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Bee Write Back : une autre minimachine à écrire « maison »

13 avril 2026 à 11:27

Le Bee Write Back fait partie de cette petite galaxie de solutions de « writer » destinées à la saisie de texte et pas grand-chose d’autre. C’est un choix délibéré et assumé par des utilisateurs qui veulent surtout pouvoir écrire en paix. Sans être tenté par un saut dans l’actualité ou dérangé par une notification qui les sortirait de leurs pensées.

Le Bee Write Back, jeu de mot assez bien trouvé, propose un clavier mécanique ortholinéaire associé à un petit écran AMOLED de 5.5″. Le boitier embarque une batterie et alimente un Raspberry Pi Zero 2 W pour piloter son système. C’est simple, sobre et ce n’est pas trop cher grâce en partie à un châssis en 3D. La facture s’élève à 200$ environ en tout et pour tout pour ce projet. 

Bee Write Back

Totalement Opensource, le projet est documenté de A à Z avec force détails. On retrouve la vidéo présentée ci-dessus qui montre l’assemblage et la réalisation de l’ensemble. Les différents éléments nécessaires à la construction de l’ensemble sont listés sur Github avec la liste des éléments nécessaires à l’assemblage de l’ensemble.

Le Bee Write Back prêt a être monté

Le Bee Write Back prêt a être monté

La présence d’un Raspberry Pi Zero 2 W dans le Bee Write Back ouvre d’autres usages que la simple saisie de texte et en réalité le projet Bee Write Back est exploitable pour une foule d’autres usages. On peut même l’imaginer dans d’autres formats avec des écrans plus grands, par exemple. La dalle AMOLED de 5.5″ affiche en 1280 x 720 pixels et annonce une luminosité de 300 nits. Ce qui autorise déjà l’emploi d’un vrai traitement de texte mais aussi le lancement confortable d’un terminal ou autres interfaces. La seule limite est dans les capacités du Pi embarqué, mais rien n’empêche de changer de carte de développement ou de connecter l’ensemble à un cœur de MiniPC, par exemple, comme une carte LattePanda ou autre.

Le document d'aide au montage fait preuve d'un rare didactisme.

Le document d’aide au montage fait preuve d’un rare didactisme.

Le Bee Write Back est une excellente base de travail pour mille  autres projets

Le clavier est compact, très compact, c’est en partie dû à l’agencement des touches. Il s’agit ici d’un format occupant 40% de la taille d’un clavier standard avec un touché mécanique grâce à l’utilisation de switches Gateron. Vous pouvez facilement adapter l’ensemble à vos propres besoins.  Changer le boîtier, le clavier, la carte de développement ou l’écran et construire le dispositif qui vous convient. C’est à mon avis une excellente base pour différents projets de ce type. Qu’il s’agisse d’une intégration dans un outil industriel, à même le plateau d’un bureau ou dans un véhicule. Je ne compte plus les emails au fil des ans me demandant des solutions d’intégration de ce type. Que ce soit pour des remplacements de solutions professionnelles ou des intégrations de loisir avec l’idée de piloter de la domotique, ce type d’outil peut facilement être détourné pour ces usages.

Le Dell Latitude 5490

Le Dell Latitude 5490

Pour un usage de vraie machine à écrire, je ne saurais que trop vous pencher sur une solution plus simple et plus évidente. Celle d’un ordinateur portable classique, par exemple d’occasion. On peut trouver un Dell Latitude 5490 de 14″ Core i5-8350U 8/250 Go sous Windows 11 pour 200€ avec 1 an de garantie. Une fois débarrassé de Windows et en ajoutant une distribution Linux basique avec un démarrage sur une suite bureautique, cela en fait un excellent outil de production de texte. Si vous évitez la tentation d’installer d’autres outils à côté, vous pouvez même rendre son stockage synchronisé en ligne très facilement. Il existe également la possibilité de recycler une vieille machine – un netbook par exemple – ou d’installer une seconde partition pour cet type d’utilisation. 

Source : Reddit et Liliputing

Ultimate Writer ou comment fabriquer une machine a écrire moderne

Bee Write Back : une autre minimachine à écrire « maison » © MiniMachines.net. 2026

Pironman 5 Pro Max : le boitier pour RPI5 qui en fait trop ?

13 avril 2026 à 10:12

Le Pironman 5 Pro Max ressemble à première vue à une voiture customisée maison telle qu’on en trouve parfois sur des parkings de zones industrielles Avec des ailerons en fibre de verre à l’aérodynamisme douteux, des LEDs en bas de caisse, un intérieur en velours épais, un klaxon sur le toit, des pots d’échappement en surnombre et, évidemment, un coffre rempli d’enceintes pour délivrer un maximum de watts.

Bref, le Pironman 5 Pro Max, c’est un boîtier pour Raspberry Pi 5, ordinateur intégré sur une petite carte pour des projets de hobbyiste, mais qui aurait dérivé vers des sommets de customisation. Proposé à 158.98 $ (136€) sur le site de Sunfounder, il embarque un ensemble de fonctions assez spectaculaires.

Pironman 5 Pro Max

Pironman 5 Pro Max

Le précédent modèle, lancé en 2024, était un boitier plus classique, assez sympathique avec une caisse en métal ouverte grâce à la présence d’une coque en acrylique. On pouvait donc admirer ses entrailles, sa carte Raspberry Pi, ses ventilateurs à LEDs RGB, son gros système de refroidissement et profiter d’un petit écran de contrôle ainsi que de son bouton de démarrage.

Proposé alors à 79.99$, je le jugeais déjà assez cher puisqu’il doublait le prix de la Raspberry Pi 5 de l’époque. Aujourd’hui, avec les dernières augmentations des cartes de développement, acheter un Pironman 5 Pro Max à 136€ et une RPi5 4Go à 130€ cela nous fait un joli total de 266€ qui ne semble pas vraiment très cohérent au vu des usages proposés. Parce que l’autre souci de ces boîtiers vient du côté décoratif qu’ils imposent. 

Pironman 5 Pro Max

Pironman 5 Pro Max

Le Pironman 5 Pro Max ajoute un écran tactile et une caméra à son châssis

On retrouve donc le même concept de châssis en métal avec une coque en acrylique. Le même bouton, la connectique avec le lecteur de cartes, des ports USB et Ethernet accessibles évidemment. Le bouton externe et le petit écran de contrôle de température, mémoire et occupation du SoC. La carte qui se connecte à la solution Pi5 propose toujours la gestion de deux stockages NVMe en PCIe. Bref, un clone du précédent modèle sur lequel le fabricant ajoute encore des éléments.

Une petite caméra 5 mégapixels sur le haut du châssis montée sur une charnière pour pouvoir ajuster son angle de vue, un écran de 4.3″ tactile en façade pour piloter la machine et un microphone. But de ces ajouts ? En faire une machine IA de type assistant. Les deux ports NVMe pouvant accueillir, par exemple, un stockage NVMe et une carte proposant un NPU comme la Hailo-8L. Une paire de haut-parleurs internes amplifiés par une carte dédiée permettra de restituer du son. Un capteur infrarouge est également présent pour le piloter à la télécommande.

Pour le constructeur, l’idée est de faire de votre RPi5 un outil IA interactif. Que le boîtier posé devant vous sur votre bureau se transforme encore et toujours en un pseudo-assistant IA comme un « Jarvis »  dans l’univers Marvel ou un HAL dans 2001 : l’odyssée de l’espace.

La période s’annonce compliquée pour ce boitier.

Outre son aspect de plus en plus « foire du trône », le boitier est devenu fort cher dans un contexte où investir dans un Raspberry Pi 5 n’est déjà plus vraiment une formule rentable. Il présuppose également des usages que l’utilisateur va avoir avec le système. Ce qui est, à mon sens, complètement contraire à l’esprit de ces cartes de développement. Où se cache le plaisir de monter ses propres projets avec un tel boîtier ? Il ne s’agit plus ici d’un ingrédient mais d’un plat déjà préparé. Cela peut convenir à des utilisateurs si la facture n’est pas trop salée, mais dans le contexte actuel cela parait compliqué.

Le Pironman 5 Pro Max propose toujours une reprise de ses broches GPIO et elles seront accessibles comme sur le précédent modèle. Mais qui va acheter un châssis de ce type pour le « défigurer » avec une nappe qui pendouille en façade ? Le boitier semble très bien construit et si je ne suis pas certain de la pertinence du projet, de faire d’un RPi5 un assistant IA sous OpenClaw associé à DeepSeek, Ollama et autres… je ne peux pas nier la qualité globale de l’engin.

Certains exemples d’usages mis en avant sont un peu étranges. Comme si on cherchait à manger un yaourt avec une pelle. Piloter une imprimante 3D avec Octoprint depuis une carte Raspberry Pi 5 dans un boîtier de ce type alors qu’un Raspberry Pi 3 ou une carte Pi Zero 2 suffisent largement une fois logées dans un boitier… imprimé en 3D.

Le côté « console de jeu » ou « lecteur vidéo » sur un écran de 4.3″ à l’angle fixe et peu ergonomique est tout aussi étrange. On doute réellement de la pertinence de tous ces usages. Surtout quand un RPi5 peut être facilement accroché à un écran mobile de 15.6″ FullHD vendu une soixantaine d’euros.

J’ai juste cette drôle d’impression de voir un projet qu’un passionné n’arrive pas à laisser tomber pour passer à autre chose. Ces maquettes superbes qui finissent par être tellement surchargées qu’elles perdent leur ligne. Ces designs qui démarrent bien mais qui se voient gâchés par des détails ajoutés au dernier moment parce que leur auteur n’a pas su ranger ses outils quand tout était déjà abouti. 

Bref, c’est un boîtier complet, bien construit, intéressant dans ses fonctions, mais qui ne va plaire qu’aux gens d’un tout petit cercle. Ceux qui ont les compétences logicielles pour en tirer partie d’un côté, ceux qui auront les moyens d’investir la somme demandée et surtout ceux qui n’auront pas envie de définir eux-mêmes le matériel dont ils ont exactement besoin pour leur projet. Et cela ne fait finalement qu’une poignée d’utilisateurs.

Je suis plus convaincu par une solution comme le Pironman 5 Mini, qui est un petit boitier simple, efficace et moins cher pour les RPi. À mon avis, un bien meilleur investissement pour protéger sa carte de développement et lui ouvrir des fonctionnalités externes.

Pironman 5 Pro Max : le boitier pour RPI5 qui en fait trop ? © MiniMachines.net. 2026

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