Vue normale

Wells Vertige : une sportive thermique artisanale a-t-elle encore sa place aujourd’hui ?

8 février 2026 à 17:41

Avec la Vertige, Wells Motor Cars propose une sportive britannique compacte, légère et assemblée à la main. Que dit ce projet d’une certaine vision de l’automobile, à l’heure des véhicules toujours plus lourds et technologiques ?

Une sportive conçue autour de la légèreté

La Wells Vertige est une voiture de sport à moteur central, produite en série limitée au Royaume-Uni, dans le Warwickshire. Son architecture repose sur un châssis modulaire composé d’une cellule centrale rigide et de sous-châssis avant et arrière démontables.
L’ensemble revendique une rigidité de torsion de 47 000 Nm/deg, pour un poids à vide inférieur à 850 kg, grâce à l’utilisation extensive de l’aluminium, notamment pour le moteur, les freins et les panneaux de plancher.

Vous ne savez pas ce que cela représente ? Eh bien une Lotus Elise est – a priori – à 10 000 Nm/degré ! On est ici au-delà de la rigidité d’une Ferrari F50 (environ 34 600 Nm/deg).

Un format compact pensé pour les routes britanniques

Avec moins de 4 mètres de long et 1,75 m de large, la Vertige adopte des dimensions réduites. Elle propose deux places et des portes à ouverture en élytre, dont le débattement latéral reste limité à 40 mm une fois ouvertes.
Cette compacité s’associe à une suspension indépendante à doubles triangles à l’avant comme à l’arrière, et à un moteur monté transversalement en position centrale arrière, entraînant les roues arrière.

Esthétiquement, on a un petit véhicule typé années 60 / 70 avec des courbes simples, des feux derrière une bulle et un arrière tronqué. On peut y retrouver des traits d’Alfa Romeo, mais aussi d’icones anglaises comme des Lotus, ou Ginetta.

Poste de conduite et habitacle épurés

Le poste de conduite a été conçu autour d’une position droite, avec volant et pédales alignés. Les réglages du siège et de la colonne de direction sont étendus, et les instruments suivent les mouvements du volant afin de rester visibles.
L’habitacle se veut volontairement simple, avec des commandes regroupées par fonction et un environnement peu chargé. Les matériaux utilisés incluent cuir, Alcantara et bois, avec un levier de vitesses façonné dans un bloc de bois unique.

Technologies embarquées et aspects pratiques

La Vertige est équipée d’un écran tactile de 7 pouces donnant accès à la navigation, à la radio numérique et à la compatibilité Apple CarPlay et Android Auto. Des ports USB et un espace de rangement pour smartphone sont intégrés à la console centrale. On a beau être dans une véhicule « à l’ancienne », on n’en oublie pas pour autant la modernité.

Côté praticité, la voiture dispose d’un réservoir de 50 litres, d’un coffre arrière de 200 litres et d’une roue de secours de taille normale. Un compartiment de rangement avant optionnel de 65 litres peut remplacer cette roue de secours. A voir si Wells propose une Véronique pour embarquer un peu plus qu’un baise-en-ville.

Moteur atmosphérique et transmission manuelle

La Wells Vertige est animée par un moteur atmosphérique Duratec de 2,5 litres, entièrement en aluminium. Il développe 228 ch à 7 000 tr/min et 200 Nm de couple . Il s’associe à une boîte manuelle à six rapports.
L’admission repose sur des papillons individuels et une gestion moteur spécifique. La direction non assistée, avec un rayon de braquage annoncé à 10,5 mètres, doit permettre de bien ressentir la route. La répartition des charges est 47 % à l’avant pour 53 % à l’arrière.

Une motorisation éprouvée qui doit animer fortement ce véhicule ultra-léger. Wells indique que la Vertige exécute le 0 à 60 mph (96 km/h) en 4,8 secondes.

Châssis, freinage et sécurité

Les roues de 17 pouces sont identiques aux quatre coins et pèsent 8,7 kg chacune. Le freinage repose sur des disques ventilés de 280 mm et des étriers à quatre pistons en aluminium.
La sécurité structurelle s’appuie sur un arceau intégré au châssis, un réservoir de carburant positionné au centre et des sous-châssis conçus pour absorber l’énergie en cas de choc.

Il n’y aura qu’une douzaine de voitures produites cette année, et potentiellement 20 à 25 en 2027. L’aboutissement d’un lancement débuté en 2014. Wells avait expoé un premier prototype en 2021 à la semaine de la vitesse de Goodwood. La production a début tout doucement en 2023 par la « Founders Edition ».

Allez, pour finir de vous achever, sachez que la Wells Vertige débute à £85,000 soit moins de 97 500 € TTC… Heureux Britanniques !

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La mortalité routière repart-elle à la hausse en France en 2025 ?

8 février 2026 à 14:20

En 2025, la sécurité routière enregistre une augmentation du nombre de décès et de blessés sur les routes françaises. Le bilan provisoire fait état de 3 513 morts, tous territoires confondus, soit davantage qu’en 2024, dans un contexte marqué par des évolutions contrastées selon les réseaux, les âges et les modes de déplacement.
Attention au tour de vis !

Une hausse des décès par rapport à 2024

Selon les données provisoires publiées par l’ONISR, 3 513 personnes sont décédées sur les routes en 2025, en France métropolitaine et outre-mer. Cela représente une hausse de 2,4 % par rapport à 2024, tandis que la comparaison avec 2019, année de référence avant la pandémie, montre une situation globalement stable.

En France métropolitaine seule, 3 260 décès sont recensés, soit 67 de plus qu’en 2024 (+ 2,1 %). Le nombre total de blessés est estimé à 244 000 personnes, en hausse de 3,4 %, tandis que le nombre de blessés graves reste proche de 16 600, avec une progression plus limitée.

Synthèse de chiffres

Des disparités marquées selon les réseaux routiers

Les routes hors agglomération concentrent l’essentiel de la mortalité, avec 61 % des décès et près de la moitié des blessés graves. 1 981 personnes y ont perdu la vie en 2025, en hausse par rapport à l’année précédente.

En agglomération, le nombre de décès recule légèrement à 1 016 morts. Sur autoroute, la tendance est inverse : 263 décès, soit une augmentation de 10 % en un an. Une étrangeté alors que l’autoroute est habituellement le « bon élève » de l’accidentalité routière.

Une mortalité toujours majoritairement masculine

Les hommes restent très largement surreprésentés. 77 % des personnes décédées en France métropolitaine en 2025 sont de sexe masculin, une proportion stable par rapport aux années précédentes.

Cette surmortalité varie selon le mode de déplacement. Elle est particulièrement élevée chez les usagers de deux-roues motorisés, où les hommes représentent jusqu’à 93 % des tués, tandis qu’elle est plus équilibrée pour la marche à pied et les véhicules de tourisme. Pour le coup, rien d’anormal puisque les hommes représentent la très grande majorité des conducteurs ou passagers à deux-roues.

Jeunes adultes et seniors parmi les plus exposés

En valeur absolue, les 18-24 ans enregistrent 523 décès, un chiffre en léger recul par rapport à 2024. Mais rapporté à la population, ce groupe reste le plus exposé, avec 95 décès par million d’habitants.

Les seniors affichent également des taux élevés, notamment chez les 75-84 ans et les 85 ans ou plus. À l’inverse, les moins de 18 ans présentent désormais les taux de mortalité les plus faibles, malgré une hausse notable du nombre de décès chez les 14-17 ans en 2025.

Une tendance forte depuis des années et des années, hélas. La sur-représentation des 18-24 ans est liée à l’alcool, les stupéfiants et la vitesse. Du côté des plus de 75 ans, la cause principale reste les malaises, les inattentions

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Usagers vulnérables de plus en plus touchés

Depuis la période post-pandémie, la part des usagers non carrossés progresse. Les occupants de voitures représentent désormais moins de la moitié des personnes tuées. Et pourtant, ils représentent 73 % des déplacements. Evidemment, les énormes progrès en matière de sécurité des voitures joue beaucoup.

Les deux-roues motorisés concentrent 23 % des décès et près d’un tiers des blessés graves, alors qu’ils représentent moins de 2 % du trafic motorisé. Les piétons, cyclistes et utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés voient également leur part augmenter, notamment parmi les blessés conservant des séquelles à long terme.

Mortalité routière : quels leviers pour continuer la baisse ?

Au final, en dézoomant un peu, on voit que les statistiques sont sur une sorte de pallier depuis 2018. Après les aberrations statistiques des années de confinement 2020 et 2021, le trafic routier a repris son niveau et les accidents aussi. On constate même une hausse depuis 3 années. De quoi faire réagir les autorités ?

Déjà, il faudrait taper fort sur la conduite sous protoxyde d’azote (gaz hilarant) et les délits de fuite (un toutes les vingt minutes en moyenne constaté).

Ensuite, on sait, et on le constatera plus tard dans l’année 2026 avec la publication du bilan définitif de l’ONISR, il y a des leviers « faciles » à activer. Déjà, on sait qu’environ 20 % des tués en automobile ne portent pas leur ceinture. De même la moitié des tués en automobile le sont dans un accident sans tiers. Inattention, somnolence, survitesse, etc.

Pour les cyclistes, c’est environ 40 % hors agglomération. L’Etat réfléchirait à rendre obligatoire le port du casque, même pour les adultes, même en ville.

Courbe de la mortlité en FM de 2010 à 2025

Source : ONISR

Glossaire technique

ONISR
Observatoire national interministériel de la sécurité routière, organisme public chargé de produire et analyser les statistiques d’accidentalité routière.

BAAC
Bulletin d’analyse des accidents corporels de la circulation. Fichier alimenté par les forces de l’ordre recensant les accidents avec victimes. Son accès est public.

Blessé grave
Personne victime d’un accident de la route dont l’état nécessite une hospitalisation prolongée ou entraîne des conséquences médicales importantes.

Usagers vulnérables
Personnes se déplaçant sans protection de carrosserie : piétons, cyclistes, utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés et deux-roues motorisés.

EDPm
Engins de déplacement personnel motorisés, comme les trottinettes électriques.

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Podcast 367: L’essentiel de la semaine 6 par Leblogauto.com

8 février 2026 à 06:08

Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans La semaine automobile par Leblogauto.com !
Au programme aujourd’hui : des marchés qui s’emballent, d’autres qui décrochent, l’électrique qui accélère partout dans le monde, et des géants de l’auto qui affirment leur stratégie. Installez-vous, on fait le tour de l’actu auto de la semaine.

Marché français janvier 2026 : Renault sur un nuage

Le marché automobile français débute 2026 sur une note contrastée, mais Renault tire clairement son épingle du jeu.
La marque au losange surperforme largement grâce à une gamme électrifiée solide et bien positionnée.
À l’inverse, certains constructeurs peinent à suivre le rythme.
Un mois de janvier qui donne déjà des tendances fortes pour l’année.

 Thaïlande : les ventes auto explosent grâce aux véhicules électriques

En Thaïlande, l’électrique joue le rôle de véritable moteur du marché.
Les ventes automobiles bondissent, portées par des incitations fiscales et une offre EV en plein essor.
Les constructeurs chinois y trouvent un terrain de jeu idéal.
Un exemple frappant de transition accélérée hors d’Europe.

Production auto britannique au plus bas depuis 1956

Coup dur pour l’industrie automobile britannique.
La production chute à un niveau historiquement bas, inédit depuis 1956.
Brexit, transition électrique et manque d’investissements pèsent lourd.
Un signal d’alarme pour tout un écosystème industriel.

Une voiture sur dix vendue en Europe est chinoise

Les marques chinoises s’installent durablement sur le marché européen.
Elles représentent désormais 10 % des ventes, principalement grâce à l’électrique.
Prix agressifs, technologie et montée en qualité font la différence.
Une progression qui inquiète sérieusement les constructeurs historiques.

Toyota reste n°1 mondial avec des ventes record en 2025

Toyota conserve sa couronne de premier constructeur mondial.
Le groupe japonais signe des ventes record en 2025.
Sa stratégie multi-énergies, entre hybride, thermique et électrique, continue de payer.
Une régularité impressionnante dans un marché chahuté.

Les voitures électriques coûteront moins cher que les thermiques d’ici 5 ans, d’après Volvo

Selon Volvo, le basculement économique est imminent.
D’ici cinq ans, les voitures électriques pourraient devenir moins chères que les thermiques.
Baisse du coût des batteries et économies d’échelle expliquent cette projection.
Un argument de poids pour accélérer l’adoption massive.

Tesla mise sur l’IA et le Cybercab pour relancer sa croissance

Tesla veut ouvrir un nouveau chapitre de son histoire.
Le constructeur mise sur l’intelligence artificielle et le Cybercab autonome.
Objectif : relancer la croissance et reprendre l’avantage technologique.
Un pari audacieux, mais risqué, dans un contexte de concurrence accrue.

Waymo prévoit ses premiers robotaxis à Londres en 2026

Waymo accélère son expansion internationale.
La filiale de Google vise Londres pour ses premiers robotaxis dès 2026.
L’Europe devient un nouveau terrain d’expérimentation pour la conduite autonome.
Une étape clé vers la mobilité sans conducteur.

Voilà pour l’essentiel de l’actualité automobile de la semaine !
Entre électrification accélérée, montée en puissance de la Chine et bouleversements industriels, le secteur n’a jamais été aussi dynamique.
Merci de nous avoir écoutés, et rendez-vous très vite sur Leblogauto.com pour suivre l’auto au quotidien. À la semaine prochaine 

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