Vue normale

Aston Martin teste une hypercar radicale digne des monstres du CanAm

12 avril 2026 à 17:18
image générée par IA

Voilà de quoi parler plus positivement d’Aston Martin, qui n’a pas fait les gros titres ces derniers temps pour de bonnes raisons. Entre les déboires financiers du constructeur et les galères de l’écurie de Formule 1, ce n’est pas la joie. 

Un design inhabituel

Malgré cela, le constructeur britannique semble en train de développer et tester une nouvelle hypercar, qui combine des éléments de ses modèles de route et de course les plus performants. Des images du prototype ont fait surface sur TikTok après qu’il a été aperçu en fonctionnement sur un aérodrome. Cette “Batmobile” futuriste pousse les curseurs à l’extrême, en s’affranchissant du carcan règlementaire des championnats FIA. Son design évoque un mélange déjanté de Formule 1, d’IndyCar, de l’hypercar Valkyrie Le Mans d’Aston Martin. 

L’avant du véhicule est bas, avec un aileron proéminent typé monoplace tandis que les passages de roues et la géométrie des suspensions évoque clairement la Valkyrie. Le conducteur prend place profondément dans le cockpit, entouré d’un halo, à l’instar d’une Formule 1. Aussi radicale que soit l’avant, la partie arrière est encore plus spectaculaire. 

On remarque un aileron de requin “bombé” qui s’inspire des ailerons type LMP1/Hypercar des 24 Heures du Mans, prolongé par un aileron arrière complexe similaire à celui de la Valkyrie AMG-LMR engagée en endurance. Les flancs et les passages de roues arrière sont également gigantesques.  

@scubachef1969

Aston Martin test day . Any one no what car this is . #astonmartin #f1 #racecar #project #projectcar

♬ original sound – Scubachef1969

Une hypercar V12 pour riches gentlemen-drivers ?

Il est fort probable qu’il s’agisse d’une machine conçue pour des programmes “track days” exclusifs. Les constructeurs d’hypercars ont multiplié ces dernières années les projets “sur mesure” avec des voitures qui ne sont homologuées que pour un usage piste exclusif : on connaît bien les FXX et programmes Clienti de Ferrari, mais aussi la Maserati MCXTrema, la Bugatti Bolide ou encore la Lamborghini SCV12. Aston Martin a déjà expérimenté cette niche, à priori lucrative, avec la Vulcan.  

Côté moteur, le son ressemble beaucoup à celui du V12 atmosphérique de 6,5 litres de Cosworth qui équipe la Valkyrie. Aston Martin produit déjà des versions clients de son hypercar Le Mans, la Valkyrie LM, limitée à seulement 10 exemplaires. Ce véhicule pourrait-il être une voiture de piste encore plus extrême, également en édition limitée ? C’est possible. On peut imaginer la main d’Adrian Newey, le directeur technique Aston Martin F1, derrière ce bolide destiné à battre des records sur circuit. 

Un air de CanAm

En mélangeant des éléments de F1 et de sport-prototypes, cette Aston Martin secrète n’est pas sans rappeler aussi les fameux bolides du Canam, un championnat nord-américain qui a eu beaucoup de succès à la fin des années 60 et dans les années 70. Les CanAm étaient parfois de véritables F1 carrossées, avec des motorisations plus extrêmes que la F1.

Par exemple, en 1973, la Porsche 917 CanAm avait affolé les compteurs avec près de 1500 Cv de puissance en qualifications, là où les F1 à V8 Cosworth plafonnaient à 500 CV. March, McLaren, Shadow ou encore Lola étaient les constructeurs les plus victorieux. Les CanAm étaient même plus performantes que les F1. Cette Aston martin fera-t-elle de même ? 

L’article Aston Martin teste une hypercar radicale digne des monstres du CanAm est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Le vrai prix des aides aux voitures électriques dévoilé

8 avril 2026 à 12:43

Derrière un bonus écologique de quelques milliers d’euros, le coût réel pour les finances publiques est bien plus élevé. Selon un rapport récent de la Cour des comptes, chaque voiture électrique effectivement « déclenchée » par les aides représenterait près de 18 000 € d’argent public !

Un coût bien supérieur au bonus affiché

Sur le papier, les aides à l’achat d’une voiture électrique semblent relativement limitées. Le bonus électrique varie généralement entre 3 000 et 7 000 euros selon les revenus et les conditions d’éligibilité et les années. En 2026, la prime peut monter à 5 700 € pour les ménages les plus précaires avec un bonus jusqu’à 2 000 € pour les batteries fabriquées en Europe.

Mais en réalité, le coût pour l’État est tout autre. En analysant les données, la Cour des comptes estime qu’en 2021, environ 1,023 milliard d’euros ont été dépensés pour générer 56 000 ventes réellement attribuables au bonus. Soit un coût moyen de près de 17 800 euros par véhicule.

Un écart considérable, qui s’explique par le fonctionnement même de ces aides. Un système « shadokien » très français.

Pourquoi un tel décalage ?

Ce chiffre ne correspond pas à l’aide versée à chaque acheteur, mais au coût réel pour provoquer une vente supplémentaire. Plusieurs facteurs expliquent cet écart.

D’abord, un effet d’aubaine important : une partie des ménages auraient acheté une voiture électrique même sans aide. L’État subventionne donc aussi des décisions déjà prises.

Ensuite, un ciblage imparfait. Malgré un recentrage sur les ménages modestes, une part significative des aides bénéficie encore à des acheteurs plus aisés. N’oublions pas que la prime est valable jusqu’à des prix de 47 000 € à l’achat.

Enfin, la complexité et l’instabilité des dispositifs jouent un rôle. Les règles changent régulièrement, ce qui nuit à leur lisibilité et à leur efficacité globale. Là encore, rien que de très français.

Des milliards d’euros engagés

Sur la période 2018-2024, les aides à l’achat de véhicules (bonus écologique, prime à la conversion, leasing social) ont représenté plus de 9 milliards d’euros de dépenses publiques.

Au total, près de 2,4 millions de bénéficiaires ont été aidés, pour un montant moyen de quelques milliers d’euros par dossier. Mais là encore, ce chiffre ne reflète pas le coût réel de l’impact des aides sur les ventes selon la Cour des Comptes.

Des aides malgré tout jugées nécessaires

Pour autant, ces dispositifs ne sont pas sans effets. Ils ont contribué à accélérer la diffusion des véhicules électriques et à réduire les émissions de CO₂ des voitures neuves.

Ils répondent aussi à un objectif industriel et social : soutenir la filière automobile française et faciliter l’accès à des véhicules moins polluants pour les ménages. En mettant un « score environnemental » puis une prime sur une batterie européenne, l’Etat tente, avec des moyens légaux, d’exclure les constructeurs chinois par exemple.

Une question de ciblage pour l’avenir

Reste que leur efficacité interroge. Faut-il continuer à mobiliser de tels montants pour un impact limité sur les ventes ? Ou mieux cibler les aides pour en améliorer le rendement ?

Dans un contexte de finances publiques sous tension, la question du « vrai prix » des politiques de soutien à la voiture électrique pourrait rapidement s’imposer dans le débat public.

Pour lire le rapport de la Cour des Comptes.

L’article Le vrai prix des aides aux voitures électriques dévoilé est apparu en premier sur Le Blog Auto.

❌