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Les incendies au Canada génèrent des pyrocumulus : que sont ces nuages « cracheurs de feu » ?

2 juillet 2021 à 14:54

Des pyrocumulus peuvent se former au-dessus de sources intenses de chaleur. C'est le cas à Lytton pendant les incendies provoqués par la vague de chaleur record de juin 2021. [Lire la suite]

Voitures, vélos, scooters... : la mobilité de demain se lit sur Vroom ! https://www.numerama.com/vroom/vroom//

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Que se passe-t-il avec la vague de chaleur record au Canada et aux États-Unis ?

30 juin 2021 à 09:23

Jusqu'à 49,6 degrés dans la ville de Lytton : des températures inédites ont été atteintes au Canada, un pays qui n'est pourtant pas préparé à une telle vague de chaleur. Une telle canicule est dangereuse pour la santé humaine. Ce genre de vagues de chaleur s'inscrit dans un contexte de dérèglement climatique. [Lire la suite]

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Conspiracy News #25.2021

20 juin 2021 à 11:28

L’actu de la semaine décryptée par Conspiracy Watch (semaine du 14/06/2021 au 20/06/2021).

RÉMY DAILLET. Rapatrié de Malaisie, Rémy Daillet Wiedemann a été mis en examen dans l’affaire Mia pour complicité d’enlèvement de mineur. Cette figure du mouvement complotiste est apparue publiquement pour la première fois le mercredi 16 juin à l’occasion d’une audience devant le juge des libertés et de la détention au sein de la cité judiciaire de Nancy. Alors qu’il s’agissait de savoir s’il devait être incarcéré, Daillet en a entre autres profité pour annoncer… sa candidature à l’élection présidentielle de 2022 (source : France Bleu, 17 juin 2021).

MARJORIE TAYLOR GREEN. Le 14 juin, après avoir visité le Musée de l’Holocauste de Washington (USHMM), Marjorie Taylor Green a présenté ses excuses pour avoir comparé, à plusieurs reprises, l’obligation de port du masque pour lutter contre le Covid-19 à la Shoah. La comparaison de l’élue trumpiste, représentante de Géorgie à la Chambre et adepte de la théorie QAnon, avait choqué démocrates comme républicains (source : CNN, 15 juin 2021 ; Paris Match, 15 juin 2021).

FRANCESOIR. Le 14 juin, l’AP-HP a démenti formellement les allégations du site de Xavier Azalbert, FranceSoir, concernant la prétendue hospitalisation « pour décompensation psychiatrique » du professeur Éric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière (Paris), annoncée quelques heures plus tôt.

Le Pr Eric Caumes et la direction de l’AP-HP souhaitent apporter un démenti formel aux allégations de @france_soir et déplorent le caractère indigne d’un tel article. https://t.co/rzkD9e8WZE

— AP-HP (@APHP) June 14, 2021

L’article publié par FranceSoir, qui tient plus du réglement de comptes que de l’enquête (le Pr Caumes étant devenu la bête noire des milieux complotistes en raison notamment de son ouvrage sur la maladie de Lyme), a suscité des commentaires complotistes comme celui-ci, relevé par le magazine Marianne : « Certains découvrent la vérité et sont enfermés en psychiatrie de peur qu’ils dévoilent le scandale Covid » (source : @APHP/Twitter, 14 juin 2021 ; Marianne, 16 juin 2021).

ALEXANDRA HENRION-CAUDE. Le Monde a consacré un portrait à Alexandra Henrion-Caude, ex-directrice de recherche à l’Inserm devenue une figure de la fronde contre les vaccins. La généticienne est apparue dans le film « Hold-up », bréviaire conspirationniste très populaire sorti à l’automne 2020. Elle ne fait pas non plus mystère de son engagement catholique. Elle a ainsi cofondé, en 2011, l’association Science en conscience, qui milite contre les essais cliniques sur l’embryon. Très active dans l’opposition à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes lesbiennes, elle figure également parmi les membres du comité d’honneur de l’Association des scientifiques chrétiens (source : Le Monde, 14 juin 2021).

FRANCIS LALANNE. « Vaccin ? » Le tweet interrogatif signé Francis Lalanne a choqué plus d’un internaute le samedi 12 juin au soir. Alors que le joueur danois Christian Eriksen s’effondrait en plein match de l’Euro de football face à la Finlande, le chanteur a suggéré un parallèle entre la vaccination contre le Covid-19 et le malaise cardiaque du footballeur, s’attirant ainsi une salve d’insultes sur les réseaux sociaux. Des suspicions balayées quelques heures plus tard par le directeur de l’Inter Milan, le club où officie le Danois de 29 ans : non seulement Christian Eriksen n’a pas eu le Covid-19, mais « [il] n’a pas été vacciné non plus » (source : Le Parisien, 14 juin 2021).

Source : Twitter, 12/06/2021.

RICHARD BOUTRY. « Ces injections sont là pour reprogrammer l’ADN humain, c’est-à-dire transformer les injectés en potentiel démons ». Tel est le message que l’ancien journaliste Richard Boutry, engagé dans une opération de « sensibilisation » à travers la France, s’efforce de propager, affirmant recevoir des « rapports internationaux médicaux toute la journée » appelant à éviter la vaccination (source : @Nain_Portekoi/Twitter, 17 juin 2021).

À visionner dans le même registre, le reportage réalisé par Julien Pain lors d’un rassemblement covido-sceptique près d’Avignon début juin. Le journaliste de « Vrai ou Fake », le service de fact-checking de France Info, y a notamment rencontré Richard Boutry et Francis Lalanne. Une immersion dans les réseaux de la désinformation.

« PENSER PAR SOI-MÊME ». « N’importe qui peut comprendre qu’une espèce complexe comme la nôtre vit dans un monde qui est le fruit d’un processus cumulatif d’innovations transmis de génération en génération. Même si l’expression est un peu grandiloquente, nous sommes tous juchés sur les ‘épaules des géants’ qui nous ont précédés… » Dans un entretien avec la rédaction de Conspiracy Watch, Sebastian Dieguez, chercheur en neuroscience cognitives à l’Université de Fribourg et auteur de Total bullshit ! Au cœur de la post-vérité (PUF, 2018), revient sur un lieu commun du discours conspirationniste : l’idée qu’on pourrait penser seul, par soi-même… (source : Conspiracy Watch, 17 juin 2021).

ROMANA DIDULO. Fin mai 2021, une certaine Romana Didulo, domiciliée en Colombie-Britannique (Canada) et fondatrice du mouvement « Canada1st Party of Canada », a publié une lettre ouverte par laquelle elle ordonne la cessation de toute mesure sanitaire contre le Covid-19. Se présentant comme la « reine du Canada », soutenue par des activistes QAnon, elle promet de faire exécuter qui ne lui obéirait pas. Ses fans « se sont organisés en groupes locaux pour envoyer en masse leurs revendications par courriers électroniques, par lettres recommandées ou simplement pour se rendre dans des magasins ou des commissariats afin de les distribuer physiquement » (source : Vice.com, 17 juin 2021).

BERNARD LACHANCE. Auteur, compositeur et interprète quebécois, Bernard Lachance est mort du sida le 11 mai 2021, à l’âge de 46 ans. Avant sa mort, l’artiste s’était soumis à plusieurs traitements naturels pour se « détoxifier » de sa trithérapie. Sa famille croit que ces traitements alternatifs ont donné à Bernard Lachance, séropositif, de faux espoirs, et que ses mentors conspirationnistes l’ont influencé dans son rejet de la médecine conventionnelle (source : Radio-Canada, 2 juin 2021). Une lecture à compléter par le visionnage d’un reportage saisissant de Brigitte Noël pour Radio-Canada.

DÉPLATEFORMAGE. Suspendre des comptes extrémistes des grandes plateformes sociales semble produire des effets concrets. Ces comptes ne parviennent pas, par la suite, à reconstituer leur audience initiale sur les plateformes dites alternatives où ils se réimplantent, comme le montre une étude réalisée par le journaliste Adrian Rauchfleisch et le chercheur en communication Jonas Kaiser (source : SSRN, 15 juin 2021).

📜New preprint📜
Deplatforming the far-right: An analysis of #YouTube and BitChute

We @JonasKaiser show that deplatforming is effective in minimizing the reach of far-right channels like Alex Jones & cannot be compensated on alternative platforms🧵https://t.co/Fmw1LS60Bl pic.twitter.com/7Spbr6hjK6

— Adrian Rauchfleisch (@OuzhouAdi) June 16, 2021

BOBARDS D’OR. Chaque année depuis 2010, la fondation d’extrême droite Polemia, présidée par Jean-Yves Le Gallou, organise la cérémonie des « Bobards d’or », qui distingue les journalistes « qui n’hésitent pas à mentir délibérément pour servir le politiquement correct ». Celle du 14 juin a notamment rendu hommage au « courageux Français » qui a giflé Macron et a accueilli Thaïs d’Escufon, ex-militante de Génération identitaire. Dans son discours de clôture de la soirée, Jean-Yves Le Gallou a mis en garde contre le « bobard total, mondial, global avec le COVID, l’élection américaine ou Black Lives Matter : aujourd’hui tout est bobard » (source : Pierre Plottu/Twitter, 15 juin 2021).

DOMINIQUE DELAWARDE. Le parquet de Paris a annoncé vendredi 18 juin avoir ouvert une enquête au sujet de Dominique Delawarde, un général à la retraite depuis le milieu des années 2010, accusé d’avoir proféré le jour même des propos antisémites sur la chaîne de télévision CNews. « Vous savez bien qui contrôle la meute médiatique dans le monde et en France » a déclaré Delawarde, en réponse aux questions du journaliste Claude Posternak, avant de se voir presser de préciser sa pensée et de répondre : « la communauté que vous connaissez bien ». M. Delawarde est l’un des vingts généraux à avoir signé une tribune de militaires publiée mi-avril dans l’hebdomadaire d’extrême droite Valeurs Actuelles (source : Le Monde, 18 juin 2021).

Une lecture à compléter par celle d’un thread du compte @GastonCremieux, qui permet de mesurer l’ancrage de cet antisémitisme, que certains ont cherché à nier ou à relativiser.

On vous l'avait dit que cette Tribune des Généraux était signée par un quarteron de vieilles badernes factieuses
Si l'un d'entre eux ose dire en public que c'est la communauté juive qui contrôle les médias, que disent-ils en privé?
Merci à @claudeposternak d'avoir mis la pression pic.twitter.com/WlEHQFTcj9

— Gaston Crémieux (@GastonCremieux) June 18, 2021

LECTURE. Plus une semaine ne passe sans que le complotisme, par la déclaration tonitruante d’une personnalité médiatique, ne soit mis en avant dans l’actualité. Chercheuse au CNRS, spécialiste des croyances, Sylvie Taussig vient de faire paraître Le système du complotisme (éd. Bouquins), un ouvrage où elle réinscrit ce phénomène dans une perspective historique et intellectuelle. Elle y décortique le mode de pensée conspirationniste et montre qu’il s’agit là d’une idéologie intrinsèquement liée à la modernité (source : L’Express, 17 juin 2021).

COMPLOTISME ÉLECTORAL. Sur les profils Facebook et Twitter de nombreux candidats aux élections régionales françaises de 2021, on peut lire des propos covido-sceptiques et anti-vaccins. Les candidats ont beau venir de listes électorales et de régions différentes, ils partagent un point commun : ils participent à des listes (« Un Nôtre Monde », « France Démocratie Directe »…) qui n’ont pas été montées par un parti politique mais qui sont nées d’une initiative citoyenne portée par Réinfo Covid et de nombreuses figures de la complosphère. Numerama s’est plongé dans ces listes complotistes (source : Numerama, 16 juin 2021). Conspiracy Watch propose par ailleurs un focus sur les listes du collectif « Union Essentielle » dont les revendications, en apparence anodines, dissimulent mal une approche covido-sceptique teintée de conspirationnisme (source : Conspiracy Watch, 18 juin 2021).

Dans sa chronique hebdomadaire du vendredi 18 juin sur France Inter, Tristan Mendès France s’est intéressé à la question des discours complotistes qui tendent à mettre en doute l’intégrité du processus électoral et qui pourraient gagner en visibilité à l’occasion des prochaines échéances électorales. « Si elles ont très peu de chance de récolter beaucoup de voix, explique notre collaborateur, elles seront malgré tout, avec ceux qui les soutiennent, un levier propice à ces discours complotistes de défiance électorale, avec le risque d’alimenter au final un mouvement plus large de remise en cause de notre processus électoral et de notre démocratie » (source : France Inter, 18 juin 2021).

 

(Dernière mise à jour le 21/06/2021 : ajout sur le complotisme électoral)

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La Roumanie mise sur le nucléaire pour tenir ses objectifs climatiques

14 juin 2021 à 11:52
roumanie mise nucleaire objectifs climatiques - L'Energeek

Ce vendredi 11 juin 2021, en Roumanie, plusieurs spécialistes du nucléaire ont expliqué pourquoi le pays avait choisi cette énergie, associée aux renouvelables, pour atteindre ses objectif climatiques. Le recours au nucléaire semble pour eux la seule voie possible pour décarbonner la production d’électricité en Roumanie, et fermer les centrales au gaz et au charbon. La Roumanie soutient d’ailleurs l’intégration du nucléaire dans la taxonomie verte.

La Roumanie va construire deux nouveaux réacteurs dans la centrale nucléaire de Cernavodă

La Roumanie a fait le choix du nucléaire pour assurer sa transition énergétique, et le pays espère que l’Union Européenne intégrera l’atome dans sa très attendue taxonomie verte – pour l’heure, la question demeure en suspens. Ce 11 juin 2021, le reporter d’Euronews Hans von der Brelie a publié le résultat d’une enquête, où il est parti à la rencontre de spécialistes de l’énergie nucléaire en Roumanie, pour comprendre les raisons des choix énergétiques des autorités roumaines.

Actuellement, les combustibles fossiles assurent environ 40% de la production électrique roumaine (dont 25% pour le charbon). Le pays dispose de deux centrales nucléaires, héritées de la période communiste, à Cernavodă, petite ville au bord du Danube. Fin octobre 2020, les premiers ministres roumains et français, Ludovic Orban et Jean Castex, ont signé une déclaration d’intention de coopération dans le domaine du nucléaire civil pour la construction des réacteurs 3 et 4 de Cernavodă et à la rénovation du réacteur 1. Cet accord acte la participation de la France, aux cotés des Etats-Unis et du Canada, à l’extension de cette centrale.

La Roumanie envisageait au départ d’agrandir Cernavodă via un partenariat avec la Chine et le Canada, un projet piloté par China General Nuclear Power (CGN). Mais ces discussions ont été rompues, et c’est bien un consortium dirigé par la société d’ingénierie américaine AECom, avec des partenaires canadiens, français et roumains (dont Orano) qui développera l’extension de la centrale nucléaire, pour un total de 8 milliards de dollars.

Pour atteindre les objectifs climatiques de la Roumanie, «  nous devons développer les énergies renouvelables et continuer le programme nucléaire »

Pour Teodor Chirica, président du conseil d’administration de Nuclearelectrica, à Bucarest, ce choix d’investissement s’imposait pour tenir les engagements de la Roumanie dans l’Accord de Paris : Pour atteindre ces objectifs, nous devons développer les énergies renouvelables et continuer le programme nucléaire : il est impossible de les remplir sans cela. Aujourd’hui, on parle de 18 à 20% de nucléaire dans notre mix énergétique ; 30 à 35% est une part atteignable d’ici à 2050 si on reste sur la progression que nous avons aujourd’hui”, expose-t-il.

Il espère par ailleurs que le nucléaire sera intégré à la taxonomie verte, tout en critiquant la posture des opposants à cette décision : “Les uns sont dans une posture politique, idéologique et les autres s’appuient sur la science. Si dans le pire des cas, la liste de référence de l’Union européenne, la taxonomie, n’intègre pas le nucléaire, cela ne veut pas dire que nous ne pourrons pas développer le nucléaire. Le problème, c’est que nous ne pourrons pas avoir accès à des financements abordables comme dans le cas des autres énergies et cela pourra pénaliser l’aspect économique du projet”, défend Teodor Chirica.

Le chef d’équipe de la centrale Cernavodă, Costin Antonie, avance des arguments similaires, en décrivant le mix idéal pour décarboner la production d’électricité en Roumanie : “Le premier élément, c’est l’énergie nucléaire qui est la base parce qu’elle est toujours disponible quand on en a besoin. Ensuite, il y a les renouvelables : on en a en Roumanie, il faudrait les maintenir et même investir plus là-dedans, mais elles ne sont pas disponibles tout le temps et ce manque de disponibilité est compensé par le nucléaire”.

Parallèlement au développement de son programme nucléaire, la Roumanie veut investir largement pour exploiter au mieux son potentiel dans l’éolien et le photovoltaïque. La Roumanie fait partie des nombreux pays de l’Est de l’Europe, membres de l’Union Européenne, et qui ont décidé d’investir dans le nucléaire pour tenir leurs objectifs climatiques, aux cotés de la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Bulgarie.

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Le Canada investit dans la modernisation de son réseau électrique et les EnR

4 juin 2021 à 11:43
canada investit modernisation reseau electrique enr - L'Energeek

Ce 2 juin 2021, le gouvernement fédéral du Canada a officialisé un vaste plan d’investissement de 964 millions de dollars canadiens (656 millions d’euros), afin de moderniser son réseau électrique et développer des projets d’énergies renouvelables, pour répondre aux défis climatiques en cours. Pilotage des réseaux électriques et stockage permettront notamment d’accueillir davantage d’électricité renouvelable sur les réseaux.

Au Canada, le gouvernement investit 964 millions de dollars pour les EnR et la modernisation du réseau électrique

Le Canada entend accélérer sa transition énergétique, et le gouvernement fédéral veut s’en donner les moyens. Ce 2 juin 2021, durant un forum virtuel organisé par l’Association Canadienne de l’Electricité, le ministre fédéral des Ressources naturelles, Seamus O’Regan Jr., a lancé un plan d’investissement de 964 millions de dollars canadiens (656 millions d’euros), pour soutenir des projets d’énergies renouvelables et de modernisation du réseau électrique.

Baptisé Programme des énergies renouvelables intelligentes et de trajectoires d’électrification (ERITE), ce plan se donne pour objectif de réduire « de façon importante les émissions de gaz à effet de serre en favorisant le remplacement de l’électricité produite à partir de combustibles fossiles par des énergies de sources renouvelables qui peuvent fournir des services de réseau essentiels tout en appuyant la transition équitable du Canada vers une économie basée sur une électricité propre », selon le communiqué de présentation.

Dans le détail, ce programme offrira des financements directs à des projets de trois types. D’abord les énergies renouvelables « établies » : énergie photovoltaïque, énergie éolienne terrestre, petites centrales hydroélectriques… Ensuite les technologies émergentes : géothermie, énergie marémotrice, stockage d’énergie… Enfin la modernisation du réseau électrique : micro-réseaux, centrales électriques virtuelles, équipements et logiciels permettant la fourniture de services de réseau, solutions smart grids, pilotage à distance de la consommation ou de la production…

Renforcer « la capacité de notre réseau à exploiter l’énergie renouvelable » et améliorer « sa fiabilité et sa résilience »

En effet, les énergies renouvelables intermittentes peuvent poser des problèmes de stabilité au réseau électrique, en déséquilibrant le rapport entre la production et la consommation. Soit par des pics de production dans des périodes de consommation peu importante, soit par des pics de consommation auxquels la production ne peut répondre.

La modernisation du réseau électrique et les solutions de stockage peuvent permettre de répondre à ce défi, et assurer tout à la fois l’approvisionnement électrique et la stabilité du réseau électrique. Pour maintenir la tension constante, la production et la consommation doivent en effet être équivalentes à tout moment.

Cette modernisation est indispensable au verdissement d’un mix électrique canadien encore très largement carboné. « Notre nouveau programme Énergies renouvelables intelligentes et trajectoires d’électrification renforcera la capacité de notre réseau à exploiter l’énergie renouvelable et améliorera sa fiabilité et sa résilience. Les Canadiens auront donc accès à un approvisionnement en électricité plus propre et plus fiable. Voilà comment nous atteindrons la neutralité carbone d’ici 2050 », conclue ainsi Seamus O’Regan Jr.

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