Formule 1 : les Mercedes en première ligne au Canada, Russell en pôle

© CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH / REUTERS

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Cette séance de qualification a réservé du suspense jusqu’à la fin puisque c’est au tout dernier tour que la pole s’est jouée. George Russell continue sur sa lancée avec la pole devant Antonelli et les deux McLaren de Norris et Piastri.
Les qualifications devraient être une partie de pari sur l’avenir. En effet, demain, la météo annonce un fort risque de pluie. Certains vont donc mettre plus d’appui, quitte à sacrifier la qualification puisqu’on ne peut plus toucher aux voitures avant la course. C’est le cas de Red Bull par exemple.
Il fait un peu plus de 20° dans l’air, à peine 31° sur la piste. Antonelli doit toujours avoir en travers de la gorge la manoeuvre de George pendant le Sprint. Il faut qu’il convertisse cette rancune en vitesse sur la piste.
Les « seconds couteaux » (sans injure) se lancent en piste dès le feu vert. La plupart des pilotes sont partis avec un train de pneus tendres rodés. Avec aussi peu de degrés sur la piste, on devrait voir deux tours de préparation pour un tour rapide. Piastri a signé un premier temps de référence en 1:15.115. Mais il est rapidement battu par Norris puis par Verstappen. Même Colapinto fait mieux. Il y a de quoi faire mieux visiblement.
Les Ferrari sont encore « à la parade ». Hamilton grimpe au 6e rang, mais Leclerc n’est que 16e. Ah Piastri relance un nouveau tour et se met à 8 millièmes de Norris. Gasly a abandonné son tour rapide et rentre aux stands. Peut-être faut-il chausser les pneus neufs pour l’Alpine pour passer en Q2 ?
Ah ! Les choses sérieuses commencent. Russell se porte en haut de la feuille des temps. Mais Antonelli le bat largement. 1:13.380 pour l’Italien. Hadjar fait aussi un bon temps avec 1:13.654. 2e temps. Leclerc se replace enfin, il est 8e derrière Hamilton. Lindblad s’invite à la fête pour le moment avec le 3e temps. Il reste 6 minutes.

Pour le moment, Bortoleto, Alonso, Hülkenberg, Bottas, Stroll et Gasly sont dans la zone rouge. Après avoir été géné deux fois dans un tour lancé, Gasly est 11e. Ca devrait passer. Leclerc grimpe au 4e rang. Antonelli reste en tête devant les deux McLaren.
Stroll reste englué en fin de peloton. Hamilton est repassé juste devant Leclerc. On sent que la Ferrari manque un poil d’énergie sur la fin de la grande ligne droite. Ocon est juste 15e. C’est à risque. Il se fait passer par Hülkenberg et Bortoleto sur la ligne. 7 centièmes à peine. Chez Ferrari on craint un bris de pièce sur la voiture de Leclerc.
Sont éliminés : Ocon, Albon, Alonso, Perez, Stroll et Bottas.
Désormais on est en pneus neufs ! On a les deux Alpine et les deux McLaren en bout de ligne des stands, attendant le feu vert. Encore une fois les pilotes ont fait deux tours de préparation. Cela raccourci le nombre de tentatives après.
Si Hadjar a signé un encourageant 1:13.6 il est battu par Norris puis Piastri. Hamilton se glisse entre les deux McLaren. Leclerc est à 1 seconde. Comme depuis le début, il semble mettre un tour de plus à mettre la Ferrari en condition. 1:13.076 pour Antonelli !
Verstappen monte au 5e rang. Ah non 6 car Hadjar remonte 2e, enfin 3e chassé par Norris. 9e temps pour un nouveau tour rapide de Leclerc. Il a du mal. Verstappen aussi se plaint de ne pas pouvoir mettre en température ses pneus avant. Il reste 6 minutes. Au fait, où en est Russell ? 8e seulement…il se cache ou il a des soucis ?
Pour le moment on a Colapinto, Sainz, Bortoleto, Bearman, Gasly et Lawson dans la zone rouge.
Ah Russell a planté un freinage au 1er virage. Il a la pression pour passer en Q3. Meilleur temps pour Hamilton. 35 millièmes devant Antonelli. Russell se rassure et est 3e à 38 millièmes d’Hamilton. Et Hadjar règle tout le monde en 1:12.975 !
Leclerc améliore un peu mais reste en retrait, comme Verstappen ou Piastri. S’en est terminé.
Sont éliminés : Hülkenberg, Lawson, Bortoleto, Gasly, Sainz et Bearman.

Et encore une fois, les pilotes ont besoin de deux tours pour monter les gommes en températures. Lindblad est le seul pilote sans train de pneus neufs à priori. Les McLaren font parler la poudre ! 1:12.729 pour Norris qui a délogé Piastri. Ca cause d’entrée de jeu. Hamilton réplique 139 millièmes derrière à la 2e place.
Antonelli est 359 millièmes en retard ? WOW ! Retournement de situation ! Russell a abandonné son tour avec un train arrière « flottant ». Crevaison lente après avoir touché un mur ? Bon, après les premiers tours, on a : Norris, Hamilton, Piastri, Antonelli, Leclerc, Verstappen, Lindblad, Colapinto, Hadjar et Russell. Les Red Bull sont chargées à l’arrière en prévision de la pluie demain et cela leur coûte en ligne droite.
On est reparti pour un dernier tour lancé. 3e temps pour Russell. Décidément, on pensait les Mercedes plus à la fête ! Antonelli signe le meilleur premier secteur. Il est 22 millièmes en retard au 2e secteur. Meilleur temps ! 1:12.646.
Leclerc 4e temps provisoire. Norris échoue à 83 millièmes ! Piastri 3e. Hadjar 5e juste derrière Hamilton. Reste Russell. Pole de Russell ! Pour 68 millièmes. Verstappen bat Hadjar d’un souffle.
Quel final ! Les deux Mercedes que l’on pensait à la rue se réveillent dans le dernier tour pour souffler la première ligne aux McLaren.

On verra demain si la tactique de Red Bull de charger en appui la voiture sera la bonne. Pour le moment, les Red Bull ont eu du mal à performer. Devant on a cru que Mercedes s’effondrait dans la dernière minute, mais c’était pour mieux ménager le suspense.
Mercedes, McLaren, Ferrari et Red bull. Voilà les quatre meilleures écuries du moment dans l’ordre.
| Pos | Driver |
| 1 | George Russell Mercedes |
| 2 | Kimi Antonelli Mercedes |
| 3 | Lando Norris McLaren |
| 4 | Oscar Piastri McLaren |
| 5 | Lewis Hamilton Ferrari |
| 6 | Max Verstappen Red Bull Racing |
| 7 | Isack Hadjar Red Bull Racing |
| 8 | Charles Leclerc Ferrari |
| 9 | Arvid Lindblad Racing Bulls |
| 10 | Franco Colapinto Alpine |
| 11 | Nico Hulkenberg Audi |
| 12 | Liam Lawson Racing Bulls |
| 13 | Gabriel Bortoleto Audi |
| 14 | Pierre Gasly Alpine |
| 15 | Carlos Sainz Williams |
| 16 | Oliver Bearman Haas F1 Team |
| 17 | Esteban Ocon Haas F1 Team |
| 18 | Alexander Albon Williams |
| 19 | Fernando Alonso Aston Martin |
| 20 | Sergio Perez Cadillac |
| 21 | Lance Stroll Aston Martin |
| 22 | Valtteri Bottas Cadillac |
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On a bien failli revivre le GP d’Espagne 2016 du côté de Mercedes avec Russell et Antonelli. Le jeune Italien fulmine, mais il s’est cassé les dents sur Russell plus expérimenté. Russell remporte la course Sprint devant Norris opportuniste et Antonelli.
Lors de la mise en grille, l’Aston Martin de Stroll est poussée dans les garages. Souci de suspension. 4 pilotes partiront de la pitlane : Bearman, Valtteri Bottas, Alex Albon et Pierre Gasly. On a travaillé sur les voitures.
Russell est en pole devant Antonelli et Norris. La plupart de la grille est en médiums. Linblad est en durs, quelques pilotes tentent le paris des tendres. Mais tiendront-ils ? Russell pointe sa voiture vers la droite pour couvrir Antonelli.
Très bon départ de Russell, un peu moins d’Antonelli mais il couvre sa position. Derrière, c’est Hamilton qui attaque Piastri et le passe à la réaccélération de sortie virage 3. Tout le monde semble passé. Aston Martin a lancé Stroll en piste, pour une séance d’essai grandeur nature. Hülkenberg a perdu 4 places, Bortoleto 5. Pas génial le départ des Audi.
Les deux Mercedes s’envolent déjà en trois tours ! 3 secondes sur Norris. Les améliorations amenées sur les Mercedes semblent fonctionner ici. On Russell, Antonelli, Norris, Hamilton, Piastri, Leclerc, Verstappen, Hadjar, Lindblad et Sainz. Ah non ! Hadjar a un souci moteur et abandonne à la fin du 5e tour.
WOW ! Antonelli attaque Russell qui défend vertement et pousse l’Italien dehors au premier virage. Russell reste en tête. Un peu plus loin Antonelli coupe la chicane. Si la Mercedes n’est pas abîmée, c’est un miracle. Chez Mercedes on calme le jeu mais Russell a sans doute été un eu trop loin. Norris a passé Antonelli dans l’affaire.
La McLaren semble retrouver du rythme. Une histoire de mise en route des pneus ? Ou Russell a aussi un peu abîmé sa voiture ? Hamilton met la pression sur Antonelli. En quelques tours tout s’est déréglé chez Mercedes. Sans doute trop d’attaque sur les pneus qui ont provoqué un graining ou des températures trop élevées. Après avoir galéré quelques tours, Antonelli recolle à Norris.
Albon passe aux stands pour mettre les pneus tendres. Là aussi on fait une séance de test grandeur nature pour la qualification et le GP. Alonso va faire de même. Bon, on doit l’avouer, à part la chicaillade des deux Mercedes, on s’ennuie ferme sur ce Sprint. Bon, Alonso rentre définitivement aux stands.
Allez, on est au début du 20e tour et le trio de tête s’est regroupé. Les écarts qui font l’élastique en un tour c’est particulier. Gasly aux stands, pour mettre les tendres visiblement. Pour une fois en course sprint, les premiers doublent les derniers. C’est rare. Hamilton a touché le mur de la dernière chicane. Mais la Ferrari est solide. Il a Piastri dans l’échappement.

Norris a loupé un freinage. Antonelli tente de l’attaquer mais doit couper le virage 2. Il rend la place. Piastri passe Hamilton ! Russell peut respirer et l’emporter. Piastri a bien terminé devant Leclerc qui a profité du dépassement de la McLaren sur Hamilton pour le passer aussi. Verstappen dans un relatif anonymat termine 7e devant Lindblad qui prend le dernier point du Sprint.
Toto a dû intervenir à la radio pour calmer le jeune Italien. Cela risque de ronfler dans les paddocks Mercedes.
| Pos | Driver |
| 1 | George Russell Mercedes |
| 2 | Lando Norris McLaren |
| 3 | Kimi Antonelli Mercedes |
| 4 | Oscar Piastri McLaren |
| 5 | Charles Leclerc Ferrari |
| 6 | Lewis Hamilton Ferrari |
| 7 | Max Verstappen Red Bull Racing |
| 8 | Arvid Lindblad Racing Bulls |
| 9 | Franco Colapinto Alpine |
| 10 | Carlos Sainz Williams |
| 11 | Liam Lawson Racing Bulls |
| 12 | Gabriel Bortoleto Audi |
| 13 | Esteban Ocon Haas F1 Team |
| 14 | Sergio Perez Cadillac |
| 15 | Nico Hulkenberg Audi |
| 16 | Lance Stroll Aston Martin |
| 17 | Valtteri Bottas Cadillac |
| 18 | Oliver Bearman Haas F1 Team |
| 19 | Alexander Albon Williams |
| 20 | Pierre Gasly Alpine |
| 21 | Isack Hadjar Red Bull Racing |
| 22 | Fernando Alonso Aston Martin |
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© Johnny Fidelin / Icon Sport
George Russell s’est montré le plus rapide lors de l’exercice de la qualification pour la course Sprint à Montréal pour le Grand Prix du Canada 2026. Antonelli complète la première ligne entièrement Mercedes. Norris a failli perdre gros mais réussi à accrocher la 3e place.
Hamilton est le premier à signer un temps intéressant : 1:15.459. Mais cela sera battu à coup sûr. Leclerc fait 1:15.005 bientôt battu par Russell en 1:14.772. Norris échoue à faire mieux. Verstappen règle ce petit groupe en 1:14.476.
Mais revoilà ce diable d’Italien d’Antonelli en 1:14.010. Il a failli passer sous la minute quatorze. Derrière, Albon et Lawson ne prendront pas la piste suite aux soucis en FP1. On est à 5 minutes de la fin de cette SQ1. C’est ce moment que choisi Hamilton pour prendre la tête en 1:13.922. La piste devrait s’améliorer tour après tour.
Dans la zone rouge, on retrouve pour le moment Bottas juste derrière Perez dernier qualifié. Suivent Colapinto, Bortoleto. Red flag ! Fernando Alonso est dans le mur. Il reste 1 minute 46 au chrono. Ce sera tendu pour relancer la séance. Pour le moment, on trouve finalement Perez, Stroll, Gasly, Bottas, puis Albon et Lawson qui seraient éliminés. Alonso a loupé son freinage et a tout bloqué pour finir dans les Tecpro.
On va relancer la SQ1. Cela va être tendu pour faire un tour de préparation correct et passer avant le drapeau à damier. C’est ce que l’on craignait. C’est la foire d’empoigne en piste pour passer à temps. Au final, ce drapeau rouge aura mis à mal certaines qualifications. C’est le cas de Gasly par exemple qui avait le rythme pour passer. Sont éliminés : Perez, Stroll, Gasly, Bottas, Albon et Lawson.

Alonso ne prendra pas part à cette SQ2. Ils sont donc 5 à craindre l’élimination. A Montréal, les pilotes font deux tours de préparation. Heureusement que le temps au tour est faible. Mais cela limiter les tentatives. Norris signe un 1:13.957. Mais Hamilton fait 3 dixièmes de moins. Il est en forme Lewis pour le moment.
Antonelli et Russell font mieux, un peu mieux. 1:13.466 pour Russell, 171 millièmes devant Hamilton. Verstappen n’a toujours pas de temps alors qu’on est à 3 minutes de la fin…pression ! Et il a dépassé les limites donc a un temps supprimé. Pour le moment, on trouve Colapinto, Ocon, Bearman, Hülkenberg, Verstappen et Alonso en zone rouge.
9e temps seulement pour Verstappen. Il est clairement à risque. Et Hamilton reprend le meilleur temps pour 1 millième sur Russell. Mais Russell règle tout le monde avec 1/2 seconde de mieux ! WOW. 1:13.026.
Bortoleto passe 10e en poussant Sainz 11e. Verstappen rentre aux stands. Soit on croit que personne ne fera mieux, soit on n’avait pas de quoi améliorer. Gros risque ! Hülkenberg améliore mais est 10e. C’est Bortoleto qui en fait les frais. 14e place pour Ocon. 15e pour Bearman. Ok, il ne reste que Sainz derrière Verstappen encore en piste. Cela passe pour Max.
Sont éliminés : Hülkenberg dépassé d’un souffle par Sainz, Bortoleto, Colapinto, Ocon, Bearman et Alonso.

Argh ! Gros travers de Hamilton à la réaccélération, il abandonne son premier tour lancé. Il ne va pas falloir se louper car il n’y a pas beaucoup de temps en SQ3. Pour rappel, en qualif sprint, les pilotes ont les pneus médiums pour SQ1 et SQ2 et là ils ont chaussé les tendres.
1:13.411 pour Hamilton. Hadjar est 2 dixièmes derrière. Verstappen s’intercale entre les deux. Norris n’est que 4e ? WOW. Linblad fait mieux que lui. Russell règle tout le monde 1:13.194. Leclerc est derrière Piastri. Il a failli aller embrasser le mur des champions ! Norris a fait comme Hamilton en faisant une équerre dès le début de son tour lancé.
Au final, en partant plus tôt que les autres, Hamilton a pu refaire un tour. On a Russell, Hamilton, Antonelli, Verstappen, Hadjar. Les temps n’ont pas l’air de s’améliorer maintenant. Norris 2e temps ! Linblad améliore et passe Leclerc. Russell améliore encore son temps. Il est injouable.
Piastri se place juste derrière Norris. Et Leclerc derrière Hamilton. Il reste Antonelli…2e temps ! Russell décroche sa pole Sprint.

Le drapeau rouge en SQ1 a ruiné les plans de quelques uns. Au final, si Hamilton a semblé capable de jouer la première ligne, le passage aux pneus tendres a remis les Mercedes devant les McLaren puis les Ferrari et les Red Bull.
| Pos | Driver |
| 1 | George Russell Mercedes |
| 2 | Kimi Antonelli Mercedes |
| 3 | Lando Norris McLaren |
| 4 | Oscar Piastri McLaren |
| 5 | Lewis Hamilton Ferrari |
| 6 | Charles Leclerc Ferrari |
| 7 | Max Verstappen Red Bull Racing |
| 8 | Isack Hadjar Red Bull Racing |
| 9 | Arvid Lindblad Racing Bulls |
| 10 | Carlos Sainz Williams |
| 11 | Nico Hulkenberg Audi |
| 12 | Gabriel Bortoleto Audi |
| 13 | Franco Colapinto Alpine |
| 14 | Esteban Ocon Haas F1 Team |
| 15 | Oliver Bearman Haas F1 Team |
| 16 | Fernando Alonso Aston Martin |
| 17 | Sergio Perez Cadillac |
| 18 | Lance Stroll Aston Martin |
| 19 | Pierre Gasly Alpine |
| 20 | Valtteri Bottas Cadillac |
| 21 | Alexander Albon Williams |
| 22 | Liam Lawson Racing Bulls |
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Charles Cuny nous replonge dans l’histoire de la Formule 1 sous un angle rarement exploré : celui des défaites qui ont façonné la légende du sport automobile. Dans Cruels Grands Prix, l’auteur s’intéresse moins aux victoires attendues qu’aux drames, aux occasions perdues et aux retournements de situation qui ont marqué durablement les esprits des passionnés. Car en F1, certaines secondes places, certains abandons ou certaines erreurs stratégiques racontent parfois davantage l’histoire que les trophées eux-mêmes.
Au fil des pages, le livre revisite des Grands Prix devenus mythiques par leur cruauté. Accidents tragiques, titres perdus dans les derniers tours, choix techniques catastrophiques ou destins brisés : Charles Cuny met en lumière ces moments où la gloire semblait acquise avant de basculer brutalement. Le récit mêle émotion, contexte historique et passion mécanique, offrant une lecture aussi captivante pour les amateurs de statistiques que pour les nostalgiques des grandes heures de la F1.
On vient de célébrer les 30 ans de la victoire d’Olivier Panis à Monaco sur Ligier. Mais c’est aussi un de ces cruels grands prix. Celui de Jean d’Avignon qui a manqué une belle deuxième victoire qui lui tendait les bras.
L’ouvrage séduit également par son approche humaine. Derrière chaque course racontée se cachent des pilotes, des ingénieurs et des équipes confrontés à la pression, à la malchance ou à leurs propres limites. Des figures légendaires comme Ayrton Senna, Nigel Mansell, Alain Prost ou Gilles Villeneuve apparaissent à travers leurs moments les plus douloureux, ceux qui ont contribué à forger leur mythe autant que leurs succès.

Evidemment, comment ne pas évoquer le petit Prince de la Formule 1 : François Cevert. Successeur désigné de Jackie Stewart, il manque une nouvelle fois le coche en Argentine en 1973 et sera fauché à l’orée d’une saison 1974 que tout le monde le voyait remporter.
Comme un pied de nez, le livre se termine par une victoire ! S’il est cruel pour Schumacher qui se voyait déjà gagner, le grand prix du Canada 1995 va sourire à Jean Alesi et à sa Ferrari #27. Comme quoi la cruauté d’une course qui vous échappe et une victoire que vous finissez par décrocher sont les deux faces d’une même pièce du destin.
Ce genre de bouquin est souvent un grand livre avec de belles images et peu de textes. Ici, c’est un format roman, avec du texte et pas d’image autres que sur la couverture et sur la quatrième. Mais ne soyez pas effrayés ! Il se lit « comme qui rigole » et on peut, si on veut, vagabonder sans suivre l’ordre imposé par l’auteur.
Préfacé par René Arnoux, Cruels Grands Prix s’impose finalement comme bien plus qu’un simple livre de souvenirs sportifs. C’est une plongée dans la part tragique et imprévisible de la Formule 1, celle qui fait vibrer les fans depuis des décennies et rappelle qu’en sport automobile, la frontière entre héroïsme et désillusion tient parfois à un virage, une panne… ou quelques mètres seulement.
C’est peut-être ce qui manque à la F1 moderne devenue finalement trop prévisible par une volonté des dirigeants d’avoir une fiabilité imposée sur plusieurs grands prix.
Si vous ne voulez pas la version papier, cela tombe bien, Charles Cuny vient de sortir la version numérique à tout petit prix de Cruels Grands Prix.
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Alpine fait parler d’elle plus positivement que ces dernières années. Après la « valse » des dirigeants et des pilotes, les mauvais résultats puis les remous du retour de Flavio Briatore en 2024 et la fin du moteur Renault en 2025, l’écurie française reprend des couleurs en 2026. Dotée du moteur Mercedes, l’écurie apparaît désormais comme la « meilleure des autres » derrière le quatuor Mercedes / Ferrari / McLaren / Red Bull. Alpine a déjà marqué plus de points cette année, en 4 courses, que sur l’ensemble de la saison 2025.
Depuis plusieurs mois déjà, Alpine fait l’objet de nombreuses convoitises. Le fonds d’investissement Otro Capital, arrivé en 2023, cherche à revendre sa participation de 24%. En l’espace de trois ans, et malgré des résultats mitigés, la valorisation d’Alpine a explosé, emboîtant le pas à une Formule 1 qui n’a jamais été aussi « bankable ». On évoque des parts représentant près de 700 millions.
Jusqu’en septembre, Renault, toujours actionnaire majoritaire de l’écurie, dispose d’un droit de veto sur les décisions stratégiques. Plusieurs noms se bousculent au portillon pour reprendre les parts : Christian Horner, évincé de Red Bull en 2025, est un nom qui a pas mal circulé, avec derrière lui un fonds d’investissement solide, mais c’est désormais Mercedes qui tient la corde.
Le géant Allemand, déjà partenaire technique d’Alpine avec la fourniture des moteurs hybrides, semble donc en pole position pour entrer au capital. Cela est toutefois loin d’être acquis, car plusieurs voix se font entendre pour mettre en doute le bien fondé d’un tel rapprochement. Zak Brown, PDG de McLaren, considère que l’entrée de Mercedes au capital d’Alpine engendrerait une situation aussi problématique que le binôme Red Bull / Racing Bulls, avec des conflits d’intérêts et une influence potentiellement néfaste d’un point de vue sportif.
La FIA s’est montrée plus réservée mais reste attentive à ce genre de combinaisons. En effet, en prenant des parts chez Alpine, Mercedes se rendrait ainsi partiellement maître d’une écurie à priori rivale en piste. Le risque de collusion est donc inquiétant pour certains, en terme d’équité sportive et de confidentialité technique. Toto Wolff est bien entendu impliqué dans ces démarches, son duel personnel avec Christian Horner continuant ainsi dans les coulisses.
On se rappelle par exemple comment en 1994, Flavio Briatore (déjà lui !) alors patron de Benetton, avait racheté Ligier (à titre personnel) pour récupérer le moteur Renault et le mettre dans la Benetton de Schumacher à la place du V8 Ford, tout en plaçant un de ses acolytes, Tom Walkinshaw, à la tête des Bleus.
En 1995, la Ligier ressemblait comme deux gouttes d’eau à la Benetton, mais l’écurie française avait dû faire une croix sur le V10 Renault et se rabattre sur le V10 Mugen -Honda…que Briatore avait repris à l’écurie Minardi, dans laquelle il avait aussi des intérêts ! C’est ce genre de combinaisons qui peut susciter bien des remous…
Parallèlement à ces jeux politiques, une autre rumeur a bruissé, émanant de GPBlog : le partenariat de sponsoring avec BWT arrivant à son terme fin 2026, Alpine pourrait avoir en 2027, comme nouveau sponsor titre, la maison Gucci ! Une annonce qui fait sens : la célèbre griffe italienne de lufait partie du groupe Kering, qui est présidé par…Luca de Meo ! L’ancien patron de Renault fut, rappelons le, celui qui a ramené Briatore à Enstone, enclenchant le rapprochement avec Mercedes et signant par la même occasion l’arrêt de mort des moteurs de Viry-Châtillon.
Luca de Meo fait donc le trait d’union entre ses ancienne et actuelle maisons, unissant potentiellement Alpine et Gucci. Ce partenariat, estimé potentiellement à des dizaines de millions, corrobore de multiples stratégies : Kering veut investir dans un sport où le rival LVMH est déjà installé, tandis qu’Alpine poursuit sa stratégie de montée en gamme, via un partenariat technique avec Mercedes et donc une possible association marketing de luxe.
Affaire à suivre !
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Les grands prix historiques de Monaco et de France ont confirmé une réalité intangible : le son des moteurs est une donnée fondamentale pour comprendre et ressentir l’émotion des sports mécaniques. La F1, quelque peu dans le tourmente face au mécontentement suscité par la règlementation 2026, semble en prendre conscience…
Alors que la nouvelle règlementation est à peine entrée en vigueur, la FIA a confirmé que des changements majeurs seront apportés aux groupes motopropulseurs pour 2027. Cette annonce fait suite à une réunion à laquelle ont participé les 11 directeurs d’écurie, Formula One Management et des représentants des cinq motoristes Mercedes, Ferrari, Red Bull Powertrains, Audi et Honda.
Si la F1 “new age” de 2026 peut obtenir certains satisfécits (voitures plus agiles, combats plus longs, plus de facilité pour suivre une autre voiture), la motorisation et la place énorme prise par la gestion énergétique ont suscité bien des controverses et des critiques, aussi bien de la part des fans que d’une bonne partie des pilotes, Max Verstappen ayant été sans doute le plus “cash” dans ce domaine.
Le “super clipping” en bout de ligne droite (avec des incidents limites et un crash de Bearman au Japon), les fins ligne droite en décélération, la façon “contre-intuitive” de piloter, les qualifs “en mode gestion” ont décontenancé bon nombre de personnes.
Déjà à Miami, quelques modifications ont été apportées pour des raisons de sécurité, et pour redynamiser les qualifications. Le super-clipping a été autorisé jusqu’à la pleine capacité de 350 kW des batteries, qui était auparavant limitée à 250 kW, et l’énergie pouvant être déployée a été réduite de 8 MJ à 7 MJ.
Néanmoins, Miami comportait de nombreuses zones de freinages propices à la recharge, et il n’est pas certains que ces ajustements soient bénéfiques sur des pistes comme Bakou. Sans parler des fans qui, pour beaucoup, goûtent peu ces données très pointues.
Après avoir fait un peu la sourde oreille au début, la FIA a indiqué que ces modifications apportées au groupe motopropulseur seront effectives pour la saison 2027. La baisse des audiences a-t-elle pesé dans la balance ? La FIA a déclaré qu’« il y avait un engagement unanime à introduire des changements qui renforcent encore la compétition équitable et sûre, qui soient intuitifs pour les pilotes et les équipes et qui soient dans le meilleur intérêt du sport. «
« Les mesures convenues en principe aujourd’hui pour 2027 entraîneraient une augmentation nominale de la puissance des moteurs à combustion interne (MCI) d’environ 50 kW avec une augmentation du débit de carburant et une réduction nominale de la puissance de déploiement du système de récupération d’énergie (SRE) d’environ 50 kW. Le règlement 2026 a été élaboré et approuvé en étroite collaboration entre la FIA, la FOM, les équipes, les constructeurs et les motoristes. Les propositions d’aujourd’hui ont été discutées dans cet esprit de collaboration. »
La puissance du MGU-K est de 470 chevaux (350 kW). Parallèlement, la contribution du moteur thermique a été réduite, tombant de 850 chevaux (630 kW) l’an passé à seulement 540 chevaux (400 kW).
Avec les changements annoncés, on passerait donc à une partie thermique de 450 kW, soit dans les 600 CV, et une partie électrique du MGU-K à 300 kW, soit dans les 400 CV. Autrement dit, on passerait d’un ratio actuel de 55/45 entre la puissance thermique et la puissance électrique à du 60/40, ce qui est légèrement meilleur.
Nombre d’observateurs estiment que ce nouveau style de course, imposé par le recours accru à l’électrique, est trop artificiel. À Miami, certes, la course a retrouvé un comportement plus naturel. Néanmoins, les motorisations hybrides ne semblent pas avoir une longue durée de vie en Formule 1. L’an dernier, le président de la FIA, Mohammed bin Sulayem, avait déjà cherché à abroger la réglementation en vigueur. Mercedes et Audi, notamment, s’y étaient opposées. Les deux marques allemandes de prestige étaient favorables à la nouvelle réglementation en raison de l’électrification croissante de leurs véhicules de série.
Mohammed ben Sulayem l’a réaffirmé :
« La solution la plus simple et la plus populaire est le V8. On obtient le son caractéristique, une complexité moindre et un poids réduit. L’accent est mis sur le moteur à combustion, la puissance électrique devant être minimale. »
Ces moteurs fonctionneraient de toute façon avec du carburant synthétique. Le niveau sonore est un point de critique récurrent chez les passionnés de voitures hybrides. Le bruit n’a ni augmenté ni diminué malgré la nouvelle réglementation et l’augmentation de la puissance électrique. Il n’y a qu’à voir le succès des courses historiques et les attroupements autour des monoplaces quand des moteurs à l’ancienne sont démarrés, pour comprendre à quel point un son puissant est indispensable.
Le président de la FIA a déjà une date précise en tête pour le passage au moteur V8 : « Mon objectif est 2030 ». L’adoption d’une nouvelle réglementation moteur avant la fin du cycle de cinq ans nécessiterait l’accord des constructeurs.
Fidèle à sa gouvernance un peu « rentre-dedans », Ben Sulayem a promis qu’il forcerait le retour du V8. Cela pourrait prendre la forme d’un moteur de 1200 chevaux avec une hybridation réduite au minimum. S’il a parlé de 2031 pour ce retour, l’idée pourrait être mise en œuvre un an plus tôt, dès 2030.
« Admettons que les constructeurs ne l’approuvent pas pour 2030. L’année suivante, cela se fera. En 2031, c’est acté de toute façon. Ce sera fait. »
Alors qu’on pouvait craindre une nouvelle levée de boucliers des motoristes, qui ont investi des fortunes dans les unités de puissance 2026, l’idée d’un retour au V8 n’est pas pour leur déplaire. C’est sur la place accordée à l’hybridation que les débats devraient se crisper un peu.
Toto Wolff a affirmé que Mercedes accepterait ce nouveau concept, à condition qu’une forme de composant électrique subsiste.
« Nous sommes ouverts à de nouvelles réglementations moteur. Nous adorons les V8. Cela n’évoque que d’excellents souvenirs et, de notre point de vue, c’est l’essence même d’un moteur Mercedes. Cela monte haut dans les tours. La question est ensuite de savoir comment lui fournir assez d’énergie côté batterie pour ne pas perdre le lien avec le monde réel. »
Les motoristes évidemment doivent s’y retrouver d’un point de vue marketing. Wolff imagine plutôt 1/3 d’électrique au total :
« Si nous basculons à 100 % sur la combustion, nous risquons de paraître un peu ridicules en 2030 ou 2031. Nous devons tenir compte de cela, simplifier le système et en faire un ’méga moteur’. Peut-être pourrions-nous tirer 800 ch du moteur thermique et ajouter 400 ch, ou plus, d’énergie électrique par-dessus. Nous sommes tout à fait partants, tant que ces discussions se déroulent de manière structurée et que les avis de chacun sont pris en compte. »
Le soutien au plan V8 dans le paddock s’étend également à Red Bull, en dépit des investissements effectués pour développer un moteur V6 :
« En tant que Red Bull Ford Powertrains, cela nous convient tout à fait.Nous sommes probablement un peu plus flexibles et indépendants. »
La baisse des coûts est l’un des facteurs critiques que Ferrari considère comme une priorité pour la nouvelle réglementation, comme le dit Fred Vasseur :
« Depuis le début, nous avons un paramètre en tête : réduire le budget délirant du moteur. C’est dans l’intérêt des constructeurs, mais aussi des clients et de la F1 en général. »
Alors, aura-t-on de nouveau besoin de boules Quiès en 2030 ?
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Franco-brésilien, le doyen des pilotes français et des pilotes de F1, surnommé « Nano », vient de nous quitter, quelques mois après avoir franchi la barre du centenaire. Pour un pilote ayant couru dans les années 50, rester en vie à cette époque et achever une carrière en bonne santé était en soi une victoire.
Né à Paris d’un homme d’affaires brésilien, également pilote automobile dans les années 30 sur Bugatti et d’une mère française, il débute au Brésil, en 1947, au volant d’une MG TC. À son retour en France, il achète une Aston Martin DB2 et remporte ses premiers succès en 1954. En 1955, il intègre l’équipe tricolore Gordini et obtient comme meilleur résultat une 5e place au grand prix de Monaco 1956 sur le modèle T16. Il connaît plus de succès en voitures de sport, s’imposant souvent dans des courses à Montlhéry. En 1958, il est engagé par Alan Brown et court en Formule 2 sur une Cooper puis pilote une Maserati pour sa dernière course de F1, le Glover Trophy, hors-championnat en 1959.

Lors de sa dernière saison de compétition, il termine quatrième avec la Scuderia Centro Sud lors d’une épreuve d’Endurance, le BARC 200, couru à Aintree et dispute les 24 Heures du Mans sur une Ferrari 250 TR, mais un problème de boîte de vitesse le contraint à l’abandon. Il décide de mettre un terme à sa carrière, très affecté par la mort de son ami Alfonso de Portago aux Mille Miglia 1957, un drame qui avait profondément choqué son épouse. Après avoir pris sa retraite du sport automobile, il a connu une brillante carrière dans l’industrie électronique.
“Nano” avait continué de suivre de près la course automobile et avait adressé une belle lettre à Pierre Gasly, lorsque celui-ci avait remporté le grand prix d’Italie à Monza en 2020 : « Bravo Pierre pour m’avoir enchanté avec cette course merveilleuse et cet exploit que tu as réussi malgré la pression de Sainz et de la meute qui te poursuivait. Le doyen des pilotes de F1 te félicite et t’adresse quelques vieux souvenirs de Monza et d’ailleurs, qui te feront probablement sourire. Avec tous mes souhaits pour une brillante carrière qui a si bien commencé. Nano. »
Le titre de doyen des anciens des anciens pilotes de F1 revient désormais au Britannique John Rhodes, qui n’a participé qu’à une seule course — le Grand Prix de Grande-Bretagne 1965 — et âgé de 98 ans au moment du décès d’Hermano da Silva Ramos. Le doyen des pilotes Français est Gérard Larrousse, bientôt 86 ans.
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© XPB / Icon Sport
On avait mis ça un peu sur le dos de la réussite et de circonstances de courses favorables au Japon avec une safety-car déployée au moment idéal, mais à Miami, personne n’a pu contester la dynamique incroyable de Kimi Antonelli. Le jeune italien – 19 ans – surprend le paddock. Après avoir bataillé avec Leclerc et Norris, il a pris la tête grâce à un arrêt » undercut » inspiré de Mercedes et n’a plus lâché la tête. Il inflige surtout 43 » sur le drapeau à damier à son équipier George Russell, qui commence à sérieusement douter. Mercedes n’a pas amené de grosses évolutions aux USA mais l’écurie reste la plus performante. Antonelli signe ses 3 premières poles consécutivement, ce que seuls Senna et Schumacher ont fait par le passé. Pas mal comme référence…
Après un début de saison en retrait, McLaren est arrivée avec de grosses évolutions à Miami. Les « papayas » ont fait le doublé en course sprint, et Norris ne rate la victoire à Miami qu’en raison d’une stratégie peu inspirée de son équipe, qui n’a pas anticipé l’undercut de Mercedes. Piastri complète le podium et relance enfin la saison de la force orange.
Max Verstappen peut aussi se réjouir : les évolutions de la Red Bull la rendent plus conduisible à son goût et l’aileron « macarena », inspiré de celui de Ferrari, semble bien fonctionner. Ainsi, on a retrouvé un néerlandais incisif, qui a failli signer la pole position et réalisé des freinages appuyés pour doubler. Même s’il s’est fait piéger au départ par un tête à queue, il a réussi à remonter et à se battre avec Leclerc, Piastri et Russell. Pour Hadjar par contre, un weekend compliqué : il ne sent pas bien la voiture et a fini dans le rail après une touchette.
Ferrari a amené beaucoup d’améliorations également à Miami, sur le plan aérodynamique, notamment au niveau des « sidepods », la partie en amont des pontons. On le sait désormais, le moteur thermique de Ferrari a un déficit de puissance par rapport au Mercedes, qui serait de 20 à 30 CV. Ferrari n’exploite pas la « faille » du taux de compression, comme le bloc Allemand, et le choix d’un petit turbo, efficace sur les départs (Leclerc l’a encore prouvé en prenant la tête de la 3ème place sur la grille) est peut-être pénalisant sur le déploiement de puissance dans les longues lignes droites. La Ferrari est redoutable dans les courbes et très agréable à conduire aux dires des pilotes (on voit que Leclerc peut vraiment freiner tard et entrer fort en courbe) mais le manque de puissance rend la situation frustrante.
Leclerc avait fait un bon travail, jouant le podium en fin de course, mais il a tout perdu dans le dernier tour sur un tête à queue. En heurtant légèrement les barrières, la direction a été endommagée et le monégasque, qui avait des difficultés à tourner, a coupé certains virages. Non seulement Leclerc s’est fait passer par Russell et Verstappen dans la dernière épingle, mais il a ensuite écopé d’une pénalité de 20 » pour ses franchissements des limites de piste qui le relègue 8e…Le monégasque avoue piloter souvent à la limite pour titiller les Mercedes et les McLaren, mais là c’était un peu trop.
Quant à Hamilton, il a semblé moins dans le coup et n’a pas été aidé non plus par un contact avec Colapinto, qui lui abîmé une bonne partie du plancher et des sidepods. Amputé de pas mal d’appui, l’anglais a été en « mode survie » et se contente de la P6. Fred Vasseur a reconnu que Ferrari pêchait par manque de puissance et des soucis de surchauffe. Ferrari va devoir bosser dur, car la pression va sans doute vite monter en Italie, où l’on est fatigué des éternelles « années de transition »…
L’écurie « française » confirme son statut de 5ème force, Si Gasly n’a pas pu défendre ses chances, envoyé en tonneau par Liam Lawson, Franco Colapinto a produit une solide course et décroche son meilleur résultat en F1 avec une 7ème place. Les deux voitures décrochent régulièrement leur place en Q3 aux qualifs, c’est donc bon signe. Williams va mieux aussi, en ayant réussi à gagner du poids sur sa monoplace. Sainz et Albon ont traversé les embuches et marqué enfin des points pour l’écurie, avec les P9 et P10. La bataille du « mid field », entre Alpine, Williams, Racing Bulls et Haas s’annonce corsée, et même Cadillac commence à pointer le bout de son nez.
Pour Aston, certains problèmes se résolvent : les voitures terminent leurs courses et les vibrations du Honda semblent s’estomper. Reste la performance, encore très loin du compte.
Il va falloir rapidement progresser et beaucoup attendent impatiemment le déblocage de l’ADUO, le système de mise à niveau des moteurs qui a été établi par la FIA. On peut imaginer des crispations prochaines, puisque Mercedes va sans doute freiner la capacité de ses rivaux, en premier Ferrari, à e bénéficier.
Classement
| Pos. | Pilote | Voiture | Ecart | Arrêts |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Kimi Antonelli | Mercedes W17 | 57 tours – 1h33m19.273s | 1 |
| 2 | Lando Norris | McLaren Mercedes MCL40 | +3.264 | 1 |
| 3 | Oscar Piastri | McLaren Mercedes MCL40 | +27.092 | 1 |
| 4 | George Russell | Mercedes W17 | +43.051 | 1 |
| 5 | Max Verstappen | Red Bull RBPT Ford RB22 | +43.949 | 1 |
| 6 | Charles Leclerc | Ferrari SF-26 | +44.245 | 1 |
| 7 | Lewis Hamilton | Ferrari SF-26 | +53.753 | 1 |
| 8 | Franco Colapinto | Alpine Mercedes A526 | +61.871 | 1 |
| 9 | Carlos Sainz | Williams Mercedes FW48 | +82.072 | 1 |
| 10 | Alex Albon | Williams Mercedes FW48 | +90.972 | 1 |
| 11 | Oliver Bearman | Haas Ferrari VF-26 | +1 tour | 1 |
| 12 | Gabriel Bortoleto | Audi F1 R26 | +1 tour | 1 |
| 13 | Esteban Ocon | Haas Ferrari VF-26 | +1 tour | 1 |
| 14 | Arvid Lindblad | Racing Bulls RBPT Ford VCARB 03 | +1 tour | 1 |
| 15 | Fernando Alonso | Aston Martin Honda AMR26 | +1 tour | 1 |
| 16 | Sergio Pérez | Cadillac Ferrari MAC-26 | +1 tour | 1 |
| 17 | Lance Stroll | Aston Martin Honda AMR26 | +1 tour | 2 |
| 18 | Valtteri Bottas | Cadillac Ferrari MAC-26 | +2 tours | 3 |
| 19 | Nico Hülkenberg | Audi F1 R26 | DNF | 2 |
| 20 | Liam Lawson | Racing Bulls RBPT Ford VCARB 03 | DNF | 1 |
| 21 | Pierre Gasly | Alpine Mercedes A526 | DNF | 0 |
| 22 | Isack Hadjar | Red Bull RBPT Ford RB22 | DNF | 0 |
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Après une longue interruption liée à l’annulation des GP de Bahreïn et d’Arabie Saoudite provoquée par le conflit en Iran, la F1 a repris ses droits aux USA en Floride, à Miami. Les écuries ont amené de nombreuses évolutions, comme Ferrari qui étrenne un nouveau package aérodynamique agressif (notamment au niveau des sidepods et de l’entrée des pontons) ou Red Bull qui a testé sa version de l’aileron arrière “macarena” inauguré par Ferrari.
Mclaren reprend aussi du poil de la bête grâce à ses évolutions, après un début de saison difficile. Lando Norris a signé la pole des qualifs de la course sprint, devant ainsi le premier à battre Mercedes dans cet exercice depuis le début de la saison. Ferrari est un peu en retrait avec Leclerc 4e et Hamilton 7e, Ferrari étant visiblement à la traîne au niveau de la puissance moteur. Verstappen, 5e, revient aussi un peu dans la bataille, ce qui semble moins le cas pour Isack Hadjar. Pour Aston Martin, ça ne va pas mieux et le temps de Lance Stroll était même plus lent que la pole de la F2…
Les McLaren partent bien et Leclerc saute Antonelli. Derrière, c’est roues contre roues entre Verstappen et Hamilton, ça se touche même un peu sur les premiers esses, mais le néerlandais conserve l’avantage. Antonelli met la pression sur Leclerc.
Tour 1
Hamilton a déployé l’énergie pour passer Verstappen dans la ligne droite des stands. Antonelli reste agressif sur Leclerc, avec Russell en embuscade. Leclerc se plaint d’un Antonelli visiblement dangereux sur les batailles rapprochées.
Tour 2
Perez se bat avec Sainz et Lawson, la Cadillac semble plus en forme. Gasly a passé son équipier Colapinto pour la P8.
Tour 4
Ça se stabilise, les Mercedes sont encadrées par les Ferrari. Norris s’échappe un peu, avec 1.5 sur Piastri qui a lui-même 1.6 d’avance sur Leclerc. Le champion du monde réalise le meilleur tour.
Tour 6
Le train se forme…L’écart est plus net entre Verstappen, P7, eet Gasly, P8, qui est à plus de 4’’ de la Red Bull.
Tour 7
Hamilton est pressant sur Russell qui talonne lui-même Antonelli, alors que les 3 hommes de tête se détachent un peu.
Russell fait les freins et double Antonelli à l’épingle, belle préparation de dépassement.
Tour 8
Verstappen plonge à mi-circuit et entraîne Hamilton hors-piste pour le passer. Mais Verstappen redonne la place à l’épingle, sans doute pour éviter une pénalité. Les deux voitures se toisent au ralenti un instant, Hamilton a peut-être craint un coup fourré comme à Jeddah en 2021 ! Ça fait plaisir de les revoir en bagarre. En attendant, les Mercedes en ont profité pour prendre le large…et Antonelli a repassé Russell.
Tour 10
Verstappen repasse Hamilton à l’épingle après un beau freinage parti de loin, et cette fois-ci c’est propre.
Tour 11
Norris mène avec 2.8 sur Piastri, qui est toujours suivi d’assez près par Leclerc. Antonelli est à 3.3 de la Ferrari.
Tour 13
Leclerc reste à 1’’ de Piastri, on peut s’attendre à une offensive du monégasque. Derrière les écarts se sont formés entre chaque voiture, mais ils fluctuent aussi en focntion des stratégies de déploiement d’énergie des uns et des autres.
Tour 15
Hadjar talonne Colapinto pour la P10. Mais il n’y a aucun point à aller chercher.
Tour 16
Leclerc est à moins d’une demi-seconde de Piastri, mais la McLaren reprend de l’avance dans le secteur 2 sinueux.
Tour 17
Hadjar réussit un dépassement osé sur Colapinto dans le virage 4 rapide. Il doit défendre sur l’Alpine qui avait du jus dans la ligne droite.
Tour 18
Leclerc sort large sur un freinage et repasse au-delà de la seconde. Et il sort encore large à l’épingle, c’est sans doute trop tard maintenant pour attaquer Piastri. Il va se calmer. Verstappen revient fort sur Russell.
Victoire de Lando Norris, qui lance enfin sa saison. McLaren est de retour aux affaires et fait le doublé avec Piastri. Leclerc complète le podium devant Antonelli, Russell, Verstappen, Hamilton et Gasly. Les Ferrari ont semblé souffrir des pneus sur les derniers tours. Mercedes n’est plus aussi dominatrice et les écarts se sont resserrés, c’est donc plus rassurant.
Antonelli prend une pénalité pour avoir trop souvent franchi les limites de piste, Russell et Verstappen sont donc P4 et P5 finalement.
McLaren va-t-elle confirmer son retour en forme avec les qualifs du grand prix ? On le saura dès ce soir.
| Pos. | Pilote | Voiture | Ecart | Arrêts |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Lando Norris | McLaren Mercedes MCL40 | 30m19.241s | 0 |
| 2 | Oscar Piastri | McLaren Mercedes MCL40 | +3.766 | 0 |
| 3 | Charles Leclerc | Ferrari SF-26 | +6.251 | 0 |
| 4 | George Russell | Mercedes W17 | +12.951 | 0 |
| 5 | Max Verstappen | Red Bull RBPT Ford RB22 | +13.639 | 0 |
| 6 | Kimi Antonelli | Mercedes W17 | +13.777 | 0 |
| 7 | Lewis Hamilton | Ferrari SF-26 | +21.665 | 0 |
| 8 | Pierre Gasly | Alpine Mercedes A526 | +30.525 | 0 |
| 9 | Isack Hadjar | Red Bull RBPT Ford RB22 | +35.346 | 0 |
| 10 | Franco Colapinto | Alpine Mercedes A526 | +36.970 | 0 |
| 11 | Gabriel Bortoleto | Audi F1 R26 | +48.438 | 0 |
| 12 | Esteban Ocon | Haas Ferrari VF-26 | +56.972 | 0 |
| 13 | Oliver Bearman | Haas Ferrari VF-26 | +57.365 | 0 |
| 14 | Carlos Sainz | Williams Mercedes FW48 | +58.504 | 0 |
| 15 | Liam Lawson | Racing Bulls RBPT Ford VCARB 03 | +59.358 | 0 |
| 16 | Fernando Alonso | Aston Martin Honda AMR26 | +76.067 | 0 |
| 17 | Sergio Pérez | Cadillac Ferrari MAC-26 | +76.691 | 0 |
| 18 | Lance Stroll | Aston Martin Honda AMR26 | +77.626 | 0 |
| 19 | Alex Albon | Williams Mercedes FW48 | +88.173 | 1 |
| 20 | Valtteri Bottas | Cadillac Ferrari MAC-26 | +89.597 | 0 |
| 21 | Nico Hülkenberg | Audi F1 R26 | DNS | 0 |
| 22 | Arvid Lindblad | Racing Bulls RBPT Ford VCARB 03 | DNS | 0 |
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Après des mois et des mois d'attente, la Formule 1 a repris ses droits. Et cette saison 2026 s'annonce particulièrement indécise en raison d'une nouvelle réglementation. Pour le moment, c'est l'écurie Mercedes qui domine, avec trois victoires de suite pour Kimi Antonelli.
Le mois dernier, l’écurie Audi, qui a débuté réellement cette saison sous le nom des anneaux, voyait son directeur d’équipe Jonathan Wheatley quitter son poste après seulement une année d’exercice. ce départ de l’ancien directeur sportif de Red Bull a été une surprise, les rumeurs l’envoyant bientôt chez Aston Martin. Pour mener à bien cette restructuration précoce, Audi s’est tourné vers un pilier de la maison. C’est l’Ecossais Allan McNish, âgé de 56 ans, qui prend ainsi la relève.
Employé de longue date d’Audi, McNish a éré impliqué dans le projet Formule 1 du constructeur allemand depuis ses débuts. Il prendra ses nouvelles fonctions lors du prochain Grand Prix de Miami, qui se déroulera du 1er au 3 mai. Ses responsabilités comprendront la supervision des aspects sportifs, la coordination technique, la gestion des pilotes, la stratégie de course et les opérations des garages, ainsi que les relations avec les médias et les partenaires sur le circuit, selon un communiqué.
Même s’il a couru brièvement en Formule 1 pour Toyota en 2002, Allan McNish est surtout connu pour sa carrière en Endurance, où il remporté trois fois les 24 Heures du Mans (deux fois avec Audi) et a été champion du monde d’endurance en 2013. Depuis, l’Ecossais a cumulé les tâches à responsabilité, en étant directeur de la coordination pour Audi Group Motorsport, team principal du projet Formule E, et directeur du programme de développement des Pilotes. McNish revient donc en F1 de l’autre côté du muret des stands. Il sera rattaché à Mattia Binotto, qui a été nommé directeur général et directeur de l’écurie Audi F1.
Le principal intéressé a déclaré : « C’est une marque qui compte beaucoup pour moi et c’est un honneur de pouvoir représenter Audi et nos partenaires sur la scène la plus prestigieuse du sport automobile. »
« Il s’agit d’un défi passionnant à un moment charnière de l’histoire d’Audi et de la F1, et je me réjouis de contribuer encore plus directement à nos performances sur la piste. »
« Le projet que nous mettons en place est ambitieux, et je veillerai à ce que tous les aspects de nos opérations de course soient performants et en constante amélioration. »
Mattia Binotto a souligné pour sa part le rôle important que l’Ecossais va jouer en termes de coordination. L’ancien team principal de Ferrari était sur les deux ponts ces derniers temps, à la fois technique et managérial. On a vu comme cela pouvait être très compliqué avec Newey chez Aston Martin. L’arrivée de McNish est donc une bouffée d’air primordiale.
« Allan apporte à ce poste une combinaison exceptionnelle d’expérience en course, de compétences techniques et de leadership. Il est un pilier de la structure sportive d’Audi depuis de nombreuses années et a joué un rôle clé dans notre préparation à la F1, notamment grâce à son travail sur les partenariats techniques. »
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