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12 Heures de Sebring 2026 : le grand bloc-notes du week-end

23 mars 2026 à 21:57

Porsche a remporté la 74e édition des 12 Heures de Sebring, course référence de l’endurance nord-américaine et deuxième manche du championnat IMSA. C’est la 20e victoire de la marque allemande au classement général dans cette épreuve emblématique.

Après un tour d’horloge, la Porsche 963 n°7 de l’équipe Porsche Penske s’est imposée sous le damier pour 1,5 seconde face à la voiture sœur. La victorieuse était pilotée par Felipe Nasr, Laurin Heinrich et Julien Andlauer. Le trio confirme ainsi son succès acquis en janvier lors des 24 Heures de Daytona.

Les Porsche 963 ont mené 273 des 343 tours de course, soit 79,6 % de la course. Et au classement des moyennes chronométriques réalisé par The B-Pillar, les six titulaires étaient aux six premières places sur les 33 pilotes de la catégorie GTP. Voilà qui est parlant.

Polémique chez Porsche

Pourtant, cette édition des 12 Heures de Sebring n’a pas été un fleuve tranquille. La lutte entre la n°7 de Felipe Nasr et la n°6 pilotée par Kévin Estre en fin de course a généré une polémique. Grognements à la radio et échanges de positions ont émaillé les 100 dernières minutes, disputées de nuit et hachées par trois neutralisations.

Estre n’était pas très content de sa deuxième place finale. Le Français s’en expliquait lors de la conférence de presse d’après-course :

« À un moment, il y a eu une consigne depuis le muret qui n’a pas été respectée. (…) Je pense que nous devions tous faire la même chose, mais d’une certaine manière Felipe [Nasr] a fait autre chose. »

À une heure de l’arrivée, la Porsche n°7 a pris le dessus sur la n°6 à l’approche de la périlleuse courbe de Sunset. « Il y aura toujours différentes versions, a répondu Felipe Nasr. La mienne, celle de l’équipe, celle des autres pilotes. Moi, je suis là pour gagner. »

« On a eu des décisions difficiles à prendre aujourd’hui, mais on a pris les bonnes pour finir 1 et 2 », a justifié Jonathan Diuguid. Le président du Team Penske était interrogé sur les ondes d’IMSA Radio.

12 Heures de Sebring : les autres, loin derrière

La principale opposition a été la Cadillac n°31 de l’équipe Action Express/Whelen. Auteur de la pole position le vendredi, le Britannique Jack Aitken n’est pas parvenu à s’immiscer dans le duel entre les Porsche. Avec Earl Bamber et le jeune Frederik Vesti, ils sont classés troisièmes, à une dizaine de secondes de la victoire, après la disqualification de la n°10.

Plus tôt dans cette édition des 12 Heures de Sebring, la V-Series.R avait été percutée par la Porsche n°6. Earl Bamber, pilote de la Cadillac, n’était pas ravi :

« On s’est battus toute la journée, on a fait de notre mieux. Franchement, on avait une bonne voiture au départ, mais plus rien à la fin. Je ne sais pas si on a subi des dégâts suite à l’impact en début de course. On a été secoués, aucune pénalité de la direction de course, ce qui était surprenant, et c’est tout. »

Comme toujours, Renger van der Zande ou Tom Blomqvist ont porté aux avant-postes les Acura ARX-06. Mais une série de pénalités en fin de course ont empêché les voitures de l’équipe Meyer-Shank de se mêler à la lutte dans le money time.

BMW doit encore apprendre

Désormais chargée de représenter les intérêts de BMW aux États-Unis, l’équipe belge WRT poursuit son apprentissage. La n°25 a terminé à 14 tours, après avoir été percutée par une Ferrari de la catégorie GTD. La n°24 affiche une cinquième place finale.

« Nous avons eu beaucoup de mal en qualifications à trouver les bons réglages pour la voiture, détaillait Sheldon van der Linde, le pilote BMW le plus performant ce week-end. Le même problème qu’à Daytona, mais nous avons prouvé que nous avons une bien meilleure voiture de course sur les longues distances. »

« Je suis plutôt content d’avoir réussi à remonter de la 8e place sur la grille, mais en même temps déçu de ne pas être monté sur le podium alors que nous étions troisièmes et quatrièmes pendant un moment. »

Nous avons attiré votre attention il y a quelques jours sur le profil du jeune américain Kaylen Frederick. Au jeu des 50 % de meilleurs tours, ce pilote de 23 ans, tout frais issu de la monoplace, s’est montré le plus rapide de son équipage à bord de la Porsche n°5 de l’équipe JDC-Miller.

« Il y a eu de vraies bonnes choses ce week-end, mais la course n’est pas vraiment allée dans notre sens dans les moments clés », a-t-il écrit sur son compte Instagram. La 963 privée a terminé au 8e rang.

Et l’Aston Martin ? La Valkyrie lutta dans la deuxième moitié du top 10 avant de s’immobiliser en début de soirée. La voiture regagna son garage, derrière le muret des stands, alors qu’Alex Riberas était au volant. Elle a tout de même terminé la course avec 12 tours de retard.

Questions pneumatiques

C’était la deuxième sortie des pneumatiques Michelin Pilot Endurance version 2026. À Sebring, toutes les équipes roulaient en « medium » dans cette gamme désormais composée de 50 % de matériaux recyclés ou durables. « Ce sera un vrai test pour la gamme 2026 », confiait le directeur de Michelin Motorsport, Matthieu Bonardel, avant l’épreuve disputée sur un tracé très exigeants avec force bosses, changements de revêtement et vibreurs.

Selon les techniciens de Michelin, la dégradation a été contenue par rapport à l’an dernier. Sur le sévère tracé floridien, la mise en température a surtout été optimisée. Les premiers tours, avec des pneus froids, sont désormais moins périlleux. Le gain se chiffre à 5 secondes par relais, contre 8 secondes à Daytona, circuit moins « énergétique ».

Après avoir testé abondamment ces gommes en conditions réelles, Cadillac, Aston Martin ou BMW cultivent un léger avantage. Il auront un peu plus d’expérience de ces nouveaux Michelin que d’autres en vue de l’ouverture du championnat du monde d’endurance (WEC) à Imola, le 20 avril.

12 Heures de Sebring : LMP2, GTD Pro, GTD…

En LMP2, la lutte a comme toujours été serrée. L’équipe United Autosport l’a emporté grâce à son Oreca n°2 pilotée par Mikkel Jensen, Hunter McElrea et Phil Fayer. Rappelons ici que la structure sera la colonne vertébrale de la future équipe McLaren en mondial.

Notons aussi que Phil Fayer est un profil intéressant. Classé bronze, ce gentleman driver canadien courut en Formule Atlantic au début des années 2000. Il fonda ensuite l’entreprise Nuvei, acteur majeur du paiement électronique sur le continent.

« J’ai adoré chaque minute dans la voiture, réagissait-il à l’arrivée, j’étais triste quand je finissais mon relais. Mais j’étais content quand ils roulaient aussi pour remonter au classement. »

En GTD Pro, la Porsche Manthey n°911 de Ricardo Feller, Klaus Bachler et Thomas Preining s’est imposée devant une autre Porsche 911 GT3 R. Ce dernier a été l’un des pilotes les plus impressionnants ce week-end.

C’était le duel des livrées : mythique au Nürburgring et pour sa première victoire en IMSA, la Porsche « Grello » a battu la Porsche « Roxy » à la célèbre déco de reptile.

12 Heures de Sebring : Fuoco en feu

En GTD, Antonio Fuoco a été la star de la course. Il s’est imposé dans cette classe avec Simon Mann et Lilou Wadoux au volant de la Ferrari 296 GT3 Evo n°21. C’est la première victoire de la version évoluée de la berlinette italienne.

L’Italien subit trois pénalités pour divers accrochages et une infraction de l’équipe AF Corse dans les stands. 7e à une demi-heure de l’arrivée, il est parvenu à l’emporter après avoir doublé l’Aston Martin n°27 de Tom Gamble dans le dernier tour de course…

Les pilotes officiels Ferrari habituellement engagés en Hypercar ont aussi féraillé en piste. Miguel Molina (Ferrari n°033) a été percuté par Fuoco, son habituel partenaire dans la 499P n°50.

« On s’est mal compris, on va se parler », a déclaré le Calabrais. Espérons pour eux qu’ils le feront vite. En tout cas, avant le coup d’envoi du championnat du monde dans moins d’un mois à Imola (Italie).

Cette édition marquait aussi les débuts de la Lamborghini Temerario GT3 en compétition. Moins sonore que sa devancière — l’Huracan — elle est toujours habillée du plaid rouge et noir de l’écurie Pfaff Motorsport.

Franck Perera, Andrea Caldarelli et Sandy Mitchell ont terminé à la 10e place dans la classe GTD Pro. La course de la Temerario a été marquée par quelques soucis de freins dans les dernières heures. Rien de bien inquiétant pour un programme qui n’en est qu’à ses balbutiements.

La prochaine manche de l’IMSA se tiendra à Long Beach, mi-avril.

A lire sur Le Blog Auto.

5 pilotes à suivre à Sebring

Le grand bilan des 24 Heures de Daytona 2026

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Une des 11452 Audi Quattro produites reçoit un moteur V8 de 600 chevaux

23 mars 2026 à 16:20
Une des 11452 Audi Quattro produites reçoit un moteur V8 de 600 chevaux

L’univers des restomods vient de découvrir son nouveau projet le plus audacieux. Audacious Automotive, une entreprise spécialisée dans la transformation de légendes automobiles, s’attaque à l’un des modèles les plus emblématiques d’Audi : l’Ur-Quattro. Mais ce n’est pas n’importe quelle transformation. Cette Quattro va recevoir un traitement radical avec un V8 de 600 chevaux et un kit carrosserie widebody digne des plus grandes compétitions mondiales.

Pour comprendre l’ampleur de ce projet, il faut rappeler que seulement 11 452 exemplaires de l’Ur-Quattro ont été produits entre 1980 et 1991. Transformer l’une de ces raretés pourrait sembler sacrilège pour les puristes, mais le résultat promet d’être spectaculaire. Mac Zaglewski, fondateur d’Audacious Automotive, a une vision claire : créer la Quattro qu’Audi aurait pu développer si la marque avait continué à faire évoluer ce modèle mythique.

Une des 11452 Audi Quattro produites reçoit un moteur V8 de 600 chevaux

Un héritage automobile révolutionnaire transformé

L’Audi Quattro originale a littéralement changé le paysage automobile moderne. Sans cette voiture, Audi ne serait pas la marque que nous connaissons aujourd’hui. Son système de transmission intégrale permanent a prouvé que la traction sur les quatre roues n’était pas réservée aux véhicules tout-terrain, mais pouvait considérablement améliorer les performances et la sécurité des voitures de route.

L’histoire de cette révolution commence avec Jörg Bensinger, ingénieur en châssis chez Audi dans les années 1970. Observant les performances remarquables du Volkswagen Iltis dans la neige grâce à son système quatre roues motrices, il a imaginé adapter cette technologie aux voitures de tourisme. Cette intuition géniale a donné naissance à l’un des systèmes de transmission les plus copiés de l’industrie automobile.

Aujourd’hui, une grande partie des berlines premium et de luxe proposent la transmission intégrale en série ou en option. Mercedes avec son 4MATIC, BMW avec son xDrive, ou encore Subaru avec son système Symmetrical AWD, tous s’inspirent directement de l’héritage Quattro. Le projet d’Audacious Automotive s’inscrit dans cette lignée en poussant le concept encore plus loin.

Le processus de transformation a débuté par un décapage complet de la carrosserie. La voiture a été entièrement démontée et traitée pour éliminer toute trace de corrosion et préparer la surface pour les modifications majeures. Les ailes avant élargies ont été testées et ajustées avec une précision millimétrique, tandis que les passages de roues arrière ont reçu un traitement widebody qui ne dépareillerait pas sur une voiture de rallye mondial.

Une des 11452 Audi Quattro produites reçoit un moteur V8 de 600 chevaux

Un cœur de RS4 pour des performances démesurées

Le choix du moteur constitue l’élément le plus controversé mais aussi le plus excitant de cette transformation. Fini le mythique 5 cylindres turbo de 2,1 litres qui développait 197 chevaux en version européenne (et seulement 160 chevaux aux États-Unis à cause des normes antipollution plus strictes). À la place, Audacious Automotive a opté pour le V8 4,2 litres atmosphérique de l’Audi RS4 B7, une mécanique légendaire qui équipait également la R8 de première génération.

Cette décision ne relève pas du simple désir d’avoir plus de puissance. Mac Zaglewski explique que choisir le 5 cylindres moderne d’une RS3 aurait impliqué d’utiliser le système Haldex, une transmission intégrale à embrayage multidisques très différente du système Torsen original de l’Ur-Quattro. Le Haldex privilégie normalement les roues avant et n’engage les roues arrière qu’en cas de patinage, modifiant complètement le comportement routier caractéristique de la Quattro.

Le V8 de la RS4 B7 permet de conserver une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports, élément essentiel pour préserver l’âme de la voiture originale. Dans sa configuration d’origine, ce moteur développait déjà 414 chevaux, soit plus du double de la puissance de l’Ur-Quattro d’origine. Mais Audacious Automotive ne s’arrête pas là.

L’objectif affiché est d’atteindre 600 chevaux grâce à l’ajout d’un compresseur volumétrique et à une reprogrammation complète de la gestion moteur. Cette puissance pharaonique transformera complètement le caractère de la voiture, la propulsant dans une autre dimension de performances. Pour donner une idée de l’évolution, la version la plus puissante de l’Ur-Quattro, équipée du 5 cylindres 20 soupapes, ne développait que 220 chevaux.

Un projet qui divise mais fascine la communauté automobile

Ce type de projet soulève inévitablement des débats passionnés dans la communauté des amateurs d’automobiles classiques. D’un côté, les puristes considèrent qu’une Ur-Quattro authentique devrait être préservée dans son état d’origine, surtout compte tenu de sa rareté. Avec moins de 12 000 exemplaires produits, chaque voiture sacrifiée pour un restomod représente une perte irréversible du patrimoine automobile.

De l’autre côté, les partisans de ce projet soutiennent qu’il s’agit d’une évolution naturelle qui honore l’esprit pionnier d’Audi. La marque aux anneaux a toujours été à l’avant-garde de la technologie, et cette Quattro survitaminée incarne parfaitement cette philosophie d’innovation constante. Elle représente ce qu’aurait pu devenir l’Ur-Quattro si Audi avait continué à la développer au lieu de l’abandonner en 1991.

Les modifications esthétiques ne se limitent pas aux élargisseurs d’ailes. L’ensemble de la carrosserie a été repensé pour accueillir des pneumatiques beaucoup plus larges et améliorer l’aérodynamisme à haute vitesse. Les passages de roues sculptés rappellent les voitures de Groupe B qui ont marqué l’âge d’or du rallye dans les années 1980, période où l’Ur-Quattro régnait sur les spéciales.

L’attention portée aux détails techniques est remarquable. Le système de refroidissement a été entièrement repensé pour gérer la chaleur supplémentaire générée par le V8 suralimenté. Les freins ont été dimensionnés en conséquence, avec des disques et des étriers capables de stopper efficacement les 600 chevaux annoncés. La suspension a également été revue pour exploiter au mieux le potentiel de ce nouveau groupe motopropulseur.

Mac Zaglewski et son équipe chez Audacious Automotive travaillent avec la précision d’une équipe de Formule 1. Chaque modification est calculée, testée et validée avant d’être définitivement intégrée. Le résultat final promet d’être un parfait équilibre entre respect de l’héritage et innovation technologique moderne.

Cette Audi Quattro V8 widebody représente bien plus qu’un simple projet de garage. Elle incarne une vision de ce que pourrait être l’automobile de passion demain : respectueuse du passé mais résolument tournée vers l’avenir. Que l’on soit pour ou contre ce type de transformation, impossible de nier l’expertise technique et la passion qui animent ce projet hors norme.

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Geely dépasse les attentes grâce à ses ventes record

23 mars 2026 à 15:04

Geely affiche un bénéfice record en 2025, porté par ses ventes en hausse et sa progression face à BYD sur le marché automobile mondial.

Le constructeur automobile chinois Geely Automobile Holdings Ltd. a enregistré un bénéfice annuel supérieur aux prévisions des analystes, atteignant un niveau record en 2025. Cette performance confirme la montée en puissance du groupe dans un secteur automobile en pleine mutation, marqué par la transition vers les véhicules électriques, la concurrence accrue entre constructeurs asiatiques et la course aux parts de marché mondiales. Alors que Geely se rapproche des volumes de ventes du leader BYD Co., l’entreprise consolide sa position parmi les acteurs majeurs de l’industrie automobile chinoise et internationale.

Des résultats financiers en forte progression

Le revenu net de Geely a atteint 16,85 milliards de yuans (environ 2,4 milliards de dollars) en 2025, en légère hausse par rapport aux 16,81 milliards de yuans enregistrés l’année précédente. Ce chiffre dépasse la moyenne des estimations des analystes, qui s’établissait à 16,5 milliards de yuans selon les données compilées par Bloomberg. Dans le même temps, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 25 %, pour atteindre 345,2 milliards de yuans, illustrant une dynamique commerciale soutenue.

Cette croissance s’inscrit dans un contexte de montée en gamme et d’élargissement de la gamme de modèles, avec une contribution notable des berlines EX2 et des véhicules utilitaires de la marque Zeekr. Ces modèles ont contribué à renforcer l’attractivité du groupe sur le segment des véhicules électriques et hybrides, un marché clé dans l’évolution actuelle de l’industrie automobile mondiale.

En excluant certains éléments exceptionnels, tels que les gains de change et les cessions d’actifs, le bénéfice de Geely aurait même progressé de 36 %, témoignant d’une amélioration opérationnelle significative. Malgré ces résultats solides, l’action du groupe a reculé de 3,7 % à la Bourse de Hong Kong, dans un mouvement interprété par certains analystes comme une prise de bénéfices après l’annonce de résultats déjà anticipés par les investisseurs.

Une stratégie de consolidation et d’expansion internationale

Geely poursuit une stratégie de transformation ambitieuse depuis fin 2024, articulée autour d’une rationalisation de ses activités et d’une meilleure intégration de ses marques. Dans le cadre de sa stratégie dite de « Déclaration de Taizhou », le groupe a engagé une consolidation de ses filiales, notamment en rapprochant Zeekr et Lynk & Co de son entité cotée à Hong Kong. Cette restructuration vise à réduire les coûts, améliorer les synergies industrielles et renforcer la compétitivité globale du constructeur.

Parallèlement, Geely intensifie ses efforts dans le domaine de la conduite intelligente, avec des investissements visant à développer des technologies comparables aux systèmes avancés d’assistance à la conduite proposés par d’autres acteurs majeurs du secteur automobile. Cette orientation s’inscrit dans une tendance plus large de digitalisation et d’innovation technologique qui caractérise aujourd’hui l’industrie automobile.

Sur le plan international, le groupe accélère également son développement à l’export. Geely prévoit d’ouvrir un réseau de 1 300 points de vente de la marque Geely et 500 pour Zeekr à l’étranger, tout en établissant des filiales dans plusieurs pays, dont le Mexique et le Chili. Ces initiatives traduisent une volonté claire d’accroître la présence du constructeur sur les marchés mondiaux et de réduire sa dépendance au marché domestique chinois.

Une croissance des ventes et une concurrence renforcée

Les performances commerciales de Geely se traduisent par une augmentation significative des volumes de ventes. En 2025, les ventes totales du groupe, incluant les marques Zeekr et Lynk & Co, ont progressé de près de 40 % pour atteindre 3 millions d’unités. Certains modèles ont particulièrement contribué à cette dynamique, à l’image du Xingyuan (EX2 à l’international), qui s’est imposé comme le véhicule le plus vendu en Chine en 2025. De son côté, le SUV de luxe Zeekr 9X a dominé les ventes sur le segment des véhicules à plus de 500 000 yuans.

Geely a également réussi à gagner des parts de marché face à BYD en Chine et a même dépassé ce الأخير en termes de ventes mondiales sur les deux premiers mois de 2026. Cette évolution illustre l’intensification de la concurrence entre les deux constructeurs, chacun cherchant à s’imposer comme leader sur le marché des véhicules électriques et hybrides.

Toutefois, malgré cette progression en volume, Geely reste en retrait par rapport à BYD en termes de revenus et de bénéfices, en raison notamment des économies d’échelle plus importantes de son concurrent et de sa chaîne d’approvisionnement verticalement intégrée, qui lui permet de mieux contrôler ses coûts de production.

Les exportations de Geely, en revanche, restent un point de vigilance. En 2025, elles ont atteint 420 097 unités, un niveau stable par rapport à l’année précédente, alors que la demande en Russie a ralenti. À titre de comparaison, les ventes à l’international de BYD ont fortement progressé, enregistrant une hausse de 150 % pour atteindre 1,05 million d’unités. Geely ambitionne néanmoins de porter ses exportations à 640 000 unités en 2026, soutenant ainsi sa stratégie d’expansion globale dans un marché automobile de plus en plus compétitif.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats de Geely confirment une dynamique de croissance solide, portée par une hausse significative des ventes et une stratégie de consolidation efficace. La montée en puissance de ses modèles électriques et l’expansion internationale du groupe renforcent sa compétitivité face à des concurrents majeurs comme BYD. Toutefois, l’écart en matière de rentabilité et d’intégration industrielle reste un facteur clé qui distingue encore les deux constructeurs. La progression de Geely dépendra en grande partie de sa capacité à accélérer ses exportations et à optimiser ses marges dans un environnement automobile mondial très concurrentiel.

Crédit illustration : Geely.

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VE : 2,3 millions de barils évités par jour en 2025

23 mars 2026 à 13:12

Les véhicules électriques ont évité 2,3 millions de barils de pétrole par jour en 2025, renforçant leur rôle clé dans l’industrie automobile.

L’essor des véhicules électriques (VE) transforme en profondeur le marché automobile mondial et son impact sur la consommation de carburants fossiles. En 2025, l’adoption croissante de ces modèles électrifiés a permis d’éviter l’utilisation de 2,3 millions de barils de pétrole par jour, selon une analyse de BloombergNEF. Ce basculement progressif vers la mobilité électrique s’inscrit dans un contexte marqué par la volatilité des prix de l’essence, notamment en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Une transition énergétique portée par l’automobile électrique

La montée en puissance des véhicules électriques, qu’il s’agisse de voitures particulières, de deux-roues ou de flottes professionnelles, contribue à réduire la dépendance mondiale au pétrole. Cette mutation du parc automobile s’appuie sur une électrification accélérée des motorisations, soutenue par les avancées technologiques des batteries lithium-ion et par la diversification de l’offre des constructeurs automobiles.

Selon BloombergNEF, les économies de pétrole réalisées grâce aux VE devraient continuer à progresser au cours des prochaines années. D’ici 2030, la consommation évitée pourrait atteindre 5,25 millions de barils par jour dans un scénario de transition économique. Ce scénario repose sur l’adoption de technologies rentables plutôt que sur des politiques exclusivement orientées vers les objectifs climatiques.

Les deux-roues et trois-roues électriques jouent aujourd’hui un rôle central dans cette dynamique. Leur déploiement rapide, en particulier dans les pays en développement, explique une part importante de la baisse de la consommation de carburant routier. Toutefois, la croissance du segment des voitures électriques devrait progressivement prendre le relais et accentuer la réduction de la demande en pétrole dans le secteur automobile.

Des impacts économiques majeurs pour les marchés mondiaux

Un rapport distinct du groupe de réflexion Ember estime que les véhicules électriques ont permis d’éviter la consommation de 1,7 million de barils de pétrole par jour en 2025. Cet écart avec les chiffres de BloombergNEF s’explique par des hypothèses plus prudentes, notamment concernant l’utilisation réelle des hybrides rechargeables.

Au-delà de la seule réduction de la consommation de carburant, les véhicules électriques génèrent des bénéfices économiques significatifs pour les grandes régions importatrices de pétrole. Selon Ember, au prix actuel de 80 dollars le baril, la Chine pourrait économiser plus de 28 milliards de dollars par an grâce à sa flotte de VE. L’Europe enregistrerait des économies estimées à 8 milliards de dollars, tandis que l’Inde atteindrait environ 600 millions de dollars par an.

Ces chiffres illustrent l’impact direct de l’électrification du parc automobile sur les balances commerciales et les politiques énergétiques nationales. En réduisant les importations de pétrole, les pays renforcent leur indépendance énergétique tout en amortissant les effets des fluctuations des prix des carburants.

Une adoption stimulée par la hausse des prix du carburant

Alors que la croissance des ventes de véhicules électriques devait initialement ralentir en 2025, plusieurs facteurs ont contribué à relancer la dynamique. La réduction de certaines subventions en Chine, les ajustements des politiques européennes concernant les moteurs thermiques et les évolutions réglementaires aux États-Unis avaient suscité des incertitudes dans le secteur automobile.

Cependant, la hausse des prix de l’essence, liée notamment au conflit au Moyen-Orient, a ravivé l’intérêt des consommateurs pour les motorisations électriques. Dans ce contexte, les véhicules électriques apparaissent de plus en plus compétitifs face aux modèles thermiques, notamment en termes de coût d’utilisation.

La progression des ventes est significative : les voitures électriques représentent désormais plus de 10 % des ventes totales dans 39 pays, contre seulement quatre en 2019. L’Asie se distingue particulièrement, avec des taux d’adoption élevés. En 2025, la Chine a franchi un cap symbolique en dépassant les 50 % de ventes de véhicules électriques, tandis que le Vietnam atteint 38 % et la Thaïlande 21 %.

Cette expansion rapide du marché des véhicules électriques contribue déjà à ralentir la croissance de la demande mondiale de pétrole. Elle confirme également le rôle central de l’industrie automobile dans la transition énergétique globale.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres avancés confirment l’impact tangible des véhicules électriques sur la consommation mondiale de pétrole. La dynamique observée repose autant sur des facteurs économiques que sur des contraintes géopolitiques. L’essor des deux-roues électriques souligne l’importance des marchés émergents dans cette transition. À moyen terme, la généralisation des voitures électriques devrait accentuer encore ces effets.

Crédit illustration : newssourcegy.

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Essai Renault Twingo E-Tech de 82 ch

23 mars 2026 à 13:00

Il y a 33 ans arrivait sur le marché cette drôle de grenouille, la Renault Twingo. Trois générations et 4 millions d’exemplaires vendus plus tard, voilà que le constructeur français nous refait le coup du revival, comme la R5, comme la R4. A-t-elle les armes pour s’imposer sur le marché de la citadine électrique ? Nous sommes allés en prendre le volant sur l’île d’Ibiza pour obtenir quelques éléments de réponse.

Quel look!

Le look, ça restera toujours en premier lieu une affaire de goût. Mais un design qui se distingue a toujours ce petit truc en plus qui donne une aura toute particulière à une voiture. La Twingo 2026 pourrait être l’une de celles-ci. La réinterprétation des lignes du modèle originel nous apparaît plutôt réussie. Les dimensions ont explosé, mais les proportions semblent même meilleures que celles de 1993. Chez Renault, ils n’ont pas menti, le concept-car alléchant en disait beaucoup sur le modèle qui allait être commercialisé. D’ailleurs, elle paraît tellement moderne qu’on la prendrait justement pour un showcar de salon.

Mais elle s’éloigne du modèle d’origine à bien des égards, et pour le meilleur. La Twingo E-Tech a droit à 5 portes, ce qui facilite notamment très largement l’accès, on y reviendra. Ses couleurs pop vont très bien à cet objet de design hyper moderne. Et puis les détails. Il y a bien sûr l’écriture de « Twingo », qui ne sont pas vraiment des lettres, mais un alphabet de formes, que l’on retrouve ici et là. Il y a aussi les petites ailettes sur les feux arrière, comme deux cornes de diable, qui, selon Renault, à elles seules comptent pour 5 kilomètres d’autonomie supplémentaires. Il y a bien entendu l’effet de fraîcheur, mais la voiture fait nettement tourner les têtes.

Des équipements modernes

Renault ne pouvait pas non plus se rater à l’intérieur. Pour accompagner ce nouvel objet néo-rétro, il fallait un habitacle à la hauteur, avec ce qu’il faut pour ne pas effrayer la jeune clientèle et les coups d’œil à l’ancienne pour charmer les plus nostalgiques. La planche de bord reprend beaucoup d’éléments connus sur les Renault d’aujourd’hui, notamment en termes d’équipements. Le volant a été repris de modèles existants, comme la plupart des commandes. Il fallait bien sûr un grand écran tactile et connecté pour pouvoir brancher en CarPlay ou Android Auto son smartphone. La couleur pop se retrouve sur une bonne partie de la planche de bord.

On se sent plutôt bien installé aux places avant, et pas trop mal à deux derrière pour un véhicule de seulement 3,79 m. Et les ouvrants supplémentaires facilitent bien entendu l’accès, avec des poignées dissimulées dans le montant. Malheureusement, sans doute pour des contraintes techniques et économiques, les vitres arrière ne sont pas électriques, mais s’entrebâillent. Un peu dommage. Comme son aîné, les sièges arrière peuvent coulisser, ici sur 17 centimètres, ce qui permet de moduler la capacité du coffre qui va de 260 à 360 litres, dont 50 sous le plancher. Au passage, en baissant le dossier passager à l’horizontal, on peut embarquer un objet long de 2 mètres. On retrouve aussi les fixations d’accessoires Youclip piquées à Dacia.

Une autonomie correcte, sauf à allure autoroutière

Côté motorisation, on ne s’attendait pas à ce que Renault mette la cavalerie de ses grandes sœurs R5 ou R4. Ici, on se contente d’un moteur de 82 chevaux, au couple maxi de 175 Nm. Son office suffit largement pour pouvoir apprécier le quotidien en douceur, sans bousculer ses passagers avec des démarrages canon pas toujours très agréables au final, surtout en ville où l’on a besoin aussi d’une certaine fluidité d’action. Pour une raison qu’on ignore, Renault refuse de communiquer sur son 0 à 100 km/h et évoque un chrono de 0 à 50 km/h. À noter d’ailleurs qu’elle atteint aisément sa vitesse maxi de 130 km/h. Elle n’a pas la nervosité d’une R5, mais n’a rien d’un veau non plus.

On peut même parler d’une bonne réactivité pour ce qu’elle a à faire en ville, comme sur la route. La consommation sur les axes de l’île d’Ibiza s’est étonnamment très bien tenue, à 12,6 kWh exactement sur notre parcours, comprenant tout de même quelques kilomètres de voies rapides au-delà des 100 km/h. Cela nous a d’ailleurs permis de voir qu’à cette vitesse, on se retrouve immédiatement sur des valeurs supérieures, ce qui laisse augurer un raccourcissement des liaisons entre deux recharges. Sans autoroute, on peut donc tabler sur une autonomie finalement assez proche de la donnée WLTP de 263 kilomètres.

Un comportement routier surprenant

Un peu comme un iPhone d’entrée de gamme, il faut accepter certains compromis, notamment sur la recharge. Si de base elle ne dépasse pas les 6,6 kW de puissance en AC, on peut en option la faire grimper à 11 kW. Oui, on peut aussi si besoin avoir un chargeur DC limité à 50 kW. Cela paraît bien éloigné des standards dans l’automobile électrique d’aujourd’hui. Pour autant, il faut 30 minutes pour passer de 10 % à 80 %. Une vitesse de charge acceptable pour le citadin qui voudrait exceptionnellement s’aventurer loin de son foyer. Il faut bien sûr accepter alors des arrêts probablement tous les 150 kilomètres environ.

Il n’empêche que cette Twingo E-Tech s’avère très agréable à conduire. Il faut dire qu’elle repose sur la plateforme très performante de la R5, mais raccourcie. En outre, elle a été adaptée par rapport à celle de la R5, avec un train arrière différent, puisque ce dernier trouve son origine chez le Renault Captur. Il en résulte étonnamment un confort légèrement supérieur à celui de sa grande sœur. Et tant mieux, car malgré tout, l’amortissement s’avère tout de même un peu percutant sur les pavés ou les dos d’âne. Rien de vraiment rédhibitoire, mais les plus sensibles des vertèbres y trouveront quelque chose à redire. Coté ADAS, on a bien un régulateur, mais il n’est pas semi-autonome.

Une politique tarifaire difficile à battre

Pour le reste, on adore son comportement routier, qui lui donne des accents de petite voiture dynamique, à laquelle on aimerait bien offrir quelques dizaines de chevaux supplémentaires. Ce qui nous apparaît certain, c’est qu’à cette gamme de tarif et globalement dans la catégorie, elle met tout le monde d’accord sur le plaisir de conduite. De ce point de vue, en tout cas en France, elle va rendre la vie particulièrement difficile aux Chinois et aux modèles fabriqués là-bas sans forcément en voir le badge, spécialistes de ce segment. On a vraiment le sentiment de conduire une citadine dynamique, ce qui ne se ressent pas forcément chez d’autres concurrentes, parfois bien plus grandes qu’elles.

Une électrique à moins de 20 000 euros ? Le pari a été tenu de la part de Renault (dès 19 490 €). Et compte tenu notamment de son assemblage à Novo Mesto en Slovénie, elle a droit au bonus. Pour les profils éligibles aux aides maximales, on peut l’avoir à 13 750 euros. À ce prix-là, on ne voit pas pourquoi on lui préférerait une Dacia Spring qui, avec son éco-score défavorable, aura du mal à résister. Dans ce contexte, on s’attend donc à ce qu’elle rejoigne rapidement la R5 sur la trajectoire du succès.

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Rappel massif chez Stellantis : pourquoi plus de 200 000 voitures doivent repasser au garage ?

23 mars 2026 à 12:45

Plus de 200 000 véhicules récents du groupe Stellantis font l’objet d’un nouveau rappel en France. En cause : un risque d’incendie lié à certains composants périphériques du moteur 1.2 Turbo hybride 48 volts successeur du fameux PureTech. Voici ce qu’il faut savoir.

Une nouvelle opération d’ampleur en France

Le groupe Stellantis lance une campagne de rappel touchant 212 700 véhicules en France, produits entre 2023 et 2026. Ainsi, huit marques sont concernées : Peugeot, Citroën, DS Automobiles, Opel, Jeep, Alfa Romeo, Fiat et Lancia.

Cette opération intervient après un premier rappel important en 2025. Elle concerne des modèles équipés du moteur 1.2 turbo-essence en version hybride 48 volts, destiné à remplacer le 1.2 PureTech. C’est la version hybridée du 1.2 Turbo 100 que l’on a pu découvrir récemment.

Un moteur récent, mais non directement en cause

Le moteur visé est le trois-cylindres turbo essence à chaîne, dont plus de 70 % des composants ont été renouvelés par rapport à son prédécesseur.

Le rappel ne porte toutefois pas sur le moteur lui-même. Le problème concerne deux éléments périphériques :
le filtre à particules essence et le système d’hybridation légère 48 volts.

Un risque d’incendie identifié

En effet, le défaut provient d’un espace potentiellement insuffisant entre le conduit du filtre à particules et un capuchon de protection du système 48 volts.

Dans certaines conditions, notamment en présence d’humidité, un contact entre ces éléments peut entraîner une infiltration d’eau et provoquer un arc électrique. Evidemment, ce n’est pas souhaitable. Cela peut conduire à une surchauffe, voire à un départ de feu dans le compartiment moteur.

Douze incidents ont été signalés dans le monde. Selon les données communiquées, 36 véhicules différents présentent effectivement le défaut.

Une intervention rapide prévue

La correction consiste à remplacer le capuchon de protection pour améliorer l’isolation, puis à vérifier et ajuster l’espace entre les composants concernés.

L’intervention dure environ 30 minutes et sera prise en charge sans frais pour les clients. Stellantis entrera en contact avec les propriétaires des véhicules concernés.

Des modèles très nombreux concernés

Seules les versions hybrides 48 volts sont touchées. La liste des modèles est étendue, avec des productions s’étalant de 2023 à 2026 :

  • Peugeot 208 et 2008
  • Citroën C3, C3 Aircross, C4 et C4 X
  • DS 3
  • Opel Corsa, Mokka et Frontera
  • Jeep Avenger
  • Fiat 600 et Grande Panda
  • Alfa Romeo Junior
  • Lancia Ypsilon

Cependant, les modèles plus grands comme les Peugeot 3008 et 5008 ou les Citroën C5 Aircross ne sont pas concernés.

Comment vérifier si votre voiture est concernée

Les propriétaires sont contactés progressivement par courrier. Il est également possible de vérifier en ligne via les outils mis à disposition par certaines marques. Par exemple pour Citroën, il existe une page où on rentre le VIN de son véhicule pour savoir s’il est concerné par une campagne de rappel.

Le numéro de série (VIN), visible sur la carte grise ou à la base du pare-brise côté conducteur (un rappel) est frappé à froid sur le châssis. Toutefois, il est souvent plus facile d’accéder à la copie à la base du pare-brise.

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Honda active son développement électrique en Inde

23 mars 2026 à 10:39
Honda 0 α sur les routes indiennes

Honda repense sa stratégie électrique. Dans un contexte de résultats financiers en baisse, la marque met un coup de freins sur plusieurs véhicules électriques, les gros modèles « O series » Honda et Acura RSX. Comme annoncé par le constructeur, l’Inde sera un pays clef du développement de ses véhicules électriques. Avec des modèles plus compactes, dont la « 0 α » fait partie, à même de répondre à une demande plus large.

 La Honda 0 α sur les routes indiennes

La Honda 0 α, révélée au Tokyo Mobility Show en octobre dernier, s’apprête à faire ses premiers tests sur les routes indiennes. Une façon pour Honda de réaffirmer son engagement dans l’électrique. Car si la marque traverse une période difficile en Chine, et a coupé une grosse branche électrique aux États Unis, elle n’a pas pour autant abandonné sa vision à moyen et long terme. Alors que les modèles électriques conçus en Chine donnent des résultats décevants, Honda compte faire de l’Inde un pays clef dans le développement de ses futurs modèles électrifiés. Au premier rang duquel la 0 serie  α .
Pour mémoire, le projet 0 series s’attaque en priorité au poids du véhicule. Le châssis est allége de 100 kilos, comparé aux standards actuels. Pour cela, la plateforme est amincie. Elle héberge des batteries permettant une autonomie de 480 kilomètres à minima. La structure peut accueillir un ou deux moteurs 40% plus compacts, entrainant 2 ou 4 roues.  La puissance de chaque moteur peut aller jusqu’à 180 kW, soit près de 250cv. Le prototype vient d’être engagé sur les routes d’Inde. Les conditions de test y sont réputées parmi les plus difficiles au monde. Chaleur et humidité, réseau routier aussi mauvais état que saturé, on a coutume de dire qu’une voiture qui résiste en Inde ne craint rien ailleurs.

Via Honda India

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Pénurie de cobalt : tensions jusqu’en 2030

23 mars 2026 à 07:12

La pénurie mondiale de cobalt liée aux restrictions du Congo pourrait durer jusqu’en 2030, impactant fortement l’industrie automobile.

La pénurie mondiale de cobalt, métal stratégique pour les batteries automobiles, devrait se prolonger jusqu’à la fin de la décennie. En cause : les restrictions à l’exportation imposées par la République démocratique du Congo, principal producteur mondial. Selon la société de négoce Darton Commodities, ces mesures perturbent durablement la chaîne d’approvisionnement et exercent une pression croissante sur les marchés liés à l’électromobilité.

Des restrictions congolaises qui déséquilibrent le marché

Les expéditions de cobalt en provenance du Congo ont fortement chuté au cours de l’année 2025. Le gouvernement a d’abord instauré une interdiction d’exportation en février, avant de mettre en place des quotas stricts à partir d’octobre. Ces décisions visaient à réduire un excédent de production et à soutenir les prix du métal, essentiel dans la fabrication de batteries pour véhicules électriques.

Habituellement, la République démocratique du Congo représente plus de 70 % de l’approvisionnement mondial en cobalt. Une telle dépendance structurelle rend le marché particulièrement sensible aux décisions politiques de ce pays. Résultat : la chaîne logistique du secteur automobile, déjà sous tension avec la transition vers les motorisations électriques, se retrouve fragilisée.

Les effets sur les prix ont été immédiats. Selon Fastmarkets Ltd., les cours de référence du cobalt ont progressé de plus de 160 % depuis l’instauration des restrictions. L’hydroxyde de cobalt, principal produit exporté, a vu son prix plus que quadrupler. Cette flambée tarifaire a contribué à créer un déficit estimé à plus de 82 000 tonnes l’an dernier.

Une pression accrue sur l’industrie automobile

Le cobalt est un composant clé des batteries lithium-ion utilisées dans les véhicules électriques. La hausse des prix et les tensions d’approvisionnement affectent directement les coûts de production des constructeurs automobiles, des équipementiers et des fabricants de cellules de batteries.

Selon Darton Commodities, le marché est entré dans un « déficit technique aigu ». Si ce déséquilibre a été temporairement compensé par des stocks accumulés avant les restrictions, ces réserves s’amenuisent rapidement. La production mondiale de cobalt raffiné a d’ailleurs reculé d’environ 20 % en 2025, marquant la première baisse en cinq ans.

Dans ce contexte, les acteurs de l’automobile doivent composer avec une volatilité accrue des matières premières. L’augmentation des coûts des batteries peut freiner le développement des véhicules électriques, ou contraindre les constructeurs à ajuster leurs stratégies industrielles, notamment en matière d’approvisionnement ou de diversification technologique.

Les marchés en aval commencent déjà à ressentir cette pression. Les tensions sur les matières premières se répercutent progressivement sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction minière jusqu’à l’assemblage final des véhicules.

Des alternatives encore incertaines

Face à ces contraintes, certaines évolutions émergent. Le Congo pourrait assouplir ses quotas d’exportation afin de limiter le risque de destruction de la demande tout en maximisant ses revenus dans un contexte de prix élevés. Toutefois, la reprise des exportations a été retardée par la mise en place de nouvelles procédures administratives. Les premières livraisons vers la Chine sont attendues entre mai et juin.

Par ailleurs, la production de matériaux alternatifs, comme le mixed hydroxide precipitate (MHP) en provenance d’Indonésie, est appelée à croître. Ce composé, issu du nickel et contenant du cobalt, pourrait partiellement compenser les tensions sur le marché. Néanmoins, cette solution comporte des risques, notamment liés à l’approvisionnement en minerai, aux perturbations liées au soufre et aux enjeux environnementaux.

La situation met en lumière la vulnérabilité structurelle de la chaîne d’approvisionnement du cobalt. Elle incite les industriels à investir dans la diversification des sources, mais aussi dans la substitution de matériaux. Ces transformations pourraient, à terme, ralentir la croissance de la demande en cobalt dans certains segments, notamment dans l’automobile électrique.

Dans l’ensemble, même si un déficit légèrement moins marqué est attendu à court terme, les prévisions indiquent que des pénuries persistantes devraient se maintenir chaque année jusqu’en 2030. Le marché du cobalt reste donc sous tension, avec des implications majeures pour l’ensemble de l’écosystème automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

La dépendance au cobalt congolais souligne un enjeu stratégique majeur pour l’industrie automobile. Les tensions actuelles illustrent les limites d’une chaîne d’approvisionnement concentrée sur un seul pays. Les alternatives comme le MHP indonésien restent encore incertaines à grande échelle. À court terme, la volatilité des prix pourrait continuer à peser sur le coût des véhicules électriques.

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VinFast relance son usine américaine malgré les pertes

23 mars 2026 à 05:12

VinFast relance son projet d’usine aux États-Unis malgré des pertes en hausse et une stratégie industrielle révisée.

Le constructeur vietnamien de véhicules électriques VinFast Auto Ltd. relance son projet industriel aux États-Unis dans un contexte économique tendu. Alors que ses pertes financières continuent de s’aggraver et que les coûts liés à son expansion internationale pèsent lourdement sur ses comptes, la marque poursuit néanmoins sa stratégie de développement mondial, en particulier sur le marché nord-américain.

Un projet industriel revu à la baisse

Initialement suspendue en 2024, la construction de l’usine de Caroline du Nord doit désormais reprendre dans le courant de l’année. Ce site de production, dédié aux véhicules électriques, s’inscrit dans la volonté du constructeur d’implanter durablement son offre automobile sur le marché américain, réputé pour son exigence en matière de performance, d’innovation technologique et de personnalisation des modèles.

Toutefois, le projet a été profondément remanié. L’entrée en production est désormais attendue pour 2028, soit avec un décalage significatif par rapport au calendrier initial. Par ailleurs, l’envergure industrielle de l’usine sera nettement réduite. Le nombre d’emplois prévus a été revu à la baisse, passant de 7 500 à environ 1 400 postes, ce qui représente une diminution de près de 80 %. Cette révision impacte directement les engagements pris auprès des autorités locales.

Cette réduction pourrait remettre en question une partie des incitations financières accordées par les pouvoirs publics, estimées à 315 millions de dollars sur 32 ans. En parallèle, des clauses contractuelles prévoient des pénalités importantes si les objectifs de création d’emplois ne sont pas atteints, notamment un possible remboursement de frais liés à la préparation du site.

Des contraintes économiques et stratégiques

Dans un marché automobile en mutation, marqué par la transition vers l’électrification et la montée en gamme des offres premium, VinFast doit composer avec des conditions moins favorables. Selon BloombergNEF, les ventes de véhicules électriques en Amérique du Nord devraient reculer de 16 % cette année, illustrant un ralentissement de la demande dans un segment pourtant clé pour les constructeurs.

Face à cette conjoncture, l’entreprise ajuste sa stratégie industrielle. Elle indique revoir régulièrement la portée et le calendrier de ses projets afin de les aligner sur les réalités du marché et sur ses ambitions globales en matière de production. Ce repositionnement témoigne d’une approche plus prudente, dans un secteur où les investissements sont particulièrement lourds et les marges encore incertaines.

VinFast reste discret sur les conséquences exactes de ces ajustements, affirmant simplement vouloir exécuter son projet de manière responsable et conforme à ses engagements contractuels. Cette communication mesurée reflète les enjeux financiers et industriels auxquels le constructeur est confronté.

Des résultats financiers sous pression

Sur le plan financier, la situation reste délicate. VinFast a enregistré une perte nette de 35,2 trillions de dong au quatrième trimestre, soit environ 1,3 milliard de dollars, en hausse de 15 % sur un an. Dans le même temps, le coût des ventes a bondi de 87 %, signe de pressions importantes sur les coûts de production et la chaîne d’approvisionnement.

Le chiffre d’affaires trimestriel s’établit à 39,4 trillions de dong, soutenu par des livraisons de 86 557 véhicules sur la période. Sur l’ensemble de l’année, le constructeur a vendu 196 919 unités, soit plus du double de l’exercice précédent, illustrant une montée en puissance commerciale malgré les pertes.

Cependant, cette croissance des volumes ne suffit pas à compenser les investissements massifs nécessaires au développement de nouveaux modèles électriques, à l’amélioration des performances et à la montée en gamme des produits. Sur l’année 2025, la perte nette atteint 97,25 trillions de dong, en progression de 25,7 %.

Malgré ces résultats, la direction reste confiante quant à l’atteinte d’un seuil de rentabilité à moyen terme, notamment au niveau de l’Ebitda. Cette perspective dépendra largement de la capacité de VinFast à optimiser ses coûts, à renforcer son positionnement sur les segments à forte valeur ajoutée et à séduire une clientèle en quête de véhicules électriques performants et personnalisables.

Par ailleurs, le constructeur recentre une partie de ses efforts sur des marchés jugés plus porteurs, notamment le Vietnam, l’Indonésie, l’Inde et les Philippines. Des unités de production ont déjà été inaugurées en Asie, confirmant une stratégie de diversification géographique et d’adaptation aux dynamiques régionales du marché automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

La relance du projet américain de VinFast illustre une volonté de maintenir une présence stratégique sur un marché clé, malgré un environnement incertain. La réduction de l’ampleur industrielle traduit toutefois une adaptation contrainte par les réalités économiques. Les pertes persistantes soulignent les défis liés à l’industrialisation rapide dans le secteur du véhicule électrique. Enfin, le recentrage sur l’Asie pourrait offrir à court terme un meilleur équilibre entre croissance et maîtrise des coûts.

Crédit illustration : VinFast.

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e-Prix de Madrid 2026 : Da Costa emmène un doublé Jaguar avec Evans

22 mars 2026 à 16:02

Da Costa remporte le e-Prix de Madrid sur le circuit permanent du Jarama. Une exécution de course parfaite de la part de Jaguar qui place ses deux monoplaces aux deux premières places avec Evans. Wehrlein complète, sur le fil, le podium.

Avant-course

Pour son 6e rendez-vous de la saison 2025-2026, la Formule E était à Madrid, enfin en grande banlieue car les monoplaces électriques tournaient à San Sebastián de los Reyes sur le circuit du Jarama. Oui, un vrai circuit, encore un de plus. Seule différence avec le tracé « normal », une chicane dans la grande ligne droite des stands. Formule électrique oblige, cela permet de limiter la consommation à pleine vitesse et de mettre une zone de régénération de plus.

En qualification, sur piste humide, c’est Nick Cassidy qui met Citroën Racing à l’honneur avec la pole pour la nouvelle équipe. A l’opposé de la grille, Jean-Eric Vergne n’est que 18e sur l’autre Citroën. Ouch ! De Vries, Da Costa, Nato et Mortara complètent le top 5.

Départ – 23 tours

Cassidy s’élance parfaitement, de même que Da Costa. Mais rapidement les places s’échangent et les stratégies de course se mettent en place. Cassidy lui semble vouloir partir sans laisser d’adresse. Pour ce e-Prix de Madrid, les écuries ont un « pit boost » obligatoire ». C’est un passage par les stands avec branchement pour récupérer un minimum d’énergie fixé. C’est une partie tactique comme les « modes attaques » que l’on déclenche en passant par une trajectoire alternative.

Au 10e tour, Josep Marti passe en tête en doublant Cassidy sous les vivas de la foule. C’est le seul Espagnol de la grille. Son coéquipier chez Cupra Kiro, Ticktum, passe 2d. Les Cupra veulent se montrer pour le « Cupra Raval Madrid e-Prix ». Vers la mi-course, les premiers passages au stand arrivent pour les pit boosts. Wehrlein a un souci au moment de repartir et perd une place face à Günther de chez DS.

Les pit-boosts rebattent les cartes

En quelques tours, tous les pit boosts sont faits. Au petit jeu du passage par les stands, c’est la Jaguar de Da Costa qui s’en sort le mieux. Le Portugais résiste même à Günther qui finit par passer avec le mode attaque. Sauf qu’à bien y regarder, Günther a sans doute surestimé la capacité restante de sa batterie face à la Jaguar. En gros, Da Costa, Ticktum, Evans sur l’autre Jaguar et Müller sont en bonne position à sept tours de la fin, bien qu’éparpillés dans le TOP 10 avec 4 à 6 % de batterie en plus.

Da Costa a suffisamment d’expérience en Formule E pour avoir conservé aussi un mode attaque. Il a bien fait car il doit batailler avec Ticktum, Wehrlein, Evans et Mortara qui en ont aussi un à utiliser.

Da Costa joue un peu les bouchons aux endroits stratégiques et permet à Evans de dépasser Wehrlein, puis Ticktum. Voilà un doublé Jaguar qui se profile à l’horizon. Evans cherche plusieurs fois l’ouverture mais Da Costa place la monoplace au bon endroit pour défendre. Dernière attaque de Ticktum à la chicane. Evans résiste.

Résultats du ePrix de Madrid

Da Costa l’emporte devant Evans et Ticktum. Et non ! Incroyable, à la sortie de la chicane, Wehrlein surprend Ticktum et le passe sur la ligne d’arrivée. Mortara, Dennis, Buemi, Müller, Marti et Eriksson complètent le top 10.

L’exécution de la course de la part de Citroën et Cassidy n’a pas été bonne. Le poleman termine à une mauvaise 17e place. Il est même derrière JEV.

POSDRIVERTEAM
1António Félix Da CostaJAGUAR TCS RACING
2Mitch EvansJAGUAR TCS RACING
3Pascal WehrleinPORSCHE FORMULA E TEAM
4Dan TicktumCUPRA KIRO
5Edoardo MortaraMAHINDRA RACING
6Jake DennisANDRETTI FORMULA E
7Sébastien BuemiENVISION RACING
8Nico MüllerPORSCHE FORMULA E TEAM
9Josep Maria MartíCUPRA KIRO
10Joel ErikssonENVISION RACING
11Norman NatoNISSAN FORMULA E TEAM
12Lucas Di GrassiLOLA YAMAHA ABT FORMULA E TEAM
13Maximilian GüntherDS PENSKE
14Jean-Éric VergneCITROËN RACING
15Felipe DrugovichANDRETTI FORMULA E
16Oliver RowlandNISSAN FORMULA E TEAM
17Nick CassidyCITROËN RACING
18Nyck De VriesMAHINDRA RACING
19Taylor BarnardDS PENSKE
20Zane MaloneyLOLA YAMAHA ABT FORMULA E TEAM

Classement général du championnat 2025-2026 de Formule E

En sauvant le podium, Wehrlein repart d’Espagne avec plus de point d’avance au général sur Mortara. Evans et Da Costa recollent à 18 et 19 points de l’Allemand.

Le prochaine rendez-vous de Formule E sera un double e-Prix les 2 et 3 mai 2026 à Berlin. En revanche, retour sur un circuit temporaire « un peu pourri », au Tempelhof, ancien aérodrome de Berlin. Dommage, car au Jarama, la Formule E avait l’air crédible. Il faudra attendre Monaco pour retrouver un « vrai » circuit.

PosDriverPoints
1Pascal Wehrlein83
2Edoardo Mortara72
3Mitch Evans65
4António Félix Da Costa64
5Nick Cassidy51
6Nico Müller50
7Oliver Rowland49
8Jake Dennis47
9Sébastien Buemi43
10Dan Ticktum22
11Joel Eriksson19
12Josep Maria Martí19
13Taylor Barnard14
14Nyck De Vries12
15Jean-Éric Vergne10
16Maximilian Günther8
17Norman Nato1
18Zane Maloney1
19Felipe Drugovich0
20Lucas Di Grassi0

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Motor Passion, festival IN et festival OFF

22 mars 2026 à 10:19
Avignon Motor Passion

Le “in” et le “off” c’est une tradition avignonnaise. Le “in”, c’est le grand spectacle prévu par l’organisation. Le “off”, toutes les attractions qui prennent place autour. Motor Passion s’en inspire pour le meilleur, avec ses expositions couvertes et les milliers de visiteurs en anciennes qui font le spectacle. 

Né au début des années 2000, le salon d’Avignon s’est taillé une place de choix parmi les grands événements du genre.Pour les amateurs de véhicules anciens, la saison des salons c’est celle où l’on roule peu, de novembre à mars. On a coutume de dire qu’Epoquauto à Lyon lance la saison. Puis viennent Retromobile à Paris, Nantes et Reims. Avignon clôt la saison et annonce les beaux jours. Et lance aussi certaines tendances. Ainsi le Parking réservé aux visiteurs en anciennes est devenu incontournables dans toutes les manifestations. Ici c’est un joyeux mélange. Une 205 GTI d’origine est entourée par des customs des années 1980. Un cabriolet Traction est à côté d’une Aston Martin récente. Un Berliet GLR prend ses aises non loin d’un Piaggio APE. Pas de zones clubs, pas de réservation, c’est ce mélange parfois improbable qui fait le charme de Motor Passion.

Des expositions de connaisseurs

Mais Avignon c’est aussi un parterre d’anciennes choisies avec soins. L’écurie des Trapadelles qui a fêté ses 60 ans l’an dernier fait figure de référence quand il s’agit d’être consulté pour faire un plateau de qualité. Les organisateurs, Camille et Florian Bourges aussi. Ainsi Rolls et Bentley présentes synthétise luxe et performances. Les Simca sportives sont souvent des pièces uniques, tout comme les Formule 2. Des choix qui étonnent les visiteurs et ravisse le collectionneur érudit. Le tout dans une ambiance bon enfant, qui font de ce Motor Passion une fête. Moquette et terre battue font ici bon ménage. Les organisateurs donnent d’ores et déjà rendez-vous aux visiteurs pour la prochaine édition du 26 au 28 mars 2027.

Via Motor Passion

Festival IN

Festival OFF

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Podcast 373: L’essentiel de la semaine 11 par Leblogauto.com

22 mars 2026 à 06:34

Bonjour à tous et bienvenue dans La Semaine Automobile, votre rendez-vous hebdo signé Leblogauto.com.
Au programme aujourd’hui : carburants sous tension, électrification en pleine mutation, tensions commerciales et innovations technologiques. Une semaine riche où économie et géopolitique redessinent clairement le paysage automobile mondial.


Carburants : pourquoi certains pays baissent les prix… et pas la France


Alors que plusieurs pays européens réduisent le prix des carburants via des aides ou des ajustements fiscaux, la France reste plus prudente.
Le gouvernement privilégie des mesures ciblées plutôt qu’une baisse généralisée des taxes.
Résultat : des prix à la pompe plus élevés que chez certains voisins.
Un choix politique assumé, mais qui continue d’alimenter le débat sur le pouvoir d’achat.


Ventes mondiales de VE : une baisse malgré la reprise européenne


Les ventes mondiales de véhicules électriques ralentissent, malgré une dynamique positive en Europe.
La Chine marque le pas et pèse fortement sur les chiffres globaux.
Les incertitudes économiques et la fin de certaines aides freinent la demande.
Un signal qui montre que la transition électrique reste fragile à l’échelle mondiale.


Le véhicule électrique frôle les 30 % de part de marché en France


En France, l’électrique continue sa progression avec près de 30 % de part de marché en février 2026.
Une croissance portée par les bonus et une offre de plus en plus large.
Les hybrides rechargeables contribuent également à cette dynamique.
La transition énergétique semble ici solidement engagée.


“Made in EU” : menace sur l’industrie auto britannique


Les règles européennes sur l’origine des composants inquiètent le Royaume-Uni.
Le SMMT alerte sur un risque de pénalités douanières pour les véhicules britanniques.
En cause : des chaînes d’approvisionnement encore trop dépendantes de l’extérieur.
Un enjeu crucial pour la compétitivité post-Brexit.


Trump sous pression : les constructeurs veulent bloquer les voitures chinoises


Aux États-Unis, les constructeurs poussent pour limiter l’arrivée des véhicules chinois.
Ils craignent une concurrence jugée déloyale sur les prix.
La pression monte sur Donald Trump pour durcir les mesures protectionnistes.
Un nouvel épisode dans la guerre commerciale autour de l’automobile.


Voitures autonomes : Nuro lance ses tests à Tokyo


La société Nuro démarre des essais de véhicules autonomes dans les rues de Tokyo.
Objectif : tester la livraison sans conducteur en environnement urbain dense.
Le Japon devient un terrain clé pour le développement de ces technologies.
Une étape supplémentaire vers la mobilité autonome du futur.

Merci de nous avoir suivis, rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau tour d’horizon de l’actualité automobile sur Leblogauto.com

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Opel remplace bien DS en Formule E, quel avenir pour la marque « premium » française ?

21 mars 2026 à 13:08

Alors que DS Automobiles officialisait son départ de la discipline de monoplace électrique, nous relayions la rumeur d’une arrivée d’Opel en Formule E. C’est désormais officiel avec la marque au Blitz qui trouve là une page de publicité pour sa gamme GSE. Mais pour DS Automobile se pose la question de la survie en tant que marque à part entière.

Une nouvelle équipe 100 % électrique

Baptisée Opel GSE Formula E Team, cette formation usine portera haut les couleurs du label sportif GSE, désormais entièrement électrifié. Basée à Rüsselsheim, elle s’inscrit dans la continuité de l’héritage sportif d’Opel, riche de succès en rallye, en endurance et sur circuit.

Pour Florian Huettl, CEO de la marque, ce choix est loin d’être anodin : le « ABB FIA Formula E World Championship » représente « une nouvelle étape dans la transition vers un futur électrique ». Une déclaration qui reflète la stratégie globale du constructeur, déjà engagée dans l’électrification de sa gamme.

La GEN4, une révolution technologique

L’arrivée d’Opel coïncide avec celle des nouvelles monoplaces GEN4. Cette 4e génération de monoplaces électriques promettent encore plus de performances que la GEN3 actuelle.

Au programme :

  • Jusqu’à 600 kW (816 ch) en qualification et en mode attaque
  • Transmission intégrale permanente pour une motricité optimale
  • Récupération d’énergie jusqu’à 700 kW, un record en compétition

Des chiffres impressionnants qui font de la Formule E la discipline électrique la plus avancée au monde. Pour Opel, c’est une vitrine technologique idéale. La régénération se fait à la fois sur l’axe avant, et celui de l’arrière. La transmission intégrale permet de pallier la volonté de ne pas avoir de pneus slicks mais des pneus à sculptures, comme une voiture de route.

Un lien direct avec les modèles de série

Evidemment, on n’échappe pas aux promesses mercatiques. L’engagement en Formule E ne se limitera pas à la compétition. Il servira aussi de laboratoire pour les modèles de route badgés GSE, comme l’Opel Mokka GSE ou la future Corsa GSE. On gagne le dimanche, on vend le lundi en somme.

Objectif : transférer les innovations issues de la piste vers les véhicules du quotidien, notamment en matière d’efficacité énergétique, de gestion thermique et de performances électriques.

L’appui stratégique de Stellantis

Pour réussir ce pari, Opel pourra compter sur l’expertise de Stellantis Motorsport, déjà fortement impliqué en Formule E via Citroën Racing (qui a remplacé Maserati). Une collaboration qui permettra d’accélérer le développement de la monoplace GEN4 tout en conservant l’ADN d’ingénierie allemande propre à la marque (sic.).

Notre avis, par leblogauto.com

Il y avait DS, puis DS et Maserati en Formule E. Désormais ce sera Citroën Racing et Opel GSE. C’est sans doute le signe d’un repositionnement des marques au sein de Stellantis. Maserati devrait se recentrer sur le thermique (ou être vendue). Mais quid de DS Automobiles ?

Des rumeurs insistantes veulent que DS soit réintégrée à Citroën comme à ses débuts. Le départ de la compétition automobile doit-il être interprété comme un clou de plus dans le cercueil ou simplement comme une coïncidence ?

Florian Huettl CEO Opel (à g.) et Jeff Dodds, CEO de la Formule E (à d.)

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AC Schnitzer s’arrête en 2026 : la fin du tuning BMW est-elle actée ?

21 mars 2026 à 09:56

Le groupe KOHL confirme l’arrêt d’AC Schnitzer d’ici fin 2026. Le spécialiste des pièces pour BMW et MINI invoque une activité devenue non viable en Allemagne. Réglementation, coûts et évolution du marché sont en cause.

Une fermeture confirmée et un arrêt progressif

L’annonce a fait l’effet d’une bombe car personne ne s’y attendait réellement. Pour autant, selon KOHL, la situation est intenable.

D’ici là, les stocks existants seront écoulés jusqu’à la fin de l’année. Les clients pourront continuer à acheter l’ensemble des produits, du tuning moteur aux échappements, en passant par les suspensions et les jantes forgées. Les garanties et le service après-vente resteront assurés au-delà de 2026.

Une activité jugée non viable en Allemagne

Selon le groupe, plusieurs facteurs rendent désormais ce segment difficile à exploiter économiquement en Allemagne.

Les coûts de développement et de production sont en hausse. Les procédures d’homologation, jugées longues, retardent la mise sur le marché des pièces de plusieurs mois par rapport à la concurrence internationale. Ce décalage réduit la compétitivité sur des modèles récents.

Un contexte économique et international dégradé

L’entreprise évoque également un environnement global défavorable :

– droits de douane sur le marché américain
– hausse des prix des matières premières
– volatilité des taux de change
– difficultés chez les fournisseurs

À cela s’ajoute une demande affaiblie, dans un contexte économique mondial décrit comme fragile depuis plusieurs années. Il est loin le temps béni du tuning sur les voitures « de base ». Désormais, la moindre des entrées de gamme chez BMW ou autres ont déjà des jantes alliage ou un accastillage chatoyant.

Le thermique en recul, le tuning en question

Autre facteur structurel : le déclin progressif du moteur thermique, historiquement au cœur du tuning automobile.

Les transformations traditionnelles reposent sur l’augmentation des performances ou la modification du comportement moteur. Avec l’évolution vers l’électrification, ces pratiques perdent en pertinence économique. A quand les « Stage 1 », « Stage 2 », etc. sur les moteurs électriques ? Jamais sans doute, à part par le canal officiel des marques.

Une clientèle qui évolue

Le groupe souligne également un changement dans les comportements des consommateurs. Le secteur, y compris AC Schnitzer, peine à susciter l’intérêt des jeunes générations pour la conduite sportive.

Une marque qui pourrait survivre

Des discussions sont en cours avec des repreneurs potentiels pour la marque AC Schnitzer. Aucun accord n’est confirmé à ce stade. Si l’annonce provoque une certaine mobilisation, peut-être qu’un repreneur se manifestera. Mais quel est l’avenir d’AC Schnitzer ? Le tuning de « bon goût » ne fait plus recette quand des Mansory et compagnie font flores.

Même BMW ou Mini n’a pas d’intérêt à récupérer la marque. BMW a racheté Alpina et Mini possède « John Cooper Works ». Dès lors, pourquoi diable reprendre AC Schnitzer ?

Le communiqué officiel est ici.

Note

Si c’est bien la famille Schnitzer qui a fondé les deux, AC Schnitzer et Schnitzer Motorsport n’ont plus aucun lien financier. Le groupe Kohl a racheté AC Schnitzer tandis que Schnitzer Motorsport continuait sa vie, en relation avec BMW. En 2020, BMW a lâché l’écurie qui a été liquidée en 2021.

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12 Heures de Sebring 2026 : 5 pilotes à suivre ce samedi

20 mars 2026 à 23:06

Kévin Estre

S’il est l’une des grandes stars de l’endurance, le Français n’a jamais gagné à Sebring. Enfin, si, lors des 1000 miles en catégorie GTE en championnat du monde (WEC) et non aux 12 Heures, disputées dans le cadre de l’IMSA.

L’an passé, le Porschiste avait décroché la seconde place derrière la voiture sœur. Aux 24 Heures de Daytona, en janvier, il a perdu le podium dans les dernières minutes de course. Frustrant.

Il court donc encore derrière sa première victoire en IMSA. Désormais engagé à plein temps en Amérique du nord, il partagera ce week-end sa Porsche 963 n°6 avec Matt Campbell et son compère de toujours, Laurens Vanthoor.

Si cela ne changera rien aux performances, Porsche arbore aussi une livrée spécifique, aux couleurs du pétrolier Mobil 1. Les coups de pinceaux parcourant la carrosserie sont aussi un clin d’œil à la Porsche 911 GT1, lancée en 1996. 

Jordan Taylor

Le Floridien est à la maison à Sebring. D’abord car il est né à Orlando, à deux heures du circuit tracé sur un ancien aérodrome. Ensuite parce qu’il a triomphé à deux reprises aux 12 Heures de Sebring (2017 et 2024).

Enfin parce qu’il court pour l’équipe Wayne Taylor Racing (WTR), fondée par son père il y a plus de 20 ans. Une écurie qui n’est plus aussi en forme qu’elle l’a été… Notamment depuis son retour dans le giron Cadillac l’an passé.

Il faut en effet remonter à plus de 20 mois pour voir une victoire WTR en IMSA. C’était à Detroit, en juin 2024 grâce aux efforts de Ricky Taylor (le frère de Jordan) et Felipe Albuquerque. L’équipe engageait alors des Acura.

Depuis l’an dernier, Cadillac a décidé d’accroître les échanges d’informations entre ses équipes sous une politique nommée « one team ». WTR pourrait ainsi bénéficier des récents progrès de l’équipe Action Express, victorieuse de deux des trois dernières courses disputées en IMSA. Mais aussi des évolutions portées cet hiver sur l’aile arrière afin d’accroître la vitesse de pointe de la plus sonore des LMDh.

« La Cadillac V-Series.R semble être l’une des voitures offrant une grande plage de performances, juge Jordan Taylor. À Sebring, par exemple, les conditions changent tellement tout au long de la course qu’il est indispensable de disposer d’une voiture capable de s’adapter à de nombreuses situations ».

Une troisième victoire serait donc un triomphe du pragmatisme. 

Jack Aitken

Le Britannique est en train de devenir l’un des pilotes majeurs de l’endurance mondiale. Il l’a encore prouvé vendredi en signant la pole position au volant de la Cadillac V-Series.R n°31 de l’équipe Action Express, avec à peine plus d’un dixième de seconde d’avantage sur la meilleure Acura.

Qu’en sera-t-il en course ? « La Cadillac donne confiance et les nouveaux pneus aussi, expliquait-il après les qualifications. La question de doubler les relais en début de course est toujours complexe, mais j’ai confiance en Michelin, qui nous a apporté des nouveaux pneus qui chauffent plus vite que ceux de l’année dernière, et dont les performances restent élevées dans la longueur. C’est de bon augure pour la course ».

L’an passé, la n°31 avait perdu le contact avec les Porsche en toute fin de course. Mais le trio formé avec le rugueux Earl Bamber et le prometteur Frederik Vesti semble en mesure de jouer les premiers rôles jusqu’au bout cette année.

Aitken l’a déjà emporté aux 12h de Sebring. C’était en 2023 et il avait profité de l’accrochage entre les trois voitures qui occupaient les trois premières places dans la dernière heure. Un second succès prouverait qu’il ne doit absolument pas son palmarès à la chance.

Kaylen Frederick

Ce pilote américain de 23 ans ne fait pas encore les gros titres. Mais les débuts en endurance de ce pur produit de la monoplace méritent d’être observés à la loupe.

En témoigne sa première course dans une voiture fermée, il y a moins de deux mois. En janvier, lors des 24 Heures de Daytona, il avait livré une prestation très mature. Les conditions étaient pourtant rendues difficiles par le brouillard.

Sa moyenne chronométrique personnelle dans le fameux classement B-Pillar était à moins d’une seconde des meilleurs. Et la Porsche 963 de l’équipe JDC-Miller qu’il partageait avec Nico Pino et Tijmen van der Helm s’était classée à une belle 7e place, dans le même tour que les vainqueurs.

Ce vendredi, les chronos de ce sprinter (F3, Super Formula Light) ont encore surpris. Le pilote a réussi le 7e chrono lors des qualifications des 12 Heures de Sebring 2026 sur la seule voiture vraiment privée du plateau GTP. Quelques team managers en ont surement pris bonne note.

Franck Perera

En catégorie GTD Pro, la principale attraction de ces 12 Heures de Sebring seront les débuts en compétition de la Lamborghini Temerario GT3. Pour les pilotes, participer à un tel lancement est une occasion rare… à laquelle participe le Français Franck Perera.

La supercar italienne avait été révélée l’été dernier à l’occasion du Festival of Speed de Goodwood (Royaume-Uni). Elle remplace l’Huracan GT3 après 11 saisons de bons services récompensées par 96 titres de championnat. Elle abandonne le V10 atmo pour un plus discret V8 biturbo. Son programme d’essai a déjà engrangé plus de 15 000 kilomètres. 

L’expérimenté Gardois (42 ans) sera là pour faire remonter d’éventuelles défaillances de jeunesse de la Temerario. Et pour donner une bonne image de la voiture sur le marché de la compétition-client. 

12 Heures de Sebring : la clé pneumatique

Cette 74e édition des 12 Heures de Sebring sera la deuxième sortie en course de la nouvelle gamme de pneumatiques Michelin. Les Pilot Sport Endurance ont été considérablement revus. La palette inédite sera utilisée cette année dans la compétition nord-américaine IMSA comme dans le championnat du monde d’endurance (WEC).

Ces nouveaux pneumatiques du manufacturier clermontois incorporent 50 % de matériaux recyclés ou durables. Ils ont également été conçus de manière à monter en température plus rapidement, augmentant l’adhérence dans les premiers tours en gommes neuves.

La première sortie à Daytona, en janvier, avait déjà donné nombre d’informations aux ingénieurs de Clermont-Ferrand. « On a vu qu’il avait un potentiel de longévité supérieur, souligne Matthieu Bonardel, directeur de Michelin Motorsport. Mais Sebring est un circuit un peu plus « énergétique », donc un poil plus usant. Nous savons aussi que ce nouveau pneu est plus polyvalent que son prédécesseur. »

Les écuries devraient vraisemblablement privilégier le pneumatique medium sur l’ancien aérodrome aux pistes de béton bosselées. Mais la dotation est plafonnée : « Ils n’ont pas assez de pneus pour faire que des simples relais, confirme Matthieu Bonardel. Les équipes devraient essayer de se garder un maximum de pneus neufs pour le sprint final ».

A lire sur Le Blog Auto :

Le grand bilan des 24 Heures de Daytona 2026

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Bruno Famin quitte Alpine, à la croisée des chemins

20 mars 2026 à 21:25

Renaudilution

C’est la suite logique des récentes annonces du groupe Renault, qui tranche dans le vif depuis un certain temps : à la tête d’Alpine Motorsports depuis 2023, Bruno Famin quitte ses fonctions au sein du groupe Renault., en conséquence des choix stratégiques opérés par Renault dans le sport automobile. En l’espace de quelques mois, tout le programme sportif du groupe, ou presque, a été condamné : si l’écurie Alpine continue son engagement en F1 (mais des rumeurs de vente circulent déjà), le groupe a validé dès fin 2024 l’arrêt du programme moteur en F1, mais aussi début 2026 la fin du programme Endurance à l’issue de la saison actuelle et le retrait de Dacia du rallye-raid.  

de la F1 au WEC

Bruno Famin a d’abord été un pilier de Peugeot Sport, où il fut l’un des architectes du programme 908 victorieux au Mans en 2009. Après un interlude au sein de la FIA, où il contribua à relancer la Formule 1 en pleine période Covid, il a basculé vers Alpine en 2022, prenant la tête du programme moteur, puis de l’écurie F1 toute entière, avant de superviser l’engagement de l’Alpine A424, symbole du retour de la marque au plus haut niveau de l’endurance. Un projet prometteur, mais qui n’aura finalement été qu’une parenthèse.  Arrivé au cœur du dispositif en 2023 comme directeur d’Alpine Motorsports, puis Team Principal en Formule 1, l’ingénieur français s’est retrouvé au cœur d’un recentrage stratégique d’abord, d’une période de crise, puis du retrait progressif des programmes historiques du constructeur.  

Bruno Famin prend tête d’Alpine F1 en 2023 après le limogeage d’Otmar Sfaznauer puis il voit débouler ce cher Flavio Briatore à l’été 2024, revenu du diable vauvert et missionné par Luca di Meo pour restructurer et relancer Alpine. On imaginait bien que cette cohabitation n’allait pas faire long feu. C’est là que le moteur Renault s’est vu condamner. Puis Bruno Famin a vu son spectre décisionnaire se réduire, au point finalement d’être remplacé par Oliver Oakes, quittant l’écurie F1 pour se recentrer sur les autres programmes.  

Réorientation stratégique

Sauf que depuis, le directoire du groupe Renault a changé. Luca de Meo s’en est allé, et son successeur, François Provost a confirmé que le sport automobile était loin d’être sa priorité, face aux défis industriels et financiers de la transition électrique, qui concerne particulièrement la marque Alpine.  Le programme Hypercar Alpine en Endurance a également été mis sur la touche. Viry-Châtillon s’orientant vers un laboratoire technologique tourné vers l’avenir.  

La réorganisation se poursuit : Axel Plasse reprend désormais la supervision opérationnelle du programme Endurance, aux côtés de Philippe Sinault, pilier historique de Signatech, la structure qui a engagé les “Oreca Alpine” puis les Alpine en Endurance depuis 2013.  « Nous tenons tout d’abord à remercier Bruno Famin pour son travail et son engagement envers le programme endurance d’Alpine. Il a joué un rôle clé dans la mise en place du projet et a soutenu l’équipe dès ses premières phases de développement, concrétisées par trois podiums ainsi qu’une victoire marquante à Fuji. Dans la continuité de mon rôle de VP Alpine Tech, je reprends également ses responsabilités en travaillant étroitement avec Philippe Sinault et l’ensemble de l’équipe ». 

Prochaine étape : la vente de l’écurie ?

Le départ de Bruno Famin est la conclusion amère d’une période de bouillonnement organisationnel et de revirements stratégiques qui s’est emparé de Renault et Alpine à partir de 2022. L’ingénieur français a donné l’impression d’être un peu le sapeur-pompier qui devait colmater les brèches au cœur de cette tornade.   

On se souvient qu’à l’été 2022, la promotion accélérée d’Oscar Piastri avait été démentie par le pilote australien lui-même, avant qu’il ne signe finalement chez McLaren. Cet énorme couac, qui avait suscité une vague de moqueries inédite, fut en quelque sorte le signal de départ d’une spirale infernale et d’une dégringolade, aussi bien sur le plan sportif qu’en termes d’images. S’en était suivi le départ tonitruant de Fernando Alonso. Depuis, Alpine F1 a été pris par un maelstrom de restructurations, de licenciements, d’arrivées et de changements stratégiques qui mériteraient d’en faire un livre, tant tout cela donne le tournis. 

Quatre ans plus tard, il semble ne rester que des cendres de ce que fut Renault Sport quelques années auparavant. Tout a quasiment été démantelé. L’écurie Alpine F1 n’a plus grand chose de français avec une base 100% à Enstone en Angleterre et un moteur Mercedes, le nom Alpine ressemblant plus à du branding qu’autre chose. Plusieurs investisseurs sont dans les starting blocks pour entrer au capital : Mercedes, Christian Horner et peut-être aussi BYD, le géant chinois en quête de visibilité. La stratégie de rapprochement et de coopération avec la Chine prônée par le nouveau directeur général pourrait y trouver écho. Il ne reste qu’une chose concrète pour les fans : les yeux pour pleurer… 

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Le véhicule électrique frôle les 30 % de part de marché en France en février 2026 et ce n’est pas fini

20 mars 2026 à 16:43

Plus de 32 000 immatriculations d’un véhicule électrique en France au mois de février quand le marché automobile global est morose, cela permet une envolée de la part de marché. Avec 27 % elle atteint des niveaux inédits et la flambée des cours du pétrole devrait continuer de pousser les gens vers l’électrique.

Selon les chiffre AAA-Data pour la PFA, compilés par l’Avere, il y a eu 32 608 immatriculations de véhicules 100 % électriques particuliers au mois de février 2026. C’est une hausse spectaculaire de 28,7 % sur un an. Les chiffre sont dopés par l’arrivée massive de Tesla Model Y (il y a eu des soucis administratifs avec l’Europe et des soucis de production de certaines finitions) avec 3 036 immatriculations du Y.

Vers un combat Tesla Model Y vs. Renault 5 E-Tech ?

Il devance la Renault 5 avec 2 666 unités tout de même. Belle troisième place du Renault Scenic avec 2 131 unités sur le mois. La Citroën ë-C3 est 4e, mais bien en retrait avec 1 345 immatriculations. Ex prétendante à la place de 1re voiture électrique en France, la Peugeot e-208 est 5e à 1 151 unités. Une fin de carrière de cette génération comme elle le fut pour la Renault Zoé à venir.

Selon l’AVERE, plus de 57 % des cartes grises étaient pour des « personnes morales », c’est-à-dire des sociétés. Les entreprises sont un pan très important du marché automobile français. Ce sont elles qui renouvellent régulièrement leurs flottes, avant que ces modèles ne se trouvent en occasion. Elles sont donc prescriptrices de tendance. Après un creux où elles semblaient en attente sur le VE, voilà qu’elles ont réinversé la proportion sur du 60/40 vis-à-vis des particuliers.

Où est la Renault 4 E-Tech ?

On peut remarquer que la Renault 4 n’est pas dans le top 10 du mois. Selon AAA-Data elle s’est immatriculée à 1 642 unités sur deux mois. Sans parler de « bide », la comparaison avec les 6 591 Renault 5 sur les deux même mois fait mal. Avec les plus de 3000 immatriculations sur février, le Model Y remonte directement à la 17e place sur les deux premiers mois sur le marché global français. 3 647 immatriculations. Il est derrière le Renault Scenic avec 4 072 unités.

Du côté des utilitaires électriques, on reste toujours sur des volumes modestes (2 708 immatriculations) et des part de marché plus basses (10,7 %). Le gazole a toujours la cote chez les pros.

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BMW sort son break de 510 chevaux des routes pour l’emmener en compétition, et ce n’est plus un poisson d’avril

20 mars 2026 à 15:53
BMW sort son break de 510 chevaux des routes pour l'emmener en compétition, et ce n’est plus un poisson d’avril

Quand BMW a dévoilé les premières images d’une M3 Touring de course, nombreux étaient ceux qui pensaient à un énième poisson d’avril de la part du constructeur bavarois. Pourtant, la plaisanterie a pris une tournure bien réelle : la division M de BMW développe actuellement une authentique version de compétition de son break sportif. Une décision qui pourrait révolutionner l’univers du sport automobile, où les breaks n’ont jamais vraiment eu leur place.

L’idée peut paraître saugrenue au premier abord : emmener un break familial sur un circuit de course. Mais pour BMW M, c’est exactement le genre de défi qui stimule la créativité et repousse les limites du possible. La M3 Touring, déjà impressionnante dans sa version de série avec ses 510 chevaux, devient ainsi le terrain d’expérimentation parfait pour explorer de nouveaux horizons en compétition automobile.

BMW sort son break de 510 chevaux des routes pour l'emmener en compétition, et ce n’est plus un poisson d’avril

De la blague à la réalité : genèse d’un projet fou

L’histoire commence comme souvent chez BMW par une boutade interne. Les ingénieurs de la division M s’amusaient de l’idée d’emmener leur break sportif sur circuit, imaginant les réactions des concurrents face à cette silhouette atypique. Mais ce qui devait rester une plaisanterie a rapidement évolué en véritable projet d’ingénierie, soutenu par la direction qui y a vu une opportunité unique de communication et d’innovation.

Le concept n’est pas totalement inédit dans l’histoire de l’automobile. Certaines marques ont déjà tenté l’expérience avec des breaks de course, notamment dans les années 90 avec quelques expérimentations en championnat de tourisme. Cependant, jamais un constructeur premium n’avait investi autant de ressources dans le développement d’un break de compétition moderne, doté des dernières technologies en matière d’aérodynamisme et de châssis.

La BMW M3 Touring de série constitue déjà une base exceptionnelle pour ce projet. Son moteur 6 cylindres en ligne biturbo de 3,0 litres développe une puissance considérable, tandis que sa transmission intégrale xDrive garantit une motricité optimale dans toutes les conditions. Ces atouts techniques, combinés à l’espace supplémentaire offert par la carrosserie break, ouvrent des perspectives inédites en termes d’équilibrage des masses et de répartition du poids.

BMW sort son break de 510 chevaux des routes pour l'emmener en compétition, et ce n’est plus un poisson d’avril

Les défis techniques d’un break de course

Transformer un break familial en machine de course représente des défis techniques considérables que les ingénieurs de BMW M abordent avec enthousiasme. La principale problématique concerne l’aérodynamisme de cette silhouette peu conventionnelle pour la piste. Contrairement aux berlines ou aux coupés, la partie arrière surélevée d’un break génère des turbulences spécifiques qui nécessitent des solutions innovantes.

L’équipe de développement travaille actuellement sur un package aérodynamique complet, incluant un aileron arrière sur mesure qui tire parti de la hauteur supplémentaire du pavillon. Cette configuration unique permet d’envisager des solutions d’appui aérodynamique impossibles à mettre en œuvre sur une berline classique. Le diffuseur arrière a également été entièrement repensé pour optimiser l’évacuation de l’air sous la voiture, malgré la forme particulière de la poupe.

La rigidité structurelle constitue un autre enjeu majeur. Si la M3 Touring de série bénéficie déjà d’un châssis renforcé par rapport à la berline, les contraintes de la compétition exigent des modifications encore plus poussées. Un arceau de sécurité sur mesure a été développé spécialement pour épouser les formes du break, tout en préservant l’intégrité structurelle nécessaire à la sécurité du pilote et aux performances dynamiques.

Le système de transmission xDrive fait également l’objet d’adaptations spécifiques pour la piste. Les ingénieurs ont revu la répartition du couple entre les essieux, privilégiant une approche plus orientée propulsion pour favoriser l’agilité en courbe. Cette modification, combinée à un différentiel arrière à glissement limité renforcé, transforme radicalement le comportement de la voiture par rapport à la version de série.

BMW sort son break de 510 chevaux des routes pour l'emmener en compétition, et ce n’est plus un poisson d’avril

Une stratégie marketing audacieuse

Au-delà de l’exploit technique, ce projet s’inscrit dans une stratégie marketing particulièrement astucieuse de la part de BMW. En développant cette M3 Touring de course, le constructeur bavarois se positionne comme un pionnier capable d’innovations disruptives, renforçant son image de marque sportive et technologique. Cette approche non-conventionnelle génère naturellement un buzz médiatique considérable, bien au-delà des cercles traditionnels de passionnés d’automobile.

L’aspect familial du break sportif résonne également avec les préoccupations actuelles des consommateurs, qui recherchent des véhicules conciliant performance et praticité. En démontrant que même un break peut exceller sur circuit, BMW envoie un message fort sur la polyvalence de ses modèles M, capables de satisfaire aussi bien les besoins du quotidien que les envies d’adrénaline sur piste.

Cette démarche s’inscrit parfaitement dans la philosophie de BMW M, qui a toujours cultivé sa différence par rapport à la concurrence. Alors que Mercedes-AMG et Audi Sport suivent des approches plus conventionnelles, BMW M n’hésite pas à explorer des territoires inexplorés pour maintenir son avance technologique et son aura d’innovateur. Cette M3 Touring de course devient ainsi un laboratoire grandeur nature pour tester de nouvelles solutions techniques qui pourraient ensuite être adaptées aux modèles de série.

Les premières réactions du public et des médias spécialisés confirment la pertinence de cette stratégie. L’annonce du projet a généré des milliers de partages sur les réseaux sociaux, preuve de l’intérêt suscité par cette approche originale. Les forums d’amateurs débattent déjà des performances potentielles de cette machine atypique, alimentant l’engouement autour du projet.

L’avenir du projet et ses implications

Si le développement de cette M3 Touring de course avance à un rythme soutenu, BMW reste discret sur les ambitions concrètes du projet en termes de compétition officielle. Plusieurs championnats pourraient accueillir cette machine originale, depuis les séries monomarques BMW jusqu’aux épreuves d’endurance où la fiabilité et la praticité du break prendraient tout leur sens.

L’aspect pratique du break pourrait d’ailleurs constituer un avantage inattendu en compétition. L’espace de chargement supplémentaire offre des possibilités inédites pour l’installation d’équipements spécifiques, comme des systèmes de refroidissement additionnels ou des réservoirs de carburant de plus grande capacité pour les épreuves d’endurance. Cette polyvalence unique pourrait faire de la M3 Touring de course une arme redoutable dans certaines disciplines.

Les retombées technologiques de ce projet dépassent largement le cadre de la compétition. Les innovations développées pour cette version course alimenteront probablement les futures évolutions de la gamme M, tant au niveau aérodynamique que châssis ou transmission. Cette approche de laboratoire roulant permet à BMW de tester des solutions avant-gardistes dans des conditions extrêmes, garantissant leur fiabilité avant une éventuelle commercialisation.

L’impact sur l’image de marque se mesure déjà dans les intentions d’achat des clients. Les concessions BMW rapportent un regain d’intérêt pour la M3 Touring de série, portée par la médiatisation de cette version course. Cet effet de halo démontre la pertinence de l’investissement consenti par le constructeur dans ce projet atypique.

En définitive, ce qui a commencé comme une simple plaisanterie est en passe de devenir une réalité qui pourrait marquer l’histoire du sport automobile. BMW prouve une fois de plus sa capacité à transformer l’impossible en réalité, repoussant les limites de ce qui était considéré comme conventionnel dans l’univers de la compétition automobile.

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Trump sous pression : les constructeurs veulent bloquer les voitures chinoises

20 mars 2026 à 15:12

Les groupes automobiles US demandent à Trump de maintenir les véhicules chinois hors du marché américain.

Les principales associations commerciales automobiles américaines ont récemment adressé une lettre au gouvernement, exhortant l’administration Trump à restreindre l’accès des constructeurs chinois sur le marché des États-Unis. Cette initiative met en lumière les tensions croissantes autour de la compétitivité mondiale de l’industrie automobile et pourrait peser sur le sommet prévu entre le président Donald Trump et le président chinois Xi Jinping.

Les inquiétudes des industriels américains

Les cinq principaux groupes représentant les constructeurs automobiles, les concessionnaires et les fournisseurs de pièces détachées ont exprimé leurs “sérieuses inquiétudes concernant les efforts continus de la Chine pour dominer la fabrication automobile mondiale et accéder au marché américain”. Selon eux, ces actions pourraient représenter une menace directe pour la compétitivité de l’industrie américaine, la sécurité nationale et la base industrielle du pays. Ils appellent à maintenir la réglementation de cybersécurité du département du Commerce de 2025, qui empêche quasiment tous les véhicules chinois d’être importés aux États-Unis.

La lettre souligne également le risque que certains fabricants chinois ne contournent ces restrictions en établissant des usines sur le sol américain. Les groupes insistent sur le fait que les distorsions du marché et les risques pour l’industrie sont similaires, que les véhicules soient importés ou produits localement. Parmi les signataires figurent l’Alliance for Automotive Innovation, la National Automobile Dealers Association, Autos Drive America, le American Automotive Policy Council et MEMA, l’Association des Fournisseurs de Véhicules, représentant des marques comme General Motors, Ford, Toyota, Volkswagen, Hyundai ou Stellantis.

La réponse de la Chine et la dynamique internationale

L’ambassade chinoise à Washington a rejeté ces critiques, précisant que les véhicules chinois se distinguent par “l’innovation technologique et une qualité exceptionnelle” et non par des pratiques commerciales déloyales. La Chine a également rappelé avoir ouvert son marché aux entreprises automobiles mondiales, y compris américaines, qui ont largement profité de ce vaste marché.

La question prend une dimension internationale supplémentaire avec le Canada, qui a annoncé qu’il autoriserait certains véhicules chinois sur son marché. Cette décision a été critiquée par l’industrie américaine, qui y voit une concurrence supplémentaire susceptible de fragiliser la position des constructeurs locaux.

Impact sur les relations commerciales et l’industrie automobile

Le débat intervient à quelques semaines de la visite de Donald Trump en Chine, prévue à partir du 31 mars, dans un contexte où les deux plus grandes économies mondiales cherchent à maintenir la stabilité de leurs relations. Les tensions commerciales, marquées par les précédents tarifs douaniers imposés par l’administration américaine et le contrôle chinois sur les exportations de terres rares, restent un facteur clé pour l’industrie automobile.

En janvier, le président Trump avait exprimé son ouverture à l’idée que des constructeurs chinois établissent des usines aux États-Unis, soulignant les bénéfices potentiels en termes d’emplois locaux. Toutefois, les associations automobiles insistent sur le maintien de restrictions strictes pour protéger la compétitivité et la sécurité nationale, en particulier dans le secteur du luxe, de la performance et de la personnalisation des véhicules.

La lettre de l’industrie met donc en avant un équilibre complexe entre ouverture économique et protection de l’industrie automobile américaine. Elle illustre les enjeux liés à la performance technologique, à l’innovation et à la qualité des véhicules, des critères essentiels dans un marché mondial fortement concurrentiel.

Notre avis, par leblogauto.com

L’initiative des groupes automobiles américains reflète une inquiétude réelle sur la compétitivité et la sécurité industrielle. Les restrictions proposées ciblent à la fois l’importation et la production locale de véhicules chinois, soulignant la prudence des acteurs du secteur. Le débat illustre aussi la tension entre ouverture du marché et protection des emplois et de l’innovation dans l’industrie automobile.

Crédit illustration : leblogauto.com.

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Hyundai rappelle ses SUV Palisade 2026 après un drame

20 mars 2026 à 13:12

Hyundai rappelle ses SUV Palisade 2026 après un incident mortel lié aux sièges électriques. Rappel et mise à jour en cours.

Suspension des ventes et rappel

Hyundai Motor a annoncé vendredi la suspension des ventes de certains modèles 2026 du SUV Palisade aux États-Unis et au Canada, à la suite d’un incident tragique survenu le 7 mars dans l’Ohio, au cours duquel une fillette de deux ans a perdu la vie. Le constructeur sud-coréen précise que les modèles concernés sont les versions Limited et Calligraphy, équipées de sièges électriques dans la deuxième et la troisième rangée. Selon le communiqué officiel, ces sièges pourraient ne pas détecter correctement la présence d’un occupant ou d’un objet, ce qui représente un risque sérieux pour la sécurité. Hyundai n’a pas fourni de détails supplémentaires sur l’incident lui-même, mais a exprimé ses condoléances à la famille de la victime et indiqué que l’enquête était toujours en cours.

Le rappel concerne environ 68 500 véhicules, dont 60 500 aux États-Unis et 8 000 au Canada. Hyundai conseille une vigilance accrue lors de l’utilisation des fonctions des sièges électriques et recommande aux conducteurs de s’assurer qu’aucune personne, y compris des enfants, ni aucun objet n’est présent dans la zone de pliage ou sur les sièges concernés avant leur activation.

Solution temporaire et mise à jour logicielle

Pour limiter les risques, Hyundai travaille activement sur un rappel officiel et développe une mise à jour logicielle temporaire OTA, qui devrait être disponible d’ici la fin du mois de mars. Cette mise à jour vise à améliorer la détection des occupants et des objets, à intégrer des mesures de sécurité supplémentaires et à renforcer la fiabilité globale du système électrique des sièges. Pendant la période de rappel, le constructeur propose aux clients concernés la possibilité de bénéficier d’un véhicule de location afin de maintenir leur mobilité sans risque.

Cette mesure s’inscrit dans la volonté de Hyundai de garantir la sécurité, le confort et la performance de ses SUV haut de gamme. Les modèles Palisade Limited et Calligraphy, connus pour leur design luxueux, leur habitacle personnalisable et leurs équipements avancés, bénéficient d’innovations techniques importantes, notamment en matière de motorisation et d’assistance électronique. Cependant, ce rappel met en évidence les défis liés à l’intégration de la technologie de pointe dans des véhicules familiaux et de luxe.

Impact sur la clientèle et le marché

Le rappel affecte directement les propriétaires potentiels et actuels des SUV Palisade 2026, un modèle emblématique de la gamme Hyundai, apprécié pour sa combinaison de luxe, performance et sécurité. En parallèle, le constructeur reste en contact étroit avec les autorités américaines et canadiennes, tout en informant les clients des précautions à prendre. L’Administration nationale de la sécurité routière (NHTSA) n’a pas encore fourni de commentaires, mais l’attention portée par Hyundai aux mesures correctives reflète l’importance d’un suivi rigoureux des standards de sécurité.

La suspension temporaire des ventes pourrait influencer les décisions d’achat, en particulier dans un segment où la personnalisation et les équipements haut de gamme jouent un rôle déterminant. Les solutions logicielles OTA témoignent néanmoins de l’évolution de l’industrie automobile vers des technologies connectées et adaptatives, permettant d’intervenir rapidement sans nécessiter de déplacement immédiat en concession.

Crédit illustration : Hyundai.

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