Formule 1 : le triplé pour Antonelli, le dernier tour en enfer de Leclerc... les tops/flops du GP de Miami

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Après une longue interruption liée à l’annulation des GP de Bahreïn et d’Arabie Saoudite provoquée par le conflit en Iran, la F1 a repris ses droits aux USA en Floride, à Miami. Les écuries ont amené de nombreuses évolutions, comme Ferrari qui étrenne un nouveau package aérodynamique agressif (notamment au niveau des sidepods et de l’entrée des pontons) ou Red Bull qui a testé sa version de l’aileron arrière “macarena” inauguré par Ferrari.
Mclaren reprend aussi du poil de la bête grâce à ses évolutions, après un début de saison difficile. Lando Norris a signé la pole des qualifs de la course sprint, devant ainsi le premier à battre Mercedes dans cet exercice depuis le début de la saison. Ferrari est un peu en retrait avec Leclerc 4e et Hamilton 7e, Ferrari étant visiblement à la traîne au niveau de la puissance moteur. Verstappen, 5e, revient aussi un peu dans la bataille, ce qui semble moins le cas pour Isack Hadjar. Pour Aston Martin, ça ne va pas mieux et le temps de Lance Stroll était même plus lent que la pole de la F2…
Les McLaren partent bien et Leclerc saute Antonelli. Derrière, c’est roues contre roues entre Verstappen et Hamilton, ça se touche même un peu sur les premiers esses, mais le néerlandais conserve l’avantage. Antonelli met la pression sur Leclerc.
Tour 1
Hamilton a déployé l’énergie pour passer Verstappen dans la ligne droite des stands. Antonelli reste agressif sur Leclerc, avec Russell en embuscade. Leclerc se plaint d’un Antonelli visiblement dangereux sur les batailles rapprochées.
Tour 2
Perez se bat avec Sainz et Lawson, la Cadillac semble plus en forme. Gasly a passé son équipier Colapinto pour la P8.
Tour 4
Ça se stabilise, les Mercedes sont encadrées par les Ferrari. Norris s’échappe un peu, avec 1.5 sur Piastri qui a lui-même 1.6 d’avance sur Leclerc. Le champion du monde réalise le meilleur tour.
Tour 6
Le train se forme…L’écart est plus net entre Verstappen, P7, eet Gasly, P8, qui est à plus de 4’’ de la Red Bull.
Tour 7
Hamilton est pressant sur Russell qui talonne lui-même Antonelli, alors que les 3 hommes de tête se détachent un peu.
Russell fait les freins et double Antonelli à l’épingle, belle préparation de dépassement.
Tour 8
Verstappen plonge à mi-circuit et entraîne Hamilton hors-piste pour le passer. Mais Verstappen redonne la place à l’épingle, sans doute pour éviter une pénalité. Les deux voitures se toisent au ralenti un instant, Hamilton a peut-être craint un coup fourré comme à Jeddah en 2021 ! Ça fait plaisir de les revoir en bagarre. En attendant, les Mercedes en ont profité pour prendre le large…et Antonelli a repassé Russell.
Tour 10
Verstappen repasse Hamilton à l’épingle après un beau freinage parti de loin, et cette fois-ci c’est propre.
Tour 11
Norris mène avec 2.8 sur Piastri, qui est toujours suivi d’assez près par Leclerc. Antonelli est à 3.3 de la Ferrari.
Tour 13
Leclerc reste à 1’’ de Piastri, on peut s’attendre à une offensive du monégasque. Derrière les écarts se sont formés entre chaque voiture, mais ils fluctuent aussi en focntion des stratégies de déploiement d’énergie des uns et des autres.
Tour 15
Hadjar talonne Colapinto pour la P10. Mais il n’y a aucun point à aller chercher.
Tour 16
Leclerc est à moins d’une demi-seconde de Piastri, mais la McLaren reprend de l’avance dans le secteur 2 sinueux.
Tour 17
Hadjar réussit un dépassement osé sur Colapinto dans le virage 4 rapide. Il doit défendre sur l’Alpine qui avait du jus dans la ligne droite.
Tour 18
Leclerc sort large sur un freinage et repasse au-delà de la seconde. Et il sort encore large à l’épingle, c’est sans doute trop tard maintenant pour attaquer Piastri. Il va se calmer. Verstappen revient fort sur Russell.
Victoire de Lando Norris, qui lance enfin sa saison. McLaren est de retour aux affaires et fait le doublé avec Piastri. Leclerc complète le podium devant Antonelli, Russell, Verstappen, Hamilton et Gasly. Les Ferrari ont semblé souffrir des pneus sur les derniers tours. Mercedes n’est plus aussi dominatrice et les écarts se sont resserrés, c’est donc plus rassurant.
Antonelli prend une pénalité pour avoir trop souvent franchi les limites de piste, Russell et Verstappen sont donc P4 et P5 finalement.
McLaren va-t-elle confirmer son retour en forme avec les qualifs du grand prix ? On le saura dès ce soir.
| Pos. | Pilote | Voiture | Ecart | Arrêts |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Lando Norris | McLaren Mercedes MCL40 | 30m19.241s | 0 |
| 2 | Oscar Piastri | McLaren Mercedes MCL40 | +3.766 | 0 |
| 3 | Charles Leclerc | Ferrari SF-26 | +6.251 | 0 |
| 4 | George Russell | Mercedes W17 | +12.951 | 0 |
| 5 | Max Verstappen | Red Bull RBPT Ford RB22 | +13.639 | 0 |
| 6 | Kimi Antonelli | Mercedes W17 | +13.777 | 0 |
| 7 | Lewis Hamilton | Ferrari SF-26 | +21.665 | 0 |
| 8 | Pierre Gasly | Alpine Mercedes A526 | +30.525 | 0 |
| 9 | Isack Hadjar | Red Bull RBPT Ford RB22 | +35.346 | 0 |
| 10 | Franco Colapinto | Alpine Mercedes A526 | +36.970 | 0 |
| 11 | Gabriel Bortoleto | Audi F1 R26 | +48.438 | 0 |
| 12 | Esteban Ocon | Haas Ferrari VF-26 | +56.972 | 0 |
| 13 | Oliver Bearman | Haas Ferrari VF-26 | +57.365 | 0 |
| 14 | Carlos Sainz | Williams Mercedes FW48 | +58.504 | 0 |
| 15 | Liam Lawson | Racing Bulls RBPT Ford VCARB 03 | +59.358 | 0 |
| 16 | Fernando Alonso | Aston Martin Honda AMR26 | +76.067 | 0 |
| 17 | Sergio Pérez | Cadillac Ferrari MAC-26 | +76.691 | 0 |
| 18 | Lance Stroll | Aston Martin Honda AMR26 | +77.626 | 0 |
| 19 | Alex Albon | Williams Mercedes FW48 | +88.173 | 1 |
| 20 | Valtteri Bottas | Cadillac Ferrari MAC-26 | +89.597 | 0 |
| 21 | Nico Hülkenberg | Audi F1 R26 | DNS | 0 |
| 22 | Arvid Lindblad | Racing Bulls RBPT Ford VCARB 03 | DNS | 0 |
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Après des mois et des mois d'attente, la Formule 1 a repris ses droits. Et cette saison 2026 s'annonce particulièrement indécise en raison d'une nouvelle réglementation. Pour le moment, c'est l'écurie Mercedes qui domine, avec trois victoires de suite pour Kimi Antonelli.
Le mois dernier, l’écurie Audi, qui a débuté réellement cette saison sous le nom des anneaux, voyait son directeur d’équipe Jonathan Wheatley quitter son poste après seulement une année d’exercice. ce départ de l’ancien directeur sportif de Red Bull a été une surprise, les rumeurs l’envoyant bientôt chez Aston Martin. Pour mener à bien cette restructuration précoce, Audi s’est tourné vers un pilier de la maison. C’est l’Ecossais Allan McNish, âgé de 56 ans, qui prend ainsi la relève.
Employé de longue date d’Audi, McNish a éré impliqué dans le projet Formule 1 du constructeur allemand depuis ses débuts. Il prendra ses nouvelles fonctions lors du prochain Grand Prix de Miami, qui se déroulera du 1er au 3 mai. Ses responsabilités comprendront la supervision des aspects sportifs, la coordination technique, la gestion des pilotes, la stratégie de course et les opérations des garages, ainsi que les relations avec les médias et les partenaires sur le circuit, selon un communiqué.
Même s’il a couru brièvement en Formule 1 pour Toyota en 2002, Allan McNish est surtout connu pour sa carrière en Endurance, où il remporté trois fois les 24 Heures du Mans (deux fois avec Audi) et a été champion du monde d’endurance en 2013. Depuis, l’Ecossais a cumulé les tâches à responsabilité, en étant directeur de la coordination pour Audi Group Motorsport, team principal du projet Formule E, et directeur du programme de développement des Pilotes. McNish revient donc en F1 de l’autre côté du muret des stands. Il sera rattaché à Mattia Binotto, qui a été nommé directeur général et directeur de l’écurie Audi F1.
Le principal intéressé a déclaré : « C’est une marque qui compte beaucoup pour moi et c’est un honneur de pouvoir représenter Audi et nos partenaires sur la scène la plus prestigieuse du sport automobile. »
« Il s’agit d’un défi passionnant à un moment charnière de l’histoire d’Audi et de la F1, et je me réjouis de contribuer encore plus directement à nos performances sur la piste. »
« Le projet que nous mettons en place est ambitieux, et je veillerai à ce que tous les aspects de nos opérations de course soient performants et en constante amélioration. »
Mattia Binotto a souligné pour sa part le rôle important que l’Ecossais va jouer en termes de coordination. L’ancien team principal de Ferrari était sur les deux ponts ces derniers temps, à la fois technique et managérial. On a vu comme cela pouvait être très compliqué avec Newey chez Aston Martin. L’arrivée de McNish est donc une bouffée d’air primordiale.
« Allan apporte à ce poste une combinaison exceptionnelle d’expérience en course, de compétences techniques et de leadership. Il est un pilier de la structure sportive d’Audi depuis de nombreuses années et a joué un rôle clé dans notre préparation à la F1, notamment grâce à son travail sur les partenariats techniques. »
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© Mercedes F1

© XPB / Icon Sport
Au grand prix du Brésil 1984, un jeune brésilien encore chétif fait ses débuts : il se nomme Ayrton Senna. Révélé par son titre de champion d’Angleterre de Formule 3 l’année précédente, il débute au sein de la modeste écurie Toleman et doit se résigner à abandonner cette course. Pourtant, la légende est en marche ! Le samedi 25 avril prochain se tiendra, en marge du grand prix historique de Monaco, la vente aux enchères de RM Sotheby’s, au forum Grimaldi. L’attraction de la vente sera sans nul doute la Toleman TG183B de 1984 , châssis n°5, pilotée par “Magic”.
Le châssis n° 5 correspond à la monoplace qui prend part aux trois premières courses de la saison. La voiture de course à trois ailerons arbore une livrée rouge, blanche et bleue du plus bel effet, ornée des autocollants de ses sponsors, tels que le café Segafredo Zanetti, les pneus Pirelli et les vêtements de sport Sergio Tacchini. Dessinée par Rory Byrne (qui remportera sept titres de champion du monde des constructeurs chez Benetton et Ferrari) et John Gentry, elle était immédiatement reconnaissable à son radiateur avant distinctif et à ses deux ailerons arrière.
La TG183B est propulsée par un moteur Hart 415 T quatre cylindres turbocompressé de 1,5 litre, capable de développer environ 750 ch à sa sortie d’usine et d’atteindre une vitesse supérieure à 300 km/h. La voiture a aujourd’hui plus de 42 ans, mais a été parfaitement entretenue et sa boîte de vitesses a été entièrement refaite. Elle conserve de nombreux éléments d’origine, notamment son levier et son pommeau de vitesse, ainsi que l’inscription « Aryton » (orthographiée incorrectement) sur le repose-pied.
Contraint à l’abandon dès la première course, il termine sixième des deuxième et troisième courses, marquant des points à chaque fois, avant de manquer les qualifications pour la quatrième à Imola, à cause d’un différent contractuel entre Toleman et son fournisseur pneumatique Pirelli. Après cette course, Toleman remplace la TG183B par une nouvelle monoplace, la TG184. C’est avec cette évolution qu’il réalise ainsi son premier grand exploit, en terminant sur les talons d’Alain Prost au grand prix de Monaco.
Ce n’est évidemment pas anodin si la vente se déroule en principauté. Monaco occupe une place à part dans la saga du champion brésilien, qui y détient le record absolu de victoires (6 foixs, en 1987 puis cinq autres consécutivement de 1989 à 1993), sans oublier d’autres moments mémorables comme sa prestation sous la pluie en 1984 ou encore les pole-positions “stratosphériques”.
D’après l’annonce de la vente aux enchères, elle est prête à prendre la piste. Pierre Gasly, pilote Alpine, l’a pilotée à Silverstone en 2024 pour commémorer les 40 ans des débuts de Senna en F1 et les 30 ans de sa disparition tragique. Elle est également éligible pour le Grand Prix Historique de Monaco et d’autres événements de Formule 1 classique. Le français avait évoqué une expérience incroyable, saluant la « pureté du pilotage » de ces F1 des années 80. Ah c’est sûr, on était très loin des batteries et du bouton Overtake…
La maison de vente aux enchères estime que la voiture pourrait atteindre un prix compris entre 3,25 et 4,4 millions de dollars. Un record pour une monoplace d’une écurie de “milieu de plateau”, alors que ces sommes sont plutôt dévolues à des Williams, McLaren et Merrari. Mais l’empreinte historique d’Ayrton Senna est passée par là. Parmi les autres monoplaces mises aux enchères, on trouve une Fittipaldi FA/6 de 1979, une Ferrari 312T3 de 1978, pilotée par Carlos Reutemann et Gilles Villeneueve, ainsi qu’une Ferrari 641 de 1991, qui fit office de voiture de réserve pour Alain Prost et Jean Alesi au Brésil et à Imola.
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