La presse progouvernementale turque applaudit l’accord signé le 8 août à la Mecque, qui renforce la position militaire et économique du pays. Mais d’autres s’inquiètent de l’augmentation des risques d’un potentiel dérapage, notamment face à l’Iran et à ses alliés.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, le 7 août 2026 à la Mecque (Arabie saoudite).
Le gouvernement du président Erdogan semble moins disposé qu’auparavant à faire des concessions pour parvenir à la paix avec la guérilla kurde, notamment en levant l’isolement de son leader emprisonné Abdullah Ocalan.
Un portrait du dirigeant kurde emprisonné Abdullah Öcalan brandi lors des célébrations de Newroz, le Nouvel an kurde, à Diyarbakir (Turquie), le 21 mars 2026.
S’il affiche son mépris pour ses alliés européens, Donald Trump couvre de compliments son homologue turc, qui le lui rend bien, lui qui prévoit de dérouler le tapis rouge lors de sa venue, les 7 et 8 juillet, à Ankara, pour le sommet de l’Otan. Surtout, la Turquie espère obtenir la levée d’un embargo important sur la vente d’armes, analyse la presse turque.
Dans un contexte de fortes tensions entre Ankara et Tel-Aviv, le Parlement israélien a fini par voter la reconnaissance du génocide arménien, qu’il s’était très longtemps refusé à admettre. La presse turque s’insurge de cette initiative, qu’elle juge “malveillante” et hypocrite, en pleine offensive à Gaza.
Des mesures sécuritaires très strictes sont mises en œuvre, alors que la capitale de la Turquie se prépare à accueillir le sommet de l’Alliance atlantique, les 7 et 8 juillet. Les forces de l’ordre sont déployées en masse, les rassemblements bientôt interdits et les arrestations se multiplient.
Environ 75 000 pare-feu FortiGate de Fortinet ont vu leurs identifiants VPN volés et exploités par des attaquants, touchant 194 pays et de grandes entreprises comme Samsung, Siemens ou Oracle.