Vue normale

Les Lenovo Yoga 9n accueillent le RTX Spark en souplesse à l’IFA 2026

8 septembre 2026 à 12:44

Deux machines sous RTX Spark ont été présentées par Lenovo à l’IFA. Les Yoga Pro 9n et Yoga 9n 2-en-1 sont les fers de lance de la marque sur ce nouveau marché à défricher. Ils proposent une approche complète de l’utilisation de Windows sous puces Nvidia.

On n’a pas encore tous les détails, il manque des notions importantes pour jauger cette offre par rapport au marché, le prix des engins n’a par exemple pas fuité. Mais force est de constater que la proposition Lenovienne est cohérente et s’inscrit bien comme une nouvelle facette dans une offre de plus en plus large. On est passé ces dernières années du duo AMD/Intel à un trio avec Qualcomm et désormais à un Quatuor avec l’arrivée de Nvidia.

Yoga Pro 9n

Yoga Pro 9n

Le Lenovo Yoga Pro 9n comme porte-étendard RTX Spark

Pour convaincre, Nvidia doit commencer par séduire les acteurs professionnels. Surtout pendant cette période compliquée où les tarifs ont explosé. C’est peut-être la pire saison pour lancer un nouveau matériel PC aussi complexe à installer qu’une nouvelle offre processeur comme le RTX Spark. Le marché Pro ne sera pas simple a convaincre mais peut se laisser tenter par des arguments clés et c’est bien là-dessus que comptent les deux marques.

On découvre donc un Yoga Pro 9n sous  RTX Spark N1X haut de gamme. Le modèle 20 cœurs « Grace » associé à 6144 cœurs CUDA « Blackwell » dans un TDP situé entre 45 et 80 Watts et surtout capable d’encaisser de 16 à 128 Go de mémoire LPDDR5x-9400 sur 16 canaux. Il va sans dire qu’un tel modèle avec 128 Go serait en ce moment assez inabordable, mais ce serait également un bon moyen de montrer toutes les possibilités de cette nouvelle plateforme. Le fait que la mémoire puisse être aiguillée vers le système graphique ayant évidemment un gros intérêt pour des usages d’IA locaux. Mais Lenovo veut également pouvoir vendre son Yoga Pro 9n à un public un peu plus large et laisse entendre une seconde version de RTX Spark N1X 18 cœurs et 5120 cœurs CUDA. Si elle aussi est capable de piloter 128 Go de mémoire, on peut supposer que le fabriquant la bridera dans une version plus sage et plus accessible.

L’affichage sera haut de gamme, du moins dans sa plus importante déclinaison. On peut supposer là encore que le constructeur ne proposera pas que du très haut de gamme et donc des affichages moins luxueux. Ici on parle d’une dalle OLED de 15.3 pouces en 2560 x 1600 pixels. Un écran qui proposera une luminosité de 1100 cd/m², une colorimétrie à 100% des normes sRGB et DCI-P3 et un rafraichissement adaptatif pouvant atteindre 165 Hz. Le châssis n’a pas détaillé toutes ses dimensions mais mesure 16,7 mm d’épaisseur pour 1,65 kg ce qui laisse entendre une finition aluminium ou un alliage de magnésium.

Le stockage embarqué grimpera à un maximum de 4 To dans une distribution assez peu commune. Un duo de ports M.2 2242 est intégré au lieu d’une solution plus traditionnellement composée d’au moins un 2280 sur un portable de 15″. Le Yoga Pro 9n proposera donc un maximum de 4 To sur deux ports, mais avec une petite subtilité. Le premier 2242 sera en PCI Gen 5 tandis que le second restera en Gen 4. La connectique est assez complète puisqu’on retrouve deux ports USB4 permettant de recharger la batterie 92,5 Wh. Deux autres ports en USB 3.2 Gen2 Type-A seront disponibles, accompagnés d’un lecteur de cartes SDXC à la norme UHS-II pour des transferts rapides et d’un port vidéo HDMI 2.1 encore indispensable dans le milieu pro. 

Le choix a été fait de ne pas proposer de pavé numérique mais de mettre en valeur un système audio frontal. Le clavier est de son côté très classique chez Lenovo avec des touches AccuFeel Chiclet arrondies sur le dessous. Le pavé tactile est immense et le confort semble être au rendez-vous. Le constructeur n’a pas détaillé la partie audio, mais on peut supposer une solution spatialisée assez traditionnelle.

Yoga 9n 2-en-1

Yoga 9n 2-en-1

Le Yoga 9n 2-en-1 ajoute un côté convertible à la proposition

Avec presque le même équipement technique, le Yoga 9n 2-en-1 propose une charnière s’ouvrant sur 360°. Cela offre d’autres usages puisque l’engin pourra s’utiliser en mode tablette en poussant les faces inférieure et supérieure dos à dos. Ajoutez à cela la présence d’un écran tactile et compatible avec les stylets actifs et vous aurez un engin dédié aussi bien à la prise de note qu’à la création.

Évidemment il y a des contreparties, cette version est plus limitée en termes de consommation et son TDP sera plafonné à 70 watts. Sa mémoire vive ne dépassera pas non plus les 64 Go de LPDDR5x-9400 et un stockage divisé par deux. Un seul emplacement M.2 2242 de 2 To maximum et en PCIe Gen4 QLC. Des choix qui s’expliquent sans doute par les objectifs différents de cette machine de terrain. 

La dalle augmente de taille pour passer à 16 pouces. toujours en OLED pour sa version la plus aboutie, elle affichera en 2880 x 1800 pixels à 120 Hz maximum. Pas d’informations précises sur la qualité de la colorimétrie, mais on peut espérer là encore une couverture DCI-P3 étant donné les avantages créatifs du format. Petit bémol, le Yoga 9n 2-en-1 est plus lourd que le modèle précédent avec 1.94 Kg. La faute à une coque plus épaisse de 17.5 mm, une diagonale plus grande et une batterie plus imposante. Avec 99.9 Wh, ce second Lenovo sous RTX Spark devrait pouvoir offrir une autonomie conséquente.

Pour ce modèle Yoga 9n 2-en-1 de 16 pouces tactile et souple, Lenovo a intégré un pavé numérique complet. La connectique semble identique au précédent modèle, mais le dispositif cache une petite surprise dans son pavé tactile. Une icône est visible en bas à droite, celle d’un stylet. On peut donc imaginer que la zone pourra servir de tablette avec le même stylet que l’écran.

Pas de prix, pas de date précise. Nvidia promet une disponibilité des machines RTX Spark en octobre prochain. Sans détails sur les modèles qui seront réellement disponibles sur nos marchés.

RTX Spark Superchip : la vision de Nvidia au défi Windows 11

Les Lenovo Yoga 9n accueillent le RTX Spark en souplesse à l’IFA 2026 © MiniMachines.net. 2026

31 000 jeux compatibles SteamOS, Linux n’est plus un sujet

8 septembre 2026 à 09:06

Valve a publié la liste des jeux compatibles SteamOS via sa base de données SteamDB. On y découvre un ensemble de 21 000 titres jouables et 31 400 jeux compatibles. C’est évidemment très loin des 264 000 titres Windows mais c’est une évolution importante des possibilités du système.

31 000 jeux compatibles SteamOS

31 000 jeux compatibles SteamOS

Pendant très longtemps, le jeu sur Linux ce n’était pas un vrai sujet. Mis à part quelques titres développés nativement par des Linuxiens purs et durs qui mettaient en scène un bestiaire quasiment composé uniquement de pingouins, c’était pauvre. Ce qui était un souci pour Linux car si sa partie logicielle de service et de création se développait de son côté, beaucoup d’utilisateurs ne voulaient pas « sauter le pas » depuis Windows c’était parce que cela signifiait qu’il fallait abandonner ce loisir.

Avec la sortie du Steam Deck et les gros efforts communautaires pour faire évoluer la plateforme SteamOS et Linux, on a compté les listes de jeux. D’abord timidement, quelques dizaines à la fois. Puis de plus en plus vite et désormais ce sont des pans entiers du catalogue de Steam qui basculent du côté des compatibles, dont les deux tiers qualifiés de jouables.

Steam Deck

Plusieurs dizaines de milliers de jeux compatibles SteamOS

Si cela ne représente toujours qu’une fraction de l’entièreté de ce que Windows sait piloter, il ne faut pas oublier qu’une énorme quantité de jeux Steam sont des titres anciens, souvent peu joués, et qu’une autre bonne partie est constituée de titres qui ne valent tout simplement pas le coup d’être lancés – et encore moins achetés. La permissibilité de publication de Valve, le fait que la marque ne cherche pas à censurer la production de titres, permet à certains de proposer des jeux médiocres par dizaines sans qu’aucun ne dépasse une poignée de téléchargements et encore moins de ventes.

Ce que nous dit cette énorme liste de jeux compatibles SteamOS, c’est qu’il y a désormais un catalogue important pour que chacun puisse trouver son bonheur. Et si on ajoute à cette liste les jeux compatibles Linux sur d’autres machines que le Steam Deck, on a un potentiel de jouabilité énorme. Valve prend en compte la lisibilité des textes sur son petit écran, la compatibilité avec les boutons et joysticks et évidemment les capacités de calcul de la machine. Autant d’éléments qui font qu’un jeu ne va pas être considéré comme compatible avec un Steam Deck, mais qui ne posera en réalité aucun problème à Linux.

Proton, qui assure la compatibilité des titres Windows sous Linux, propose une myriade de jeux différents désormais. Tout n’est pas compatible évidemment, certains ne trouveront pas un de leurs titres fétiches au catalogue. D’autres ronchonneront sur les performances et bien entendu l’éternel problème des systèmes anti-triche. Il reste plus de 6800 jeux qui ne sont absolument pas pilotés par le Steam Deck. Difficile de savoir exactement à quoi cela correspond cependant. Il doit y avoir un mélange de vieux titres, des jeux d’éditeurs disparus corps et âmes avec des moteurs exotiques. 

Le point est qu’un nouveau joueur sur le marché du PC en 2026 ne va plus regarder Linux comme le repoussoir qu’il a été. Désormais il est possible de commencer à jouer sur Linux sans trop de contraintes. Si la période est trop trouble pour examiner les évolutions actuelles du jeu sans prendre en considération les effets de l’évolution des prix à la hausse qui viennent fausser les tendances. Je ne serais pas spécialement surpris de voir de plus en plus de joueurs considérer la solution Linux comme la plus évidente pour jouer. Avant la hausse des prix, j’ai pu constater que beaucoup d’utilisateurs de Windows ne souhaitant pas spécialement mettre à jour leur matériel avaient basculé la partie ludique sur Steam Deck. Cette tendance pourrait largement reprendre à l’avenir avec la console mobile de Valve mais également avec la Steam Machine.

Et cela, les éditeurs le prennent bien en compte. Valve a créé SteamOS et les matériels qui l’utilisent avec une idée en tête, assurer des ventes de jeux. Les développeurs ont bien compris que, s’il ne s’agissait pas d’un marché totalement captif, cela n’en reste pas moins un élément important du mix nécessaire à la rentabilité de leurs titres. Beaucoup d’indépendants développent désormais en prenant Linux en compte au travers de Proton, c’est clairement devenu un vrai sujet pour eux. Ce qui signifie que dans le futur, le catalogue va continuer a s’épaissir.

31 000 jeux compatibles SteamOS, Linux n’est plus un sujet © MiniMachines.net. 2026

❌