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RTX Spark Superchip : la vision de Nvidia au défi Windows 11

1 juin 2026 à 15:57

Penser une puce comme le RTX Spark ne se fait pas en un claquement de doigts. Nvidia a donc pris son temps pour élaborer une solution qui puisse venir chatouiller la concurrence actuelle des puces Qualcomm sous Windows 11. La marque a fini par sortir un SoC qui risque de faire un peu plus qu’un peu de bruit, si elle est bien déployée.

RTX Spark

La fin de l’exclusivité accordée à Qualcomm par Microsoft a pris fin en octobre 2023, on aurait pu penser que Nvidia et son RTX Spark attendent alors Microsoft au tournant pour lancer une puce capable de prendre le relais de l’offre concurrente. Cela n’a pas été le cas et il aura fallu attendre trois ans pour voir une réponse technique aux Snapdragons. Trois années pendant lesquelles Nvidia ne s’est pas tourné les pouces. Avec son partenaire Mediatek en charge de l’implantation des cœurs ARM Cortex, la marque a tissé un double écosystème : à la fois technique en proposant une solution assez brillante sur le papier. Mais aussi logicielle avec tout un ensemble de partenaires prêts à soutenir son initiative.

En parallèle de ses trois années d’attente, Nvidia a pu constater les efforts menés par Microsoft pour améliorer sa plateforme d’émulation technique. Au frais du système d’exploitation et de son concurrent Qualcomm, Windows 11 a peaufiné ses routines pour proposer une couche de gestion des puces ARM désormais beaucoup plus solide que les offres précédentes. C’est donc dans des conditions concurrentielles très avantageuses qu’est annoncée la nouvelle gamme de puces RTX Spark.

On ne parle pas encore de circuits spécifiques comme des Nvidia N1 ou Nvidia N1X mais d’une « gamme » plus large. Une manière de voir l’étendue possible du dispositif. La puce, gravée en 3 nm par TSMC proposera jusqu’à 20 cœurs Nvidia Grace (supposément 10 Cortex-X925 et 10 Cortex-XA725) et proposera un circuit graphique made-in-Nvidia séparé. Deux éléments qui seront réunis à la mémoire vive par une jonction NVLink C2C promettant 600 Go/s de bande passante. 

  NVIDIA N1X NVIDIA N1X NVIDIA N1 NVIDIA N1
Cœurs CPU BIG 10 × Cortex-X925 9 × Cortex-X925 8 × Cortex-X925 7 × Cortex-X925
Cœurs CPU LITTLE 10 × Cortex-A725 9 × Cortex-A725 4 × Cortex-A725 3 × Cortex-A725
GPU Streaming Multiprocesseurs 48 SM 40 SM 20 SM 16 SM
Cœurs CUDA 6 144 5 120 2 560 2 048
Mémoire 16 à 128 Go LPDDR5x
(16 canaux)
16 à 128 Go LPDDR5x
(16 canaux)
8 à 64 Go LPDDR5x
(8 canaux)
8 à 64 Go LPDDR5x
(8 canaux)
PCI Express 12 × PCIe Gen 5
5 × PCIe Gen 4
12 × PCIe Gen 5
5 × PCIe Gen 4
8 × PCIe Gen 5
3 × PCIe Gen 4
8 × PCIe Gen 5
3 × PCIe Gen 4
TDP 45 à 80 W 45 à 80 W 18 à 45 W 18 à 45 W

C’est un des points clés de cette offre, ce dialogue ultra rapide entre les éléments. La possibilité de piloter jusqu’à 128 Go de mémoire vive LPDRR5x va probablement attirer l’attention des amateurs d’IA locales. Nvidia annonce que le circuit proposera jusqu’au quintuple des débits d’un PCIe Gen 5 x5. Un énorme avantage pour les LLM. La marque emploie ici les éléments techniques mis au point pour ses gammes professionnelles

On comprend au passage pourquoi Qualcomm annonce enfin ses Snapdragon C à destination de machines beaucoup plus entrée de gamme. Tant que la marque se sentait seule et sans concurrence, elle pouvait se lâcher sur les puces haut de gamme. Désormais en compétition avec Nvidia, elle doit ouvrir sa gamme vers d’autres secteurs.

La gamme de machines qui pourra accepter ces puces est assez vaste mais un détail doit retenir l’attention. Si Nvidia parle d’un TDP de 1 watt seulement pour les usages les plus légers, la puce devrait atteindre les 80 watts à son pic de performances. Cela nécessite un dispositif de refroidissement adapté mais reste très impressionnant en face de l’ensemble des cœurs alignés. On imagine qu’ici également, les optimisations effectuées sur les puces professionnelles ont été fructueuses.

La partie graphique est impressionnante, il s’agit d’un ensemble de cœurs Blackwell RTX additionnant 6144 cœurs CUDA, soit l’équivalent d’une solution RTX 5070. Quand vous mettez bout à bout un SoC 20 cœurs, des milliers de cœurs CUDA, un énorme paquet de mémoire vive et une bande passante qui fonce à Mach-100, vous obtenez une recette assez ébouriffante pour pénétrer le marché.

Un lancement de RTX Spark sous haute surveillance

On ne sait pas quel scénario attendre de cette puce RTX Spark. Pour le moment, Nvidia annonce de multiples partenaires intéressés par cette puce. Un liste de plusieurs machines a été dressée chez les acteurs classiques du marché : Asus, Dell, HP, Lenovo, MSI et… Microsoft. un dernier acteur dont on comprend ici qu’il ne fera plus de cadeau d’exclusivité à Qualcomm pour ses gammes Surface.

Nvidia va se retrouver face à des choix pour cette sortie. Si la marque laisse le marché choisir ses implantations de RTX Spark, leur avenir semble déjà tout tracé. Les puces ne seront probablement pas données et leur appréciation par le grand public sera, au mieux, tiède à leur sortie. Nvidia n’indique pas de tarif pour ses puces mais il semble logique de les classer dans un positionnement Gaming assez élevé. On imagine mal le nouveau processeur venir organiser un sabordage concurrentiel des puces RTX mobiles classiques et on peut donc s’attendre à des tarifs assez élevés. 1499€, 1749€, 1999€ ou plus, ne semblent pas délirants pour ces futurs portables.

Voilà tout le problème aujourd’hui. Si Nvidia ne gère pas finement la distribution de ses puces, alors les constructeurs seront plus enclins à proposer les versions les plus haut de gamme possible. Sans considération d’un public de particuliers. Il sera moins risqué de lancer un produit RTX Spark avec 128 Go de mémoire vive à 3000€ sachant que dans tous les cas les pros se les arracheront plutôt que des modèles en 32 Go de mémoire  vive a 2000€ qui risquent de n’intéresser pas grand monde.

C’est sans doute pour cela que Nvidia met en avant toute la partie écosystème de son offre. Le DLSS pour augmenter le nombre d’images affichées, Le RayTracing pour la qualité de rendu, la baisse de la latence avec Reflex, le pilotage d’écran G-Sync et des fonctions d’IA variées dont le RTX Modding et ACE. 

Une foule de studios et de développeurs suivront le lancement de RTX Spark

Une foule de studios et de développeurs suivront le lancement de RTX Spark

Mais c’est également pour cela que la marque a sollicité de nombreux développeurs. Pour s’assurer que leurs prochains produits supportent les fonctions implantées. Une tâche facilitée par le simple fait qu’un cœur CUDA reste un cœur CUDA, qu’il soit intégré dans un circuit graphique secondaire ou celui du RTX Spark. 

Il faudra donc surveiller l’ensemble de cette sortie et rester très attentif à la qualité des offres annoncées mais aussi à celles réellement disponibles en magasin. Personne ne veut froisser Nvidia en ce moment et je suppose qu’aucun constructeur ou développeur ne prendrait le risque de ne pas adhérer à sa nouvelle offre. Mais il est possible que pour certains des constructeurs la proposition globale ne fonctionne tout simplement pas en 2026. Que seule l’offre visant des pros ait du sens. Comme cela a été le cas pour les Strix Halo d’AMD.

Le risque étant alors que les livraisons de machines « grand public » en 16/32 Go de mémoire ne soient que très limitées et pour coller aux attentes de la marque. Puis, que le gros de l’offre finisse par n’arriver que sur des modèles 128 Go. Des modèles vendus à des prix beaucou beaucoup plus élevés. Un écueil que le RTX Spark doit absolument éviter s’il veut percer comme un processeur viable pour les marchés grand pûblic face à AMD et Intel.

RTX Spark Superchip : la vision de Nvidia au défi Windows 11 © MiniMachines.net. 2026

Acer Swift Air 14 : un 14″ intéressant malgré des compromis

1 juin 2026 à 13:27

Acer a dévoilé son nouveau Swift Air 14 au Computex 2026 et avec lui, la marque montre bien toute la problématique actuelle des grands constructeurs. Comment proposer un portable en 2026 avec un tarif raisonnable alors que les prix des composants se sont envolés ? 

Cet Acer Swift Air 14 est un ordinateur portable pensé pour l’ultramobilité. Il est fin, léger, coloré avec quatre finitions différentes proposant deux gris plus ou moins prononcés, un vert et un bleu. Il embarque tout ce qu’il faut pour travailler confortablement. Son écran est une dalle de 14 pouces IPS en 1920 x 1200 pixels, avec un rafraîchissement de 120 Hz. Cette dalle 16:10 assume une colorimétrie couvrant 100% de la zone sRGB et propose une luminosité culminant à 350 nits.

Pour piloter cet affichage, on retrouvera une gamme de puces Wildcat Lake d’Intel. L’engin pourra embarquer les nouveaux processeurs jusqu’au Core 7 350. On ne connait pas la puce entrée de gamme de l’engin mais le 350 est un 6 cœurs avec 2 cœurs P et 4 cœurs E cadencés à 4.8 GHz au maximum pour ses cœurs P et proposant un circuit graphique 2 cœurs Xe3 à 2.6 GHz. Un NPU 17 TOPS accompagne l’ensemble. De quoi faire tout type de tâches classiques dans un déploiement confortable et proposer assez de muscles pour exécuter des opérations assez lourdes dans le cadre d’un usage ultramobile.

Le Swift Air 14 sera accompagné par 8 à 16 Go de mémoire vive monocanal, en LPDDR5 et donc soudée à la carte mère. Un détail très important puisque, évidemment, les 8 Go apparaissent comme problématiques sous Windows 11. C’est léger, très léger. Trop léger pour un usage complet et confortable d’un engin aujourd’hui. J’ai bien peur malheureusement que ce choix soit retenu pour les modèles les plus accessibles de la gamme. J’espère que les puces Wildcat Lake les moins puissantes seront également déclinées avec 16 Go car je ne pourrais pas décemment conseiller un engin en 8 Go non évolutif sous Windows. 

La partie stockage sera montée sur un SSD M.2 non détaillé de 512 Go, ce qui sera suffisant pour cette gamme d’engin. Acer indique qu’il sera possible d’étendre ce poste jusqu’à 1 To seulement. Ce qui peut indiquer plusieurs choses, notamment le recours à un format court type M.2 2230 ou M.2 2242 en simple face. 

Acer Swift Air 14

Pour le reste, on retrouve une caméra FullHD et deux microphones numériques avec reconnaissance faciale par infrarouge pilotée par Windows Hello et un cache de confidentialité. Quatre enceintes sont intégrées pour un rendu DTS:X Ultra performant. La connectique est composée de deux ports Thunderbolt 4 et un USB 3.2 Type-A et un port jack audio combo 3.5 mm. La liaison sans fil sera gérée par une puce Intel AX211 qui proposera un Wi-Fi6E et du Bluetooth 5.3.

L’autonomie attendue est pour une fois détaillée. Le labo d’Acer annonce que les 3 cellules 70 Wh offriront 19 heures d’usage en lecture vidéo, 16 heures en navigation web et 12 heures en usages mixte. Pas mal pour un engin de 1.25 Kg, avec un châssis en aluminium et un encombrement réduit de 31.4 cm de large, 22.26 cm de profondeur et de 12.9 à 13.3 mm d’épaisseur.

Acer Swift Air 14

Le Acer Swift Air 14 2026 subit son époque

Cette machine, dans une version Wildcat Lake en 16 / 512 Go, c’est exactement ce que j’attends pour le marché depuis des années. J’aurais aimé accueillir ce genre d’engin déjà sous Intel N100/N150 mais le voir débarquer avec ces puces, des solutions proposant plus de nervosité, me semble prometteur. Malheureusement il sera largement freiné par la hausse globale des prix des composants. 

Cela posera un problème pour conseiller la machine. Si on doit prendre l’engin pour ce qu’il est au moment où il sort. Avec une concurrence qui sera dans le même bain en termes de prix et donc positionnée sur les mêmes standards. Alors on peut le considérer comme un portable entrée de gamme sérieux et efficace. Si on l’analyse par rapport aux offres qui se présentaient un an plus tôt, l’ultraportable parait forcément moins intéressant. 

Swift Air 14

Il faut bien comprendre que l’arrivée de cette puce Wildcat Lake sur ce type d’engin offrira plus de confort et de possibilités, mais n’ouvrira pas plus de portes logicielles que les précédentes puces dans la même gamme. On pourra faire la même chose, plus rapidement. Mais on ne pourra pas faire de nouvelles choses. Un montage vidéo de longue durée restera inaccessible. Des photos RAW de très grand format seront également éreintantes à modifier en photo. Plein de choses tourneront étonnamment bien, mais on ne pourra pas atteindre ce que les puces plus haut de gamme autorisent. Ce n’est pas leur but. 

Le problème donc, c’est qu’un utilisateur lambda qui aura vu un engin proposant les « mêmes services globaux » pour moins cher en 16/512 Go avec une puce moins rapide en 2025 se posera sans doute plus de deux fois la question de la validité d’un achat de cet Acer Swift Air 14 en 2026. S’il n’est pas « contraint et forcé », je doute qu’il se fasse une joie de passer à la caisse. Et c’est cette « satisfaction » qui transforme un portable standard en best-seller.

Acer Swift Air 14 : un 14″ intéressant malgré des compromis © MiniMachines.net. 2026

Rowenta Turbo Silence Extrême : le ventilateur à -50€ ?

1 juin 2026 à 10:29

Adoubée par de nombreuses connaissances, la marque Rowenta propose des ventilateurs haut de gamme, silencieux et très efficaces. Son nouveau Turbo Silence Extrême reprend ces points avec un fonctionnement plus classique que le modèle Xiaomi mais puissant et d’une discrétion exemplaire.

Rowenta Turbo Silence Extrême

Rowenta Turbo Silence Extrême

Le Turbo Silence Extrême de Rowenta est proposé à 99.99€ sur le site de la marque. C’est un modèle sur pied, oscillant, avec un contrôle sur pied et une télécommande. Il propose de déplacer jusqu’à 72 M3 par minute et offre un fonctionnement sur minuterie.

Parmi les points forts de ce modèle, une solution à la fois silencieuse avec 35 dB en mode de fonctionnement minimal et un mode « endormissement ». Le ventilateur va fonctionner, baissant petit à petit son intensité tous les quarts d’heure jusqu’à s’éteindre. Cela permet de s’endormir avec une brise importante pour compenser une forte montée en température puis, au moment où la nuit rafraîchit l’intérieur naturellement, de couper automatiquement la ventilation.

Le ventilateur propose une circonférence de 40 cm avec un déploiement de 1.10 m à 1.4 m en hauteur sur un pied adaptable. Ses 5 pales proposent une vitesse de 3m/s et il embarque des fonctions de Turbo, une oscillation et la possibilité d’orienter vers le haut son flux. Livré avec une télécommande, il propose une minuterie pouvant être programmée pour un fonctionnement sur 8 heures. 

Le Rowenta Turbo Silence Extrême en promo

L’appareil est proposé en direct chez Rowenta à 99.99€ et les frais de port sont offerts. La livraison prendra quelques jours depuis un entrepôt français. Je sais que la chaleur s’est « calmée »1 pour le moment, mais la promo ne durera probablement pas tout le temps. N’attendez pas le prochain épisode de chaleur si vous avez souffert avec celui-ci.

Voir l’offre sur Rowenta.fr

Rowenta Turbo Silence Extrême : le ventilateur à -50€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Nvidia N1 : de grosses fuites sur la gamme de SoC Windows

1 juin 2026 à 09:49

Les Nvidia N1 et Nvidia N1X ne sont plus vraiment un secret. Cela fait des années que la rumeur d’une gamme de puces ARM pour Windows est en gestation chez le géant des puces graphiques. En début d’année, je vous expliquais pourquoi je ne parlais pas des « machines Nvidia » déjà annoncées comme imminentes alors. Si les choses se sont accélérées dernièrement cela reste tout de même depuis des mois un flou artistique général. Aujourd’hui les caractéristiques de quatre variantes des puces de la marque semblent avoir fuité.

Et si tout cela reste une information à prendre avec des pincettes, c’est suffisamment solide pour lui donner un peu plus de crédit. Les éléments relayés collent à certaines autres infos que j’ai pu glaner par le passé et… il faut tout de même le dire, rentrent en contradiction avec d’autres. Toutefois, les détails sont nombreux et les sources généralement bien informées. Cela dresse un tableau plutôt complet de ce que ces nouvelles puces devraient annoncer.

  NVIDIA N1X NVIDIA N1X NVIDIA N1 NVIDIA N1
Cœurs CPU BIG 10 × Cortex-X925 9 × Cortex-X925 8 × Cortex-X925 7 × Cortex-X925
Cœurs CPU LITTLE 10 × Cortex-A725 9 × Cortex-A725 4 × Cortex-A725 3 × Cortex-A725
GPU Streaming Multiprocesseurs 48 SM 40 SM 20 SM 16 SM
Cœurs CUDA 6 144 5 120 2 560 2 048
Mémoire 16 à 128 Go LPDDR5x
(16 canaux)
16 à 128 Go LPDDR5x
(16 canaux)
8 à 64 Go LPDDR5x
(8 canaux)
8 à 64 Go LPDDR5x
(8 canaux)
PCI Express 12 × PCIe Gen 5
5 × PCIe Gen 4
12 × PCIe Gen 5
5 × PCIe Gen 4
8 × PCIe Gen 5
3 × PCIe Gen 4
8 × PCIe Gen 5
3 × PCIe Gen 4
TDP 45 à 80 W 45 à 80 W 18 à 45 W 18 à 45 W

On découvre donc ici quatre SoC étagés de manière assez lisible. Les deux Nvidia N1 avec leur TDP de 18 à 45 Watts sont pensés pour une gamme de PC proposant une bonne autonomie ou plus légers. Ils développent de 10 à 12 cœurs Cortex, peuvent gérer jusqu’à 64 Go de mémoire vive et suffisamment de lignes PCIe pour offrir le stockage et les services de ce type d’engin. Leur atout viendra probablement des cœurs CUDA et des circuits GPU embarqués. C’est, à très gros traits, des SoC ARM épaulés par des circuits graphiques Nvidia déjà solides.

La gamme Nvidia N1X va plus loin et s’adresse à des machines plus puissantes, des portables à qui on va demander des réserves de calcul pour des tâches plus intenses. On passe tout de même à un 18 et un 20 cœurs Cortex, dans des générations récentes, accompagnés par un nombre impressionnant de cœurs GPU et de cœurs CUDA en complément. La mémoire vive nécessaire démarre à 16 Go et peut atteindre 128 Go sur 16 canaux. Les lignes PCIe gagnent du terrain et, évidemment, le TDP grimpe puisque les puces fonctionnent de 45 à 80 W. On retrouve ici ce qu’il faut pour occuper sérieusement le terrain des 15.6″ du marché, mais aussi, pourquoi pas, des All-In-One ou même de MiniPC.

Ceci n'est pas un Nvidia N1, c'est juste une illustration.

Ce n’est pas la première tentative de Nvidia sur le marché PC. Mais cette nouvelle gamme de puces Nvidia N1 ne sort pas du tout avec le même copilote3. La marque avait lancé un « Project Denver » en 2014, se rapprochant alors de Microsoft au moment où celui-ci ouvrait la porte à ARM avec Windows RT/ Malheureusement, le développement de RT s’était soldé par un échec avec trop peu de compatibilité entre ce que l’on attendait d’un Windows et la réalité logicielle proposée. Et des performances en quatre de teinte par rapport aux promesses avancées. 

Depuis Microsoft a gagné du terrain. Nvidia est largement resté en retrait de cet univers et a laissé Qualcomm s’y installer, essuyer les plâtres avec plusieurs générations de puces jusqu’à parvenir à une certaine harmonie avec l’univers Windows. Les derniers Snapdragon X Elite Extreme tiennent bien leur rôle d’un point de vue performances avec une émulation qui a rattrapé beaucoup de retard. Il leur reste de légers détails à régler, leur intérêt face aux puces AMD et Intel qui se retrouvent souvent à un tarif inférieur et le fait que leurs concurrents « x86 » offrent plus, beaucoup plus de possibilités logicielles avec le choix de basculer sous Linux.

Reste que c’est donc dans un tout nouvel univers logiciel que Nvidia déciderait de s’implanter à nouveau sur ce segment. Ce qui est assez amusant, c’est qu’en face Qualcomm semble vouloir se positionner désormais sur une gamme plus accessible avec sa récente annonce de puces Snapdragon C. Les puces Nvidia N1 et surtout Nvidia N1X ne seront probablement pas données. Il faut les voir comme des solutions comprenant processeur logique et circuit graphique. On ne sait pas quel niveau de performances elles développeront, mais ce seront, à n’en pas douter, des puces à positionner face aux plus puissantes des solutions signées par Qualcomm.

Les Nvidia N1 et N1X se retrouvent dans un marché très compliqué

Un point important à prendre en compte, par ailleurs, est la capacité de mémoire que les solutions Nvidia N1X pourront piloter. Avec 128 Go de mémoire vive et 6144 cœurs CUDA, la version 20 cœurs pourrait trouver un débouché dans la gestion de solutions d’IA locales. Et on sait déjà vers quoi cela a mené certains produits concurrents. Les puces AMD Strix Halo par exemple, ont été déployées quasiment uniquement avec 128 Go pour piloter des engins dédiés à l’exploitation d’IA locales. Il est donc possible que ces puces connaissent le même sort.

La grande question va donc être le moment choisi par Nvidia pour lancer ses nouveaux SoC et leur prix. Le positionnement tarifaire de cette offre ne sera pas le même si la marque veut se positionner sur ce marché ou si elle compte occuper réellement du terrain en termes de part de marché. Nvidia a largement les moyens de financer en partie le déploiement de ses puces sur le secteur. Elle peut faire en sorte de les rendre attractives pour tenter les développeurs et les clients. Ce sera le prochain geste à surveiller après l’annonce officielle des puces sur le marché.

Reste que la situation est critique, sortir une nouvelle gamme de portables restera complexe en 2026 et probablement jusqu’en 2027. Si de nombreuses marques semblent s’intéresser de près à ces processeurs, cela ne sera pas une recette magique pour contrer la problématique actuelle. Acheter un PC est aujourd’hui difficile tant les tensions sur les principaux éléments sont devenues importantes. Si Nvidia comptait déployer des puces 20 cœurs avec 128 Go de mémoire vive pour en faire des champions de l’IA pour monsieur tout le monde au même titre que ses DGX Spark pour les pros, ce n’est pas gagné.

Nvidia investit massivement dans Intel et promet des puces « Intel x86 RTX »

Sources : Videocardz et Winfuture

Nvidia N1 : de grosses fuites sur la gamme de SoC Windows © MiniMachines.net. 2026

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