Vue normale

Télex

Par : Kocobé
30 décembre 2025 à 14:00
Voilà que l’agent au service secret de Sa Majesté fait un bond (mdr) en avant dans le calendrier de 2026. Plutôt que le 27 mars, les Danois d’IO Interactive ont annoncé que, finalement, 007 First Light n’arriverait que le 27 mai, soit un jour après GTA VI s’il n’avait pas été aussi repoussé. K.

Rhythm Paradise Groove, Big Walk, Slay The Spire 2

Par : Kocobé
30 décembre 2025 à 07:00
Pour mes camarades, la rédaction des attentes pour l’année qui vient peut sembler être un exercice simple, qui s’apparente presque à de l’écriture automatique. Mais pour moi ? C’est l’enfer. À quoi bon dépenser de l’énergie à prévoir le futur quand le présent recèle déjà tant de bons jeux ?

Apprendre à LCD sa place

Par : Kocobé
30 décembre 2025 à 07:00
C’est un vrai bon plan qui tire sa révérence. Sur la page d’achat du Steam Deck, Valve indique que la production de la version LCD 256 Go de son formidable petit système est terminée et qu’il ne sera plus possible d’en obtenir une fois les stocks épuisés. Pendant un temps, le message n’est pas apparu sur la page en français, en allemand ou en italien, ce qui a laissé subsister un maigre espoir que les ventes en Europe puissent continuer quelque temps, mais avec un message aujourd’hui à jour, il faut se rendre à l’évidence : la traduction a simplement été oubliée entre la dinde et le panettone. Alors que 2026 s’annonce être l’année de la hess quant aux tarifs du matos à cause des gogos de l’IA, difficile de ne pas voir la disparition du Steam Deck LCD et de ses 420 euros tout mouillé comme le premier pas vers ce monde où tout coûte cher, et en particulier les jeux vidéo. K.

Les devs de Marathon semblent avoir compris le problème de l’alpha et sont confiants pour mars 2026

Par : Estyaah
29 décembre 2025 à 17:05

Il y a quelques semaines, Bungie a publié un nouveau devlog à propos de leur futur extraction shooter, Marathon. Ils y expliquent avoir pris en compte les retours assez mitigés de l’alpha de mai dernier, en travaillant notamment sur l’ambiance générale. Les couleurs vives sont toujours présentes, mais ils ont ajouté des tas de choses pour salir l’environnement, le rendre plus crédible. Cela passe par des zones beaucoup plus sombres et inquiétantes, afin de tenter de faire ressentir une certaine dangerosité du monde qu’ils ont créé. Ils ont également retravaillé la météo, qui en avait effectivement bien besoin : exit le ciel gris neutre, on nous montre des tempêtes ou un grand soleil, et ça a l’air plutôt réussi.

Côté gameplay, il est toujours difficile de se faire une idée, car le gameplay à la manette ne met pas spécialement en valeur les combats. Il faudra attendre de mettre les mains dessus. En revanche, l’équipe nous détaille le contenu du jeu, et ça ressemble vraiment beaucoup à Escape From Tarkov dans le principe. Il y a plusieurs cartes avec des difficultés plus ou moins importantes, des IA à combattre pour nous faire repérer par les autres équipes, des quêtes à accomplir pour améliorer sa réputation auprès de factions et ainsi avoir le droit de leur acheter de l’équipement, et même des runs scav, traduits ici par des runs qui nous font incarner un robot dans des parties déjà entamées. La différence se situe évidemment sur les armes, bien qu’on nous annonce environ 400 mods, mais aussi sur les capacités qu’il est possible d’améliorer via des arbres de compétences pour chaque faction.

Au final, alors qu’on imaginait mal le projet rebondir suite à son report en juin dernier, on doit avouer que cette présentation nous redonne un peu d’espoir. La grosse inconnue est, bien sûr, le game feel, qui sera déterminant pour savoir si l’on y restera plus d’une soirée.

Sauf nouveau report, le crunch bien vénère des équipes de Bungie devrait s’achever en mars 2026. En attendant, vous pouvez ajouter Marathon à votre liste de souhaits depuis sa page Steam s’il vous intéresse.

No Respawn

Par : Kocobé
29 décembre 2025 à 07:00
Il y a quelques jours, on apprenait la disparition de Vince Zampella, tué le 21 décembre avec son passager dans un accident de voiture à Los Angeles. Ce vétéran de 55 ans qui a notamment cofondé Infinity Ward et Respawn Entertainment a, entre autres choses, lancé cette petite série de jeux de tir à la première personne, Call of Duty, que vous connaissez peut-être. Quant au titre le plus récent sur lequel il a travaillé, il s'agit de Battlefield 6. Le fait de dire qu'il a eu un petit impact sur le FPS et le jeu vidéo tout entier relèverait de l'euphémisme. Je ne connaissais pas personnellement l'animal, mais je constate une unanimité rare quand il s'agit de lui rendre hommage. De Geoff Keighley à Rami Ismail, tous saluent une personne gentille, humble et proche des gens. Pas exactement l'image que je me faisais du roi des shooters militaires modernes, mais eh : l'habit ne fait pas le moine. K.

Les attentes 2026 de la rédaction

Par : Perco
29 décembre 2025 à 07:00
2026 pose enfin une vraie question : à quoi jouer en attendant les chars russes ? Certes, c’est une question qui terrorise tous les rédacteurs, sauf ackboo qui y voit l’occasion de vérifier si les tanks sont bien modélisés dans les jeux, mais qui nous oblige surtout à trier fort. Nous n’aurons pas le temps de tout essayer avant que Paris ne soit vitrifié, autant commencer par le meilleur.

Transport Fever 3, PVKK, Subnautica 2

Par : ackboo
29 décembre 2025 à 07:00
Avec l’âge, je deviens un peu superstitieux. J’ai notamment remarqué certaines coïncidences troublantes en numérologie. Tenez, si on prend 2026 et qu’on fait la somme de ses chiffres, on obtient 10. En y retranchant très exactement 8,382, on obtient… 1,618, le fameux nombre d’or. C’est clair, 2026 sera une grande année pour le jeu vidéo.

Une ode à l’âge d’or du moteur Source

Par : Noddus
24 décembre 2025 à 07:00
Le temps de lire ces pages, laissez tomber ces histoires de ray tracing, de compilation des shaders et de pass saisonniers. Remémorons-nous un temps où tout était plus simple, où les FPS pesaient 5 Go et où l'on pouvait se faire bannir d’un serveur pour avoir posé un graffiti de zizi sur un mur. L’époque bénie du Source Engine.

Winter Burrow

23 décembre 2025 à 07:00
Si je me méfie des histoires d’animaux, c'est que le premier dessin animé qui marqua ma mémoire d’enfant fut Les Animaux du Bois de Quat'sous. J’y ai vu mourir un renardeau, des souris, des faisans sous les balles des chasseurs, des hérissons sous un camion. Alors quand mon premier cochon d’Inde a calanché, j’ai versé quelques gouttes de mon biberon au sol. Mais pas une larme.

Décès de Vince Zampella (Medal of Honor, Call of Duty, Titanfall, Apex Legends, Battlefield 6…)

Par : Estyaah
22 décembre 2025 à 23:39

C’est par le biais de nos confrères de NBC que l’on a appris le décès de Vince Zampella dimanche, à la suite d’un accident de voiture. On ne fait pas souvent de nécrologies sur NoFrag, mais difficile de l’ignorer au vu de l’impact qu’a eu le bonhomme sur l’histoire des FPS modernes.

On le retrouve dès le début des années 2000 dans le studio 2015 Inc, en tant que lead designer sur Medal of Honor: Allied Assault. Il cofonde ensuite Infinity Ward avec Jason West, et travaille avec Activision sur Call of Duty, Call of Duty 2, Call of Duty 4: Modern Warfare et Call of Duty 6: Modern Warfare 2. Si vous connaissez un peu l’histoire d’Activision, vous savez que Bobby Kotick était dans le coin à ce moment, et a voulu entuber les deux hommes en les virant pour éviter de les payer. Cela n’empêche pas Vince de rebondir chez Electronic Arts avec son nouveau studio Respawn Entertainment, pour créer Titanfall, puis Titanfall 2. Il enchaînera avec Apex Legends, puis deux jeux Star Wars qui ne sont pas des FPS (Jedi: Fallen Order et Jedi: Survivor) entrecoupés par le très décevant titre VR Medal of Honor: Above and Beyond. Enfin, en 2020, pour tenter d’endiguer la débâcle de Battlefield 2042, Vince est placé à la tête du studio DICE Los Angeles, plus tard renommé Ripple Effect. Il y restera pour son dernier projet, Battlefield 6, sorti le 10 octobre dernier.

Toute l’équipe de NoFrag se joint à moi pour lui souhaiter bon courage.

Sortie de Metal as Hell, la première mise à jour de Painkiller, pour le plus grand plaisir des 5 joueurs encore présents

Par : Loulou
22 décembre 2025 à 13:17

Sorti le 21 octobre dernier, Painkiller, le FPS action-coop « revisitant » le cultissime et unique Painkiller des années 2000 cher à nos cœurs, n’a pas connu le succès escompté et sa petite fanbase de joueurs commençait à s’inquiéter de ne pas avoir de nouvelles. Fort heureusement, la semaine dernière, le studio Anshar a publié un billet de blog Steam pour annoncer l’arrivée de la première mise à jour, Metal as Hell. Génial ! Des correctifs et du contenu pour le mode Rogue Angel, mais ne vous y méprenez pas, on a surtout l’impression que c’est une publicité pour vendre le pack de skins minimalistes à 5 €, qui porte le même nom que la mise à jour. Foutu pour foutu, autant continuer à grappiller quelques euros et donner satisfaction aux pigeons de l’édition Deluxe vendue de base à 50 €.

Pour rappel, là où on aurait pu s’attendre à des niveaux pour la coop ou des armes supplémentaires pour relancer le peu d’intérêt accordé au jeu, le season pass (également inclus dans l’édition Deluxe), ne comprend que des éléments cosmétiques pour vos personnages et vos armes. Pour enfoncer le pieu dans le cercueil, deux mois après la sortie du jeu, il y a déjà une promotion à -50 % et des serveurs désertés, ce qui n’augure rien de bon pour la suite. Mais séchez vos larmes et dites-vous qu’il y aura un dernier pack de skins prévu avant la fermeture probable des serveurs.

Si votre kink est de voir vos souvenirs se faire souiller ou que vous souhaitez gaspiller inutilement votre argent dans Painkiller, vous pouvez profiter de la promotion à -50 % jusqu’au 5 janvier sur Steam. Sinon, vous pouvez aussi revivre des moments nostalgiques pour moins de 2 €, en vous procurant le vrai Painkiller.

Xbox et le hardware console : je t’aime, moi non plus

Par : Furolith
22 décembre 2025 à 09:00
À tous les niveaux, la stratégie hardware de Xbox est devenue on ne peut plus nébuleuse ces dernières années. Entre les jeux emblématiques de la marque qui sortent désormais sur les plateformes concurrentes, un marketing qui semble déconseiller aux joueurs l'achat d'une Series X ou S, et maintenant des « consoles portables Xbox » dont on préfère confier la conception à Asus plutôt que de la faire en interne, on croirait que Microsoft n'a plus du tout envie de s'embêter à construire du hardware. Ce serait, paraît-il, un reniement de l'identité de la marque. Et si c'était, à l'inverse, un retour aux sources ?

RV There Yet ?

22 décembre 2025 à 07:00
Il flottait comme un air de fin de vacances. Nos valises étaient prêtes, les placards de notre camping-car regorgeaient de victuailles (essentiellement des packs de bière, des nuggets en conserve et des burgers), et seule une poignée de kilomètres nous séparait de la maison. Mais rien n’aurait pu nous préparer aux péripéties qui nous attendaient.

Selaco dévoile un peu plus son chapitre 2

21 décembre 2025 à 18:54

Altered Orbit Studios vient enfin de donner un vrai aperçu de ce qui attend les joueurs dans le chapitre 2 de Selaco. D’après les développeurs, la nouvelle campagne est désormais entièrement jouable en interne, du début à la fin, ce qui leur permet maintenant de se concentrer sur le polish, l’équilibrage et les finitions.

43ac51328d87ec49ead37af46b421324c7eb1b80 Le contenu déja confirmé donne une bonne idée des ambitions du studio : zones plus ouvertes, refonte de l’IA, améliorations techniques, travail sur la direction artistique et le level design, y compris pour le chapitre 1. On peut aussi compter sur l’arrivée d’armes lourdes, de nouveaux Mutators, de nouveaux ennemis comme un tank, ainsi que des Drop Pods qui amèneront des ennemis directement sous votre nez. L’arsenal s’étoffe, et accueille un drone Sentinel ainsi que des fonctionnalités supplémentaires qu’on vous laisse découvrir par vous même, parce qu’on est dimanche, et qu’on a d’autres priorités, comme ne rien faire.

49efa467ff6bce36471e8da5d90c46df0ce1ff05 scaledLe développement avance bien, et le chapitre 2 s’annonce plus long, plus intense, plus varié, et clairement pensé pour pousser encore plus loin ce qui fait le charme de Selaco. Si vous n’avez pas encore craqué, le jeu est actuellement en promotion à –30 % sur Steam, soit environ 17 € à l’occasion des soldes de fin d’année.

Alkahest : un premier devlog qui pose les bases du système de combat

21 décembre 2025 à 17:08

Le studio Push On dévoile enfin son premier Dev Diary consacré à Alkahest, sobrement intitulé Forging the Combat of Alkahest. Le studio y présente les fondations de son système de combat au corps-à-corps, basé sur la physique, sur des ennemis réactifs et des environnements interactifs, le tout dans un RPG médiéval en vue subjective aux inspirations comme Dark Messiah of Might & Magic ou l’œuvre de J.R.R. Tolkien.

12nLes développeurs en profitent pour expliquer comment ceux-ci souhaitent faire réagir les ennemis de manière cohérente aux coups, en chancelant, en tombant, ou en se défendant selon la situation. Le système de combat semble s’orienter vers la physique plutôt que vers des animations purement scriptées, un peu comme ce que souhaite proposer Ad Mortem, pour notre plus grand bonheur.
4nLe devlog insiste aussi sur l’importance des environnements : meubles, décors et éléments du niveau ne sont pas qu’ornementaux, mais conçus pour être bousculés, brisés ou exploités pendant les affrontements. L’objectif affiché est très clair : un gameplay viscéral, lisible, et surtout profondément systémique, où chaque coup porté, chaque objet du décor et chaque décision du joueur peut faire basculer un affrontement ou aider à résoudre la situation à la manière d’un immersive sim. Une bien belle promesse.

D’autres devlogs sont prévus sur les environnements, la direction artistique, l’alchimie ou l’exploration. En attendant, si Alkahest vous intéresse, vous pouvez toujours l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam.

[TEST] Transience : décevant et très amateur, mais parfois amusant

Par : Estyaah
20 décembre 2025 à 12:17

S’il y a bien une expression anglophone qui représente Transience, c’est « put your money where your mouth is », à la fois au sens propre et figuré. En effet, BigfryTV, YouTuber de son état, est connu pour ses critiques plutôt virulentes des jeux faits à la va-vite, souvent des asset-flip ou sortis dans un état lamentable, malgré un prix parfois élevé. Mais depuis trois ans, il explique qu’avec son équipe – et sur fonds propres –, ils développent un jeu d’infiltration et d’action en hommage à Project I.G.I., Max Payne et Splinter Cell en faisant tout eux-mêmes. Malheureusement, avoir de la bonne volonté ne suffit pas forcément à faire un excellent jeu. Si ce n’est pas non plus une catastrophe, on s’attendait à une production de bien meilleure qualité.

Genre : Infiltration & action | Développeur : RESURGENT | Éditeur : RESURGENT | Plateforme : Steam | Prix : 19,99 € | Langues : Anglais | Configuration recommandée : Core i7-8700K / Ryzen 5 3600, RTX 2060 / RX 5700 XT, 16 Go de RAM | Date de sortie : 04/12/2025 | Durée : 7 à 8 heures

Test effectué sur une version commerciale.

Mais tu vas la fermer, ta gueule ?

Transience est un jeu incroyablement bavard. À un point que vous ne pouvez sans doute pas imaginer. Le jeu est donné pour 8 heures à 12 heures. Pourtant, je l’ai terminé en 7 heures, malgré une pelletée de morts inutiles. Pourquoi cet écart ? J’ai passé tous les dialogues possibles. J’ai essayé de m’intéresser un peu à cette histoire rocambolesque de mercenaire trahi par ses employeurs ou un truc comme ça, mais j’ai vite abandonné. En plus des commentaires à la Max Payne pendant les phases de jeu, il y a des cutscenes dont l’aspect des visages nous fait faire un retour au début des années 2000, et qui sont beaucoup trop longues. Et pareil pour les planches de bande dessinée, là encore comme Max Payne, avec des bulles qui s’ajoutent au fur et à mesure que le narrateur les lit, et qui ne s’arrêtent jamais. Le fait que ce soit en anglais uniquement a sans doute un peu accéléré ma lassitude, mais de nombreuses critiques d’anglophones vont aussi dans ce sens. On notera cependant le très bon travail des doubleurs, que ce soit pour notre héros ou pour les personnages secondaires.

On met la partie à chier au début, comme ça on est débarrassé, non ?

En plus de l’histoire, il y a un mode avec des vagues d’ennemis, qui permet de continuer à jouer en profitant de ce qui est finalement le plus intéressant : le combat. Une bonne idée, même si la progression m’a semblée un peu lente pour avoir de meilleures armes.

Si le premier problème touche au scénario, et peut finalement être contourné par des pressions frénétiques de la touche Entrée, l’introduction du titre, elle, est malheureusement imposée. Bigfry l’a lui-même concédé après avoir vu les vagues d’avis négatifs échouer sur la page Steam, ils n’auraient pas dû ouvrir le jeu sur cette longue partie dans des couloirs sans l’équipement complet, rendant le personnage très fragile. D’autant plus que l’IA, assez mauvaise de manière générale, est encore pire dans ces espaces restreints. Il est assez facile de faire une pile de corps sur le pas d’une porte, les ennemis arrivant tranquillement les uns derrière les autres pour prendre leur balle dans la tête. Une séquence longue, inintéressante et parfois frustrante, surtout quand on crève et qu’il faut se retaper une partie du niveau, parce que le checkpoint est un poil trop loin. Heureusement, l’intérêt arrive avec les zones plus ouvertes, permettant des affrontements beaucoup plus amusants, et laissant enfin l’IA s’exprimer un peu. On notera par exemple des échanges radio indiquant qu’ils vont nous contourner – ce qu’ils font effectivement –, procédé très malin repris directement de F.E.A.R. pour générer un comportement crédible. Ça marche la plupart du temps, mais il arrive que nos adversaires nous perdent de vue et reprennent leur routine, malgré l’amoncellement de corps sur leur chemin. C’est expliqué par l’aspect infiltration, qui serait sans doute beaucoup trop compliquée s’ils avaient une réaction vraiment cohérente. Ils sont donc sourds et aveugles, afin de nous laisser jeter un œil ou aller nous cacher derrière une caisse, alors qu’on se trouvait trois mètres devant eux. Il en résulte un sentiment plutôt mitigé : j’ai trouvé l’infiltration assez peu intéressante, car pas immersive pour un sous, mais les combats plutôt sympas.

Un sound design décevant, pour un feeling tout juste correct

S’il y a bien un sujet sur lequel on était sûrs d’avoir un bon résultat, c’était sur le gunfeel. En effet, c’est un sujet souvent abordé par Bigfry, et il semblait impensable qu’il soit raté. C’est donc avec une certaine déception que j’ai constaté que le sound design des armes n’était pas à la hauteur : même sans « silencieux », elles font un bruit d’agrafeuse ! Incompréhensible. D’autant plus qu’on peut les modder en changeant deux ou trois pièces avec un menu diégétique très bien fait, directement inspiré de Crysis. Heureusement, le feedback visuel et le recul sont très bien réglés, ce qui redresse la barre et donne un bon ressenti. On a tout de même un sentiment d’amateurisme qui vient gâcher le plaisir. Dans le même registre, je n’ai pas adhéré à la mécanique de fouiller les moindres recoins des niveaux pour trouver les équipements à fixer sur les armes. Personnellement, je n’en ai pas découvert beaucoup, ce qui ne m’a pas encouragé à expérimenter toutes les armes. Je suis généralement resté sur ce qu’on me proposait au début du niveau, ou j’ai basculé sur l’AK, qui me semblait avoir un peu plus de punch.

Une direction artistique quelconque qui s’améliore jusqu’au bouquet final

Dans un monde absurde, on pourrait mélanger tous les niveaux de Transience dans un grand mixeur, et cela donnerait une direction artistique correcte, sans plus. Avec son très léger cel shading, parfois presque imperceptible, certains environnements ne sont franchement pas très beaux, tandis que d’autres flattent la rétine. Encore une fois, l’amateurisme vient mettre à mal le titre, puisque les premiers niveaux sont clairement les plus moches. On passe donc plusieurs heures dans des zones neutres, sans âme, avant d’arriver sur des choses plus surprenantes. Le clou du spectacle est évidemment la boîte de nuit, avec toutes ses couleurs et lumières, vraiment très réussie. Il arrive, de temps à autre, que l’on se balade dans des zones où l’on ne peut pas sortir son arme, dans lesquelles on croisera des PNJ. Mais leur rendu est très amateur, notamment à cause des animations et des positions des personnages qui nous renvoient quinze à vingt ans en arrière. Du côté des performances, le jeu propose un framerate très acceptable quasiment partout. C’est certainement expliqué par l’utilisation de l’Unreal Engine 4 qui peut encore proposer de jolies choses. Le seul endroit où j’ai constaté une chute (à 60 FPS en 4K avec ma RTX 4090) était un passage assez court dans une zone très peuplée, dans laquelle on n’avait pas d’arme.

Des bonnes idées gâchées par un certain amateurisme

Transience est une déception. Ce n’est pas un jeu raté, mais plutôt un jeu gâché par de grosses erreurs de game design et une IA parfois nulle. L’intro est trop longue et chiante, tout comme les dialogues parfaitement inintéressants. Mais une fois passé un cap, on arrive à ce qui fait le sel du jeu : les combats. Même si le sound design est lui aussi décevant, le gunfeel est assez bon, et on s’amuse bien à éclater la tête de nos adversaires qui parviennent à nous contourner. La partie infiltration a le mérite d’exister et ne fonctionne que par l’inaptitude des ennemis, mais c’est quand même moins marrant que de truffer tout le monde de plomb. Visuellement, on alterne encore une fois entre de l’amateurisme – notamment dans les cutscenes – et des coups d’éclat, prouvant que l’Unreal Engine 4 en a encore sous le capot. En définitive, un jeu très imparfait, mais avec des séquences sympas. Difficile de dire de quel côté de la balance il penchera pour vous.

Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

PIONER est sorti en accès anticipé, mais il est toujours aussi nul que pendant ses phases de test

Par : Estyaah
20 décembre 2025 à 00:15

Alors qu’il sortait à peine d’une phase de bêta test, PIONER est arrivé en accès anticipé sur Steam le 16 décembre dernier. Une décision assez surprenante pour quiconque doté de ses facultés visuelles, car des défauts étaient toujours présents depuis les premières phases de test en mars 2025. Sans surprise, l’accès anticipé ne corrige pas les problèmes, notamment l’intro, qui dure près de deux heures et qui est bourrée de dialogues incessants, interminables et parfaitement inintéressants avec des dizaines de PNJ. Une horreur. Si vous voulez un petit exemple, le YouTuber BigfryTV en a fait une vidéo. Il montre des séquences strictement similaires à celles qu’on avait vécues dans la preview, sans le moindre changement. Parmi les autres soucis, il y a évidemment eu pas mal de déconnexions avec les serveurs faisant perdre la progression, des crashs, l’animation des ennemis toujours absolument ridicule, le feeling des armes à chier et les graphismes en retard d’une quinzaine d’années.

Si les premières heures ont vu la majorité des avis être négatifs, en partie à cause des serveurs, on est surpris que la tendance se soit légèrement inversée. Trois jours après la sortie, il y a presque 60 % d’avis positifs sur Steam, ce qui montre que les gens sont beaucoup trop indulgents quand le prix des jeux n’est pas excessif. Ce qui rassure cependant, c’est qu’il n’y a pas tant de monde à parcourir les déserts moches de PIONER, puisqu’on a vu un pic de 1 300 joueurs seulement. Il faudra voir l’évolution dans les prochains jours pour savoir si le terme MMOFPS était bien pertinent pour décrire le titre de GFAGAMES.

À la rédac, on n’avait pas envie de se plonger dans l’accès anticipé dès maintenant, car ce qu’on en avait vu laissait supposer encore plusieurs années de travail avant d’avoir une expérience agréable et fonctionnelle. Les retours confirment qu’on a bien fait de ne pas perdre de temps dessus. Mais ça ne veut pas dire que le jeu est perdu. Si les développeurs se sortent les doigts et bossent notamment sur le feeling et l’immersion, ils pourraient en faire quelque chose d’intéressant.

En attendant, relisez notre preview de la démo solo de mars : c’est l’intro de cet accès anticipé. On vous déconseille donc fortement de vous lancer dans PIONER, actuellement à -10 % pour la sortie sur Steam, soit 27 € jusqu’au 30 décembre.

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