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Fiat Grizzly : la future compacte apparaît sans camouflage, production envisagée à Kénitra

25 avril 2026 à 09:07

La future Fiat Grizzly se dévoile déjà sans camouflage. Aperçue récemment, cette compacte abordable laisse entrevoir un style proche de la Grande Panda, avec une production toujours envisagée au Maroc.

Une première apparition sans camouflage

Le projet de compacte baptisée Grizzly chez Fiat se précise. Le modèle s’est fait surprendre sans camouflage, révélant clairement son design extérieur. De profil, on a un SUV « coupé » (appellation mercatique) ou « fastback ». En clair, l’arrière retombe pour aller chercher le bout de la voiture.

Cette apparition confirme l’avancement du développement de ce véhicule attendu à l’horizon 2026. On avait vu le véhicule camouflé en test à Brest.

Un style inspiré de la Grande Panda

Les premières images montrent des éléments stylistiques déjà observés sur la Fiat Grande Panda. On distingue notamment des phares au motif pixélisé ainsi que des lignes de carrosserie tendues. La carrosserie arbore des plis et des creux qui structurent la silhouette.

Ces éléments traduisent une continuité dans le style récent de la marque. Ce Grizzly serait donc une « Giga Panda » ou « Grande Grande Panda »…

Une production toujours envisagée au Maroc

Comme évoqué précédemment, la production de cette future citadine devrait être assurée par Stellantis dans son usine de Kénitra.

Ce site industriel joue déjà un rôle dans la fabrication de véhicules compacts pour le groupe. Kenitra devrait produire plusieurs modèles très importants pour la stratégie de reconquête de l’Europe par FIAT.

Une citadine positionnée sur l’entrée de gamme

La Grizzly devrait se positionner sur le segment des voitures accessibles. À ce stade, peu d’informations techniques ont été communiquées, notamment sur les motorisations ou les équipements.

Les détails officiels restent encore à confirmer. Sur le nom, certains parlent de la Koala. Sauf que cette Koala pourrait plutôt être une petite citadine, ou carrément un L7e+, la nouvelle catégorie européenne de véhicule électrique léger.

Plutôt logique vu la taille des animaux, non ? : koala, panda, grizzly. Les noms de Grizzly et de Koala ont été déposés par la FIAT. On devrait avoir plus d’informations sur le plan produit FIAT le 21 mai prochain. Le PDG de Stellantis, Antonio Filosa, présentera le nouveau plan industriel du groupe.

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Ford alerte sur la menace des constructeurs chinois

24 avril 2026 à 14:12

Ford alerte sur la puissance des constructeurs chinois et leurs impacts industriels, technologiques et commerciaux aux États-Unis.

Le PDG de Ford, Jim Farley, a récemment exprimé une inquiétude majeure concernant la montée en puissance des constructeurs automobiles chinois et leur impact potentiel sur l’industrie automobile américaine. Selon lui, la Chine dispose déjà d’une capacité industrielle suffisante pour répondre à l’ensemble de la demande du marché américain, ce qui constitue un signal d’alerte pour les groupes historiques de Detroit et, plus largement, pour l’ensemble du secteur automobile aux États-Unis. Dans un contexte de concurrence mondiale accrue, cette déclaration met en lumière les tensions croissantes autour de la production automobile, de la technologie embarquée et des équilibres commerciaux internationaux.

La Chine, une capacité industrielle redoutable

Jim Farley insiste sur un point central : la capacité de production des constructeurs automobiles chinois. Selon lui, ces derniers sont désormais en mesure de couvrir l’intégralité des besoins du marché américain, ce qui traduit un niveau de maturité industrielle particulièrement avancé. Cette situation est d’autant plus préoccupante pour Ford que l’industrie automobile représente, selon son dirigeant, un pilier fondamental de la base industrielle des États-Unis. La perspective d’une pénétration massive des marques chinoises sur le marché américain est ainsi perçue comme un risque économique majeur.

Les constructeurs chinois ne se contentent plus d’un rôle secondaire dans l’écosystème automobile mondial. Ils renforcent progressivement leur présence sur plusieurs marchés internationaux, notamment en Europe et en Amérique latine. Cette expansion s’appuie sur des véhicules compétitifs en termes de prix et de technologie automobile, ce que Jim Farley reconnaît lui-même. Il a d’ailleurs déjà salué la qualité et le niveau technologique des productions chinoises, allant jusqu’à exprimer son impression après avoir conduit une voiture électrique chinoise, la Xiaomi SU7, symbole de cette montée en gamme.

Cybersécurité et véhicules connectés : inquiétudes

Au-delà de la question industrielle et commerciale, le dirigeant de Ford met également en avant des préoccupations liées aux technologies embarquées dans les véhicules modernes. Les voitures actuelles intègrent de plus en plus de caméras, de capteurs et de systèmes connectés, ce qui soulève des interrogations en matière de cybersécurité et de protection des données personnelles.

Pour Jim Farley, cette évolution technologique, bien qu’indispensable à l’innovation automobile, peut aussi représenter une vulnérabilité. L’accumulation de données et la sophistication des systèmes électroniques rendent les véhicules potentiellement sensibles à des risques numériques. Dans ce contexte, la question de la sécurité informatique devient un enjeu stratégique pour les constructeurs, en particulier dans un environnement international de plus en plus concurrentiel.

Expansion mondiale et barrières du marché américain

Les marques automobiles chinoises poursuivent leur stratégie d’expansion à l’échelle mondiale. Leur présence est déjà visible dans de nombreuses régions, où elles gagnent progressivement des parts de marché grâce à des véhicules électriques et thermiques compétitifs. Cependant, leur accès au marché américain reste fortement limité.

Cette restriction est principalement liée à des droits de douane particulièrement élevés, atteignant actuellement 100 % ou plus, ce qui freine de manière significative leur entrée aux États-Unis. Ces barrières tarifaires agissent comme un filtre économique, empêchant une concurrence directe entre les constructeurs américains et chinois sur le sol américain.

Dans ce contexte, les déclarations de Ford ne relèvent pas uniquement d’un discours politique ou protectionniste, mais traduisent également une reconnaissance implicite de la transformation rapide du paysage automobile mondial. Les constructeurs chinois ont démontré leur capacité à rivaliser sur plusieurs fronts essentiels : le prix, la technologie et l’innovation dans le domaine des véhicules électriques et connectés.

La question centrale n’est donc plus seulement celle de leur compétitivité, mais celle de leur future intégration dans les marchés occidentaux, notamment aux États-Unis. Le débat se concentre désormais sur le calendrier et les conditions de cette éventuelle ouverture.

Notre avis, par leblogauto.com

Les déclarations de Jim Farley illustrent la prise de conscience des constructeurs historiques face à la montée en puissance de l’industrie automobile chinoise. Elles mettent en évidence un changement d’équilibre dans la production mondiale de véhicules, notamment sur le segment des voitures électriques. Les inquiétudes liées à la cybersécurité et aux données embarquées reflètent également les nouveaux défis de l’automobile connectée. Enfin, les barrières douanières américaines montrent que l’enjeu dépasse la seule concurrence industrielle pour toucher aux équilibres économiques et stratégiques globaux du secteur.

Crédit illustration : Ford.

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Automobile britannique : flou sur le « Made in UE »

24 avril 2026 à 12:12

L’industrie automobile britannique demande des clarifications sur la règle « Fabriqué dans l’UE » de l’IAA européenne.

L’industrie automobile britannique traverse une phase d’incertitude stratégique alors que les constructeurs et leurs représentants demandent des clarifications urgentes sur la future application de la règle du « Fabriqué dans l’UE ». En cause, la politique de la Loi sur l’Accélérateur Industriel (IAA) portée par la Commission européenne, dont les contours restent encore flous pour les acteurs du secteur automobile britannique. Cette ambiguïté réglementaire, selon le groupe industriel SMMT (Society of Motor Manufacturers and Traders), pourrait freiner les décisions d’investissement dans un contexte déjà fortement concurrentiel et marqué par la montée en puissance des véhicules électriques chinois à bas coût.

Une règle européenne aux contours incertains

La question centrale posée par les industriels britanniques concerne la place du Royaume-Uni dans le dispositif « Fabriqué dans l’UE ». Selon les premières orientations de l’IAA, les pays ayant conclu des accords commerciaux avec l’Union européenne pourraient être intégrés dans cette catégorie, mais des exclusions potentielles seraient précisées uniquement après l’adoption finale du texte, un processus qui pourrait encore prendre au moins un an.

Pour le secteur automobile britannique, cette zone grise est problématique. L’IAA prévoit en effet des critères liés aux émissions de carbone et à l’origine européenne des produits dans le cadre des marchés publics et des subventions, notamment pour des secteurs industriels stratégiques comme l’acier, l’aluminium, le ciment, les énergies renouvelables et les technologies vertes. L’industrie automobile, directement concernée par une future annexe spécifique, pourrait être soumise à une exigence d’assemblage des véhicules sur le sol européen pour bénéficier des dispositifs, ce qui mettrait en difficulté les constructeurs basés au Royaume-Uni.

Des risques majeurs pour les investissements

Le directeur général de la SMMT, Michael Hawes, a insisté sur la nécessité d’obtenir une position politique claire dans les plus brefs délais. Selon lui, l’ambiguïté actuelle « jette une ombre sur l’industrie automobile britannique » et complique la planification stratégique des entreprises. L’enjeu est particulièrement sensible dans un contexte où les investissements industriels se décident plusieurs années à l’avance et où les chaînes de valeur automobiles reposent sur des flux transfrontaliers complexes.

L’organisation industrielle souligne que l’incertitude sur les règles d’accès aux dispositifs européens rend difficile l’évaluation des coûts futurs et la compétitivité des sites de production britanniques. Dans ce contexte, les décisions d’investissement pourraient être retardées, voire réorientées vers d’autres régions offrant une meilleure visibilité réglementaire. Les constructeurs doivent en effet intégrer des paramètres liés à la production automobile, à la chaîne d’approvisionnement de composants, ainsi qu’aux conditions d’accès aux marchés subventionnés.

Une relation commerciale automobile stratégique UE–UK

Le commerce automobile entre le Royaume-Uni et l’Union européenne représente environ 80 milliards d’euros par an, selon les données relayées par la SMMT. Les deux partenaires restent les principaux marchés de voitures particulières l’un pour l’autre, ce qui souligne l’importance stratégique de leur relation industrielle. Le Royaume-Uni est également identifié comme le premier acheteur de composants automobiles en provenance de l’Union européenne, illustrant l’interdépendance forte des chaînes de production.

Dans ce contexte, toute modification des règles d’éligibilité aux dispositifs européens pourrait avoir des répercussions directes sur les flux commerciaux, les coûts industriels et l’organisation des sites de production. La concurrence internationale, notamment celle des constructeurs de véhicules électriques chinois proposant des modèles à coûts réduits, accentue encore la pression sur les industriels européens et britanniques.

Michael Hawes appelle ainsi à une clarification politique avant un prochain sommet entre l’Union européenne et le Royaume-Uni prévu dans les mois à venir, idéalement en juin ou juillet, afin de sécuriser les perspectives d’investissement et de préserver la compétitivité de l’industrie automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

L’enjeu soulevé par la SMMT illustre la sensibilité du secteur automobile aux cadres réglementaires internationaux. L’incertitude autour de la notion de « Fabriqué dans l’UE » crée un climat peu favorable aux décisions d’investissement à long terme. Dans une industrie où les chaînes d’approvisionnement sont profondément intégrées entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, la visibilité réglementaire apparaît essentielle.
La possible exigence d’assemblage sur le territoire européen pourrait également redéfinir les stratégies industrielles des constructeurs britanniques. Enfin, la concurrence accrue des véhicules électriques chinois renforce la nécessité pour les acteurs européens et britanniques de disposer d’un cadre stable et lisible afin de préserver leur compétitivité.

Crédit illustration : SMMT.

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BMW Série 7 (2026) : une nouvelle génération tournée vers l’électrique et l’intelligence artificielle

24 avril 2026 à 12:00

BMW dévoile la nouvelle phase de sa berline haut de gamme Série 7. Ce modèle introduit des technologies issues de la Neue Klasse, avec une forte évolution sur le plan numérique et des motorisations variées, dont une version électrique dépassant 720 km d’autonomie.

Une septième génération marquée par une évolution majeure

La BMW Série 7 entre dans la deuxième phase de sa septième génération(lancée en 2022) avec ce qui est présenté comme la mise à jour la plus importante jamais réalisée sur ce modèle. Lancée pour la première fois en 1977, la berline conserve son rôle de vitrine technologique pour la marque.

Cette nouvelle version inaugure l’intégration de technologies issues de la plateforme Neue Klasse dans un modèle existant. Ce déploiement progressif doit concerner l’ensemble des futurs véhicules du constructeur, toutes motorisations confondues.

Un design revisité pour le segment du luxe

La nouvelle Série 7 adopte un langage stylistique spécifique. La face avant se distingue notamment par une calandre lumineuse et des optiques minimalistes en cristal. Par rapport à la phase 1, les feux sont escamotés dans les entrées latérales. Il ne reste que la signature lumineuse.

La calandre est encore plus verticale et « rigide » qu’avant. De profil, cet avant est très verticalisé. Le profil met aussi l’accent sur des surfaces épurées et une ligne de caractère marquée, tandis que l’arrière reçoit des feux redessinés. On aime ou pas, mais dans cette version bicolore, elle fait très statutaire. En version d’une seule couleur, c’est moins flagrant.

Des versions M Performance et des packs M Sport permettent de différencier visuellement certains modèles. Des options de personnalisation étendues sont proposées, incluant des peintures spécifiques et des jantes allant jusqu’à 22 pouces.

Un habitacle axé sur le numérique et le confort

L’intérieur combine matériaux haut de gamme et technologies embarquées. Le système BMW Panoramic iDrive fait son apparition, accompagné d’un écran passager inédit. Cette nouvelle phase récupère les nouveaux intérieurs BMW avec l’écran biscornu. On notera les instruments affichés loin devant sur un bandeau numérique.

À l’arrière, un écran BMW Theatre Screen permet des usages multimédias comme le streaming en 8K, les appels vidéo ou les jeux. L’ensemble est complété par un système audio Bowers & Wilkins compatible Dolby Atmos.

La dotation comprend également un toit panoramique, une climatisation automatique quatre zones et des sièges ergonomiques avec différentes configurations, dont une version Executive Lounge. Cette BMW Série 7 est faite pour le voyage, en passager arrière.

Une expérience numérique renforcée

La nouvelle Série 7 s’appuie sur le système BMW Operating System X et une architecture électronique modernisée. Elle intègre un assistant vocal enrichi, incluant la technologie Amazon Alexa+.

Parmi les fonctionnalités figurent une navigation améliorée avec BMW Maps, une clé numérique avancée et des mises à jour logicielles à distance. L’écosystème numérique inclut également des applications tierces et des contenus additionnels via BMW Digital Premium.

Motorisations : thermique, hybride et électrique

La gamme propose toujours plusieurs types de motorisations : moteurs thermiques avec hybridation légère 48V, hybrides rechargeables et versions 100 % électriques.

Les variantes électriques bénéficient de batteries de nouvelle génération avec cellules cylindriques. L’autonomie annoncée dépasse désormais 720 km selon le cycle WLTP.

Deux modèles diesel et essence à transmission intégrale complètent l’offre, ainsi que deux versions hybrides rechargeables. Trois déclinaisons M Performance sont également au programme.

Aides à la conduite et intelligence artificielle

La berline intègre des systèmes d’assistance de niveau SAE 2. Parmi les nouveautés, un assistant autoroutier permet une conduite sans les mains jusqu’à 130 km/h sur certaines routes européennes. On est loin du FSD Tesla.

L’assistant urbain, lui, facilite les trajets en ville avec guidage complet. Le stationnement bénéficie de fonctions automatisées avec détection et planification assistées par intelligence artificielle.

Confort de conduite et technologies de châssis

Selon BMW, la Série 7 conserve une orientation mêlant confort et dynamisme. Elle est équipée de série d’une suspension pneumatique adaptative sur les deux essieux.

Des options comme la direction active intégrale et le contrôle adaptatif du châssis visent à améliorer agilité et stabilité. Les systèmes de freinage et de gestion de motricité intègrent également des technologies avancées.

Une version blindée en préparation

Une déclinaison BMW Série 7 Protection est en cours de développement. Elle proposera un niveau de protection élevé contre les attaques, avec certification VR 9 (max VR 10) et blindage multicouche. Bon, c’est uniquement si vous craignez de prendre du 7,62 dans le corps.

Une production centralisée en Allemagne

Tous les modèles seront produits sur une seule ligne à l’usine BMW de Dingolfing, en Bavière. Ce site devient également un centre clé pour le déploiement des technologies Neue Klasse.

La présentation mondiale a eu lieu le 22 avril 2026. La production débutera dans les mois suivants, pour une commercialisation mondiale prévue à partir de juillet 2026. En France, il faut faire un vœu lorsque l’on en croise une tellement elle est rare cette série 7 chez nous.

Côté poids, elle va de 2 235 kg pour la « petite » 740 xDrive à 2 845 kg pour la i7 M70 xDrive et ses 112,5 kWh de capacité de batterie sous 400 volts. Sous une puissance de 250 kW, la charge de 10 à 80 % est réalisée en 28 minutes.

BMW 740 xDrive:
Energy consumption, combined WLTP in l/100 km: 9.3 – 8.3; CO₂ emissions, combined WLTP in g/km: 211 – 189 

BMW i7 60 xDrive:
Energy consumption, combined WLTP in kWh/100 km: 21.9 – 18.2

BMW M760e xDrive:
Energy consumption, combined WLTP in l/100 km: 6,8 – 5,6; CO₂ emissions, combined WLTP in g/km: 154 – 128; Energy consumption, combined WLTP in kWh/100 km: 18.2 – 16.7

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Cars Story #23 : La SIMCA Aronde ou l’envol de l’Hirondelle

24 avril 2026 à 09:44

Bien avant la création de la Communauté Économique Européenne, les constructeurs devaient faire face à un cruel dilemme ! Comment vendre un modèle à l’étranger tout en contournant les barrières douanières ! Certains constructeurs ont trouvé la parade en produisant localement et sous licence leurs modèles ! Cette gymnastique nous donna par exemple l’Innocenti Mini et bien avant elle, la SIMCA 6CV. Cette dernière n’était qu’une Fiat 508 Balilla rebadgée ! Créée par Fiat, la Société Industrielle de Mécanique et Carrosserie Automobile s’est donc contentée de vendre des voitures turinoises rebadgées ! Mais ça, c’était avant l’arrivée de la SIMCA Aronde !

La première SIMCA véritable

La SIMCA 8 était dérivée de la Fiat 508C Balila – (C) Berthold Werner – CC BY-SA 3.0

Bien qu’encore sous le giron de Fiat, SIMCA, sous l’impulsion de l’emblématique Enrico Teodoro Pigozzi, envisageait de donner un nouvel élan à la marque à l’hirondelle ! Le projet 1200X débuta en 1948 afin de remplacer une SIMCA 8 qui datait de 1937. Quitte à innover, il fallait faire du moderne et du pertinent.

La première « vraie » SIMCA serait la première de la marque à adopter une structure monocoque ! Néanmoins, le cordon avec la maison mère n’avait pas été totalement coupé. La future star de Nanterre présentait quelques points communs avec une certaine Fiat 1400. Il faut dire qu’une partie de la conception de ces deux autos avait été réalisée chez Budd. Par ailleurs, la mécanique, héritée de la SIMCA 8, était encore un moteur Fiat. Il s’agissait d’un 1221cm3 de 45 ch SAE qui permettait d’accrocher un petit 130 km/h. Ce moteur faisait équipe avec une boîte mécanique à 4 rapports avec une première non synchronisée. Elle transmettait la puissance aux roues arrière.

SIMCA 9 ou Aronde ?

Simca 9 Aronde
Les premières Arondes sont identifiables grâce à leur calandre en podium – (C)

Le 31 mai 1951, la remplaçante de la SIMCA 8 a fait son apparition. Son nom ? La SIMCA 9 ! Original n’est-ce pas ? Oui ! Car cette fois-ci on ne s’est pas contenté d’accoler un numéro à la marque. On lui a aussi donné un nom : celui de l’hirondelle en patois ! C’est ainsi que débuta la belle histoire de la SIMCA 9 Aronde. Cette petite berline capta rapidement l’attention du grand public mais ses débuts commerciaux furent timides. La marque l’a distribuée au compte-goutte jusqu’au salon de Paris de 1951. Cet événement majeur pour les constructeurs automobiles a été le véritable point de départ pour la carrière commerciale de l’Aronde.

Comme la Fiat 1400, la SIMCA 9 Aronde avait adopté un style « ponton » qui était, notamment aux Etats-Unis, très en vogue dans les années 50. Les lignes de la 9 Aronde étaient l’œuvre de René Dumas. A bord, les premières SIMCA 9 Aronde avaient des sièges tapissés d’un tissu avec des rayures noires et blanches. Ce motif, d’un goût douteux, a été affublé d’un sobriquet tout aussi discutable : « le drap des déportés ». Il convient de garder à l’esprit qu’en 1951, la deuxième guerre mondiale et ses horreurs étaient encore dans toutes les mémoires…

Les premières évolutions de la SIMCA Aronde

Depuis décembre 1952, la Commerciale n’est plus la version tôlée mais celle avec une petite fenêtre à l’arrière – (C) Club SIMCA France

La première modification est intervenue en juin 1951 avec l’adoption d’un nouveau logo qui intègre une hirondelle. En 1952, la SIMCA 9 Aronde a enfin adopté le train arrière hypoïde en lieu et place de celui de la 8. Outre ce nouvel élément mécanique, l’Aronde a reçu plusieurs autres améliorations comme une peinture plus qualitative. La batterie, initialement placée sous le siège passager, a migré dans la baie moteur. En avril 1952, le volant a délaissé sa couleur noire pour le marron. Le mois suivant un nouveau pare-choc avant, en 3 pièces, a remplacé celui des premières années.

L’arrivée du modèle 1953 a apporté une planche de bord modifiée. L’arrivée des commodos au volant a notamment permis de réduire le nombre de boutons ! Ce nouveau millésime et le Salon de Paris de 1952, ont également permis de proposer deux prototypes afin de tester l’accueil du public : un cabriolet 4 places nommé Plein Ciel et un coupé deux portes baptisé Grand Large. A ce stade, la commercialisation de ces modèles n’était pas d’actualité. Il s’agissait surtout de tester les réactions du public…

En revanche, l’Aronde utilitaire (la Commerciale) et la break à deux portes (la Messagère), présentées un an plus tôt, n’étaient pas là pour épater la galerie. Leur présence à ce Salon ’52 donnait le top départ de leur commercialisation. Elles embarquaient une mécanique de seulement 37 ch SAE. En décembre 1952, la Commerciale a changé de dénomination devenant la Chatelaine. Ce tour de passe-passe a permis à SIMCA d’introduire une nouvelle « Commerciale » dont la principale nouveauté était d’avoir une petite vitre à l’arrière !

La succes-story de la SIMCA Aronde

Simca 9 Aronde
La calandre en podium a été abandonnée en 1954 au profit d’une version plus gracieuse – (C) Berthold Werner – CC BY-SA 3.0

Le cap des 100 000 unités fabriquées a été passé en mars 1953. Les ventes de l’Aronde laissaient entrevoir de belles perspectives pour la marque de Nanterre ! La gamme s’est développée par le bas avec la commercialisation de la Quotidienne ! Il s’agissait tout simplement d’une version dépouillée de l’Aronde ! Un volant, un moteur et basta ! Même le chauffage était en option…

Le coupé Grand Large présenté au Salon 52 a finalement fait son apparition au catalogue avec l’arrivée des modèles 1954. La version de série comportait quelques modifications par rapport au prototype initial. En ce qui concerne le reste de la gamme, l’Aronde de 1954 a adopté une nouvelle calandre en arc de cercle et des feux arrières redessinés. Les nouveaux feux étaient devenus monoblocs et en plastique. Outre ces modifications, la gamme « utilitaire » s’est enrichie d’une Aronde pickup, baptisée « la Camionnette ».

La Simca Aronde Grand Large a fait son apparition en 1954 – (C) FaceMePLS – CC BY 2.0

Durant l’année 1955, la Grand Large a adopté un pare-brise monobloc en lieu et place de celui en 3 parties du premier millésime. En ce qui concerne le reste de la gamme Aronde, les roues sont passées du 15 au 14 pouces, modifiant ainsi la hauteur de caisse ! Cette évolution pneumatique a permis d’améliorer le système de freinage mais aussi d’optimiser la boîte de vitesse. En septembre 1955, l’Aronde a reçu un nouveau moteur dit « Flash ». S’il était toujours à 3 paliers, ce 1290cm3 de 48 ch, a remplacé avantageusement le moteur de la SIMCA 8. A noter, que la puissance des versions utilitaires n’était que de 45 ch SAE.

La SIMCA Aronde prend le large

Simca Aronde 1300
Pour 1956, l’Aronde s’offre une nouvelle ligne et un nouveau moteur – (C) Alexandre Prevot – CC BY-SA 2.0

Pour le modèle 1956, l’Aronde s’est offert une nouvelle ligne dite. S’inspirant des voitures américaines, l’Aronde a adopté des ailes arrières sculptées mais aussi un nouveau tableau de bord a également. A cette occasion, la star de Nanterre est devenue l’Aronde 1300, en référence à la cylindrée de son moteur Flash. La gamme a également été complétée par un élégant coupé baptisé Plein Ciel et un Cabriolet baptisé Oceane en remplacement du Coupé-de-Ville et du cabriolet Week-end.

Comme pour la berline, la calandre de la Grand Large a été retouchée au restylage – Club SIMCA France

La gamme utilitaire a également évolué ! La Camionnette est ainsi devenue l’Intendante tandis que la gamme berline s’articulait autour d’une finition Deluxe (une Quotidienne avec, enfin, le chauffage) et d’une Elysée. Du côté du coupé, la Grand Large a vu arriver la « Rue de la Paix ». Il s’agissait d’une version plus luxueuse équipée d’un moteur Flash Spécial poussé à 57 ch.

L’année 1956 a finalement été un excellent cru pour une Aronde 1300 qui s’est laissé tenter par l’automatisme avec la boîte « Simcamatic ». Il faut dire que cette année-là, l’Aronde a été la voiture la plus vendue dans l’Hexagone permettant à SIMCA de devenir le 2ème constructeur français derrière la Régie Nationale des Usines Renault.

L’Aronde Océane – (C) Club SIMCA France
L’Aronde Plein Ciel – (C) Cjp24 – CC BY-SA 4.0

Le modèle 1957 a apporté son lot de petits changements à commencer par le mot Aronde qui s’inscrivait fièrement sur la face avant. Ce millésime a également été marqué par l’arrivée de l’Elysée – Matignon, version haut de gamme de la berline. Elle se distinguait notamment par sa peinture bi-ton et son moteur Flash spécial. La commercialisation de cette version a été assez brève, sa production ayant pris fin en 1958. Néanmoins, l’Aronde Monthléry a pris le relais de l’Elysée-Matignon tandis que qu’un Coupé Grand Large Spécial, équipé du moteur de 57ch, a fait son apparition

Les débuts de la SIMCA Aronde P60

Simca Aronde P60
La P60 avait un style qui évoquait les SIMCA Vedette – (C) Clément Bucco-Lechat – CC SA BY 3.0

En 1959, la carrosserie de l’Aronde a une nouvelle fois été revue en profondeur. Exit, l’Aronde 1300. Place à l’Aronde P60. Les premières versions de cette nouvelle mouture étaient prêtes dès 1958 et quelques versions étaient même sorties des chaînes de montages. Néanmoins, le style, de celle que l’on nommait alors la type 305, n’avait pas convaincu le big boss. Les quelques exemplaires qui avaient été produits ont été stockés quelques temps à Bordeaux dans le quartier du Bacalan et les équipes de SIMCA ont dû se retrousser les manches afin de satisfaire Henri-Théodore Pigozzi.

La P60 a été l’ultime évolution de la SIMCA Aronde – (C) Philippe DUJARDIN

La P60 était sans doute la version la plus américainisée de l’Aronde. Sa généreuse calandre chromée en arc de cercle, ses ailes et ses feux arrière faisaient penser aux SIMCA Vedette, qui étaient nés Ford. Dans un premier temps cette nouvelle carrosserie n’était que l’apanage des versions les plus huppées de l’Aronde. La version d’entrée de gamme qui se déclinait en finition « Deluxe » avec un moteur Flash de 42 ch SAE (6 CV fiscaux) ou en Super Deluxe avec le Flash Spécial de 57 ch (7 CV fiscaux) avait conservé la carrosserie de l’Aronde 1300. Il en était de même pour les besogneuses versions utilitaires de l’Aronde.

Le moteur Rush modernise l’hirondelle

L’Aronde P60, ici une Etoile 6, a reçu un nouveau moteur « Rush » en 1961- (C) Philippe DUJARDIN

Avec l’arrivée du modèle 1960, les Aronde d’entrée de gamme ont à leur tour adopté la nouvelle carrosserie. En décembre 1959, les ingénieurs de la marque on augmenté le taux de compression du Flash Spécial, lui permettant ainsi d’atteindre les 60 ch. A cette occasion, la gamme a évolué la Deluxe devenant l’Etoile 6. En février 1960, ce fut au tour des versions utilitaires d’adopter la face avant de l’Aronde P60. A cette occasion, une version Ranch a a fait son apparition. Il s’agissait d’une Chatelaine avec un traitement plus haut de gamme.

Bienvenue à bord de l’Aronde Etoile 6 – (C) Philippe DUJARDIN

Le millésime 1961 a permis à l’Aronde d’adopter – enfin – un moteur à 5 paliers. Le moteur Rush se déclinait dans une version de 1090 cm3 pour 40 ch ou de 1290 cm3 offrant 52 et 62 ch. Les versions utilitaires recevaient une version dégonflée à 48ch du 1,3. Les évolutions esthétiques sont restées mineures mais il convient néanmoins de noter que le logo de la marque avait repris la place du mot Aronde sur la face avant.

La fin de carrière de la SIMCA Aronde

Simca Aronde P60
La belle carrière de la SIMCA Aronde a pris en 1963 – (C) andrenikon45

Le modèle 62 a permis à l’Aronde de gagner en puissance. L’entrée de gamme a vu arriver une finition Etoile 7 qui permettait de profiter du Rush de 62ch. Par ailleurs, les versions les plus huppées ont pu profiter d’une nouvelle déclinaison dite Rush Super M. Elle offrait 70ch ce qui permettait à l’Aronde d’offrir des performances intéressantes à ce niveau de gamme.

En dépit de toutes ses améliorations, l’hirondelle commençait à accuser le poids des années. Sa riche carrière commençant à battre de l’aile, il a fallu la remplacer le 22 mai 1963. La SIMCA 1300 prenait alors le relais d’une hirondelle qui s’était écoulée à 1 442 155 exemplaires. La première vraie SIMCA a connu une très belle carrière et pouvait ainsi prendre une retraite bien méritée !

Les petites histoires de la Grande Histoire

Une version commerciale de l'Hirondelle
La SIMCA Aronde a connu des déclinaisons commerciales – (C) jean-pierre 60 – CC BY-SA 3.0

L’Aronde n’est pas tout à fait la première vraie SIMCA ! Avant elle, la firme de Nanterre avait produit une petite série de SIMCA 8 Coupé qui n’était pas directement dérivée d’une Fiat !

La SIMCA Aronde avait un placement intéressant. En effet, il s’agissait d’une 7CV, classe qui deviendra populaire avec l’apparition de la vignette automobile en 1956. Cette classe était celle des voitures pas trop puissantes et ne consommant pas trop tout en étant suffisamment armées pour s’aventurer sur la route !

La SIMCA Aronde a battu plusieurs records du monde sur l’anneau de Montlhéry. On peut citer par exemple celui réalisé le 9 avril 1957, à savoir boucler une distance de 100 000 km à plus de 113km/h de moyenne ! Il a fallu 38 jours et 37 nuits pour réaliser cette performance.
Ce record du Monde donnera naissance à l’Aronde Monthléry quelques mois plus tard (voir plus haut).

Tintin
La SIMCA Aronde a été immortalisée par Hergé – (C) Zinneke – CC BY-SA 3.0

La SIMCA Aronde est visible dans les aventures de Tintin, notamment dans l’a lbum « L’Affaire Tournesol ». Spirou et Fantasio ont également été des utilisateurs de la SIMCA Aronde.

Des Aronde pas comme les autres

Une SIMCA 9 Sport a été vendue entre 1952 et 1954. Carrossée par Facel-Métallon, cette auto abritait le 1221 cm3 de l’Aronde. Néanmoins, le bloc moteur avait reçu une petite cure de vitamine concoctée par Abarth. Si la puissance passait de 40 à 61ch, il n’en demeurait pas moins que les performances n’étaient pas au rendez-vous…

Simca Week-end
La SIMCA parfaite pour partir en week-end – (C) Hatem BEN AYED

… Facel-Métallon a également produit un Coupé-de-Ville et un cabriolet Week-end en 1955 et 1956. La production de ces autos, dessinées par Jean Daninos, le créateur de Facel Vega, a pris fin avec l’arrivée de l’Aronde Grand Large et de l’Aronde Océane

Les 750 Aronde qui avaient été stockées au Bacalan, n’ont pas été détruites ! Après avoir été longuement entreposées à Bordeaux, elles ont finalement été refourguées dans des pays de l’Est ou revendue au personnel de la marque. Ces derniers ne pouvaient d’ailleurs pas les revendre.

(C) Clément Bucco-Lechat - CC BY-SA 3.0

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Cette Lancia 037 moderne cache 640 chevaux sous sa livrée Martini

24 avril 2026 à 07:18
Cette Lancia 037 moderne cache 640 chevaux sous sa livrée Martini

L’univers automobile vient d’accueillir une nouvelle perle rare qui fait déjà sensation parmi les amateurs de supercars d’exception. Kimera Automobili, le spécialiste italien du restomod, vient de dévoiler sa dernière création : l’EVO38 Collezione Martini. Cette machine d’exception rend hommage à la légendaire Lancia 037 tout en arborant la livrée iconique de Martini Racing, créant ainsi un pont émotionnel entre le passé glorieux du rallye et l’innovation technologique contemporaine.

Cette Lancia 037 moderne cache 640 chevaux sous sa livrée Martini

Un héritage rallye sublimé par la technologie moderne

La Kimera EVO38 Collezione Martini ne se contente pas de jouer sur la nostalgie. Cette création exceptionnelle pousse le concept du restomod dans ses derniers retranchements, transformant l’esprit de la Lancia 037 en une machine de guerre moderne. Le constructeur italien a méticuleusement recréé l’ADN de la voiture de rallye légendaire tout en y injectant des technologies de pointe qui auraient été impensables à l’époque de Groupe B.

Le cœur battant de cette bête mécanique réside dans son moteur turbocompressé développant 640 chevaux. Cette puissance phénoménale représente plus du double de ce que produisait la 037 originale, offrant des performances dignes des supercars contemporaines les plus extrêmes. Mais ce qui distingue vraiment cette Kimera, c’est son choix audacieux de fonctionner exclusivement à l’E85, un carburant à base d’éthanol qui permet d’optimiser les performances tout en réduisant l’empreinte environnementale.

Cette Lancia 037 moderne cache 640 chevaux sous sa livrée Martini

Cette décision technique n’est pas anodine. L’utilisation de l’E85 permet d’augmenter significativement le taux de compression du moteur, d’améliorer l’efficacité de la combustion et de bénéficier d’un indice d’octane supérieur. Le résultat se traduit par une explosion de puissance et de couple, transformant chaque accélération en véritable montée d’adrénaline. Les ingénieurs de Kimera ont ainsi réussi à créer un moteur qui combine performance brute et respect relatif de l’environnement.

Cette Lancia 037 moderne cache 640 chevaux sous sa livrée Martini

La livrée Martini Racing : quand l’histoire rencontre l’art

L’aspect visuel de la Kimera EVO38 Collezione Martini constitue un véritable chef-d’œuvre artistique. La fameuse livrée Martini Racing, avec ses bandes bleues et rouges caractéristiques sur fond blanc immaculé, transforme cette supercar en œuvre d’art roulante. Cette décoration légendaire évoque immédiatement les plus belles heures du sport automobile italien, rappelant les victoires historiques en rallye et sur circuit.

Chaque détail de cette livrée a été soigneusement étudié pour respecter l’héritage tout en s’adaptant aux lignes contemporaines de la carrosserie. Les proportions des bandes colorées, l’emplacement des logos et la qualité de la peinture témoignent d’un savoir-faire artisanal exceptionnel. La carrosserie elle-même bénéficie d’un travail aérodynamique poussé, avec des éléments en fibre de carbone qui allègent considérablement le poids total tout en améliorant l’efficacité aérodynamique.

L’intérieur ne démérite pas face à l’extérieur spectaculaire. Les sièges baquets en carbone, habillés de cuir et d’Alcantara aux couleurs Martini, offrent un maintien exceptionnel adapté à la conduite sportive. Le volant, entièrement dérivé de la compétition, permet un contrôle précis de cette machine de 640 chevaux. Chaque commande, chaque détail de finition rappelle l’univers de la course tout en conservant un niveau de raffinement digne d’une supercar contemporaine.

Cette Lancia 037 moderne cache 640 chevaux sous sa livrée Martini
Cette Lancia 037 moderne cache 640 chevaux sous sa livrée Martini

Performance et exclusivité au rendez-vous

Au-delà de son esthétique saisissante, la Kimera EVO38 Collezione Martini impressionne par ses capacités dynamiques exceptionnelles. Le châssis, entièrement repensé par rapport à la 037 originale, intègre les dernières innovations en matière de dynamique de conduite. La répartition des masses, optimisée grâce à l’utilisation extensive de matériaux composites, garantit un équilibre parfait entre les trains avant et arrière.

Le système de suspension, réglable et adaptatif, permet de passer instantanément d’une configuration grand tourisme confortable à un setup course radical. Cette polyvalence exceptionnelle fait de cette Kimera une voiture utilisable au quotidien tout en conservant des aptitudes de pilotage dignes d’une voiture de compétition. Les freins, surdimensionnés et ventilés, assurent un freinage à la hauteur des performances annoncées.

La transmission, point névralgique de toute supercar qui se respecte, a fait l’objet d’une attention particulière. Kimera a opté pour une boîte de vitesses séquentielle dérivée de la compétition, permettant des passages de rapports d’une rapidité foudroyante. Cette solution technique, combinée à un différentiel à glissement limité paramétrable, garantit une motricité optimale quelle que soit la situation de conduite.

Cette Lancia 037 moderne cache 640 chevaux sous sa livrée Martini

L’exclusivité de cette création se reflète également dans sa production ultra-limitée. Kimera ne prévoit de produire qu’un nombre très restreint d’exemplaires, faisant de chaque EVO38 Collezione Martini une pièce de collection recherchée. Cette rareté, combinée au prestige de la marque Kimera et à l’héritage Lancia, promet une valorisation exceptionnelle sur le marché des supercars de collection.

Cette approche exclusive s’accompagne d’un service sur mesure pour chaque propriétaire. Kimera propose une personnalisation poussée, permettant d’adapter certains éléments selon les préférences individuelles tout en conservant l’essence de la Collezione Martini. Cette philosophie artisanale distingue fondamentalement Kimera des constructeurs de supercars de grande série.

La Kimera EVO38 Collezione Martini représente bien plus qu’une simple supercar. Elle incarne la rencontre parfaite entre l’héritage glorieux du sport automobile italien et les technologies les plus avancées du XXIe siècle. Avec ses 640 chevaux alimentés à l’E85 et sa livrée légendaire, cette création exceptionnelle s’impose comme l’un des restomods les plus aboutis et les plus désirables du marché actuel.

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Peugeot dévoile deux concept-cars au salon de Pékin 2026 pour accélérer sa stratégie mondiale

24 avril 2026 à 07:00

La Chine, je t’aime, moi non plus ! Peugeot fait son retour au salon automobile de Pékin 2026 avec deux concept-cars. La marque met en avant sa stratégie internationale et le rôle central de la Chine. Ces modèles annoncent une future gamme produite localement.

Un retour stratégique sur le marché chinois

Peugeot participe au Salon international de l’automobile de Pékin 2026, un événement majeur pour l’industrie. Si c’est un marché compliqué à appréhender, la Chine continue d’aiguiser les appétits. Cette présence s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer sa croissance à l’international.

La Chine est présentée comme un marché clé pour le constructeur. Elle joue un rôle dans le développement de la mobilité électrique et intelligente, mais aussi comme centre d’innovation influençant les futurs modèles de la marque.

Deux concept-cars pour illustrer la vision du constructeur

À Pékin, Peugeot expose deux concept-cars qui traduisent ses orientations en matière de design et de technologies. On peut y retrouver des traits du concept Polygon, la future 208.

Concept 6 : une nouvelle approche de la grande berline

Le Concept 6 propose une interprétation de la grande berline. Sa silhouette combine les codes d’une berline et d’un break. Le modèle met en avant un design centré sur les proportions et une approche esthétique présentée comme moderne et intemporelle.

Une Peugeot 608 à venir. Vous remarquerez les poignées affleurantes, MAIS qui ont une encoche pour pouvoir être ouvertes tout de même en cas de panne visiblement. La Chine a récemment règlementé tout cela.

Concept 8 : un aperçu des futurs SUV

Le Concept 8 se positionne comme une projection des prochains SUV de la marque. Il adopte un design épuré, avec une attention portée à l’aérodynamisme. Ses proportions et sa stature visent à traduire un positionnement axé sur l’espace et la performance.

Les deux concepts arborent trois lignes lumineuses horizontales. Le lion ne donne plus de coup de griffes, mais le gros chat a des moustaches ! Cela dirige vers une partie sombre sur l’extérieur. Elle abrite les feux qu’on cache désormais. Les calandres sont pleines, donc on peut supposer que les concepts sont électriques (ou prévus pour l’être).

Une future gamme produite en Chine

Selon Peugeot, les deux concept-cars ne sont pas uniquement des exercices de style. Ils préfigurent une future génération de véhicules, comprenant grandes berlines et SUV.

Ces modèles seront produits en Chine, pour le marché local mais aussi pour l’exportation. La production sera assurée par le partenaire Dongfeng, sur son site de Wuhan.

Notre avis, par leblogauto.com

Avec cette présentation, Peugeot confirme son intention de s’appuyer (ou se réappuyer) sur la Chine comme levier de développement mondial. Le constructeur entend combiner design, technologies électriques et production locale pour soutenir sa croissance sur plusieurs marchés.

Stellantis fait un peu feu de tout bois en ce moment. A voir ce que cela donnera comme résultats.

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Le Turbo 100 arrive sur la Lancia Ypsilon pour booster les ventes

24 avril 2026 à 06:25

Un retour plus comliqué que prévu

Lancée en 2024, la Lancia Ypsilon était pensée le modèle de la renaissance de la vénérable marque italienne, alors endormie. Mais force est de constater que le succès commercial est loin d’égaler celui de la compétition, où la Rally 2 brille déjà de mille feux en WRC et dans des championnats nationaux.  

L’Ypsilon de route est un relatif échec pour le moment, avec un peu plus de 11.000 ventes en 2025 sur l’ensemble de ses marchés, quand la précédente génération, malgré le poids des ans, émargeait encore à plus de 40.000 exemplaires en 2023 rien qu’en Italie !  La citadine italienne est loin d’égaler ses cousines techniques au jeu des ventes, notamment en raison d’un tarif plus élevé. Et pour cause, la citadine italienne est la plus chère du trio, la version de base étant affichée à 24 800 euros (contre 20 500 pour la 208 et 20 890 pour la Corsa). 

La dernière gen du petit bloc 3 cylindres Stellantis

Alors que ses ventes restent nettement en dessous de celles de ses cousines de chez Peugeot et Opel, Lancia essaie de corriger le tir avec une nouvelle version plus accessible au catalogue. L’Ypsilon hérite donc du petit moteur essence Turbo 100, bien connu dans la galaxie Stellantis.  Ce bloc essence de 100 chevaux, associé à une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports, est dépourvu de toute électrification. Il constitue également la porte d’entrée dans la gamme des Peugeot 208 et Opel Corsa. Cette version, moins puissante que l’Ibrida (mild-hybrid de 110 chevaux), offre un moins d’agrément, mais les performances demeurent tout à fait correctes.Lancia annonce un 0 à 100 km/h en 10,2 secondes, et une vitesse maximale de 194 km/h. Cette version est la seule de la gamme à être dotée d’une boîte de vitesses mécanique. 

La nouvelle entrée de gamme s’affiche à partir de 21 800 euros, en finition de base. L’Italienne reste donc plus chère que ses cousines française et allemande, conformément à son positionnement plus premium, mais l’écart se réduit. Cette nouvelle motorisation est disponible sur l’ensemble des finitions (Ypsilon, LX et HF Line).  Notons tout de même qu’en l’absence d’hybridation sous le capot, la Lancia Ypsilon Turbo 100 écope d’un léger malus écologique. Ses émissions de CO2 (annoncées à 119 g/km) engendrent une taxe de 280 euros. Soit un tarif d’appel légèrement supérieur à 22 000 euros, hors options. 

Les tarifs de base :

Ypsilon Turbo 100 chevaux : 21 800 euros 

Ypsilon Ibrida 110 chevaux : 24 800 euros 

Ypsilon Elettrica 156 chevaux : 34 800 euros 

Ypsilon HF 280 chevaux : 42 400 euros 

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Ford rappelle 1,4 million de F-150 pour défaut de transmission

24 avril 2026 à 06:25

Ford rappelle 1,4 million de pick-up F-150 aux États-Unis pour un défaut de transmission entraînant des rétrogradages imprévus.

Rappel massif sur le marché des pick-up Ford F-150

Le constructeur automobile américain Ford fait l’objet d’un rappel d’envergure portant sur environ 1,4 million de F-150 aux États-Unis. Cette décision intervient à la suite d’une enquête menée par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’agence fédérale américaine chargée de la sécurité routière, concernant des cas de rétrogradages inattendus sur certains modèles.

Selon les informations communiquées par le régulateur, plusieurs signalements ont mis en évidence des changements de vitesse non sollicités, susceptibles d’affecter le comportement des véhicules en circulation. Le problème concerne principalement des Ford F-150 équipés de la transmission automatique 6R80, produits entre 2015 et 2017.

Une défaillance logicielle au cœur du problème technique

Pour corriger cette anomalie, les concessionnaires procéderont à une mise à jour du logiciel du module de contrôle de la chaîne cinématique. Cette intervention vise à corriger les signaux erronés responsables des rétrogradages involontaires observés sur certains véhicules.

La NHTSA a indiqué que Ford avait connaissance de deux blessures potentiellement liées à ce dysfonctionnement, ainsi que d’un accident. Ces éléments ont renforcé l’urgence de la mesure de rappel, dans un contexte où la sécurité des véhicules constitue un enjeu majeur pour les constructeurs automobiles et les autorités de régulation.

L’enquête de la NHTSA sur ce problème ne date pas d’hier. Une évaluation préliminaire avait été ouverte en mars de l’année précédente, à la suite de plaintes déposées par des propriétaires de pick-up F-150. Par la suite, l’investigation a été élargie afin d’analyser plus en profondeur l’origine de ces dysfonctionnements de transmission.

Une cause liée à l’usure des composants électriques

Ford a expliqué que l’origine du problème pourrait être liée à l’usure progressive des connexions électriques. Selon le constructeur automobile, l’exposition à la chaleur et aux vibrations au fil du temps pourrait entraîner une dégradation des contacts électriques.

Cette détérioration provoquerait une perte de signal du capteur de plage de transmission, élément essentiel au bon fonctionnement de la boîte de vitesses automatique. En conséquence, des informations incorrectes seraient transmises au système de gestion du véhicule, pouvant entraîner un rétrogradage involontaire.

Ce type de défaillance mécanique et électronique illustre les défis croissants auxquels font face les constructeurs automobiles dans la gestion de la fiabilité des systèmes de transmission modernes, de plus en plus dépendants de composants électroniques et logiciels.

Une surveillance renforcée des autorités de sécurité routière

La NHTSA a joué un rôle central dans l’identification et l’encadrement de ce problème technique. Après avoir initialement ouvert une enquête préliminaire, l’agence a progressivement élargi son champ d’investigation afin d’évaluer l’ampleur du phénomène sur les modèles concernés.

Les rappels automobiles de cette envergure sont devenus fréquents dans l’industrie automobile, notamment sur les segments des véhicules utilitaires et des pick-up, où les volumes de production sont élevés et les exigences d’utilisation particulièrement intensives.

Dans ce cas précis, la réponse de Ford repose sur une solution logicielle, sans intervention mécanique lourde, ce qui permet une prise en charge plus rapide des véhicules concernés via le réseau de concessionnaires.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel massif de Ford sur le F-150 met en lumière la complexité croissante des transmissions modernes, où électronique et mécanique sont étroitement liées. Le recours à une simple mise à jour logicielle montre que le problème est identifié comme étant d’origine électronique plutôt que structurelle. L’implication de la NHTSA confirme l’importance accordée à la sécurité des systèmes de transmission sur les véhicules lourds. Enfin, cet épisode rappelle les enjeux de fiabilité auxquels sont confrontés les constructeurs automobiles sur des modèles à fort volume comme le Ford F-150.

Crédit illustration : Ford.

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Audi et SAIC accélèrent leur alliance électrique en Chine

24 avril 2026 à 04:11

Audi renforce son partenariat avec SAIC en Chine pour lancer 4 nouveaux modèles électriques et développer une marque commune innovante.

Le constructeur automobile premium allemand Audi, filiale du groupe Volkswagen, a annoncé un approfondissement de sa coopération avec le groupe chinois SAIC afin de développer de futures générations de véhicules électriques destinés au marché chinois. Cette collaboration s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la présence des constructeurs automobiles allemands en Chine, dans un contexte de concurrence accrue et de mutation rapide du marché automobile mondial.

Les deux partenaires ont déjà lancé une nouvelle marque co-détenue, positionnée sur le segment des véhicules électriques. Particularité notable : cette marque abandonne l’emblématique logo aux quatre anneaux d’Audi au profit d’un simple marquage « Audi », marquant une évolution stratégique dans l’identité du constructeur sur le marché chinois.

Une gamme de quatre modèles électriques à venir

Dans le cadre de cette alliance industrielle et technologique, Audi et SAIC prévoient le lancement de quatre nouveaux modèles dans les prochaines années. Ces véhicules seront spécifiquement conçus pour répondre aux attentes du marché chinois, aujourd’hui le plus important au monde en matière de ventes automobiles.

Le premier modèle issu de cette coopération, l’E5 Sportback, a été lancé sur le marché l’année dernière. Ce véhicule électrique constitue la première étape concrète de la stratégie commune entre Audi et SAIC. Depuis son lancement, il a enregistré environ 10 000 unités vendues, un volume qui témoigne d’un démarrage commercial significatif dans un environnement particulièrement concurrentiel.

L’E5 Sportback représente également une part importante des ventes de véhicules électriques d’Audi en Chine au cours du premier trimestre, soulignant son rôle central dans la transition électrique du constructeur sur ce marché stratégique. Ce modèle vise notamment une clientèle plus jeune, en quête de technologies embarquées, de design moderne et de mobilité électrique adaptée aux usages urbains.

Un centre d’innovation pour accélérer le développement

Au-delà de la production de nouveaux véhicules, Audi et SAIC ont également annoncé la création d’un centre commun d’innovation et de technologie à Shanghai. Cette infrastructure doit permettre de renforcer les capacités de recherche et développement des deux groupes, en intégrant davantage les spécificités du marché automobile chinois dès les premières phases de conception des véhicules.

Cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large observée chez les constructeurs automobiles européens, qui cherchent à consolider leur présence industrielle et technologique en Chine. Face à la montée en puissance des marques locales et à une concurrence de plus en plus intense sur le segment des véhicules électriques, les constructeurs allemands adaptent leurs stratégies en misant sur des partenariats locaux et des coentreprises.

La Chine représente en effet un marché clé pour les constructeurs automobiles mondiaux, notamment dans le domaine de la voiture électrique, où l’innovation, les coûts de production et la rapidité de développement jouent un rôle déterminant. Dans ce contexte, la coopération entre Audi et SAIC apparaît comme un levier stratégique pour maintenir leur compétitivité.

Une stratégie face à un marché en mutation

La décision d’Audi d’intensifier son partenariat avec SAIC intervient dans un contexte de baisse des ventes pour certains constructeurs automobiles allemands en Chine, ainsi que d’une concurrence renforcée des marques locales, particulièrement dynamiques sur le segment des véhicules électriques.

En misant sur une co-développement de modèles et une implantation renforcée à Shanghai, Audi cherche à adapter son offre aux évolutions rapides du marché chinois. Cette stratégie repose sur une meilleure intégration des préférences locales, une accélération des cycles d’innovation et une optimisation de la production.

Les futurs modèles issus de cette alliance devraient ainsi jouer un rôle central dans la transformation de la gamme électrique d’Audi en Chine, tout en contribuant à repositionner la marque face à une concurrence de plus en plus technologique et orientée vers le numérique.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette alliance entre Audi et SAIC illustre une tendance structurelle du marché automobile mondial : la nécessité pour les constructeurs européens de s’adapter aux dynamiques chinoises. La création d’une marque co-détenue et le développement conjoint de modèles électriques montrent une volonté claire de localisation de l’offre. Le lancement de l’E5 Sportback et ses premiers résultats commerciaux confirment un intérêt réel pour cette stratégie. Toutefois, la réussite dépendra de la capacité d’Audi à maintenir son identité premium tout en s’alignant sur les exigences d’un marché extrêmement compétitif et en rapide évolution.

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Cybertruck Tesla : ventes dopées par les achats de SpaceX

23 avril 2026 à 14:12

Les ventes du Tesla Cybertruck sont soutenues par des achats internes de l’empire Musk, révélant une demande client en baisse.

Les ventes du Tesla Cybertruck font l’objet d’une attention particulière alors que de nouvelles données révèlent un phénomène inhabituel : une part significative des immatriculations du pick-up électrique provient d’entreprises appartenant à Elon Musk lui-même. Cette situation met en lumière les difficultés du modèle à convaincre le grand public, malgré un lancement médiatisé et des ambitions industrielles élevées dans le segment des véhicules électriques utilitaires.

Les chiffres du quatrième trimestre montrent que sur 7 071 Cybertrucks immatriculés aux États-Unis, une part importante est attribuée à des sociétés liées au dirigeant de Tesla. Cette configuration interroge sur la dynamique réelle de la demande et sur la capacité du véhicule à s’imposer sur un marché américain dominé par les pick-up traditionnels.

Une demande soutenue par les entreprises de Musk

Les données d’immatriculation indiquent que SpaceX, entreprise spatiale dirigée par Elon Musk, représente à elle seule 1 279 Cybertrucks, soit plus de 18 % des ventes enregistrées sur la période. D’autres entités du groupe, telles que xAI, Boring Co. et Neuralink, ont également acquis plusieurs dizaines de véhicules supplémentaires.

Au total, près d’un Cybertruck sur cinq immatriculé au cours du trimestre provient directement de l’écosystème industriel du milliardaire. Ces acquisitions internes auraient généré plus de 100 millions de dollars de transactions, contribuant mécaniquement à soutenir les volumes de ventes de Tesla.

Sans ces achats intra-groupe, les immatriculations du Cybertruck auraient reculé de plus de 50 %, selon les estimations issues des données de marché. Cette situation met en évidence une fragilité de la demande externe pour ce modèle électrique positionné sur le segment des pick-up.

Un pick-up électrique confronté à une demande limitée

Le Tesla Cybertruck a été présenté comme un véhicule destiné à diversifier la gamme du constructeur, historiquement dominée par les Model 3 et Model Y. Son positionnement visait également à concurrencer les pick-up thermiques américains produits par des constructeurs historiques comme Ford ou General Motors.

Cependant, dès son lancement, plusieurs facteurs ont freiné son adoption. Son design angulaire et atypique a divisé l’opinion, tandis que son positionnement tarifaire s’est révélé supérieur aux attentes initiales. Alors que le prix d’entrée annoncé en 2019 était inférieur à 40 000 dollars, les premières versions commercialisées ont dépassé les 100 000 dollars.

Cette évolution tarifaire a contribué à limiter son attractivité sur un segment déjà fortement concurrentiel. Le marché américain des pick-up électriques reste en outre globalement en difficulté, avec une adoption plus lente que prévue par les constructeurs.

Pression sur Tesla et stratégie industrielle

Tesla fait face à une pression croissante sur l’ensemble de sa gamme de véhicules électriques. Le constructeur, autrefois leader incontesté du marché mondial des véhicules électriques, a été dépassé par le groupe chinois BYD en volume de ventes globales.

Dans ce contexte, la performance commerciale du Cybertruck devient un indicateur important de la capacité de Tesla à maintenir son positionnement sur le segment des véhicules électriques à forte valeur ajoutée. L’action du constructeur a d’ailleurs reculé après avoir atteint un sommet historique, traduisant une certaine prudence des investisseurs face aux perspectives de croissance.

Elon Musk a néanmoins orienté le discours stratégique de l’entreprise vers des projets de long terme, incluant les robotaxis et les robots humanoïdes. Ces initiatives, encore au stade de développement, n’ont pas encore généré de revenus significatifs.

Par ailleurs, Tesla envisage une montée en puissance des ventes à destination des flottes commerciales, une piste évoquée dans le cadre de l’utilisation potentielle du Cybertruck pour des usages logistiques ou professionnels.

Un marché des pick-up électriques encore fragile

Le cas du Cybertruck s’inscrit dans un contexte plus large de difficultés rencontrées par les pick-up électriques sur le marché américain. Malgré les investissements importants des constructeurs, la demande reste inférieure aux attentes initiales.

Les contraintes liées au prix, à l’autonomie et à l’usage professionnel freinent encore l’adoption de ce segment électrifié. Plusieurs constructeurs ajustent ainsi leurs stratégies industrielles face à une croissance plus lente que prévue.

Notre avis, par leblogauto.com

Les données d’immatriculation du Cybertruck mettent en évidence une dépendance inhabituelle aux achats intra-groupe au sein de l’empire Musk. La part significative de SpaceX et d’autres entités dans les ventes soulève des questions sur la demande réelle du marché. Le positionnement tarifaire élevé et le design atypique du véhicule semblent limiter son adoption auprès du grand public. Enfin, ce cas illustre les difficultés persistantes du segment des pick-up électriques aux États-Unis.

Crédit illustration : Tesla.

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Batteries chinoises : exportations en forte hausse mondiale

23 avril 2026 à 12:12

Les exportations chinoises de batteries bondissent de 50 % au T1, portées par la demande mondiale et la crise énergétique liée aux conflits.

Les exportations chinoises de batteries au lithium connaissent une accélération spectaculaire, sur fond de tensions géopolitiques et de perturbations de l’approvisionnement énergétique mondial. Au premier trimestre, les expéditions ont progressé de 50 % sur un an, confirmant le rôle central de la Chine dans la chaîne de valeur des technologies liées à la mobilité électrique et au stockage d’énergie. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient, qui a ravivé les préoccupations liées à la sécurité énergétique et renforcé la demande pour des solutions alternatives aux carburants fossiles.

Cette évolution du marché des batteries intervient alors que les constructeurs automobiles, les fournisseurs de systèmes de stockage et les industries liées aux véhicules électriques cherchent à sécuriser leurs approvisionnements en composants stratégiques. Le lithium-ion, technologie dominante dans l’automobile électrique, reste au cœur de cette transformation industrielle mondiale.

Une hausse des exportations portée par la demande mondiale

Les données douanières chinoises indiquent une progression notable des exportations de batteries sur les trois premiers mois de l’année. Cette hausse est attribuée à la fois à une demande structurelle en forte croissance et à des facteurs conjoncturels, notamment l’anticipation d’un changement de politique fiscale.

En effet, la réduction progressive du remboursement de taxe à l’exportation a encouragé les entreprises à accélérer leurs expéditions avant l’entrée en vigueur des nouvelles conditions. Le taux a été abaissé à 6 % contre 9 % auparavant, avec une suppression totale prévue l’année suivante. Ce contexte réglementaire a contribué à renforcer les volumes exportés à court terme.

Parallèlement, la Chine a également enregistré une croissance à deux chiffres des exportations dans d’autres segments liés aux technologies vertes, notamment les véhicules électriques et les éoliennes. Cette tendance confirme l’importance croissante des industries de la transition énergétique dans la structure des exportations chinoises.

Les batteries au cœur de la transition énergétique automobile

La montée en puissance des exportations de batteries s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation du secteur automobile mondial. Les constructeurs automobiles accélèrent leur transition vers les véhicules électriques, entraînant une demande soutenue en batteries lithium-ion, composant essentiel des chaînes de traction électrifiées.

Les données montrent une accélération de la croissance des exportations de batteries dès le début de l’année, avec une progression de 26 % sur l’ensemble de 2025. Cette tendance reflète l’intégration croissante des batteries dans les stratégies industrielles des grands groupes automobiles et des équipementiers spécialisés dans la mobilité électrique.

Dans ce contexte, les fabricants chinois occupent une position dominante sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, allant de la production de cellules à l’assemblage de systèmes de stockage. Leur rôle est devenu central dans l’équilibre du marché mondial des batteries pour véhicules électriques.

Impact de la crise énergétique et tensions géopolitiques

La guerre au Moyen-Orient a contribué à accentuer les perturbations sur les marchés mondiaux de l’énergie, renforçant la volatilité des prix du pétrole et des carburants. Même si les effets directs sur les exportations chinoises de batteries restent limités à une partie du trimestre, les conséquences sur la perception de la sécurité énergétique sont significatives.

Les pays importateurs cherchent de plus en plus à diversifier leurs sources d’énergie et à accélérer l’adoption de solutions électrifiées, notamment dans le secteur automobile. Cette tendance favorise les exportateurs de technologies liées aux batteries, en particulier la Chine, qui bénéficie d’une capacité industrielle importante et d’une chaîne de production intégrée.

Les fabricants de batteries chinois sont ainsi positionnés comme des acteurs clés dans l’adaptation du système énergétique mondial, notamment dans les domaines de la mobilité électrique et du stockage stationnaire.

Les entreprises chinoises tirent parti de la dynamique

Certaines entreprises du secteur confirment déjà les effets positifs de cette conjoncture. Le fabricant Ningbo Deye Technology Co., spécialisé dans les systèmes de stockage de batteries, anticipe une hausse significative de son bénéfice trimestriel, pouvant atteindre 70 %.

Cette progression est notamment soutenue par une augmentation des commandes provenant de plusieurs régions du monde, dont l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie du Sud-Est. Ces marchés apparaissent de plus en plus dépendants des solutions de stockage énergétique et des batteries pour applications industrielles et automobiles.

Cette dynamique illustre le rôle croissant des batteries dans la transition énergétique globale et leur intégration dans les stratégies industrielles liées à l’automobile et aux réseaux électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

La forte hausse des exportations chinoises de batteries confirme le poids stratégique de la Chine dans l’industrie mondiale de la mobilité électrique. La croissance des volumes est soutenue à la fois par la demande automobile et par les ajustements fiscaux. Le contexte de crise énergétique mondiale renforce l’intérêt pour les solutions de stockage et les véhicules électriques. Enfin, les entreprises chinoises continuent de tirer parti de leur position dominante dans la chaîne de valeur des batteries.

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smart relance la micro-citadine électrique : simple concept ou vraie rupture ?

23 avril 2026 à 10:19

Avec le Concept #2, smart amorce le retour de sa citadine deux places. Ce prototype annonce un futur modèle de série attendu en octobre à Paris. La marque élargit en parallèle sa gamme et ses ambitions internationales.

Un concept pour réinventer la two-seater

Lors de son Global Brand Event 2026 à Pékin, smart a dévoilé le Concept #2. Ce prototype incarne la première matérialisation de la future smart #2, annoncée comme une réinterprétation de la mythique citadine deux places.

Le modèle de série doit être présenté en première mondiale en octobre 2026 à Paris. L’objectif affiché est de revisiter un format historique de la marque, avec une approche centrée sur un design compact et une utilisation urbaine.

Un format réduit, pensé pour la ville

Le Concept #2 repose sur une architecture électrique inédite, baptisée ECA (Electric Compact Architecture). Le véhicule conserve un gabarit très contenu, avec une longueur totale de 2 792 mm. Pour rappel, la smart fortwo première du nom ne mesurait que 2,50 m pour 2,69 m de long pour les générations 2 et 3.

Parmi les caractéristiques annoncées :

  • un empattement optimisé avec des roues placées aux extrémités
  • un diamètre de braquage de 6,95 mètres (comme l’ancienne)
  • une conception visant à maximiser l’espace intérieur malgré le format réduit

Ces éléments traduisent une orientation clairement urbaine, axée sur la maniabilité et la compacité.

Des performances électriques annoncées

Le concept donne également un aperçu des performances attendues pour la version de série :

  • une autonomie pouvant atteindre près de 300 km
  • une recharge rapide en courant continu de 10 à 80 % en moins de 20 minutes
  • une fonction Vehicle-to-Load (V2L) permettant d’alimenter des appareils externes

Ces données restent associées au concept, sans confirmation définitive pour le modèle de production. Le concept devrait se retrouver esthétiquement peu ou prou dans les allées de la Porte de Versailles à l’automne. Evidemment, on enlève les roues qui dépassent de la carrosserie, les détails « conceptuels » et on affadit un peu le tout avec une couleur plus classique (gris, gris ou gris).

Une gamme en expansion

Avec ce projet, smart poursuit l’élargissement de sa gamme. La marque indique passer de trois à cinq modèles au niveau mondial en 2026, aux côtés des smart #1, #3 et #5. Surtout, smart revient à son origine : la fortwo (aka. la Swatchmobile).

Lors du même événement, le constructeur a également présenté la smart #6 EHD, une berline fastback destinée exclusivement au marché chinois. Ce modèle marque l’entrée de la marque sur un nouveau segment.

Notre avis, par leblogauto.com

Aujourd’hui présente sur 40 marchés, smart met en avant une stratégie d’expansion internationale. Celle-ci s’appuie sur une diversification de ses modèles et sur des partenariats industriels. Mais, il faut bien avouer que dans l’esprit des gens, smart reste synonyme de la fortwo (ou du roadster éventuellement).

Avec ce retour de la fortwo, smart pourrait enfin voir les ventes vraiment décoller en Europe. Enfin, à condition que le prix reste raisonnable. La fortwo n’a jamais été abordable mais connaissait un franc succès dans les zones urbaines denses.

Notes

La marque « smart » s’écrie sans majuscule, conformément aux souhaits de la marque elle-même. Tout comme le modèle « fortwo ».

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Honda NSX Tensei, renaissance italienne

23 avril 2026 à 07:18
Honda NSX Tensei Pininfarina

Annoncée depuis plusieurs mois, avec quelques esquisses à l’appui, la NSX revue par Pininfarina et JAS Motorsport fait ses débuts à Milan, dans le cadre de la Design Week

La NSX est aujourd’hui une icône qui inspire jusqu’au carrossiers transalpins. Après Ital Design qui réinterpréte la deuxième génération de la Supercar de Honda, c’est au tour de Pininfarina de resto-modifier la première NSX. Née en 1990, la NSX « NA » a été produite a moins de 20000 exemplaires. De par sa fabrication rigoureuse, sa technologie de pointe et sa présentation raffinée, elle a marqué l’univers des Supercar. C’est aujourd’hui un modèle de collection recherché. 

Renaissance à Turin et à Milan

 JAS, implanté à Milan, est un partenaire historique de Honda en compétition depuis 1998. De son côté, Pininfarina entretien des relations privilégiées avec Honda depuis le début des années 1980. Le concept  HP-X de 1984 fait partie de l’histoire de la NSX. Cette Tensei, pour « renaissance » en japonais, dessinée par Pininfarina pour JAS apparait comme un aboutissement logique. 

Élaborée sur la base d’une NSX de série, la nouvelle venue abandonne la carrosserie en aluminium pour de la fibre de carbone. Les lignes musclées n’empêchent pas la berlinette de conserver sa finesse. On pense à la Ferrari 288 GTO et à sa filiation avec la 308 GTB du même Pininfarina. La NSX conserve ses signes distinctifs: phares escamotables, poignées à l’angle des portes ou encore ensemble feux arrière et aileron. L’empattement est légèrement accru, l’intérieur revu et les trains roulants pensés par JAS. L’ensemble mécanique est fidèle à l’origine, avec une boite manuelle à 6 rapports et  V6 atmosphérique. JAS et Pininfarina envisagent une production limitée de cette Supercar qui sera également à l’honneur le week-end prochain durant la 15e édition du Grand Prix de Monaco Historique. Dans tous les cas, il s’agit d’une maquette au 1/5, en attendant une présentation grandeur nature. 

Via Pininfarina et JAS

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CATL accélère sa domination avec les batteries électriques

23 avril 2026 à 06:12

CATL annonce un bénéfice en forte hausse et investit dans les minéraux critiques pour sécuriser sa chaîne des batteries électriques.

Le géant chinois des batteries pour véhicules électriques, Contemporary Amperex Technology Co. Ltd. (CATL), confirme sa position dominante sur un marché mondial en pleine mutation. Le groupe a vu son action bondir à la suite de la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes, mais également grâce à l’annonce d’une stratégie ambitieuse d’expansion dans les ressources minérales critiques. Dans un contexte marqué par la volatilité des matières premières et les tensions géopolitiques, CATL renforce son intégration verticale afin de sécuriser ses approvisionnements et consolider son avance technologique dans l’industrie des batteries automobiles.

Résultats financiers en forte croissance

CATL a enregistré une progression significative de ses performances financières au premier trimestre. Le bénéfice net atteint 20,7 milliards de yuans, soit une hausse de 49 % sur un an, dépassant les prévisions des analystes. Dans le même temps, le chiffre d’affaires s’élève à 129 milliards de yuans, en augmentation de 52 % par rapport à l’année précédente.

Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des résultats annuels déjà solides, avec une croissance du bénéfice de 42 % sur l’exercice précédent. Le groupe bénéficie notamment de la forte demande mondiale en batteries pour véhicules électriques, un segment porté par l’accélération de l’électrification du parc automobile et l’essor du stockage d’énergie.

Les ventes de batteries ont dépassé les 200 gigawattheures sur la période, enregistrant une croissance annuelle supérieure à 60 %. Le segment du stockage d’énergie représente désormais environ 25 % des ventes totales, confirmant son rôle stratégique dans la diversification des activités du groupe.

Une stratégie minière pour sécuriser les matières premières

Dans un environnement marqué par la volatilité des matières premières, CATL renforce son contrôle sur la chaîne d’approvisionnement. Le conseil d’administration a approuvé la création d’une nouvelle filiale dotée d’un capital de 30 milliards de yuans, dédiée aux ressources minérales, au traitement des métaux et à la commercialisation de produits chimiques.

Cette entité servira de plateforme d’investissement pour le secteur des nouvelles énergies, avec pour objectif de consolider les actifs miniers existants et de développer de nouveaux projets, tant en Chine qu’à l’international. Cette stratégie vise à répondre à la hausse des coûts des matières premières, notamment du lithium, dont les prix ont progressé de plus de 140 % sur un an.

Le groupe s’expose également davantage aux matériaux critiques tels que le nickel et le phosphore, tout en adaptant sa stratégie aux tensions géopolitiques qui affectent les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les restrictions sur les exportations de certains pays producteurs, ainsi que les fluctuations des prix des métaux, renforcent la nécessité d’une intégration plus poussée.

Pressions sur la chaîne d’approvisionnement des batteries

Le marché des batteries pour véhicules électriques est actuellement confronté à une forte instabilité. Les prix du nickel restent élevés sur les marchés internationaux, tandis que ceux du cobalt ont doublé en raison de restrictions d’exportation provenant de principaux pays producteurs.

Dans ce contexte, les fabricants de batteries doivent adapter leurs stratégies industrielles pour sécuriser leurs approvisionnements. CATL a déjà engagé une diversification de ses ressources, notamment avec l’exploitation d’une mine de lépidolite en Chine, bien que celle-ci soit actuellement à l’arrêt depuis août.

Par ailleurs, des informations indiquent que le groupe a renforcé ses compétences dans le domaine minier en s’appuyant sur des experts du secteur, afin de soutenir son expansion dans les matières premières critiques. Cette évolution reflète une tendance plus large de l’industrie automobile électrique vers une maîtrise accrue des chaînes de valeur.

Batteries, stockage et transition énergétique mondiale

Au-delà de la production de batteries pour véhicules électriques, CATL se positionne également comme un acteur clé du stockage d’énergie à grande échelle. Cette activité est portée par la croissance des réseaux électriques intelligents et la demande des centres de données.

Le groupe estime que les tensions géopolitiques et les chocs sur les marchés de l’énergie accélèrent la transition vers les énergies renouvelables. À court terme, l’incertitude sur l’approvisionnement en pétrole et la hausse des prix de l’énergie favorisent également l’adoption de solutions électrifiées.

Dans ce contexte, les technologies de batteries deviennent un pilier central de la transformation énergétique mondiale, avec des implications directes pour l’industrie automobile et la mobilité électrique.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats de CATL confirment la solidité de sa position sur le marché mondial des batteries pour véhicules électriques. La forte croissance du chiffre d’affaires et du bénéfice illustre une demande toujours soutenue. La stratégie d’intégration dans les matières premières traduit une volonté claire de sécuriser la chaîne d’approvisionnement. Enfin, le développement du stockage d’énergie renforce la diversification du groupe au-delà de l’automobile électrique.

Crédit illustration : batteryindustry.

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Tesla FSD impressionne sur les routes étroites européennes

23 avril 2026 à 04:20

Le système Tesla Full Self-Driving montre ses capacités sur routes étroites néerlandaises, entre cyclistes, tracteurs et trafic urbain dense.

Le système de conduite autonome Full Self-Driving (FSD) développé par Tesla poursuit son déploiement progressif en Europe, où il est désormais confronté à des conditions de circulation particulièrement complexes. Après son approbation pour une utilisation sur le continent, la technologie a été testée sur les routes néerlandaises, réputées pour leur étroitesse et la forte cohabitation entre voitures, cyclistes et engins agricoles. Ces essais mettent en lumière les capacités d’adaptation d’un système d’assistance à la conduite avancé dans un environnement routier exigeant.

Les premiers résultats observés sur ces infrastructures rurales montrent un comportement du véhicule centré sur l’analyse en temps réel de son environnement. Le système FSD de Tesla doit en effet composer avec des routes parfois inférieures à trois mètres de large, où la marge d’erreur est particulièrement réduite. Dans ce contexte, la gestion des trajectoires, la détection des obstacles et l’anticipation des mouvements deviennent des éléments essentiels pour assurer une conduite fluide et sécurisée.

Gestion des routes rurales étroites

Sur les routes néerlandaises, le système Full Self-Driving a été confronté à des situations représentatives des contraintes de la mobilité européenne. Dans un cas concret, un tracteur occupant une grande partie de la chaussée a obligé le véhicule à adapter sa trajectoire. Plutôt que de s’arrêter brusquement, le système a effectué un léger déplacement latéral, utilisant temporairement une piste cyclable avant de revenir sur sa voie initiale une fois l’obstacle dépassé.

Ce type de manœuvre illustre la capacité du système à exploiter l’espace disponible de manière dynamique, en tenant compte des conditions de circulation en temps réel. L’analyse continue de la largeur de la route, des positions des objets environnants et des trajectoires potentielles permet au véhicule de prendre des décisions automatisées dans des environnements contraints.

Dans ces situations, la gestion du trafic agricole et des infrastructures secondaires devient un enjeu central pour les systèmes de conduite autonome, notamment dans les zones rurales européennes où cohabitent différents types d’usagers de la route.

Interaction avec cyclistes et trafic mixte

Un autre test significatif du système FSD a concerné le dépassement de cyclistes en présence de trafic venant en sens inverse. Dans cette configuration, la voiture a dû évaluer avec précision les distances de sécurité et le moment opportun pour effectuer la manœuvre.

Le système a réussi à dépasser un groupe de cyclistes tout en maintenant un espacement constant et en adaptant sa vitesse afin d’éviter toute situation à risque. Cette gestion fine du comportement routier repose sur une lecture continue de l’environnement et sur une anticipation des déplacements des usagers vulnérables.

Dans des pays comme les Pays-Bas, où le vélo occupe une place majeure dans les déplacements quotidiens, cette capacité d’adaptation constitue un élément déterminant pour l’intégration des véhicules autonomes dans le trafic réel.

Tests urbains à Amsterdam et environnements complexes

Au-delà des routes rurales, le système Full Self-Driving a également été testé en milieu urbain, notamment à Amsterdam. Dans ce contexte, la complexité augmente encore en raison de la densité du trafic cycliste, de la présence de tramways et des contraintes liées au stationnement dans des espaces restreints.

Le véhicule a dû naviguer entre différents types d’usagers, gérer des intersections complexes et s’adapter à des infrastructures partagées. Ces conditions illustrent les défis majeurs auxquels sont confrontées les technologies de conduite autonome dans les centres urbains européens.

La capacité du système à intégrer des données en temps réel et à ajuster ses décisions en continu est au cœur de son fonctionnement. Tesla poursuit ainsi l’amélioration de son FSD en s’appuyant sur des données collectées lors de ces essais, afin d’étendre progressivement son usage sur les routes européennes.

Vers une évolution de la conduite assistée

Ces tests montrent que les systèmes de conduite autonome avancés s’inscrivent désormais dans une logique d’adaptation progressive aux environnements routiers complexes. L’expérience accumulée sur les routes néerlandaises et dans des villes comme Amsterdam contribue à affiner les algorithmes de prise de décision.

Dans ce contexte, la précision des manœuvres, la sécurité des usagers vulnérables et la gestion des situations imprévues deviennent des critères essentiels pour l’évolution des technologies de mobilité autonome.

Notre avis, par leblogauto.com

Les essais du système Tesla Full Self-Driving aux Pays-Bas illustrent les progrès réalisés en matière de conduite assistée avancée. La gestion des routes étroites et des interactions avec les cyclistes met en évidence une adaptation progressive à des environnements européens complexes. Les tests urbains à Amsterdam confirment également la capacité du système à évoluer dans un trafic dense et mixte. Enfin, l’exploitation de données en temps réel reste un élément central de son développement continu.

Crédit illustration : Tesla.

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6 Heures d’Imola (WEC) : le grand bloc-notes et les coulisses

22 avril 2026 à 14:38

Match Toyota/Ferrari

Constructeur champion en titre et dominateur au prologue, favori des tifosi en tribune, Ferrari faisait figure d’épouvantail à l’approche de de ces 6 Heures d’Imola. « Nous ne sommes pas favoris », assurait devant nous Miguel Molina, pilote de la Ferrari n°50, entre deux séances d’essais libres. 

Son message fut accueilli avec scepticisme, mais il n’avait pas entièrement tort. Dimanche soir, c’est la Toyota n°8 de Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa qui remportait un intense duel stratégique de six heures.  

Sur la ligne d’arrivée, la Toy’ précédait de 13 secondes la Ferrari n°51 des champions du monde sortants, Antonio Giovinazzi, James Calado et Alessandro Pier Guidi. 

La Toyota n°7 (Conway / Kobayashi / de Vries) figurait sur la troisième marche du podium à l’arrivée. La marque nipponne fêtait ainsi avec panache sa 100eparticipation en championnat du monde d’endurance et les débuts de sa nouvelle TR010 Hybrid. 

Stratégie payante

L’une des clés de la course fut la gestion pneumatique. La Toyota n°8 effectua ses trois premiers relais sur le même train de pneus quand Ferrari opta pour un remplacement. Ceci donna l’avantage au clan nippon en fin d’épreuve, lorsque Sébastien Buemi s’installa aux commandes de la voiture de tête. 

« Je dois féliciter mes équipiers parce que c’est eux qui ont eu le travail le plus difficile, réagissait le Suisse dimanche soir. Quand il commence à pleuvoir, il est toujours difficile de savoir quelle marge de sécurité adopter et à quel moment les pneus vont lâcher. Et ici, il y a des bacs à gravier partout, alors il ne faut surtout pas freiner trop tard… »

Ferrari a concédé la victoire sans contester : « Nous avons ensuite été un peu malchanceux avec l’intervention de la voiture de sécurité virtuelle qui, lors de l’arrêt aux stands, nous a fait perdre la tête de la course, disait Alessandro Pier Guidi après l’arrivée. Cependant, nous avons continué à faire de notre mieux et avons finalement réussi à décrocher la deuxième place, un résultat dont nous sommes très satisfaits ».

La course de la n°50 fut plus difficile, avec notamment une pénalité en début de course.

Ciel taquin aux 6 Heures d’Imola

La météo a d’ailleurs joué un rôle important pendant ces 6 Heures d’Imola. Au fil de l’après-midi, de lourds nuages en chou-fleur ont bourgeonné au-dessus de la colline de Rivazza. 

En fin de course, des gouttes ont humecté l’asphalte, abaissant la température de piste et, poussant certaines équipes à tenter des paris. 

Par exemple, conserver des pneus tendres en espérant qu’une prochaine averse contraindrait tout le monde à un arrêt supplémentaire. Mais l’orage n’éclata qu’après l’arrivée.

De la tendresse chez Michelin

C’était d’ailleurs un week-end important côté gommes. Bibendum étrennait à Imola ses nouveaux pneumatiques Pilot Sport Endurance 2026 pour piste sèche. C’était leur première sortie en compétition en WEC, trois mois après leurs débuts en IMSA. 

« La nouvelle gamme fonctionne différemment, décrypte pour nous Pierre Alves, responsable de l’Endurance chez Michelin Motorsport. Lors de récents essais, on a vu le pneu soft fonctionner jusqu’à des températures de pistes de 25 à 27°C. Ce composé va devenir un vrai choix en course là où le medium était jusqu’ici le choix par défaut des équipes ». 

Cela s’est vu pendant ces 6 Heures d’Imola. Certaines équipes ont choisi le mélange tendre, d’autres le medium. Certaines voitures ont même opté pour des montes panachées, avec des pneus divergents à gauche et à droite. Le but ? Alimenter les bases de données en vue de Spa et du Mans. 

« Nous avons fait le choix d’être agressifs dans notre approche, notamment en travaillant presque exclusivement avec les pneumatiques tendres afin d’en comprendre le comportement sur la durée tout en anticipant des conditions potentiellement plus fraîches et incertaines », confirmait à l’arrivée Philippe Sinault, team principal de l’Alpine Endurance Team. 

Alpine garde le moral

Le moral des Bleurs reste bon, notamment avec la 4e place finale de la n°35 de « Ferdi » Habsbourg, Charles Milesi et Antonio Félix da Costa. 

On le sait depuis plusieurs semaines : le programme du groupe Renault en endurance se clôturera fin 2026. « On essaie de ne pas penser à cela », expliquait vendredi le pilote portugais, dernière recrue des Bleus. Il avait signé son contrat avant l’annonce. 

Ce résultat positif montre aussi que les évolutions aérodynamiques portées cet hiver sur l’A424 portent leurs fruits. « Les trois premiers étaient un cran au-dessus aujourd’hui et ce résultat correspond sans doute au maximum que nous pouvions viser », jugeait Charles Milesi à l’arrivée.

L’équipage n°36 a moins brillé, notamment en raison d’une pénalité reçue pendant une neutralisation. La voiture fut classée à la 11e place finale. Dernier arrivé dans l’équipe, le jeune Victor Martins (24 ans) tire un bilan positif de sa première course en Hypercar. 

« J’ai beaucoup appris, notamment sur des aspects de l’Endurance qui m’étaient totalement inconnus. Le trafic en course est très différent de celui des essais, et c’était clairement l’un des points clés aujourd’hui. Notre rythme était compétitif et j’ai le sentiment d’avoir bien fait les choses ». 

Pas de Pâques

Le circuit d’Imola a annoncé la présence de 92 175 spectateurs ce week-end. Les allées du tracé romagnol étaient nettement mieux garnies que l’an dernier, où la course avait été disputée à Pâques. Une fête que l’on passe habituellement, en Italie, avec ses proches, plutôt que sur un circuit… Les habitudes des locaux, ça compte.

Genesis au premier jour

C’est plus que prometteur. Pour sa première sortie en WEC, la marque coréenne du groupe Hyundai était évidemment exemptée de pression côté résultats. En réalité, la GMR-001 n’était qu’à quelques dixièmes des meilleures LMDh. 

En course, André Lotterer, pilote de la n°17, restait dans le sillage de l’Aston Martin n°009 pendant les deux premières heures. Puis un petit coup de poker stratégique permit même au jeune Mathys Jaubert de figurer dans la top 10, synonyme de points pour le championnat du monde. 

L’absence de pluie en fin de course a laissé une dure mission damier à Luis-Felipe Derani. La 15e place finale à l’issue d’une course sans avarie est tout de même encourageante. 

Dans la n°19, un capteur récalcitrant a inquiété l’équipe. « On savait dès le tour de formation qu’il y avait un souci », nous confirmait dimanche soir Paul-Loup Chatin. Resets et manipulations du volant ne permirent pas de retrouver l’origine du bug. 

Par prudence, la voiture fut stoppée au garage pour une grosse demi-heure de contrôles du faisceau électrique. Elle reprit ensuite la piste pour une séance d’essai de cinq heures. Tout kilomètre est bon à prendre. 

Un peu plus tôt dans le week-end, le patron du programme, Cyril Abiteboul, évoquait devant un parterre de notables sud-coréens des « évolutions du règlement en vue de la prochaine décennie ». La marque voit loin… 

Du nouveau chez Peugeot

Une autre première fut moins souriante. Si Peugeot Sport engage une 9X8 quasi semblable à l’an passé, l’effort est désormais piloté par Emmanuel Esnault. 

Samedi, Malthe Jakobsen avait réalisé un épatant quatrième chrono en Hyperpole à bord de la n°94. « Un tour absolument extraordinaire », jugeait Emmanuel Esnault. La cote de ce Danois (22 ans) – qui parle presqu’aussi vite qu’il roule – ne cesse de grimper dans le paddock. 

Dimanche, ce fut nettement plus compliqué pour les Lions. « Notre stratégie a été moins optimisée que celle des autres » nous expliquait le nouveau team manager. La n°94 a reculé jusqu’à la 12e place finale. 

Sur la n°93, Nick Cassidy faisait ses débuts en compétition sur la 9X8 à l’occasion de ces 6 Heures d’Imola. Déjà mal engagée après une qualification décevante, la course fut gâchée par une erreur du néo-zélandais, à la sortie des stands, en pneus froids. Plantée dans le bac à gravier de Tamburello, la Peugeot dut attendre la dépanneuse. « C’est une erreur de pilote qui pousse au maximum, pardonnait Emmanuel Esnault. Ça arrive ».  

Peugeot repart avec zéro point de son expédition en Romagne. « On a un peu de détail pour essayer de comprendre exactement, pour aller dans le détail, estimait le nouveau patron du programme. Pas seulement en termes de réglages, mais aussi de fonctionnement ». 

On en saura bientôt plus sur la « patte » Esnault. 

BoP secrète

La balance de performance, visant à « donner le même potentiel de performance à toutes les voitures » a évolué cet hiver. 

Mais le secret est désormais à l’ordre du jour, puisque les données de poids ou de puissance ne seront plus publiques. Les organisateurs entendent éviter les « incompréhensions« . Le lexique des allusions utilisé par les pilotes, équipes et médias s’enrichira encore… Est-ce que ce sera plus clair pour le public ?

BMW renoue avec la victoire

Dans la catégorie LMGT3, la BMW n°69 alignée par l’équipe WRT s’est imposée d’un cheveu – 0,265 seconde pour être précis – face à la Corvette n°33. Longtemps en ballotage favorable, la McLaren n°10 engagée par Garage59 avait connu un souci dans la dernière demi-heure.

Fait notable : les trois pilotes de la Béhème étaient novices en championnat du monde. L’équipage victorieux était constitué de Parker Thompson, Dan Harper et Anthony McIntosh. 

Cela faisait deux ans qu’une M4 GT3 n’avait pas gagné en mondial, donnant le sourire à Vincent Vosse, le patron de l’équipe WRT. Mais il était nettement moins content de la prestation des Hypercar à l’Hélice, 5e et 7e sous le damier. 

« C’est bien, mais ce n’est pas ce que nous visons », jugeait devant nous le dirigeant belge dimanche soir. BMW n’a toujours pas gagné dans la catégorie reine du WEC.

La vie, la mort

Le moment le plus émouvant (et inattendu) de ces 6 Heures d’Imola eût lieu lors de la conférence de presse suivant l’arrivée. Et il concerne justement la BMW victorieuse en LMGT3.  

Un confrère italien interrogea les pilotes sur l’accident mortel survenu à l’occasion de la première course de qualification des 24 Heures du Nürburgring, ce samedi. 

Impliqué dans un accrochage en début d’épreuve sur la Nordschleife, le pilote amateur finlandais Juha Miettinen n’a pas survécu à ses blessures. 

Dirigeant d’entreprise dans le civil et gentleman driver le week-end, l’Américain Anthony McIntosh se saisit du micro de la salle de presse. Son message détonait au milieu des banalités habituelles des sports mécaniques. 

« J’ai commencé la course automobile parce que j’ai failli mourir. J’étais à l’hôpital et je pensais que c’était la fin. J’ai dit adieu à mes enfants, ce qui est très douloureux, et c’était vraiment tragique ».

Il était alors atteint d’une infection bactérienne attaquant son système nerveux, générant des douleurs insupportables et la perte de l’ouïe ou de la vue. Pour vaincre la douleur, l’entrepreneur songeait à ce qu’il ferait s’il sortait un jour vivant de cette épreuve.

Le traitement préconisé par les médecins porta ses fruits. McIntosh rembobina : « J’ai cherché sur Google comment obtenir une licence de pilote simplement parce que je voulais conduire une voiture de course sur circuit, et ça m’a entraîné dans l’univers de l’IMSA et a lancé ma carrière de pilote ». 

« Alors, je pense qu’en course automobile, une passion qui me tient tant à cœur, on est sur un fil : si c’est quelque chose qu’on aime vraiment, si j’étais dans cette situation, oui, je serais très triste pour tous ceux qui m’entourent. »

« Je suis tellement passionné que si je devais mourir – je parle en mon nom –, je sais au fond de moi que j’aurais accompli quelque chose d’important. Je suis tellement chanceux et reconnaissant de faire ce que j’aime vraiment et qui me passionne ». 

Un ange passa. Puis des applaudissements claquèrent. 

A lire sur Le Blog Auto :

Le grand bloc-notes des 12 Heures de Sebring

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Volkswagen investit 10 milliards en Espagne pour l’électrique

22 avril 2026 à 14:06

Volkswagen investit 10 milliards d’euros en Espagne pour produire jusqu’à 300 000 véhicules électriques par an.

Le groupe Volkswagen engage un investissement massif de 10 milliards d’euros en Espagne afin de renforcer et accélérer sa stratégie de production de véhicules électriques en Europe. Cette initiative industrielle d’envergure s’inscrit dans une dynamique de transformation profonde du secteur automobile, marquée par l’électrification des gammes, la montée en puissance des plateformes dédiées et une concurrence internationale de plus en plus intense sur le segment des voitures électriques.

Annoncé par le PDG Oliver Blume lors de la présentation du modèle CUPRA Raval à Barcelone, ce plan industriel confirme le rôle central de l’Espagne dans la stratégie du constructeur allemand. L’objectif est clair : structurer une chaîne de valeur complète dédiée à la mobilité électrique, depuis la production des batteries jusqu’à l’assemblage final des véhicules.

Une chaîne de production électrique intégrée

L’investissement de Volkswagen couvre l’ensemble du cycle industriel lié à la fabrication des véhicules électriques. Cela inclut notamment la production des batteries dans une usine située à Sagunto, ainsi que l’assemblage final des véhicules dans l’usine de Martorell. Cette organisation industrielle vise à optimiser la logistique, réduire les coûts de production et renforcer la compétitivité des modèles électriques sur le marché européen.

La capacité annoncée du site espagnol atteint jusqu’à 300 000 véhicules électriques par an. Cette montée en puissance industrielle doit permettre au groupe de soutenir une gamme élargie de modèles et de répondre à une demande croissante en matière de mobilité électrique.

Parmi les véhicules concernés figurent plusieurs modèles stratégiques du groupe, notamment le CUPRA Raval et la future Volkswagen ID. Polo. Ces modèles s’inscrivent dans la nouvelle génération de voitures électriques compactes destinées au marché européen, où la demande pour des véhicules urbains électrifiés ne cesse de progresser.

Une gamme électrique basée sur la plateforme MEB+

La production espagnole de Volkswagen reposera sur la plateforme modulaire MEB+, une architecture technique dédiée aux véhicules électriques du groupe. Cette base commune permettra de produire plusieurs modèles aux positionnements différents tout en optimisant les coûts industriels et les performances de production.

Outre la CUPRA Raval et la Volkswagen ID. Polo, d’autres modèles sont également concernés par cette stratégie industrielle. Il s’agit notamment des ID. Cross, Epiq et ID. Polo GTI, qui viendront compléter une gamme électrique de plus en plus diversifiée. Cette approche repose sur une mutualisation des composants et des technologies afin d’accélérer le développement de nouveaux modèles.

Cette stratégie industrielle s’inscrit dans une logique de standardisation des plateformes, un élément clé de la transition vers l’électromobilité dans l’industrie automobile mondiale. Elle permet également de réduire les délais de mise sur le marché tout en garantissant une cohérence technologique entre les différents modèles du groupe.

L’Espagne, un hub stratégique pour Volkswagen

Le choix de l’Espagne comme centre de production pour cette nouvelle phase d’électrification repose sur plusieurs facteurs industriels et économiques. Selon Oliver Blume, le pays dispose d’une infrastructure industrielle solide, de coûts de main-d’œuvre compétitifs et d’une expertise reconnue dans le secteur manufacturier automobile.

Au-delà de ces éléments, Volkswagen considère également l’Espagne comme un pilier stratégique dans sa politique d’électrification européenne. Le pays devient ainsi un hub majeur pour la production de véhicules électriques destinés au marché continental.

Dans ce contexte, le groupe allemand entend également défendre un cadre concurrentiel équitable, notamment face à la montée en puissance des constructeurs chinois sur le marché européen des véhicules électriques. Cette dimension concurrentielle s’inscrit dans une dynamique globale de restructuration du secteur automobile.

Une stratégie industrielle tournée vers 2026

Cet investissement de 10 milliards d’euros vise à renforcer durablement la position de Volkswagen sur le marché des véhicules électriques. Le groupe entend consolider son leadership dans un environnement de plus en plus concurrentiel, où les constructeurs multiplient les lancements de modèles électrifiés.

Les véhicules issus de cette nouvelle stratégie industrielle devraient jouer un rôle important dans les lancements prévus à partir de 2026. Ils participeront également à l’évolution globale du marché automobile européen vers une mobilité plus électrique et plus durable.

Notre avis, par leblogauto.com

L’investissement de Volkswagen en Espagne confirme une stratégie industrielle clairement orientée vers l’électrification massive de sa gamme. La mise en place d’un site capable de produire jusqu’à 300 000 véhicules électriques par an illustre l’ampleur du projet. L’intégration de la chaîne de valeur, des batteries à l’assemblage, renforce la logique de compétitivité du groupe. Enfin, l’utilisation de la plateforme MEB+ montre une volonté de standardisation visant à optimiser les coûts et accélérer les lancements futurs.

Crédit illustration : Cupra.

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Geely E2 : une production européenne en discussion

22 avril 2026 à 12:12

La Geely E2, citadine électrique de 325 km d’autonomie, pourrait être assemblée en Espagne dans l’usine Ford de Valence.

Le constructeur chinois Geely pourrait franchir une nouvelle étape dans sa stratégie d’expansion en Europe avec la possible production locale de son véhicule électrique compact E2. Ce modèle du segment B, également connu sous le nom d’EX2, est actuellement au cœur de discussions industrielles avec Ford. L’objectif envisagé serait son assemblage dans l’usine de Valence, en Espagne, un site déjà intégré aux chaînes de production du constructeur américain.

Ce projet, encore en phase de négociation, s’inscrit dans une dynamique plus large de localisation de la production automobile électrique. Dans un contexte de transition énergétique et de pression concurrentielle accrue sur le marché européen, cette initiative pourrait permettre à Geely de renforcer sa présence sur un segment en forte croissance, celui des citadines électriques abordables.

Production européenne envisagée à Valence

Selon les informations disponibles, Geely serait en pourparlers avancés avec Ford afin d’envisager l’assemblage de la Geely E2 dans l’usine d’Almussafes, située à Valence. Ce site industriel, actuellement dédié principalement à la production du Ford Kuga, dispose de capacités qui pourraient être partiellement réorientées en fonction d’un éventuel nouvel accord industriel.

La marque chinoise aurait déjà entamé des échanges avec plusieurs fournisseurs locaux, un indicateur souvent interprété comme un signe de préparation concrète à une future production. Cette démarche s’inscrit dans une logique industrielle visant à réduire les coûts logistiques et à adapter les chaînes d’approvisionnement aux exigences du marché européen.

Pour l’Espagne, l’arrivée potentielle d’un tel projet représenterait un enjeu économique notable, notamment en termes de maintien de l’activité industrielle et d’optimisation des capacités de production existantes.

Une citadine électrique de segment B

Le Geely E2 repose sur la plateforme GEA et se présente sous la forme d’une berline compacte cinq portes mesurant 4,14 mètres de long. Positionné sur le segment B, il vise directement le cœur du marché européen des voitures électriques urbaines.

Dans sa configuration destinée à l’Europe, le modèle devrait embarquer un moteur électrique développant environ 116 chevaux, associé à une batterie d’une capacité de 39,4 kWh. Cette combinaison technique permettrait d’atteindre une autonomie annoncée d’environ 325 kilomètres selon le cycle WLTP, une donnée cohérente avec les attentes actuelles du marché des citadines électriques.

La recharge rapide constitue également un argument important du véhicule, avec la possibilité de passer de 0 à 80 % en environ 25 minutes, grâce à une puissance de charge pouvant atteindre 70 kW. Ces caractéristiques placent le modèle dans une logique de polyvalence urbaine et périurbaine, adaptée aux usages quotidiens.

Un positionnement stratégique sur le marché européen

L’éventuelle production locale du Geely E2 en Europe s’inscrit dans une stratégie industrielle visant à renforcer la compétitivité prix du modèle. En réduisant les coûts liés au transport et aux droits d’importation, Geely pourrait proposer une alternative plus agressive sur le segment des voitures électriques compactes.

Le modèle serait ainsi positionné face à plusieurs références du marché européen et asiatique, notamment la Renault 5, la Citroën ë-C3 ou encore la BYD Dolphin. Ces véhicules incarnent aujourd’hui la montée en puissance de la mobilité électrique accessible, un segment particulièrement disputé.

Au-delà de l’aspect commercial, ce projet illustre également la montée en puissance des constructeurs chinois sur le marché européen. La localisation de la production apparaît comme un levier stratégique majeur pour s’adapter aux réglementations, réduire les coûts et renforcer l’acceptabilité des marques sur le continent.

Si l’accord entre Geely et Ford venait à être confirmé, il pourrait marquer une nouvelle étape dans la transformation du paysage automobile européen, où les alliances industrielles et les coopérations internationales deviennent de plus en plus structurantes.

Notre avis, par leblogauto.com

Le projet de production européenne du Geely E2 illustre une tendance de fond : la montée en puissance des constructeurs chinois sur le marché automobile européen. La possible fabrication dans l’usine Ford de Valence montre une optimisation des capacités industrielles existantes. Le positionnement du modèle sur le segment B électrique le place en concurrence directe avec plusieurs citadines déjà bien implantées. Enfin, cette stratégie de localisation pourrait renforcer la compétitivité prix du véhicule tout en accélérant son intégration sur le marché européen.

Crédit illustration : Geely.

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Hyundai IONIQ 3 : une compacte électrique qui change les priorités ?

22 avril 2026 à 08:50

Hyundai dévoile l’IONIQ 3, une nouvelle compacte 100 % électrique pensée pour l’Europe. Le modèle mise sur une approche centrée sur l’usage quotidien, avec un accent sur l’habitabilité et la simplicité technologique. Si elle n’est pas un « game changer », voici ce qu’il faut retenir.

Une nouvelle silhouette pour concilier espace et aérodynamisme

L’IONIQ 3 inaugure un profil baptisé « Aero Hatch ». Cette silhouette associe une ligne de toit étirée et un arrière incliné afin d’améliorer l’efficacité aérodynamique tout en préservant l’espace intérieur. Certains la compare au Veloster du même constructeur (ce dernier était un coach).

Le constructeur annonce un coefficient de traînée d’environ 0,263, parmi les plus bas du segment. Ce travail sur la carrosserie vise aussi à optimiser la garde au toit et le confort aux places arrière. On notera des astuces de design comme la couleur en biseau sur le haut des portières pour accentuer l’effet incliné.

Côté dimensions, le modèle reste compact avec une longueur d’environ 4,16 m, mais bénéficie d’un empattement de 2,68 m pour maximiser l’espace à bord. Pour comparer, la Mégane 3 (thermique) mesure 4,295 m de long, avec un empattement de 2,641 m. On devrait donc avoir plus de place intérieure pour moins de longueur.

Deux batteries et jusqu’à près de 500 km d’autonomie

Reposant sur la plateforme électrique E-GMP en architecture 400 volts, l’IONIQ 3 propose deux configurations :

  • Une batterie standard de 42,2 kWh avec plus de 335 km d’autonomie WLTP
  • Une batterie longue autonomie de 61 kWh visant plus de 490 km

La recharge rapide permet de passer de 10 à 80 % en environ 29 minutes en courant continu. En courant alternatif, le chargeur embarqué accepte jusqu’à 22 kW. C’est peut-être là que le bât blesse avec l’absence d’une batterie 800 volts qui permettrait une charge plus rapide.

Un habitacle spacieux malgré un format compact

Hyundai met en avant un intérieur conçu comme un « espace aménagé », avec un plancher plat et une organisation pensée pour améliorer le confort. En revanche, on trouve cet intérieur « tristounet » avec du noir partout (à l’asiatique), et le sempiternel écran central qui mange tout le tableau de bord.

On notera les instruments affichés sur un petit écran placé loin et haut devant le conducteur. En théorie, on gagne un peu de temps pour accommoder la vision.

L’IONIQ 3 propose cinq places réelles, avec la possibilité d’accueillir trois adultes à l’arrière. Le passager du milieu sera, comme très souvent, sur une bosse pas forcément confortable.

Le coffre affiche un volume de 441 litres, complété par un espace de rangement supplémentaire sous le plancher.

Dimensions (mm) Longueur 4,155 (Base)
4,170 (N Line)
  Largeur 1,800
  Hauteur 1,505
  Empattement 2,680
Batterie haute tension   Capacité

42.2 kWh (batterie standard)

61 kWh (batterie longue autonomie) 

  Recharge

Recharge rapide CC : 10-80% en 29 min environ (batterie standard) /  30 min (batterie longue autonomie) 

Chargeur embarqué CA pour fonction V2X de 11 kW (de série) ou 22 kW (en option) 

  Puissance max. en Kw  119 kW (batterie standard) / 110 kW (batterie longue autonomie) 
Performances Vitesse max. 170 km/h
  0-100 km/h 9.0 s (batterie standard)
9.6 s (batterie longue autonomie)

Une interface basée sur Android Automotive

Le modèle introduit en Europe le système d’infodivertissement Pleos Connect, basé sur Android Automotive. Il est associé à un écran pouvant atteindre 14,6 pouces.

Parmi les fonctionnalités annoncées :

  • Accès sans clé via smartphone (Digital Key 2)
  • Planificateur d’itinéraires pour véhicules électriques
  • Fonction Plug & Charge
  • Recharge bidirectionnelle (V2L)

L’objectif affiché est de simplifier l’usage quotidien plutôt que d’ajouter de la complexité., Ca, c’est la promesse de tous les constructeurs. Mais ce que veulent les acheteurs, c’est de ne pas attendre à la station de charge, et là, cette Ioniq 3 ne semble pas faire de miracle.

Aides à la conduite et sécurité

L’IONIQ 3 embarque les systèmes d’aide à la conduite Hyundai SmartSense, incluant notamment :

  • Assistance à la conduite sur autoroute (niveau 2)
  • Stationnement à distance
  • Caméras panoramiques et angles morts
  • Sept airbags de série

Des phares LED intelligents complètent l’équipement.

Une production presque européenne

Le modèle est conçu pour le marché européen et sera produit en Turquie, dans l’usine d’İzmit. Il développe jusqu’à 147 ch, pour une vitesse maximale annoncée de 165 km/h.

Notre avis, par leblogauto.com

Vous l’aurez deviné en lisant cet article, on reste circonspect face à cette nouveauté. Ce n’est pas un « game changer » même si sur le papier elle semble dans la norme actuelle des VE compacts. Renault Megane E-Tech par exemple, qui commence à dater, annonce 60 kWh de batterie et 468 km WLTP pour un même gabarit.

Cette Ioniq 3 complète la gamme, et est typée européenne. Elle devrait trouver sa clientèle pour peu que les tarifs suivent.

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