Vue normale

Malus automobile : plus d’une voiture neuve sur deux est désormais taxée en France

5 août 2026 à 15:04

La fiscalité automobile poursuit sa progression en France. Au premier semestre 2026, plus de la moitié des voitures neuves immatriculées ont été soumises au malus CO₂ ou à la taxe au poids, tandis que les recettes pourraient dépasser le milliard d’euros sur l’ensemble de l’année.

Les recettes du malus en forte hausse au premier semestre

Le malus CO₂ et la taxe au poids ont rapporté 523,4 millions d’euros au Trésor public au cours des six premiers mois de 2026, selon les données publiées par Mobilians et Dataneo.

À la même période, les recettes s’élevaient à 336,6 millions d’euros en 2024 et à 405,1 millions d’euros en 2025. Ainsi, après 867,6 millions d’euros enregistrés en 2025, les recettes annuelles pourraient dépasser pour la première fois le seuil du milliard d’euros en 2026 ! Et ce, malgré un marché du véhicule neuf mi-figue mi-raisin.

Un durcissement du barème depuis le 1er janvier

Cette progression intervient alors que les véhicules 100 % électriques représentent 29,1 % des immatriculations neuves au premier semestre 2026 et 35 % en juillet.

L’augmentation des recettes s’explique par l’évolution du barème entrée en vigueur le 1er janvier. Le seuil de déclenchement du malus CO₂ est passé de 113 g/km à 108 g/km. De son côté, le malus au poids s’applique désormais aux véhicules à partir de 1 500 kg, contre 1 600 kg auparavant.

Plus de la moitié des voitures neuves concernées

Entre janvier et juin 2026, 51 % des voitures neuves immatriculées ont été soumises à au moins l’une de ces deux taxes. Sur la même période en 2025, cette proportion atteignait 48,3 %.

Selon les données présentées, cette évolution concerne désormais des modèles thermiques destinés au grand public ainsi que de nombreux véhicules hybrides rechargeables, en plus des véhicules les plus puissants ou les plus lourds.

Pour rappel, une simple Dacia Sandero SCe 65 de base est malussée à hauteur de 400 € cette année et potentiellement bien plus en 2027 et au-delà.

Le Peugeot 5008 parmi les modèles les plus taxés

Parmi les modèles ayant généré le plus de recettes de malus figure le Peugeot 5008. Avec 9 730 immatriculations au premier semestre, il a représenté 14,33 millions d’euros de recettes. A lui seul, il représente un paradoxe. Pour voir son malus CO2 baisser, le 5008 doit passer à l’hybridation qui l’alourdit et lui fait augmenter son malus au poids.

Le Mercedes GLC arrive en tête du classement en montant de malus collecté avec 17,31 millions d’euros, malgré un volume de 1 733 immatriculations sur la période.

D’autres modèles figurent également parmi les principaux contributeurs, notamment notre fameuse Dacia Sandero, mais aussi les Citroën C3, Peugeot 3008 et Citroën C5 Aircross.

Mercedes en tête des marques les plus contributrices

Par constructeur, Mercedes totalise 66,5 millions d’euros de malus sur le premier semestre 2026. La marque devance BMW avec 56,7 millions d’euros, puis Volkswagen avec 45,4 millions d’euros.

Audi suit avec 44,7 millions d’euros. Viennent ensuite Peugeot (37,6 millions d’euros), Citroën (28 millions d’euros), Renault (28 millions d’euros) et Dacia (17,6 millions d’euros). Si les premiums allemands contribuent par de gros malus individuels, les marques françaises le font surtout sur le volume de ventes, sur de plus petits montants.

Une fiscalité qui touche davantage le marché familial

Les données du premier semestre illustrent une évolution de la fiscalité automobile. Si les modèles haut de gamme continuent de générer des montants élevés de malus, une part importante des recettes provient désormais de véhicules familiaux plus largement diffusés.

Il ne faut pas oublier qu’il y a un abaissement des émissions de CO2 de 20 g/km par enfant, à partir de 3 enfants à charge. Mais pour les familles avec 2 enfants, le malus s’applique à 100 %. Ce malus joue aussi sur le marché français du véhicule neuf et fini par être contreproductif. Ce que l’Etat gagne en malus, il le perd tout ou partie dans la non collecte de la TVA.

L’idée originelle du bonus/malus sauce Borloo en 2007 était d’orienter petit à petit le marché vers des véhicules moins émetteurs. L’Etat a d’abord « tué » le Diesel et désormais taxe la moindre voiture.

L’article Malus automobile : plus d’une voiture neuve sur deux est désormais taxée en France est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Passer à l’électrique en occasion : la solution pour réduire son budget auto ?

5 août 2026 à 07:19
Passer à l'électrique en occasion : la solution pour réduire son budget auto ?

L’électrique d’occasion, une option de plus en plus accessible

Longtemps réservé aux primo-adoptants disposés à payer le prix fort, le véhicule électrique commence à former un vrai marché de seconde main. Les premières générations de modèles électriques mis en circulation entre 2018 et 2021 arrivent aujourd’hui sur le marché de l’occasion en nombre croissant, avec des kilométrages souvent raisonnables et des prix sensiblement inférieurs au neuf. Pour un acheteur soucieux de son budget, cette fenêtre représente une opportunité concrète de franchir le pas sans supporter le coût d’entrée d’un véhicule neuf.

Le recul de prix peut être significatif selon les modèles et les années. Une citadine électrique qui s’affichait aux alentours de 30 000 à 35 000 euros neuve peut se trouver aujourd’hui entre 15 000 et 22 000 euros en occasion, selon son kilométrage et son état général. À ce tarif, combiné à des coûts d’usage inférieurs à ceux d’un thermique (moins de dépenses en carburant, entretien allégé), le calcul devient rapidement favorable. De nombreux réseaux de véhicules commencent à se mettre à l’électrique en occasion. Les offres de voitures d’occasions de BYmyCar offrent un large catalogue de véhicules dont des modèles électriques et hybrides d’occasion, issus de 26 marques différentes, avec des informations détaillées sur chaque véhicule.

Les points essentiels à contrôler avant d’acheter

Acheter une voiture électrique d’occasion demande quelques précautions spécifiques qui s’ajoutent aux vérifications habituelles. La question centrale reste l’état de la batterie, composant dont la valeur représente une part importante du prix du véhicule. Contrairement à un moteur thermique dont l’usure est souvent lisible au premier coup d’œil, la dégradation d’une batterie lithium-ion se mesure avec des outils de diagnostic spécialisés.

L’état de santé de la batterie

Chaque batterie dispose d’un indicateur appelé « state of health » (SOH), exprimé en pourcentage, qui traduit la capacité de charge restante par rapport à l’état neuf. Un véhicule affichant un SOH supérieur à 80 % est généralement considéré comme en bon état. En dessous de ce seuil, l’autonomie réelle peut s’éloigner notablement des données constructeur. Il est donc vivement conseillé de demander un diagnostic batterie avant toute transaction. La plupart des concessionnaires sérieux sont en mesure de le fournir, ou de le faire réaliser à la demande.

Le contrôle technique et l’historique d’entretien

Les règles habituelles d’un achat sécurisé s’appliquent pleinement ici. Un contrôle technique récent (moins de six mois), un carnet d’entretien à jour et un historique de révisions traçable sont des prérequis non négociables. Pour un véhicule électrique, les révisions portent principalement sur les pneumatiques, les freins, le liquide de refroidissement de la batterie et les vérifications électroniques. Un véhicule révisé selon les préconisations constructeur offre bien plus de garanties qu’une occasion achetée entre particuliers sans historique connu.

La garantie proposée par le vendeur

La garantie est l’un des critères les plus structurants dans un achat de véhicule d’occasion. En France, les professionnels de la vente automobile sont légalement tenus de proposer une garantie légale de conformité de deux ans sur les véhicules d’occasion vendus à des particuliers. Certains réseaux vont au-delà de cette obligation et proposent des garanties commerciales additionnelles, notamment sur la batterie. Ce point mérite d’être clarifié systématiquement avant la signature.

Financer son achat électrique d’occasion : les options disponibles

L’une des idées reçues sur le marché de l’occasion, c’est qu’il faudrait nécessairement régler comptant. En réalité, les solutions de financement disponibles pour l’occasion sont aujourd’hui proches de celles proposées pour le neuf. La location avec option d’achat (LOA) et la location longue durée (LLD) s’appliquent tout aussi bien à un véhicule d’occasion, permettant d’étaler le coût sur plusieurs années avec des mensualités maîtrisées.

Pour estimer précisément ce qu’un achat représenterait en mensualités, les simulateurs de financement en ligne constituent un point de départ utile. Ils permettent de renseigner le montant du véhicule, l’apport éventuel, la durée souhaitée et d’obtenir une estimation des mensualités en quelques clics. Cette approche aide à cadrer son projet de manière réaliste avant même de visiter une concession. Des plateformes comme BYmyCAR intègrent ce type d’outil directement dans leurs fiches véhicules, ce qui simplifie la démarche pour l’acheteur.

Acheter en concession ou entre particuliers : quelle différence ?

La transaction entre particuliers peut sembler attractive sur le plan du prix affiché, mais elle transfère l’intégralité du risque sur l’acheteur. Sans garantie légale de conformité, sans diagnostic systématique et souvent sans recours en cas de problème technique révélé après l’achat, l’économie apparente peut rapidement se transformer en dépenses imprévues. À l’inverse, un concessionnaire agréé a l’obligation de présenter un véhicule dont l’état est conforme à la description faite lors de la vente.

Les grands réseaux de distribution disposent par ailleurs d’ateliers capables d’effectuer des vérifications complètes avant remise en vente, ce qui n’est pas le cas d’un vendeur particulier. Pour un premier achat électrique, passer par un professionnel est souvent la voie la plus sûre : les éventuelles questions sur la batterie, le logiciel embarqué ou les mises à jour constructeur trouvent plus facilement réponse auprès d’un technicien qualifié.

Pour quel profil l’électrique d’occasion est-il pertinent ?

Un conducteur effectuant principalement des trajets urbains et péri-urbains, avec des distances quotidiennes inférieures à 150 km, trouvera dans un électrique d’occasion une réponse adaptée à ses usages. Les modèles de première génération, dont l’autonomie était déjà suffisante pour ces usages à l’état neuf, restent fonctionnels même avec une légère dégradation de batterie. En revanche, pour de longs trajets autoroutiers réguliers, il peut valoir la peine d’orienter sa recherche vers des modèles plus récents, dont l’autonomie de départ est plus confortable.

La question du mode de recharge à domicile est également à anticiper. Disposer d’une prise renforcée (type 2 ou wallbox) à son domicile ou à son parking change radicalement l’expérience au quotidien. Ce point logistique, souvent sous-estimé lors d’un premier achat électrique, mérite d’être étudié avant de finaliser son choix de véhicule.

Ce qu’il faut retenir avant de franchir le pas

Le marché de la voiture électrique d’occasion a atteint une maturité suffisante pour offrir des options sérieuses à des acheteurs aux budgets variés. Les conditions d’un achat sécurisé sont réunies à condition de passer par des professionnels capables de justifier l’état du véhicule, de la batterie et de l’historique d’entretien.

Les solutions de financement flexibles et la présence de simulateurs en ligne ont rendu le processus plus lisible pour les particuliers. L’accès à un catalogue large, issu de marques reconnues et accompagné d’une garantie professionnelle, reste le facteur le plus déterminant pour aborder cet achat avec confiance.

La vraie question n’est pas tant de savoir si l’électrique d’occasion est une bonne idée en général, mais de vérifier si un modèle précis correspond à ses besoins de mobilité quotidiens, à son infrastructure de recharge disponible et à son enveloppe budgétaire. C’est cette adéquation entre le véhicule et son usage réel qui conditionne la satisfaction à long terme.

L’article Passer à l’électrique en occasion : la solution pour réduire son budget auto ? est apparu en premier sur Le Blog Auto.

❌