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Vertu Motors dénonce une « guerre secrète contre les automobilistes »

26 octobre 2026 à 15:12

Le PDG de Vertu Motors accuse les gouvernements britanniques de mener une guerre anti-voiture : ZEV, zones 20 mph, taxation au km et restrictions en hausse.

Le patron de l’un des plus grands réseaux de concessionnaires automobiles du Royaume-Uni monte au créneau. Robert Forrester, PDG de Vertu Motors, a prononcé un discours offensif devant plus de 150 rédacteurs en chef, journalistes et diffuseurs réunis pour les London Press Club Awards à Stationers’ Hall, près de la cathédrale Saint-Paul. Dans cette allocution pré-budgétaire, le dirigeant a dressé un réquisitoire sévère contre ce qu’il qualifie de politiques « de plus en plus anti-voiture » menées par les gouvernements nationaux et locaux britanniques. Il a conclu en dénonçant « une guerre secrète contre les automobilistes » — une formulation choc qui résume sa lecture de l’accumulation de mesures restrictives visant l’usage de l’automobile au Royaume-Uni.

Un effet cumulatif néfaste pour les automobilistes et l’industrie

Robert Forrester a pris soin de ne pas contester la justification individuelle de chaque mesure, mais de pointer l’impact collectif d’une série de décisions politiques qui, prises ensemble, rendent selon lui « la conduite plus chère, plus restreinte et moins pratique ». Parmi les politiques épinglées : la généralisation des zones limitées à 20 miles par heure, les restrictions routières contrôlées par caméra — mentionnant spécifiquement les nouvelles restrictions de circulation pour les habitants d’Oxford entrées en vigueur le mois précédent —, les plans de taxation au kilomètre qu’il décrit comme « compliqués, coûteux et incertains », et enfin les règles du mandat sur les véhicules à émissions nulles (ZEV) qui obligent les constructeurs à atteindre des objectifs de ventes de véhicules électriques sous peine d’amendes pouvant atteindre 12 000 livres sterling par véhicule à essence vendu au-dessus du quota.

Sur ce dernier point, Forrester a reconnu que le gouvernement avait amorcé une révision du mandat ZEV — une démarche qu’il salue — mais a insisté pour que cet examen intègre la réalité commerciale de l’industrie. Les objectifs et les amendes applicables aux fourgonnettes sont encore plus contraignants que pour les voitures particulières, ce qui a, selon lui, nui à la production nationale de véhicules légers et utilitaires. Il a par ailleurs défendu une alternative à la taxation au kilomètre : maintenir une taxe sur les véhicules mais la baser sur leur poids plutôt que sur leur usage, une approche qu’il juge plus simple, moins coûteuse à administrer et plus prévisible pour les automobilistes.

La voiture, bien plus qu’un produit de consommation

Au cœur du discours de Robert Forrester se trouve une conviction sur la dimension sociale et économique de l’automobile, qu’il refuse de réduire à un simple produit de consommation. « Pour des millions de personnes — en particulier en dehors de Londres — la voiture signifie la liberté », a-t-il déclaré. Elle représente l’accès au travail, l’accompagnement des enfants à l’école, les visites médicales et la connexion à des territoires que les transports en commun ne desservent tout simplement pas. Cette défense de la mobilité automobile comme infrastructure sociale est au cœur de l’argument de Forrester contre des politiques qu’il considère trop centrées sur les enjeux environnementaux et urbains au détriment des réalités de vie de la majorité des Britanniques.

Le PDG de Vertu Motors n’a pas manqué de rappeler le poids économique du secteur automobile britannique dans son ensemble : près d’un million d’emplois, des fabricants jusqu’aux showrooms du réseau de distribution. Un chiffre qui donne la mesure des enjeux économiques attachés aux décisions politiques affectant le marché automobile, qu’il s’agisse des objectifs ZEV, des politiques de mobilité urbaine ou de la fiscalité sur les véhicules. Vertu Motors emploie personnellement des milliers de collaborateurs à travers ses 196 salles d’exposition au Royaume-Uni, représentant plus de 30 marques automobiles allant de BMW à Toyota en passant par Ford, Audi, MG, Renault, Volvo et Land Rover.

Le dirigeant a adressé un appel explicite à la presse pour qu’elle continue d’examiner les politiques gouvernementales sur l’automobile et d’en expliquer les implications au grand public — une invitation au journalisme de contrôle sur un sujet qui touche directement des millions de ménages britanniques. La tribune des London Press Club Awards, qui rassemblait l’élite du journalisme britannique dans ce qu’il a décrit comme le « foyer spirituel » de la presse nationale, constituait à cet égard un cadre symboliquement puissant pour un plaidoyer en faveur de la liberté de circuler et de la défense des intérêts des automobilistes.

Notre avis, par leblogauto.com

Le discours de Robert Forrester reflète une tension réelle et documentée entre les politiques de transition écologique et les besoins de mobilité quotidienne d’une majorité de Britanniques qui dépendent de leur voiture, particulièrement en dehors des grandes métropoles disposant d’alternatives de transport en commun. La critique du mandat ZEV et de ses amendes de 12 000 livres par véhicule à essence dépassant le quota est fondée sur une réalité commerciale que les constructeurs eux-mêmes ont signalée, et le gouvernement britannique a effectivement entamé une révision de ce dispositif — ce qui valide en partie l’argumentation du PDG de Vertu Motors. La proposition de remplacer la taxation au kilomètre par une taxe basée sur le poids des véhicules mérite un débat sérieux, même si elle n’est soutenue que par une partie des acteurs du secteur et que ses implications sur les recettes fiscales et les comportements d’achat restent à évaluer. Enfin, si la dénonciation d’une « guerre secrète contre les automobilistes » est une formulation volontairement polémique qui simplifie une réalité complexe, elle traduit un malaise réel dans l’industrie automobile britannique face à un environnement réglementaire perçu comme de plus en plus contraignant et peu prévisible.

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Chery dévoile les TIGGO 7 et TIGGO X7 lors de sa Brand Night mondiale

26 octobre 2026 à 13:12

Chery révèle les nouveaux TIGGO 7 et TIGGO X7 à Wuhu lors de sa Brand Night 2026 réunissant des familles du monde entier sous le thème « Pour la Famille ».

Chery a choisi un cadre symbolique et émotionnel pour dévoiler ses deux dernières nouveautés mondiales. La Chery Brand Night s’est tenue le 22 octobre 2026 au Grand Théâtre de Wuhu, en Chine, dans le cadre du Sommet Mondial des Utilisateurs Chery 2026. Sous le thème « Ensemble. Pour la Famille », l’événement a réuni des familles venues du Royaume-Uni, de Pologne, de Roumanie, d’Afrique du Sud, du Brésil et d’Équateur pour partager leurs histoires de vie, en présence de Guibing Zhang, Vice-Président Exécutif de Chery Auto, et des ambassadeurs de la marque Peter Crouch et Edwin van der Sar, deux légendes du football international. Le clou de la soirée était la révélation mondiale du tout nouveau TIGGO 7 et du TIGGO X7 — ce dernier inaugurant une nouvelle série dans la gamme SUV du constructeur chinois.

Le TIGGO 7, conçu pour simplifier la vie familiale quotidienne

La première partie de la Brand Night a mis en lumière le tout nouveau TIGGO 7, présenté comme un SUV taillé pour accompagner les familles dans leur quotidien. Pour illustrer le positionnement de ce modèle, trois familles originaires d’Équateur, de Pologne et du Royaume-Uni ont partagé leurs témoignages sur scène, racontant comment la mobilité fiable et sans stress conditionne leur organisation de vie au jour le jour — que ce soit pour les trajets scolaires, les courses ou les escapades du week-end. Ces récits, bien qu’issus de cultures et de contextes géographiques très différents, ont révélé un besoin commun : un véhicule capable d’offrir une tranquillité d’esprit dans toutes les situations familiales.

Le TIGGO 7 répond à cette attente avec un habitacle spacieux et confortable, une qualité de fabrication affichée comme exceptionnelle et une sécurité annoncée comme relevant des meilleurs standards mondiaux dans ce segment. Positionné comme un SUV de polyvalence familiale, il est conçu pour rendre les trajets urbains chargés plus apaisants et les sorties collectives plus agréables — du dépôt matinal des enfants à l’école jusqu’aux voyages familiaux plus longs. Chery positionne ce modèle comme l’expression directe de sa compréhension des réalités de la vie familiale contemporaine, forgée à partir des retours d’expérience de ses millions de clients à travers le monde.

Le TIGGO X7, premier modèle d’une nouvelle série aventure

Le second temps fort de la soirée était la présentation mondiale du TIGGO X7, qui inaugure une toute nouvelle série dans la gamme du constructeur : la série TIGGO X. Ce modèle s’adresse à des familles aux aspirations plus aventureuses, qui souhaitent combiner le confort et la praticité d’un SUV urbain avec la capacité de s’affranchir des routes ordinaires lors de voyages en nature ou d’explorations plus lointaines.

Pour préparer ce lancement, trois familles de Roumanie, d’Afrique du Sud et du Brésil ont témoigné de la manière dont la dynamique familiale peut devenir un moteur d’ambition personnelle et collective — en se soutenant mutuellement dans les carrières, les passions et les projets d’exploration du monde. Ces histoires ont permis d’ancrer le TIGGO X7 dans une réalité émotionnelle : celle de familles qui cherchent à vivre pleinement, sans renoncer au confort quotidien ni à l’envie d’aventure.

Le TIGGO X7 est présenté comme capable de gérer facilement des conditions routières variées, tout en maintenant le confort et la praticité nécessaires pour les trajets urbains réguliers. Des vacances en montagne aux escapades en pleine nature, il se veut un compagnon de route polyvalent pour les familles qui refusent de choisir entre la vie pratique de tous les jours et les aventures hors des sentiers battus. Ce positionnement aventure distingue clairement la série TIGGO X de la série TIGGO classique dans la hiérarchie de la gamme Chery.

Un sommet mondial pour consolider le lien avec 4,55 millions de clients

Au-delà des lancements de modèles, la Chery Brand Night s’inscrit dans une stratégie de marque plus large visant à renforcer le lien émotionnel entre Chery et sa communauté mondiale de clients. Guibing Zhang a insisté sur la dimension engageante de la philosophie de marque : « “Pour la Famille” n’a jamais été qu’un slogan. C’est la norme selon laquelle nous construisons nos véhicules et le but de notre engagement à servir les familles du monde entier. »

Avec plus de 4,55 millions de clients actifs dans le monde, Chery dispose d’une base de fidèles suffisamment large pour donner à ses événements mondiaux une dimension authentique et participative. Le format choisi pour ce Sommet Mondial des Utilisateurs — mêlant témoignages familiaux, révélations de produits et présence de personnalités culturelles comme Peter Crouch et Edwin van der Sar — vise à transformer la relation commerciale en communauté de valeurs partagées autour de la famille et de la mobilité. Cette approche de marketing expérientiel, qui met les familles réelles au centre de la narration plutôt que les seules caractéristiques techniques des véhicules, constitue une spécificité de la communication de Chery sur ses marchés internationaux.

Notre avis, par leblogauto.com

La Chery Brand Night est un exercice de communication de marque soigné qui démontre la maturité croissante de Chery dans sa stratégie de conquête des marchés internationaux, en plaçant l’émotion et les valeurs familiales au cœur de sa narration plutôt que de se limiter à des arguments techniques. Le lancement simultané du TIGGO 7 et du TIGGO X7 lors d’un même événement mondial avec des familles de six pays différents est une mise en scène ambitieuse qui souligne la dimension globale des ambitions commerciales du constructeur. La création de la nouvelle série TIGGO X avec le X7 comme premier modèle est une décision stratégique qui permet à Chery de structurer sa gamme SUV avec une distinction claire entre usage familial quotidien et vocation aventure, ce qui facilitera le positionnement marketing et la compréhension de l’offre par les acheteurs potentiels. Enfin, la présence de Peter Crouch et Edwin van der Sar comme ambassadeurs de marque cible explicitement les marchés européens — notamment le Royaume-Uni et les Pays-Bas — où ces figures du football jouissent d’une forte notoriété populaire, en cohérence avec la stratégie d’expansion européenne annoncée par Chery au Mondial de Paris quelques jours plus tôt.

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Volkswagen alerte sur la pression chinoise

23 octobre 2026 à 14:21

Volkswagen alerte sur la pression chinoise et les faibles marges des constructeurs européens, et réclame des règles plus souples.

Les constructeurs automobiles européens généralistes font face à une pression croissante, entre concurrence chinoise, évolution du marché et nécessité de proposer des voitures électriques à des prix accessibles. Le 13 octobre 2026, à l’occasion du Salon de l’automobile de Paris, Oliver Blume, président-directeur général du groupe Volkswagen, a appelé les pouvoirs publics à adopter une réglementation plus flexible et à mettre en place des incitations en faveur de la production locale. Selon lui, le modèle économique des constructeurs de grande diffusion est soumis à une pression particulièrement forte en Europe. Volkswagen, Stellantis et Renault, qui représentent ensemble plus de 60 % de la production automobile européenne, doivent notamment concilier des volumes de vente importants, des coûts maîtrisés et le développement de véhicules électriques abordables. Dans le même temps, les marques chinoises multiplient leur présence sur le marché européen, alors que leur marché domestique ralentit. Cette concurrence renforce les inquiétudes des industriels européens, particulièrement exposés aux segments où les marges sont traditionnellement faibles. Pour Oliver Blume, l’enjeu dépasse les résultats des entreprises : il s’agit aussi de préserver la base industrielle européenne et sa capacité à rester compétitive.

Les constructeurs généralistes face à une concurrence accrue

Lors d’une intervention organisée en marge du Salon de l’automobile de Paris, Oliver Blume a décrit une industrie automobile européenne soumise à une « pression énorme ». Le dirigeant de Volkswagen a notamment mis en avant les difficultés rencontrées par les constructeurs généralistes, confrontés à une concurrence internationale plus intense et à la transformation rapide du marché.

Volkswagen, Stellantis et Renault occupent une place importante dans l’industrie automobile du continent. Ensemble, ces trois groupes représentent plus de 60 % de la production automobile européenne, selon les chiffres rapportés par Reuters. Leur position les expose directement aux évolutions de la demande, aux contraintes réglementaires et aux changements technologiques qui affectent le secteur.

Le segment des véhicules de grande diffusion présente des caractéristiques économiques particulières. Les constructeurs y réalisent des volumes de ventes élevés, mais disposent généralement de marges plus faibles que sur les segments premium. Cette équation devient plus difficile à maintenir lorsque les entreprises doivent simultanément réduire leurs coûts, renouveler leurs gammes et investir dans l’électrification.

« Ce modèle commercial est sous une pression énorme en Europe », a déclaré Oliver Blume. Le dirigeant a ainsi renouvelé l’appel de Volkswagen en faveur de règles plus souples et d’incitations publiques destinées à soutenir la fabrication locale.

Les trois groupes mettent également à profit le salon parisien pour présenter de nouveaux modèles électriques. Cette stratégie intervient alors que la demande européenne pour les véhicules électriques accélère, soutenue notamment par la hausse des prix des carburants et l’élargissement de l’offre de modèles moins coûteux.

Les constructeurs doivent donc répondre à une double exigence : proposer des voitures électriques adaptées au pouvoir d’achat des clients tout en préservant la rentabilité de leurs activités. Pour les marques généralistes, la compétitivité dépend ainsi autant du prix de vente des véhicules que de leur capacité à maîtriser les coûts de développement et de production.

La montée des marques chinoises inquiète l’industrie européenne

La présence des constructeurs chinois au Salon de l’automobile de Paris 2026 illustre l’intensification de la concurrence sur le marché européen. Les marques venues de Chine sont représentées en nombre record lors de cet événement, avec l’objectif de développer leurs ventes en Europe.

Cette expansion intervient alors que le marché automobile chinois connaît un ralentissement. Les constructeurs chinois cherchent donc de nouveaux débouchés à l’étranger, tandis que leurs offres renforcent la concurrence sur les prix et les segments accessibles aux particuliers.

Pour les fabricants européens, l’arrivée de véhicules importés à bas prix constitue une source d’inquiétude supplémentaire. Les marques généralistes sont particulièrement exposées, car elles s’adressent à une clientèle sensible au prix et doivent vendre des volumes importants pour soutenir leur activité industrielle.

Dans ce contexte, le développement de voitures électriques abordables devient un enjeu stratégique. Volkswagen, Stellantis et Renault présentent de nouveaux modèles électriques à Paris alors que la demande progresse sur le continent. La hausse des prix des carburants et l’élargissement de l’offre de véhicules à moindre coût participent à cette évolution.

La transition vers la motorisation électrique représente toutefois un défi industriel et commercial. Les constructeurs doivent renouveler leurs gammes tout en conservant des prix compétitifs, alors même que leurs marges sont déjà sous pression sur les segments de grande diffusion.

Oliver Blume estime que les industriels européens ne peuvent pas construire leur avenir uniquement sur les bénéfices tirés des exportations. Il a insisté sur la nécessité de disposer d’entreprises rentables, résilientes et compétitives, capables de maintenir une activité industrielle solide en Europe.

Cette position s’inscrit dans le débat plus large sur la compétitivité de l’industrie automobile européenne face à la progression des constructeurs chinois. Elle souligne les difficultés auxquelles les groupes historiques doivent répondre dans un marché en mutation, où la maîtrise des coûts et la capacité à commercialiser des voitures électriques accessibles deviennent des facteurs déterminants.

Volkswagen réclame des règles plus flexibles

Face à ces difficultés, Oliver Blume appelle les responsables politiques à soutenir davantage la production automobile européenne. Volkswagen défend notamment une réglementation plus flexible et des incitations destinées à favoriser la fabrication locale.

Pour le dirigeant, la préservation de la base industrielle européenne constitue une priorité. Il considère que les entreprises du continent doivent pouvoir rester compétitives dans un environnement marqué par l’évolution de la demande, les investissements nécessaires à l’électrification et la concurrence des importations.

Les déclarations interviennent alors qu’Oliver Blume pilote une vaste restructuration de Volkswagen. Présentée comme la plus importante de l’histoire du groupe, elle comprend des dizaines de milliers de suppressions d’emplois et de possibles fermetures d’usines. Le projet se heurte à l’opposition des syndicats, ce qui souligne les tensions sociales liées à l’adaptation du constructeur aux nouvelles conditions du marché.

La situation de Volkswagen illustre ainsi les arbitrages auxquels sont confrontés les grands groupes automobiles européens. Ils doivent ajuster leurs capacités industrielles et leurs coûts tout en développant de nouveaux véhicules, notamment électriques, pour répondre à l’évolution de la demande.

Les revendications d’Oliver Blume concernent également Stellantis et Renault, deux autres acteurs majeurs du marché généraliste européen. La part importante de ces groupes dans la production automobile du continent rend leurs performances déterminantes pour l’avenir industriel du secteur.

Aucune mesure précise supplémentaire n’a été annoncée dans les déclarations rapportées. Le dirigeant a néanmoins réaffirmé la nécessité d’un cadre réglementaire plus souple et d’incitations à la production locale pour renforcer la compétitivité des entreprises européennes.

Le débat porte donc sur la capacité de l’Europe à maintenir une industrie automobile solide tout en poursuivant la transition vers les véhicules électriques. Entre pression sur les prix, marges réduites, concurrence chinoise et restructurations industrielles, les constructeurs généralistes doivent adapter leur modèle économique sans compromettre leur rentabilité.

Notre avis, par leblogauto.com

Les déclarations d’Oliver Blume mettent en évidence les difficultés économiques des constructeurs généralistes européens, dont les volumes élevés s’accompagnent de marges traditionnellement faibles. Volkswagen, Stellantis et Renault doivent financer le développement de voitures électriques abordables tout en faisant face à la progression des marques chinoises. La restructuration engagée chez Volkswagen illustre également les conséquences industrielles et sociales de cette adaptation. Les demandes de réglementation plus flexible et de soutien à la production locale traduisent la volonté des constructeurs de préserver leur compétitivité en Europe.

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INEOS Grenadier Helmsman 2027 : le 4×4 des plaisanciers

23 octobre 2026 à 12:08

INEOS Grenadier Helmsman 2027 : prix dès 70 995 £, remorquage de 3 500 kg et équipements dédiés aux activités nautiques.

INEOS enrichit sa gamme de tout-terrain avec le Grenadier Helmsman, une édition spéciale destinée aux propriétaires de bateaux et aux amateurs d’activités nautiques. Disponible pour l’année-modèle 2027 en version break cinq portes et en pick-up Quartermaster, ce modèle mise sur une présentation spécifique et des équipements adaptés aux loisirs de plein air. Au Royaume-Uni, son prix de départ est fixé à 70 995 livres sterling et les commandes sont déjà ouvertes. Malgré son positionnement orienté vers le remorquage et les usages nautiques, le Grenadier Helmsman ne bénéficie pas de capacités techniques inédites par rapport aux autres versions du 4×4. Sa capacité de remorquage d’une remorque freinée de 3 500 kg et sa profondeur de gué maximale de 800 mm figuraient déjà parmi les caractéristiques du Grenadier classique. Cette série limitée se distingue donc essentiellement par son design, sa finition et sa dotation en équipements, plutôt que par des évolutions mécaniques ou une amélioration de ses aptitudes en tout-terrain. INEOS n’a pas communiqué de volume de production précis pour cette édition spéciale.

Un 4×4 conçu pour les propriétaires de bateaux

Avec le Grenadier Helmsman 2027, INEOS cible une clientèle qui recherche un véhicule capable d’accompagner des activités nautiques et des sorties en plein air. Le constructeur propose cette édition spéciale sous deux formes : le break Grenadier à cinq portes et le pick-up Grenadier Quartermaster. Les deux configurations s’inscrivent dans la gamme des véhicules tout-terrain de la marque.

La capacité de remorquage constitue un argument important pour cette clientèle. Le Grenadier a été conçu dès son lancement pour tracter une remorque freinée pesant jusqu’à 3 500 kg. Cette aptitude permet notamment d’envisager le transport de charges remorquées importantes, un critère pertinent pour les propriétaires de bateaux. Il ne s’agit toutefois pas d’une caractéristique exclusive au Helmsman : les versions classiques du Grenadier, y compris le Quartermaster, disposent déjà de cette capacité.

La profondeur de gué maximale annoncée atteint également 800 mm. Là encore, cette donnée correspond aux capacités du modèle de base et non à une amélioration spécifique apportée à cette édition nautique. INEOS ne fait état d’aucune modification technique destinée à renforcer les performances du véhicule dans l’eau ou à améliorer sa résistance à l’eau salée.

Un détail mérite par ailleurs d’être relevé dans la configuration britannique : malgré le positionnement du Helmsman auprès des plaisanciers, la boule d’attelage reste proposée en option. Le pack Advanced Towing est, quant à lui, fourni de série. Le pack Rough, consacré à la conduite hors route, figure également parmi les équipements optionnels.

Cette répartition distingue les équipements destinés au remorquage de ceux qui renforcent les possibilités d’utilisation en tout-terrain. Elle montre aussi que la vocation nautique du Grenadier Helmsman repose sur une combinaison de caractéristiques déjà présentes dans la gamme et d’une présentation spécifique.

Une présentation exclusive et des équipements supplémentaires

L’édition Helmsman se différencie principalement par ses éléments de style et sa dotation. INEOS annonce des jantes en alliage diamantées de 17 pouces, une calandre assombrie, des barres de toit noires mates et des vitres arrière teintées. Ces éléments donnent au véhicule une apparence distincte des versions habituelles du Grenadier.

L’habitacle reçoit également une finition particulière. Les sièges en cuir sont agrémentés d’inserts contrastants en Oyster Tan. Le Smooth Pack complète la dotation avec plusieurs équipements destinés au confort et à la praticité, notamment un éclairage d’ambiance, des capteurs de stationnement avant et des prises électriques supplémentaires.

La palette de couleurs comprend deux teintes standard : Eldoret Blue et Scottish White. Les clients peuvent également choisir le bleu métallisé Whiteout, une peinture développée pour les véhicules Arcane Works, moyennant un supplément. Un toit contrasté est lui aussi proposé en option payante.

La dotation varie selon les marchés. Le système audio premium mentionné dans l’annonce internationale n’est disponible que pour les États-Unis, le Canada et le Mexique. Il ne figure donc pas parmi les équipements annoncés pour la version commercialisée au Royaume-Uni.

Cette différence illustre l’importance de vérifier la configuration propre à chaque marché avant de comparer les équipements d’un même modèle. Pour les acheteurs britanniques, les éléments distinctifs du Grenadier Helmsman reposent notamment sur les jantes, les finitions extérieures, la sellerie et les équipements inclus dans le Smooth Pack.

L’approche retenue par INEOS privilégie ainsi une personnalisation visuelle et fonctionnelle. La série spéciale ne transforme pas fondamentalement le véhicule, mais propose une combinaison d’équipements et de finitions destinée aux conducteurs attirés par les loisirs nautiques et les usages de plein air.

Prix, disponibilité et caractéristiques techniques

Au Royaume-Uni, le prix du Grenadier Helmsman 2027 débute à 70 995 £. Les commandes sont déjà ouvertes, mais INEOS n’a pas annoncé de nombre précis d’exemplaires pour cette série spéciale. Le constructeur indique simplement que la production sera limitée dans le temps.

Cette stratégie positionne le Helmsman comme une déclinaison spécifique du Grenadier, plutôt que comme un nouveau modèle indépendant. Le break cinq portes et le Quartermaster conservent les caractéristiques générales de la gamme, tandis que les différences annoncées portent essentiellement sur l’équipement et l’apparence.

Aucune évolution du moteur ou de la transmission n’a été annoncée pour cette édition. De même, aucune amélioration particulière de la protection contre l’eau salée n’est mentionnée. Il convient donc de distinguer la vocation nautique du modèle de modifications techniques qui auraient renforcé ses capacités dans cet environnement.

La capacité de remorquage de 3 500 kg et la profondeur de gué de 800 mm restent les deux données techniques majeures mises en avant. Elles correspondent cependant à des caractéristiques déjà disponibles sur les Grenadier conventionnels. L’intérêt du Helmsman réside davantage dans son association d’équipements, son style spécifique et son positionnement auprès des propriétaires de bateaux.

Pour les acheteurs, le choix de cette édition dépendra donc principalement de l’intérêt porté à sa finition et à sa dotation, ainsi que du prix demandé. Les équipements optionnels, notamment la boule d’attelage, le pack Rough et certaines possibilités de personnalisation, doivent être pris en compte dans la configuration finale.

Le Grenadier Helmsman 2027 complète ainsi l’offre INEOS avec une série spéciale à vocation nautique, sans changement mécanique annoncé. Son lancement confirme une approche fondée sur la différenciation par le design et les équipements, tout en conservant les capacités de remorquage et de franchissement du modèle de base.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Grenadier Helmsman se distingue par sa présentation spécifique et ses équipements orientés vers les loisirs nautiques, mais il ne bénéficie d’aucune évolution mécanique annoncée. Sa capacité de remorquage de 3 500 kg et sa profondeur de gué de 800 mm sont déjà proposées sur les versions classiques du Grenadier. Au Royaume-Uni, son prix de départ de 70 995 £ et la présence de plusieurs équipements en option doivent être considérés dans le choix de la configuration. Cette édition limitée mise donc avant tout sur son identité visuelle et sa dotation plutôt que sur des performances tout-terrain supplémentaires.

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Scandale à la FFSA : l’État engage la procédure de retrait d’agrément, le sport automobile français dans l’incertitude

23 octobre 2026 à 08:13

 

Le couperet se rapproche pour la FFSA. Hier, la ministre des Sports Marina Ferrari a annoncé l’engagement d’une procédure pouvant conduire au retrait de l’agrément de la Fédération française du sport automobile. « Au regard des constats établis, j’ai décidé d’engager une procédure en vue du retrait de l’agrément de la Fédération », a déclaré la ministre. Après plus de six mois d’enquête administrative, cette décision marque une nouvelle étape dans une crise grave qui mine la fédération depuis plusieurs mois déjà. Une histoire à la Française.

Des accusations et des soupçons graves sur la gouvernance

À la suite de la procédure enclenchée, une phase contradictoire de quinze jours doit permettre à la FFSA de prendre connaissance des griefs formulés à son encontre, de présenter ses observations et de défendre sa position. Cette annonce s’appuie sur les conclusions d’une mission d’inspection générale lancée à la fin du mois de mars, à la suite des révélations sur le fonctionnement interne de la Fédération.  

C’est une affaire sombre, à rebondissements, où s’entremêlent des accusations de gouvernance opaque, des conflits entre dirigeants (clans ?) et des suspicions sur l’utilisation des fonds publics. Le ministère se penche aussi sur des suspicions de conflits d’intérêts, le non-respect du Code du sport et des exigences démocratiques applicables aux instances fédérales, ainsi que sur une situation sociale dégradée. N’en jetez plus ! 

L’enjeu est considérable : l’agrément permet à une fédération sportive de bénéficier d’une reconnaissance officielle de l’État et conditionne notamment l’exercice de ses missions déléguées. Sa perte entraînerait donc des conséquences bien plus importantes qu’un simple changement de direction. 

Aux origines du conflit : l’héritage contesté des anciens présidents 

Pour comprendre la crise actuelle, il faut revenir à l’arrivée de Pierre Gosselin à la présidence de la FFSA, en juillet 2024. 

Après les longues présidences de Jacques Régis, de 1997 à 2007, puis de Nicolas Deschaux, de 2007 à 2024, le nouveau dirigeant met en lumière et dénonce un système de gouvernance opaque qui aurait permis à ses prédécesseurs de conserver une influence importante malgré la fin de leurs mandats.  Il met notamment en cause l’existence d’instances internes de décision dont la légitimité statutaire serait contestable. 

Selon ses accusations, un Sénat fédéral, une commission des ligues automobiles et une commission du karting auraient contribué à maintenir une forme de pouvoir parallèle. Des pressions et des menaces sont aussi évoquées à propos de sa volonté de remettre en cause le système. Les questions soulevées portent également sur certaines délégations confiées à des structures associatives et l’attribution de subventions. Evidemment, ces allégations sont entre les mains de la justice, et il revient à elle d’en déterminer tous les tenants et les aboutissants. 

2026 : des élections sous haute tensions

La crise atteint un premier sommet en mars 2026. Lors d’une assemblée générale extraordinaire, les membres votent, à 70%, la révocation du comité directeur et, de fait, celle de Pierre Gosselin, le jour même où Marina Ferrari annonce la saisine du procureur de la République pour signaler à la justice des faits litigieux.

Le conflit reste cependant réciproque. Les opposants à Pierre Gosselin annoncent eux aussi une plainte collective, évoquant des soupçons d’abus de confiance, de détournement de fonds et de dénonciation calomnieuse à son encontre. La guerre est ouverte. 

L’affaire prend une dimension institutionnelle et ne se limite plus à une lutte de pouvoir interne : l’État s’interroge désormais sur la conformité du fonctionnement fédéral et sur la gestion des financements publics. 

En avril 2026, Pierre Ragues est élu à la présidence de la FFSA pour deux ans. Cette élection devait permettre de tourner la page du conflit et de rétablir un fonctionnement normal. Elle ne suffit pourtant pas à apaiser les tensions. Pierre Gosselin conteste le processus électoral. En juillet, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), saisi dans le cadre d’une procédure de conciliation, évoque un faisceau d’indices susceptible de révéler une atteinte à la libre expression du corps électoral.

Le ministère tape du poing sur la table

Le CNOSF recommande l’organisation de nouvelles élections, soulignant des difficultés de gouvernance et des problèmes de loyauté dans le processus électoral.  Au fil des mois, le dossier s’alourdit sur fond de contestations internes et de tensions sociales. 

Le 8 octobre, Le Parisien révèle que le rapport d’inspection générale est particulièrement sévère et que le retrait de l’agrément est préconisé. Deux semaines plus tard, Marina Ferrari annonce officiellement l’engagement de la procédure. 

« Aujourd’hui, la Fédération ne respecte pas le code du sport, notamment les exigences relatives au fonctionnement démocratique des instances fédérales. Il y a aussi une situation sociale compliquée avec une grande souffrance des personnels. Malgré les nombreux échanges nourris avec les différents ministres et les demandes adressées à la Fédération pour qu’elle fasse évoluer ses statuts, ceux-ci ne sont toujours pas conformes… Dans le rapport il y a aussi, je le dis avec beaucoup de précaution, des suspicions de conflits d’intérêts. Ces éléments ont donné lieu à un signalement auprès du procureur de la République. (…) Les discussions ont été engagées dès 2018, dans le contexte de l’application de la loi NOTRe, et se sont poursuivies depuis lors. Le ministère n’est donc pas resté inactif : de nombreux échanges ont eu lieu avec la Fédération afin de l’inciter à modifier ses statuts et à se mettre en conformité avec les règles applicables. Malgré ces démarches, aucune évolution satisfaisante n’a abouti. Aujourd’hui, la situation ne s’est pas améliorée. Il faut donc en tirer les conséquences et dire stop. L’idée n’est pas de mettre le sport automobile français à terre, bien au contraire, c’est de remettre les choses dans le bon ordre ».

Quelles conséquences si l’agrément est retiré ? 

Le retrait de l’agrément constituerait une sanction majeure pour la FFSA. En vertu du Code du sport, le retrait de l’agrément entraîne de plein droit celui de la délégation. La FFSA ne serait pas automatiquement dissoute, mais elle perdrait la capacité d’exercer les missions attachées à cette délégation. Les conséquences concerneraient l’ensemble de l’écosystème du sport automobile français, et les 50.000 licenciés de la fédération.

Pour les pilotes, les principales interrogations porteraient sur la délivrance et la reconnaissance des licences, les modalités d’engagement et la continuité des championnats officiels. Les titres et les résultats devraient continuer à être administrés dans un cadre juridiquement clair. 

Pour les organisateurs, les associations sportives automobiles et les ligues, il faudrait déterminer quelle autorité serait compétente pour encadrer les épreuves et valider les règlements. 

Enfin, les équipes, les circuits et les partenaires économiques pourraient être confrontés à une période d’incertitude concernant les calendriers, les contrats et la reconnaissance des compétitions. 

Le CNOSF en première ligne pour préserver les compétitions ? 

Le CNOSF a indiqué prendre acte de l’ouverture de la procédure contradictoire. Il annonce engager un travail avec le ministère afin d’évaluer les conséquences pour le sport automobile français, ses clubs, ses licenciés et ses compétitions. Comment sortir de la crise et éviter que les difficultés de gouvernance ne paralysent l’activité sportive. 

L’une des hypothèses serait de confier temporairement certaines missions à une commission spécialisée sous l’égide du CNOSF, sur un fondement juridique adapté. Le Code du sport prévoit un mécanisme permettant, dans certaines circonstances, l’exercice temporaire de compétences sportives par une commission spécialisée lorsque la discipline ne dispose plus d’une fédération délégataire. 

L’avenir de la FFSA n’est pas une simple question de personnes à sa tête. On parle de rétablir une gouvernance crédible, de garantir le respect des règles et maintenir les compétitions dans un cadre juridiquement incontestable. L’affaire est dans les mains à la fois du ministère des Sports et de la Justice pour statuer sur les accusations et suspicions diverses qui ont émergé ces derniers mois. 

Fluctuat nec mergitur

Les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir institutionnel de la Fédération et pour la continuité du sport automobile français. Quoi qu’il en soit, nous sommes dans des heures sombres pour le sport automobile tricolore. Entre la revente de Viry, le retrait d’Alpine du WEC, les investigations sur le GIP du grand prix de France et cette affaire qui ébranle la FFSA, on a connu mieux..

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UE-Chine : l’automobile au cœur du bras de fer commercial

23 octobre 2026 à 06:03

L’UE veut rééquilibrer ses échanges avec la Chine après un accord sur les voitures hybrides et réclame un meilleur accès au marché chinois.

L’Union européenne souhaite élargir à plusieurs secteurs industriels ses discussions commerciales avec la Chine, après un accord visant à réduire de moitié les importations de voitures hybrides chinoises dans le bloc. Le 14 octobre 2026, Valdis Dombrovskis, commissaire européen à l’Économie, a estimé que cet accord devait constituer une première étape vers un rééquilibrage plus large des échanges entre les deux puissances économiques. Bruxelles entend notamment obtenir un meilleur accès au marché chinois pour les entreprises européennes, alors que le déficit commercial de l’UE avec Pékin a atteint l’année précédente un niveau qualifié d’insoutenable par le responsable européen, soit environ un milliard d’euros par jour. Si l’industrie automobile se trouve au centre des premières mesures, les discussions pourraient également concerner les produits chimiques, les meubles, les machines industrielles, l’acier et les composants d’éoliennes. L’Union européenne envisage parallèlement de renforcer ses instruments de défense commerciale afin de pouvoir réagir plus rapidement aux pratiques qu’elle juge déloyales.

Les voitures hybrides chinoises au cœur du nouvel accord

L’accord concernant les importations de voitures hybrides chinoises constitue l’un des principaux éléments de la stratégie commerciale européenne vis-à-vis de Pékin. Conclu en Chine la semaine précédant les déclarations de Valdis Dombrovskis par le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, ce dispositif prévoit une réduction de moitié des importations de ces véhicules dans l’Union européenne.

Pour Bruxelles, cette mesure s’inscrit dans une approche plus déterminée face aux déséquilibres commerciaux avec la Chine. Le secteur automobile représente un enjeu important dans les relations économiques entre les deux marchés, compte tenu de la concurrence entre constructeurs et de la place croissante des véhicules chinois sur le marché européen.

Valdis Dombrovskis a expliqué que cet accord résultait d’une volonté de faire évoluer les relations commerciales vers des résultats plus concrets. Selon lui, les déséquilibres ne se limitent pas aux automobiles et concernent un éventail beaucoup plus large de secteurs industriels. L’Union européenne entend donc poursuivre les discussions avec les autorités chinoises afin d’obtenir des avancées au-delà du seul marché automobile.

Le responsable européen a également souligné que Bruxelles souhaitait améliorer les conditions d’accès des entreprises européennes au marché chinois. Cette demande concerne les possibilités commerciales offertes aux sociétés du bloc dans un contexte où les échanges entre les deux économies restent marqués par un déficit important pour l’Europe.

Le montant de ce déséquilibre constitue l’un des arguments avancés par la Commission européenne. Selon Valdis Dombrovskis, le déficit commercial de l’UE avec la Chine a atteint environ un milliard d’euros par jour en 2025. Le commissaire considère ce niveau comme insoutenable et estime que les discussions doivent désormais produire des résultats mesurables.

Bruxelles veut étendre les discussions à d’autres industries

Au-delà des véhicules hybrides, plusieurs secteurs pourraient être concernés par les prochaines négociations entre l’Union européenne et la Chine. Valdis Dombrovskis n’a pas détaillé les domaines visés, mais des responsables européens proches des discussions ont mentionné les produits chimiques, les meubles, les machines industrielles, l’acier et les composants destinés aux éoliennes.

Ces activités représentent des segments importants de l’industrie européenne. L’élargissement des discussions traduit la volonté de Bruxelles de traiter les déséquilibres commerciaux à une échelle plus large, plutôt que de limiter les négociations aux véhicules automobiles.

Le commissaire européen a insisté sur la nécessité d’obtenir des avancées concrètes. Il a indiqué que l’Union européenne ne pouvait pas poursuivre indéfiniment des discussions sans résultats et qu’elle devait également être prête à prendre des mesures de son côté.

Cette position marque une volonté de faire évoluer le dialogue avec Pékin vers une approche davantage axée sur les résultats. Les autorités européennes souhaitent notamment que les entreprises du bloc puissent accéder plus facilement au marché chinois. Les déclarations de Valdis Dombrovskis ne précisent toutefois ni les mesures qui pourraient être prises dans chaque secteur ni le calendrier éventuel de leur mise en œuvre.

Les dirigeants des États membres de l’Union européenne devaient se réunir à Bruxelles le jeudi suivant ces déclarations, notamment pour discuter de la compétitivité du bloc et de ses relations commerciales avec la Chine. Ces échanges devaient également porter sur les moyens de renforcer la capacité de réaction européenne face aux difficultés rencontrées dans les relations économiques internationales.

En parallèle, l’accord sur les voitures hybrides s’inscrit dans un contexte où les constructeurs automobiles européens doivent composer avec la concurrence internationale et les évolutions des échanges commerciaux. Les mesures annoncées par Bruxelles concernent les importations de véhicules hybrides chinois, mais les discussions plus larges pourraient avoir des implications pour d’autres branches industrielles.

L’UE envisage de renforcer ses instruments de défense commerciale

Les discussions prévues entre les dirigeants européens devaient également aborder une proposition franco-allemande visant à demander à la Commission européenne de développer un nouvel instrument de défense commerciale plus rapide. Cette initiative pourrait s’inspirer de la section 301 de la loi américaine sur le commerce.

Aux États-Unis, ce mécanisme donne au représentant américain au Commerce la possibilité d’enquêter sur les pratiques commerciales d’autres pays et de prendre des mesures lorsque celles-ci sont considérées comme déloyales, déraisonnables ou discriminatoires.

La proposition évoquée au niveau européen vise à renforcer les moyens d’action du bloc dans ses relations commerciales internationales. Elle intervient alors que plusieurs responsables européens souhaitent dépasser les discussions prolongées avec Pékin et disposer de mécanismes permettant de réagir plus rapidement aux déséquilibres constatés.

Aucune décision définitive sur la création de ce nouvel instrument n’est mentionnée dans les déclarations rapportées. Son éventuel développement doit donc être distingué des mesures déjà négociées sur les importations de voitures hybrides chinoises.

Du côté chinois, le vice-Premier ministre He Lifeng a indiqué à Emmanuel Bonne, diplomate français, que Pékin était prêt à travailler avec l’Union européenne pour apporter davantage de stabilité et une dynamique positive aux relations économiques et commerciales. Cette déclaration, rapportée par l’agence de presse officielle Xinhua, témoigne de la volonté affichée par la Chine de poursuivre le dialogue avec le bloc européen.

Les prochaines discussions devront ainsi concilier plusieurs objectifs : améliorer l’accès des entreprises européennes au marché chinois, répondre aux déséquilibres commerciaux et préserver un dialogue économique entre les deux partenaires. L’automobile constitue un premier terrain d’action, mais les demandes européennes portent désormais sur un ensemble plus large d’activités industrielles.

Notre avis, par leblogauto.com

L’accord sur les importations de voitures hybrides chinoises constitue une première mesure concrète dans les discussions commerciales entre l’Union européenne et la Chine. Bruxelles souhaite désormais étendre le rééquilibrage à d’autres secteurs et améliorer l’accès des entreprises européennes au marché chinois. La proposition franco-allemande relative à un nouvel instrument de défense commerciale montre également que les États membres étudient des moyens d’action plus rapides. Les effets de ces initiatives dépendront des mesures effectivement adoptées et des résultats des prochaines négociations avec Pékin.

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Automobile : les Chinois prennent l’Europe de vitesse

23 octobre 2026 à 04:12

Les constructeurs chinois investissent dans la production automobile en Europe avant les futures règles du « Made in Europe ».

Alors que l’Union européenne prépare de nouvelles règles destinées à renforcer la production industrielle locale, les constructeurs automobiles chinois accélèrent déjà leur implantation sur le continent. Usines, fournisseurs et partenariats industriels : plusieurs groupes anticipent les futures exigences européennes en développant leurs capacités de production avant même que le cadre réglementaire soit définitivement arrêté. Cette stratégie intervient dans un contexte de concurrence accrue sur le marché automobile européen, mais aussi de guerre des prix des voitures électriques et de ralentissement des ventes en Chine. Pour des entreprises comme Changan, Xpeng, Chery et GAC, l’Europe représente désormais un débouché essentiel pour soutenir leur croissance internationale. Leurs projets de production locale pourraient leur permettre de mieux s’adapter aux futures obligations de contenu européen, tout en renforçant leurs réseaux industriels et commerciaux. Dans le même temps, le débat sur la définition du « Made in Europe » révèle des divergences entre les acteurs de l’industrie automobile, notamment sur la place des pays non membres de l’Union européenne dans les chaînes d’approvisionnement régionales.

Les constructeurs chinois anticipent les règles du « Made in Europe »

L’Union européenne travaille sur de nouvelles exigences de contenu local dans le cadre d’une future loi sur l’accélérateur industriel. L’objectif est de renforcer la base industrielle européenne en encourageant les entreprises à produire davantage sur le continent et à s’approvisionner auprès de fournisseurs locaux. Ces mesures pourraient également inciter les constructeurs étrangers souhaitant accéder au marché européen à développer leurs activités industrielles sur place.

Cependant, alors que les discussions politiques se poursuivent, plusieurs constructeurs chinois ont déjà engagé des démarches pour établir ou renforcer leur présence industrielle en Europe. Ils ne souhaitent pas attendre la publication définitive des règles pour développer leurs capacités de production, nouer des partenariats avec des équipementiers et sécuriser leurs approvisionnements.

Cette anticipation s’explique notamment par les difficultés rencontrées sur leur marché domestique. La Chine, premier marché automobile mondial, est confrontée à une guerre des prix dans les véhicules électriques et à un ralentissement des ventes. Dans ce contexte, les débouchés européens prennent une importance croissante pour les marques chinoises qui cherchent à poursuivre leur expansion internationale.

Au Salon de l’automobile de Paris 2026, Zhao Fei, représentant de Changan Automobile, a confirmé cette orientation. Le constructeur indique renforcer ses capacités de production locale et examiner de nouvelles possibilités de développement sur le continent. Zhao Fei a notamment effectué deux déplacements en Europe pour mener des discussions approfondies avec des fournisseurs. Changan échange également avec des constructeurs automobiles européens au sujet d’une éventuelle production commune de véhicules.

Le groupe prévoit de produire 180 000 voitures par an en Europe d’ici 2028, puis 350 000 unités annuelles à l’horizon 2030. Son président espère que le premier véhicule fabriqué sur le continent pourra sortir des chaînes de production d’ici la mi-2027. Ce calendrier placerait le démarrage industriel avant l’entrée en vigueur attendue des exigences européennes de contenu local.

Changan, Xpeng et Chery développent leur production locale

Changan n’est pas le seul constructeur chinois à préparer une implantation industrielle européenne. Xpeng, Chery et GAC travaillent également sur des projets de production reposant sur des bases d’approvisionnement locales. Ces initiatives témoignent d’une volonté commune de rapprocher les opérations industrielles des marchés visés.

Xpeng prévoit notamment d’ajouter des capacités de production en Europe. Son vice-président, Yeqing Zheng, a indiqué que le constructeur cherchait à faire coïncider le démarrage de cette production avec l’entrée en vigueur des règles du « Made in Europe ». Le groupe dispose déjà d’un partenaire industriel sur le continent : Magna construit des véhicules électriques Xpeng en Autriche.

Ces stratégies reposent sur plusieurs leviers. La fabrication locale peut rapprocher les constructeurs de leurs clients européens, tout en leur permettant de développer des relations avec les fournisseurs et les partenaires industriels de la région. Elle peut également faciliter leur adaptation à de futures exigences réglementaires, même si les modalités définitives de ces règles restent en discussion.

La rapidité d’exécution des groupes chinois soulève toutefois des interrogations sur la portée des mesures européennes. Certains spécialistes estiment que les constructeurs avancent plus vite que les responsables politiques chargés de définir le nouveau cadre industriel. Cette situation pourrait limiter la capacité des futures règles à modifier les stratégies déjà engagées par les entreprises.

John Bozzella, directeur général de l’Alliance for Automotive Innovation, un groupe de pression de l’industrie automobile américaine, considère l’Europe comme un avertissement pour les États-Unis. Selon lui, les réponses politiques européennes interviennent en réaction aux réalités du marché, tandis que les discussions américaines visent à traiter les difficultés liées à la concurrence chinoise dès le départ.

Le Sénat américain travaille parallèlement à l’adoption d’une loi visant à interdire définitivement les voitures chinoises. John Bozzella indique que cette initiative reflète notamment des préoccupations relatives à la sécurité des données. Les approches européenne et américaine illustrent ainsi deux manières différentes d’aborder la progression des constructeurs automobiles chinois.

Le périmètre du « Made in Europe » divise l’industrie automobile

Au-delà du calendrier d’application, la définition géographique du « Made in Europe » constitue un autre point de désaccord. Dans sa forme actuelle, la proposition européenne exclut des pays non membres de l’Union européenne, notamment la Turquie, le Royaume-Uni et le Maroc. Pourtant, ces territoires participent aux chaînes de production et d’approvisionnement de l’industrie automobile européenne.

Les constructeurs qui y possèdent des usines, ainsi que les organisations industrielles locales, estiment qu’une définition limitée aux seuls pays de l’UE risquerait de fragiliser des relations industrielles établies depuis longtemps. Le débat porte donc sur la reconnaissance des liens économiques qui unissent les sites d’assemblage, les équipementiers et les fournisseurs de pièces détachées à travers le continent.

L’exemple de la Turquie illustre cette interdépendance. Selon l’Association des exportateurs de l’industrie automobile turque, le secteur automobile du pays soutient 250 000 emplois dans l’Union européenne. L’organisation souligne également l’importance des échanges de composants entre les deux zones.

Plus de 50 % de la valeur des pièces des fourgonnettes électriques Ford Transit fabriquées en Turquie provient de fournisseurs situés dans l’Union européenne. Ces composants comprennent notamment des batteries produites en Hongrie et en Pologne, ainsi que des pièces provenant d’Allemagne, d’Italie et d’autres pays européens.

Kemal Yazici, président de l’organisation turque, rappelle que les industries automobiles de la région se sont développées conjointement. Pour les acteurs concernés, la définition du contenu européen doit donc tenir compte de ces chaînes d’approvisionnement transfrontalières.

En parallèle, l’Union européenne a négocié avec la Chine un accord visant à réduire de plus de moitié les importations de véhicules hybrides chinois dans le bloc. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de concurrence commerciale accrue, mais elle ne suffit pas à empêcher les constructeurs chinois de poursuivre leurs projets industriels européens.

L’ensemble de ces évolutions montre que la politique industrielle européenne se construit dans un environnement où les investissements des constructeurs, les échanges de composants et les règles commerciales évoluent simultanément. Les décisions définitives sur le « Made in Europe » devront préciser les conditions d’accès au marché tout en tenant compte de l’organisation actuelle de la production automobile régionale.

Notre avis, par leblogauto.com

Les constructeurs chinois anticipent les futures règles européennes en développant des capacités de production, des partenariats industriels et des réseaux de fournisseurs sur le continent. Les objectifs annoncés par Changan, qui vise 350 000 voitures produites annuellement en Europe d’ici 2030, illustrent l’ampleur de cette stratégie. Le débat sur le « Made in Europe » concerne aussi les chaînes d’approvisionnement existantes, notamment celles reliant l’Union européenne à la Turquie, au Royaume-Uni et au Maroc. L’efficacité du futur dispositif dépendra donc autant de ses critères de contenu local que de la définition géographique retenue par les institutions européennes.

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Voitures électriques : les ventes mondiales reculent en septembre

22 octobre 2026 à 14:12

Les ventes mondiales de voitures électriques reculent de 2 % en septembre 2026, malgré un record historique en Europe.

Le marché mondial des véhicules électriques (VE) marque une pause en septembre 2026. Selon les données publiées vendredi par le cabinet britannique Benchmark Mineral Intelligence (BMI), les ventes mondiales ont diminué de 2 % sur un an, mettant fin à six mois consécutifs de croissance. Au total, 2,15 millions de véhicules électriques ont été vendus dans le monde au cours du mois. Cette baisse intervient malgré des performances historiques en Europe, où la demande a atteint un niveau record. La progression du marché européen n’a toutefois pas suffi à compenser le recul marqué des ventes en Amérique du Nord et en Chine, deux régions qui pèsent fortement dans l’évolution du marché automobile électrique. Depuis le début de l’année 2026, les ventes mondiales conservent néanmoins une évolution positive, avec 15,5 millions de véhicules écoulés, soit une hausse de 3 %. Ces chiffres mettent en évidence des dynamiques régionales contrastées, entre une Europe soutenue par la demande des consommateurs et les politiques publiques, un marché chinois en perte de vitesse et une Amérique du Nord confrontée aux conséquences de la fin des crédits d’impôt fédéraux américains.

Un marché mondial des voitures électriques en recul

En septembre 2026, les ventes mondiales de véhicules électriques se sont établies à 2,15 millions d’unités, soit une baisse de 2 % qui interrompt une série de six mois consécutifs de croissance. Cette évolution traduit un ralentissement du marché automobile électrique à l’échelle internationale, malgré le maintien d’un bilan positif depuis le début de l’année.

Les données de Benchmark Mineral Intelligence indiquent que 15,5 millions de véhicules électriques ont été vendus entre janvier et septembre 2026. Ce volume représente une progression de 3 % par rapport à la période comparable. Le recul enregistré en septembre ne suffit donc pas, à lui seul, à inverser la tendance observée sur les neuf premiers mois de l’année.

L’évolution du marché varie cependant fortement selon les régions. L’Europe a enregistré son meilleur mois historique, tandis que l’Amérique du Nord a connu une baisse particulièrement prononcée. En Chine, les ventes ont également reculé, dans un contexte de faiblesse du marché intérieur.

Cette divergence entre les principales zones géographiques constitue l’un des principaux enseignements des données publiées par BMI. Elle montre que la progression des ventes de voitures électriques ne suit pas une trajectoire uniforme et dépend notamment des conditions de marché, de la demande des automobilistes et des dispositifs de soutien à l’achat.

Charles Lester, responsable des données chez Benchmark Mineral Intelligence, souligne que l’Europe a atteint un niveau de ventes inédit en septembre. Cette performance n’a toutefois pas permis de compenser les reculs observés sur les autres grands marchés. Le marché mondial des véhicules électriques reste ainsi marqué par des évolutions régionales différentes, malgré une hausse des volumes cumulés depuis le début de 2026.

L’Europe atteint un record historique de ventes

Le marché européen constitue le principal point positif des statistiques de septembre. Près de 600 000 véhicules électriques y ont été vendus au cours du mois, un niveau jamais atteint auparavant. Selon Charles Lester, ce volume dépasse de 10 % le précédent record, établi en juin.

Cette progression s’inscrit dans un contexte de demande soutenue des consommateurs et de soutien politique au développement de la mobilité électrique. Les ventes européennes ont ainsi progressé alors que les marchés nord-américain et chinois ont enregistré des replis significatifs.

Le record de septembre confirme le poids croissant de l’Europe dans l’évolution du marché mondial des voitures électriques. Il souligne également l’importance des conditions locales dans les performances commerciales des constructeurs automobiles, notamment pour les modèles électriques proposés aux particuliers.

Toutefois, les données disponibles ne permettent pas d’attribuer cette performance à un constructeur, à un modèle ou à un dispositif précis. Elles mettent avant tout en évidence une hausse globale des ventes de véhicules électriques sur le continent.

Cette dynamique européenne contraste avec celle de l’Amérique du Nord. Les ventes de véhicules électriques y ont chuté de 44 % en septembre, soit le recul mensuel le plus important enregistré sur ce marché depuis le début de l’année 2026.

Selon BMI, cette baisse s’explique notamment par un effet de comparaison avec septembre 2025. À l’époque, les acheteurs américains s’étaient précipités chez les concessionnaires avant l’expiration des crédits d’impôt fédéraux accordés pour l’achat de véhicules électriques, intervenue à la fin du mois. Cette anticipation des achats avait soutenu les ventes pendant la période précédant la suppression de ces aides.

Charles Lester estime que les comparaisons devraient devenir plus faciles à partir du quatrième trimestre 2026, les chiffres étant alors confrontés à la baisse des ventes observée après la fin des crédits d’impôt. Cette évolution pourrait modifier la lecture des statistiques mensuelles, sans préjuger pour autant de la trajectoire future du marché.

La Chine et l’Amérique du Nord pèsent sur la croissance

En Chine, les ventes de véhicules électriques ont diminué de 18 % en septembre, pour atteindre 1,11 million d’unités. Ce recul confirme la faiblesse du marché intérieur chinois au cours de la période considérée et contribue à la baisse globale enregistrée à l’échelle mondiale.

Face à cette évolution, les constructeurs automobiles chinois comptent de plus en plus sur les exportations. La recherche de débouchés internationaux prend ainsi une importance accrue dans un contexte où les ventes domestiques ne progressent pas au rythme attendu.

Pour les fabricants de voitures électriques, cette situation renforce l’importance des marchés étrangers dans les stratégies commerciales. Les performances à l’exportation peuvent contribuer à soutenir les volumes de production lorsque la demande intérieure ralentit, même si les données communiquées ne détaillent pas les résultats individuels des constructeurs.

En Amérique du Nord, le recul de 44 % des ventes s’explique en partie par l’effet de comparaison lié à l’expiration des crédits d’impôt américains. La région subit ainsi les conséquences d’une modification du calendrier d’achat des consommateurs, qui avaient anticipé leurs acquisitions avant la fin du dispositif de soutien.

Les trois principaux marchés présentent donc des situations distinctes. L’Europe enregistre un record mensuel, la Chine voit ses ventes reculer de 18 % et l’Amérique du Nord affiche une chute de 44 %. Ces évolutions expliquent pourquoi la hausse des ventes européennes n’a pas suffi à empêcher le recul mondial de 2 % en septembre.

Malgré ce ralentissement mensuel, le bilan des neuf premiers mois de 2026 demeure positif, avec 15,5 millions de véhicules électriques vendus et une croissance cumulée de 3 %. Les prochaines statistiques permettront de mesurer l’évolution du marché après les effets de comparaison liés aux aides américaines et dans un contexte où les constructeurs chinois accordent davantage d’importance aux exportations.

Notre avis, par leblogauto.com

Le recul de 2 % des ventes mondiales de véhicules électriques en septembre 2026 met fin à six mois consécutifs de croissance, sans effacer la progression cumulée de 3 % depuis le début de l’année. Le record européen, avec près de 600 000 véhicules vendus, contraste avec les baisses enregistrées en Amérique du Nord et en Chine. La fin des crédits d’impôt fédéraux américains explique en partie l’ampleur du recul nord-américain par rapport à septembre 2025. En Chine, la baisse des ventes intérieures renforce l’importance des exportations pour les constructeurs automobiles.

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Mexique : les équipementiers auto chinois écartés des baisses de tarifs

22 octobre 2026 à 12:12

Le Mexique réserve cinq ans d’exonération douanière sur les pièces automobiles aux constructeurs déjà implantés industriellement dans le pays.

Le Mexique précise les conditions d’accès à son nouveau dispositif d’exonération douanière pour les pièces automobiles importées. Annoncée le 16 octobre 2026, cette clarification réserve l’avantage fiscal aux constructeurs disposant déjà d’installations de production sur le territoire mexicain et répondant à des critères spécifiques. La mesure, qui prévoit une exonération tarifaire pendant cinq ans, intervient alors que les ventes de voitures de marques chinoises progressent rapidement dans le pays. Elle limite ainsi le bénéfice du dispositif aux acteurs industriels déjà établis, alors que plusieurs analystes s’interrogeaient sur la possibilité de voir de nouveaux constructeurs, notamment chinois, profiter de cette réduction des droits de douane. Au cœur du dispositif figure la suppression d’un tarif d’importation de 10 % sur certaines pièces destinées à l’assemblage automobile, notamment les kits semi-démontés et complètement démontés. Pour les constructeurs, cette décision touche directement aux conditions d’approvisionnement des usines et à l’organisation industrielle du marché mexicain.

Une exonération douanière réservée aux constructeurs implantés

Le gouvernement mexicain a publié mardi un décret réduisant de 10 % à zéro les droits de douane appliqués à certaines pièces automobiles importées. Cette exonération, prévue pour une durée de cinq ans, concerne notamment les kits SKD (Semi-Knocked Down), constitués de véhicules partiellement assemblés, et les kits CKD (Completely Knocked Down), qui regroupent des composants destinés à être assemblés sur place.

Ces solutions d’approvisionnement permettent aux constructeurs automobiles d’importer des ensembles de pièces pour réaliser une partie de l’assemblage dans le pays de destination. Les droits de douane appliqués à ces composants peuvent donc intervenir dans les coûts de production et dans l’organisation des chaînes industrielles.

Après la publication du décret, plusieurs analystes cités par les médias locaux avaient estimé que des constructeurs chinois comme GAC et JAC pourraient bénéficier de cette mesure. Cette interprétation reposait sur la possibilité que la réduction tarifaire facilite l’importation de composants destinés à l’assemblage de véhicules au Mexique.

Le ministère mexicain de l’Économie a toutefois apporté une précision vendredi 16 octobre. Selon ses indications, l’exonération ne s’applique qu’aux entreprises disposant d’installations productives au Mexique et satisfaisant à d’autres critères spécifiques. La présence d’une activité industrielle dans le pays constitue donc une condition essentielle pour accéder au dispositif.

Cette clarification distingue les constructeurs déjà implantés de ceux qui pourraient chercher à développer une nouvelle activité industrielle sur le marché mexicain. Elle ne signifie pas nécessairement que toutes les entreprises chinoises sont exclues de manière générale, mais précise que l’accès à l’avantage douanier dépend des conditions fixées par les autorités.

Onze constructeurs automobiles potentiellement éligibles

Le ministère de l’Économie a indiqué que onze constructeurs automobiles remplissaient les conditions du programme, sans publier leurs noms. Les données industrielles examinées par Reuters permettent toutefois d’identifier les entreprises susceptibles de figurer parmi les bénéficiaires.

Cette liste pourrait comprendre Audi, BMW, Ford, General Motors, Honda, Kia, Mazda, Nissan, Stellantis, Toyota et Volkswagen. Il s’agit d’une identification fondée sur les données disponibles, et non d’une liste officielle nominative publiée par le gouvernement mexicain.

Ces groupes disposent d’activités industrielles au Mexique et sont présents sur le marché automobile local. Pour les entreprises éligibles, la suppression des droits de douane sur certaines pièces importées peut modifier les conditions d’approvisionnement des sites de production et réduire les coûts associés aux composants concernés.

Le dispositif porte néanmoins sur des catégories précises de pièces et de kits d’assemblage. Il ne correspond donc pas à une suppression générale des droits de douane sur l’ensemble des véhicules importés ou sur toutes les pièces automobiles. Son application dépend du périmètre défini dans le décret ainsi que des critères complémentaires fixés par les autorités.

La mesure s’inscrit dans un contexte où les constructeurs automobiles doivent arbitrer entre importation de véhicules finis, assemblage local et approvisionnement en composants. Les kits SKD et CKD constituent une solution intermédiaire entre l’importation d’une voiture déjà assemblée et une production reposant sur un processus industriel plus complet dans le pays de destination.

En réservant l’exonération aux entreprises déjà dotées d’installations productives, le Mexique limite le nombre de bénéficiaires potentiels. Les nouveaux entrants ne peuvent pas considérer cette réduction tarifaire comme un avantage automatiquement accessible, même s’ils envisagent de commercialiser davantage de véhicules sur le marché national.

La progression des marques chinoises en toile de fond

La clarification du gouvernement mexicain intervient alors que les constructeurs chinois gagnent du terrain sur le marché automobile local. Selon les données citées par Reuters, les ventes de véhicules de marques chinoises ont augmenté de près de 30 % au cours des six premiers mois de 2026.

Cette progression intervient malgré des droits de douane élevés destinés à freiner la hausse des importations en provenance d’Asie. Elle souligne l’importance croissante des marques chinoises dans la concurrence automobile au Mexique et explique les interrogations suscitées par le nouveau dispositif tarifaire.

Les groupes GAC et JAC avaient notamment été cités parmi les constructeurs susceptibles de profiter de l’exonération sur les pièces destinées à l’assemblage. La précision apportée par le ministère de l’Économie limite toutefois cette possibilité aux entreprises qui satisfont aux conditions d’implantation industrielle et aux autres exigences prévues par le programme.

Pour le marché mexicain, cette distinction concerne à la fois les stratégies d’importation et les choix d’implantation des constructeurs. Les entreprises déjà présentes dans le pays pourraient bénéficier de conditions douanières plus favorables sur les composants admissibles, tandis que les autres devront examiner les critères du programme avant d’envisager un éventuel avantage.

La décision ne remet pas en cause, à elle seule, la progression commerciale des marques chinoises. Elle précise plutôt les conditions d’accès à un avantage tarifaire particulier, dans un marché où la concurrence entre constructeurs internationaux continue de s’intensifier.

Le dispositif mexicain associe ainsi une réduction ciblée des droits de douane à une condition de présence industrielle locale. Son effet sur les stratégies des constructeurs dépendra des catégories de pièces concernées, des critères d’éligibilité et de la capacité des entreprises à satisfaire aux exigences fixées par les autorités.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Mexique réserve son exonération de cinq ans sur certaines pièces automobiles aux constructeurs disposant déjà d’installations productives dans le pays et répondant aux critères requis. La mesure concerne notamment les kits SKD et CKD, dont les droits de douane passent de 10 % à zéro dans le périmètre défini par le décret. Cette clarification intervient alors que les ventes de véhicules de marques chinoises ont progressé de près de 30 % au premier semestre 2026. L’absence de liste officielle nominative des onze bénéficiaires invite toutefois à distinguer les entreprises potentiellement éligibles de celles dont l’accès au programme a été formellement confirmé.

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Loi Montagne 2026-2027 : pneus hiver obligatoires dès le 1er novembre, quelles sanctions risquez-vous ?

22 octobre 2026 à 08:36
Des voitures sous la neige, équipées de pneus hiver

Dès le 1er novembre 2026, la Loi Montagne impose un équipement hivernal dans certaines communes françaises, jusqu’au 31 mars 2027. Pneus hiver 3PMSF, chaînes ou chaussettes à neige : voici les règles à connaître et les sanctions prévues en cas de non-respect.

Loi Montagne : les dates à retenir pour l’hiver 2026-2027

La réglementation hivernale s’applique du 1er novembre au 31 mars de l’année suivante. Pour la saison 2026-2027, la période débute donc le dimanche 1er novembre et prend fin le mercredi 31 mars.

Issue du décret du 16 octobre 2020, cette mesure découle de la Loi Montagne de 2016. Elle est entrée en application durant l’hiver 2021-2022.

L’obligation ne concerne toutefois pas l’ensemble du territoire. Elle vise les communes désignées par arrêté préfectoral dans 34 départements. Elles sont notamment dans les Alpes, les Pyrénées, le Massif central, le Jura et les Vosges mais pas que.

Toutes les communes d’un même département ne sont pas non plus nécessairement concernées. Certaines routes ou certains itinéraires de délestage peuvent également être exclus. La carte des communes concernées est disponible sur le site de la Sécurité routière.

B58 et B59, les deux panneaux à connaître

Comment savoir si votre voiture doit être équipée ?

Des panneaux spécifiques signalent les zones soumises à cette obligation saisonnière. Le panneau B58 indique l’entrée dans la zone concernée, tandis que le panneau B59 marque sa sortie. Un panonceau précise la période d’application.

Le panneau B26 répond à une autre règle. Installé sur une route enneigée, il impose des équipements spéciaux, quelle que soit la période de l’année. Dans ce cas, les équipements doivent être montés sur le véhicule, et non simplement rangés dans le coffre.

Des pneus hiver portant le symbole 3PMSF peuvent suffire, sauf si un panneau B26 impose explicitement les chaînes. Le non-respect du panneau B26 expose à une contravention de deuxième classe, pouvant atteindre 150 euros.

Pneus hiver : le marquage 3PMSF est indispensable

Pour les voitures particulières et les utilitaires légers, la réglementation prévoit deux possibilités : rouler avec des pneus adaptés ou détenir des chaînes ou des chaussettes à neige.

La première solution consiste donc à équiper les quatre roues de pneus portant le symbole alpin 3PMSF, reconnaissable à sa montagne à trois pics et à son flocon. Depuis le 1er novembre 2024, le simple marquage M+S (mud and snow) ne suffit plus pour satisfaire à cette obligation.

Un pneu portant uniquement cette inscription reste autorisé à la vente et à la circulation. En revanche, son conducteur doit disposer de chaînes ou de chaussettes à neige à bord pour respecter la réglementation dans les zones concernées.

Les pneus quatre saisons sont également acceptés, à condition de porter le symbole 3PMSF. Il convient donc de vérifier le flanc des pneus avant l’arrivée de l’hiver.

Chaînes ou chaussettes : quelle solution choisir ?

Les automobilistes peuvent conserver leurs pneus habituels s’ils disposent de chaînes métalliques ou de chaussettes textiles capables d’équiper au moins deux roues motrices.

Le choix dépend notamment de la fréquence d’utilisation. Les chaînes sont recommandées pour les déplacements réguliers en montagne, tandis que les chaussettes conviennent davantage à un usage occasionnel.

Les pneus cloutés échappent à cette obligation. Depuis novembre 2025, les pneus tout-terrain professionnels portant le marquage POR bénéficient également d’une exemption, notamment lorsqu’ils équipent certains véhicules des forces de l’ordre.

La loi Montagne 2 impose des pneus hiver, des chaussettes ou des chaînes

Camping-cars, bus et poids lourds : qui est concerné ?

La réglementation vise les véhicules à quatre roues et plus. Elle concerne donc les voitures, les utilitaires, les camping-cars, les autocars, les bus et les poids lourds.

Une règle supplémentaire s’applique aux camions tractant une remorque ou une semi-remorque. En effet, ils doivent détenir des chaînes, même lorsqu’ils roulent avec des pneus hiver.

Loi Montagne : aucune amende pour l’absence d’équipement hivernal

C’est un point important pour l’hiver 2026-2027. Selon une réponse gouvernementale publiée au Journal officiel le 17 février 2026, l’obligation saisonnière de la Loi Montagne reste appliquée sans sanction spécifique. On est en France tout de même !

Pour verbaliser les automobilistes qui ne respectent pas cette obligation, un décret dédié est nécessaire. Or, selon les informations disponibles à la fin du mois de septembre 2026, ce texte n’avait toujours pas été publié au Journal Officiel (JO).

Les montants de 135 euros parfois évoqués pour une absence de pneus hiver ne reposent donc pas sur une base réglementaire établie à cette date. C’est ce qui était prévu il y a plus de 10 ans lors du vote de la Loi Montagne II !

Cette absence de sanction spécifique ne signifie pas pour autant que toutes les situations sont sans risque. Le panneau B26 reste soumis à une obligation distincte. Aussi, son non-respect peut être sanctionné par une contravention de deuxième classe, jusqu’à 150 euros.

Faut-il acheter des pneus hiver avant le 1er novembre ?

Tout dépend des trajets prévus. Un automobiliste qui ne circule jamais dans une zone concernée n’est pas soumis à l’obligation saisonnière. En revanche, les déplacements réguliers en montagne ou un séjour au ski peuvent nécessiter de prévoir un équipement adapté.

Pour une utilisation tout au long de l’hiver, quatre pneus hiver ou quatre saisons portant le symbole 3PMSF permettent de respecter la réglementation sans avoir à monter des équipements supplémentaires. Et même pour les personnes circulant dans des zones non concernées, le pneu hiver est chaudement (enfin froidement) recommandé car il est bien meilleur sous les températures automnales et hivernales.

Pour un séjour ponctuel, des chaînes ou des chaussettes à neige conservées à bord constituent une autre solution. Les chaînes restent recommandées pour un usage fréquent en montagne. Si on veut éviter tout souci, une paire de chaussette (qui ont leur limite) c’est moins de 20 € à mettre dans le coffre avec le triangle, le (ou les) gilets, etc.

C’est donc plus une question de responsabilité et de sécurité que de la peur du gendarme puisqu’ici, comme à l’époque pour l’éthylotest obligatoire dans la voiture, il n’y a pas de sanction prévue. En revanche, si vous bloquez une route faute d’avoir les équipements adaptés, les forces de l’ordre peuvent vous obliger à faire demi-tour, voire immobiliser le véhicule. En cas d’accident, votre responsabilité pourrait être engagée.

Notre avis, par leblogauto.com

La France est assez coutumière des lois aberrantes ou des obligations sans sanction. La loi Montagne 2 est prévue pour éviter que des véhicules ne se mettent au fossé ou gênent la circulation sur des routes enneigées, ou verglacées.

Avant le début de la période hivernale, le plus important est donc de vérifier les communes traversées, le marquage des pneus et la compatibilité des équipements avec son véhicule. Et quand bien même, passer aux pneus hiver et/ou avoir des chaussettes dans le coffre, même sans aller en « zone montagne ». Il ne fait pas froid ni ne neige qu’en montagne.

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Tesla : la justice américaine bloque les recours collectifs

22 octobre 2026 à 06:12

Tesla obtient une victoire judiciaire aux États-Unis sur ses promesses de conduite autonome, mais les plaintes individuelles restent en cours.

La justice américaine vient de donner un avantage procédural à Tesla dans une affaire portant sur les capacités de sa technologie de conduite autonome. Le vendredi 16 octobre 2026, la 9e Cour d’appel des États-Unis, basée à San Francisco, a annulé une décision autorisant des milliers de clients californiens à regrouper leurs plaintes contre le constructeur de voitures électriques dans des actions collectives. Les plaignants accusent Tesla d’avoir présenté de manière trompeuse les capacités matérielles de ses véhicules, notamment en affirmant qu’ils disposaient des équipements nécessaires à une conduite entièrement autonome. Selon eux, ces déclarations auraient incité des acheteurs à payer davantage pour des logiciels dont ils contestent le fonctionnement. La décision de la cour d’appel ne tranche toutefois pas le fond du litige : les accusations de publicité mensongère restent examinées dans le cadre de la procédure judiciaire.

La cour d’appel remet en cause les actions collectives

Dans son arrêt, un collège de trois juges de la 9e Cour d’appel des États-Unis a estimé que les plaintes soulevaient trop de questions propres à chaque acheteur pour être traitées collectivement. Les magistrats ont notamment relevé que les clients n’avaient pas nécessairement été exposés aux mêmes déclarations commerciales avant l’achat de leur véhicule Tesla.

Cette distinction est déterminante dans une procédure collective. Pour permettre à plusieurs consommateurs de poursuivre une entreprise ensemble, il faut notamment que leurs réclamations présentent des caractéristiques communes suffisantes. Or, selon la cour d’appel, les plaignants ne pouvaient pas démontrer que tous les membres des groupes concernés avaient vu la déclaration de Tesla qu’ils considèrent comme trompeuse.

La décision remet ainsi en cause les ordonnances rendues l’année précédente par une juge fédérale californienne, qui avait certifié trois groupes de plaignants. Ces décisions permettaient à des milliers de clients de réunir leurs réclamations dans une même procédure.

Pour Tesla, cette évolution représente une victoire judiciaire à ce stade. Le constructeur avait demandé à la cour d’appel d’annuler les décisions de certification des groupes, estimant que les réclamations ne pouvaient pas être traitées comme si les circonstances d’achat étaient identiques pour tous les consommateurs.

Les milliers d’acheteurs californiens concernés ne peuvent donc plus, pour l’instant, poursuivre leurs réclamations conjointement dans le cadre des groupes précédemment constitués. Cette décision ne signifie cependant pas que leurs accusations ont été rejetées sur le fond, ni que la justice a validé les déclarations commerciales du constructeur concernant ses systèmes d’aide à la conduite.

Les promesses de conduite autonome de Tesla au cœur du litige

L’affaire porte sur les communications de Tesla concernant la technologie présentée sous l’appellation Full Self-Driving, ou conduite entièrement autonome. Les plaignants reprochent au constructeur d’avoir exagéré les capacités de ses véhicules en matière de conduite automatisée, notamment en ce qui concerne les équipements matériels nécessaires à ces fonctions.

Selon les éléments de la procédure, la juge fédérale américaine Rita Lin avait estimé l’année précédente que des milliers de futurs acheteurs avaient probablement été exposés à une déclaration publiée sur le site internet de Tesla. Celle-ci indiquait que les véhicules commercialisés depuis octobre 2016 disposaient du matériel nécessaire à une capacité de conduite entièrement autonome.

Les clients contestent cette présentation et affirment avoir payé un supplément pour des fonctionnalités logicielles dont ils remettent en question l’efficacité. Leur plainte porte donc à la fois sur les informations communiquées au moment de l’achat et sur la correspondance entre les capacités annoncées et les équipements réellement disponibles.

La cour d’appel n’a pas conclu que les déclarations de Tesla étaient exactes ou inexactes. Les trois juges, Ronald Gould, Jay Bybee et Daniel Bress, ont plutôt considéré que les différences entre les expériences des acheteurs empêchaient de maintenir les groupes de consommateurs sous la forme retenue par le tribunal de première instance.

Les avocats des plaignants ont contesté cette analyse. Dans une déclaration, ils ont indiqué estimer que le collège de magistrats n’avait pas pleinement compris les circonstances particulières de l’affaire, notamment l’importance des déclarations sur les équipements matériels dans la stratégie marketing de Tesla.

Le constructeur, qui a nié les accusations, n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire formulée après la décision. La procédure reste donc ouverte, sans conclusion définitive sur la question de savoir si les communications commerciales en cause ont induit les acheteurs en erreur.

Un enjeu juridique pour Tesla et les consommateurs

L’affaire dépasse le seul cas des propriétaires de Tesla concernés. Elle soulève également la question des conditions dans lesquelles des consommateurs peuvent engager une action collective contre un constructeur automobile à propos de ses déclarations commerciales.

La Chambre de commerce des États-Unis avait déposé un mémoire en soutien à Tesla, demandant à la cour d’appel d’annuler les décisions autorisant les recours collectifs. L’organisation estimait que la décision initiale risquait d’augmenter sensiblement les coûts supportés par les entreprises et les consommateurs en favorisant des procédures collectives trop larges et insuffisamment fondées.

La décision du 16 octobre 2026 limite donc, à ce stade, la possibilité pour les clients concernés de faire examiner ensemble leurs réclamations dans le cadre des groupes précédemment certifiés. Elle ne met cependant pas fin à l’affaire et ne règle pas les désaccords portant sur les capacités de conduite autonome annoncées par Tesla.

Pour le constructeur, l’issue de cette étape judiciaire constitue un succès procédural, mais pas une validation de sa communication commerciale. Pour les acheteurs, la question de la conformité entre les promesses relatives aux systèmes de conduite automatisée, les équipements embarqués et les fonctionnalités logicielles reste au cœur du différend.

Notre avis, par leblogauto.com

La décision de la cour d’appel constitue un avantage procédural pour Tesla, car elle empêche les milliers de clients concernés de poursuivre leurs réclamations dans le cadre des actions collectives précédemment autorisées. Les magistrats ont fondé leur décision sur les différences possibles entre les informations auxquelles chaque acheteur a été exposé, et non sur le bien-fondé des accusations de publicité mensongère. Le litige relatif aux capacités matérielles et logicielles de la conduite autonome reste donc ouvert. Son évolution dépendra notamment de la manière dont les réclamations pourront être poursuivies après la remise en cause des groupes de plaignants.

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Constructeurs chinois : l’Europe, clé de la survie

22 octobre 2026 à 04:12

Les constructeurs automobiles chinois misent sur l’Europe pour survivre au ralentissement du marché intérieur et à la consolidation du secteur.

La concurrence s’intensifie pour les constructeurs automobiles chinois, confrontés à un ralentissement de leur marché domestique et à une consolidation devenue plus probable. Présentes au Salon de l’automobile de Paris en octobre 2026, une vingtaine de marques chinoises cherchent à renforcer leur visibilité sur le marché européen. Pour ces entreprises, l’expansion internationale ne constitue plus seulement un relais de croissance : elle pourrait également peser sur leur capacité à rester indépendantes dans les prochaines années. Alors que les États-Unis demeurent largement fermés aux véhicules chinois, l’Europe représente l’un des débouchés les plus importants encore accessibles, malgré des conditions d’entrée particulièrement exigeantes. Des constructeurs déjà implantés, comme BYD, Chery et MG, disposent d’une longueur d’avance, tandis que les nouveaux arrivants doivent encore développer leurs réseaux commerciaux, leurs services après-vente et leur notoriété auprès des automobilistes européens.

Le ralentissement chinois pousse les constructeurs vers l’Europe

La Chine, premier marché automobile mondial, compte plus de 100 constructeurs qui se disputent les ventes de voitures neuves. Cette forte concurrence s’est développée dans un environnement où les soutiens publics, provenant des autorités nationales, provinciales et municipales, ont contribué à maintenir plusieurs acteurs sur le marché. Cette situation a retardé une consolidation attendue depuis longtemps par les observateurs de l’industrie automobile.

Le contexte commercial s’est toutefois dégradé. Selon les données rapportées par Reuters, les ventes de voitures neuves en Chine ont reculé de 20 % au premier semestre 2026. Parallèlement, les constructeurs ont continué à multiplier les lancements de modèles. Chris Liu, analyste chez Omdia, estime qu’ils ont présenté en moyenne trois nouveaux véhicules par jour en 2026, alors qu’ils anticipaient une progression durable de la demande.

Cette multiplication des nouveautés intervient donc dans un environnement moins favorable. Les marques doivent commercialiser leurs véhicules dans un marché intérieur encombré, où la concurrence entre modèles, les perspectives de ventes et la nécessité de préserver leur activité accentuent les difficultés. Chris Liu considère ainsi 2026 comme une année particulièrement défavorable pour lancer un nouveau véhicule en Chine.

Les perspectives de reprise restent également limitées. Le cabinet de conseil AlixPartners prévoit que les ventes de voitures neuves dans le pays ne retrouveront pas leur niveau de 2025 avant 2030. Pour les constructeurs, la recherche de nouveaux débouchés devient par conséquent un enjeu stratégique. L’Europe apparaît comme une destination prioritaire, mais elle constitue aussi un marché difficile à conquérir, notamment pour les marques qui ne disposent pas encore d’une implantation commerciale solide.

François Roudier, secrétaire général de l’Organisation internationale des constructeurs automobiles (OICA), souligne l’importance de cette expansion européenne pour la pérennité de certains acteurs. Selon lui, renoncer aux exportations vers l’Europe pourrait compromettre leur avenir. La pression concurrentielle ne se limite donc plus aux ventes réalisées en Chine : la capacité à développer une activité internationale pourrait désormais contribuer à départager les constructeurs.

Une consolidation industrielle qui se précise

La perspective d’une restructuration du secteur automobile chinois gagne en importance. Les dirigeants et les analystes interrogés estiment que Pékin a commencé à prendre des mesures en faveur d’une consolidation, même si le processus devrait rester progressif. L’objectif est notamment de faire émerger des constructeurs capables de rivaliser durablement à l’échelle mondiale.

Un accord de fusion annoncé le mois précédent entre les partenaires chinois de Toyota constitue un premier test significatif. Dans le cadre de cette opération, le groupe public FAW doit devenir le deuxième actionnaire de Guangzhou Automobile Group (GAC). L’accord attire l’attention en raison de sa complexité institutionnelle : FAW relève du gouvernement central chinois, tandis que GAC est contrôlé par la province du Guangdong. La présence de Toyota ajoute également un partenaire privé étranger à l’opération.

Pedro Pacheco, vice-président de la recherche chez Gartner, décrit cette fusion comme particulièrement complexe à gérer. Elle illustre les difficultés que peuvent rencontrer les opérations de rapprochement entre entreprises soumises à des structures de gouvernance différentes.

Le ministère chinois de l’Industrie a, de son côté, inscrit la consolidation parmi les orientations de sa stratégie visant à faire du pays l’une des principales puissances automobiles mondiales d’ici 2030. Selon Pedro Pacheco, les autorités devraient néanmoins avancer avec prudence, afin d’éviter de donner l’impression que le secteur traverse une situation d’urgence.

À terme, les experts anticipent une réduction du nombre de constructeurs automobiles chinois capables de se maintenir indépendamment. Un dirigeant d’un grand constructeur chinois, cité anonymement, estime que les entreprises qui resteront en place pourraient atteindre des volumes annuels de cinq à six millions de véhicules. Cette projection souligne l’importance des économies d’échelle et de la capacité à soutenir une production importante pour rester compétitif sur le marché mondial.

Les ventes européennes pourraient départager les marques

Dans ce contexte, les performances à l’exportation pourraient devenir un critère déterminant pour évaluer la solidité des constructeurs chinois. Chris Liu, d’Omdia, estime que les autorités chinoises observeront particulièrement les résultats commerciaux obtenus en Europe. Des ventes internationales solides pourraient démontrer qu’une entreprise est capable de poursuivre son développement sans dépendre uniquement de son marché domestique.

Cette évolution favorise, au moins dans un premier temps, les marques qui ont déjà commencé à construire leur présence européenne. BYD, Chery et MG de SAIC figurent parmi les acteurs ayant établi une implantation sur le continent. Leur avance repose notamment sur leur présence commerciale, alors que les nouveaux entrants doivent encore développer leurs réseaux de concessionnaires, leur logistique de pièces détachées et leur reconnaissance auprès des consommateurs.

L’accès au marché devient également plus difficile à mesure que la concurrence progresse. Les emplacements les plus recherchés pour les concessions se raréfient, ce qui complique l’installation des marques qui arrivent plus tard. Or, un réseau de distribution et un dispositif de service après-vente constituent des éléments importants pour accompagner la commercialisation des voitures, assurer leur entretien et développer la confiance des clients.

La situation pourrait encore évoluer avec les discussions commerciales entre l’Union européenne et la Chine. François Roudier estime qu’un nouvel accord visant à réduire de moitié les importations de voitures hybrides chinoises dans l’Union européenne intensifierait la concurrence sur le marché intérieur chinois. Les constructeurs seraient alors confrontés à une pression supplémentaire pour trouver des débouchés rentables à l’étranger.

L’Europe se retrouve ainsi au croisement de deux transformations : l’expansion internationale des marques chinoises et la restructuration de leur industrie domestique. Le succès commercial sur le continent ne garantira pas à lui seul la survie de chaque constructeur, mais il pourrait peser de plus en plus lourd dans l’évaluation de leur viabilité à long terme.

Notre avis, par leblogauto.com

Le ralentissement des ventes de voitures neuves en Chine et la multiplication des lancements de modèles renforcent la pression sur les constructeurs automobiles locaux. L’Europe représente un débouché stratégique, mais l’accès au marché nécessite des investissements dans la distribution, les pièces détachées et le service après-vente. Les marques déjà implantées, comme BYD, Chery et MG, bénéficient d’une avance commerciale sur les nouveaux entrants. Les performances à l’exportation pourraient ainsi devenir un indicateur important de la capacité des constructeurs chinois à rester indépendants dans un secteur appelé à se consolider.

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La Chine met fin aux fantaisies en matière d’éclairage des véhicules

21 octobre 2026 à 15:53

Le gouvernement chinois a trouvé un nouveau sujet sur lequel tempérer l’ardeur de ses constructeurs : l’éclairage. Fini les fonctions fantaisistes, mais aussi les éclairages bleutés censés être liés à la conduite autonome.

Dans leur quête de fonctions destinées à capter l’attention des acquéreurs, les constructeurs chinois se sont bien entendu penchés sur le sujet de l’éclairage. Si certaines de ces fonctions sont utiles, d’autres le sont beaucoup moins. Et si elles captent également l’attention des conducteurs sur la route. La dernière proposition de réglementation va donc mettre un terme à tout cela. Exit les barres de pixels avec affichage de messages écrits, de pictogrammes ou même parfois de sujets animés. Sont directement visées des marques comme Lynk&Co, Aito, IM par exemple.

Plus de fausse conduite autonome

Si vous êtes allés en Chine récemment, ou même au salon de Paris la semaine dernière, vous aurez sans doute remarqué ces éclairages bleus à l’avant, à l’arrière ou sur les flancs des véhicules. Ils sont censés indiquer que le véhicule est en mode de conduite autonome. Le turquoise est d’ailleurs officiellement la couleur adoptée internationalement pour cet usage.

La Chine n’en veut plus. Du moins pour les modèles actuels. Tous les constructeurs se sont en effet rués sur cette astuce pour mettre en valeur les assistances à la conduite avancées, surtout depuis que le gouvernement leur a interdit l’emploi des termes L3 Ready ou L2+. En outre, chaque constructeur a sa propre variante de turquoise, d’intensité ou d’emplacement de ces éclairages. Ménage en vie. D’une part les règles vont être fixées pour la teinte, la disposition et la luminosité. D’autre part, seuls les véhicules homologués au niveau 3 ou plus de la conduite autonome pourront disposer de ces éclairages.

Il y a néanmoins un sujet sur lequel Pékin ne s’est pas penché. La projection d’informations directement sur la route. Des fonctions de sécurité ou de navigation bien souvent, qui peuvent s’avérer utiles. Quand on est seul sur la route. Car la projection simultanée d’informations provenant de plusieurs véhicules risque fort d’en perturber plus d’un à l’avenir…

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Hyundai rappelle 94 622 Genesis G80 pour risque d’incendie

21 octobre 2026 à 14:12

Hyundai rappelle 94 622 Genesis aux États-Unis en raison d’un risque d’incendie lié aux interrupteurs des sièges électriques.

Hyundai Motor America lance une campagne de rappel concernant 94 622 berlines Hyundai Genesis et Genesis G80 sur le marché américain. En cause, un défaut potentiel des interrupteurs de commande des sièges électriques, susceptibles de rester activés après un choc et de provoquer une surchauffe du moteur électrique. Dans certaines circonstances, cette défaillance peut entraîner un risque d’incendie, y compris lorsque le véhicule est à l’arrêt et que le contact est coupé. Alors que la solution technique est encore en cours de développement, le constructeur recommande aux propriétaires des véhicules concernés de stationner à l’extérieur, à distance des bâtiments et des autres voitures.

Un défaut des sièges électriques à l’origine du rappel

Le problème concerne un interrupteur en plastique installé sur les sièges électriques non mémorisés de plusieurs modèles Hyundai Genesis et Genesis G80. À la suite d’un impact extérieur, cette pièce peut se desserrer ou se désaligner. Dans les deux cas, l’interrupteur risque de rester engagé, maintenant ainsi le circuit électrique fermé et prolongeant le fonctionnement du moteur du siège.

Cette activation prolongée peut entraîner une surchauffe du moteur électrique et augmenter le risque d’incendie. Selon les éléments communiqués par Hyundai Motor America, le phénomène peut se produire aussi bien pendant la conduite qu’en mode stationnement. Plus préoccupant encore, le circuit peut rester fermé même lorsque le véhicule est éteint, ce qui expose potentiellement les voitures concernées à un risque thermique alors qu’elles ne sont pas utilisées.

Les premiers signes identifiés restent relativement limités. Hyundai mentionne notamment un interrupteur de commande qui ne répond plus normalement et une odeur de brûlé provenant du siège. Ces symptômes peuvent signaler un dysfonctionnement du mécanisme électrique et nécessitent une attention particulière de la part des propriétaires.

Les ensembles de commutateurs concernés ont été fournis par Nidec Mobility Korea. La documentation du rappel mentionne deux références de pièces, correspondant aux commandes situées du côté conducteur et du côté passager. À ce stade, le constructeur n’a toutefois pas encore finalisé la réparation destinée à corriger définitivement le défaut.

Près de 95 000 berlines concernées aux États-Unis

La campagne de rappel couvre 94 622 véhicules répartis entre deux générations commerciales. Le premier groupe comprend 54 644 Hyundai Genesis des années modèles 2015 et 2016, produites entre février 2014 et février 2016. Le second rassemble 39 978 Genesis G80 des années modèles 2017 à 2020, fabriquées entre mars 2016 et novembre 2019.

Le changement de badge intervenu en 2017 distingue les deux appellations, mais les véhicules concernés présentent une continuité technique importante. Les modèles Hyundai Genesis et Genesis G80 visés par cette campagne ont tous été assemblés en Corée du Sud.

Hyundai estime que seulement 1 % environ des véhicules rappelés présentent effectivement le défaut. Cette estimation correspond à moins de 1 000 voitures sur le marché américain. Elle ne supprime cependant pas la nécessité de prendre des mesures préventives, compte tenu des conséquences potentielles d’une surchauffe électrique susceptible de provoquer un incendie.

Les numéros d’identification des véhicules, ou VIN, composés de 17 caractères, sont consultables depuis le 13 octobre 2026 pour permettre aux propriétaires de vérifier si leur berline figure dans la population concernée. Les concessionnaires doivent recevoir les instructions relatives à la campagne le 6 décembre 2026. Les lettres de notification destinées aux propriétaires sont également prévues au cours de la première semaine de décembre.

En attendant la validation d’une réparation définitive, Hyundai recommande de garer les véhicules concernés à l’extérieur, loin des bâtiments et des autres voitures. Cette consigne vise à limiter les conséquences potentielles d’un départ de feu pendant l’immobilisation du véhicule.

Une enquête engagée dès la fin de l’année 2020

Hyundai Motor America indique avoir pris connaissance du problème à la veille du Nouvel An 2021, à la suite d’un cas impliquant une Genesis G80 de l’année modèle 2018. Les pièces concernées n’avaient alors pas pu être récupérées pour analyse. Un deuxième signalement a été enregistré en août 2022. Cette fois, l’examen des composants a permis d’établir un lien entre un impact extérieur et la détérioration de l’interrupteur.

Au cours des années suivantes, le constructeur a poursuivi la surveillance des incidents sur le terrain, dans un contexte marqué par un faible taux de signalements. Une révision menée en août 2025 n’a fait apparaître aucune nouvelle réclamation liée à un incendie sur le marché américain.

L’enquête a toutefois été rouverte en juillet 2026, après des signalements d’événements thermiques sur le marché sud-coréen. Ces nouveaux éléments ont conduit Hyundai Motor America à réexaminer le dossier avant de prendre une décision de rappel. La documentation situe cette décision au début du mois d’octobre 2025, une date qui précède les signalements coréens mentionnés en juillet 2026. Cette chronologie présente donc une incohérence dans les informations communiquées.

La réparation définitive reste en cours de développement et devra être approuvée par les spécialistes de la sécurité de Hyundai Motor America. Une fois la procédure validée, les concessionnaires devront intervenir gratuitement sur les véhicules concernés.

Les propriétaires ayant déjà payé pour diagnostiquer le problème, éliminer une odeur de brûlé ou remplacer un interrupteur défectueux pourront également demander un remboursement, selon le dispositif déposé par Hyundai Motor America auprès de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’organisme américain chargé de la sécurité routière.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel concerne près de 95 000 berlines Hyundai Genesis et Genesis G80 aux États-Unis, même si le constructeur estime que le défaut ne touche qu’environ 1 % des véhicules concernés. Le risque tient au maintien possible du circuit électrique en fonctionnement, y compris lorsque la voiture est arrêtée, avec une surchauffe susceptible de provoquer un incendie. En l’absence de réparation définitive, la recommandation de stationner à l’extérieur constitue une mesure provisoire importante pour les propriétaires concernés. La gratuité des interventions et la possibilité de demander un remboursement pour certaines réparations déjà effectuées complètent le dispositif annoncé par Hyundai.

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Les marques chinoises ciblent le luxe automobile européen

21 octobre 2026 à 12:12

Au Mondial de Paris, Avatr, Denza, Aito et Zeekr visent le segment premium européen avec le « luxe intelligent » face aux géants allemands BMW et Mercedes.

Les constructeurs automobiles chinois changent de cible en Europe. Après avoir conquis le marché de masse avec des véhicules électriques abordables et technologiquement bien équipés, ils s’attaquent désormais au segment le plus lucratif du continent : le premium. Au Mondial de l’Automobile de Paris, des marques comme Avatr de Changan, Denza de BYD, Aito de Seres et Zeekr de Geely ont présenté une nouvelle vision du luxe automobile, qu’ils nomment le « luxe intelligent » — une proposition centrée sur la technologie embarquée plutôt que sur l’héritage de marque. Une stratégie qui s’explique autant par la pression concurrentielle sur le marché domestique chinois que par l’attractivité des marges du segment premium européen.

Le luxe intelligent contre l’héritage européen

La rupture entre les approches de lancement des marques chinoises et allemandes au Mondial de Paris était saisissante. Là où un constructeur de luxe germanique célèbre traditionnellement l’artisanat centenaire de ses ateliers, les marques chinoises ont misé sur la démonstration technologique. Lors de la présentation des quatre SUV électriques d’Aito, le vice-président de Seres, Clifford Kang, a mis en avant la « technologie intelligente » de la marque, illustrée par une vidéo montrant des véhicules évitant automatiquement des obstacles ou transportant une tour de verres à champagne pleins sur le capot sans en renverser une goutte. La philosophie de la marque, résumée en une formule : « l’intelligence redéfinissant le luxe ».

Avatr a dévoilé une berline et un SUV électriques haut de gamme débutant à environ 60 000 euros, dotés de recharge rapide et d’extras de confort incluant un masseur dans chaque siège. Justin Li, responsable de l’expansion internationale d’Avatr, a justifié cette offensive avec un argument chiffré : l’Europe représenterait 72 % des ventes de voitures dont le prix dépasse 50 000 dollars en dehors du marché américain. « Si nous voulons être une marque premium, si nous n’entrons pas en Europe, nous ne gagnons pas vraiment », a-t-il déclaré.

Brad Kuntz, partenaire chez Grant Thornton Stax, résume l’évolution en cours : « Vous avez ce vieux luxe sur mesure des voitures européennes d’autrefois. Mais dans le monde des VE, vous avez plus d’élégance intégrée du point de vue technologique. » Une distinction que les constructeurs chinois cherchent à transformer en avantage commercial durable face aux marques établies.

Des ventes encore modestes mais en forte croissance

Malgré l’ambition affichée, les volumes de ventes des marques chinoises premium en Europe restent pour l’heure très limités au regard des géants du segment. BMW, Mercedes-Benz, Audi et Porsche ont écoulé près de 2 millions de véhicules en Europe sur les seuls neuf premiers mois de l’année — un volume qui donne la mesure du chemin à parcourir pour les nouveaux entrants chinois.

Zeekr constitue l’un des exemples les plus dynamiques de cette montée en puissance progressive. Les ventes européennes de la marque ont plus que triplé pour atteindre 9 525 véhicules sur les neuf premiers mois de 2026, contre 3 025 l’année précédente — une progression spectaculaire en termes relatifs, mais encore marginale en valeur absolue. Ayant déjà pénétré 22 marchés européens, Zeekr prévoit de s’étendre à huit marchés supplémentaires d’ici la fin de l’année. Son PDG européen Lothar Schupet se montre confiant : « Notre point de départ est très solide et nous allons continuer à accélérer. »

Xpeng, qui opère en Europe depuis 2020, a vu ses ventes plus que doubler pour dépasser les 29 000 voitures sur les huit premiers mois de 2026. Son vice-président Zheng Yeqing rappelle néanmoins que la construction d’une présence premium prend du temps : « Vous devez être sur ce marché assez longtemps pour établir votre présence et votre crédibilité. Il faut de la persévérance. »

Les marques européennes face à la concurrence chinoise

Les acteurs établis du luxe automobile européen ne sont pas insensibles à cette offensive. Chez Audi, un porte-parole indique que la marque aux quatre anneaux « accueille avec confiance la concurrence internationale croissante, y compris en provenance de Chine », tout en soulignant que c’est la responsabilité des décideurs européens de garantir des conditions de concurrence équitables. Bentley, dont le PDG Frank-Steffen Walliser a déclaré lors du dévoilement récent de son premier véhicule électrique que le « véritable luxe vient du cœur de l’Europe » et est irremplaçable, semble moins préoccupé par la concurrence chinoise sur son propre terrain.

Un cadre d’une grande entreprise chinoise, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a lui-même reconnu qu’il existe « encore un écart entre nous et ces marques de luxe européennes ». Mais il a ajouté que les constructeurs chinois devraient être en mesure de combler ce retard « dans une décennie ou deux » — une échéance qui donne une mesure réaliste du temps nécessaire pour construire la crédibilité et la fidélité de clientèle qu’exige le segment premium.

L’urgence stratégique qui pousse les constructeurs chinois vers le premium européen s’explique aussi par leurs difficultés domestiques : les ventes de véhicules en Chine ont reculé de 20 % au premier semestre 2026, et l’intensification de la concurrence sur le marché intérieur comprime les marges. L’Europe représente donc à la fois un relais de croissance et une voie vers de meilleures rentabilités — les États-Unis étant pratiquement fermés aux marques chinoises en raison des droits de douane prohibitifs.

Notre avis, par leblogauto.com

L’offensive des constructeurs chinois sur le segment premium européen est stratégiquement cohérente avec leurs contraintes de marché — difficultés domestiques et fermeture du marché américain — mais la conquête de ce segment exige un capital de confiance et de réputation qui ne se construit pas en quelques années, comme le reconnaît explicitement un cadre chinois en évoquant une décennie ou deux. La proposition de « luxe intelligent » est différenciante et pertinente pour une clientèle européenne de plus en plus sensible aux technologies embarquées, mais elle se heurte à un obstacle culturel profond : l’attachement des acheteurs premium européens à des marques dont l’héritage et les valeurs s’inscrivent dans une histoire de plusieurs décennies. La croissance spectaculaire en termes relatifs des ventes de Zeekr ou Xpeng en Europe masque des volumes encore très faibles face aux 2 millions de véhicules vendus par les marques allemandes premium en neuf mois. Enfin, le fait que même un cadre chinois reconnaisse l’existence d’un « écart » avec les marques de luxe européennes est une indication honnête de l’ampleur du travail de construction de marque qui reste à accomplir avant d’espérer rivaliser réellement avec BMW, Mercedes ou Audi sur leur terrain historique.

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CO2 autos : France et Allemagne s’accordent sur 90 % en 2035

21 octobre 2026 à 06:12

Paris et Berlin s’accordent sur un objectif CO2 à 90 % en 2035 sans compensation et ouvrent la voie au Royaume-Uni dans le label « Made in EU ».

Un accord politique majeur vient de redessiner les contours de la réglementation automobile européenne. La France et l’Allemagne ont trouvé vendredi un terrain d’entente sur deux dossiers qui agitent l’industrie automobile depuis plusieurs mois : l’objectif de réduction des émissions de CO2 pour les voitures à l’horizon 2035 et les conditions d’inclusion dans le futur label « Made in EU ». Ce compromis bilatéral, dont les marchés financiers ont immédiatement salué l’annonce avec une hausse de près de 2 % de l’indice STOXX 600 Automobile et Pièces, doit encore obtenir le soutien des autres États membres de l’Union européenne et du Parlement européen avant de prendre force de loi.

Un objectif CO2 simplifié à 90 % pour 2035

Sur la question des émissions, la Commission européenne avait initialement proposé que les constructeurs automobiles réduisent leurs rejets de CO2 de 90 % par rapport aux niveaux de 2021 d’ici 2035, les 10 % restants pouvant être compensés par des mesures complémentaires telles que le recours à de l’acier à faible teneur en carbone ou à des carburants alternatifs. Le plan franco-allemand retient l’objectif de réduction de 90 %, mais supprime la notion de mesures compensatoires pour couvrir les 10 % restants — une approche jugée globalement conforme aux souhaits des constructeurs automobiles allemands, qui préféraient un cadre réglementaire plus simple et plus lisible.

Volkswagen, premier constructeur européen en volume, a salué ce compromis, estimant qu’il aiderait l’industrie à contribuer « à la protection du climat sans compromettre sa compétitivité ». Le document franco-allemand propose également des périodes de conformité s’étalant sur plusieurs années autour de l’objectif 2035, aucune révision avant 2030 du facteur d’utilité pour les véhicules hybrides rechargeables — qui mesure la part de conduite effectivement réalisée en mode électrique —, et la reconnaissance des voitures fonctionnant aux carburants renouvelables et à faible émission de carbone comme des véhicules à zéro émission. Le chancelier allemand Friedrich Merz a qualifié l’accord de « bonne journée pour les automobilistes et pour l’emploi en Allemagne, en France et en Europe », précisant que l’Italie était largement en accord avec les propositions.

Cette lecture optimiste n’est cependant pas partagée par tous. Les groupes écologistes et environnementaux ont vivement critiqué ces assouplissements. Anna Krajinska, du groupe de campagne Transport & Environnement, a qualifié l’accord d’« erreur historique » susceptible de réduire l’incitation pour les constructeurs automobiles à investir massivement dans les véhicules électriques. La députée des Verts allemands Swantje Michaelsen a estimé que le gouvernement allemand freinait l’industrie à un moment où la hausse des prix des carburants accélère précisément la demande de véhicules électriques chez les consommateurs.

Le Royaume-Uni dans le « Made in EU » : une ouverture sous conditions

Le second volet de l’accord franco-allemand porte sur le futur label « Made in EU », dont les contours font l’objet de vifs débats au sein de l’UE. La Commission européenne avait proposé des exigences de contenu local et de faible empreinte carbone pour les produits bénéficiant de marchés publics, d’enchères publiques ou de programmes de subventions. La France plaidait pour limiter ces avantages aux seuls produits fabriqués dans les frontières de l’Union européenne, tandis que l’Allemagne et d’autres États membres souhaitaient une définition plus large, incluant des pays partenaires étroitement liés aux chaînes d’approvisionnement automobiles européennes.

Le compromis retenu stipule que pour le secteur automobile, le label « Made in EU » devrait couvrir les 27 pays membres de l’UE, mais aussi les partenaires européens qui faisaient partie du marché intérieur de l’UE au 1er janvier 2020. Cette date de référence inclut de facto le Royaume-Uni, qui a officiellement quitté le marché unique européen à la fin de l’année 2020. Un bureau du Premier ministre britannique Andy Burnham a indiqué que cette inclusion potentielle stimulerait le secteur automobile britannique, tout en soulignant que la proposition franco-allemande nécessite encore un soutien européen plus large et que les détails restent à préciser.

Car l’inclusion du Royaume-Uni n’est pas inconditionnelle. Le plan franco-allemand la soumet à des exigences de réciprocité totale et à un « alignement dynamique avec les conditions de l’UE pour les investissements en provenance de pays tiers et avec les mesures de protection commerciale de l’UE ». Concrètement, cela pourrait signifier que le Royaume-Uni devrait adopter des mesures similaires à celles que l’UE a prises pour restreindre les importations de véhicules hybrides et électriques à batterie fabriqués en Chine. François Provost, PDG d’un constructeur automobile, a estimé que « le Royaume-Uni devrait faire partie » du programme « Made in the EU » en tant qu’élément de l’écosystème automobile européen, mais a précisé que la Grande-Bretagne devrait en contrepartie abandonner son propre mandat de vente de véhicules électriques et adopter les mêmes règles que l’UE. Un sommet UE-Royaume-Uni est prévu le 20 novembre, où ces questions pourraient être abordées.

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L’accord franco-allemand simplifie utilement le cadre réglementaire en fixant l’objectif CO2 à 90 % sans mesures compensatoires, mais la suppression de ces compensations ne change pas fondamentalement l’ambition climatique puisque l’objectif reste inchangé — ce sont surtout les modalités de conformité qui s’assouplissent pour les constructeurs. L’ouverture conditionnelle du label « Made in EU » au Royaume-Uni est une avancée pragmatique pour un secteur dont les chaînes de valeur sont profondément intégrées entre les deux rives de la Manche, mais les conditions de réciprocité imposées — notamment sur les restrictions aux importations chinoises et l’alignement réglementaire — représentent des concessions politiques significatives que Londres devra évaluer soigneusement. La critique de Transport & Environnement qualifiant cet accord d’« erreur historique » reflète une tension réelle entre compétitivité industrielle et ambition climatique, deux objectifs dont la conciliation reste le principal défi de la politique automobile européenne pour la décennie à venir. Enfin, le fait que cet accord bilatéral doive encore obtenir le soutien des autres États membres et du Parlement européen laisse une incertitude réelle sur sa forme définitive, d’autant que des pays comme la Turquie, non mentionnée dans le périmètre franco-allemand, continuent de revendiquer leur inclusion dans le dispositif.

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Californie : 12 000 VE vendus grâce aux remises d’État malgré le recul

21 octobre 2026 à 04:12

La Californie recense 12 000 achats de VE via son programme de remises de 270 M$, malgré la suppression des aides fédérales par l’administration Trump.

La Californie tient le cap sur les véhicules électriques, mais dans un contexte national difficile. L’État du gouverneur Gavin Newsom a annoncé vendredi que près de 12 000 résidents californiens avaient acheté un véhicule électrique depuis le mois d’août grâce à un programme de remises doté d’une enveloppe de 270 millions de dollars, financé conjointement par l’État et les constructeurs automobiles participants. Cette initiative, signée par le gouverneur en juillet, intervient dans un contexte de recul global des ventes de véhicules électriques en Californie et à l’échelle nationale, consécutif à la suppression des incitations fédérales décidée par l’administration Trump. Un paradoxe qui illustre la tension croissante entre la politique climatique californienne et les orientations fédérales en matière de transition énergétique dans le secteur automobile.

Un programme d’incitation qui produit ses premiers résultats

Le programme californien d’aide à l’achat de véhicules électriques cible spécifiquement les primo-accédants à l’électromobilité dans l’État. Il offre une remise de 3 500 dollars sur l’achat d’un véhicule électrique neuf dont le prix de détail ne dépasse pas 50 000 dollars, et une remise de 1 750 dollars pour l’acquisition d’un véhicule électrique d’occasion dont le prix n’excède pas 25 000 dollars — deux seuils tarifaires conçus pour rendre le dispositif accessible aux ménages aux revenus intermédiaires.

Depuis son lancement, le programme a financé l’achat de 11 806 véhicules électriques neufs et de 132 unités d’occasion, mobilisant environ 70 millions des 270 millions de dollars disponibles. Il reste donc 200 millions de dollars de fonds non consommés, ce qui laisse une marge confortable pour de nouveaux acheteurs dans les prochains mois.

La répartition des achats par marque révèle la domination écrasante de Tesla sur le marché californien des véhicules électriques : 5 658 Tesla ont été achetées dans le cadre du programme, soit près de la moitié du total. Suivent Hyundai avec 1 700 unités, Toyota avec près de 1 400 et General Motors avec 1 100 véhicules électriques. Cette concentration chez Tesla est telle que les fonds dédiés aux modèles de la marque sont déjà épuisés. Nissan vient de rejoindre le programme, tandis que Mitsubishi Motors fera son entrée en novembre. Les autres constructeurs participants incluent Ford, Honda, Kia, la marque Lexus de Toyota, Lucid, Rivian, Subaru et Volvo.

Des ventes globales en recul malgré les efforts de l’État

Malgré ces résultats encourageants à l’échelle du programme, la tendance générale des ventes de véhicules électriques en Californie est préoccupante. La part des VE dans les ventes totales de l’État est tombée à 18 % jusqu’au 30 septembre — contre 23 % l’année précédente et 25 % en 2024. Ce recul significatif en deux ans illustre l’impact direct de la suppression des incitations fédérales sur le marché américain des véhicules à batterie.

L’administration Trump a en effet signé en 2025 une législation supprimant le crédit d’impôt fédéral de 7 500 dollars pour l’achat de véhicules électriques neufs, ainsi que le crédit de 4 000 dollars pour les véhicules électriques d’occasion — deux dispositifs qui avaient joué un rôle déterminant dans l’essor du marché américain des VE ces dernières années. La disparition de ces aides a directement pesé sur les ventes nationales, la Californie n’échappant pas à cette tendance malgré ses propres programmes d’incitation. Sur le plan des infrastructures de recharge, le gouvernement fédéral a également abandonné son soutien aux programmes de déploiement de bornes, fragilisant davantage l’écosystème de la mobilité électrique aux États-Unis.

La Californie résiste mais bataille juridique et politique s’intensifient

Face au désengagement fédéral, la Californie a choisi de renforcer ses propres dispositifs de soutien à l’électrification du parc automobile. Le nouveau programme de remises de 270 millions de dollars succède au précédent programme qui s’était achevé en 2023 après avoir distribué 1,49 milliard de dollars en une décennie pour subventionner 586 000 achats de véhicules électriques — une base de comparaison qui illustre l’ambition du nouvel outil mis en place.

Mais la résistance californienne ne se limite pas aux seules incitations financières. L’État a intenté une action en justice pour contester la procédure utilisée par l’administration Trump pour annuler les règles emblématiques sur les véhicules électriques de la Californie — des réglementations qui avaient été adoptées par près d’une douzaine d’autres États américains et qui visaient à éliminer progressivement la vente de nouvelles voitures à essence d’ici 2035. Le président Trump avait signé en juin 2025 une législation ciblant spécifiquement ces règles californiennes, ouvrant un front juridique qui pourrait conditionner l’avenir réglementaire de l’électrification automobile aux États-Unis.

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Le programme californien de remises produit des résultats mesurables avec 12 000 véhicules vendus depuis août, mais la chute de la part de marché des VE de 25 % en 2024 à 18 % au troisième trimestre 2026 illustre que les incitations locales ne peuvent pas compenser à elles seules la suppression de crédits fédéraux représentant jusqu’à 7 500 dollars par véhicule. La domination de Tesla avec 5 658 unités sur 11 938 achetées — et l’épuisement des fonds dédiés à la marque — confirme que le constructeur d’Elon Musk reste structurellement incontournable sur le marché californien des VE, ce qui crée une dépendance notable pour un programme qui cherche à diversifier l’adoption. Le fait que 200 millions de dollars restent disponibles sur l’enveloppe de 270 millions suggère que la montée en puissance du programme sera progressive, et que l’enjeu principal sera désormais de faire connaître le dispositif auprès des acheteurs potentiels éligibles qui n’ont pas encore sauté le pas. Enfin, la bataille juridique engagée par la Californie contre l’annulation fédérale de ses règles sur les VE sera déterminante pour l’avenir de l’électrification automobile aux États-Unis, car elle conditionne la capacité des États à maintenir des standards d’émissions plus ambitieux que les normes nationales.

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Lithium sous 100 000 yuans : la chute s’accélère en Chine

20 octobre 2026 à 14:12

Les contrats à terme sur le lithium en Chine chutent de 16 % en une semaine, tombant sous 100 000 yuans/tonne, plombés par la faible demande VE et batteries.

Le marché du lithium est en pleine tourmente. Les contrats à terme sur ce métal stratégique, composant essentiel des batteries de véhicules électriques et des systèmes de stockage d’énergie, ont franchi jeudi un seuil symbolique à la baisse : le contrat le plus actif sur la Bourse à terme de Guangzhou est tombé en dessous de 100 000 yuans la tonne, clôturant à 98 820 yuans — soit environ 14 942 dollars. Cette rupture d’un palier psychologique majeur illustre l’ampleur de la correction en cours sur ce marché de matières premières critiques pour l’électrification des transports mondiaux. Sur la seule semaine écoulée, les prix ont chuté d’environ 16 %, prolongeant une tendance baissière amorcée fin août. Sur sept semaines, les contrats à terme chinois accusent un recul cumulé de 39 % — une dégringolade qui commence à cristalliser un consensus baissier dans l’ensemble de l’industrie des matériaux pour batteries.

Une accumulation de signaux négatifs pour la demande

La chute des cours du lithium résulte d’une accumulation de facteurs défavorables qui se renforcent mutuellement, détériorant progressivement les perspectives de demande pour ce métal indispensable à la fabrication des cellules de batteries lithium-ion équipant véhicules électriques, hybrides rechargeables et systèmes de stockage d’énergie à grande échelle.

Le coup le plus récent est venu du front commercial international : l’Union européenne et la Chine ont conclu un accord visant à limiter les exportations chinoises de voitures hybrides vers le marché européen. Pour les marchés du lithium, cet accord signifie une réduction anticipée des volumes de véhicules électrifiés produits en Chine pour l’export — et donc moins de batteries à fabriquer, moins de carbonate de lithium à consommer. La réaction des marchés a été immédiate et sévère.

Mais au-delà de cet accord commercial ponctuel, ce sont des préoccupations plus structurelles qui pèsent sur les perspectives de demande. Les inquiétudes concernant le rythme d’adoption des véhicules électriques — moins soutenu qu’anticipé dans plusieurs marchés clés — et le ralentissement de la demande pour les systèmes de stockage d’énergie à grande échelle constituent des signaux persistants qui alimentent le pessimisme des opérateurs. Zhang Weixin, analyste chez China Futures Co., résume le sentiment du marché : « Un consensus sur un marché baissier se forme dans l’industrie alors que la baisse des prix s’accélère. »

Goldman Sachs Group confirme cette lecture dans ses dernières prévisions : la banque anticipe que le marché du lithium passera d’un déficit à un quasi-équilibre au quatrième trimestre de l’année, avant de basculer en situation de surplus au cours des deux prochaines années. La banque américaine attribue cette évolution à une croissance sous-jacente plus faible que prévu dans les secteurs des véhicules électriques et du stockage d’énergie, réduisant mécaniquement le besoin des acteurs de la filière de constituer des stocks préventifs.

Un métal pris dans un contexte financier mondial dégradé

Au-delà des fondamentaux propres au marché du lithium et de la filière des batteries pour véhicules électriques, le carbonate de lithium subit également les effets d’un environnement financier mondial moins favorable à l’ensemble des actifs risqués et des matières premières liées à la transition énergétique.

Le repli des cours du lithium s’inscrit dans un déclin plus large touchant les marchés actions, alimenté en partie par des inquiétudes concernant les valorisations jugées excessives des entreprises de semi-conducteurs et le coût astronomique du développement des infrastructures nécessaires à l’intelligence artificielle. Ces préoccupations sur les grandes capitalisations technologiques ont un effet de contagion sur l’ensemble des secteurs qui leur sont associés dans l’esprit des investisseurs, dont la filière des batteries et des matériaux qui les composent.

Par ailleurs, les paris grandissants sur la nécessité pour la Réserve fédérale américaine de maintenir ou de rehausser ses taux d’intérêt ont alourdi le sentiment de marché. Des coûts d’emprunt élevés exercent une pression supplémentaire sur les fabricants de batteries et de véhicules électriques, dont les plans d’investissement et les capacités de financement sont directement affectés par le niveau des taux. Ce contexte macroéconomique défavorable s’ajoute aux facteurs sectoriels pour créer un environnement de marché particulièrement hostile aux matières premières liées à la transition électrique.

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La chute de 39 % des contrats à terme sur le lithium en sept semaines et le franchissement du seuil des 100 000 yuans à la baisse constituent des signaux d’alarme sérieux pour l’ensemble de la filière des batteries de véhicules électriques, qui avait fondé une partie de ses modèles économiques sur des prix du lithium durablement élevés. La convergence des prévisions de Goldman Sachs sur un basculement vers un surplus structurel et du consensus baissier identifié par les analystes de China Futures suggère que la correction actuelle n’est pas un simple ajustement ponctuel mais le début d’un cycle plus long de rééquilibrage entre offre et demande. Pour les constructeurs automobiles et les fabricants de batteries, une baisse durable des prix du lithium est une bonne nouvelle en termes de coûts de production, mais elle fragilise les producteurs de matières premières et pourrait réduire les investissements dans de nouvelles capacités d’extraction — semant les graines d’une pénurie future si la demande de véhicules électriques reprend plus vigoureusement que prévu. Enfin, l’impact combiné de l’accord UE-Chine sur les hybrides, du ralentissement de l’adoption des VE et du contexte de taux élevés illustre à quel point le marché des matériaux pour batteries est devenu sensible à une multiplicité de facteurs exogènes qui dépassent la simple logique offre-demande du secteur minier.

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Penske Automotive passe en privé pour 16,3 milliards de dollars

20 octobre 2026 à 12:13

Penske Automotive Group accepte d’être racheté à 212 $ par action par Penske Corp. et Mitsui pour 16,3 milliards de dollars, clôture prévue début 2027.

L’un des plus grands groupes de concessionnaires automobiles des États-Unis va quitter la Bourse. Penske Automotive Group Inc. a annoncé jeudi la conclusion d’un accord avec ses deux principaux actionnaires pour une opération de privatisation valorisant l’entreprise à 16,3 milliards de dollars. Motown Acquisition Corp., entité détenue conjointement par Penske Corp. et le conglomérat japonais Mitsui & Co., acquerra l’ensemble des actions de la société au prix de 212 dollars par titre — soit une prime de 8,8 % par rapport au cours de clôture précédent. La transaction, entièrement réglée en espèces, devrait être finalisée au premier trimestre de l’année 2027, sans condition de financement suspensive.

La nouvelle a été immédiatement saluée par les marchés financiers : l’action Penske Automotive a bondi de 8,3 % dès l’ouverture des échanges à New York jeudi matin, confirmant l’attractivité de la prime offerte aux actionnaires minoritaires. Le titre avait par ailleurs déjà progressé de 23 % depuis le début de l’année jusqu’à mercredi, témoignant d’un intérêt soutenu des investisseurs pour ce secteur de la distribution automobile américaine.

Penske Corp. et Mitsui consolident leur contrôle sur le groupe

L’opération de rachat annoncée est initiée par les deux actionnaires qui contrôlaient déjà collectivement environ 72 % des actions ordinaires en circulation de Penske Automotive, selon les données compilées par Bloomberg. Penske Corp. — la société de services de transport détenue en privé et fondée par Roger Penske, ancien pilote de course qui préside également Penske Automotive — et Mitsui & Co. avaient soumis leur proposition de privatisation au conseil d’administration du groupe de concessionnaires dès le mois de juillet, laissant aux administrateurs indépendants le temps de l’examiner avec l’assistance de conseillers financiers indépendants.

À l’issue de la transaction, la répartition du capital de la nouvelle entité privée sera la suivante : Penske Corp. détiendra 64 % des parts, tandis que Mitsui conservera les 36 % restants. Cette structure actionnariale consolidée offrira aux deux partenaires une liberté de gestion et de décision stratégique que le statut de société cotée en Bourse ne permettait pas — notamment la capacité d’investir à long terme sans la pression trimestrielle des résultats et des attentes des actionnaires minoritaires.

Sur le plan du financement, la transaction mobilisera jusqu’à 2,2 milliards de dollars d’apport en fonds propres de la part de Penske Corp. et de Mitsui, complétés par jusqu’à 1,8 milliard de dollars de dette. JPMorgan, Bank of America et Wells Fargo se sont engagés à fournir un prêt relais qui pourra ultérieurement être refinancé par une émission obligataire ou des emprunts supplémentaires adossés à une facilité de crédit existante. Moelis & Co. a conseillé le comité spécial du conseil d’administration de Penske Automotive, tandis que BofA Securities, JPMorgan Securities et Wells Fargo Securities ont accompagné Penske Corp. tout au long des négociations.

Un secteur sous pression qui mise sur l’après-vente

La privatisation de Penske Automotive intervient dans un contexte sectoriel difficile pour la distribution automobile américaine. Les concessionnaires font face à une combinaison de facteurs défavorables : la hausse des prix des véhicules neufs et des taux d’intérêt élevés qui pèsent sur la capacité financière de nombreux acheteurs à acquérir un nouveau modèle. Cette situation comprime les volumes de ventes de véhicules neufs et met la rentabilité des réseaux de distribution sous tension.

Cependant, ce contexte difficile pour les ventes de véhicules neufs s’accompagne d’une opportunité structurelle pour les concessionnaires : les consommateurs qui reportent l’achat d’un véhicule neuf conservent leurs véhicules plus longtemps, générant mécaniquement une hausse de la demande en pièces détachées et en services d’entretien et de réparation. Cette activité après-vente, à marges généralement plus élevées que la vente de véhicules neufs, pourrait ainsi partiellement compenser le ralentissement du marché primaire. Pour un groupe de l’envergure de Penske Automotive, disposer de la flexibilité offerte par le statut d’entreprise privée pour pivoter vers ces activités à forte valeur ajoutée sans contrainte de communication financière trimestrielle représente un avantage stratégique non négligeable dans la période qui s’ouvre.

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La privatisation de Penske Automotive à 16,3 milliards de dollars est une opération financièrement cohérente pour Penske Corp. et Mitsui, qui consolidaient déjà 72 % du capital et qui choisissent de simplifier leur structure de gouvernance à un moment où les marchés financiers valorisent favorablement le titre. La prime de 8,8 % offerte aux actionnaires minoritaires est modeste mais acceptable dans un contexte où le titre avait déjà progressé de 23 % depuis le début de l’année, laissant peu d’argument aux actionnaires pour contester la valorisation. Le choix du statut privé est stratégiquement judicieux pour un groupe de distribution automobile qui doit naviguer dans un environnement de marché complexe — hausse des prix, taux d’intérêt élevés, transition vers les véhicules électriques — sans avoir à justifier chaque décision à des actionnaires institutionnels sensibles aux résultats trimestriels. Enfin, l’implication de JPMorgan, Bank of America et Wells Fargo comme prêteurs engagés témoigne de la solidité perçue du dossier financier, même si la combinaison de 2,2 milliards de fonds propres et 1,8 milliard de dette implique un niveau d’endettement que le groupe devra gérer prudemment dans un environnement de taux qui reste élevé.

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Polestar 4 : une étude d’Oxford mesure les sensations au volant, au-delà des chevaux

20 octobre 2026 à 11:01
Polestar mesure les sensations offertes par ses voitures électriques

Une étude menée par l’Université d’Oxford avec le constructeur Polestar a cherché à mesurer les sensations ressenties au volant d’une voiture électrique, en croisant données du véhicule, réactions physiologiques et évaluations des conducteurs. Sur circuit, la Polestar 4 Dual Motor Performance a affiché une accélération maximale supérieure de 32 % à celle de la version à moteur arrière, tout en demandant 15 % d’effort de direction en moins, pour des temps au tour presque identiques.

Le plaisir au volant peut-il se mettre en équation ?

L’Université d’Oxford étudie les sensations de conduite

La puissance, l’accélération et les temps au tour ne suffisent en effet pas toujours à décrire l’expérience au volant. Certaines voitures moins puissantes peuvent se révéler plus enthousiasmantes que d’autres. Pour explorer cette dimension, des chercheurs du SDG Impact Lab de l’Université d’Oxford ont mené une étude en collaboration avec Polestar, consacrée aux réactions des conducteurs face aux performances d’une voiture électrique. Oui, de l’électrique, réputé pour ne pas offrir de sensations d’après certains réfractaires aux VE.

Douze conducteurs ont participé à des essais sur le circuit de Gotland Ring, en Suède. Ils ont pris le volant de deux versions de la Polestar 4 : la Rear Motor, à propulsion, et la Dual Motor équipée du pack Performance. Les essais comprenaient des séquences de conduite calme et dynamique.

Les chercheurs ont croisé plusieurs types de données : télémétrie du véhicule, fréquence cardiaque, suivi du regard, évaluations psychologiques et entretiens. L’objectif était de déterminer le plus objectivement possible comment le comportement de la voiture se traduit en sensations et en réactions chez la personne au volant.

32 % d’accélération maximale en plus, mais des tours presque aussi rapides

Les deux versions de la Polestar 4 présentent des écarts importants sur le plan mécanique. La Rear Motor développe 200 kW, soit 268 ch, tandis que la Dual Motor Performance atteint 400 kW, soit 544 ch.

Lors des tours rapides réalisés dans des conditions comparables, les deux voitures ont pourtant affiché des vitesses moyennes proches. La version Performance a atteint environ 79 km/h, contre 78 km/h pour la version à moteur arrière, selon le rapport de recherche.

La différence s’est davantage manifestée dans la manière de produire cette performance. La Dual Motor Performance a enregistré une accélération maximale supérieure de 32 % et des forces latérales plus importantes en virage. Elle a également connu des accélérations franches près de neuf fois plus fréquentes.

Autre résultat notable : l’effort de direction était inférieur de 15 % sur la version Performance. Les données montrent ainsi qu’elle pouvait exploiter davantage de capacités sur circuit tout en sollicitant moins physiquement les conducteurs au volant.

Le regard et les réactions physiologiques évoluent avec le rythme

L’étude ne s’est pas limitée aux mesures mécaniques. Les chercheurs ont également observé des changements dans le comportement et les réactions corporelles des participants selon les conditions de conduite.

Lors des séquences dynamiques, les conducteurs clignaient moins des yeux, leurs pupilles se dilataient et leur regard restait fixé plus longtemps. Ces variations sont compatibles avec une attention accrue lorsque la conduite devient plus exigeante.

La fréquence cardiaque et les mesures de l’activité électrodermale augmentaient également davantage pendant les phases dynamiques que lors des séquences calmes. Les chercheurs ont établi des associations entre plusieurs paramètres du véhicule et l’activation physiologique des conducteurs.

Une limite demeure toutefois : ces réactions peuvent traduire aussi bien l’excitation que l’effort physique nécessaire pour conduire de manière dynamique. L’étude ne permet donc pas de distinguer précisément ces deux facteurs. Cela peut sembler évident à première vue, mais là c’est mesuré par une étude sérieuse.

La version Performance obtient de meilleures évaluations

Plus subjectif, les participants ont aussi évalué leur expérience de conduite à l’aide d’une échelle conçue pour l’étude. Sur le critère « Performance/Dynamique », la Polestar 4 Dual Motor Performance a obtenu une note moyenne de 89,2 sur 100, contre 67,7 pour la Rear Motor.

L’écart se retrouve dans l’évaluation de la qualité globale de l’expérience, avec respectivement 93 et 77,9 points sur 100. La majorité des conducteurs ont attribué de meilleures notes à la version Performance sur ces deux critères. Cela a beau être subjectif, cela corrobore les résultats objectifs de l’étude.

Les entretiens apportent un éclairage complémentaire. Les participants n’ont pas décrit la performance uniquement comme une succession de sensations physiques intenses. Ils ont également évoqué la confiance dans le véhicule, le sentiment de maîtrise et une concentration soutenue.

Plusieurs ont spontanément comparé cette expérience à des montagnes russes dont le conducteur garderait le contrôle. La sensation recherchée associerait ainsi une forte stimulation physique à la possibilité de conserver la maîtrise de la voiture.

Une étude pilote qui doit encore être confirmée

Pour les chercheurs, cette approche pourrait aider à mieux comprendre ce qui différencie deux voitures au-delà de leurs seules caractéristiques chiffrées.

Les chercheurs précisent que ce travail constitue une étude pilote de faisabilité menée auprès de seulement douze participants. Les résultats ont été analysés de manière descriptive, sans tests statistiques formels permettant d’établir leur significativité.

Certaines mesures ont également présenté des difficultés de qualité ou de synchronisation des données. Une étude plus vaste sera nécessaire pour vérifier la fiabilité des observations et mieux séparer l’excitation ressentie de l’effort physique.

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Instinctivement, on se dit qu’il est évident que telle ou telle voiture provoque plus de sensations qu’une autre. Mais est-on totalement objectif et cela peut-il se mesurer pour mieux développer des voitures excitantes au volant ?

Cette première étape montre qu’il est possible de rapprocher les données techniques d’un véhicule des réactions physiologiques et des évaluations subjectives de ses conducteurs. Il sera intéressant de réussir à donner des sensations avec moins de chevaux par exemple.

Une étape supplémentaire pourrait être la comparaison, inévitable entre un véhicule électrique et un véhicule thermique, aux caractéristiques similaires. Le son des différents moteurs participe-t-il à ces sensations ou pas ?

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