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Sans réacteurs nucléaires, la France risquerait le blackout selon EDF

17 février 2026 à 15:23

D’après un document interne d’EDF consulté par La Tribune, un nombre minimal de réacteurs nucléaires doit rester connecté au réseau français en permanence pour garantir la stabilité électrique et ainsi jouer le rôle d’amortisseur de tension.

La gestion de la tension et les renouvelables, l’éternelle guerre entre électronique de puissance et inertie mécanique. Voilà une occasion qu’EDF n’a pas manquée pour critiquer les énergies renouvelables (ENR), a relevé la Tribune dans un document interne qu’elle a consulté. EDF estime qu’une base minimale de réacteurs nucléaires doit impérativement rester en fonctionnement pour éviter un risque de black-out. Non pas pour répondre à une demande extrême d’électricité, mais bien pour assurer la stabilité du système en tout temps.

Contrairement à la fréquence, identique partout en Europe (50 Hz), la tension est une donnée locale. Elle doit rester dans une plage précise pour ne pas endommager les équipements électroniques ou engendrer des coupures en cascade (comme le blackout espagnol du 28 avril 2025). Or, en période de faible consommation combinée à une forte production solaire, le réseau de transport se retrouve peu chargé. Les lignes à haute tension produisent alors davantage de puissance « réactive » ce qui tend à faire monter la tension.

Si ces déséquilibres ne sont pas corrigés rapidement, ils peuvent se propager. C’est ce qui s’est passé lors de la méga panne survenue dans la péninsule ibérique l’an dernier.

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EDF et les machines synchrones

EDF maintient, la solution repose sur le maintien d’une production dite synchrone, c’est-à-dire assurée par des machines tournantes : centrales nucléaires, hydrauliques ou thermiques. Ces installations apportent l’inertie et la capacité d’absorption de puissance réactive dont a besoin le réseau et ainsi contenir la tension.

Le document consulté par La Tribune identifie trois zones particulièrement sensibles : la Normandie-Paris, le Sud-Ouest et le bassin de la Loire. Dans ces régions, la régulation de la tension nécessiterait le maintien de plusieurs tranches nucléaires en fonctionnement, même en l’absence de besoin de production supplémentaire.

Paradoxalement, si la tendance est à l’arrêt des réacteurs (pour des raisons politiques ou de vieillissement), RTE sollicite de plus en plus le parc nucléaire pour ces services. À horizon 2030, ces demandes pourraient augmenter. EDF plaide pour une meilleure rémunération de ce service. Elle les justifie par des investissement évités dans le système électrique. Du côté des renouvelables, il y a des solutions : onduleurs, batteries, STEP ou compensateurs statiques.

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Chauffage, climatisation et eau chaude : Samsung lance une nouvelle pompe à chaleur tout-en-un inédite

17 février 2026 à 13:50

Samsung mise sur l’Europe pour lancer sa nouvelle pompe à chaleur. Alors que le marché est encore fragilisé par la baisse du pouvoir d’achat et la réduction des aides, le géant sud-coréen veut séduire les consommateurs européens en priorité.

Samsung vient de dévoiler une nouvelle pompe à chaleur résidentielle. Baptisé EHS All-in-One, ce système air/eau-air « tout-en-un » assure le chauffage des logements, la climatisation, le chauffage au sol et la production d’eau chaude sanitaire, le tout réuni dans une unité extérieure compacte. Le constructeur sud-coréen vise en priorité le marché européen, alors même que celui-ci cherche à se prémunir contre la concurrence asiatique.

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Un équipement efficace par grand froid et pensé pour réduire la consommation

Le groupe fait valoir plusieurs atouts de son produit, qui serait une version améliorée de l’EHS Mono R290, un modèle lancé en 2023. D’abord, le système se veut fiable tout au long de l’année, même en conditions extrêmes. Samsung annonce un fonctionnement du chauffage jusqu’à -25 °C, ainsi qu’une production d’eau chaude pouvant atteindre 65 °C même par temps glacial. L’appareil embarque un système de récupération de chaleur. Plutôt que d’évacuer l’énergie thermique durant le mode refroidissement, celle-ci est réutilisée pour chauffer l’eau sanitaire. Selon le fabricant, cette technologie peut, dans certaines conditions, plus que doubler l’efficacité énergétique de la production d’eau chaude.

La nouvelle pompe à chaleur Samsung intègre également une intelligence artificielle dédiée à l’optimisation énergétique. Cette fonctionnalité analyse les habitudes d’utilisation et les paramètres de fonctionnement afin d’ajuster automatiquement les réglages.

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Un premier lancement en Europe

Cet appareil sera d’abord commercialisé en Europe, avant un déploiement prévu en Corée dans un an. L’équipement a été d’ailleurs adapté aux standards européens, notamment avec l’intégration du fluide frigorigène R32, en remplacement du R410A qui est plus polluant.

Ce lancement intervient donc dans un contexte de marché encore fragile. Si les ventes se redressent légèrement à l’échelle du continent, certains pays restent en difficulté. C’est le cas de la France, où la crise s’intensifie. La demande recule sous l’effet de la baisse du pouvoir d’achat, de la réduction des aides et de la suspension de MaPrimeRénov’. Une contraction pesant directement sur les industriels qui voient chuter leur chiffre d’affaires.

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Pour soutenir ces fabricants, le gouvernement français a annoncé la mise en place d’un mécanisme de « préférence européenne ». Concrètement, la bonification des Certificats d’économie d’énergie (CEE) sera désormais réservée aux équipements dont le système moteur est fabriqué en Europe. L’objectif est de rééquilibrer la concurrence avec les fabricants asiatiques, dont les parts de marché ne cessent de progresser. Reste donc à voir si cette mesure impactera les prévisions de ventes de Samsung.

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La crise de la mémoire risque de faire couler plusieurs marques grand public, avertit le PDG de Phison

L’impact de l’IA sur les marchés de l’électronique grand public a déjà produit plusieurs effets visibles. Hausse des prix de plusieurs produits sur le marché DIY, arrêt de la marque Crucial par Micron, augmentations tarifaires chez de nombreux intégrateurs ; autant de signaux visibles par tous... [Tout lire]

Revue de presse de l’April pour la semaine 7 de l’année 2026

Par : echarp
17 février 2026 à 10:20

[Alliancy] La CAIH dévoile un plan stratégique et lance un programme open source pour réduire la dépendance numérique des hôpitaux

✍ Tiago Gil, le jeudi 12 février 2026.

La centrale d’achat informatique hospitalière (CAIH) engage une nouvelle feuille de route sur cinq ans et initie le programme Alternative, destiné à bâtir un socle numérique souverain pour les systèmes d’information de santé.

[LeMagIT] L’Anssi réaffirme son engagement en faveur du logiciel libre (€)

✍ Valéry Rieß-Marchive, le mercredi 11 février 2026.

L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information vient de réitérer son engagement en faveur du logiciel libre. Dans la continuité d’une politique établie et confortée de longue date.

Et aussi:

[Républik IT] Les candidats aux Municipales vont-ils adopter le Logiciel Libre?

✍ Bertrand Lemaire, le mercredi 11 février 2026.

L’APRIL relance son initiative «Pacte du Logiciel Libre» à l’occasion du prochain scrutin municipal.

Et aussi:

Voir aussi:

[ZDNET] LibreOffice dénonce le format OOXML

Le mercredi 11 février 2026.

The Document Foundation (TDF) intensifie sa critique contre Microsoft, accusant le géant américain de privilégier ses intérêts commerciaux au détriment de l’interopérabilité.

[Les Numeriques] “Le vibe coding tue l'open-source”: quand l'IA dévore ce qui la nourrit, les économistes sonnent l'alerte

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le lundi 9 février 2026.

Quand un développeur demande à Claude ou ChatGPT d’écrire du code, l’IA pioche dans des milliers de bibliothèques libres sans que l’humain ne lise jamais leur documentation. Résultat: les mainteneurs de ces projets open-source, qui vivent de la visibilité générée par les visites et les interactions, voient leur audience s’effondrer. Une étude économique chiffre ce paradoxe: l’IA qui accélère le développement logiciel asphyxie l’écosystème qui le rend possible.

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Parcours libriste d’Isabella Vanni — « Libre à vous ! » du 10 février 2026 — Podcasts et références

268ème émission « Libre à vous ! » de l’April. Podcast et programme :

  • sujet principal : parcours libriste d’Isabella Vanni, coordinatrice vie associative et responsable projets à l’April. Un parcours libriste est l’interview d’une seule personne pour parler de son parcours personnel et professionnel
  • chronique « Que libérer d’autre que du logiciel avec Antanak » sur « Les assises de l’attention »
  • chronique de Benjamin Bellamy sur « L’antéchrist et les petits hommes verts »
  • Quoi de Libre ? Actualités et annonces concernant l’April et le monde du Libre

Rendez‐vous en direct chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur 93,1 MHz en Île‐de‐France. L’émission est diffusée simultanément sur le site Web de la radio Cause Commune. Vous pouvez nous laisser un message sur le répondeur de la radio : pour réagir à l’un des sujets de l’émission, pour partager un témoignage, vos idées, vos suggestions, vos encouragements ou pour nous poser une question. Le numéro du répondeur : +33 9 72 51 55 46.

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Cette ombrière photovoltaïque géante installée dans une station de ski n’a pas supporté la neige

Par : Hugo LARA
17 février 2026 à 09:23

Si les chutes de neige abondantes de ces dernières semaines font le bonheur des skieurs, elles donnent des sueurs aux opérateurs de centrales photovoltaïques en montagne. Dans la station de Superdévoluy (Hautes-Alpes), une vaste ombrière solaire n’a pu résister au poids des flocons et s’est brutalement effondrée sur le parking qu’elle recouvrait.

Lundi 16 février, en fin de journée, une ombrière photovoltaïque de 220 m de long et large de 10 m s’est effondrée sur un parking de la station de ski de Superdévoluy, dans les Hautes-Alpes, à 1500 m d’altitude. La centrale mise en service en 2017 déployait 8 767 m² de panneaux solaires à travers trois rangées, pour une puissance cumulée de 1,7 MWc. Les supports de l’une des rangées se sont littéralement pliés, basculant les panneaux à la verticale et déversant soudainement une couche de neige tassée de près d’un mètre d’épaisseur sur la voie publique.

Des recherches dignes d’une avalanche

D’importants moyens de secours ont été déployés pour retrouver d’éventuelles personnes ensevelies. Au total, 25 sapeurs-pompiers, cinq équipes cynophiles, dix véhicules de secours ainsi que plusieurs unités de gendarmerie ont été mobilisés pendant trois heures, dont des militaires du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) accompagnés d’un chien spécialisé et d’un hélicoptère. Vingt pisteurs secouristes de la station et les services techniques de la mairie ont également prêté main-forte, mais aucune victime n’a heureusement été constatée.

L’origine de l’effondrement demeure indéterminée et fera l’objet d’investigations complémentaires. Outre les importantes chutes de neige, des rafales de vent balayaient la station au moment de l’incident.

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Hé, mais finalement, WARDOGS n’a pas l’air si nul !

Par : Estyaah
16 février 2026 à 23:34

On vous en parlait il y a une dizaine de jours, WARDOGS se montre de nouveau pour nous expliquer enfin plus concrètement ce qu’il proposera. On savait déjà que les développeurs s’étaient rapprochés des créateurs du mod King of the Hill pour Arma 3, mais on ne savait pas à quel point. Maintenant, c’est assez clair : il s’agit d’une transcription plutôt littérale en jeu standalone. En effet, il y aura trois équipes d’une trentaine de joueurs, dont l’objectif sera d’occuper une zone spécifique sur la map pour engranger des points, et chaque action permettra de gagner de l’argent, nécessaire pour faire évoluer son équipement. On n’est pas experts sur le mod du jeu de Bohemia, donc on ne saurait dire jusqu’où vont les similarités, mais dans WARDOGS, il semble que le teamplay soit réellement mis en avant, et d’une façon assez maligne : avec de la thunasse. Chaque action pour aider ses coéquipiers sera récompensée, ce qui encouragera les plus gros connards d’entre nous à tout de même relever les potes ou les transporter à l’autre bout de la map.

Un autre point intéressant est la non-restriction de la taille des escouades, ce qui permet de jouer avec les quatre potes habituels sans laisser Jean-Kevin sur le carreau, même s’il a un micro dégueulasse et qu’il n’a pas terminé de télécharger ses 8 Go de RAM supplémentaires. Sinon, il y a deux ou trois autres aspects techniques originaux, comme une mini-zone mouvante dans la zone à tenir, au sein de laquelle on gagnera encore plus de points et qui promet d’être le théâtre d’affrontements un peu plus nerveux, ou encore le fait qu’on conservera la monnaie emmagasinée entre chaque partie, afin d’avoir une sorte de méta-progression.

Visuellement, le jeu a l’air plutôt correct, et le mode de jeu est tout de même assez original. Évidemment, il faudra attendre d’avoir les mains dessus pour se forger une réelle opinion, mais on doit dire qu’on a changé d’avis depuis les premières présentations. On est franchement curieux de voir comment cela s’articulera.

Si vous aussi êtes intéressés par WARDOGS, vous pouvez dorénavant l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa nouvelle page Steam. Vous pourrez y découvrir que l’accès anticipé est prévu pour cette année.

Je tiens à dire publiquement que mon activité professionnelle ne porte pas, même de loin, sur le projet de nouvelles piscines d'entreposage de combust...

Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
Je tiens à dire publiquement que mon activité professionnelle ne porte pas, même de loin, sur le projet de nouvelles piscines d'entreposage de combustible nucléaire.
Et pas non plus sur les projets d'extensions d'entreposages de déchets MHAVL.

Sans surprise, la majorité des devs de Highguard ont été licenciés

Par : Estyaah
16 février 2026 à 14:37

La semaine dernière, le studio Wildlight Entertainment a annoncé sur X le licenciement d’un nombre non déterminé de membres de l’équipe derrière son tout premier jeu, Highguard. Dans le cas où vous auriez déjà oublié ce que c’est, il s’agit d’un hero shooter en 3v3 avec une notion de loot et de la défense de base. La direction artistique absolument insipide n’avait pas spécialement attiré les foules. Malgré un démarrage correct avoisinant les 100 000 joueurs simultanés, le jeu, pourtant free-to-play, a rapidement sombré vers des chiffres difficilement soutenables pour Wildlight Entertainment. En effet, il fallait bien payer les développeurs et maintenir les serveurs. Mais avec des courbes qui dépassent de moins en moins les 5 000 joueurs sur les deux dernières semaines malgré l’ajout d’un mode 5v5, le studio a dû prendre une décision drastique.

Highguard

Ils assurent cependant conserver un groupe de développeurs pour continuer à maintenir et faire évoluer le jeu. La communication officielle n’est pas très loquace sur le nombre de départs, mais l’un des level designer mis à la porte a indiqué sur LinkedIn que « la plupart des membres de l’équipe de Wildlight » avait été licenciés.

Highguard 2

Il semble que personne ne soit très étonné : dès l’annonce lors des Game Awards, les joueurs avaient raillé le projet, qui semblait très décevant au regard des précédents projets des différents membres du studio (notamment Apex Legends et Titanfall 2). À la sortie, la tentative de hype lancée par certains influenceurs n’a pas suffi pour masquer les problèmes de performance, de rythme, ou la direction artistique sans âme. Cependant, tout n’était pas à jeter, et on avait trouvé ça beaucoup moins pourri que ne le laissait entendre les catastrophiques avis sur Steam. On avait passé une bonne soirée, mais on n’avait pas eu envie de relancer ensuite – chose que s’est dite la majorité des joueurs, au final. Ce sont tout autant de personnes qui n’achèteront pas de skins ou autres battle pass, pourtant absolument nécessaires à la survie du studio. On se rend compte du manque de discernement des dirigeants, qui n’avaient d’autre issue que de rencontrer un énorme succès s’ils ne voulaient pas s’écraser comme une bouse tiède sur le mur de la réalité. Peut-être auraient-ils dû consulter quelques professionnels du métier avant de faire un all-in. Si certains nous lisent, la prochaine fois, n’hésitez pas, on n’est pas cher !

Dans tous les cas, les serveurs sont toujours en fonctionnement. Et comme le jeu est free-to-play, si vous souhaitez tester, vous pouvez le récupérer en vous rendant sur sa page Steam. Mais ne tardez pas trop : le nombre joueurs continue de chuter, et le studio pourrait débrancher la prise dans les prochaines semaines.

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