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☕️ Addiction aux réseaux sociaux : Meta et TikTok sous la menace de milliers de plaintes

12 août 2026 à 13:49


Meta, TikTok, mais aussi Google et Snap devront faire face aux nombreuses plaintes qui visent leurs plateformes et l’addiction qu’elles provoquent chez les plus jeunes. Une cour d’appel a en effet rejeté les arguments de Meta et de TikTok qui ne voulaient pas attendre les jugements des procès avant de faire appel.

Plus de 3 000 plaintes déposées aux États-Unis contre le caractère addictif supposé des réseaux sociaux peuvent poursuivre leur chemin judiciaire. Meta et TikTok avaient essayé d’obtenir de la cour d’appel fédérale du 9e circuit, basée à San Francisco, qu’elle examine dès à présent leur argument fondé sur la fameuse Section 230 du Communications Decency Act, une loi américaine qui protège les plateformes contre les actions à leur encontre basées sur les contenus publiés par leurs utilisateurs.

Peine perdue : la cour d’appel estime dans son jugement (PDF) que la Section 230 offre seulement une défense contre une éventuelle responsabilité, et non une immunité contre les poursuites elles-mêmes ; elle n’a donc pas compétence pour examiner l’appel à ce stade. Cela ne veut pas dire que les plateformes ne pourront pas invoquer la Section 230 durant les procès.

Meta ne peut pas non plus échapper au procès qui débutera ce mercredi 12 août à Oakland, en Californie (avec la sélection des jurés). La cour d’appel a rejeté la demande de l’entreprise de suspendre le procès durant la procédure d’appel, relève Reuters.

Une coalition de procureurs généraux d’États américains accuse Meta d’avoir conçu Facebook et Instagram pour favoriser l’addiction chez les utilisateurs mineurs et d’enfreindre la loi fédérale sur la protection des données des enfants.

Le tout intervient quelques jours après une nouvelle condamnation de Meta par un tribunal du Nouveau-Mexique. En tout, le groupe est sanctionné à hauteur de 942 millions de dollars, avec plusieurs obligations pour améliorer les outils de protection des plus jeunes.

Le mois dernier, Meta indiquait au tribunal d’Oakland que la procédure engagée par les procureurs généraux pourrait représenter jusqu’à 1 400 milliards de dollars en réparations financières potentielles. Ces mêmes procureurs affirment (PDF) que les inquiétudes du géant des réseaux sociaux « sonnent creux » au regard des preuves qu’ils entendent présenter au procès. Ils veulent démontrer que Meta a trompé le public sur la sécurité de Facebook et Instagram, tout en développant des plateformes pour provoquer un usage compulsif et ainsi augmenter les revenus publicitaires.

Une décision de la cour d’appel en faveur de Meta et de TikTok aurait probablement aussi aidé Google et Snap, qui font partie des défendeurs dans cette vaste procédure.

☕️ Addiction aux réseaux sociaux : Meta et TikTok sous la menace de milliers de plaintes

12 août 2026 à 13:49


Meta, TikTok, mais aussi Google et Snap devront faire face aux nombreuses plaintes qui visent leurs plateformes et l’addiction qu’elles provoquent chez les plus jeunes. Une cour d’appel a en effet rejeté les arguments de Meta et de TikTok qui ne voulaient pas attendre les jugements des procès avant de faire appel.

Plus de 3 000 plaintes déposées aux États-Unis contre le caractère addictif supposé des réseaux sociaux peuvent poursuivre leur chemin judiciaire. Meta et TikTok avaient essayé d’obtenir de la cour d’appel fédérale du 9e circuit, basée à San Francisco, qu’elle examine dès à présent leur argument fondé sur la fameuse Section 230 du Communications Decency Act, une loi américaine qui protège les plateformes contre les actions à leur encontre basées sur les contenus publiés par leurs utilisateurs.

Peine perdue : la cour d’appel estime dans son jugement (PDF) que la Section 230 offre seulement une défense contre une éventuelle responsabilité, et non une immunité contre les poursuites elles-mêmes ; elle n’a donc pas compétence pour examiner l’appel à ce stade. Cela ne veut pas dire que les plateformes ne pourront pas invoquer la Section 230 durant les procès.

Meta ne peut pas non plus échapper au procès qui débutera ce mercredi 12 août à Oakland, en Californie (avec la sélection des jurés). La cour d’appel a rejeté la demande de l’entreprise de suspendre le procès durant la procédure d’appel, relève Reuters.

Une coalition de procureurs généraux d’États américains accuse Meta d’avoir conçu Facebook et Instagram pour favoriser l’addiction chez les utilisateurs mineurs et d’enfreindre la loi fédérale sur la protection des données des enfants.

Le tout intervient quelques jours après une nouvelle condamnation de Meta par un tribunal du Nouveau-Mexique. En tout, le groupe est sanctionné à hauteur de 942 millions de dollars, avec plusieurs obligations pour améliorer les outils de protection des plus jeunes.

Le mois dernier, Meta indiquait au tribunal d’Oakland que la procédure engagée par les procureurs généraux pourrait représenter jusqu’à 1 400 milliards de dollars en réparations financières potentielles. Ces mêmes procureurs affirment (PDF) que les inquiétudes du géant des réseaux sociaux « sonnent creux » au regard des preuves qu’ils entendent présenter au procès. Ils veulent démontrer que Meta a trompé le public sur la sécurité de Facebook et Instagram, tout en développant des plateformes pour provoquer un usage compulsif et ainsi augmenter les revenus publicitaires.

Une décision de la cour d’appel en faveur de Meta et de TikTok aurait probablement aussi aidé Google et Snap, qui font partie des défendeurs dans cette vaste procédure.

Knytt Classic sur Steam

10 août 2026 à 14:16
Le bon vieux jeu "Knytt" revient et il est désormais gratuit.
Son auteur - Nifflas - est aussi l'auteur du fascinant Knytt Underground (https://store.steampowered.com/app/248190/Knytt_Underground/) et "The Great Work" (https://sebsauvage.net/links/?GKgDew, qui est le précurseur de Knytt Underground).
(Permalink)

Ces chercheurs ont créé 8,3 milliards d’humains virtuels pour tester des produits à notre place

10 août 2026 à 09:12

Avec MatrAIx, des chercheurs ont constitué une population virtuelle de 8,3 milliards de profils. Des modèles d’IA peuvent les incarner pour tester un chatbot, un site ou une application comme le feraient de véritables utilisateurs

« Je n’avais jamais mentionné ce nom » : l’IA de Google connaissait pourtant le secret de ce jeu vidéo

7 août 2026 à 15:31

En interrogeant l'intelligence artificielle de Google sur le jeu indépendant Operation Octo, un joueur a obtenu le nom exact d'un personnage encore secret. Son créateur assure ne l'avoir écrit que dans un document Google privé. Mais cette apparente fuite, impossible à reproduire, pourrait cacher une explication moins spectaculaire.

Meta de nouveau condamnée : Facebook et Instagram qualifiés de « nuisance publique »

7 août 2026 à 14:31
Près d'un milliard de dollars d'amendes pour Meta
Meta revient aux poids ouverts avec Muse Glimmer, un modèle IA local

En mars dernier, Meta était condamnée par un tribunal du Nouveau-Mexique à 375 millions de dollars pour avoir, en toute connaissance de cause, exposé les jeunes à des outils et pratiques jugés dangereux. Le géant des réseaux sociaux n’est pas au bout de ses peines sur ce dossier.

Si la première sanction a été infligée par un jury, cette fois c’est le juge Bryan Biedscheid qui a ajouté à la facture 567 millions de dollars (PDF). Durant la seconde phase de ce procès, le juge devait déterminer si Meta et ses plateformes (Facebook et Instagram, principalement) créaient une « nuisance publique » et, le cas échéant, décider des mesures de protection appropriées. Il l’a confirmé.

La somme devra abonder un fonds de réparation destiné à financer la prévention, le traitement et des mesures contre les dommages causés aux jeunes. Bien que le montant de ce fonds soit inférieur aux 779,5 millions de dollars réclamés par les avocats de l’État américain, sa création est « nécessaire, compte tenu de l’ampleur des répercussions du préjudice et de la complexité de la réparation », a affirmé le juge.

Meta au cœur de la tempête

En tout, Meta est sanctionnée à hauteur de 942 millions de dollars. Pour une période de cinq ans, le groupe devra en outre mettre en œuvre des dispositifs pour renforcer les outils de vérification et d’estimation de l’âge, passer les comptes Instagram des mineurs en privé par défaut, empêcher qu’un compte de mineur soit recommandé à un adulte n’ayant aucune relation avec le jeune utilisateur, afficher des alertes plus fermes en cas de risque de sextorsion ou de contact suspect, ou encore bloquer l’envoi ou la réception par des mineurs d’images de nudité contraires aux règles de Meta.

Le juge veut aussi que Meta limite l’usage des mineurs à 90 heures par mois au total sur Instagram et Facebook. En revanche, il a écarté certains dispositifs demandés par le Nouveau-Mexique, comme l’arrêt du scrolling infini ou une refonte des algorithmes. Meta a l’intention de faire appel : « Nous restons confiants dans notre bilan en matière de protection des adolescents en ligne et continuerons à nous défendre contre des accusations qui déforment les faits », a déclaré un porte-parole au Wall Street Journal.

Un autre procès doit s’ouvrir dans les prochains jours en Californie : Meta est accusée par les procureurs généraux de quatre États américains d’avoir conçu Facebook et Instagram de telle manière à rendre les jeunes utilisateurs dépendants, tout en trompant le public sur la sécurité de ses plateformes. Selon l’entreprise, cette procédure pourrait représenter jusqu’à 1 400 milliards de dollars en pénalités.

Fin mars, Meta était condamnée à verser 4,2 millions de dollars à une plaignante qui accusait l’entreprise d’avoir provoqué et entretenu l’addiction à ses plateformes alors qu’elle était mineure. YouTube a aussi été sanctionné. Lors de ses résultats trimestriels, Meta a signalé aux investisseurs que les procédures judiciaires en cours pourraient avoir un « impact négatif » sur ses résultats financiers : au second trimestre, elles ont représenté des dépenses de l’ordre de 2,4 milliards de dollars.

Meta de nouveau condamnée : Facebook et Instagram qualifiés de « nuisance publique »

7 août 2026 à 14:31
Près d'un milliard de dollars d'amendes pour Meta
Meta revient aux poids ouverts avec Muse Glimmer, un modèle IA local

En mars dernier, Meta était condamnée par un tribunal du Nouveau-Mexique à 375 millions de dollars pour avoir, en toute connaissance de cause, exposé les jeunes à des outils et pratiques jugés dangereux. Le géant des réseaux sociaux n’est pas au bout de ses peines sur ce dossier.

Si la première sanction a été infligée par un jury, cette fois c’est le juge Bryan Biedscheid qui a ajouté à la facture 567 millions de dollars (PDF). Durant la seconde phase de ce procès, le juge devait déterminer si Meta et ses plateformes (Facebook et Instagram, principalement) créaient une « nuisance publique » et, le cas échéant, décider des mesures de protection appropriées. Il l’a confirmé.

La somme devra abonder un fonds de réparation destiné à financer la prévention, le traitement et des mesures contre les dommages causés aux jeunes. Bien que le montant de ce fonds soit inférieur aux 779,5 millions de dollars réclamés par les avocats de l’État américain, sa création est « nécessaire, compte tenu de l’ampleur des répercussions du préjudice et de la complexité de la réparation », a affirmé le juge.

Meta au cœur de la tempête

En tout, Meta est sanctionnée à hauteur de 942 millions de dollars. Pour une période de cinq ans, le groupe devra en outre mettre en œuvre des dispositifs pour renforcer les outils de vérification et d’estimation de l’âge, passer les comptes Instagram des mineurs en privé par défaut, empêcher qu’un compte de mineur soit recommandé à un adulte n’ayant aucune relation avec le jeune utilisateur, afficher des alertes plus fermes en cas de risque de sextorsion ou de contact suspect, ou encore bloquer l’envoi ou la réception par des mineurs d’images de nudité contraires aux règles de Meta.

Le juge veut aussi que Meta limite l’usage des mineurs à 90 heures par mois au total sur Instagram et Facebook. En revanche, il a écarté certains dispositifs demandés par le Nouveau-Mexique, comme l’arrêt du scrolling infini ou une refonte des algorithmes. Meta a l’intention de faire appel : « Nous restons confiants dans notre bilan en matière de protection des adolescents en ligne et continuerons à nous défendre contre des accusations qui déforment les faits », a déclaré un porte-parole au Wall Street Journal.

Un autre procès doit s’ouvrir dans les prochains jours en Californie : Meta est accusée par les procureurs généraux de quatre États américains d’avoir conçu Facebook et Instagram de telle manière à rendre les jeunes utilisateurs dépendants, tout en trompant le public sur la sécurité de ses plateformes. Selon l’entreprise, cette procédure pourrait représenter jusqu’à 1 400 milliards de dollars en pénalités.

Fin mars, Meta était condamnée à verser 4,2 millions de dollars à une plaignante qui accusait l’entreprise d’avoir provoqué et entretenu l’addiction à ses plateformes alors qu’elle était mineure. YouTube a aussi été sanctionné. Lors de ses résultats trimestriels, Meta a signalé aux investisseurs que les procédures judiciaires en cours pourraient avoir un « impact négatif » sur ses résultats financiers : au second trimestre, elles ont représenté des dépenses de l’ordre de 2,4 milliards de dollars.

One Piece, Naruto, Demon Slayer… plus de 400 mangas ont été mis en ligne gratuitement et légalement

7 août 2026 à 10:31

Lire des mangas fait partie des petits plaisirs de la vie, et les titres ne manquent pas pour combler des années de lecture, contrairement à l'argent nécessaire pour les acheter. Aussi, quand une plateforme propose plusieurs chapitres de centaines de séries gratuitement, évidemment qu'on s'y intéresse.

Affaire Jean Pormanove : prison avec sursis et bannissement de Kick pendant 6 mois

7 août 2026 à 08:52
Snuff streaming condamné
Affaire Jean Pormanove : prison avec sursis et bannissement de Kick pendant 6 mois

Après la mort de Raphaël Graven en direct sur la chaine Kick nommée Jean Pormanove, le tribunal correctionnel de Nice a condamné les responsables de la chaine pour des violences et humiliations en ligne. Les peines contiennent notamment de la prison avec sursis et six mois de bannissement numérique applicable seulement sur la plateforme de streaming concernée.

Le tribunal correctionnel de Nice a rendu son jugement ce mercredi 5 aout au soir concernant les deux responsables de la chaine Kick nommée Jean Pormanove, Owen C. (aussi connu sous le pseudo Naruto) et Safine H., les condamnant pour violence et provocation à la haine mais les relaxant des chefs d’abus de faiblesse et diffusion, comme le relève France 3.

Les deux vidéastes avaient été mis en garde à vue pour des violences physiques et psychologiques en janvier 2025 suite à un article de Médiapart et à une enquête ouverte par le parquet de Nice, ce qui n’avait pas arrêté leur projet de diffusion en direct de scènes de violences sur leur chaine Kick. La mort en direct du souffre-douleur Raphaël Graven y a même été diffusée.

Des peines en deçà des réquisitions de la procureure

Ils ont été entendus ce lundi 6 juillet pour « violences en réunion sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT sur mineurs de 15 ans, violences sur mineur de 15 ans sans ITT, abus de faiblesse, provocation à la haine et à la discrimination en raison du handicap, provocation à la haine et à la discrimination en raison de l’orientation sexuelle, enregistrement et diffusion d’images de violences ».

Lors de l’audience, la procureure, Maud Marty, avait affirmé que « jamais une juridiction n’a eu à connaître avec une telle ampleur un système qui associe l’exploitation de personnes en situation de faiblesse, leur humiliation devant des milliers de spectateurs et la rémunération de ces diffusions qui ne tiennent qu’à la souffrance », rapporte Médiapart.

Elle avait dénoncé, selon France 3, un « système de maltraitance humaine, pas un dérapage ou une provocation » et avait requis 30 mois de prison dont 12 mois ferme (avec bracelet électronique) et 30 000 euros d’amende pour le principal accusé, 18 mois avec sursis et 15 000 euros d’amende pour le second, ainsi qu’un « bannissement numérique » pour les deux.

Un mois après, le tribunal a donc condamné les deux streamers à des peines un peu plus clémentes : 2 ans de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende pour Owen C, 8 mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende pour Safine H. Les deux accusés ont aussi été condamnés à une peine de six mois de bannissement de la plateforme sur laquelle était diffusée leur chaine.

Un bannissement de Kick

Cette nouvelle peine, souvent appelée « bannissement numérique » et utilisée pour la première fois par la justice, a été introduite par la loi SREN (visant à sécuriser et réguler l’espace numérique) de 2024. Contrairement à ce que pourrait faire penser son appellation commune, elle ne prévoit pas l’interdiction de l’usage d’Internet en général ou de tous les réseaux sociaux.

En effet, l’article 16 de la loi prévoit que « le tribunal peut ordonner à titre de peine complémentaire la suspension des comptes d’accès à des services en ligne ayant été utilisés pour commettre l’infraction ». Il interdit aussi aux personnes condamnées de « créer de nouveaux comptes d’accès à ces mêmes services ». Selon ce texte, la durée maximum de cette suspension est de six mois (un an en récidive). Ainsi, en bannissant de Kick pendant 6 mois les deux streamers, le tribunal a pris la mesure la plus forte que le législateur lui a donnée sur le sujet.

Le bannissement est signalé par le tribunal à la plateforme concernée. Ainsi, Kick est responsable du blocage des comptes visés, « de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ». La plateforme s’expose à une amende de 75 000 euros si elle ne suit pas cette demande.

Rappelons qu’une autre enquête est toujours ouverte concernant la plateforme elle-même.

Affaire Jean Pormanove : prison avec sursis et bannissement de Kick pendant 6 mois

7 août 2026 à 08:52
Snuff streaming condamné
Affaire Jean Pormanove : prison avec sursis et bannissement de Kick pendant 6 mois

Après la mort de Raphaël Graven en direct sur la chaine Kick nommée Jean Pormanove, le tribunal correctionnel de Nice a condamné les responsables de la chaine pour des violences et humiliations en ligne. Les peines contiennent notamment de la prison avec sursis et six mois de bannissement numérique applicable seulement sur la plateforme de streaming concernée.

Le tribunal correctionnel de Nice a rendu son jugement ce mercredi 5 aout au soir concernant les deux responsables de la chaine Kick nommée Jean Pormanove, Owen C. (aussi connu sous le pseudo Naruto) et Safine H., les condamnant pour violence et provocation à la haine mais les relaxant des chefs d’abus de faiblesse et diffusion, comme le relève France 3.

Les deux vidéastes avaient été mis en garde à vue pour des violences physiques et psychologiques en janvier 2025 suite à un article de Médiapart et à une enquête ouverte par le parquet de Nice, ce qui n’avait pas arrêté leur projet de diffusion en direct de scènes de violences sur leur chaine Kick. La mort en direct du souffre-douleur Raphaël Graven y a même été diffusée.

Des peines en deçà des réquisitions de la procureure

Ils ont été entendus ce lundi 6 juillet pour « violences en réunion sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT sur mineurs de 15 ans, violences sur mineur de 15 ans sans ITT, abus de faiblesse, provocation à la haine et à la discrimination en raison du handicap, provocation à la haine et à la discrimination en raison de l’orientation sexuelle, enregistrement et diffusion d’images de violences ».

Lors de l’audience, la procureure, Maud Marty, avait affirmé que « jamais une juridiction n’a eu à connaître avec une telle ampleur un système qui associe l’exploitation de personnes en situation de faiblesse, leur humiliation devant des milliers de spectateurs et la rémunération de ces diffusions qui ne tiennent qu’à la souffrance », rapporte Médiapart.

Elle avait dénoncé, selon France 3, un « système de maltraitance humaine, pas un dérapage ou une provocation » et avait requis 30 mois de prison dont 12 mois ferme (avec bracelet électronique) et 30 000 euros d’amende pour le principal accusé, 18 mois avec sursis et 15 000 euros d’amende pour le second, ainsi qu’un « bannissement numérique » pour les deux.

Un mois après, le tribunal a donc condamné les deux streamers à des peines un peu plus clémentes : 2 ans de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende pour Owen C, 8 mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende pour Safine H. Les deux accusés ont aussi été condamnés à une peine de six mois de bannissement de la plateforme sur laquelle était diffusée leur chaine.

Un bannissement de Kick

Cette nouvelle peine, souvent appelée « bannissement numérique » et utilisée pour la première fois par la justice, a été introduite par la loi SREN (visant à sécuriser et réguler l’espace numérique) de 2024. Contrairement à ce que pourrait faire penser son appellation commune, elle ne prévoit pas l’interdiction de l’usage d’Internet en général ou de tous les réseaux sociaux.

En effet, l’article 16 de la loi prévoit que « le tribunal peut ordonner à titre de peine complémentaire la suspension des comptes d’accès à des services en ligne ayant été utilisés pour commettre l’infraction ». Il interdit aussi aux personnes condamnées de « créer de nouveaux comptes d’accès à ces mêmes services ». Selon ce texte, la durée maximum de cette suspension est de six mois (un an en récidive). Ainsi, en bannissant de Kick pendant 6 mois les deux streamers, le tribunal a pris la mesure la plus forte que le législateur lui a donnée sur le sujet.

Le bannissement est signalé par le tribunal à la plateforme concernée. Ainsi, Kick est responsable du blocage des comptes visés, « de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ». La plateforme s’expose à une amende de 75 000 euros si elle ne suit pas cette demande.

Rappelons qu’une autre enquête est toujours ouverte concernant la plateforme elle-même.

Contenus pédocriminels : Telegram rattrapé par ses problèmes de modération

5 août 2026 à 15:56
Un maître chanteur fait dérailler Telegram
Contenus pédocriminels : Telegram rattrapé par ses problèmes de modération

L’application Telegram a été retirée de l’App Store pendant quelques heures en début de semaine. Apple réagissait à la présence de contenus pédocriminels. La messagerie a rapidement réagi pour supprimer le contenu en question et bannir l’utilisateur, ce qui a permis de restaurer l’app dans la boutique. Mais le problème reste entier.

La modération des images pédocriminelles sur Telegram a une fois de plus été prise en défaut. C’était une des raisons pour lesquelles Pavel Durov, cofondateur et PDG de la messagerie, a été arrêté en France durant l’été 2024. La complicité pour détention et diffusion de ce type d’images a fait partie des 12 chefs d’accusation qui ont motivé l’ouverture d’une information judiciaire et l’arrestation du milliardaire franco-russe.

Pavel Durov s’explique

Pavel Durov a depuis retrouvé la liberté, non sans avoir renforcé discrètement les règles de modération de Telegram. Il reste cependant encore bien du travail, puisque Apple a retiré l’application de sa boutique ce lundi 3 août. Elle a retrouvé sa place après quelques heures, non sans avoir passé un coup de balai sur de nouveaux contenus pédocriminels. Apple a expliqué :

« Nous avons brièvement retiré Telegram de l’App Store après que notre examen a révélé du contenu enfreignant nos règles strictes interdisant les contenus relevant d’abus sexuels sur des enfants. L’application a ensuite été rétablie après que le développeur a rapidement supprimé le contenu et banni l’utilisateur qui l’avait publié. »

Apple avait déjà temporairement retiré Telegram de l’App Store en 2018, là aussi pour la même raison. Ce n’est pas la fin de cette nouvelle affaire. Piqué au vif, Pavel Durov a voulu préciser ce qui s’était passé en accusant un « maître chanteur » qui a voulu rançonner des utilisateurs de la messagerie.

Il assure pour commencer que Telegram « supprime rapidement les contenus illégaux des groupes publics » ; pour passer entre les mailles du filet, l’attaquant s’est servi d’une astuce : « Il a inséré du contenu illégal modifié par IA en éditant un ancien message dans un groupe de discussion actif. Résultat : le contenu était en pratique caché aux membres du groupe, les empêchant de le voir et de le signaler. »

Le responsable de cette attaque est « quelqu’un qui exige une rançon des propriétaires de groupes pour ne pas cibler leurs communautés ». Ces maîtres chanteurs utilisent des comptes automatisés pour publier du contenu illégal dans des groupes publics, puis ils le signalent directement à Apple si les responsables refusent de payer. L’idée est de provoquer le retrait de l’application.

Pour Durov, ces attaquants ont trouvé une manière de pousser Apple à réagir « de manière excessive », sans prévenir Telegram au préalable. Un « risque systémique » pour toutes les applications qui hébergent du contenu généré par les utilisateurs. « Si une app utilisée par plus d’un milliard de personnes peut être retirée de l’App Store sans avertissement préalable, n’importe quelle app peut l’être », affirme-t-il.

Une modération « efficace », ou pas

Le patron de Telegram le martèle : la modération sur la messagerie est « efficace », comme le prouve le recours à des contenus antidatés « pratiquement invisibles » pour faire chanter les communautés. Mais « d’autres plateformes ne sont peut-être pas aussi bien préparées ».

Pavel Durov a beau jurer de la probité et de l’efficacité de ses systèmes de modération, la messagerie n’en reste pas moins un repaire de contenus CSAM (child sexual abuse material) ou à caractère sexuel violent non consenti. Un rapport d’AI Forensics avait analysé la manière dont la plateforme est utilisée comme lieu d’échange pour ce type d’images.

Telegram est également sous le coup d’une enquête de l’Ofcom, le régulateur britannique des télécommunications, pour partage de contenus pédocriminels. Fin avril, de ce côté du Channel, c’était l’Arcom qui épinglait l’application pour manque de réactivité sur le retrait des contenus illicites ; en l’occurrence ici, des liens de streaming pour regarder en douce des compétitions sportives.

Contenus pédocriminels : Telegram rattrapé par ses problèmes de modération

5 août 2026 à 15:56
Un maître chanteur fait dérailler Telegram
Contenus pédocriminels : Telegram rattrapé par ses problèmes de modération

L’application Telegram a été retirée de l’App Store pendant quelques heures en début de semaine. Apple réagissait à la présence de contenus pédocriminels. La messagerie a rapidement réagi pour supprimer le contenu en question et bannir l’utilisateur, ce qui a permis de restaurer l’app dans la boutique. Mais le problème reste entier.

La modération des images pédocriminelles sur Telegram a une fois de plus été prise en défaut. C’était une des raisons pour lesquelles Pavel Durov, cofondateur et PDG de la messagerie, a été arrêté en France durant l’été 2024. La complicité pour détention et diffusion de ce type d’images a fait partie des 12 chefs d’accusation qui ont motivé l’ouverture d’une information judiciaire et l’arrestation du milliardaire franco-russe.

Pavel Durov s’explique

Pavel Durov a depuis retrouvé la liberté, non sans avoir renforcé discrètement les règles de modération de Telegram. Il reste cependant encore bien du travail, puisque Apple a retiré l’application de sa boutique ce lundi 3 août. Elle a retrouvé sa place après quelques heures, non sans avoir passé un coup de balai sur de nouveaux contenus pédocriminels. Apple a expliqué :

« Nous avons brièvement retiré Telegram de l’App Store après que notre examen a révélé du contenu enfreignant nos règles strictes interdisant les contenus relevant d’abus sexuels sur des enfants. L’application a ensuite été rétablie après que le développeur a rapidement supprimé le contenu et banni l’utilisateur qui l’avait publié. »

Apple avait déjà temporairement retiré Telegram de l’App Store en 2018, là aussi pour la même raison. Ce n’est pas la fin de cette nouvelle affaire. Piqué au vif, Pavel Durov a voulu préciser ce qui s’était passé en accusant un « maître chanteur » qui a voulu rançonner des utilisateurs de la messagerie.

Il assure pour commencer que Telegram « supprime rapidement les contenus illégaux des groupes publics » ; pour passer entre les mailles du filet, l’attaquant s’est servi d’une astuce : « Il a inséré du contenu illégal modifié par IA en éditant un ancien message dans un groupe de discussion actif. Résultat : le contenu était en pratique caché aux membres du groupe, les empêchant de le voir et de le signaler. »

Le responsable de cette attaque est « quelqu’un qui exige une rançon des propriétaires de groupes pour ne pas cibler leurs communautés ». Ces maîtres chanteurs utilisent des comptes automatisés pour publier du contenu illégal dans des groupes publics, puis ils le signalent directement à Apple si les responsables refusent de payer. L’idée est de provoquer le retrait de l’application.

Pour Durov, ces attaquants ont trouvé une manière de pousser Apple à réagir « de manière excessive », sans prévenir Telegram au préalable. Un « risque systémique » pour toutes les applications qui hébergent du contenu généré par les utilisateurs. « Si une app utilisée par plus d’un milliard de personnes peut être retirée de l’App Store sans avertissement préalable, n’importe quelle app peut l’être », affirme-t-il.

Une modération « efficace », ou pas

Le patron de Telegram le martèle : la modération sur la messagerie est « efficace », comme le prouve le recours à des contenus antidatés « pratiquement invisibles » pour faire chanter les communautés. Mais « d’autres plateformes ne sont peut-être pas aussi bien préparées ».

Pavel Durov a beau jurer de la probité et de l’efficacité de ses systèmes de modération, la messagerie n’en reste pas moins un repaire de contenus CSAM (child sexual abuse material) ou à caractère sexuel violent non consenti. Un rapport d’AI Forensics avait analysé la manière dont la plateforme est utilisée comme lieu d’échange pour ce type d’images.

Telegram est également sous le coup d’une enquête de l’Ofcom, le régulateur britannique des télécommunications, pour partage de contenus pédocriminels. Fin avril, de ce côté du Channel, c’était l’Arcom qui épinglait l’application pour manque de réactivité sur le retrait des contenus illicites ; en l’occurrence ici, des liens de streaming pour regarder en douce des compétitions sportives.

Éclipse solaire du 12 août 2026 : cette carte gratuite vérifie si le relief masquera le spectacle depuis chez vous

5 août 2026 à 05:10

Admirer l'éclipse de Soleil du 12 août 2026 en France exige un minimum d'anticipation. Grâce à une carte bien pratique, et accessible gratuitement, vous pouvez notamment vérifier si votre lieu d'observation a une vue bien dégagée. Ce serait dommage de s'en rendre compte au dernier moment.

Xbox Game Pass : les 20 nouveaux jeux à découvrir en août 2026

19 août 2026 à 09:10

Microsoft a présenté la première salve de jeux à paraître dans le Xbox Game Pass. Elle est notamment marquée par l'arrivée de Beast of Reincarnation et de Resonance: A Plague Tale Legacy.

Apple attaque de nouveau OpenAI, qui se défend en public

4 août 2026 à 13:33
Laver son linge sale
Apple attaque de nouveau OpenAI, qui se défend en public

Nouvel épisode dans ce qui va devenir une saga au long cours, celle qui oppose Apple à OpenAI. Le premier a déposé plainte contre le second le mois dernier : l’entreprise d’IA se serait rendue coupable de vol de secrets industriels pour accélérer la conception de nouveaux appareils. Apple demande désormais une injonction, alors qu’OpenAI prend le grand public à témoin.

Apple réclame donc une injonction préliminaire à la justice. Si cette ordonnance devait être accordée, elle empêcherait OpenAI d’accéder à certaines informations confidentielles d’Apple, de les acquérir ou de les transmettre. Ce faisant, le constructeur informatique cherche à ralentir le développement des premiers appareils d’OpenAI, le temps de déterminer si des secrets industriels ont bel et bien été volés.

OpenAI dénonce un dossier bancal

L’entreprise va devoir convaincre la juge en charge du dossier, Virginia K. DeMarchi, que son dossier est suffisamment costaud pour avoir des chances de l’emporter devant le tribunal. « Apple subira un préjudice irréparable si aucune injonction préliminaire n’est prononcée », affirme le groupe dans le document consulté par Reuters.

Apple réclame également une procédure de découverte accélérée : elle veut obtenir rapidement des documents internes d’OpenAI et interroger sous serment plusieurs personnes. Certaines d’entre elles sont citées dans la plainte, à commencer par Chang Liu, un ancien ingénieur, et Tang Tan, ex-vice président en charge du design d’appareils comme l’iPhone et l’Apple Watch. Il s’agit pour le groupe de collecter davantage de preuves.

OpenAI a choisi de se défendre publiquement de toute malversation, en publiant sur son blog un nouvel article, « Apple fait fausse route ». L’entreprise assure que « la demande d’injonction préliminaire d’Apple repose sur des informations erronées et est totalement inutile, car nous ne détenons aucun de ses secrets commerciaux et n’en voulons aucun. » Une défense qui, bien sûr, contraste complètement avec les accusations d’Apple.

OpenAI publie aussi des extraits de conversations sur iMessage entre Chang Liu et d’anciens collègues restés chez Apple, qui lui demandent de les aider dans leur travail alors qu’il a déjà rejoint OpenAI. L’entreprise cherche ici à donner une autre lecture des faits : l’ingénieur n’aurait pas fouiné clandestinement dans des documents confidentiels d’Apple, il se serait contenté de répondre à des questions d’employés.

La note de blog rappelle aussi le quiproquo survenu en février : Apple affirmait alors avoir contacté OpenAI sans obtenir de réponse, mais a finalement reconnu que ses avocats avaient écrit à la mauvaise personne, après avoir confondu deux noms de famille. Le groupe avait également assuré avoir échangé avec le directeur juridique d’OpenAI, une conversation qui n’a jamais eu lieu.

OpenAI, qui reproduit des extraits d’échange avec l’avocat d’Apple, souligne surtout que les accusations du constructeur n’ont pas été évoquées à l’époque. Cinq mois plus tard, Apple déposait sa plainte.

Apple attaque de nouveau OpenAI, qui se défend en public

4 août 2026 à 13:33
Laver son linge sale
Apple attaque de nouveau OpenAI, qui se défend en public

Nouvel épisode dans ce qui va devenir une saga au long cours, celle qui oppose Apple à OpenAI. Le premier a déposé plainte contre le second le mois dernier : l’entreprise d’IA se serait rendue coupable de vol de secrets industriels pour accélérer la conception de nouveaux appareils. Apple demande désormais une injonction, alors qu’OpenAI prend le grand public à témoin.

Apple réclame donc une injonction préliminaire à la justice. Si cette ordonnance devait être accordée, elle empêcherait OpenAI d’accéder à certaines informations confidentielles d’Apple, de les acquérir ou de les transmettre. Ce faisant, le constructeur informatique cherche à ralentir le développement des premiers appareils d’OpenAI, le temps de déterminer si des secrets industriels ont bel et bien été volés.

OpenAI dénonce un dossier bancal

L’entreprise va devoir convaincre la juge en charge du dossier, Virginia K. DeMarchi, que son dossier est suffisamment costaud pour avoir des chances de l’emporter devant le tribunal. « Apple subira un préjudice irréparable si aucune injonction préliminaire n’est prononcée », affirme le groupe dans le document consulté par Reuters.

Apple réclame également une procédure de découverte accélérée : elle veut obtenir rapidement des documents internes d’OpenAI et interroger sous serment plusieurs personnes. Certaines d’entre elles sont citées dans la plainte, à commencer par Chang Liu, un ancien ingénieur, et Tang Tan, ex-vice président en charge du design d’appareils comme l’iPhone et l’Apple Watch. Il s’agit pour le groupe de collecter davantage de preuves.

OpenAI a choisi de se défendre publiquement de toute malversation, en publiant sur son blog un nouvel article, « Apple fait fausse route ». L’entreprise assure que « la demande d’injonction préliminaire d’Apple repose sur des informations erronées et est totalement inutile, car nous ne détenons aucun de ses secrets commerciaux et n’en voulons aucun. » Une défense qui, bien sûr, contraste complètement avec les accusations d’Apple.

OpenAI publie aussi des extraits de conversations sur iMessage entre Chang Liu et d’anciens collègues restés chez Apple, qui lui demandent de les aider dans leur travail alors qu’il a déjà rejoint OpenAI. L’entreprise cherche ici à donner une autre lecture des faits : l’ingénieur n’aurait pas fouiné clandestinement dans des documents confidentiels d’Apple, il se serait contenté de répondre à des questions d’employés.

La note de blog rappelle aussi le quiproquo survenu en février : Apple affirmait alors avoir contacté OpenAI sans obtenir de réponse, mais a finalement reconnu que ses avocats avaient écrit à la mauvaise personne, après avoir confondu deux noms de famille. Le groupe avait également assuré avoir échangé avec le directeur juridique d’OpenAI, une conversation qui n’a jamais eu lieu.

OpenAI, qui reproduit des extraits d’échange avec l’avocat d’Apple, souligne surtout que les accusations du constructeur n’ont pas été évoquées à l’époque. Cinq mois plus tard, Apple déposait sa plainte.

Fin de Bloctel, interdiction du démarchage dès le 11 août : on fait le point

4 août 2026 à 08:32
L'interdiction pour tous
Fin de Bloctel, interdiction du démarchage dès le 11 août : on fait le point

Le 11 août, la liste Bloctel disparaitra. Un changement attendu de longue date, car au-delà d’une inefficacité croissante, cette suppression viendra acter un renversement complet de la situation : le démarchage téléphonique sera interdit, sauf consentement explicite préalable.. Du côté des usagers cependant, la tranquillité n’est pas pour demain.

La liste Bloctel date d’une « autre époque ». Créée en 2014 pour prendre la suite de la liste Pacitel, elle en gardait le fonctionnement général : en s’y inscrivant, on signalait son opposition à tout démarchage téléphonique. Avec les années, les évolutions technologiques et des techniques marketing toujours plus agressives, toutes ces listes ont fini par être caduques, cumulant les avis très critiques sur leur inefficacité.

Le 11 aout marquera donc un vrai tournant : Bloctel va disparaitre, remplacée par une interdiction de principe pour le démarchage téléphonique, plus précisément la « prospection commerciale téléphonique non consentie ». De fait, Bloctel n’a plus d’utilité et le cadre légal évolue pour répondre à l’obsolescence du cadre antérieur. Le tout sur fond d’explosion des fraudes aux numéros de téléphone et des usurpations d’identité téléphonique (spoofing).

Qu’est-ce qui change ?

Jusqu’à présent, le système français de régulation reposait sur une logique d’opt-out : il fallait soi-même se signaler pour repousser ces sollicitations commerciales. Les consommateurs passaient donc par une démarche active pour exprimer leur refus. Légalement, les professionnels de la prospection commerciale étaient tenus de confronter leurs fichiers à l’annuaire d’opposition avant tout lancement de campagne téléphonique.

Sur la page officielle du service, on peut ainsi lire que la loi nᵒ 2025 - 594 du 30 juin 2025 s’appliquera au 11 août : « À cette date, le service Bloctel deviendra obsolète. La nouvelle loi inverse en effet le principe actuel. Aujourd’hui, les consommateurs doivent s’inscrire sur Bloctel pour exprimer leur refus d’être démarchés, et les professionnels ont alors l’interdiction de les contacter. À compter du 11 août 2026, ce sera l’inverse : les professionnels ne pourront démarcher que les consommateurs pour lesquels ils auront recueilli un consentement explicite au préalable. Le service Bloctel devient donc inutile ».

Les limites de Bloctel sont connues depuis longtemps. D’abord, son efficacité a été rabotée de manière chronique par une prolifération de clauses de consentement ambiguës ou dissimulées dans des contrats d’adhésion en ligne. Ensuite, l’explosion du nombre de plateformes d’appels hors des frontières nationales et l’usurpation des numéros de téléphone ont fini par enterrer ce qui restait d’efficacité.

Avec le nouveau régime juridique, le consentement préalable du consommateur devient une condition stricte (au sens du RGPD) à toute prospection commerciale téléphonique. Dans le décret nᵒ 2026 - 662 du 23 juillet 2026, qui complète la loi du 30 juin 2025, le consentement est décrit comme « une manifestation de volonté libre, spécifique, éclairée, univoque et révocable, par laquelle une personne accepte, par un acte positif clair, l’utilisation de ses données à caractère personnel à des fins de prospection commerciale par voie téléphonique ». En d’autres termes, une case à cocher ou un consentement perdu dans des conditions générales acceptées en bloc ne compte pas.

Précisons que cette interdiction générale est en fait l’extension d’une interdiction sectorielle. Le 24 juillet 2020, la prospection téléphonique est ainsi devenue illégale pour tout ce qui touche à la vente d’équipements ou la réalisation de travaux destinés aux économies d’énergie ou à la production d’énergies renouvelables. Travaux d’isolation, pompes à chaleur, panneaux photovoltaïques : tout le monde ou presque a reçu au moins un appel dans ce cadre (sans parler des tonnes de spams dans les e-mails).

Selon le cabinet Kohen Avocats, les jurisprudences dans ce secteur devraient d’ailleurs « éclairer la portée du futur régime », notamment sur deux points : la nullité de l’éventuel contrat alors souscrit et sur la charge de la preuve, qui pèse désormais sur le professionnel. En effet, en cas de conflit, c’est bien à ce dernier de prouver qu’il a recueilli le consentement clair de l’utilisateur. S’il ne le peut pas, tout contrat qui aurait été souscrit par ce biais sera déclaré nul.

Rappelons que depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, l’interdiction sectorielle sur l’économie d’énergie a été étendue aux SMS, e-mails et réseaux sociaux. Dommage, ces extensions n’ont pas été reprises plus largement dans le changement de régime du 11 août.

Une interdiction universelle ?

Si le renversement de régime fonctionne dans l’immense majorité des cas, quelques points sont cependant à préciser.

Par exemple, les entreprises peuvent contacter leurs clients tant qu’un contrat est actif, mais il faut que l’appel concerne effectivement ce contrat. Là encore, si le contact est établi au sujet d’un tout autre produit, il est illégal.


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Microsoft veut convaincre sur les améliorations de Windows 11 et met l’accent sur la RAM

3 août 2026 à 10:12
Personne ne s'en plaindra
Modernisation et performances de Windows 11 : Microsoft a encore des choses à dire

Pavan Davuluri, vice-président de Microsoft chargé de Windows et des services, a publié un important billet de blog le 31 juillet. Il y renouvelle les engagements de l’entreprise sur les améliorations portées ou à venir de Windows 11, dont les performances.

Le responsable commence par faire le tour des travaux déjà engagés et montrés. Ils sont soit disponibles depuis peu, soit vont arriver ou sont déjà présents dans les préversions de la branche expérimentale du système, accessible depuis le programme Windows Insider.

Il liste ainsi les possibilités de personnalisation de la barre des tâches, la réduction du périmètre des fonctions IA « là où elles ont le plus de sens », la réduction des frictions dans Windows Update, les performances et la fiabilité de l’Explorateur, un plus grand contrôle sur les widgets, un programme Windows Insider plus simple et transparent, ou encore les améliorations sur le Feedback Hub. Les performances, la fiabilité et les « expériences bien conçues » sont à considérer désormais comme la sainte trinité qui guiderait les équipes.

Pavan Davuluri liste également les apports à venir : une recherche plus rapide et efficace, le renforcement de WinUI et son utilisation plus intensive dans le système (dont la fenêtre des propriétés apparue récemment), les fonctions supplémentaires pour le menu Démarrer et la barre des tâches, une élévation générale de la qualité des pilotes via la Driver Quality Initiative, de meilleures performances pour de nombreux composants, le support des webcams ESS pour Windows Hello ou encore un effort général de réduction de l’empreinte mémoire.

Certaines zones du système font l’objet d’une attention particulière, selon le responsable. D’abord, une expérience « out of the box » plus rapide et efficace. Ensuite, une mise en avant des contrôles parentaux (en particulier lors de la première configuration de l’ordinateur), ou encore des optimisations sur la mémoire consommée.

Un travail spécifique sur la consommation de mémoire

Ce dernier point a été copieusement repris sur X ces derniers jours. Pavan Davuluri pointe spécifiquement les configurations ayant 8 Go de mémoire : « Réduire l’empreinte mémoire Windows pour offrir une expérience Windows rapide et réactive sur tous les PC utilisés quotidiennement par les clients ».

Une phrase loin d’être anodine, pour deux raisons. D’abord, parce que le système de Microsoft a toujours été considéré comme gourmand. L’entreprise semble piquée au vif, particulièrement depuis que Linux apparait de plus en plus comme une alternative viable à Windows pour les jeux vidéo. Un domaine qui était jusque très récemment la chasse gardée de Microsoft, grâce notamment à l’abondance de pilotes (même si leur qualité peut fortement varier).

Ensuite parce que la situation mondiale l’exige probablement : la mémoire vive est beaucoup plus onéreuse. Le marché exerce sur les éditeurs logiciels une pression jamais vue, après des décennies de croissance presque linéaire sur la quantité toujours plus importante de RAM (ou de mémoire vidéo) dans les configurations. Ce n’est pas un hasard non plus si Apple a insisté pendant sa dernière WWDC sur les optimisations apportées à la fournée 27 de ses systèmes, particulièrement macOS.

« Les derniers mois nous ont redonné de l’énergie »

Plusieurs personnes de l’équipe Windows se sont exprimées dans le sillage de la publication de Pavan Davuluri, le plus souvent pour indiquer que la période était intéressante et qu’il restait beaucoup à venir. Plusieurs laissent penser que cette accélération était attendue de pied ferme. Davuluri l’indique à demi-mots à la fin de son billet :

« Les derniers mois nous ont redonné de l’énergie. Rencontrer des membres de Windows Insiders lors de nos rencontres mensuelles et entendre ce que vous en pensez a été l’un des meilleurs moments. C’est un travail que nos ingénieurs adorent et nous voulons que vous le ressentiez dans le produit. Nous savons que nous avons encore beaucoup à faire, et nous sommes reconnaissants de vivre ce voyage avec vous ».

Certains observateurs semblent y voir un changement fort de signal. Ewan Dalton, de Windows Latest, indique ainsi avoir travaillé plus de 25 ans chez Microsoft. Selon lui, Windows « reçoit de nouveau les soins qu’il mérite ». Il estime que Microsoft s’est développé dans trop de directions pour que le système reste un produit de qualité, notamment avec l’arrivée d’Azure et plus généralement du cloud.

Maintenant que le système est attaqué de toute part (Linux, MacBook Neo, performances, expérience utilisateur…), l’éditeur bougerait enfin dans la bonne direction. La situation sera probablement plus claire d’ici quelques mois et nous ferons le point sur les promesses et les résultats.

Microsoft veut convaincre sur les améliorations de Windows 11 et met l’accent sur la RAM

3 août 2026 à 10:12
Personne ne s'en plaindra
Modernisation et performances de Windows 11 : Microsoft a encore des choses à dire

Pavan Davuluri, vice-président de Microsoft chargé de Windows et des services, a publié un important billet de blog le 31 juillet. Il y renouvelle les engagements de l’entreprise sur les améliorations portées ou à venir de Windows 11, dont les performances.

Le responsable commence par faire le tour des travaux déjà engagés et montrés. Ils sont soit disponibles depuis peu, soit vont arriver ou sont déjà présents dans les préversions de la branche expérimentale du système, accessible depuis le programme Windows Insider.

Il liste ainsi les possibilités de personnalisation de la barre des tâches, la réduction du périmètre des fonctions IA « là où elles ont le plus de sens », la réduction des frictions dans Windows Update, les performances et la fiabilité de l’Explorateur, un plus grand contrôle sur les widgets, un programme Windows Insider plus simple et transparent, ou encore les améliorations sur le Feedback Hub. Les performances, la fiabilité et les « expériences bien conçues » sont à considérer désormais comme la sainte trinité qui guiderait les équipes.

Pavan Davuluri liste également les apports à venir : une recherche plus rapide et efficace, le renforcement de WinUI et son utilisation plus intensive dans le système (dont la fenêtre des propriétés apparue récemment), les fonctions supplémentaires pour le menu Démarrer et la barre des tâches, une élévation générale de la qualité des pilotes via la Driver Quality Initiative, de meilleures performances pour de nombreux composants, le support des webcams ESS pour Windows Hello ou encore un effort général de réduction de l’empreinte mémoire.

Certaines zones du système font l’objet d’une attention particulière, selon le responsable. D’abord, une expérience « out of the box » plus rapide et efficace. Ensuite, une mise en avant des contrôles parentaux (en particulier lors de la première configuration de l’ordinateur), ou encore des optimisations sur la mémoire consommée.

Un travail spécifique sur la consommation de mémoire

Ce dernier point a été copieusement repris sur X ces derniers jours. Pavan Davuluri pointe spécifiquement les configurations ayant 8 Go de mémoire : « Réduire l’empreinte mémoire Windows pour offrir une expérience Windows rapide et réactive sur tous les PC utilisés quotidiennement par les clients ».

Une phrase loin d’être anodine, pour deux raisons. D’abord, parce que le système de Microsoft a toujours été considéré comme gourmand. L’entreprise semble piquée au vif, particulièrement depuis que Linux apparait de plus en plus comme une alternative viable à Windows pour les jeux vidéo. Un domaine qui était jusque très récemment la chasse gardée de Microsoft, grâce notamment à l’abondance de pilotes (même si leur qualité peut fortement varier).

Ensuite parce que la situation mondiale l’exige probablement : la mémoire vive est beaucoup plus onéreuse. Le marché exerce sur les éditeurs logiciels une pression jamais vue, après des décennies de croissance presque linéaire sur la quantité toujours plus importante de RAM (ou de mémoire vidéo) dans les configurations. Ce n’est pas un hasard non plus si Apple a insisté pendant sa dernière WWDC sur les optimisations apportées à la fournée 27 de ses systèmes, particulièrement macOS.

« Les derniers mois nous ont redonné de l’énergie »

Plusieurs personnes de l’équipe Windows se sont exprimées dans le sillage de la publication de Pavan Davuluri, le plus souvent pour indiquer que la période était intéressante et qu’il restait beaucoup à venir. Plusieurs laissent penser que cette accélération était attendue de pied ferme. Davuluri l’indique à demi-mots à la fin de son billet :

« Les derniers mois nous ont redonné de l’énergie. Rencontrer des membres de Windows Insiders lors de nos rencontres mensuelles et entendre ce que vous en pensez a été l’un des meilleurs moments. C’est un travail que nos ingénieurs adorent et nous voulons que vous le ressentiez dans le produit. Nous savons que nous avons encore beaucoup à faire, et nous sommes reconnaissants de vivre ce voyage avec vous ».

Certains observateurs semblent y voir un changement fort de signal. Ewan Dalton, de Windows Latest, indique ainsi avoir travaillé plus de 25 ans chez Microsoft. Selon lui, Windows « reçoit de nouveau les soins qu’il mérite ». Il estime que Microsoft s’est développé dans trop de directions pour que le système reste un produit de qualité, notamment avec l’arrivée d’Azure et plus généralement du cloud.

Maintenant que le système est attaqué de toute part (Linux, MacBook Neo, performances, expérience utilisateur…), l’éditeur bougerait enfin dans la bonne direction. La situation sera probablement plus claire d’ici quelques mois et nous ferons le point sur les promesses et les résultats.

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