin en panne : Safety-Car !
Tout le monde est passé aux stands, sauf Colapinto et Ocon (parti en durs) qui pointent P2 et P3 derrière Antonelli. Hamilton est juste derrière Russell, tandis que Leclerc, qui a patienté quelques instants derrière Hamilton aux stands, est ressorti derrière la Racing Bulls de Lindblad.
La course reprend au tour 14. Lewis Hamilton est à l’offensive, et passe consécutivement Russell, Ocon puis Colapinto en deux tours. Leclerc aussi attaque et double George Russell, puis Ocon et Colapinto dans l’escargot. Au 16e tour, Antonelli est poursuivi par Hamilton, Russell double Colapinto et chasse Leclerc. Gasly devance Verstappen qui est P10.
Grosse bataille entre les Haas, les Racing Bulls et Gasly, qui est doublé un peu au forceps par Verstappen dans l’escargot à l’entame du 20e tour.
Au 21e tour, Russell commence à attaquer Leclerc dans la ligne droite, mais le monégasque se défend bien. Les deux rattrapent Hamilton, qui se fait distancer par Antonelli. Au 24e tour, Leclerc plonge au freinage de la longue ligne droite pour passer Hamilton mais ce dernier réplique aussitôt ! Sur les deux tours suivants, les Ferrari se battent roues contre roues, à toi à moi, avec Russell en embuscade.
Sans doute quelques sueurs froides sur le muret des stands et pour les tifosis, mais les deux pilotes font ça bien.Les Ferrari glissent et permettent à Antonelli de s’échapper avec plus de 7″ d’avance. Finalement, Russell double Hamilton au 26e tour puis Leclerc au 29e tour, signant au passage le meilleur tour. Les Ferrari usent davantage leurs gommes que les Mercedes.
Au 30e tour, Antonelli dispose de plus de 8″ d’avance sur Russell, qui a déjà distancé de quelques secondes les Ferrari. Derrière, Bearman évolue à 16 secondes des rouges, suivi par Verstappen et Gasly.
George Russell signe un nouveau meilleur tour et creuse l’écart sur les Ferrari, qui ne suivent pas le rythme. Colapinto rentre enfin aux stands au 33e tour, mais en ressortant des stands, il est accroché par Ocon qui a été trop optimiste en plongeant à l’intérieur à l’arrachée. Le Français plonge au classement !
Pendant qu’Alonso abandonne, au 35e tour, Hamilton veut plus de puissance mais l’écurie le lui refuse…et il surprend Leclerc au gros freinage de la ligne droite car le monégasque s’est raté ! L’anglais veut son podium ! Sur plusieurs tours, les deux pilotes Ferrari se tirent encore la bourre et se suivent de très près, répliquant à coup de gestion rusée de batterie. Hamilton se défend bien. Au 41e tour, Leclerc se réjouit à la radio d’une belle bataille, ce à quoi son ingénieur répond qu’il en est fier. Et l’on voit Leclerc relâcher prise, c’est le signal que le duel prend fin, Ferrari calme le jeu !
Pendant ce temps, Russell essaie de remonter et repasse sous les 7″ d’écart avec Antonelli. Les écarts se creusent avec Ferrari, qui navigue, au 45e tour, à plus de 20″ des Mercedes. Plus loin, Gasly talonne Verstappen à moins de 2″…puis le néerlandais est au ralenti ! Le moteur semble ratatouiller, il n’y a plus de puissance. La Red Bull fait quasiment un tour au ralenti, et Verstappen abandonne ! De son côté, Isack Hadjar est revenu dans le top 10 mais bute sur Liam Lawson.
Au 47e tour, Antonelli reprend le meilleur tour et maintient Russell à distance. La course s’est calmée, mais quelques batailles sont envisageables entre Gasly et Bearman et entre Colapinto et Sainz.
Sortie d’Antonelli ! Ouf, plus de peur que de mal. Au 54e tour, l’italien a bloqué ses roues au freinage de la longue ligne droite et a dû virer hors piste, mais il ne perd que 2″ dans l’affaire. Son ingénieur le rassure et lui dit de ramener la voiture à la maison.
La délivrance arrive enfin au 56e tour. Andrea Kimi Antonelli remporte de main de maître cette première victoire, devant George Russell. Mercedes écrase ce début de saison. Lewis Hamilton termine 3e et obtient enfin son premier podium en grand prix avec la Scuderia. On a retrouvé un Lewis incisif, attaquant et il a gagné son duel avec Leclerc, qui termine 4e. Plus loin, Oliver Bearman signe une nouvelle prestation très solide P5 pour Haas. Contraste terrible avec Esteban Ocon, qui termine hors des points après sa boulette contre Colapinto. le Français, déjà sur la sellette si l’on en croit les déclarations du team manager en début de saison, va devoir rapidement inverser la vapeur.
Pierre Gasly obtient une belle 6e place, devant Liam Lawson, Isack Hadjar qui sauve les meubles pour Red Bull. Carlos Sainz, P9, soulage un peu Williams, tandis que Franco Colapinto décroche le dernier point en jeu. L’argentin a vraiment bien défendu après la safety-car et réalise une course solide.
A 19 ans et 6 mois, Andrea Kimi Antonelli devient le 2e plus jeune vainqueur de l’histoire, derrière Max Verstappen (18 ans quand il gagna en Espagne 2016). Est-ce un déclic ? Encore un peu brouillon en ce début de saison (crash aux essais en Australie, accrochage au Sprint d’hier), l’italien est évidemment encore jeune et inexpérimenté, et trop tendre selon Toto Wolff peut-être pour défier George Russell dans la course au titre. Mais qui sait ? C’est peut-être un tournant pour le jeune transalpin, qui avait du mal à contenir ses émotions après la course. C’était aussi marrant de le voir aux côtés de Lewis Hamilton : il n’avait qu’un an quand le britannique a débuté, en 2007, avec McLaren !
Mercedes est sur une autre planète, c’est certain. Ferrari est pour l’instant la seule écurie capable de les titiller, mais les rouges ont un déficit de puissance et surtout l’usure des pneus sur les long relais n’est pas à leur avantage. A suivre…
| Pos. | Pilote | Voiture | Ecart | Arrêts |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Kimi Antonelli | Mercedes W17 | 56 tours – 1h33m15.607s | 1 |
| 2 | George Russell | Mercedes W17 | +5.515 | 1 |
| 3 | Lewis Hamilton | Ferrari SF-26 | +25.267 | 1 |
| 4 | Charles Leclerc | Ferrari SF-26 | +28.894 | 1 |
| 5 | Oliver Bearman | Haas Ferrari VF-26 | +57.268 | 1 |
| 6 | Pierre Gasly | Alpine Mercedes A526 | +59.647 | 1 |
| 7 | Liam Lawson | Racing Bulls RBPT Ford VCARB 03 | +80.588 | 1 |
| 8 | Isack Hadjar | Red Bull RBPT Ford RB22 | +87.247 | 2 |
| 9 | Carlos Sainz | Williams Mercedes FW48 | +1 tour | 1 |
| 10 | Franco Colapinto | Alpine Mercedes A526 | +1 tour | 1 |
| 11 | Nico Hülkenberg | Audi F1 R26 | +1 tour | 1 |
| 12 | Arvid Lindblad | Racing Bulls RBPT Ford VCARB 03 | +1 tour | 1 |
| 13 | Valtteri Bottas | Cadillac Ferrari MAC-26 | +1 tour | 1 |
| 14 | Esteban Ocon | Haas Ferrari VF-26 | +1 tour | 2 |
| 15 | Sergio Pérez | Cadillac Ferrari MAC-26 | +1 tour | 1 |
| 16 | Max Verstappen | Red Bull RBPT Ford RB22 | DNF | 2 |
| 17 | Fernando Alonso | Aston Martin Honda AMR26 | DNF | 2 |
| 18 | Lance Stroll | Aston Martin Honda AMR26 | DNF | 0 |
| 19 | Oscar Piastri | McLaren Mercedes MCL40 | DNS | 0 |
| 20 | Lando Norris | McLaren Mercedes MCL40 | DNS | 0 |
| 21 | Gabriel Bortoleto | Audi F1 R26 | DNS | 0 |
| 22 | Alex Albon | Williams Mercedes FW48 | DNS | 0 |


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Une Mercedes peut en cacher une autre ! La Q3 des qualifications du grand prix de Chine a été tendue pour George Russell, qui a réussi à bien se qualifier mais in extremis. Mais c’est bien son jeune équipier, Andrea Kimi Antonelli, qui a remporté la manche, battant ainsi le record de précocité dans l’exercice de la pole position : la précédente référence remontait à Sebastian Vettel, à…Monza en 2008 ! L’Allemand n’avait que 21 ans, mais Antonelli a fixé désormais le record à 19 ans !
La Q1 a confirmé que les écarts se resserrent : Charles Leclerc y a signé la meilleure référence, en 1’33’175, devant les Mercedes de Russell (1.33.262) et Antonelli (1.33.305). Les éliminés sont Sainz, Albon, Alonso, Bottas, Stroll et Perez. Aston Martin et Cadillac sont clairement en retrait sur le reste du peloton, n’étant pas capables de descendre sous les 1.35 !
La Q2 a montré qu’Antonelli était au niveau de Russell, signant le meilleur temps en 1.32.443 devant la Ferrari de Leclerc (1.32.486) et Ruseell (1.32.523). Pierre Gasly signe encore une belle prestation avec la 7e place, tandis que Isack Hadjar arrache de justesse la dernière place pour aller en Q3. Hulkenberg et Colapinto n’échouent qu’à 2 et 5 millièmes du français. Le pilote Red Bull a bien été aidé par la sortie de piste de Bortoleto (Audi), qui a déclenché des drapeaux jaunes et coupé dans leur élan plusieurs pilotes.
Hulkenberg, Colapinto, Ocon, Lawson, Lindblad et Bortoleto étaient donc les éliminés.
En Q3, le coup de théâtre est survenu dès le début quand on apercevait George Russell arrêté en plein milieu de la piste ! L’anglais se plaignait à la radio d’un manque de batterie et d’un énorme freinage moteur. Après de longues secondes d’immobilisation, Russell regagnait les stands sans avoir pu réaliser un chrono.
Pendant ce temps, Antonelli confirmait sa vélocité en signant 1.32.322, trois dixièmes devant Leclerc et Hamilton plus loin à sept dixièmes. Les McLaren de Piastri et Norris réussissaient à s’intercaler entre Antonelli et les Ferrari, en approchant à un peu plus de 2 dixièmes de la Mercedes. Les Red Bull de Verstappen et Hadjar ne sont pas dans la lutte, parvenant seulement à tourner à environ 1 seconde de de la pole.
Sur le second run, Antonelli améliore en 1’32″064 ! Norris progresse aussi mais ne peut pas aller chercher la deuxième place après avoir raté son dernier secteur. Leclerc prend le deuxième temps, rapidement devancé par Hamilton en 1.32.415. Verstappen ne fait pas mieux que septième, derrière Gasly !
Russell réussit à accomplir un tour chrono, et échoue à deux dixièmes de son équipier. Antonelli est le premier Italien à signer une pole depuis Giancarlo Fisichella au GP de Belgique 2009. Mercedes reste le plus fort, mais l’alerte sur la W17 de Russell montre que personne n’est à l’abri des pépins techniques.
Hamilton est troisième devant Leclerc pour une deuxième ligne entièrement Ferrari, tandis que Piastri et Norris occuperont la troisième ligne pour McLaren. Gasly confirme en se plaçant septième devant les Red Bull de Verstappen et Hadjar, qui est proche de son leader. Bearman complète le top 10. Le départ du grand prix sera évidemment très observé, avec des Ferrari redoutables. On constate aussi que les écarts se resserrent entre Mercedes, Ferrari et Mclaren : la promesse d’une course endiablée ?
| Pos. | Pilote | Voiture | Temps Q1 | Temps Q2 | Temps Q3 |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Kimi Antonelli | Mercedes W17 | 1:33.305 | 1:32.443 | 1:32.064 |
| 2 | George Russell | Mercedes W17 | 1:33.262 | 1:32.523 | 1:32.286 |
| 3 | Lewis Hamilton | Ferrari SF-26 | 1:33.522 | 1:32.567 | 1:32.415 |
| 4 | Charles Leclerc | Ferrari SF-26 | 1:33.175 | 1:32.486 | 1:32.428 |
| 5 | Oscar Piastri | McLaren Mercedes MCL40 | 1:33.590 | 1:33.130 | 1:32.550 |
| 6 | Lando Norris | McLaren Mercedes MCL40 | 1:33.535 | 1:32.910 | 1:32.608 |
| 7 | Pierre Gasly | Alpine Mercedes A526 | 1:33.788 | 1:33.003 | 1:32.873 |
| 8 | Max Verstappen | Red Bull RBPT Ford RB22 | 1:33.417 | 1:33.098 | 1:33.002 |
| 9 | Isack Hadjar | Red Bull RBPT Ford RB22 | 1:33.632 | 1:33.352 | 1:33.121 |
| 10 | Oliver Bearman | Haas Ferrari VF-26 | 1:33.687 | 1:33.197 | 1:33.292 |
| — | —————- | ————— | ———- | ———- | ———- |
| 11 | Nico Hülkenberg | Audi F1 R26 | 1:34.116 | 1:33.354 | |
| 12 | Franco Colapinto | Alpine Mercedes A526 | 1:33.634 | 1:33.357 | |
| 13 | Esteban Ocon | Haas Ferrari VF-26 | 1:33.974 | 1:33.538 | |
| 14 | Liam Lawson | Racing Bulls RBPT Ford VCARB 03 | 1:34.139 | 1:33.765 | |
| 15 | Arvid Lindblad | Racing Bulls RBPT Ford VCARB 03 | 1:33.906 | 1:33.784 | |
| 16 | Gabriel Bortoleto | Audi F1 R26 | 1:33.549 | 1:33.965 | |
| — | —————- | ————— | ———- | ———- | ———- |
| 17 | Carlos Sainz | Williams Mercedes FW48 | 1:34.317 | ||
| 18 | Alex Albon | Williams Mercedes FW48 | 1:34.772 | ||
| 19 | Fernando Alonso | Aston Martin Honda AMR26 | 1:35.203 | ||
| 20 | Valtteri Bottas | Cadillac Ferrari MAC-26 | 1:35.436 | ||
| 21 | Lance Stroll | Aston Martin Honda AMR26 | 1:35.995 | ||
| 22 | Sergio Pérez | Cadillac Ferrari MAC-26 | 1:35.906 |
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Le scénario semble se mettre en place en ce début de saison : Russell fait la pole, les Ferrari titillent les Mercedes au départ et sur les premiers tours, puis, à un moment donné, la supériorité de la flèche d’argent finit par parler.
A la différence de Melbourne, George Russell, parti en pole de la course sprint, a su conserver la tête au départ. Une nouvelle fois, les Ferrari ont pris un bel envol, permettant à Lewis Hamilton et Charles Leclerc de dépasser Lando Norris et Andrea Kimi Antonelli, qui a eu du mal à s’envoler. Derrière, c’était aussi la “cata” pour Verstappen, totalement scotché sur la grille et qui virait 20e ! Pour son équipier, ce n’était guère mieux puisque Antonelli, décidément bien fébrile, percutait Isack Hadjar au virage 3, ce qui allait lui valoir une pénalité.
Devant, Lewis Hamilton s’est montré incisif, prenant la tête en faisant l’intérieur avec audace sur George Russell au virage 9. Ensuite, les deux anciens équipiers se sont doublés à de multiples reprises, avec à chaque fois un déploiement de puissance impressionnant de la Mercedes. Hamilton a fini par céder, avouant avoir « détruit » ses pneus dans la bagarre.
A partir du 7e tour, George Russell a commencé à s’échapper, tandis que la lutte s’est intensifiée entre les deux Ferrari. Leclerc et Hamilton ont entamé une belle joute, avec quelques passages roues contre roues assez chauds dans le virage “escargot”. Une belle bataille, qui a dû quand même faire trembler les tifosis, et qui permettait à Lando Norris de rester dans le sillage des rouges. Derrière, Max Verstappen a, une nouvelle fois, entamé sa remontée.
Au 14e tour, la course fut interrompue par la sortie de la Safety car suite à l’arrêt sur la piste de l’Audi de Nico Hulkenberg. Tout le monde est passé par les stands, sauf Liam Lawson et Oliver Bearman, qui ont fait le pari de rester en piste pour jouer quelques points. Ferrari a fait un double arrêt, tandis que Antonelli a purgé sa pénalité de 10’’. Red Bull a également arrêté dans la foulée Verstappen et Hadjar, mais ce dernier a perdu quelques secondes avec un ecrou récalcitrant, ce qui l’a fait plonger au classement.
C’est donc en peloton serré et sur les trois derniers tours que la course s’est jouée. Malheureusement, Leclerc a rencontré un étrange souci de patinage excessif et a été distancé à la relance de la course. George Russell a conservé la tête, s’imposant à l’issue des 19 tours avec plus de 6 dizièmes d’avance sur les Ferrari de Charles Leclerc et Lewis Hamilton.
Le champion du Monde en titre, le Britannique Lando Norris (McLaren) termine 4e devant Kimi Antonelli (Mercedes). Aucun des pilotes tricolores n’est entré dans les points de cette course sprint. Esteban Ocon (Haas) a passé la ligne en 10e position devant l’Alpine de Pierre Gasly qui n’a pas réussi à convertir sa belle P7 des qualifs. Isack Hadjar termine 15e.
| Pos. | Pilote | Voiture | Ecart | Arrêts |
|---|---|---|---|---|
| 1 | George Russell | Mercedes W17 | 33m38.998s | 1 |
| 2 | Charles Leclerc | Ferrari SF-26 | +0.674 | 1 |
| 3 | Lewis Hamilton | Ferrari SF-26 | +2.554 | 1 |
| 4 | Lando Norris | McLaren Mercedes MCL40 | +4.433 | 1 |
| 5 | Kimi Antonelli | Mercedes W17 | +5.688 | 1 |
| 6 | Oscar Piastri | McLaren Mercedes MCL40 | +6.809 | 1 |
| 7 | Liam Lawson | Racing Bulls RBPT Ford VCARB 03 | +10.900 | 0 |
| 8 | Oliver Bearman | Haas Ferrari VF-26 | +11.271 | 0 |
| 9 | Max Verstappen | Red Bull RBPT Ford RB22 | +11.619 | 1 |
| 10 | Esteban Ocon | Haas Ferrari VF-26 | +13.887 | 0 |
| 11 | Pierre Gasly | Alpine Mercedes A526 | +14.780 | 0 |
| 12 | Carlos Sainz | Williams Mercedes FW48 | +15.753 | 0 |
| 13 | Gabriel Bortoleto | Audi F1 R26 | +15.858 | 0 |
| 14 | Franco Colapinto | Alpine Mercedes A526 | +16.393 | 1 |
| 15 | Isack Hadjar | Red Bull RBPT Ford RB22 | +16.430 | 1 |
| 16 | Alex Albon | Williams Mercedes FW48 | +20.014 | 1 |
| 17 | Fernando Alonso | Aston Martin Honda AMR26 | +21.599 | 0 |
| 18 | Lance Stroll | Aston Martin Honda AMR26 | +21.971 | 1 |
| 19 | Sergio Pérez | Cadillac Ferrari MAC-26 | +28.241 | 1 |
| 20 | Nico Hülkenberg | Audi F1 R26 | DNF | 0 |
| 21 | Valtteri Bottas | Cadillac Ferrari MAC-26 | DNF | 1 |
| 22 | Arvid Lindblad | Racing Bulls RBPT Ford VCARB 03 | DNF | 1 |
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Pour paraphraser le président de la FIA Mohamed Ben Sulayem, ce serait “une étape suivante logique”. Selon des informations rapportées par le média Bloomberg, le géant chinois de la voiture électrique, BYD, étudierait une arrivée de taille en sport automobile, avec dans le viseur le WEC et surtout la F1.
Après le retour en force des Etats-Unis, qui ont longtemps résisté à la F1, et qui maintenant sont au cœur du sport avec 3 courses et un constructeur (Cadillac), la FIA rêve évidemment de voir le pays du plus grand marché mondial s’engager sur la piste.
Jusqu’à présent, la présence des marques chinoises en sport auto a été discrète. Le cas le plus notable est celui de Lynk & Co qui s’est engagé et a gagné en WTCR. Mais les choses s’accélèrent : Xiaomi puis Yangwang ont lancé des supercars qui ont battu des records sur le Nürburgring, signe d’ambitions nouvelles. Le groupe Chery de son côté s’est tourné vers l’ACO et projette l’arrivée d’Exceed à l’horizon 2029.
BYD, qui a pris le leadership du marché électrique à l’échelle mondiale devant Tesla, veut doper sa visibilité et surtout défier les grands constructeurs européens, américains et japonais, qui ont encore l’apanage de l’exposition en sports mécaniques. « BYD examine plusieurs options à la suite de sa croissance rapide en dehors de son marché domestique et de l’évolution continue de la compétition automobile vers les moteurs hybrides » peut-on lire.
Reste à savoir quelle motorisation serait utilisée. Le géant chinois ferait-il le choix d’un bloc thermique déjà existant d’un autre constructeur ? Ou alors prendrait-il le risque de développer son propre moteur thermique ?
La F1, en donnant encore plus de place à l’électrique, est évidemment une discipline qui intéresse BYD à la fois pour sa notoriété internationale et la vitrine technologique qu’elle propose. Reste que l’inscription d’une nouvelle écurie n’est pas une mince affaire, autant sur le plan financier (le ticket d’entrée qui dépasse les 500 millions plus le coût des investissements en infrastructures) que sur le plan politique (on l’a vu avec l’affaire Andretti).
Racheter une écurie pourrait être une solution à la fois moins coûteuse et plus facilement adoubée par le paddock. A ce titre, les rumeurs pourraient rapidement se tourner vers Alpine, puisque l’écurie “française” est au centre de manœuvres d’actionnariat : Otro Capital a mis ses parts en vente, tandis que Christian Horner et Toto Wolff semblent prêt à poursuivre leur rivalité en tant que nouveaux actionnaires potentiels. Et dans tout cela, la présence de Renault est sujette à caution, étant donné le désengagement sportif qui a été amorcé par le groupe, avec l’arrêt du moteur F1 et le retrait du WEC fin 2026.
Quoi qu’il en soit, l’arrivée de marques chinoises est logique, puisque le sport automobile a toujours reflté, d’une certaine façon, les nouveaux rapports de force de l’industrie. Au tournant des années 60/70, le renouveau industriel et technologique de la France s’est traduit par l’épopée Matra puis celle d’Alpine en rallye et de Renault en F1 avec le turbo.
Dans les années 70 et au début des années 80, la montée en gamme et en puissance de l’Allemagne se traduit par les succès de BMW en tourisme et en F1 ainsi que d’Audi en rallye. Puis, dans la seconde moitié des années 80, l’offensive était japonaise avec Honda en F1 et Toyota au Mans. La Chine, premier marché automobile du monde, a retrouvé sa place au calendrier de la F1 et veut désormais exister comme puissance du sport automobile.
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