Vue normale

Les médias japonais mettent en garde contre la chute historique du yen

En dépit des interventions du gouvernement japonais, la valeur de la devise nippone continue de chuter face au dollar américain. Un phénomène qui menace d’aggraver l’inflation. Pour y remédier, il faudrait redresser l’économie du pays, clament les médias japonais, qui anticipent néanmoins la poursuite de la tendance.

© PHOTO KAZUHIRO NOGI/AFP

Des écrans électriques affichant les taux de change entre le yen et le dollar, le 30 juin 2026, à Tokyo.

Marché entreprise : les acteurs de l’IA misent sur des ingénieurs placés chez le client

3 juillet 2026 à 09:39
Fini le Dev, on Externalise
Marché entreprise : les acteurs de l’IA misent sur des ingénieurs placés chez le client

Microsoft et Amazon viennent tour à tour d’annoncer la création d’entités dédiées au Forward Deployed Engineering, soit le placement d’ingénieurs IA directement chez les clients entreprise. Inspirée de Palantir, la démarche a déjà suscité des investissements significatifs chez OpenAI, Anthropic ou Google.

Nouvelle entité au sein du groupe, la Microsoft Frontier Company est présentée comme la division la plus richement dotée du marché, à la fois en moyens financiers et en compétences humaines de pointe, en matière d’accompagnement des projets IA en entreprise. « Elle constituera l’organisation d’ingénierie la plus importante, compétente et orientée vers l’obtention de résultats concrets et mesurables pour les clients », vante dans un communiqué Judson Althoff, le CEO de Microsoft Commercial Business, la branche B2B de l’éditeur.

Microsoft muscle son jeu sur l’IA en entreprise

En pratique ? Microsoft annonce déployer 2,5 milliards de dollars d’investissements et réunir « 6 000 experts métier et ingénieurs » au sein de cette division chargée de travailler directement avec les clients entreprise pour « co-concevoir, co-innover, déployer et améliorer en continu des systèmes d’IA à grande échelle, en s’appuyant sur des résultats métiers mesurables ».

La démarche passe principalement par le placement d’experts métier directement chez les clients concernés. Le phénomène a donné naissance à un nouvel intitulé de poste, le Forward Deployed Engineer (FDE).

Microsoft promet cependant d’aller plus loin que la simple mise à disposition de compétences. Pour ce faire, l’éditeur compte bien sûr s’appuyer sur ses propres outils et ressources en matière d’IA ou de cloud. À ce niveau, il revendique une approche ouverte et cherche à désamorcer tout soupçon d’enfermement. « La plateforme de Microsoft offre aux organisations la flexibilité nécessaire pour utiliser le modèle le plus adapté à chaque usage, qu’il provienne d’OpenAI, d’Anthropic, de Microsoft AI, de l’open source ou d’un modèle spécialisé conçu pour un secteur d’activité spécifique, sans jamais perdre le contrôle au profit d’un acteur unique », assure Judson Althoff.

Une tendance marché déjà bien engagée

Si Microsoft met en avant des chiffres significatifs, c’est que les autres grands noms de l’IA ne sont pas en reste en matière de FDE. Dans le lot, on pense bien sûr à Palantir, qui a popularisé le terme et a fait de ces ingénieurs placés directement chez le client l’une de ses marques de fabrique, y compris dans les contrats sensibles. ChapsVision, qui vient de souffler au géant états-unien le contrat de la DGSI française, en fait d’ailleurs un axe de différenciation.

Outre Palantir, Amazon Web Services (AWS) a procédé plus tôt cette semaine à une offensive similaire. Le groupe a lui aussi annoncé la création d’une entité dédiée, explicitement baptisée Forward Deployed Engineering et associée à un investissement chiffré à 1 milliard de dollars.

OpenAI a également dégainé en mai sa propre initiative en la matière. À partir du rachat de l’ESN Tomoto, le laboratoire a en effet créé une entité dédiée, The OpenAI Deployment Company, elle aussi centrée sur la notion de FDE. Cette nouvelle filiale fait l’objet d’un financement spécifique, qui associe 19 investisseurs, pour une mise de départ affichée à « plus de 4 milliards de dollars ».

Une semaine plus tôt, c’est Anthropic qui sortait du bois, avec un modèle similaire : la société a pris le parti de s’associer à des acteurs financiers pour créer une structure commerciale dédiée, au sein de laquelle des ingénieurs d’Anthropic évolueront aux côtés de compétences issues des intégrateurs partenaires de l’entreprise pour faciliter ou accélérer le déploiement de projets basés sur les modèles Claude. Cette fois, l’investissement consenti n’est pas précisé.

Nouvelle guerre des talents en vue

Google n’est pas en reste. Début juin, le CEO de Google Cloud affichait ainsi son intention de recruter massivement des ingénieurs en vue de missions directement chez les clients :

« Bien que le recours à des FDE ne soit pas nouveau chez Google Cloud, la demande des clients et des partenaires pour les produits d’IA d’entreprise de Google et pour l’aide fournie par les ingénieurs de Google dans l’adoption du développement agentique croît très rapidement ».

En mars, le Wall Street Journal remarquait déjà que les profils de FDE figuraient parmi les plus demandés du marché, avec une multiplication par dix des offres d’emploi recensées sur Indeed entre 2024 et 2025. Il qualifiait dans le même temps les postes en question de « peu glamour ». La logique du FDE rappelle en effet celle du consultant placé chez le client que connaissent déjà bien les ingénieurs employés par les entreprises de services numériques (ESN) ou les cabinets de conseil.

Marché entreprise : les acteurs de l’IA misent sur des ingénieurs placés chez le client

3 juillet 2026 à 09:39
Fini le Dev, on Externalise
Marché entreprise : les acteurs de l’IA misent sur des ingénieurs placés chez le client

Microsoft et Amazon viennent tour à tour d’annoncer la création d’entités dédiées au Forward Deployed Engineering, soit le placement d’ingénieurs IA directement chez les clients entreprise. Inspirée de Palantir, la démarche a déjà suscité des investissements significatifs chez OpenAI, Anthropic ou Google.

Nouvelle entité au sein du groupe, la Microsoft Frontier Company est présentée comme la division la plus richement dotée du marché, à la fois en moyens financiers et en compétences humaines de pointe, en matière d’accompagnement des projets IA en entreprise. « Elle constituera l’organisation d’ingénierie la plus importante, compétente et orientée vers l’obtention de résultats concrets et mesurables pour les clients », vante dans un communiqué Judson Althoff, le CEO de Microsoft Commercial Business, la branche B2B de l’éditeur.

Microsoft muscle son jeu sur l’IA en entreprise

En pratique ? Microsoft annonce déployer 2,5 milliards de dollars d’investissements et réunir « 6 000 experts métier et ingénieurs » au sein de cette division chargée de travailler directement avec les clients entreprise pour « co-concevoir, co-innover, déployer et améliorer en continu des systèmes d’IA à grande échelle, en s’appuyant sur des résultats métiers mesurables ».

La démarche passe principalement par le placement d’experts métier directement chez les clients concernés. Le phénomène a donné naissance à un nouvel intitulé de poste, le Forward Deployed Engineer (FDE).

Microsoft promet cependant d’aller plus loin que la simple mise à disposition de compétences. Pour ce faire, l’éditeur compte bien sûr s’appuyer sur ses propres outils et ressources en matière d’IA ou de cloud. À ce niveau, il revendique une approche ouverte et cherche à désamorcer tout soupçon d’enfermement. « La plateforme de Microsoft offre aux organisations la flexibilité nécessaire pour utiliser le modèle le plus adapté à chaque usage, qu’il provienne d’OpenAI, d’Anthropic, de Microsoft AI, de l’open source ou d’un modèle spécialisé conçu pour un secteur d’activité spécifique, sans jamais perdre le contrôle au profit d’un acteur unique », assure Judson Althoff.

Une tendance marché déjà bien engagée

Si Microsoft met en avant des chiffres significatifs, c’est que les autres grands noms de l’IA ne sont pas en reste en matière de FDE. Dans le lot, on pense bien sûr à Palantir, qui a popularisé le terme et a fait de ces ingénieurs placés directement chez le client l’une de ses marques de fabrique, y compris dans les contrats sensibles. ChapsVision, qui vient de souffler au géant états-unien le contrat de la DGSI française, en fait d’ailleurs un axe de différenciation.

Outre Palantir, Amazon Web Services (AWS) a procédé plus tôt cette semaine à une offensive similaire. Le groupe a lui aussi annoncé la création d’une entité dédiée, explicitement baptisée Forward Deployed Engineering et associée à un investissement chiffré à 1 milliard de dollars.

OpenAI a également dégainé en mai sa propre initiative en la matière. À partir du rachat de l’ESN Tomoto, le laboratoire a en effet créé une entité dédiée, The OpenAI Deployment Company, elle aussi centrée sur la notion de FDE. Cette nouvelle filiale fait l’objet d’un financement spécifique, qui associe 19 investisseurs, pour une mise de départ affichée à « plus de 4 milliards de dollars ».

Une semaine plus tôt, c’est Anthropic qui sortait du bois, avec un modèle similaire : la société a pris le parti de s’associer à des acteurs financiers pour créer une structure commerciale dédiée, au sein de laquelle des ingénieurs d’Anthropic évolueront aux côtés de compétences issues des intégrateurs partenaires de l’entreprise pour faciliter ou accélérer le déploiement de projets basés sur les modèles Claude. Cette fois, l’investissement consenti n’est pas précisé.

Nouvelle guerre des talents en vue

Google n’est pas en reste. Début juin, le CEO de Google Cloud affichait ainsi son intention de recruter massivement des ingénieurs en vue de missions directement chez les clients :

« Bien que le recours à des FDE ne soit pas nouveau chez Google Cloud, la demande des clients et des partenaires pour les produits d’IA d’entreprise de Google et pour l’aide fournie par les ingénieurs de Google dans l’adoption du développement agentique croît très rapidement ».

En mars, le Wall Street Journal remarquait déjà que les profils de FDE figuraient parmi les plus demandés du marché, avec une multiplication par dix des offres d’emploi recensées sur Indeed entre 2024 et 2025. Il qualifiait dans le même temps les postes en question de « peu glamour ». La logique du FDE rappelle en effet celle du consultant placé chez le client que connaissent déjà bien les ingénieurs employés par les entreprises de services numériques (ESN) ou les cabinets de conseil.

Derrière Shein et Temu, NordVPN, roi des sponsos tech sur les réseaux sociaux

30 juin 2026 à 14:12
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Derrière Shein et Temu, NordVPN, roi des sponsos tech sur les réseaux sociaux

Avec son nouvel Observatoire des pratiques de l’influence, l’association Paye ton influence éclaire les pratiques publicitaires des marques de grande consommation. Que ce soit en matière de partenariats avec des influenceurs ou de publications sponsorisées, les géants de l’ultra fast-fashion Shein et Temu inondent TikTok, Instagram et YouTube.

Pour qui les créatrices et créateurs de contenu en ligne font-ils de la publicité ? Dans 16 % des cas, pour des marques de mode, dans 17 % des cas, pour des marques de beauté. La technologie arrive en troisième position (11,5 % des publicités), suivie par l’alimentation (11,3 %).

Deux des dix marques qui ont le plus de partenariats avec des influenceurs sont des marques à impact sociaux et écologiques « jugés négatifs », indique l’Observatoire des pratiques de l’influence : Temu et Shein. Ces enseignes correspondent aux « marques aux impacts négatifs avérés, comme la fast-fashion, les industries fossiles, etc », explique à Next Amélie Deloche, cofondatrice de l’association Paye ton Influence.

Dans l’analyse menée avec l’aide de l’ONG Data for Good, ce type de marques représente 10 % du panel de 1 308 enseignes repérées. Elles totalisent en revanche 18 % des publications sponsorisées étudiées. L’enjeu d’autant plus important que l’ensemble des internautes s’informe désormais plus via les plateformes, notamment sociales, que via les sites web ou applications de média. C’est donc là qu’ils sont le plus exposés à des publicités, en particulier lorsqu’ils ont entre 18 et 24 ans. En effet, dans cette tranche d’âge, plus d’une personne sur deux (52 %) déclare consommer son information sur les réseaux sociaux et plateformes de vidéos.

Lutter contre les impacts environnementaux de la consommation.

Créé en décembre 2021, Paye ton influence veut « provoquer le réveil écologique du secteur de l’influence et responsabiliser ses acteurs ». En pratique, il s’agit de dénoncer « les imaginaires à rebours des enjeux environnementaux popularisés par les influenceurs : surconsommation, partenariats avec des entités responsables d’impacts écologiques et sociaux importants, mise en avant de lobbies », indique l’association sur sa page Tipeee.


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Comment la Corée du Sud veut doubler sa capacité de production de RAM d’ici cinq ans

30 juin 2026 à 12:56
Le pays du matin vénère
Comment la Corée du Sud veut doubler sa capacité de production de RAM d’ici cinq ans

Entouré des représentants de Samsung et de SK hynix, le président sud-coréen Lee Jae Myung a annoncé lundi un plan d’investissement public privé sans précédent. Il doit permettre de doubler la capacité de production de mémoire vive du pays d’ici cinq ans, mais aussi de positionner le pays comme un leader en matière de datacenters et de robotique. Les différentes enveloppes évoquées dépassent allègrement la barre des 1 000 milliards d’euros, mais risquent de se heurter à quelques contingences matérielles…

C’est lors d’une allocution télévisée, et entouré des patrons de Samsung Electronics et de SK hynix, que le président sud-coréen Lee Jae Myung a dévoilé, lundi 29 juin, les trois « méga projets » qui permettront, selon lui, de positionner le pays en première position dans la course au progrès technologique. La démarche est présentée non pas comme un objectif de développement économique, mais comme une question de survie, selon ses propos rapportés par le Korea Herald :

« Seule une course contre la montre nous permettra de survivre. Nous devons sécuriser les éléments fondamentaux de l’intelligence artificielle plus rapidement que n’importe quel autre pays. Les semi-conducteurs, l’IA physique et les centres de données d’IA constituent les trois piliers d’un grand bond en avant. »

Le gouvernement sud-coréen justifie cette déclaration alarmante par un rappel du déclin que connaitrait l’économie nationale, avec un taux de croissance potentielle passé de 3,4 % en 2013 à 1,9 % en 2025 (données OCDE de février 2026), sous l’effet du vieillissement et de la baisse de la population active.

Le gouvernement sud-coréen justifie son plan massif par le ralentissement structurel de sa croissance potentielle – capture d’écran Next

Les trois méga projets englobent donc trois domaines de pointe connexes : les semiconducteurs, incarnés principalement en Corée du Sud par la fabrication de mémoire vive, dont Samsung et SK hynix sont les leaders mondiaux, la robotique et les infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle, autrement dit les datacenters.

Doubler la production de RAM d’ici cinq ans

La fabrication de mémoire vive, et plus particulièrement des mémoires HBM exploitées dans les GPU ou les puces spécialisées dédiées à l’intelligence artificielle, figure déjà au centre des préoccupations industrielles de la Corée du Sud. Fin 2024, le pays avait ainsi déjà encouragé (financièrement et au moyen de facilités réglementaires) les projets d’investissement portés par Samsung et SK hynix, qui doivent donner naissance à d’immenses complexes dans la région de Yongin, au sud de Séoul.

La crise de la mémoire vive et les trajectoires d’investissements dans l’IA (plus de 700 milliards de dollars promis en 2026 par les seuls hyperscalers) semblent avoir aiguisé les appétits sud-coréens. « Nous vivons un moment véritablement décisif, car le paysage de l’économie mondiale est en pleine mutation, a encore déclaré le président sud-coréen. Les grandes puissances, dont les États-Unis et la Chine, sont engagées dans une concurrence acharnée aux enjeux colossaux ».

Résultat des courses : Lee Jae Myung aligne des chiffres qui donnent le tournis. La ventilation exacte entre financements publics et fonds privés n’est pas précisée, mais il est question de 400 billions de wons (environ 225 milliards d’euros) d’investissements supplémentaires portés par SK hynix, tandis que Samsung investirait une somme équivalente, pour un nouveau complexe industriel dédié à la mémoire HBM situé dans la banlieue de Gwangju, plus au sud-ouest. Ce dernier bénéficierait donc d’une enveloppe totale de près de 500 milliards de dollars.


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