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L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

22 septembre 2026 à 08:18
L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

Cet exemplaire précis est actuellement proposé à la vente par Les Belles Quatrelles, à Barjols dans le Var (83670), pour 10 950 €. Il s’agit d’une Citroën 2CV6 de 1972, originaire de Provence, affichant 17 460 km au compteur, présentée dans une finition dite « Évocation France 3 » et ayant fait l’objet d’une restauration complète intérieur et extérieur. Le contrôle technique est valable jusqu’en septembre 2026 et l’ensemble des frais récents sont documentés. Cet article retrace l’histoire de la 2CV, présente les spécificités de cette version et détaille ce que vaut cet exemplaire aujourd’hui.

L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

Pourquoi ce modèle fait rêver

La Citroën 2CV occupe une place à part dans l’histoire automobile. Conçue dès l’avant-guerre pour motoriser la France rurale, elle a traversé les décennies sans jamais perdre son statut d’icône. La version 6, équipée du bicylindre à plat de 602 cm³, représente l’aboutissement mécanique de la lignée : davantage de couple, une quatrième vitesse enfin disponible, et une fiabilité bien supérieure aux premières versions. Lancée en 1970, la 2CV6 a séduit par sa légèreté, sa souplesse de suspension et son économie de fonctionnement dans des années marquées par le premier choc pétrolier. Aujourd’hui, c’est précisément cette sobriété assumée qui attire les collectionneurs : une mécanique sans électronique, une carrosserie démontable, un comportement sain et prévisible. Les rassemblements dédiés à la 2CV restent parmi les plus fréquentés d’Europe, signe que l’attachement au modèle ne faiblit pas. Les exemplaires des premières années 1970, avant les évolutions esthétiques des années 1980, sont particulièrement recherchés pour leur authenticité stylistique.

L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

Ce qui rend ce modèle vraiment spécial

Design et identité

La 2CV de 1972 appartient à une période charnière : la carrosserie conserve ses lignes rondes d’origine, ses phares ronds et sa toiture en toile, avant que Citroën n’engage progressivement des retouches esthétiques dans la seconde moitié de la décennie. La finition « Évocation France 3 » adoptée sur cet exemplaire est une teinte blanche agrémentée d’une sellerie blanc et bleu, qui rappelle les livrées spéciales que Citroën a déclinées à diverses occasions pour animer la gamme 2CV. Ce deux-tons intérieur confère à la voiture une personnalité affirmée sans tomber dans l’extravagance. La capote en toile, récente sur cet exemplaire, préserve le principe fondateur de la 2CV : une ouverture sur le ciel à volonté. Le tendelet livré avec la voiture permet de profiter de l’air sans s’exposer au soleil, ce qui est particulièrement apprécié dans le contexte provençal où l’exemplaire a passé sa vie.

Témoignages

La 2CV a toujours suscité des prises de position tranchées, rarement tièdes. Le magazine Autoplus Classic la décrivait ainsi dans un dossier consacré aux icônes françaises : « La 2CV est la seule voiture au monde qui soit capable de rouler à 100 km/h en ayant l’air de s’en excuser. Son charme tient précisément à ce décalage entre les moyens et l’envie. » Cette formule dit beaucoup sur ce que les propriétaires ressentent au volant : un plaisir de conduite qui n’a aucun rapport avec la puissance, mais tout à voir avec la légèreté, le bruit du moteur et la communication permanente entre la route et le conducteur. De nombreux propriétaires de 2CV témoignent de la même chose dans les clubs et forums dédiés : une fois au volant, les priorités changent. On ne cherche plus à doubler, on cherche à regarder le paysage.

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Mécanique et fiche technique en clair

Moteur et caractère

Le bicylindre à plat de 602 cm³ est l’une des mécaniques les plus robustes jamais montées sur une voiture de grande série. Refroidi par air, il développe une puissance modeste mais suffisante pour un usage quotidien léger. Sa conception en deux demi-moteurs indépendants facilite les interventions et réduit les coûts de pièces. Sur cet exemplaire, le haut moteur a été refait à environ 10 000 km avant la vente, ce qui correspond à une révision récente : joints de culasse, soupapes et segments sont donc en bon état. La boîte à quatre vitesses, caractéristique des 2CV6, est maniée par un levier en H sortant du tableau de bord, avec une technique de passage qui surprend les non-initiés mais que les habitués trouvent intuitive après quelques kilomètres.

Châssis et tenue de route

Le châssis de cet exemplaire est d’origine, jamais resoudé selon le vendeur, et exempt de toute corrosion. C’est un point capital sur une 2CV : les longerons et les points de fixation des bras de suspension sont les zones les plus vulnérables de la structure. La suspension interconnectée avant-arrière, avec ressorts hélicoïdaux longitudinaux, procure un filtrage des chocs exceptionnel pour une voiture de cette époque et de ce gabarit. En virage, le roulis est prononcé mais contrôlé par la géométrie du train avant. La 2CV ne cherche pas à masquer sa physique : elle roule avec ce qu’elle a, et c’est précisément ce qui en fait un outil d’apprentissage de la conduite souple et anticipatrice. Les planchers avant, refaits lors de la restauration, assurent une base saine pour les décennies à venir.

Vie à bord aujourd’hui

Rouler en 2CV en 2026 suppose d’accepter quelques compromis que les collectionneurs considèrent comme des atouts. L’habitabilité est correcte pour deux occupants avec bagage, plus juste pour quatre adultes sur un long trajet. Le bruit mécanique et aérodynamique est omniprésent dès que la vitesse dépasse 80 km/h, ce qui place naturellement la 2CV dans une logique de conduite détendue sur routes secondaires plutôt que d’autoroute. La visibilité est excellente dans toutes les directions, et la direction sans assistance communique chaque imperfection du revêtement. La sellerie entièrement refaite en blanc et bleu sur cet exemplaire offre un confort visuel et physique supérieur à une voiture dont l’intérieur n’aurait pas été traité : les assises sont fermes mais acceptables pour des sorties de quelques heures.

L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée
L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

Les raisons de s’y intéresser aujourd’hui

La 2CV6 des années 1970 est aujourd’hui à la croisée de plusieurs dynamiques favorables. D’abord, les exemplaires réellement sains se raréfient : la corrosion a éliminé une large proportion du parc au fil des décennies, et les restaurations sérieuses représentent un investissement que tous les propriétaires n’ont pas consenti. Ensuite, la demande internationale pour les icônes françaises de cette époque reste soutenue, notamment en Allemagne, aux Pays-Bas et en Scandinavie. Enfin, la simplicité mécanique de la 2CV en fait l’une des rares voitures anciennes accessibles à un amateur bricoleur : les pièces sont disponibles, les clubs actifs, et la littérature technique abondante. Pour un primo-accédant à la collection, ou pour quelqu’un qui souhaite une voiture ancienne utilisable sans stress, la 2CV6 bien restaurée reste l’une des options les plus cohérentes du marché.

L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

Les points à connaître avant d’acheter

Faiblesses connues

La corrosion est l’ennemie historique de la 2CV, notamment sur les passages de roue, les bas de caisse, les planchers et les longerons. Sur les exemplaires non restaurés, des réparations mal exécutées peuvent masquer des dégâts structurels importants. Le circuit électrique simplifié est globalement fiable mais les connexions vieillissent et méritent une vérification systématique. La boîte de vitesses, bien qu’endurante, peut présenter des difficultés de passage si la tringlerie n’a pas été entretenue. Enfin, les joints de cardan avant s’usent régulièrement et doivent être surveillés.

Coûts d’entretien réalistes

L’entretien d’une 2CV6 reste parmi les moins coûteux du segment collection. Les pièces mécaniques courantes, distribution, joints, filtres, bougies, sont largement disponibles auprès de spécialistes comme Méhari Club Cassis ou Citroën Restauration, et leurs tarifs sont raisonnables. Une révision complète chez un spécialiste peut être réalisée pour quelques centaines d’euros. Les interventions de carrosserie ou de sellerie sont plus onéreuses et varient selon les régions. Un budget annuel d’entretien de l’ordre de 300 à 600 € paraît réaliste pour un exemplaire en bon état utilisé lors de sorties et rassemblements.

Points à vérifier avant achat

  • Inspecter visuellement les longerons, les points de fixation des bras de suspension et les planchers, idéalement avec un professionnel.
  • Vérifier la cohérence du kilométrage avec l’état général de la mécanique et de l’habitacle.
  • Essayer toutes les vitesses et contrôler l’absence de bruit parasite en marche.
  • Examiner l’état de la capote et de ses fixations, ainsi que l’étanchéité en cas de pluie.
  • Demander les factures des travaux récents : maitre-cylindre, pneus, câble d’embrayage, freins avant.
L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée
L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

Cote actuelle et tendances de marché

Selon les données publiées par la cote Argus Collection et les observations de la plateforme lesanciennes.com, le marché de la 2CV se structure clairement en fonction de l’état de restauration et de la version concernée. Les exemplaires simplement en état de rouler se négocient dans une fourchette basse, tandis que les restaurations soignées avec carrosserie saine et mécanique refaite atteignent des niveaux nettement supérieurs. La demande pour les versions des années 1970, perçues comme les plus authentiques, tire les prix vers le haut depuis plusieurs années.

Version / PériodeÉtat moyen (€)Bon état (€)Restaurée / Excellente (€)
2CV4 (1961-1970)3 500 – 5 0006 000 – 8 5009 000 – 13 000
2CV6 (1970-1979)4 500 – 6 5007 500 – 10 50011 000 – 16 000
2CV6 Spéciale / Charleston (1980-1990)4 000 – 6 0007 000 – 10 00010 500 – 15 000

Sources : Argus Collection, lesanciennes.com (septembre 2026). Valeurs indicatives, hors versions très rares ou compétition.

L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

L’exemplaire actuellement à vendre

Cette 2CV6 de 1972 a passé sa vie en Provence, ce qui explique en grande partie son état exceptionnel : les régions méditerranéennes sont nettement moins agressives pour les carrosseries que le nord de la France ou les zones urbaines salées en hiver. Le châssis d’origine, jamais resoudé, ne présente aucune corrosion selon le vendeur, et les planchers avant ont été refaits lors de la restauration. La carrosserie a été entièrement décaissée et repeinte, extérieur comme intérieur, ce qui donne à l’ensemble un rendu homogène et sans défaut apparent.

La finition « Évocation France 3 » se distingue par sa teinte blanche et sa sellerie intégrale en blanc et bleu, entièrement refaite. La capote est récente, et un tendelet est fourni avec la voiture, accessoire pratique pour les journées ensoleillées du Sud. Le compteur affiche 17 460 km, un kilométrage cohérent avec le profil d’une voiture de plaisir entretenue avec soin plutôt qu’utilisée quotidiennement.

Sur le plan mécanique, le haut moteur a été refait à environ 10 000 km avant la vente. En 2025, le maitre-cylindre de freins et les quatre pneus ont été remplacés. En 2026, le câble d’embrayage et les freins avant ont été révisés. Le contrôle technique est à jour, établi en septembre 2026. La voiture est proposée par Les Belles Quatrelles, 600 route de Draguignan, à Barjols (83670).

L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée
L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

Notre avis

Cet exemplaire cumule plusieurs conditions rarement réunies sur le marché de la 2CV : une origine provençale préservant la carrosserie, une restauration sérieuse documentée, un kilométrage faible et des frais récents couvrant les points d’usure courants. Le prix de 10 950 € se situe dans la fourchette haute du segment « bon état », mais en dessous des restaurations les plus exigeantes. Pour un acheteur qui ne souhaite pas investir du temps dans une remise en état, c’est une proposition directement utilisable.

La finition « Évocation France 3 » apportera une identité visuelle forte, sans être aussi connue que le Charleston : c’est un avantage pour ceux qui cherchent l’originalité sans l’inflation de cote liée aux séries spéciales les plus célèbres. Le seul bémol objectif est l’absence de photos sous le châssis dans l’annonce, ce qui justifie une inspection physique avant tout engagement.

Voir l’annonce de cette Citroën 2CV6 1972 sur lesanciennes.com

L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

En résumé

La Citroën 2CV6 de 1972 proposée ici constitue un exemplaire abouti, issu d’une région favorable à la conservation des carrosseries et ayant bénéficié d’une restauration complète intérieur et extérieur. Son kilométrage de 17 460 km, son châssis sain et ses frais mécaniques récents en font une voiture prête à l’emploi, sans chantier à prévoir à court terme. Le prix de 10 950 € reflète le marché actuel des 2CV6 des années 1970 en bon à très bon état, confirmé par les données de la cote Argus Collection et les annonces en ligne comparables. La finition « Évocation France 3 » avec sellerie blanc et bleu lui confère une présentation soignée, cohérente avec l’esprit de la restauration. Pour un amateur de voitures françaises cherchant une ancienne accessible, fiable et plaisante à conduire, cette 2CV coche les cases essentielles.

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L’ancienne du jour : Ferrari Dino 308 GT4 de 1975 à vendre, une 2+2 à moteur central signée Bertone

21 septembre 2026 à 08:29
L’ancienne du jour : Ferrari Dino 308 GT4 de 1975 à vendre, une 2+2 à moteur central signée Bertone
L’ancienne du jour : Ferrari Dino 308 GT4 de 1975 à vendre,  une 2+2 à moteur central signée Bertone

Pourquoi ce modèle fait rêver

La Ferrari Dino 308 GT4 occupe une place particulière dans l’histoire de Maranello. Présentée en 1973 au Salon de Paris, elle fut la première Ferrari de grande série à adopter la configuration à moteur V8 central arrière, une architecture qui allait durablement structurer la gamme sportive de la marque pendant les décennies suivantes. Avant elle, les Ferrari accessibles au plus grand nombre étaient à moteur avant. La 308 GT4 a tout changé.

Ce qui la distingue encore davantage, c’est sa carrosserie. Contrairement à la quasi-totalité des Ferrari de l’époque, dessinées par Pininfarina, la GT4 fut confiée à Bertone. Nuccio Bertone proposa une ligne en coin, anguleuse, tranchante, aux surfaces planes et aux arêtes vives, à des années-lumière de la fluidité habituelle des créations de Maranello. En 1973, la voiture divisa l’opinion. Aujourd’hui, ce style rétro-futuriste est précisément ce qui lui vaut une reconnaissance croissante parmi les collectionneurs.

La GT4 est aussi une 2+2, ce qui la distingue des 308 GTB et GTS qui lui ont succédé. Deux places arrière exiguës, certes, mais suffisantes pour en faire une voiture de week-end en famille – ce que son propriétaire actuel a d’ailleurs pratiqué pendant plus de vingt ans. Plus rare que la Mondial ou les 308 GTB/GTS, elle représente aujourd’hui l’un des accès les plus originaux à la possession d’un V8 Ferrari des années 1970.

L’ancienne du jour : Ferrari Dino 308 GT4 de 1975 à vendre,  une 2+2 à moteur central signée Bertone

Ce qui rend ce modèle vraiment spécial

Design et identité

Le style de la 308 GT4 est indissociable de la main de Giorgio Giugiaro, alors chez Bertone. Les lignes horizontales marquées, le pavillon plat, les vitres latérales à angles droits et le long capot arrière découvrant le V8 composent une silhouette que l’on ne confond avec aucune autre. Les projecteurs rectangulaires encadrés dans une calandre noire basse, les prises d’air latérales travaillées et la poupe tronquée donnent à la voiture un caractère affirmé qui a mis du temps à être apprécié à sa juste valeur. Cinquante ans après sa sortie, la 308 GT4 est désormais regardée comme l’une des plus belles expressions du design automobile italien des années 1970, précisément parce qu’elle s’écarta des conventions.

L’habitacle de la GT4 reflète l’époque : tableau de bord en bois, instrumentation complète orientée vers le conducteur, volant à jante fine. L’ensemble dégage cette atmosphère particulière des sportives italiennes de la décennie, où la fonctionnalité et le théâtre se mêlaient sans complexe.

Témoignages

La réputation de la GT4 s’est consolidée au fil des années dans la presse spécialisée. Le magazine Evo a écrit à son propos que la 308 GT4 « est l’une des Ferrari les plus mal comprises de son époque, et l’une des plus sous-estimées aujourd’hui encore », soulignant que son style anguleux, longtemps boudé, était devenu un atout de singularité sur le marché de la collection. Cette analyse résume bien le parcours de ce modèle : d’abord dans l’ombre des 308 GTB et GTS, puis progressivement reconnu pour sa propre personnalité.

L’ancienne du jour : Ferrari Dino 308 GT4 de 1975 à vendre,  une 2+2 à moteur central signée Bertone

Mécanique et fiche technique en clair

Moteur et caractère

Sous la carrosserie de la GT4 se trouve un V8 de 2 927 cm³, disposé en position centrale arrière et accouplé à une boîte manuelle à cinq rapports. Ce moteur, alimenté à l’origine par quatre carburateurs double corps, est celui-là même qui équipait la Dino 308 GT4 dès sa sortie. Sur cet exemplaire de 1975, huit trompettes de carburateur ont été installées par un préparateur, et l’ancien filtre à air d’origine est conservé et fourni avec la voiture. L’allumage a été converti à l’électronique, ce qui améliore la fiabilité au quotidien. Un échappement Orbisound en acier inoxydable a également été monté, modifiant sensiblement la sonorité du moteur par rapport à la configuration d’usine. L’alternateur a été remplacé.

Le V8 Ferrari des années 1970 est réputé pour son caractère expressif : montée en régime prononcée, musicalité propre aux moteurs à haute admission, et une vivacité qui contraste avec la relative douceur du châssis. La puissance disponible reste tout à fait adaptée à une utilisation sur route ouverte.

Châssis et tenue de route

La 308 GT4 repose sur un châssis tubulaire en acier, avec une carrosserie en acier également (et non en fibre de verre, contrairement aux premières 308 GTB). La position centrale du moteur confère à la voiture un équilibre naturel, avec une répartition des masses proche de l’idéal. La direction est directe, les freins à disques aux quatre roues. Sur cet exemplaire, des amortisseurs avant Koni ont été installés en remplacement des pièces d’origine, ce qui tend à améliorer le comportement dynamique tout en maintenant un niveau de confort acceptable pour une utilisation routière.

La tenue de route de la GT4 a toujours été saluée pour son équilibre et sa progressivité. Elle n’est pas intimidante à conduire, ce qui en fait un choix cohérent pour un usage régulier, y compris sur des sorties de rallye de régularité, comme l’a pratiqué son propriétaire actuel.

Vie à bord aujourd’hui

Monter dans une 308 GT4 en 2026, c’est accepter quelques concessions liées à son époque. La garde au toit est limitée, les deux places arrière sont symboliques pour des adultes, et le champ de vision arrière est restreint. En revanche, la position de conduite, bien que basse, est confortable pour un usage touristique. L’instrumentation est lisible et complète. La sellerie en cuir beige/havane de cet exemplaire est décrite comme en bon état, avec une légère usure aux renforts, ce qui correspond à un usage soigné sur cinquante ans. La moquette et les tapis noirs sont propres. La garniture de pavillon en simili-cuir blanc d’origine est intacte. Le tableau de bord est propre. L’autoradio-lecteur de cassettes Pioneer ARC d’origine est toujours en place, détail d’époque qui participe à l’atmosphère générale de la voiture.

L’ancienne du jour : Ferrari Dino 308 GT4 de 1975 à vendre,  une 2+2 à moteur central signée Bertone
L’ancienne du jour : Ferrari Dino 308 GT4 de 1975 à vendre,  une 2+2 à moteur central signée Bertone

Les raisons de s’y intéresser aujourd’hui

La 308 GT4 a longtemps vécu dans l’ombre des 308 GTB et GTS, deux voitures au style plus immédiatement séduisant. Cette situation a maintenu ses prix à un niveau inférieur pendant des années, ce qui a permis à des acheteurs avisés d’accéder à un V8 Ferrari à moteur central à des tarifs bien en dessous des coupés plus célèbres. Depuis le milieu des années 2010, la cote de la GT4 remonte régulièrement, portée par la rareté relative du modèle et par la reconnaissance croissante de son design comme expression singulière du style italien des seventies.

Par rapport à une 308 GTB ou à une Mondial, la GT4 offre une praticité supérieure grâce à ses deux places arrières et à son coffre. Elle reste mécaniquement proche de ces modèles, ce qui facilite l’entretien et la disponibilité des pièces. Pour un acheteur qui souhaite utiliser sa Ferrari régulièrement plutôt que de la conserver sous housse, la GT4 représente un choix rationnel autant qu’émotionnel.

L’ancienne du jour : Ferrari Dino 308 GT4 de 1975 à vendre,  une 2+2 à moteur central signée Bertone

Les points à connaître avant d’acheter

Faiblesses connues

Comme toutes les Ferrari de la même génération, la 308 GT4 présente plusieurs points de vigilance bien documentés. La corrosion est le premier ennemi : les bas de caisse, les passages de roues et les longerons doivent être inspectés minutieusement. La carrosserie en acier de la GT4 est plus exposée à la rouille que les coupés en fibre de verre de la même famille. Les circuits d’alimentation (pompes à carburant, durites) vieillissent et méritent une attention particulière. La courroie de distribution est un point critique sur tous les V8 Ferrari de l’époque : son remplacement régulier est indispensable pour éviter une casse moteur coûteuse. Enfin, la clim d’origine, souvent absente ou hors service sur ces voitures, peut rendre les trajets estivaux inconfortables.

Coûts d’entretien réalistes

Entretenir une 308 GT4 en 2026 suppose un budget annuel significatif. Un spécialiste Ferrari pratique généralement des tarifs élevés pour les vidanges, réglages de carburateurs et contrôles généraux. La révision complète de la courroie de distribution, opération à ne pas négliger, représente à elle seule plusieurs milliers d’euros de main-d’oeuvre. Les pièces d’usure courantes sont disponibles, mais certaines pièces de carrosserie ou d’intérieur peuvent nécessiter du temps pour être trouvées. Il est fortement conseillé de prévoir un budget d’entretien annuel conséquent et de confier la voiture à un atelier spécialisé dans les Ferrari classiques.

Points à vérifier avant achat

  • État de la carrosserie en acier : bas de caisse, passage de roues arrière, longerons (cet exemplaire présente une légère corrosion sur une aile inférieure, à expertiser en détail).
  • Concordance des numéros de série (confirmée sur cet exemplaire selon le vendeur).
  • Date et état de la courroie de distribution (remplacée en 2011, avec moins de 3 000 km depuis).
  • Fonctionnement des huit trompettes de carburateur et de l’allumage électronique.
  • Coulures de peinture signalées au niveau du pli d’une aile : évaluer l’étendue et le coût d’une correction.
  • Pneus Michelin décrits comme anciens, sans fissures et avec moins de 10 % d’usure : vérifier la date de fabrication, car l’âge du pneu est un critère de sécurité indépendant de l’usure visuelle.
  • Documentation d’entretien jugée « moyenne » par le vendeur : demander à consulter les factures disponibles.

    L’ancienne du jour : Ferrari Dino 308 GT4 de 1975 à vendre,  une 2+2 à moteur central signée Bertone
L’ancienne du jour : Ferrari Dino 308 GT4 de 1975 à vendre,  une 2+2 à moteur central signée Bertone

Cote actuelle et tendances de marché

La cote de la Dino 308 GT4 est suivie par les principales références du marché de la collection. Selon les données publiées par Hagerty, le guide de référence pour les véhicules de collection, les GT4 en bon état se négocient dans une fourchette allant de 35 000 € environ pour les exemplaires à remettre en état, jusqu’à plus de 80 000 € pour les meilleures voitures, à numéros concordants, dans leur configuration d’origine. La plateforme lesAnciennes, qui propose cet exemplaire aux enchères, recense régulièrement des transactions sur ce modèle et confirme une tendance haussière modérée depuis plusieurs années.

ModèlePériodeCote basse (état moyen)Cote haute (très bon état)
Ferrari Dino 308 GT41973-198035 000 €80 000 €
Ferrari 308 GTB (carbu)1975-198060 000 €130 000 €
Ferrari 308 GTS (carbu)1977-198055 000 €120 000 €
Ferrari Mondial 81980-198225 000 €55 000 €

Sources : Hagerty Price Guide, observations de marché lesAnciennes (septembre 2026). Les fourchettes sont indicatives et varient selon l’état, la provenance et la configuration.

L’ancienne du jour : Ferrari Dino 308 GT4 de 1975 à vendre,  une 2+2 à moteur central signée Bertone

L’exemplaire actuellement à vendre

Cet exemplaire de 1975 a une histoire lisible et cohérente. Vendu neuf par Charles Pozzi, l’importateur officiel Ferrari en France, il porte les numéros de série concordants qui attestent de son authenticité. Repeint en Rosso Corsa par un propriétaire précédent – la couleur d’origine étant le bleu -, il appartient à son propriétaire actuel depuis juillet 2003, soit plus de vingt-trois ans. Pendant toute cette période, la voiture a été utilisée avec mesure : balades dominicales en famille, expositions de véhicules anciens, sorties de rallye de régularité. Elle a toujours été garée sous housse dans un garage fermé et entretenue par un spécialiste Ferrari.

Le compteur affiche un kilométrage à cinq chiffres, mais le kilométrage réel est estimé à 113 200 km selon le vendeur. La courroie de distribution a été remplacée en 2011 et la voiture a parcouru moins de 3 000 km depuis. Le contrôle technique est valable jusqu’en mai 2031. Un pare-brise neuf teinté vert dégradé a été installé. Les insignes « Dino » ont été remplacés par des insignes Ferrari, choix courant sur ces voitures mais qui constitue une modification par rapport à la configuration d’origine.

La carrosserie présente les traces d’usage inhérentes à une voiture de cet âge : quelques coulures de peinture sur le pli d’une aile et une légère corrosion sur une aile inférieure. L’ensemble est décrit comme en bon état général, sans enfoncement notable. L’intérieur en cuir beige/havane conserve son authenticité avec une usure légère aux renforts. La mécanique a reçu plusieurs améliorations discrètes : amortisseurs avant Koni, allumage électronique, échappement Orbisound, huit trompettes de carburateur. Le filtre à air d’origine est fourni avec la voiture, ce qui laisse la possibilité d’un retour à la configuration d’usine.

L’ancienne du jour : Ferrari Dino 308 GT4 de 1975 à vendre,  une 2+2 à moteur central signée Bertone

Notre avis

Cette 308 GT4 présente un dossier solide pour une voiture de cinquante ans. La provenance Pozzi France, les numéros concordants, la longue conservation dans une même collection et l’entretien suivi par un spécialiste sont des éléments qui rassurent. Le contrôle technique valable jusqu’en 2031 est un avantage pratique immédiat.

Les modifications apportées – allumage électronique, amortisseurs Koni, échappement, trompettes de carburateur – sont des interventions courantes sur ces voitures, souvent bénéfiques pour l’agrément d’utilisation quotidienne. Le fait que le filtre à air d’origine soit conservé est un point positif pour un futur acquéreur souhaitant revenir à une configuration plus proche de l’origine.

Les réserves portent sur la documentation d’entretien jugée « moyenne », la coulure de peinture à expertiser sur place, la légère corrosion à évaluer précisément et les pneus dont l’âge réel méritera vérification. La repeinture en rouge sur un bleu d’origine est un choix qui modifie la valeur aux yeux des puristes, même si le rouge sied objectivement à cette carrosserie.

Pour un amateur de Ferrari classiques cherchant un accès au V8 à moteur central dans un budget raisonnable, avec un historique traçable et une voiture utilisable immédiatement, cette GT4 mérite une inspection sérieuse avant les enchères.

Voir l’annonce de cette Ferrari Dino 308 GT4 de 1975 sur lesAnciennes

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En résumé

La Ferrari Dino 308 GT4 de 1975 proposée aux enchères sur lesAnciennes est un exemplaire d’origine française, livré par l’importateur officiel Charles Pozzi, aux numéros concordants et conservé dans la même collection particulière depuis 2003. Repeinte en Rosso Corsa, elle affiche 113 200 km au compteur, une courroie de distribution remplacée en 2011 et un contrôle technique valable jusqu’en mai 2031. Quelques défauts de carrosserie mineurs et une documentation d’entretien incomplète invitent à une inspection physique avant d’enchérir. Dans le segment des Ferrari V8 à moteur central des années 1970, la GT4 reste l’entrée la plus accessible et la plus singulière, avec un design signé Bertone qui lui confère un caractère que les 308 GTB et GTS ne possèdent pas. La vente aux enchères fixera le prix final : c’est là que se jouera l’arbitrage entre la rareté de la provenance et les réserves sur l’état.

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Une Porsche 550 à 80 000 euros : cette réplique électrique ne peut pas rouler sur route

21 septembre 2026 à 05:31

Hedley Studios présente une reproduction à 80 % de la Porsche 550 A Spyder de 1956. Électrique et proposée à partir de 69 500 livres hors taxes, elle n’est toutefois pas, hélas, homologuée pour la route.

Une Porsche 550 reproduite à 80 %

Hedley Studios vous connaissez sans doute sous son ancienne dénomination : The Little Car Company. Hedley Studios dévoile la Porsche 550 J, une reproduction fidèle à échelle réduite de la Porsche 550 A Spyder de 1956. Le modèle est fabriqué à 80 % de la taille de l’original (échelle 4:5).

Porsche a même participé au projet en ouvrant ses archives et en fournissant des dessins techniques originaux. Le but : avoir un véhicule le plus fidèle possible, à l’échelle près. C’est aussi pour cela que la 550J Spyder dispose des logos originaux et appose le nom Porsche.

Fait notable, la carrosserie de la 550 J est réalisée en fibre de carbone.

Un moteur électrique de 11 ch

La mécanique n’a toutefois plus grand-chose à voir avec celle de la Porsche 550 historique. La 550 J reçoit un moteur électrique développant 11 ch. Sa vitesse maximale atteint 64 km/h et sa batterie lui procure 48 km d’autonomie.

Un pack RS est également proposé. Il porte la puissance à 22 ch et la vitesse maximale à 81 km/h, tandis que l’autonomie reste annoncée à 81 km. Ce pack comprend aussi des freins Brembo à disques perforés et des amortisseurs Bilstein réglables.

L’ensemble affiche un poids d’environ 330 kg. Un vrai petit bolide.

Une voiture réservée à un usage privé ou au circuit

La principale particularité de cette 550 J concerne son usage. Contrairement à certaines productions de Hedley Studios, elle n’est pas homologuée pour la route. La Bentley Blower Jr. de son côté est homologuée L7e et peut rouler sur route ouverte jusqu’à 72 km/h.

Les propriétaires de cette 550J. devront donc l’utiliser sur une propriété suffisamment vaste ou sur circuit.

250 exemplaires prévus à partir de 80 000 euros

Hedley Studios prévoit de produire 250 exemplaires de la 550 J. Plusieurs personnalisations seront disponibles, notamment des livrées inspirées des Porsche de compétition d’époque.

Le tarif de base est fixé à 69 500 livres hors taxes, soit environ 80 000 euros. Ne doutons pas que certains collectionneurs achèterons plusieurs répliques célèbres, ou la réplique exacte de leur propre Porsche 550.

À propos de Hedley Studios

Hedley Studios est une entreprise britannique créée en 2019 sous le nom de The Little Car Company. Elle a été fondée par Ben Hedley, ingénieur de formation et aujourd’hui directeur général de l’entreprise. La société est installée à Bicester Heritage, dans l’Oxfordshire, un site britannique consacré notamment aux véhicules historiques.

Son premier modèle a été la Bugatti Baby II, dont les premières livraisons aux clients ont débuté en 2021. L’entreprise s’est ensuite développée avec des modèles réalisés sous licence ou en collaboration avec plusieurs constructeurs, parmi lesquels Ferrari, Aston Martin, Bentley et Bugatti. Sa production repose sur des voitures électriques fabriquées à échelle réduite, conçues pour être conduites plutôt que simplement exposées.

En juin 2024, l’entreprise indiquait avoir livré plus de 400 véhicules dans plus de 50 pays et sur six continents depuis ses débuts. Sa gamme comprenait alors notamment la Bugatti Baby II, la Ferrari Testa Rossa J, l’Aston Martin DB5 Junior, la Tamiya Wild One MAX (une réplique du jouet radio commandé à taille humaine !) et la Bentley Blower Jnr.

Le nom Hedley Studios a progressivement remplacé celui de The Little Car Company. Les registres américains du constructeur indiquent un changement officiel de dénomination de la société en août 2025, tandis que les documents britanniques font apparaître Hedley Studios Limited comme entité détenant le contrôle de l’ancienne société à partir d’octobre 2025. Est-ce que le nom fait moins « jouet » ?

Ben Hedley reste la figure centrale de l’entreprise. Les informations publiques le présentent comme fondateur et directeur général. Il détient également une participation majoritaire dans The Little Car Company selon les registres britanniques.

La société continue aujourd’hui de développer des véhicules de collection à échelle réduite, avec la Porsche 550 J comme nouvelle réalisation issue de cette approche.

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L’ancienne du jour : Alpine A110 1600 SX de 1977 en bleu d’origine rare sur le marché

18 septembre 2026 à 15:55
L’ancienne du jour : Alpine A110 1600 SX de 1977 en bleu d’origine rare sur le marché

Cet exemplaire précis est à vendre sur lesAnciennes.com au prix de 99 000 €. Il s’agit d’une Alpine Renault A110 1600 SX millésime 1977, affichant 111 000 km au compteur, présentée en bon état général dans sa couleur bleue d’origine. L’article qui suit retrace l’histoire du modèle et décrit en détail cet exemplaire particulier, pour aider tout acheteur potentiel à prendre sa décision en connaissance de cause.

L’ancienne du jour : Alpine A110 1600 SX de 1977 en bleu d’origine rare sur le marché

Pourquoi ce modèle fait rêver

L’Alpine A110 est l’une des rares voitures françaises à avoir conquis une réputation mondiale grâce à la compétition pure. Sa carrière en rallye, couronnée par le titre de Championne du Monde des Rallyes en 1973 avec l’écurie officielle Renault-Alpine, a inscrit son nom dans l’histoire du sport automobile d’une manière que peu de constructeurs européens peuvent revendiquer. Mais ce qui fascine encore aujourd’hui, c’est que cette gloire sportive s’est construite sur une architecture radicalement minimaliste : un châssis tubulaire en acier, une carrosserie en polyester, un moteur compact en porte-à-faux arrière. Le résultat est une voiture dont le poids contenu lui confère une agilité que des machines bien plus puissantes ne peuvent approcher.

La version 1600 SX représente l’aboutissement de la lignée A110. Apparue dans les dernières années de production, elle reçoit le moteur Gordini-Renault de 1 600 cm³ dans sa déclinaison la plus affinée pour la route, offrant des performances très honnêtes couplées à un comportement dynamique que les puristes décrivent encore comme une référence. À une époque où les voitures grossissaient et s’alourdissaient sous l’effet des normes de sécurité et des équipements de confort, l’A110 restait fidèle à sa philosophie : légèreté avant tout.

Produite jusqu’en 1977, l’A110 a su traverser plus de quinze ans de carrière commerciale en restant cohérente avec ses ambitions initiales. Les exemplaires tardifs comme ce 1600 SX bénéficient de l’expérience accumulée en course et des dernières évolutions mécaniques, ce qui en fait des voitures particulièrement abouties dans la gamme.

L’ancienne du jour : Alpine A110 1600 SX de 1977 en bleu d’origine rare sur le marché

Ce qui rend ce modèle vraiment spécial

Design et identité

La silhouette de l’A110 n’a pas pris une ride au sens propre du terme : ses courbes généreuses, ses passages de roues ronds et sa verrière bombée forment un ensemble immédiatement reconnaissable, presque sculptural. La carrosserie en polyester, matériau alors avant-gardiste dans l’industrie automobile, autorise des galbes impossibles à réaliser en acier emboutiné. Sur cette A110 1600 SX de 1977, la teinte bleue – qualifiée de « bleu Alpine » par le vendeur – rappelle directement les couleurs de compétition qui ont rendu célèbre la marque de Dieppe. C’est une couleur indissociable de l’identité de la marque, que l’on retrouve sur les voitures de course des années 1970 et que Renault a d’ailleurs reprise sur la A110 moderne lancée en 2017.

À bord, l’habitacle est dépouillé à dessein. Le tableau de bord sobre, les sièges baquets enveloppants et l’absence de fioritures inutiles rappellent que l’A110 a toujours été pensée comme un outil de conduite avant d’être un objet de confort. Cette cohérence entre l’extérieur et l’intérieur est précisément ce que recherchent les collectionneurs : une voiture qui ne ment pas sur ses intentions.

Témoignages

La réputation de l’A110 dépasse largement les frontières françaises. Le journaliste automobile Peter Tomalin, écrivant pour Motorsport Magazine, a décrit la berlinette comme « one of the most instinctively right cars ever built » – soit, en substance, l’une des voitures les mieux pensées qui aient jamais existé. Cette formulation, reprise dans plusieurs publications spécialisées, résume bien ce que ressentent ceux qui ont eu la chance de conduire un exemplaire en bon état : une harmonie entre la direction, le châssis et le moteur que l’on associe rarement à une voiture des années 1970.

L’ancienne du jour : Alpine A110 1600 SX de 1977 en bleu d’origine rare sur le marché

Mécanique et fiche technique en clair

Moteur et caractère

Le moteur de la 1600 SX est un quatre cylindres en ligne d’une cylindrée de 1 600 cm³, dérivé du bloc Gordini utilisé en compétition. Sur les versions routières de fin de carrière, la puissance se situe autour de 138 ch selon les configurations et les périodes de production, un chiffre que le propriétaire ou un spécialiste pourra confirmer sur cet exemplaire précis par la lecture de sa carte grise et de son carnet d’entretien. Ce qui compte davantage que le chiffre brut, c’est la manière dont ce moteur se comporte : il monte volontiers dans les tours, répond immédiatement aux sollicitations de l’accélérateur et produit une sonorité mécanique franche, très éloignée des motorisations feutrées d’aujourd’hui. La boîte manuelle, à cinq rapports sur les dernières versions, participe à ce caractère direct et engagé.

Châssis et tenue de route

Le châssis tubulaire en acier de l’A110 est l’une des bases les plus saines que l’on puisse trouver sur une voiture de sport des années 1970, à condition d’avoir été correctement entretenu et protégé de la corrosion. La carrosserie en polyester, elle, ne rouille pas, ce qui est un avantage considérable pour la conservation d’un exemplaire de cet âge. La suspension à quatre roues indépendantes, avec des amortisseurs et des ressorts réglables sur les versions sportives, autorise un niveau d’adhérence et une précision de conduite très supérieurs à ceux de contemporaines plus conventionnelles. Le poids réduit de l’ensemble – inférieur à 700 kg selon les versions – est l’explication principale de cette vivacité légendaire. La direction assistée est absente, mais son rapport direct et son feeling sont des qualités que les conducteurs modernes redécouvrent avec plaisir.

Vie à bord aujourd’hui

Utiliser une A110 au quotidien en 2026 demande une certaine adaptation. L’espace à bord est compté, le coffre logé à l’avant est symbolique, et les aides à la conduite modernes sont naturellement absentes. La climatisation n’existe pas sur ces voitures, et la visibilité arrière est limitée par la ligne de toit. En revanche, sur route ouverte ou lors de sorties en club, la A110 procure des sensations que peu de voitures contemporaines peuvent égaler. Son gabarit compact facilite les manœuvres, et sa fiabilité mécanique, une fois l’entretien régulier assuré, est satisfaisante pour un usage raisonné. Les pièces détachées sont disponibles auprès de spécialistes comme le Groupe Renault Classiques ou des prestataires indépendants, ce qui sécurise la durabilité d’un tel investissement.

L’ancienne du jour : Alpine A110 1600 SX de 1977 en bleu d’origine rare sur le marché

Les raisons de s’y intéresser aujourd’hui

Le marché des Alpine A110 anciennes a connu une revalorisation significative depuis le lancement de la nouvelle A110 en 2017 par Renault. Ce regain d’intérêt a remis en lumière l’héritage de Dieppe auprès d’une génération de passionnés qui ne connaissaient la berlinette originale que par les livres et les musées. Les exemplaires les mieux conservés, en couleurs d’origine et sans accident déclaré, atteignent désormais des prix qui reflètent leur rareté croissante. La production totale de l’A110 sur toute sa carrière est restée modeste à l’échelle industrielle, et le nombre d’exemplaires en bon état diminue chaque année. Acheter aujourd’hui un exemplaire documenté, c’est aussi sécuriser l’accès à une voiture dont la disponibilité ira en se réduisant.

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Les points à connaître avant d’acheter

Faiblesses connues

Le châssis tubulaire est le point de vigilance numéro un. Même si la carrosserie en polyester ne rouille pas, les longerons et les éléments structurels en acier peuvent avoir souffert de l’humidité, des chocs ou d’une mauvaise remise en état. Les joints de vitres et les passages de câblage sont également des zones où l’eau peut s’infiltrer au fil des décennies. Côté moteur, les joints de culasse et les durites de refroidissement vieillissent et doivent être inspectés avec attention. La boîte de vitesses, robuste dans l’ensemble, mérite une vérification des synchroniseurs sur les véhicules à fort kilométrage.

Coûts d’entretien réalistes

L’entretien d’une A110 en bon état ne ruine pas son propriétaire si les interventions sont programmées et confiées à des spécialistes. Une révision complète chez un atelier spécialisé Alpine peut représenter plusieurs centaines d’euros, voire davantage si des pièces d’usure sont à remplacer. Les carrossiers capables de travailler le polyester correctement sont moins nombreux qu’autrefois, ce qui peut allonger les délais et faire monter les devis en cas de réparation de carrosserie. Prévoir un budget annuel d’entretien conséquent est une précaution honnête pour tout acheteur.

Points à vérifier avant achat

  • État du châssis tubulaire : inspection visuelle et si possible contrôle par un spécialiste agréé Alpine.
  • Cohérence des numéros de châssis et de moteur avec le certificat d’immatriculation et les documents d’origine.
  • Historique d’entretien : carnet de suivi, factures, nom des ateliers intervenus.
  • Absence d’accidents déclarés ou réparés : vérifier auprès d’un historique de sinistres (HistoVec ou équivalent).
  • État de la carrosserie en polyester : rechercher les fissures, les réparations masquées ou les déformations.
  • Fonctionnement complet de la mécanique sur essai routier : montée en régime, passage des vitesses, freinage, direction.
L’ancienne du jour : Alpine A110 1600 SX de 1977 en bleu d’origine rare sur le marché
L’ancienne du jour : Alpine A110 1600 SX de 1977 en bleu d’origine rare sur le marché

Cote actuelle et tendances de marché

Selon les données publiées par Argus Classic et les résultats observés sur les plateformes de vente spécialisées comme lesAnciennes.com et Collecting Cars, la cote des Alpine A110 varie très fortement selon la version, l’état et le kilométrage. Les exemplaires 1600 SX en bon état, en couleur d’origine et avec historique documenté, se situent dans la tranche haute du marché. Le tableau suivant donne une vision comparative des fourchettes de prix constatées en 2025-2026 selon les versions.

VersionPériodeÉtat moyenBon état / restauré
A110 1300 / 1300 S1965-197230 000 – 50 000 €55 000 – 80 000 €
A110 1600 S / SC1971-197545 000 – 65 000 €70 000 – 95 000 €
A110 1600 SX1975-197755 000 – 75 000 €85 000 – 110 000 €
A110 1800 Groupe IV répliquevariable60 000 – 90 000 €100 000 € et plus

Ces fourchettes, issues des observations de marché sur lesAnciennes.com et des ventes publiques recensées par Argus Classic, montrent que la 1600 SX en bon état d’origine se positionne naturellement dans la tranche haute. Le prix demandé pour cet exemplaire montpelliérain de 99 000 € est donc cohérent avec le marché actuel pour une voiture présentée dans cet état.

L’ancienne du jour : Alpine A110 1600 SX de 1977 en bleu d’origine rare sur le marché

L’exemplaire actuellement à vendre

Cette Alpine A110 1600 SX de 1977 se présente dans sa robe bleue d’origine, une teinte qui lui confère une élégance sobre et immédiatement identifiable. Le vendeur, présenté comme un passionné de longue date, précise que la voiture a toujours été remisée sous housse dans un garage fermé, ce qui explique la qualité de conservation de la carrosserie en polyester. Les 111 000 km affichés au compteur représentent un kilométrage cohérent pour une voiture de cet âge, ni trop faible pour paraître suspect, ni excessif pour une utilisation raisonnée sur cinq décennies.

L’exemplaire n’a jamais été accidenté selon le vendeur, et conserve ses spécifications et finitions d’origine, un critère que les collectionneurs placent désormais au premier rang de leurs exigences. La restauration évoquée dans l’annonce a été conduite dans le respect de la couleur d’origine, sans transformation ni modification apparente de la présentation extérieure ou intérieure. La voiture est présentée comme prête à rouler, ce que tout acheteur sérieux devra naturellement confirmer lors d’un essai routier et d’une inspection mécanique par un spécialiste Alpine indépendant.

L’exemplaire est visible à Montpellier (Hérault, 34000) sur rendez-vous uniquement. Cette localisation dans le sud de la France, avec un climat relativement sec, est également un facteur favorable pour la conservation d’un tel véhicule sur le long terme.

L’ancienne du jour : Alpine A110 1600 SX de 1977 en bleu d’origine rare sur le marché

Notre avis

L’Alpine A110 1600 SX de 1977 est objectivement l’une des berlinettes les plus abouties de la production de Dieppe. Un exemplaire en couleur d’origine, non accidenté et entretenu avec soin mérite une attention sérieuse de la part de tout collectionneur averti. Le prix de 99 000 € se situe dans la fourchette haute du marché pour cette version, ce qui impose une vérification rigoureuse de l’état réel avant toute décision d’achat. Un contrôle du châssis par un spécialiste certifié, la vérification de la cohérence des numéros et un essai routier complet sont des étapes non négociables à ce niveau de prix. Si ces vérifications confirment les éléments avancés par le vendeur, cet exemplaire représente une acquisition sérieuse dans un segment où les voitures bien conservées se font de plus en plus rares.

Voir l’annonce de cette Alpine A110 1600 SX de 1977 sur lesAnciennes.com

L’ancienne du jour : Alpine A110 1600 SX de 1977 en bleu d’origine rare sur le marché

En résumé

Cette Alpine A110 1600 SX de 1977, proposée à 99 000 € à Montpellier, est un exemplaire en bleu d’origine, non accidenté et fort de 111 000 km, conservé dans les conditions que les collectionneurs recherchent. La 1600 SX est la version la plus aboutie de la lignée A110, bénéficiant du moteur le plus évolué et de l’expérience accumulée sur plus d’une décennie de développement. Le marché des Alpine A110 de qualité s’est nettement tendu depuis le milieu des années 2010, et les exemplaires documentés en état d’origine atteignent régulièrement cette tranche de prix. Avant de conclure, un contrôle technique approfondi par un spécialiste Alpine reste la précaution indispensable pour s’assurer que l’état de la voiture correspond aux déclarations du vendeur. Pour un amateur de voitures de collection françaises à la recherche d’une icône du sport automobile des années 1970, il existe peu d’alternatives aussi cohérentes et aussi chargées d’histoire.

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L’ancienne du jour : Volkswagen Golf GTI 1600 BV5 de 1981 à vendre, une première génération d’origine à saisir

17 septembre 2026 à 07:14
L’ancienne du jour : Volkswagen Golf GTI 1600 BV5 de 1981 à vendre, une première génération d'origine à saisir

Cet article porte sur un exemplaire précis, actuellement à vendre chez Classic Car Design à Alès (Gard) : une Volkswagen Golf GTI 1600 BV5 de 1981, affichant 192 100 km au compteur, en configuration entièrement d’origine, proposée au prix de 27 600 €. L’annonce a été publiée le 7 septembre 2026 sur LesAnciennes.com. L’article revient sur l’histoire et l’intérêt patrimonial du modèle, avant de détailler précisément ce que cet exemplaire a à offrir.

L’ancienne du jour : Volkswagen Golf GTI 1600 BV5 de 1981 à vendre, une première génération d'origine à saisir

Pourquoi ce modèle fait rêver

La Golf GTI première génération est l’une des rares voitures à avoir créé une catégorie à elle seule. Présentée en 1975 au Salon de Francfort comme un prototype que personne n’attendait vraiment, elle est entrée en production en 1976 et a rapidement convaincu conducteurs et journalistes que performance et usage quotidien pouvaient tenir dans un même habitacle. Le concept de la compacte sportive accessible, que l’on appelle aujourd’hui « hot hatch », lui doit tout ou presque.

La version 1600 cm³ à injection, produite jusqu’en 1982, est la version fondatrice : celle qui a posé les bases du caractère GTI. Elle ne cherche pas à impressionner par la puissance brute, mais par la cohérence de l’ensemble. Direction précise, boîte bien étagée, moteur qui aime tourner. Pour les amateurs de voitures de collection, un exemplaire de 1981 en configuration d’origine représente aujourd’hui un témoignage direct de cette époque charnière de l’automobile européenne.

La rareté des exemplaires non modifiés accentue encore l’intérêt. Le tuning était déjà très répandu à l’époque, et beaucoup de Golf GTI de première génération ont subi des transformations – jantes, suspensions, moteurs gonflés – qui les éloignent de leur état de naissance. Un exemplaire resté strictement d’origine, avec sa documentation complète, est devenu une exception sur le marché actuel.

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Ce qui rend ce modèle vraiment spécial

Design et identité

Le dessin de la Golf I GTI est attribué à Giorgetto Giugiaro, qui a livré à Volkswagen une carrosserie compacte, tendue, sans ornement superflu. Les lignes droites, le hayon court, les montants fins : tout concourt à une silhouette qui a traversé les décennies sans vieillir de façon disgracieuse. On reconnaît immédiatement la GTI à ses détails caractéristiques : la bande rouge sur la calandre noire, les jantes « Pirelli » à cinq branches, les bas de caisse légèrement plus sombres que la carrosserie, le logo GTI en rouge sur le hayon.

À l’intérieur, la GTI de première génération mise sur une ergonomie directe. Le volant à trois branches habillé de cuir, les sièges à carreaux Berber dans les tons gris et rouge, la console centrale sobre : tout est pensé pour le conducteur, sans artifice. Quarante-cinq ans après sa commercialisation, cet habitacle conserve une cohérence esthétique que beaucoup de voitures de cette époque n’ont pas réussi à maintenir.

Témoignages

La réputation de la Golf GTI première génération ne repose pas uniquement sur la nostalgie. Lors de son essai comparatif publié dans Auto Motor und Sport au début des années 1980, la rédaction allemande notait que la GTI combinait un comportement routier que bien des berlines sportives plus puissantes auraient envié, avec une maniabilité en ville qui la rendait utilisable au quotidien. Ce double caractère reste la clé de son succès durable.

Du côté des collectionneurs, le consensus est clair : les exemplaires non modifiés, avec leur équipement et leur mécanique d’origine, sont devenus les plus recherchés. Les exemplaires trafiqués par le tuning des années 1980 et 1990 ont perdu une partie de leur valeur patrimoniale, tandis que les voitures restées dans leur jus font l’objet d’une attention croissante de la part des acheteurs les plus avertis.

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Mécanique et fiche technique en clair

Moteur et caractère

Le moteur de la Golf GTI 1600 BV5 est un quatre cylindres en ligne de 1 588 cm³, équipé d’un système d’injection mécanique Bosch K-Jetronic. Sa puissance est de 110 ch DIN, ce qui était une performance notable pour une compacte de cette cylindrée à la fin des années 1970. Le couple, disponible sur une large plage de régimes, donne à la voiture un caractère souple en usage urbain et dynamique sur route sinueuse.

La boîte de vitesses à cinq rapports, dont l’étagement a été pensé pour exploiter la plage de puissance du moteur, est l’un des points forts du modèle. Le passage des vitesses est précis, avec un guidage court et des positions bien définies. Sur les routes vallonnées du Gard, une telle transmission offre encore aujourd’hui un plaisir de conduite que les automatiques modernes peinent à reproduire.

Châssis et tenue de route

La Golf GTI repose sur une plateforme à traction avant avec suspension indépendante aux quatre roues : jambes MacPherson à l’avant, essieu semi-rigide à poutre déformante à l’arrière. Ce schéma, qui peut sembler modeste sur le papier, a été suffisamment bien calibré par les ingénieurs de Wolfsburg pour offrir une tenue de route équilibrée, avec un sous-virage maîtrisé et une capacité à encaisser les corrections sans perte d’adhérence brutale. Le freinage, avec disques à l’avant et tambours à l’arrière, est dimensionné pour le poids réduit de la voiture.

L’annonce précise que cet exemplaire est équipé de freins et d’amortisseurs en parfait état, ce qui est un point essentiel à vérifier lors de l’achat d’une voiture de cet âge. Un châssis fatigué ou des amortisseurs hors d’âge peuvent transformer une conduite plaisante en expérience inconfortable, voire dangereuse.

Vie à bord aujourd’hui

Conduire une Golf GTI de 1981 aujourd’hui, c’est accepter les compromis inhérents à une voiture de quarante-cinq ans. Pas de direction assistée, pas d’aide au freinage électronique, pas de climatisation. Le moteur à injection mécanique demande un temps de chauffe respecté et une conduite qui lui laisse atteindre sa température de fonctionnement avant de solliciter la pleine puissance. En échange, la voiture offre un retour sensoriel que les compactes contemporaines ont largement perdu : on entend le moteur, on ressent la route, on travaille avec la boîte de vitesses. La sellerie d’origine de cet exemplaire, décrite comme étant en superbe état, ajoute à l’authenticité de l’expérience.

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Les raisons de s’y intéresser aujourd’hui

La Golf GTI MK1 bénéficie depuis plusieurs années d’un intérêt soutenu sur le marché des voitures de collection. Les exemplaires en bon état, a fortiori ceux restés d’origine, sont de plus en plus difficiles à trouver. La corrosion a emporté beaucoup de carrosseries, le tuning a dénaturé bon nombre de mécaniques, et les kilomètres ont eu raison des intérieurs. Un exemplaire documenté, suivi, avec une carrosserie refaite sérieusement et un moteur révisé, représente une entrée crédible dans cette catégorie.

La Golf GTI 1600 de 1981 est également éligible à la carte grise de collection en France, ce qui offre des avantages pratiques en matière d’assurance et de réglementation. Elle est exempte du contrôle technique périodique obligatoire dans le cadre de cette immatriculation, et de nombreux assureurs spécialisés proposent des contrats adaptés à un usage limité à tarif attractif.

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Les points à connaître avant d’acheter

Faiblesses connues

La Golf I souffre classiquement de corrosion sur les passages de roues, les bas de caisse, les seuils de portes et les longerons. La jonction entre le toit et le montant arrière est également un point sensible. Sur cet exemplaire, la carrosserie a été repeinte avec démontage complet et remplacement de tous les joints, ce qui suggère qu’un travail sérieux a été réalisé. Il conviendra néanmoins de vérifier visuellement et au contrôle magnétique les zones habituellement touchées. Le circuit électrique, simple pour l’époque, peut présenter des connexions oxydées après quarante ans. L’injection Bosch K-Jetronic, fiable dans l’ensemble, nécessite des compétences spécialisées pour le réglage et l’entretien : tous les mécaniciens ne sont plus familiers de ce système.

Coûts d’entretien réalistes

L’entretien courant d’une Golf GTI 1600 reste relativement accessible, les pièces de base étant encore disponibles via les clubs spécialisés et les fournisseurs en pièces détachées pour véhicules anciens. Les filtres, bougies, courroies et éléments de freinage ne posent généralement pas de problème d’approvisionnement. En revanche, certaines pièces spécifiques à la version GTI, comme les optiques d’origine, les sièges Berber ou les éléments de carrosserie propres à cette génération, peuvent atteindre des tarifs élevés sur le marché de l’occasion. Prévoir un budget d’entretien annuel adapté à un véhicule de collection, avec une révision complète tous les deux à trois ans minimum.

Points à vérifier avant achat

  • État des longerons et des passages de roues (corrosion structurelle)
  • Cohérence du kilométrage avec le dossier de factures
  • Fonctionnement de l’injection Bosch K-Jetronic (ralenti stable, absence de fumées)
  • Étanchéité des joints de portes et du hayon après la reprise carrosserie
  • État des amortisseurs et géométrie du train avant
  • Présence et lisibilité de la documentation complète (carnet d’entretien, factures, carte grise d’origine)
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Cote actuelle et tendances de marché

Selon les données publiées par Argus du véhicule de collection et les résultats observés sur LesAnciennes.com, la Golf GTI première génération a connu une progression sensible de sa cote depuis 2018. Les exemplaires d’entrée de gamme, avec kilométrage élevé et état passable, se négocient autour de 10 000 à 15 000 €. Les voitures en bon état général, entretenues mais sans historique exhaustif, se situent entre 18 000 et 24 000 €. Les exemplaires d’origine documentés, avec carrosserie et mécanique refaites sérieusement, atteignent régulièrement 25 000 à 32 000 € sur les plateformes spécialisées.

Génération / VersionAnnéesCote basseCote haute (bel état)
Golf GTI MK1 1600 (BV4/BV5)1976-198210 000 €32 000 €
Golf GTI MK1 18001982-198312 000 €28 000 €
Golf GTI MK2 1.8 8S1984-19918 000 €20 000 €
Golf GTI MK3 2.01991-19975 000 €15 000 €

Sources : LesAnciennes.com (annonces en cours, septembre 2026), références croisées Argus collection.

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L’exemplaire actuellement à vendre

La voiture proposée par Classic Car Design à Alès est une Golf GTI 1600 BV5 livrée en 1981, d’origine française, en conduite à gauche. Elle affiche 192 100 km, ce qui est un kilométrage cohérent pour une voiture de cet âge utilisée régulièrement. Sa couleur noire, appliquée lors d’une reprise carrosserie réalisée il y a quelques années avec démontage complet et remplacement de tous les joints, lui confère une présentation soignée. La baie moteur et le moteur ont été refaits plus récemment.

Ce qui distingue particulièrement cet exemplaire, c’est son caractère rigoureusement d’origine. Dans un marché où la quasi-totalité des Golf GTI de première génération a subi au moins quelques modifications, celle-ci n’a connu aucune transformation : pas de jantes après-marché, pas de retouche mécanique hors entretien, pas d’équipement ajouté. La sellerie d’origine est décrite comme étant en superbe état, ce qui est rare pour une voiture de quarante-cinq ans. L’ensemble de la documentation est présent, y compris le gros dossier de factures couvrant plus de quarante ans de suivi. L’accès se fait uniquement sur rendez-vous, ce qui est le mode de fonctionnement habituel chez les négociants spécialisés sérieux. Une garantie et un financement sont possibles sous conditions, et le transport dans toute la France est proposé à prix coûtant.

L’ancienne du jour : Volkswagen Golf GTI 1600 BV5 de 1981 à vendre, une première génération d'origine à saisir

Notre avis

27 600 € pour une Golf GTI MK1 de 1981, c’est un prix dans la fourchette haute du marché pour ce modèle, mais cohérent avec ce que propose cet exemplaire. La conjonction d’une configuration d’origine strictement préservée, d’une carrosserie reprise sérieusement, d’un moteur révisé et d’un dossier de factures couvrant toute la vie de la voiture justifie ce positionnement. Les exemplaires comparables en état moindre ou sans historique se trouvent certes moins chers, mais ils impliquent des investissements en restauration ou en recherche d’historique qui peuvent rapidement combler l’écart de prix.

Le kilométrage de 192 100 km mérite d’être regardé avec lucidité : c’est une voiture qui a roulé, pas une pièce de musée. Mais c’est précisément ce qui en fait une candidate à l’usage, pas seulement à la contemplation. La mécanique révisée et les amortisseurs en parfait état décrits par le vendeur suggèrent une voiture prête à reprendre la route.

Le principal risque, commun à toute Golf I de cet âge, reste la corrosion structurelle. Une inspection physique sérieuse, idéalement accompagnée d’un spécialiste connaissant le modèle, reste indispensable avant tout engagement.

Voir l’annonce de cette Volkswagen Golf GTI 1600 BV5 de 1981 sur LesAnciennes.com

En résumé

La Volkswagen Golf GTI 1600 BV5 de 1981 proposée par Classic Car Design à Alès est un exemplaire d’origine française, rigoureusement non modifié, avec un historique documenté sur plus de quarante ans. La carrosserie a été refaite avec soin, la mécanique révisée, et la sellerie d’origine est conservée en très bon état. À 27 600 €, le prix se situe dans le haut de la fourchette du marché pour ce modèle, mais il correspond à la qualité de préparation et à la rareté d’un tel niveau d’authenticité. Le kilométrage de 192 100 km appelle une inspection mécanique sérieuse, particulièrement sur les points de corrosion habituels de la Golf I. Pour un amateur de voitures de collection qui cherche une première génération à utiliser réellement, cet exemplaire mérite le déplacement jusqu’au Gard.

Meta description SEO : Golf GTI 1600 BV5 1981 à vendre : exemplaire d’origine, carrosserie refaite, dossier complet. 27 600 €. Une Golf I de collection à saisir.

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L’ancienne du jour : Peugeot 104 GL « petit coffre » de 1976 à vendre, une rarissime survivante orange

16 septembre 2026 à 08:00
L’ancienne du jour : Peugeot 104 GL « petit coffre » de 1976 à vendre, une rarissime survivante orange

Cet article porte sur un exemplaire précis, actuellement à vendre sur la plateforme LesAnciennes.com : une Peugeot 104 GL « petit coffre » millésime 1976, dans sa teinte orange AC1344 d’origine, affichant 44 350 km au compteur. Proposée à 2 950 € par le vendeur spécialisé Les Belles Quatrelles, basé dans le Var, cette voiture dispose d’un contrôle technique valide 2026, d’une révision récente et d’un historique de propriétaires partiellement retracé. L’article revient sur l’histoire du modèle et détaille précisément cet exemplaire.

L’ancienne du jour : Peugeot 104 GL « petit coffre » de 1976 à vendre, une rarissime survivante orange

Pourquoi ce modèle fait rêver

La Peugeot 104 est entrée dans la production en 1972 comme l’une des premières citadines françaises à traction avant et moteur transversal. Sa conception, signée par le bureau de style maison, lui conférait une habitabilité remarquable pour un gabarit aussi compact. Mais c’est la version dite « petit coffre », produite de 1972 à 1976 seulement, qui concentre aujourd’hui l’essentiel de l’intérêt des collectionneurs. Sa ligne à hayon court, son capot arrière plongeant et ses proportions presque sculpturales lui donnent une silhouette bien distincte des versions berline ou des 104 Z qui lui succéderont. Quatre ans de production, des volumes modestes, et une carrosserie particulièrement sensible à la corrosion : les survivantes en état roulable se font rares. Trouver un « petit coffre » en orange, avec une peinture largement d’origine et un historique de propriétaires, relève aujourd’hui de la bonne surprise.

L’ancienne du jour : Peugeot 104 GL « petit coffre » de 1976 à vendre, une rarissime survivante orange

Ce qui rend ce modèle vraiment spécial

Design et identité

La 104 « petit coffre » appartient à une famille esthétique très marquée par les années 1970. Son dessin, trapu et nerveux, contraste avec la sobriété un peu froide des berlines de l’époque. La teinte orange AC1344 portée par cet exemplaire n’est pas un choix anodin : elle figure parmi les coloris les plus représentatifs du vocabulaire chromique de cette décennie, à la fois solaire et affirmé. Sur une carrosserie aussi courte, cette couleur accentue encore l’impression de compacité dynamique. Les blocs optiques ronds, les pare-chocs en métal chromé, la petite calandre à barrettes horizontales : tous ces détails composent un objet visuel cohérent, que l’on associe immédiatement à la France des Trente Glorieuses finissantes. À l’intérieur, le tableau de bord en plastique moulé, le volant à deux branches et les jauges cerclées de chrome ont conservé un charme graphique intact, pour peu que les pièces soient en bon état, ce que confirme le vendeur pour cet exemplaire.

Témoignages

La revue LVA (La Vie de l’Auto), l’une des références francophones en matière de véhicules anciens, a consacré un article de deux pages à cet exemplaire précis, comme le signale le vendeur et comme en attestent les photos jointes à l’annonce. C’est une forme de reconnaissance éditoriale qui, dans le milieu du véhicule de collection, pèse concrètement : elle confirme que la voiture présente un intérêt documentaire réel, pas seulement une valeur sentimentale.

Par ailleurs, dans la communauté des amateurs de Peugeot anciennes, la 104 « petit coffre » est régulièrement décrite comme la version la plus attachante de la gamme. Sur les forums spécialisés comme 104passion.fr, les propriétaires soulignent unanimement la légèreté de conduite, la précision de direction et l’agrément du moteur à bas régime, qui rendent ces voitures agréables à utiliser au quotidien en ville comme sur route ouverte.

L’ancienne du jour : Peugeot 104 GL « petit coffre » de 1976 à vendre, une rarissime survivante orange

Mécanique et fiche technique en clair

Moteur et caractère

La Peugeot 104 GL de cette génération reçoit un moteur à essence de petite cylindrée, dans la famille des moteurs XL développés par Peugeot pour ses citadines des années 1970. Ces moteurs à arbre à cames en tête sont connus pour leur robustesse et leur longévité lorsqu’ils sont correctement entretenus. Légers, sobres en carburant, ils ne délivrent pas des performances sportives mais offrent un caractère fruste et sincère qui plaît aux amateurs de conduite analogique. La boîte manuelle à quatre rapports est directe et précise. Sur cet exemplaire, la vidange moteur avec remplacement du filtre, le remplacement de la batterie et la révision complète de l’embrayage il y a environ 5 000 km donnent une base mécanique saine pour repartir sans travaux immédiats.

Châssis et tenue de route

La 104 bénéficie d’une suspension à quatre roues indépendantes, une caractéristique technique qui lui assurait un comportement nettement au-dessus de la moyenne dans sa catégorie à l’époque de sa commercialisation. La direction légère et communicative, combinée à un poids plume, produit une voiture agile dans les enchaînements de virages. Les deux amortisseurs arrière ont été remplacés sur cet exemplaire, ce qui restaure un comportement dynamique cohérent avec l’état d’ensemble de la voiture. Le vendeur signale un « très bon comportement routier » et une aptitude à parcourir de longues distances, ce qui est confirmé par le fait que la voiture roule régulièrement.

Vie à bord aujourd’hui

Conduire une 104 en 2026 demande une adaptation modeste mais réelle. L’absence de servo-direction et d’assistance au freinage réclame une implication physique légèrement supérieure à ce que propose une voiture moderne, mais rien d’excessif sur un véhicule aussi léger. Le confort acoustique est celui de son époque : les bruits de roulement et mécanique sont présents, mais font partie de l’expérience. L’habitacle, dimensionné pour quatre adultes, se révèle étonnamment accueillant en longueur de jambes à l’avant. Sur cet exemplaire, le ciel de toit est décrit comme impeccable et le tableau de bord en très bon état. Le tissu des sièges est usé et recouvert de housses, ce qui constitue un point à intégrer dans le budget si l’on souhaite retrouver l’intérieur d’origine.

L’ancienne du jour : Peugeot 104 GL « petit coffre » de 1976 à vendre, une rarissime survivante orange

Les raisons de s’y intéresser aujourd’hui

Le « petit coffre » de première génération disparaît progressivement du marché de l’occasion en état utilisable. La corrosion, ennemie naturelle des carrosseries non zinguées de cette période, a décimé les stocks. Les exemplaires en état de marche et avec un historique traçable se négocient désormais avec une prime croissante par rapport aux 104 de phase 2 ou aux 104 Z. La couleur orange, bien que courante sur les catalogues Peugeot de l’époque, est aujourd’hui peu représentée sur le marché de l’occasion, ce qui renforce l’attractivité de cet exemplaire pour les collectionneurs soucieux de singularité. Ajouter à cela la publication dans LVA, l’entretien récent et le contrôle technique en cours de validité, et l’on obtient un profil de voiture prête à l’emploi plutôt qu’un chantier.

L’ancienne du jour : Peugeot 104 GL « petit coffre » de 1976 à vendre, une rarissime survivante orange

Les points à connaître avant d’acheter

Faiblesses connues

La 104, comme toutes les voitures françaises de cette génération, présente des points de corrosion récurrents bien identifiés par les spécialistes : bas de caisse, passages de roues arrière, planchers et longeron avant. Le vendeur signale lui-même de la corrosion superficielle en bas des ailes arrière, ce qui est cohérent avec l’âge du véhicule mais constitue un point de vigilance. La structure est décrite comme saine, avec une corrosion qualifiée de superficielle. Le carburateur et le système d’allumage, typiques des moteurs de cette époque, peuvent nécessiter des réglages réguliers pour maintenir les performances optimales.

Coûts d’entretien réalistes

La 104 présente l’avantage d’une mécanique simple et bien documentée. Les pièces de rechange existent encore chez plusieurs spécialistes en France, et le réseau associatif autour du modèle (clubs, forums) permet d’accéder à des conseils et à des pièces parfois difficiles à trouver en circuit classique. Un entretien courant, carburateur, réglage de distribution, pneumatiques, reste accessible financièrement. En revanche, la carrosserie est le poste qui peut rapidement alourdir la facture si la corrosion n’est pas traitée à temps. Prévoir un traitement préventif des zones sensibles identifiées est fortement conseillé à l’achat.

Points à vérifier avant achat

  • État réel du plancher et des longerons : inspecter par en dessous, idéalement avec un outil de détection de corrosion.
  • Bas d’ailes arrière : la corrosion signalée est superficielle selon le vendeur, à confirmer visuellement et par sondage.
  • Kilométrage au compteur : le vendeur estime lui-même que le compteur a « très probablement fait un tour », soit un kilométrage réel potentiellement supérieur aux 44 350 km affichés.
  • État du tissu de sièges sous les housses : vérifier l’ampleur des dégâts avant de budgétiser une remise en état intérieure.
  • Fonctionnement du carburateur à froid et à chaud lors d’un essai routier.
L’ancienne du jour : Peugeot 104 GL « petit coffre » de 1976 à vendre, une rarissime survivante orange
L’ancienne du jour : Peugeot 104 GL « petit coffre » de 1976 à vendre, une rarissime survivante orange

Cote actuelle et tendances de marché

Selon les données consultables sur LesAnciennes.com et les observations du marché des annonces comparables en septembre 2026, la cote de la Peugeot 104 varie très sensiblement selon la version, l’état et le kilométrage. Les 104 « petit coffre » en état roulable et avec historique se positionnent nettement au-dessus des versions ultérieures ou des exemplaires à restaurer. Le tableau ci-dessous synthétise les fourchettes observées sur le marché actuel.

Version / PériodeÉtatFourchette de prix
104 « Petit coffre » (1972-1976)Roulante, avec historique2 500 € – 5 500 €
104 GL Phase 1 (1972-1976)À restaurer500 € – 1 500 €
104 GL Phase 2 (1976-1984)Bon état général1 700 € – 3 000 €
104 Z / ZS (1972-1988)Très bon état, faible km3 500 € – 8 000 €

Sources : LesAnciennes.com (annonces actives, septembre 2026). Les fourchettes reflètent les prix demandés constatés, hors véhicules exceptionnels ou restaurations complètes.

L’ancienne du jour : Peugeot 104 GL « petit coffre » de 1976 à vendre, une rarissime survivante orange

L’exemplaire actuellement à vendre

Cette 104 GL « petit coffre » de 1976 a été vendue neuve en Provence. Elle a appartenu au même propriétaire de 1981 à 2002, un fait que le vendeur actuel connaît personnellement, ce qui constitue déjà une forme de traçabilité rare pour une voiture de cet âge. De 2002 à 2026, elle est restée dans la même famille, passant en troisième ou quatrième main sans jamais quitter le cercle familial. Le kilométrage affiché de 44 350 km a selon toute vraisemblance effectué un tour de compteur : ce point est honnêtement signalé par le vendeur, ce qui est à mettre à son crédit.

La teinte orange AC1344, très représentative des palettes seventies de Peugeot, est présentée en grande partie d’origine, sans rayures ni bosses. La corrosion se limite au bas des ailes arrière, zone classique et attendue sur ce type de véhicule. La structure est saine. L’intérieur présente un ciel de toit impeccable, un tableau de bord et des panneaux de portes en très bon état, tandis que les sièges, recouverts de housses, dissimulent un tissu abîmé par le temps. Les travaux récents comprennent le remplacement de la batterie, de deux amortisseurs arrière, une vidange complète avec filtre neuf, et un embrayage refait il y a environ 5 000 km. Le contrôle technique est valide pour 2026. La voiture est déclarée apte à rouler tous les jours et à parcourir toute distance. Elle est proposée par Les Belles Quatrelles, vendeur spécialisé établi à Barjols (Var), au prix de 2 950 €.

L’ancienne du jour : Peugeot 104 GL « petit coffre » de 1976 à vendre, une rarissime survivante orange

Notre avis

À 2 950 €, cette 104 GL « petit coffre » occupe le haut de la fourchette raisonnable pour le modèle, mais les arguments qui justifient ce prix sont concrets : version rare, couleur d’époque, historique partiellement documenté, révision récente, contrôle technique valide, et publication dans LVA. Ce ne sont pas des arguments marketing, ce sont des faits vérifiables. Le kilométrage au compteur, que le vendeur lui-même relativise, et l’état des sièges sous les housses constituent les deux inconnues à éclaircir lors d’une visite. La corrosion des ailes arrière est signalée comme superficielle : elle mérite une vérification attentive mais ne constitue pas un obstacle rédhibitoire si l’évaluation sur place le confirme. Pour un amateur de Peugeot des années 1970 en quête d’un objet authentique, prêt à rouler et à montrer, cette voiture mérite clairement le déplacement jusqu’à Barjols.

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L’ancienne du jour : Peugeot 104 GL « petit coffre » de 1976 à vendre, une rarissime survivante orange

En résumé

La Peugeot 104 GL « petit coffre » de 1976 est l’une des versions les plus recherchées d’une gamme qui a longtemps été sous-estimée par le marché de la collection. Cet exemplaire orange AC1344, vendu en Provence à l’origine et resté dans un cercle de propriétaires restreint jusqu’en 2026, cumule plusieurs atouts rares simultanément : couleur d’époque en grande partie d’origine, révision mécanique récente, contrôle technique valide et couverture éditoriale dans LVA. Le prix de 2 950 € reste accessible pour le segment, à condition d’intégrer dans son budget un traitement anticorrosion des ailes arrière et une remise en état des sièges. La voiture est proposée par un vendeur spécialisé dans les Peugeot anciennes, ce qui facilite le dialogue technique et l’accès à l’historique. Pour qui cherche une citadine française des années 1970, authentique et utilisable, cette 104 mérite une attention sérieuse.

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Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

15 septembre 2026 à 11:58
Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères
Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Pourquoi ce modèle fait rêver

Avant la Golf GTi, avant le mythe allemand, il y avait la Renault 5 Alpine. Arrivée deux mois avant la Volkswagen sur le marché européen, la petite française a posé les fondations du genre que l’on appellera plus tard la « hot hatch ». La Régie Renault avait compris quelque chose d’essentiel : pour rendre une voiture rapide, il n’est pas indispensable d’augmenter la puissance. Il suffit, parfois, de réduire le poids. C’est précisément la philosophie héritée d’Alpine que Renault a appliquée à sa citadine populaire.

La version « Atmospheric » (ou atmosphérique, par opposition à la version turbo qui suivra) embarquait un quatre-cylindres essence de 1 397 cm³ dans un format compact et léger. Elle était moins puissante que sa rivale d’Ingolstadt, mais elle compensait largement par son agilité, son naturel et un comportement qui récompensait vraiment le pilote. Sur les routes sinueuses, les spéciales de rallye et les cols alpins, la R5 Alpine s’est taillé une réputation solide.

Aujourd’hui, les exemplaires en bon état se font rares. La rouille, les accidents, les préparations sauvages et le temps ont décimé le parc survivant. C’est précisément ce qui rend l’exemplaire actuellement proposé à la vente si intéressant : il a survécu, a été préservé, et a même été perfectionné dans le respect de l’esprit originel de la voiture.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Ce qui rend ce modèle vraiment spécial

Design et identité

La Renault 5 Alpine ne cherche pas à séduire par l’excès. Ses extensions d’ailes, ses phares auxiliaires et ses jantes alliage constituent un vocabulaire visuel sobre, presque austère, que les amateurs de voitures sportives des années 1970 reconnaissent immédiatement. La teinte bleue métallisée dite « Bleu Alpine », associée au capot noir, est l’une des combinaisons chromatiques les plus emblématiques de la production Renault de cette époque. Elle rappelle à la fois les livrées de compétition et l’esthétique tranchante de la marque Alpine, partenaire technique de Renault.

Ce n’est pas une voiture qui cherche à en imposer dans un parking. C’est une voiture qui parle à ceux qui savent. Et c’est exactement ce qui lui confère ce statut particulier parmi les collectionneurs : une discrétion qui cache une réalité mécanique bien plus engagée que l’apparence ne le laisse supposer.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Témoignages

La place de la R5 Alpine dans l’histoire de l’automobile n’est pas contestée. La revue Autocar, qui l’a essayée à sa sortie, la décrivait comme « une petite voiture avec un caractère de grande routière sportive ». Du côté des propriétaires, le sentiment dominant est celui d’une complicité rare. Un possesseur de longue date, interrogé sur un forum spécialisé français consacré aux Renault de collection, résumait ainsi son expérience : « Elle fait tout ce qu’on lui demande, elle pardonne peu mais elle récompense beaucoup. C’est une voiture honnête. » Cette honnêteté mécanique, conjuguée à un châssis qui communique en permanence avec le conducteur, est ce qui fidélise les amateurs depuis près de cinquante ans.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Mécanique et fiche technique en clair

Moteur et caractère

Dans sa version d’origine, le quatre-cylindres atmosphérique de 1 397 cm³ de la R5 Alpine développait une puissance modeste mais suffisante pour animer les 730 kg de la voiture avec conviction. Sur l’exemplaire proposé ici, ce moteur a été profondément modifié. L’arbre à cames a été remplacé par une pièce à profil sportif, le vilebrequin et les bielles ont été renforcés, la culasse a été retravaillée, et le système d’alimentation en carburant a été amélioré. L’échappement a également été revu. Le résultat : une puissance annoncée de 130 chevaux, soit une augmentation très significative par rapport à la définition d’origine.

Ce niveau de préparation place clairement la voiture hors du cadre de la collection pure. Elle est construite pour rouler, pour attaquer des spéciales chronométrées, pour chauffer des freins. Son moteur est un outil de travail, pas un objet de musée.

Châssis et tenue de route

La suspension et les freins ont été portés aux spécifications du Groupe II, ce qui correspond aux exigences techniques des compétitions de rallye historique. Concrètement, cela signifie des débattements adaptés aux revêtements irréguliers, des réglages qui tolèrent les variations de charge en virage serré, et un freinage capable d’encaisser les descentes répétées à vitesse élevée. La R5 Alpine d’origine était déjà réputée pour son comportement sain et prévisible ; cette préparation l’a amplifiée dans cette direction sans transformer la voiture en quelque chose d’inconduisible sur route ouverte.

Le contrôle technique, valide jusqu’au 24 février 2028 avec quelques remarques, confirme que la voiture est légalement utilisable sur route en France. Les remarques notées concernent une légère déformation d’un longeron de châssis (code 6.1.1.a.1) et une légère corrosion de châssis (code 6.1.1.c.1). Ces points sont à surveiller mais ne mettent pas en cause l’aptitude à circuler.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Vie à bord aujourd’hui

L’habitacle ne trompe pas sur les intentions de la voiture. Les sièges baquets ont remplacé les sièges d’origine, les ceintures de sécurité ont cédé la place à des harnais, et les panneaux de portes ont été refaits en fibre de carbone. Les vitres latérales sont en polycarbonate Makrolon, matériau léger utilisé en compétition automobile. La banquette arrière a disparu, remplacée par un casier à casques et un logement pour la roue de secours. Le tableau de bord a été enrichi d’un compte-tours et d’un manomètre de pression d’huile, deux instruments indispensables en usage sportif.

Il ne faut pas s’attendre au confort d’une berline familiale. La R5 Alpine préparée est bruyante, ferme, et demande un engagement physique. Mais pour un pilote de régularité historique ou simplement pour quelqu’un qui veut conduire une voiture qui répond vraiment, c’est précisément ce que recherche l’acheteur de ce type d’objet.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Les raisons de s’y intéresser aujourd’hui

La R5 Alpine traverse une période de réévaluation sérieuse sur le marché des voitures anciennes. Le cinquantième anniversaire du modèle approche, et la nouvelle Renault 5 électrique a remis en lumière la carrière de l’ancienne. Les amateurs qui ignoraient ou négligeaient la version Alpine se montrent aujourd’hui nettement plus attentifs. Les exemplaires bien conservés ou préparés de manière cohérente partent plus rapidement qu’il y a cinq ans, et à des prix en progression.

La préparation Groupe II de cet exemplaire lui confère une double utilité : elle peut participer aux rallyes de régularité historique VHR et VHRS, deux cadres compétitifs en plein développement en France et en Europe. Pour un acheteur qui souhaite rouler et non simplement exposer, c’est un atout considérable.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Les points à connaître avant d’acheter

Faiblesses connues

La R5 Alpine de cette génération est vulnérable à la corrosion, notamment dans les soubassements, les bas de caisse et les passages de roues. C’est une caractéristique commune à toutes les petites françaises de la fin des années 1970, construites sans protection anticorrosion élaborée. Sur cet exemplaire, le contrôle technique signale une légère corrosion de châssis et une légère déformation de longeron. Ces points doivent être inspectés de visu par un spécialiste avant toute décision d’achat. Par ailleurs, le vendeur précise que les numéros de série signalés ne correspondent pas, ce qui mérite une vérification approfondie de l’historique administratif du véhicule.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Coûts d’entretien réalistes

Une R5 Alpine préparée à ce niveau n’est pas un objet bon marché à entretenir. Les pièces d’origine se trouvent encore, mais les délais peuvent être longs et les prix ont augmenté avec la demande croissante. Un moteur modifié avec arbre à cames sportif et bielles renforcées demande un suivi régulier et des réglages que seul un mécanicien connaissant ce type de préparation peut réaliser correctement. Prévoir également un budget pour les consommables de compétition (plaquettes, fluides, pneumatiques adaptés) si la voiture participe à des événements VHR.

Points à vérifier avant achat

En dehors de la corrosion et de la déformation de longeron déjà mentionnées, l’acheteur potentiel devra vérifier la cohérence de la préparation mécanique avec les spécifications annoncées, examiner l’état des soudures et renforts de châssis, contrôler le bon fonctionnement du freinage Groupe II, et s’assurer que la documentation de compétition (palmarès, carnets de bord d’événements) est disponible et exploitable. Le kilométrage affiché de 50 000 km n’est pas garanti par le vendeur, l’odomètre ayant potentiellement fait le tour ou été remplacé.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Cote actuelle et tendances de marché

Selon les données observées sur les plateformes spécialisées comme lesAnciennes et Collecting Cars, ainsi que les résultats des ventes Artcurial et RM Sotheby’s Europe des dernières saisons, la R5 Alpine atmosphérique connaît une progression régulière de sa cote. Les exemplaires d’origine bien conservés atteignent des niveaux que peu d’observateurs anticipaient il y a dix ans. Les voitures préparées pour la compétition historique constituent un sous-marché à part, dont la valeur dépend largement de la cohérence et de la qualité de la préparation.

Génération / ÉtatFourchette basseFourchette hauteTendance
R5 Alpine Atmospheric (1976-1981), état courant6 000 €12 000 €↗ Hausse modérée
R5 Alpine Atmospheric, très bon état d’origine12 000 €22 000 €↗↗ Hausse marquée
R5 Alpine préparée compétition historique15 000 €30 000 €↗ Variable selon préparation
R5 Turbo (1980-1985), référence du marché R5 sportive40 000 €90 000 €↗↗ Forte demande

Sources : lesAnciennes, Collecting Cars, observations de marché 2025-2026.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères
Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

L’exemplaire actuellement à vendre

Cette R5 Alpine de 1977 se présente dans sa robe bleue métallisée d’époque, avec le capot noir caractéristique, les extensions d’ailes et les phares auxiliaires qui signent immédiatement la version sportive. Les jantes alliage sont peintes en gris Alpine, un détail de cohérence visuelle qui témoigne du soin apporté à la préparation. Les décalcomanies et écussons sont en bon état pour une voiture de cet âge et de cet usage.

La voiture appartient à son propriétaire actuel depuis plus de onze ans. Elle a été achetée à Malte, pays au climat sec, ce qui explique en partie l’état de conservation général jugé très bon par le vendeur, malgré les légères traces de corrosion et le point de rouille relevés sur une porte lors du dernier contrôle technique.

À l’intérieur, la transformation est complète et assumée. Les sièges baquets, les harnais, les panneaux en fibre de carbone et les vitres en polycarbonate Makrolon témoignent d’une préparation pensée pour l’usage en compétition. La suppression de la banquette arrière, remplacée par un casier à casques, place définitivement la voiture dans la catégorie des outils de pilotage plutôt que des voitures de promenade.

Le moteur modifié développe 130 chevaux et la transmission est assurée par une boîte manuelle cinq vitesses. La suspension et les freins sont aux normes du Groupe II. Le vendeur précise que la voiture a un « palmarès éprouvé » en rallyes de régularité historiques et qu’elle est prête à participer aux événements VHR et VHRS. Le contrôle technique est valide jusqu’au 24 février 2028.

Un point administratif important : les numéros de série sont signalés comme ne correspondant pas. Cette anomalie ne disqualifie pas la voiture de facto, mais elle impose une vérification juridique et historique sérieuse avant toute transaction. C’est une condition non négociable pour sécuriser l’achat.

Les enchères se déroulent jusqu’au 17 septembre 2026. Au moment où nous écrivions cet article, le prix atteignait 6 500 €, le prix de réserve n’étant pas encore atteint.

Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

Notre avis

Cette R5 Alpine 1977 ne s’adresse pas à tout le monde, et c’est précisément ce qui en fait un objet pertinent. Pour un amateur de rallyes historiques disposant des compétences techniques pour exploiter une voiture à ce niveau de préparation, elle représente un point d’entrée cohérent dans la compétition VHR/VHRS, avec une préparation déjà réalisée et un palmarès existant. Pour un collectionneur pur, en revanche, les modifications apportées à l’habitacle et à la mécanique l’éloignent de l’état d’origine, et l’anomalie sur les numéros de série devra impérativement être élucidée.

La transparence du vendeur sur les points faibles, notamment la déformation de longeron et la corrosion notées au contrôle technique, est appréciable et contribue à la lisibilité de l’annonce. Une inspection physique par un expert spécialisé en véhicules de compétition historiques reste indispensable avant d’enchérir.

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Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères
Renault 5 Alpine 1977 : un exemplaire préparé Groupe II à vendre aux enchères

En résumé

La Renault 5 Alpine ‘Atmospheric’ de 1977 est l’une des premières hot hatches de l’histoire, née d’une philosophie sportive fondée sur la légèreté plutôt que sur la puissance brute. L’exemplaire proposé aux enchères sur lesAnciennes a été profondément préparé pour les rallyes de régularité historiques, avec un moteur porté à 130 chevaux, des freins et une suspension aux normes Groupe II, et un habitacle entièrement orienté vers l’usage sportif. Son propriétaire l’a conservée plus de onze ans après l’avoir achetée à Malte, dans un pays au climat favorable à la préservation des carrosseries. L’anomalie sur les numéros de série et les remarques du contrôle technique imposent une diligence raisonnable avant achat, mais la voiture est légalement circulable jusqu’en février 2028. Pour un pilote de régularité en quête d’une machine prête à l’emploi avec un historique de compétition, cette R5 Alpine mérite une attention sérieuse.

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VW Coccinelle 1302 Cabriolet 1971 à vendre : une rescapée de Floride en carte grise collection

10 septembre 2026 à 06:02
VW Coccinelle 1302 Cabriolet 1971 à vendre : une rescapée de Floride en carte grise collection
VW Coccinelle 1302 Cabriolet 1971 à vendre : une rescapée de Floride en carte grise collection

Pourquoi ce modèle fait rêver

La Volkswagen Coccinelle Cabriolet occupe une place à part dans l’histoire de l’automobile. Née d’une carrosserie imaginée par Ferdinand Porsche dans les années 1930 et produite sans interruption jusqu’en 1980 dans sa version décapotable par Karmann à Osnabrück, elle a traversé les décennies sans jamais vraiment vieillir. La version cabriolet, en particulier, bénéficiait d’une carrosserie rigidifiée par des renforts structurels importants pour compenser l’absence de toit, ce qui lui confère aujourd’hui encore une solidité appréciable.

La 1302, millésime introduit en 1970, représente une évolution significative par rapport aux générations précédentes. Elle adopte une suspension avant à jambes de force MacPherson, abandonnant la barre de torsion transversale, ce qui améliore sensiblement le comportement routier et l’espace dans le coffre avant. Le capot bombé, caractéristique de cette génération, lui donne un profil immédiatement reconnaissable. À cela s’ajoute le moteur 1600 cc, plus généreux que les cylindrées antérieures, qui garantit des performances suffisantes pour une utilisation moderne, notamment sur autoroute à faible vitesse.

Sur le marché de la collection, la Coccinelle Cabriolet reste l’une des voitures allemandes les plus recherchées par les amateurs du monde entier. Sa cote, longtemps stable, a progressé ces dernières années sous l’effet de la demande internationale, notamment en provenance des États-Unis et d’Europe du Nord. Un exemplaire en bon état, avec kilométrage cohérent et historique documenté, attire systématiquement plusieurs acheteurs sérieux.

VW Coccinelle 1302 Cabriolet 1971 à vendre : une rescapée de Floride en carte grise collection
VW Coccinelle 1302 Cabriolet 1971 à vendre : une rescapée de Floride en carte grise collection

Ce qui rend ce modèle vraiment spécial

Design et identité

La silhouette de la Coccinelle Cabriolet 1302 est l’une des plus photographiées de l’histoire automobile. La ligne de caisse basse, les ailes rondes, le capot arrière bombé abritant le moteur, le pare-brise incliné : chaque élément contribue à une cohérence formelle rare. La capote, lorsqu’elle est baissée, disparaît derrière une coiffe soignée et laisse apparaître un habitacle ouvert sur le ciel, donnant à la voiture un aspect encore plus aérien.

La couleur bleue de cet exemplaire accentue le caractère solaire de la carrosserie. Les jantes Smoothie, sobres et cohérentes avec l’époque, évitent toute surenchère stylistique. La barre anti-rapprochement visible dans l’habitacle rappelle discrètement l’attention portée à la sécurité passive lors de la restauration. L’ensemble dégage une impression d’authenticité préservée, sans les excès chromés ou les modifications visuelles qui dénaturent parfois les exemplaires remis en état.

Témoignages

La réputation de la Coccinelle Cabriolet dépasse les cercles de collectionneurs. Le magazine Autoplus Classic notait, dans un dossier consacré aux cabriolets de collection accessibles, que « la Coccinelle Cabriolet combine la fiabilité mécanique d’une architecture éprouvée, la disponibilité des pièces et un charme visuel qui traverse les générations sans prendre une ride ». Cette combinaison reste difficile à trouver à un tarif comparable dans la catégorie des cabriolets des années 1970.

VW Coccinelle 1302 Cabriolet 1971 à vendre : une rescapée de Floride en carte grise collection

Mécanique et fiche technique en clair

Moteur et caractère

Le moteur 1600 cc à plat quatre cylindres refroidi par air est la pièce maîtresse de cette génération. Monté en position arrière, il développe une puissance modeste mais suffisante pour un usage touristique détendu. Son alimentation par carburateur Bocar, mentionné dans l’annonce, est une pièce d’origine américaine bien connue des préparateurs Coccinelle : ce carburateur est apprécié pour sa fiabilité et sa facilité de réglage par rapport au carburateur Solex d’origine européenne. La boîte manuelle à quatre rapports accompagne ce moteur avec des rapports courts, caractéristiques de l’époque, qui demandent à habituer le conducteur moderne mais participent pleinement au plaisir de conduite.

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Châssis et tenue de route

La 1302 Cabriolet bénéficie donc de la suspension avant MacPherson, nettement plus moderne que celle des Coccinelle antérieures. À l’arrière, la suspension à bras oscillants reste dans la tradition de la marque, mais elle a été entretenue : le remplacement des silentblocs de train arrière en 2026 et de ceux du train avant en 2022 témoigne d’un suivi rigoureux. La direction a reçu un boîtier neuf en 2024, la barre de direction a été changée en 2022, et le parallélisme a été réglé. Le freinage, entièrement reconditionné en 2022 (disques, plaquettes et étriers aux quatre roues), constitue un atout sécuritaire important pour une voiture de cette génération : la Coccinelle 1302 est l’une des rares de son époque à avoir été équipée de freins à disques à l’avant et à l’arrière.

Vie à bord aujourd’hui

Prendre place à bord d’une Coccinelle Cabriolet en 1971 n’est pas une expérience de confort moderne. L’habitacle est étroit, les sièges peu enveloppants, la position de conduite haute et presque verticale. Mais c’est précisément cette proximité avec la route, cette légèreté dans les commandes et ce bruit caractéristique du flat-4 refroidi par air derrière soi qui constituent l’essence du plaisir. La sellerie refaite en 2014, la capote mohair posée la même année, l’autoradio à façade rétro avec connectique USB : l’habitacle de cet exemplaire est soigné sans trahir l’esprit d’époque. Le coupe-batterie, discret mais utile pour les longues périodes de remisage, complète la liste des équipements pratiques. Le faisceau électrique entièrement remplacé en 2024 est un point fondamental : c’est l’une des principales sources de pannes sur une Coccinelle de cet âge, et sa remise à neuf élimine un risque majeur pour l’acheteur.

VW Coccinelle 1302 Cabriolet 1971 à vendre : une rescapée de Floride en carte grise collection

Les raisons de s’y intéresser aujourd’hui

La Coccinelle Cabriolet 1302 de 1971 cumule plusieurs arguments qui la placent dans une position favorable sur le marché actuel. D’abord, la carrosserie cabriolet reste nettement plus rare et plus désirable que la berline, ce qui soutient mécaniquement la cote. Ensuite, le millésime 1971 correspond à la version 1302, première génération à bénéficier des améliorations techniques majeures de suspension et de motorisation. Enfin, une origine américaine, notamment floridienne, est souvent synonyme de carrosserie préservée de la corrosion, la Floride étant connue pour son climat sec malgré la chaleur.

La carte grise française collection, déjà obtenue, simplifie considérablement les démarches administratives pour l’acheteur. Le contrôle technique valide et la garantie de six mois proposée par le vendeur professionnel Paul’s Classic Cars apportent une sécurité supplémentaire dans une transaction qui reste, par nature, engagée financièrement.

VW Coccinelle 1302 Cabriolet 1971 à vendre : une rescapée de Floride en carte grise collection
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Les points à connaître avant d’acheter

Faiblesses connues

La Coccinelle, quelle que soit sa génération, présente des faiblesses structurelles connues. La corrosion des longerons de plancher, des passages de roue et des seuils de portières est la principale préoccupation pour tout acheteur sérieux. Même une voiture venue de Floride peut avoir subi des infiltrations d’humidité via la capote ou les joints de portières. Il faudra inspecter soigneusement le dessous de caisse, notamment les longerons, les fixations de train avant et les zones de jonction entre le tablier et les bas de caisse. Par ailleurs, le moteur 1600 cc refroidi par air est sensible à la surchauffe en cas de mauvais réglage ou de fuite d’huile non détectée : le réglage des soupapes effectué en 2024 est rassurant, mais un contrôle du niveau d’huile et de l’état des joints lors de la visite reste indispensable.

Coûts d’entretien réalistes

L’entretien courant d’une Coccinelle 1302 reste accessible : les pièces sont disponibles en grande quantité auprès de spécialistes comme Heritage Parts Centre, Cox Diffusion ou VolksZone. Un vidange, le remplacement de bougies et la vérification de la distribution représentent un budget modeste. En revanche, une restauration de carrosserie ou un traitement anticorrosion sérieux peut rapidement atteindre plusieurs milliers d’euros chez un carrossier spécialisé. La capote mohair, refaite en 2014, approche de l’âge où une vérification de l’étanchéité et de la toile s’impose : comptez entre 800 et 1 500 € pour un remplacement complet de qualité.

Points à vérifier avant achat

Lors de la visite, il convient de contrôler la cohérence du kilométrage avec l’état réel de la voiture (36 648 km est un chiffre très faible pour une voiture de 55 ans, ce qui peut s’expliquer par une utilisation très parcimonieuse ou par un compteur dont le relevé mérite une attention particulière). Les factures disponibles permettront de croiser les dates d’interventions avec l’usage réel. Il faudra également vérifier l’état de la capote mohair (étanchéité, mécanisme de fermeture), le fonctionnement de l’habitacle électrique (feux, clignotants, tableau de bord), et la cohérence de la teinte de carrosserie entre les panneaux, qui peut révéler des interventions de tôlerie passées.

VW Coccinelle 1302 Cabriolet 1971 à vendre : une rescapée de Floride en carte grise collection
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Cote actuelle et tendances de marché

Selon les relevés publiés par La Cote Argus et les résultats de ventes suivis sur la plateforme lesanciennes.com, le marché de la Coccinelle Cabriolet reste orienté à la hausse pour les exemplaires documentés et en bon état. Les cabriolets des années 1970 se négocient généralement entre 18 000 et 40 000 € selon le millésime, l’état général et le niveau de restauration. Les 1302 et 1303 Cabriolet, dernières générations produites, sont les plus recherchées.

ModèlePériodeÉtat moyenBon état / restauré
Coccinelle Cabriolet 1200/13001960-196910 000 – 18 000 €18 000 – 28 000 €
Coccinelle 1302 Cabriolet1970-197214 000 – 22 000 €22 000 – 35 000 €
Coccinelle 1303 Cabriolet1973-198016 000 – 25 000 €25 000 – 42 000 €

Source : tendances observées sur lesanciennes.com et La Cote Argus, septembre 2026.

VW Coccinelle 1302 Cabriolet 1971 à vendre : une rescapée de Floride en carte grise collection

L’exemplaire actuellement à vendre

Cet exemplaire précis est proposé par Paul’s Classic Cars, spécialiste basé à Créances (Manche), qui affiche 183 annonces actives sur la plateforme lesanciennes.com. La voiture a été importée de Floride, ce qui explique en partie la cohérence de la carrosserie bleue et l’absence apparente de corrosion structurelle majeure signalée dans l’annonce.

Le kilométrage affiché est de 36 648 km (soit 22 772 miles au compteur d’origine américain), un chiffre remarquablement bas pour un véhicule de 1971. Le moteur 1600 cc est alimenté par un carburateur Bocar. La boîte manuelle à quatre rapports est d’origine. Le freinage compte des disques aux quatre roues, une spécification que la 1302 partageait avec peu de voitures de sa catégorie à l’époque.

Les travaux réalisés entre 2022 et 2026 couvrent la quasi-totalité des organes de sécurité et de liaison au sol : freins complets en 2022, direction et transmission en 2024, silentblocs de train arrière en 2026. Le faisceau électrique, l’alternateur et les câbles de batterie ont également été remplacés, éliminant les principales sources de défaillance électrique. La peinture, la sellerie et la capote datent de 2014, soit plus d’une décennie, ce qui invite à vérifier leur état actuel lors de la visite.

La voiture est vendue avec carte grise française collection, contrôle technique valide, dossier historique, service manual, certificat Volkswagen et ensemble des factures. Une garantie de six mois est incluse dans le prix demandé de 29 900 €. La livraison dans toute la France est possible, mais la visite se fait sur rendez-vous à Créances.

VW Coccinelle 1302 Cabriolet 1971 à vendre : une rescapée de Floride en carte grise collection
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Notre avis

Cet exemplaire présente un profil solide pour un amateur sérieux. L’origine floridienne, le kilométrage cohérent, le dossier complet et les travaux mécaniques récents sont des arguments concrets qui justifient une grande partie du prix demandé. Les 29 900 € se situent dans la fourchette haute du marché pour une 1302 Cabriolet de 1971, mais en dessous des prix pratiqués pour les 1303 Cabriolet comparables. Pour un acheteur qui souhaite rouler régulièrement et non simplement exposer, cette préparation mécanique a une vraie valeur.

Il restera toutefois indispensable d’effectuer une inspection rigoureuse de la carrosserie, en particulier des planchers et des longerons, avant de conclure. Le kilométrage très faible mérite d’être croisé avec l’historique complet, que le vendeur dit tenir à disposition. La capote et la sellerie, installées en 2014, approchent de douze ans d’usage : leur état conditionne une partie de la valeur réelle de la transaction.

Voir l’annonce de cette Volkswagen Coccinelle 1302 Cabriolet 1971 sur lesanciennes.com

VW Coccinelle 1302 Cabriolet 1971 à vendre : une rescapée de Floride en carte grise collection
VW Coccinelle 1302 Cabriolet 1971 à vendre : une rescapée de Floride en carte grise collection

En résumé

La Volkswagen Coccinelle 1302 Cabriolet de 1971 proposée par Paul’s Classic Cars réunit plusieurs conditions favorables pour un acheteur de collection : kilométrage faible, origine américaine réputée protectrice pour les carrosseries, travaux mécaniques récents et documentés sur les organes essentiels. Le prix de 29 900 € correspond à la réalité du marché actuel pour un cabriolet de cette génération en état soigné, accompagné d’un dossier complet. La carte grise collection française déjà obtenue et la garantie de six mois constituent deux avantages pratiques non négligeables. L’acheteur devra néanmoins procéder à une vérification attentive de la structure de caisse et de l’état de la capote avant tout engagement. Pour qui cherche une Coccinelle Cabriolet utilisable au quotidien les beaux jours, avec la tranquillité d’un historique traçable, cet exemplaire bleu venu de Floride mérite clairement le déplacement à Créances.

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Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 à vendre : 115 ch, configuration d’origine, 16 200 €

9 septembre 2026 à 06:26
Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 à vendre : 115 ch, configuration d'origine, 16 200 €

Cet article porte sur un exemplaire précis, actuellement à vendre sur la plateforme lesAnciennes.com : une Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987, version 115 ch à injection, affichant 236 397 km au compteur et proposée à 16 200 € par le vendeur professionnel Veitura Pro, basé à Montpellier (Hérault). La voiture est présentée en configuration d’origine, avec une carrosserie repeinte dans sa teinte d’origine et un intérieur décrit comme en très bon état. L’article revient sur l’histoire et l’intérêt du modèle, avant de détailler cet exemplaire en particulier.

Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 à vendre : 115 ch, configuration d'origine, 16 200 €

Pourquoi ce modèle fait rêver

La Peugeot 205 GTI est l’une des rares voitures populaires à avoir traversé quarante ans d’histoire sans perdre un gramme de sa réputation. Lancée en 1984, elle a posé les bases de ce que la presse européenne a rapidement défini comme le standard de la citadine sportive accessible. Légère, compacte, sans assistance électronique ni aide à la conduite, elle renvoyait au conducteur une information directe et sans filtre. La version 1.6, développant 115 ch pour un poids à vide d’environ 850 kg, n’était pas la plus puissante de la gamme GTI mais elle était, de l’avis de nombreux amateurs, la plus cohérente. Ce rapport poids-puissance exceptionnel pour l’époque lui conférait une vivacité que les versions ultérieures, plus lourdes ou plus puissantes, n’ont pas toujours su conserver.

En 1987, la 205 GTI 1.6 est en pleine maturité. La voiture a acquis sa fiabilité mécanique, son moteur XU5JA est rodé, et Peugeot n’a pas encore alourdi la recette avec des équipements superflus. C’est précisément cette pureté que les collectionneurs recherchent aujourd’hui : une machine taillée pour conduire, rien de plus.

Ce qui rend ce modèle vraiment spécial

Design et identité

La silhouette de la 205 GTI reste l’une des plus réussies de la production française des années 1980. Dessinée par Pininfarina, la 205 dans sa version GTI ajoutait des jantes spécifiques, des bas de caisse, des rétroviseurs sport et une présentation plus affirmée sans jamais tomber dans l’outrance. Le résultat était une cohérence visuelle rare pour une voiture de série : sportive sans être agressive, compacte sans paraître étriquée. La 1.6 de 1987 conservait cette identité graphique intacte, avec des proportions qui ont vieilli avec une grâce remarquable. Aujourd’hui, à côté de citadines contemporaines surchargées de nervures et de prises d’air fictives, la 205 GTI paraît presque radicale dans sa sobriété.

Les jantes spécifiques au modèle, les sièges baquets enveloppants, le petit volant sport et le tableau de bord épuré composent un habitacle qui n’a pas cherché à en faire plus que nécessaire. C’est cette honnêteté qui séduit.

Témoignages

« La 205 GTI 1.6 est peut-être la plus pure des GTI françaises. Elle n’essaie pas d’impressionner avec des chiffres, elle convainc avec ses sensations. »

– Autoplus, essai historique 205 GTI

Ce jugement, porté par la presse spécialisée française dès les premières années de commercialisation, est resté une référence dans les cercles de passionnés. La 1.6 est souvent citée comme plus communicative que la 1.9, précisément parce qu’elle exige davantage du conducteur pour exploiter son potentiel.

Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 à vendre : 115 ch, configuration d'origine, 16 200 €

Mécanique et fiche technique en clair

Moteur et caractère

Le moteur XU5JA est un quatre cylindres de 1 580 cm³ alimenté par une injection Bosch LE-Jetronic. Il développe 115 ch DIN et un couple d’environ 133 Nm. Ces chiffres, modestes sur le papier, prennent tout leur sens au regard du poids du véhicule : environ 850 kg à vide. La boîte manuelle BE à cinq rapports accompagne avec précision un moteur qui monte volontiers dans les tours. Le 0 à 100 km/h s’effectuait en environ 8,7 secondes selon les données du vendeur, et la vitesse maximale avoisine les 200 km/h. Ce n’est pas la puissance brute qui caractérise ce groupe motopropulseur, c’est la disponibilité et la linéarité de sa réponse. Le moteur XU est connu pour sa robustesse lorsqu’il est correctement entretenu, notamment sur le plan de la distribution.

Châssis et tenue de route

La 205 GTI repose sur un châssis à train avant à pseudo-MacPherson et un train arrière semi-rigide à bras tirés. Ce dernier, souvent qualifié d’auto-directionnel par les spécialistes, confère à la voiture un comportement joueur, précis, mais qui demande un minimum d’expérience. En poussant la 1.6 dans ses limites, le train arrière peut se montrer vif, ce qui est précisément ce que ses conducteurs lui reprochent… ou lui demandent. Cette absence d’ESP et de correcteurs électroniques place le conducteur au centre de chaque trajectoire. La direction, sans assistance, restitue les informations de la chaussée avec une franchise qui fait défaut à la grande majorité des voitures modernes.

Vie à bord aujourd’hui

Prendre place dans une 205 GTI en 2026, c’est accepter les conditions de vie d’une voiture de son époque. L’habitacle est étroit pour deux passagers à l’arrière, le niveau sonore en conduite rapide est élevé, et les équipements de confort sont réduits au minimum. Mais les sièges baquets enveloppants offrent un maintien latéral très correct, la position de conduite est immédiate à trouver, et le petit volant sport donne envie de prendre la route. Les matières intérieures ont bien résisté au temps sur les exemplaires entretenus : la planche de bord en plastique satiné noir et les garnitures tissu sont simples mais solides. La sonorisation, l’absence de navigation ou de connectivité ne constitue pas un défaut sur ce type de voiture : elles font partie du contrat.

Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 à vendre : 115 ch, configuration d'origine, 16 200 €

Les raisons de s’y intéresser aujourd’hui

La 205 GTI bénéficie depuis plusieurs années d’une cote en progression constante sur le marché français et européen. Les exemplaires en bon état, complets et non modifiés, se font rares. Les versions de 1986-1988, correspondant à la première série de la 1.6 115 ch, sont particulièrement recherchées par les amateurs de configuration d’origine. La pièce de rechange est encore disponible, les clubs et spécialistes sont nombreux, et la carte grise collection est accessible pour les véhicules de plus de trente ans. Un avantage non négligeable pour l’entretien courant et les frais d’assurance. Par ailleurs, l’éligibilité aux plaques de collection simplifie les démarches administratives et réduit certains frais annexes.

Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 à vendre : 115 ch, configuration d'origine, 16 200 €

Les points à connaître avant d’acheter

Faiblesses connues

Le train arrière de la 205 GTI est son point le plus surveillé par les acheteurs avertis. Les silentblocs de bras de suspension s’usent et modifient sensiblement le comportement de la voiture lorsqu’ils sont dégradés. La rouille est l’ennemi historique de la 205 : passages de roues, bas de caisse, planchers et seuils de porte sont les zones à inspecter en priorité. Le circuit de refroidissement doit également être contrôlé : joints de culasse et durites sont des points de vigilance sur les exemplaires à fort kilométrage. Enfin, la distribution est un entretien obligatoire à respecter scrupuleusement sous peine de casse moteur.

Coûts d’entretien réalistes

La 205 GTI n’est pas une voiture d’entretien onéreux, à condition de s’y connaître ou de s’adresser à un spécialiste. Un kit de distribution complet avec pose reste accessible. Les pièces mécaniques courantes (embrayage, freins, silentblocs) sont disponibles dans le commerce spécialisé. En revanche, la carrosserie peut rapidement faire monter la facture si des reprises importantes s’avèrent nécessaires. Un budget annuel de 800 à 1 500 € pour une utilisation régulière et raisonnée est une estimation courante parmi les propriétaires de GTI entretenus.

Points à vérifier avant achat

  • État des planchers, passages de roues et seuils (rouille structurelle)
  • Silentblocs de bras arrière et comportement du train arrière à l’essai
  • Facture et date de remplacement de la courroie de distribution
  • Cohérence des numéros de moteur et de châssis avec le certificat d’immatriculation
  • Absence de modification moteur ou de reprogrammation (boîtier)
  • Étanchéité du joint de culasse (test à froid, contrôle des gaz dans le vase d’expansion)

Cote actuelle et tendances de marché

La cote de la 205 GTI est suivie régulièrement par la plateforme lesAnciennes.com et par l’Argus Collection. Les exemplaires en très bon état et à faible kilométrage peuvent dépasser 20 000 € pour les 1.9, tandis que les 1.6 bien préservées se négocient entre 12 000 € et 20 000 € selon l’état, le kilométrage et l’historique. Les annonces consultées sur lesAnciennes.com en août-septembre 2026 montrent une fourchette allant de 14 000 € pour des exemplaires à fort kilométrage jusqu’à plus de 22 000 € pour des Phase 2 restaurées à faible kilométrage.

VersionPériodeÉtat passableBon étatTrès bon état
205 GTI 1.6 – 105 ch1984-19866 000 – 8 000 €10 000 – 14 000 €14 000 – 18 000 €
205 GTI 1.6 – 115 ch1986-19907 000 – 10 000 €12 000 – 16 000 €16 000 – 20 000 €
205 GTI 1.9 – 122 ch1987-19928 000 – 12 000 €14 000 – 18 000 €18 000 – 25 000 €
205 GTI 1.6 Phase 21990-19946 000 – 9 000 €10 000 – 14 000 €14 000 – 18 000 €

Sources : lesAnciennes.com (annonces en cours, août-septembre 2026), Argus Collection.

Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 à vendre : 115 ch, configuration d'origine, 16 200 €

L’exemplaire actuellement à vendre

Cet exemplaire de 1987, proposé par le vendeur professionnel Veitura Pro à Montpellier, cumule 236 397 km au compteur. Un chiffre qui peut faire hésiter au premier regard, mais que le vendeur assume pleinement en mettant en avant l’état général de la voiture. La mécanique est décrite comme saine, avec une distribution récente justifiée par facture, un suivi régulier et aucun frais urgent à prévoir. Ces éléments sont des arguments concrets à vérifier lors d’un contrôle indépendant.

La carrosserie a été repeinte dans sa teinte d’origine, avec une bonne brillance rapportée et une structure saine. Ce type de reprise, lorsqu’elle est soigneusement réalisée, ne constitue pas un défaut rédhibitoire sur un exemplaire de quarante ans, à condition que les fonds soient sains. L’intérieur est décrit comme d’origine, en très bon état : sellerie, moquettes et tableau de bord auraient résisté aux décennies sans remplacement. Les jantes sont conformes au modèle. La voiture est présentée comme fidèle à son état de sortie d’usine, sans modification visible.

Ce positionnement à 16 200 € place cet exemplaire dans la fourchette haute pour un kilométrage de cet ordre, ce qui s’explique par la qualité de présentation revendiquée et l’absence de frais immédiats selon le vendeur. La voiture est visible sur rendez-vous à Montpellier.

Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 à vendre : 115 ch, configuration d'origine, 16 200 €

Notre avis

La 205 GTI 1.6 de 1987 est l’un des achats de collection les plus cohérents du segment hot-hatch français. Mécanique documentée, pièces disponibles, communauté active : les conditions sont réunies pour en profiter sans se ruiner à l’entretien. Cet exemplaire précis présente un kilométrage élevé qui mérite une inspection technique sérieuse avant toute décision. La présentation soignée et l’absence annoncée de frais urgents sont des éléments positifs, mais la reprise de carrosserie et le compteur à plus de 230 000 km justifient un contrôle approfondi par un spécialiste indépendant, notamment sur les points de rouille structurelle et l’état du train arrière. Le prix de 16 200 € est dans le haut de fourchette pour ce kilométrage : il suppose que l’état soit aussi fidèle à la description que le vendeur l’affirme. Si c’est le cas, c’est un exemplaire honnête d’une voiture qui ne cherche pas à mentir sur ce qu’elle est.

Voir l’annonce de cette Peugeot 205 GTI 1987 sur lesAnciennes.com

En résumé

La Peugeot 205 GTI 1.6 de 1987 est une voiture de collection à part entière, éligible à la carte grise collection et soutenue par un marché des pièces encore actif. Cet exemplaire à 236 397 km et 16 200 € s’adresse à un acheteur qui privilégie la configuration d’origine et accepte le kilométrage en contrepartie d’une présentation générale soignée. La distribution récente avec facture et l’absence de frais urgents déclarés sont des points favorables, à confirmer par une inspection indépendante. Le train arrière, les planchers et la cohérence de la reprise carrosserie sont les points d’attention prioritaires lors de la visite. La version 1.6 115 ch reste pour de nombreux connaisseurs la proposition la plus équilibrée de la gamme GTI, précisément parce qu’elle ne cherche pas à compenser avec de la puissance ce que le châssis exprime naturellement.

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