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Dieselgate : Volkswagen condamné en France après une action de la CLCV

14 mai 2026 à 20:16

La cour d’appel de Pau a condamné Volkswagen à verser 100 000 euros à l’association CLCV dans le cadre du Dieselgate. La justice estime que des véhicules diesel commercialisés entre 2007 et 2015 ne respectaient pas les normes annoncées lors de leur vente.

Une condamnation liée aux véhicules diesel commercialisés entre 2007 et 2015

Dans un arrêt rendu le 5 mai, la cour d’appel de Pau a condamné Volkswagen à verser 100 000 euros à l’association Consommation Logement Cadre de Vie (CLCV). La décision porte sur un « préjudice causé à l’intérêt collectif des consommateurs » dans le dossier du Dieselgate.

Selon la cour, Volkswagen Group France et Volkswagen Bank ont commercialisé entre 2007 et 2015 des véhicules diesel équipés d’un logiciel capable de fausser les résultats des tests d’émissions polluantes. Les juges considèrent que ces modèles ne respectaient pas la norme Euro5 en vigueur au moment de leur commercialisation, contrairement aux caractéristiques présentées aux acheteurs.

Ok, mais les pour particuliers lésés ?

En fait, pour la CLCV, cette décision marque une nouvelle étape dans l’action de groupe engagée contre le constructeur allemand. L’association indique que cette procédure, portée devant le tribunal civil de Soissons, a déjà été jugée recevable et doit être examinée l’an prochain.

La CLCV précise également qu’il s’agit, selon elle, de la première condamnation de Volkswagen en France concernant un préjudice collectif dans le cadre du Dieselgate.

L’association évoque environ 950 000 automobilistes concernés en France. Elle souligne toutefois que cette décision n’aura pas d’effet direct pour les consommateurs avant l’issue de l’action de groupe.

Volkswagen conteste l’arrêt de la cour d’appel

De son côté, Volkswagen Group France conteste la décision rendue par la cour d’appel de Pau. Le constructeur estime que cet arrêt est isolé et non définitif. Le groupe considère également qu’aucun préjudice collectif des consommateurs n’a été démontré.

L’affaire trouve son origine dans une procédure engagée à Pau par un particulier ayant acheté un véhicule début 2010 avant d’être informé du défaut en 2015.

Une première condamnation de Volkswagen avait été prononcée en mai 2021, avant d’être annulée un an plus tard par la Cour de cassation. En septembre 2025, la haute juridiction avait finalement donné raison au propriétaire concernant la question du délai de prescription.

Parallèlement à cette procédure civile, Volkswagen doit également être jugé au pénal devant le tribunal correctionnel de Paris pour tromperie.

Quel préjudice pour les particuliers ?

Les propriétaires de Volkswagen touchés par le scandale du Dieselgate estiment qu’ils ont eu un préjudice financier sur la valeur résiduelle de leur véhicule. Il est vrai qu’à la revente, ces VW au gazole ont connu un trou d’air quand le scandale faisait la une des manchettes.

Depuis, d’autres modèles ont été touchés par des défauts. Les modèles diesel n’ont pas définitivement perdu leur valeur. Une situation difficile à évaluer. Pour autant, les particuliers continuent leur plainte collective (alias action de groupe) envers Volkswagen.

Cette décision paloise ne préjuge en rien l’issue de l’action de groupe.

On est plus de 10 ans après l’éclatement du scandale. Les lenteurs de la justice française !

Source : CLCV

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GM sanctionné pour la revente de données de conduite

14 mai 2026 à 14:12

General Motors paie 12,75 millions $ après la vente illégale de données de conduite de clients californiens sans consentement.

General Motors a accepté de verser 12,75 millions de dollars, soit environ 11,7 millions d’euros, pour mettre fin à une enquête menée en Californie. Celle-ci portait sur la collecte et la vente présumées de données de conduite détaillées concernant des centaines de milliers d’automobilistes. L’affaire, révélée par le procureur général de l’État, Rob Bonta, met en lumière les pratiques des constructeurs automobiles en matière de données issues des véhicules connectés et des services télématiques.

Le règlement, qui doit encore être approuvé par un tribunal, impose également des restrictions importantes à GM concernant l’utilisation des données issues de son service OnStar. Le constructeur automobile ne pourra plus vendre ces informations à des courtiers en données et devra respecter une interdiction de cinq ans sur la commercialisation de données personnelles liées aux conducteurs.

Des données automobiles sensibles au cœur du litige

L’enquête a révélé que General Motors avait collecté et vendu des informations particulièrement sensibles. Parmi ces données figuraient les noms des conducteurs, leurs numéros de téléphone, leurs adresses personnelles, ainsi que des informations précises de géolocalisation GPS. Ces données permettaient de suivre les trajets, les lieux de stationnement et les habitudes de déplacement des utilisateurs du système OnStar.

Les autorités californiennes indiquent que ces données automobiles comprenaient également des éléments liés au comportement de conduite, tels que la vitesse des véhicules et les épisodes d’accélération brutale. Ces informations, collectées entre 2016 et 2024, auraient été transmises à des courtiers en données.

Selon l’État de Californie, General Motors aurait tiré environ 20 millions de dollars de revenus à l’échelle nationale grâce à la vente de ces données de conduite. Ces pratiques reposaient sur l’utilisation du système OnStar, un service embarqué dans les véhicules permettant notamment la navigation, l’assistance en cas d’accident ou encore les appels d’urgence.

Véhicules connectés et controverses sur la vie privée

Le dossier GM s’inscrit dans un contexte plus large de surveillance accrue des véhicules connectés et des données automobiles. En 2023, une agence californienne chargée de la protection de la vie privée avait déjà lancé des investigations sur les pratiques des constructeurs automobiles en matière de collecte de données.

En 2024, plusieurs enquêtes médiatiques ont mis en évidence des pratiques similaires dans l’industrie automobile. Selon ces rapports, certains constructeurs partageaient les données de conduite de leurs clients avec des compagnies d’assurance automobile. Ces informations auraient été utilisées pour ajuster les tarifs d’assurance, bien que cette pratique soit encadrée strictement en Californie.

Les autorités californiennes rappellent toutefois que la réglementation locale interdit aux assureurs d’utiliser les données de conduite pour fixer les primes. Dans ce contexte, le procureur général Rob Bonta a affirmé que les automobilistes californiens n’avaient pas subi d’augmentation de leurs tarifs d’assurance directement liée aux données vendues par General Motors.

Réactions de GM et encadrement renforcé

General Motors a réagi en indiquant que l’accord conclu concerne notamment son produit Smart Driver, désormais abandonné en 2024. Le constructeur automobile affirme que ce règlement s’inscrit dans une démarche de renforcement de ses politiques de protection des données et de la vie privée.

Le groupe automobile américain a également déclaré vouloir améliorer la transparence auprès de ses clients concernant la collecte et l’utilisation des données personnelles issues des véhicules connectés. GM insiste sur le fait que les utilisateurs doivent pouvoir comprendre et contrôler les informations partagées via ses services embarqués.

La Federal Trade Commission (FTC) des États-Unis avait déjà qualifié le comportement de General Motors de « trahison flagrante de la confiance des consommateurs ». En janvier 2025, l’agence fédérale avait annoncé que GM et sa filiale OnStar s’étaient engagées à ne pas partager ni vendre certaines données sensibles liées à la géolocalisation et au comportement de conduite pendant une durée de cinq ans.

Un enjeu croissant pour l’industrie automobile

Cette affaire illustre les enjeux croissants liés aux données automobiles dans un secteur en pleine transformation technologique. Les véhicules modernes, de plus en plus connectés, génèrent une quantité importante d’informations sur les habitudes de conduite, les trajets et les comportements des automobilistes.

Pour les constructeurs automobiles, ces données représentent à la fois une opportunité économique et un risque juridique important. Leur exploitation soulève des questions majeures en matière de protection de la vie privée, de consentement des utilisateurs et de réglementation des données personnelles.

General Motors devient ainsi l’un des cas les plus médiatisés de cette problématique, alors que les autorités américaines et les régulateurs renforcent progressivement le contrôle des pratiques liées aux données dans l’industrie automobile connectée.

Notre avis, par leblogauto.com

L’affaire General Motors illustre la montée en puissance des enjeux liés aux données automobiles dans les véhicules connectés. Le modèle économique basé sur la collecte et la valorisation des données de conduite se heurte désormais à des cadres réglementaires de plus en plus stricts. Ce règlement souligne également la sensibilité croissante des consommateurs à la protection de leur vie privée dans l’automobile. Enfin, il confirme que les constructeurs devront adapter leurs pratiques face à un encadrement juridique renforcé des données issues des systèmes embarqués.

Crédit illustration : GM.

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4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

14 mai 2026 à 12:54
4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Les voitures de sport italiennes classiques possèdent une âme indéniable, une énergie mécanique viscérale que les véhicules modernes, gérés par ordinateur, peinent souvent à reproduire. Quand ce charme vintage fait l’objet d’une restauration obsessionnelle sans limite de budget, le résultat confine à la perfection automobile.

Legacy Motorworks vient de dévoiler sa dernière création : une Alfa Romeo GTV 2000 de 1973 entièrement restaurée qui représente pas moins de 4000 heures de travail minutieux. Cette renaissance mécanique illustre parfaitement comment marier nostalgie des années 70 et améliorations modernes judicieuses, le tout dans le respect absolu de l’héritage sportif de la marque au biscione.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée
4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Un moteur qui rugit avec l’âme italienne

Alfa Romeo a bâti sa réputation légendaire sur les circuits, et cette GTV 2000 embrasse pleinement cet héritage de vitesse. Sous le capot se cache un moteur 2,0 litres entièrement reconstruit, équipé de deux carburateurs pour une alimentation optimale. Cette mécanique d’exception témoigne d’un savoir-faire artisanal où chaque composant a été minutieusement révisé.

La reconstruction du bloc moteur a nécessité le remplacement intégral de tous les éléments d’usure : pistons neufs, segments, coussinets, mais aussi un polissage parfait des arbres à cames et un usinage de précision de la distribution. Cette approche méticuleuse garantit des performances optimales et une fiabilité à toute épreuve, deux qualités essentielles pour un usage moderne.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Cette symphonie mécanique respire à travers un système d’échappement sur-mesure en acier inoxydable, dont les collecteurs arborent une finition noire satinée particulièrement esthétique. Cette configuration améliore sensiblement les performances tout en conférant une signature sonore typiquement italienne, rauque et envoûtante.

La transmission de cette puissance vers l’asphalte s’effectue via une boîte de vitesses 5 rapports entièrement révisée, dotée de nouveaux roulements et joints d’étanchéité pour un passage des vitesses d’une douceur exemplaire. Le châssis adopte une position légèrement abaissée grâce à des ressorts raccourcis, magnifiant la silhouette tout en optimisant le comportement routier.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Cette stance agressive est sublimée par des jantes alliage style GTA de 14×7 pouces d’inspiration vintage, élargies de 10 mm par des entretoises et chaussées de pneumatiques Continental 185/70R14. Cette configuration procure une tenue de route affûtée, digne de l’ADN sportif de cette Alfa Romeo d’exception.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Une esthétique dorée qui fait sensation

Visuellement, cette Alfa Romeo classique constitue un véritable spectacle pour les yeux. La carrosserie impeccable arbore une peinture Giallo Planetario, ce jaune de course vibrant qui irradie littéralement d’énergie. Cette teinte emblématique des années 70 confère à la voiture une présence saisissante, impossible à ignorer sur la route.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Chaque élément de finition extérieure a fait l’objet d’une attention particulière. Les pare-chocs, les baguettes et l’emblématique calandre avant ont été entièrement re-chromés jusqu’à atteindre un poli miroir parfait. Cette démarche pointilleuse s’accompagne d’un remplacement complet de tous les badges, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de l’habitacle.

Si le design reste fidèlement ancré dans ses racines de 1973, Legacy Motorworks a intelligemment intégré des éléments de sécurité modernes pour répondre aux exigences de la circulation contemporaine. Les phares principaux ont été modernisés avec des unités LED haute performance incluant des feux de jour pour une visibilité optimale, tandis que la partie basse conserve son charme d’époque avec des antibrouillards à verres jaunes typiques des années 70.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Cette approche équilibrée illustre parfaitement la philosophie du restomod réussi : préserver l’essence esthétique originale tout en apportant les améliorations nécessaires à un usage quotidien moderne. Le résultat traduit un respect profond pour l’héritage Alfa Romeo, magnifié par une exécution contemporaine irréprochable.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Un habitacle de grand luxe à l’italienne

L’ouverture des lourdes portières en acier révèle un habitacle qui rivalise avec les plus beaux exemples de sellerie sur-mesure. Legacy Motorworks a conservé le dessin classique tout en élevant les matériaux vers des standards de luxe absolu. Cette démarche transforme radicalement l’expérience de conduite, alliant authenticité et raffinement contemporain.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

La cabine est entièrement habillée de cuir noir premium, agrémenté d’un liseré jaune saisissant sur les sièges et d’une bande de course jaune sur le soufflet de levier de vitesses, créant un écho parfait avec la peinture extérieure. Cette attention chromatique démontre le souci du détail poussé à l’extrême qui caractérise cette restauration d’exception.

Le tableau de bord et la console centrale sont intégralement gainés de cuir et rehaussés d’inserts en bois de Macassar poli main, conférant une touche d’élégance intemporelle. Sous les pieds, une moquette allemande à tissage carré dans les tons anthracite apporte une texture raffinée et durable, s’étendant dans tout l’habitacle jusqu’au coffre.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Cette transformation intérieure démontre comment une approche artisanale peut transcender l’original sans jamais le trahir. Chaque surface, chaque couture témoigne d’un savoir-faire exceptionnel au service d’une vision esthétique cohérente et sophistiquée.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Le confort moderne dans un écrin vintage

Contrairement aux restaurations purement muséales, cette Alfa Romeo est conçue pour être conduite intensément plutôt que conservée sous cloche. Cette philosophie a guidé l’intégration de nombreux équipements de confort moderne, parfaitement dissimulés dans l’esthétique d’époque.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Un système de climatisation sur-mesure a été intégré de manière invisible dans le tableau de bord vintage, garantissant un confort optimal lors des escapades estivales. Cette prouesse technique illustre l’expertise de Legacy Motorworks pour concilier authenticité visuelle et fonctionnalité contemporaine.

L’expérience audio a également bénéficié d’une refonte complète. Le tableau de bord accueille un autoradio au design rétro discret, doté de la connectivité Bluetooth moderne. Alimenté par un amplificateur dissimulé, il pilote quatre haut-parleurs JBL Stage 3 de 200 watts, assurant une restitution sonore cristalline qui rivalise avec la mélodie du moteur.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Cette intégration technologique s’étend aux systèmes de sécurité avec des freins à disques entièrement révisés et une instrumentation d’origine méticuleusement restaurée. Le compartiment moteur lui-même témoigne de cette perfection avec une présentation impeccable qui révèle chaque détail de la mécanique.

Legacy Motorworks livre ainsi une œuvre unique qui transcende la simple restauration pour devenir un hommage vivant à l’âge d’or de l’automobile italienne. Cette Alfa Romeo GTV 2000 de 1973 incarne parfaitement l’art du restomod contemporain, mariant passion du passé et exigences du présent dans une synthèse absolument remarquable. Un chef-d’œuvre automobile qui redéfinit les codes du genre et confirme le savoir-faire exceptionnel de l’atelier américain.

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Guerre en Iran : Toyota perd des milliards malgré ses hybrides

14 mai 2026 à 12:12

Toyota anticipe 4,3 milliards de dollars d’impact lié à la guerre en Iran malgré la forte demande en véhicules hybrides.

Toyota traverse une période particulièrement délicate sur le plan financier. Le constructeur automobile japonais, premier fabricant mondial de voitures en volume, estime que les conséquences économiques de la guerre en Iran pourraient lui coûter environ 4,3 milliards de dollars (environ 4 milliards d’euros) au cours de l’exercice fiscal actuel. Cette estimation figure parmi les avertissements les plus importants formulés jusqu’à présent par une grande entreprise internationale concernant l’impact indirect du conflit sur l’industrie mondiale.

Le groupe japonais a annoncé une chute de près de 50 % de son bénéfice trimestriel et prévoit désormais une baisse d’environ 20 % de son bénéfice annuel pour l’exercice qui vient de débuter. Malgré une forte demande pour les véhicules hybrides, la hausse généralisée des coûts liés à l’énergie, aux matières premières et à la logistique pèse lourdement sur la rentabilité du constructeur automobile.

Selon Toyota, la majorité des pertes estimées, soit environ 670 milliards de yens (environ 4 milliards d’euros), proviendra directement de l’augmentation des coûts des matériaux utilisés dans la production automobile. Les retards de livraison ainsi que la baisse des volumes de ventes dans certaines régions du monde viennent également accentuer la pression financière.

L’industrie automobile subit la hausse des coûts énergétiques

Lors d’un briefing financier, Takanori Azuma, responsable du groupe comptable de Toyota, a détaillé les principaux postes de dépenses affectés par le conflit au Moyen-Orient. Le constructeur fait face à une hausse importante des coûts de carburant, des frais de transport maritime et logistique, mais aussi du prix des composants et matériaux utilisés dans les usines d’assemblage automobile.

Les coûts de peinture industrielle et de nombreux matériaux nécessaires à la fabrication des véhicules ont également augmenté. Cette situation fragilise les marges du constructeur alors même que l’industrie automobile mondiale fait déjà face à plusieurs défis structurels, notamment les tensions commerciales internationales et la montée en puissance des constructeurs chinois sur le marché des véhicules électriques et hybrides.

Toyota se distingue également par sa politique de soutien à ses fournisseurs. Contrairement à d’autres groupes industriels, le constructeur japonais s’est engagé à absorber une partie des hausses de coûts subies par ses partenaires industriels et équipementiers. Ce choix alourdit davantage l’impact financier du contexte géopolitique actuel sur les comptes du groupe.

Le bénéfice d’exploitation de Toyota a atteint 569,4 milliards de yens (environ 3,4 milliards d’euros) sur les trois mois clos au 31 mars, contre 1,1 trillion de yens (environ 6,6 milliards d’euros) un an plus tôt. Il s’agit du plus faible résultat trimestriel enregistré par le constructeur depuis plus de trois ans.

Les véhicules hybrides soutiennent encore les ventes

Malgré ces difficultés, Toyota continue de bénéficier d’une demande soutenue pour ses véhicules hybrides. Le constructeur prévoit que les ventes mondiales de modèles hybrides dépasseront cette année le seuil des 5 millions d’unités pour la première fois de son histoire.

Cette progression illustre l’intérêt croissant des automobilistes pour les motorisations économes en carburant dans un contexte de flambée des prix de l’énergie. Les voitures hybrides apparaissent comme une solution intermédiaire attractive pour de nombreux consommateurs, permettant de réduire la consommation de carburant sans dépendre entièrement des infrastructures de recharge électrique.

Toutefois, cette hausse des ventes de véhicules hybrides ne suffit pas à compenser l’explosion des coûts de production et de transport. Les pressions inflationnistes continuent d’affecter lourdement la rentabilité de l’ensemble du secteur automobile mondial.

Toyota prévoit ainsi un bénéfice d’exploitation annuel de 3 trillions de yens (environ 18 milliards d’euros) pour l’exercice en cours, un chiffre largement inférieur aux attentes des analystes financiers. Un sondage réalisé auprès de 23 analystes par LSEG tablait en effet sur un résultat médian de 4,59 trillions de yens (environ 27,5 milliards d’euros).

À la Bourse de Tokyo, cette révision des perspectives a provoqué une baisse du titre Toyota. L’action du constructeur japonais a terminé en recul d’environ 2,2 %, atteignant son plus bas niveau de clôture depuis la mi-octobre.

Entre tensions commerciales et ralentissement régional

Le contexte géopolitique actuel accentue également les difficultés déjà rencontrées par l’industrie automobile mondiale. Toyota doit notamment composer avec les tarifs douaniers imposés par le président américain Donald Trump, qui auraient coûté environ 1,4 trillion de yens (environ 8,4 milliards d’euros) au groupe japonais sur l’année écoulée.

Parallèlement, la hausse des prix de l’énergie complique davantage la situation des constructeurs automobiles internationaux. Le secteur doit désormais faire face simultanément aux tensions commerciales, à la hausse des coûts industriels et à une concurrence de plus en plus forte des fabricants chinois.

Toyota n’est pas le seul groupe automobile touché par cette situation. Le constructeur allemand Volkswagen a lui aussi évoqué récemment l’impact des tarifs douaniers sur ses résultats financiers. Selon son directeur général Oliver Blume, ces mesures représenteraient un poids annuel de 5 milliards d’euros (5,9 milliards de dollars) sur le bénéfice opérationnel du groupe.

Enfin, Toyota a indiqué que ses ventes au Moyen-Orient avaient fortement reculé au mois de mars. Les perturbations des expéditions vers cette région ont affecté les livraisons et réduit les volumes de ventes automobiles sur plusieurs marchés stratégiques.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats de Toyota illustrent l’ampleur des répercussions géopolitiques sur l’industrie automobile mondiale. Malgré le succès commercial des véhicules hybrides, la hausse des coûts de production et de logistique réduit fortement les marges des constructeurs. Le groupe japonais apparaît particulièrement exposé en raison de son soutien financier à ses fournisseurs et de sa forte présence internationale. Cette situation confirme que les tensions énergétiques et commerciales pèsent désormais durablement sur le secteur automobile.

Crédit illustration : Toyota.

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Honda passe par pertes et projets

14 mai 2026 à 11:43
Honda Hybrid Sedan Prototype

Honda vient de confirmer les mauvais résultats de son année fiscale 2025-2026. Dans le même temps, la firme dévoile sa nouvelle stratégie et révèle deux prototypes.

La perte d’exploitation s’élève a 2,2 milliards d’euros et se situe dans la fourchette haute des estimations. Plusieurs facteurs contribuent au plus mauvais résultat de la marque depuis 1957. Tout d’abord l’érosion des ventes Chine, ou Honda perd du terrain depuis 5 ans. Ensuite le relèvement des droits de douanes aux USA qui rogne sur les marges alors que les ventes progressent. Enfin l’abandon de plusieurs modèles 100% électriques, très avancés et d’une usine dédiée en Amérique du Nord

L’hybride comme tête de pont

Pionnier de l’hybride, avec son sytème IMA en 1999, Honda a amplifié sa présence depuis plusieurs années avec son e:HEV. La firme prévoit de réduire le coût de son prochain système hybride de plus de 30 % par rapport au système actuel. La future génération, plus économe de 10% en carburant intégrera une nouvelle plateforme, compatible avec les 4 roues motrices,

4 marchés prioritaires

Au Japon, la voiture la plus vendue dans le pays depuis 10 ans, la N-Box sera proposée en 100% électrique dès 2028. Une année ou Honda commercialisera un Vezel de 3eme génération, doté du nouveau système hybride maison. En Europe, le Vezel, connu sous le nom de HR-V, est le modèle le plus vendu de la marque.

Aux États Unis, Honda mise sur le tout hybride, grâce à des usines automobiles adaptées à cette orientation. 

En Chine, Honda compte proposer de nouveaux modèles électriques et hybrides rechargeables élaborés sur des plates-formes fournies par des partenaires locaux.

Enfin en Inde, Honda souhaite convertir les 6 millions d’acheteurs annuels de motos de la marque. Le pays sera celui des véhicules de moins de 4 mètres de long et la catégorie moyenne.

Une approche multifacette

Si les objectifs de neutralité carbone à l’horizon 2050 ne changent pas, les moyenslpour y parvenir s’élargissent avec l’utilisation de carburants neutres en carbone et de technologies bas carbone. S’agissant du temps de développement des véhicules, Honda entend diviser par 2 ces délais. 

Deux modèles attendus en 2028

Au delà des informations financières et stratégiques, Honda a révélé deux prototypes de ses modèles hybrides de nouvelle génération. Une grande berline qui pourrait être la prochaine Accord et un SUV Acura qui pourrait lui remplacer le RDX. Deux hybrides qui devront faire oublier les 0 series et la RSX 100% électriques abandonnées récemment.

Honda compte retrouver un bénéfice d’exploitation significatif en 2029.

Via Honda

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Cette Ferrari SC250 imagine l’évolution ultime de la légendaire 250 GTO

14 mai 2026 à 09:55
Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

La Ferrari 250 GTO reste l’une des automobiles les plus désirées au monde. Avec seulement 36 exemplaires produits entre 1962 et 1964, et une vente record à 70 millions de dollars en 2018, cette légende italienne continue de fasciner les passionnés. Aujourd’hui, le designer indien Krishnakanta Saikhom nous propose une vision audacieuse de ce qu’aurait pu devenir cette icône si son ADN aérodynamique avait continué à évoluer pendant six décennies.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

L’héritage de la 250 GTO revisité par un vision futuriste

Le concept Ferrari SC250 de Krishnakanta Saikhom pose une question provocante : que serait devenue la 250 GTO si son développement aérodynamique s’était poursuivi sans contraintes routières, règles d’homologation ou considérations économiques ? Ce diplômé en ingénierie mécanique du National Institute of Design, déjà remarqué pour son concept Lamborghini Massacre, livre ici une réponse saisissante.

La 250 GTO originale fut façonnée par Sergio Scaglietti qui travaillait le métal directement sur le châssis, pièce par pièce, sans dessins préparatoires. Cette approche intuitive, combinée aux tests en soufflerie de Giotto Bizzarrini à l’Université de Pise et aux sessions d’essais intensives à Monza, a donné naissance à une forme longue et basse, aux flancs musclés et à l’arrière Kamm caractéristique.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

Le SC250 transpose cette logique proportionnelle dans l’univers des hypercars Le Mans, enveloppant une carrosserie dramatiquement large et basse dans un Rosso Corsa étincelant. Les rendus montrent délibérément le concept aux côtés de l’original, créant une juxtaposition saisissante où l’ancêtre paraît délicat face à un descendant qui semble vouloir dévorer l’atmosphère.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

Un design qui pousse l’aérodynamisme à l’extrême

Vue de profil, la conversation visuelle avec la 250 GTO s’établit davantage par les proportions que par les détails décoratifs. Saikhom a préservé la logique long nez, courte queue de l’original, mais a tout étiré latéralement et repoussé l’habitacle vers l’arrière jusqu’à le positionner presque au-dessus de l’essieu arrière. Cette compression de la masse visuelle de la cabine évoque davantage une verrière de chasseur qu’un toit de coupé traditionnel.

La ligne fastback chute brutalement vers une queue tronquée équipée d’un aileron arrière multi-éléments prononcé, détail que la GTO originale esquissait modestement avec son petit becquet et que la SC250 mène à sa conclusion aérodynamique logique. Les flancs sont épurés et le tumblehome agressif, la carrosserie étant visiblement plus large au niveau des hanches arrière qu’à la ligne d’épaule, générant cette posture plantée qui fait paraître une voiture rapide même à l’arrêt.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

L’avant constitue la rupture la plus audacieuse avec l’orthodoxie GTO. Là où l’originale arborait un museau relativement étroit et arrondi avec de petites prises d’air jumelées, la SC250 débarque avec un ensemble splitter pleine largeur qui consomme la majeure partie de la face avant, flanqué de profonds canaux aérodynamiques qui alimentent les flux d’air sous et autour de la carrosserie.

Un petit badge du cheval cabré trône au centre du panneau de nez au-dessus du splitter, presque discret face à l’agressivité du package aéro qui l’entoure. Les évents verticaux jumeaux sur les ailes avant reprennent directement les prises d’air latérales caractéristiques de la 250 GTO, constituant le rappel patrimonial le plus explicite de tout le design et celui qui lie le plus efficacement cette conversation de soixante ans.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

Une approche technique sans compromis

L’arrière révèle le visage le plus déterminé de la SC250. Quatre sorties d’échappement circulaires sont empilées verticalement par paires sur le panneau arrière, flanquées d’un diffuseur en fibre de carbone qui remonte agressivement depuis le soubassement. La désignation « SC250 » est estampée dans la carrosserie juste au-dessus de la bavette inférieure.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

L’aileron arrière multi-éléments repose sur des plaques d’extrémité jumelles et se lit comme un composant aéro structurel plutôt qu’un accessoire de style, cohérent avec le refus global de la voiture de traiter l’aérodynamisme comme une décoration. Des roues Michelin à cinq branches en graphite profond remplissent les passages de roue aux quatre coins, leur géométrie en étoile rappelant probablement intentionnellement les jantes à rayons croisés classiques que la 250 GTO d’époque portait sur ses jantes à rayons métalliques.

Cette approche technique se ressent dans chaque détail du concept. Contrairement à de nombreux exercices de style qui privilégient l’impact visuel, la SC250 semble gouvernée par la fonction aérodynamique. Chaque surface, chaque courbe, chaque ouverture paraît justifiée par une nécessité technique plutôt que par un désir esthétique pur.

Le travail de Saikhom démontre une compréhension profonde de ce qui rendait la 250 GTO si spéciale : cette fusion parfaite entre beauté et efficacité, entre émotion et rationalité technique. En poussant cette philosophie dans ses retranchements, le designer indien prouve que l’ADN de la GTO possède une durabilité conceptuelle remarquable.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

La mise en scène du SC250 directement aux côtés d’une 250 GTO d’époque dans plusieurs compositions constitue un choix éditorial courageux qui porte ses fruits. L’original se lit comme quelque chose d’assemblé avec courage et aluminium par des gens inventant les règles en temps réel. La SC250 se lit comme la destination logique du voyage que ces pionniers ont entamé.

Que Ferrari sanctionne un jour quelque chose d’aussi intransigeant comme concept officiel reste une question séparée, et franchement non pertinente. Ce que Saikhom a démontré, c’est que le langage stylistique de la 250 GTO est suffisamment durable pour survivre à une extrapolation dans une ère de performance complètement différente sans perdre son identité. C’est précisément ce qui sépare un langage de design véritablement grand d’un autre qui ne paraît bon que figé dans son contexte original.

Le concept SC250 nous rappelle que les plus grandes créations automobiles ne sont pas seulement des objets de leur époque, mais des fondations conceptuelles capables d’inspirer des générations futures de créateurs. Dans cette optique, la vision de Krishnakanta Saikhom constitue bien plus qu’un simple exercice de style : c’est un hommage technique à l’un des chefs-d’œuvre absolus de l’automobile.

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Geely, premier groupe chinois à exporter ses voitures au Canada

14 mai 2026 à 09:29
Geely

Donald Trump est en Chine. En vol, il a sans doute croisé le premier bataillon de voitures chinoises exportées vers l’Amérique du Nord, en vertu des accords conclus au printemps avec le Canada. Et c’est Geely qui ouvre le bal. Avec une auto surprenante.

Lors de sa dernière visite à Pékin, le premier ministre Mark Carney canadien a conclu un accord permettant l’importation de voitures électriques chinoises au Canada. Une importation encadrée avec un quota fixé à 49000 voitures et des droits de douane abaissés de 100 à 6,1%. En contrepartie, le gouvernement espère attirer des investissements locaux. Ce qui permettrait de sauver sa filière automobile, mise à mal par les décisions protectionnistes et anti-véhicule électrique du voisin étasunien.

Une voiture déjà vendue

Plusieurs constructeurs ont rapidement confirmé leur intérêt pour la mesure : Tesla pour ses Model 3 et Y produites à Shanghai, Chery, BYD et Geely. Et c’est le groupe de Hangzhou Bay qui est le premier à dégainer en envoyant son premier lot de véhicules.

Ces premiers véhicules entrant dans le quota ne seront toutefois pas totalement chinoises. Il s’agit en effet de 18 exemplaires du SUV électrique Lotus Eletre… Britannique par la marque, chinoise par la conception et la production . En réalité, le véhicule était déjà homologué et diffusé depuis 2024. Mais grâce aux nouvelles règles, son prix sera divisé par deux, le rendant bien plus attractif.

De « vraies » voitures chinoises devraient suivre rapidement. Chery a par exemple déjà débarqué environ 150 véhicules. Mais il s’agit encore d’exemplaires d’essai et non pas de modèles destinés aux clients. Le groupe espère diffuser prochainement au Canada ses marques Omoda, Jaecoo et Exlantix.

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F1 : Mercedes et Gucci, bientôt associés dans Alpine F1 Team ?

14 mai 2026 à 07:30
Image généree par IA

Alpine fait parler d’elle plus positivement que ces dernières années. Après la « valse » des dirigeants et des pilotes, les mauvais résultats puis les remous du retour de Flavio Briatore en 2024 et la fin du moteur Renault en 2025, l’écurie française reprend des couleurs en 2026. Dotée du moteur Mercedes, l’écurie apparaît désormais comme la « meilleure des autres » derrière le quatuor Mercedes / Ferrari / McLaren / Red Bull. Alpine a déjà marqué plus de points cette année, en 4 courses, que sur l’ensemble de la saison 2025.

Les prétendants

Depuis plusieurs mois déjà, Alpine fait l’objet de nombreuses convoitises. Le fonds d’investissement Otro Capital, arrivé en 2023, cherche à revendre sa participation de 24%. En l’espace de trois ans, et malgré des résultats mitigés, la valorisation d’Alpine a explosé, emboîtant le pas à une Formule 1 qui n’a jamais été aussi « bankable ». On évoque des parts représentant près de 700 millions.

Jusqu’en septembre, Renault, toujours actionnaire majoritaire de l’écurie, dispose d’un droit de veto sur les décisions stratégiques. Plusieurs noms se bousculent au portillon pour reprendre les parts : Christian Horner, évincé de Red Bull en 2025, est un nom qui a pas mal circulé, avec derrière lui un fonds d’investissement solide, mais c’est désormais Mercedes qui tient la corde.

Un rapprochement qui n’est pas du goût de tous

Le géant Allemand, déjà partenaire technique d’Alpine avec la fourniture des moteurs hybrides, semble donc en pole position pour entrer au capital. Cela est toutefois loin d’être acquis, car plusieurs voix se font entendre pour mettre en doute le bien fondé d’un tel rapprochement. Zak Brown, PDG de McLaren, considère que l’entrée de Mercedes au capital d’Alpine engendrerait une situation aussi problématique que le binôme Red Bull / Racing Bulls, avec des conflits d’intérêts et une influence potentiellement néfaste d’un point de vue sportif.

La FIA s’est montrée plus réservée mais reste attentive à ce genre de combinaisons. En effet, en prenant des parts chez Alpine, Mercedes se rendrait ainsi partiellement maître d’une écurie à priori rivale en piste. Le risque de collusion est donc inquiétant pour certains, en terme d’équité sportive et de confidentialité technique. Toto Wolff est bien entendu impliqué dans ces démarches, son duel personnel avec Christian Horner continuant ainsi dans les coulisses.

le précédent déjà Français, avec Ligier

On se rappelle par exemple comment en 1994, Flavio Briatore (déjà lui !) alors patron de Benetton, avait racheté Ligier (à titre personnel) pour récupérer le moteur Renault et le mettre dans la Benetton de Schumacher à la place du V8 Ford, tout en plaçant un de ses acolytes, Tom Walkinshaw, à la tête des Bleus.

En 1995, la Ligier ressemblait comme deux gouttes d’eau à la Benetton, mais l’écurie française avait dû faire une croix sur le V10 Renault et se rabattre sur le V10 Mugen -Honda…que Briatore avait repris à l’écurie Minardi, dans laquelle il avait aussi des intérêts ! C’est ce genre de combinaisons qui peut susciter bien des remous…

Une Alpine très stylée en 2027 ?

Parallèlement à ces jeux politiques, une autre rumeur a bruissé, émanant de GPBlog : le partenariat de sponsoring avec BWT arrivant à son terme fin 2026, Alpine pourrait avoir en 2027, comme nouveau sponsor titre, la maison Gucci ! Une annonce qui fait sens : la célèbre griffe italienne de lufait partie du groupe Kering, qui est présidé par…Luca de Meo ! L’ancien patron de Renault fut, rappelons le, celui qui a ramené Briatore à Enstone, enclenchant le rapprochement avec Mercedes et signant par la même occasion l’arrêt de mort des moteurs de Viry-Châtillon.

Luca de Meo fait donc le trait d’union entre ses ancienne et actuelle maisons, unissant potentiellement Alpine et Gucci. Ce partenariat, estimé potentiellement à des dizaines de millions, corrobore de multiples stratégies : Kering veut investir dans un sport où le rival LVMH est déjà installé, tandis qu’Alpine poursuit sa stratégie de montée en gamme, via un partenariat technique avec Mercedes et donc une possible association marketing de luxe.

Affaire à suivre !

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Essence chère : les hybrides séduisent les Américains

14 mai 2026 à 06:12

Face à la hausse du carburant, les automobilistes américains privilégient les voitures hybrides plutôt que les véhicules électriques.

La hausse des prix du carburant modifie progressivement les habitudes des automobilistes américains. Alors que les tarifs de l’essence ont dépassé les 4 dollars le gallon aux États-Unis, atteignant leur plus haut niveau depuis quatre ans à la fin du mois d’avril selon l’American Automobile Association, les consommateurs se tournent davantage vers les véhicules hybrides. Dans ce contexte de tension sur les coûts de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient, les voitures hybrides enregistrent une progression marquée des ventes, tandis que les véhicules 100 % électriques peinent encore à convaincre une large partie du marché automobile américain.

Les chiffres publiés par la société d’analyse Motor Intelligence montrent que les ventes de voitures hybrides ont bondi de 37 % au cours des deux mois ayant suivi le début du conflit en Iran à la fin du mois de février. Cette croissance dépasse nettement celle du marché automobile global, dont les ventes ont progressé de 15 % sur la même période.

En revanche, les ventes de véhicules électriques affichent une progression beaucoup plus modérée. Aux États-Unis, les immatriculations de modèles électriques n’ont augmenté que de 11 % pendant cette période, un rythme inférieur à celui du marché automobile dans son ensemble. Malgré l’augmentation des prix à la pompe, les véhicules électriques restent également en dessous de leurs niveaux de ventes observés un an plus tôt.

Les véhicules électriques restent en retrait aux États-Unis

Le marché américain de l’automobile montre donc une dynamique différente de celle observée en Europe. Alors que les consommateurs européens se tournent massivement vers les véhicules électriques face à la flambée des prix des carburants, les automobilistes américains restent plus prudents vis-à-vis des modèles 100 % électriques.

Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Le premier concerne la disparition du crédit d’impôt fédéral de 7 500 dollars accordé auparavant à l’achat de véhicules électriques. Son expiration à l’automne dernier continue de peser sur les ventes de voitures électriques neuves aux États-Unis.

Le marché européen bénéficie également d’une offre plus importante de véhicules électriques abordables, ainsi que d’une réglementation environnementale plus stricte concernant les émissions de CO₂ des moteurs thermiques. Dans plusieurs pays européens, les constructeurs automobiles ont déjà accéléré leur transition vers l’électrification afin de respecter les normes imposées sur les émissions polluantes.

Les chiffres de vente confirment cet écart entre les marchés. Au Royaume-Uni, les ventes de véhicules électriques ont progressé de 79 % dans les deux mois ayant suivi le début du conflit au Moyen-Orient. En Allemagne, les immatriculations de voitures électriques ont augmenté de 39 %, une hausse supérieure à celle de l’ensemble du marché automobile.

Les hybrides apparaissent comme une solution rassurante

Aux États-Unis, les consommateurs semblent privilégier une transition plus progressive vers l’électrification. Les véhicules hybrides, qui combinent moteur thermique et assistance électrique via une batterie lithium-ion, apparaissent comme une alternative plus simple et plus accessible pour de nombreux automobilistes.

Les analystes du secteur automobile soulignent que les voitures hybrides présentent plusieurs avantages. Elles restent généralement moins coûteuses à l’achat que les véhicules électriques et offrent davantage de choix dans les gammes des constructeurs. Elles permettent également aux conducteurs de réduire leur consommation de carburant sans modifier profondément leurs habitudes de conduite.

Contrairement aux véhicules électriques, les hybrides ne nécessitent pas de recharge quotidienne sur une borne ou une prise domestique. Cette simplicité d’utilisation rassure une partie des consommateurs américains, encore réticents à adopter pleinement la mobilité électrique.

Kevin Roberts, directeur de l’intelligence économique et du marché chez CarGurus, explique que l’intérêt pour les hybrides était déjà présent avant la récente flambée des prix de l’essence. Selon lui, la hausse du carburant a simplement accéléré une tendance déjà engagée.

Les données de fréquentation du site automobile CarGurus montrent d’ailleurs une progression des recherches liées aux véhicules hybrides et électriques. En avril, les hybrides représentaient 14 % des recherches de véhicules sur la plateforme, contre 12 % le mois précédent. Les recherches portant sur les véhicules électriques sont également passées de 3,4 % à 5 %.

Toyota profite pleinement de l’essor des hybrides

Cette évolution du marché profite particulièrement à Toyota, pionnier de la technologie hybride avec le lancement de la Prius à la fin des années 1990. Le constructeur japonais a progressivement renforcé sa stratégie autour des motorisations hybrides, notamment sur deux de ses modèles les plus populaires : le SUV RAV4 et la berline Camry.

Au cours des deux mois ayant suivi le début du conflit au Moyen-Orient, les ventes électrifiées de Toyota aux États-Unis ont progressé de 34 %. Cette croissance provient principalement des véhicules hybrides, alors que les ventes de modèles entièrement électriques restent relativement limitées dans la gamme du constructeur.

Les ventes globales de Toyota sur le marché américain ont quant à elles augmenté de 23 % sur la même période. Cette progression illustre l’intérêt croissant des consommateurs pour des véhicules capables de réduire la consommation de carburant tout en conservant l’autonomie et la simplicité d’utilisation d’un moteur thermique classique.

Les concessionnaires automobiles constatent eux aussi cette évolution des comportements d’achat. Brad Sowers, propriétaire de plusieurs concessions Kia, Stellantis et General Motors dans la région de Saint-Louis, indique que les hybrides représentaient 35 % des ventes de son concessionnaire Kia en avril, contre environ 30 % en mars.

Notre avis, par leblogauto.com

Le marché automobile américain montre que la transition énergétique ne suit pas partout le même rythme. Les véhicules hybrides apparaissent aujourd’hui comme une solution intermédiaire rassurante pour de nombreux automobilistes confrontés à la hausse du prix du carburant. Les constructeurs disposant d’une gamme hybride solide, comme Toyota, semblent particulièrement bien positionnés dans ce contexte. À l’inverse, les véhicules électriques continuent de se heurter à des freins économiques et pratiques sur le marché américain.

Crédit illustration : Toyota.

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Secteur auto chinois : les exportations sauvent le marché intérieur en crise

14 mai 2026 à 04:19

En Chine, les ventes automobiles chutent encore malgré des exportations record de véhicules électriques et hybrides.

Le marché automobile chinois continue de traverser une période contrastée. Si la demande intérieure reste en difficulté, les constructeurs automobiles du pays compensent de plus en plus ce ralentissement grâce à la progression rapide des exportations. En avril, les ventes de voitures neuves en Chine ont enregistré leur septième mois consécutif de baisse, illustrant les difficultés persistantes du premier marché automobile mondial. Dans le même temps, les expéditions vers l’étranger poursuivent leur accélération, notamment dans le secteur des véhicules électriques et hybrides rechargeables.

Selon les données publiées par la China Passenger Car Association (CPCA), les ventes domestiques ont reculé de 21,6 % sur un an pour atteindre 1,4 million de véhicules en avril. Cette baisse prolongée intervient dans un contexte de concurrence intense entre constructeurs automobiles, alors que les consommateurs chinois restent prudents face aux dépenses liées à l’automobile.

Les ventes de véhicules thermiques et hybrides sous pression

Le ralentissement touche plusieurs segments du marché automobile chinois. Les véhicules équipés de moteurs thermiques souffrent notamment de la hausse des prix du pétrole, un facteur qui pèse sur les intentions d’achat. D’après Cui Dongshu, secrétaire général de la CPCA, les modèles à moteur à combustion n’ont pas répondu aux attentes commerciales au cours du mois d’avril.

Les hybrides rechargeables connaissent également une période plus compliquée. Les ventes combinées de véhicules électriques et hybrides rechargeables, qui représentent pourtant 60,6 % des ventes totales de voitures particulières en Chine, ont reculé de 6,8 % sur un an. Cette baisse prolonge une série de quatre mois consécutifs de repli pour les véhicules dits à “énergies nouvelles”.

Le marché chinois de l’automobile reste donc confronté à une demande intérieure insuffisante, notamment sur les modèles d’entrée de gamme. Les voitures abordables représentent encore une part importante des immatriculations neuves, mais ce segment montre des signes de faiblesse persistants. Pour les acteurs du secteur, cette situation constitue désormais un frein majeur à la reprise globale du marché.

Les exportations automobiles soutiennent les constructeurs chinois

À l’inverse, les exportations affichent une dynamique particulièrement robuste. Les exportations de véhicules électriques et hybrides rechargeables ont progressé de 111,8 % sur un an, dépassant largement la hausse de 80,2 % des exportations automobiles globales.

Cette progression s’explique notamment par la hausse des prix mondiaux des carburants, alimentée par les tensions géopolitiques liées à la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Dans plusieurs marchés étrangers, cette situation favorise l’intérêt des consommateurs pour les véhicules électriques, considérés comme une alternative plus économique à l’usage.

Les constructeurs automobiles chinois renforcent ainsi leur présence à l’international afin de compenser la faiblesse de leur marché domestique. Le cas de BYD illustre cette tendance. Le premier fabricant mondial de véhicules électriques a vu la baisse de ses ventes mondiales se poursuivre pour un huitième mois consécutif en avril, malgré des exportations toujours soutenues.

Les analystes de Morgan Stanley anticipent d’ailleurs une accentuation de ce phénomène en 2026. La banque américaine prévoit désormais une croissance des exportations automobiles chinoises de 33 %, contre une estimation précédente de 15 %. Dans le même temps, elle s’attend à une aggravation du recul des ventes domestiques, estimé à 11 % sur l’année.

Les constructeurs misent sur les SUV premium

Face à ce contexte difficile, les marques chinoises adaptent progressivement leur stratégie produit. De nombreux constructeurs automobiles s’éloignent désormais des véhicules économiques vendus sous le seuil des 150 000 yuans afin de privilégier des modèles plus imposants, mieux équipés et positionnés sur le segment premium.

Le salon automobile de Pékin a récemment mis en lumière cette évolution avec l’arrivée massive de nouveaux SUV haut de gamme. Cette montée en gamme bénéficie notamment à des marques comme Nio ou Zeekr, filiale du groupe Geely, qui misent sur des véhicules électriques premium riches en technologies et en équipements.

Cependant, cette stratégie ne suffit pas encore à relancer pleinement le marché automobile chinois. Malgré la forte croissance des modèles électriques haut de gamme, la faiblesse persistante des ventes de véhicules accessibles continue de pénaliser l’ensemble du secteur.

Pour répondre à cette problématique, la CPCA évoque la possibilité de créer un segment spécifique inspiré des “kei cars” japonaises. Ce type de véhicules miniatures et économiques pourrait permettre de répondre aux besoins des consommateurs ruraux et âgés tout en stimulant la demande sur l’entrée de gamme.

Notre avis, par leblogauto.com

Le marché automobile chinois confirme actuellement un déséquilibre marqué entre consommation intérieure et croissance des exportations. Les constructeurs locaux semblent désormais dépendre davantage de leur développement international pour maintenir leur activité. La montée en gamme des véhicules électriques et des SUV premium traduit également une transformation profonde de l’industrie automobile chinoise. Reste à savoir si le segment des véhicules abordables pourra retrouver une dynamique suffisante pour soutenir durablement le marché intérieur.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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Tesla FSD approuvé aux Pays-Bas : enjeux sécurité UE

13 mai 2026 à 14:12

Le FSD Supervised de Tesla obtient un feu vert provisoire aux Pays-Bas, relançant le débat européen sur sécurité, vitesse et conduite autonome.

Le système d’aide à la conduite FSD Supervised de Tesla franchit une étape majeure en Europe avec une approbation provisoire accordée par le régulateur néerlandais RDW le 10 avril 2026. Cette décision intervient après 18 mois d’essais réalisés sur routes ouvertes et pistes d’essai, marquant un tournant réglementaire important pour le constructeur américain. Toutefois, cette validation reste limitée au territoire néerlandais et ne constitue pas encore une homologation à l’échelle de l’Union européenne. Le dossier doit désormais être examiné par le Comité technique européen, dont un vote pourrait intervenir en juillet ou en octobre, sans calendrier accéléré à ce stade.

Une validation provisoire sous conditions strictes

L’autorisation accordée par le RDW s’inscrit dans une démarche encadrée et expérimentale. Le système FSD Supervised, malgré son nom, ne correspond pas à une autonomie complète. Il s’agit d’un dispositif avancé d’assistance à la conduite capable de gérer la direction, l’accélération et certaines manœuvres, mais toujours sous la supervision active du conducteur. Ce dernier doit rester attentif en permanence et prêt à reprendre le contrôle du véhicule.

Cette distinction est au cœur des discussions réglementaires européennes. Le terme « Full Self-Driving » continue de susciter des interrogations parmi les autorités, notamment sur le risque de perception erronée des capacités réelles du système. Certains régulateurs, comme en Suède, ont soulevé la question de la communication commerciale autour de ce nom, estimant qu’il pourrait induire les automobilistes en erreur sur le niveau réel d’autonomie.

Des questions de sécurité au centre des débats

Les préoccupations des autorités européennes ne se limitent pas à la sémantique. Plusieurs régulateurs nordiques, dont ceux de Suède, Finlande, Danemark et Norvège, ont exprimé des inquiétudes concernant le comportement du système dans des conditions de conduite complexes. Parmi les points soulevés figurent la tendance du système à dépasser les limitations de vitesse, son comportement sur routes glacées, ainsi que sa capacité à réagir face à des situations imprévues comme la présence d’animaux sauvages.

La Finlande a notamment interrogé Tesla sur la capacité du système à fonctionner en toute sécurité sur des routes enneigées ou verglacées à des vitesses pouvant atteindre 80 km/h. Les autorités se sont également penchées sur les mécanismes de sécurité destinés à empêcher une utilisation inadéquate, notamment l’usage du téléphone par le conducteur alors que le système est activé.

Ces interrogations illustrent un enjeu central pour la réglementation automobile européenne : trouver un équilibre entre innovation technologique et sécurité routière, dans un contexte où les systèmes d’aide à la conduite deviennent de plus en plus sophistiqués.

Des tests jugés encourageants mais une décision encore lointaine

Malgré ces réserves, certaines évaluations sont jugées positives. Le régulateur danois a par exemple relevé une bonne gestion du trafic dense aux heures de pointe à Copenhague. Par ailleurs, un représentant néerlandais a testé le système dans un environnement urbain complexe, notamment autour de l’Arc de Triomphe à Paris, soulignant les capacités d’adaptation du logiciel dans des contextes de circulation difficiles.

Le RDW affirme que le système, utilisé dans le cadre défini, peut contribuer à améliorer la sécurité routière. Toutefois, les détails complets des tests réalisés ne sont pas publiés, les autorités invoquant des raisons de confidentialité commerciale.

Sur le plan institutionnel, la prochaine étape dépend désormais du Comité technique européen. Aucun vote rapide n’est attendu, et les discussions pourraient se prolonger jusqu’à l’automne. L’adoption à l’échelle de l’Union européenne nécessiterait une majorité qualifiée : 15 États membres représentant au moins 55 % des pays et 65 % de la population.

Pour Tesla, l’enjeu est stratégique. Le constructeur voit dans le FSD une fonctionnalité payante susceptible de renforcer sa rentabilité, dans un contexte où sa position sur le marché européen est sous pression. L’entreprise mise également sur une évolution progressive vers des services de robotaxis, bien que ces perspectives restent encore éloignées et dépendantes de futures autorisations réglementaires.

En l’état, le FSD Supervised demeure un système d’assistance avancée nécessitant une vigilance constante du conducteur. L’Europe se trouve désormais face à une décision structurante : intégrer ou non cette technologie dans son cadre réglementaire de la conduite assistée.

Notre avis, par leblogauto.com

L’approbation provisoire du FSD Supervised aux Pays-Bas marque une étape réglementaire importante, mais encore très encadrée. Les débats européens montrent que la question centrale n’est pas seulement technologique, mais aussi sécuritaire et sémantique. Les inquiétudes liées à la vitesse, aux conditions hivernales et à la vigilance du conducteur restent déterminantes dans l’évaluation du système. Enfin, le calendrier européen et la nécessité d’un vote à majorité qualifiée indiquent que l’adoption à grande échelle ne sera ni rapide ni automatique.

Crédit illustration : Connor Jewiss/CNET.

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Geely rachète une usine Ford en Espagne : virage européen

13 mai 2026 à 12:12

Geely rachète une partie d’une usine Ford en Espagne pour produire en Europe et contourner les droits de douane automobiles.

Le constructeur automobile chinois Geely, deuxième acteur du marché chinois derrière BYD, poursuit son expansion en Europe avec une opération industrielle majeure en Espagne. Selon des informations rapportées par la presse spécialisée locale, le groupe aurait racheté une partie d’une usine de Ford située dans la région de Valence, plus précisément sur le site d’Almussafes. Cette acquisition s’inscrit dans une stratégie plus large des constructeurs automobiles chinois visant à renforcer leur présence sur le marché européen, tout en contournant les barrières douanières et les réglementations de plus en plus strictes sur l’importation de véhicules étrangers.

Geely, qui multiplie les initiatives d’implantation industrielle hors de Chine, n’a pas souhaité commenter ces informations. De son côté, Ford a qualifié ces rumeurs de spéculation, sans confirmer ni infirmer les discussions en cours. Cette prudence reflète un contexte industriel sensible, où les restructurations d’usines et les partenariats entre constructeurs internationaux sont scrutés de près.

Une acquisition stratégique à Valence

Le cœur de cette opération concernerait l’unité dite « Body 3 » du site d’Almussafes, une usine historique de Ford en Espagne. Ce site industriel, spécialisé dans l’assemblage de véhicules, constitue un actif stratégique important dans le dispositif de production du constructeur américain en Europe. L’entrée potentielle de Geely dans cette infrastructure marquerait une évolution significative de son implantation industrielle sur le continent.

Selon les informations disponibles, le constructeur chinois envisagerait non seulement de reprendre une partie des installations, mais aussi d’y produire l’un de ses modèles destinés au marché européen. Cette orientation industrielle traduirait une volonté claire de rapprocher la production des marchés de consommation, notamment dans un contexte où les chaînes logistiques mondiales ont été fragilisées ces dernières années.

Cette stratégie permettrait également à Geely de bénéficier d’un outil de production déjà opérationnel, réduisant les coûts et les délais liés à la construction d’une nouvelle usine automobile. L’assemblage local de véhicules représente un levier essentiel pour gagner en compétitivité sur un marché européen hautement concurrentiel.

Une réponse aux droits de douane européens

L’intérêt croissant des constructeurs automobiles chinois pour l’Europe s’explique en grande partie par la montée des barrières commerciales et réglementaires. Les droits de douane appliqués aux véhicules importés, combinés aux normes environnementales et industrielles européennes, incitent les groupes asiatiques à s’implanter directement sur le territoire.

Dans ce contexte, Geely s’inscrit dans une dynamique plus large qui touche l’ensemble de l’industrie automobile chinoise. L’objectif est double : contourner les surcoûts liés à l’importation et s’adapter plus efficacement aux exigences du marché européen en matière de production et de distribution.

Par ailleurs, cette stratégie s’accompagne de discussions sur le partage de technologies automobiles. Des négociations avaient déjà été évoquées plus tôt dans l’année, laissant entrevoir des coopérations potentielles entre constructeurs occidentaux et chinois. L’usine de Valence pourrait ainsi devenir un point d’ancrage industriel et technologique dans cette nouvelle configuration mondiale de l’industrie automobile.

Autres ambitions chinoises en Espagne

Geely n’est pas le seul acteur chinois à envisager une implantation renforcée en Espagne. D’autres constructeurs, comme SAIC Motor, étudient également des opportunités industrielles sur le territoire. Selon des informations issues du secteur, SAIC pourrait s’intéresser à un site situé dans la ville portuaire de Ferrol, en Galice, afin d’y développer une base de production européenne.

Cette multiplication des projets confirme l’attractivité de l’Espagne dans la stratégie d’expansion des constructeurs automobiles asiatiques. Le pays dispose en effet d’une forte tradition industrielle dans l’automobile, d’un réseau logistique développé et d’une position géographique favorable pour les exportations vers le reste de l’Europe.

Un tournant industriel pour l’automobile européenne

L’éventuelle prise de contrôle partielle d’une usine Ford par Geely illustre les transformations profondes de l’industrie automobile mondiale. Entre recomposition des chaînes de production, pression réglementaire et concurrence accrue, les constructeurs adaptent leurs stratégies pour maintenir leur compétitivité.

Dans ce contexte, l’Espagne apparaît comme un terrain clé pour l’implantation de nouvelles capacités de production. Les prochains mois permettront de déterminer si ces négociations déboucheront sur des accords concrets ou si elles resteront au stade de discussions industrielles avancées.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette opération potentielle illustre la montée en puissance des constructeurs chinois dans l’industrie automobile européenne. Geely adopte une stratégie pragmatique en s’appuyant sur des infrastructures existantes plutôt que de créer de nouvelles usines. La prudence de Ford montre cependant que les négociations restent sensibles et encore incertaines. Si elle se concrétise, cette implantation pourrait accélérer la recomposition du paysage industriel automobile en Europe.

Crédit illustration : Geely.

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Jaguar a tranché, ce sera Type 01

13 mai 2026 à 07:27
Jaguar Type 01

La renaissance de Jaguar s’apprête à entrer dans une nouvelle phase. Le premier modèle de cette ère placée sous le signe de l’électrique et du luxe sera bientôt révélé. On connait désormais son nom : Type 01.

Certains espéraient que Jaguar reprendrait un nom historique pour désigner son tout nouveau coupé GT électrique. Mais comme l’a déjà montré le style du concept ou la méthode de communication l’accompagnant, la rupture sera totale. Le nom préserve un lien avec le passé via l’emploi du terme Type. Plus de lettre, mais deux chiffres. En réalité, une simple continuité du concept Type 00. Le 0 souligne l’absence d’émissions de CO2 de la propulsion électrique. Le second 0 du concept soulignait le nouveau départ. La version de série étant simplement la première de la lignée, elle adopte logiquement le chiffre 1.

Des appellations historiques sans cohérence

Un choix qui peut paraître simpliste, évoquant celui de marques comme Polestar ou Lynk&Co avec une simple numérotation séquentielle. Mais avouons que l’inventivité n’a jamais été dans le camp de la marque britannique quand on en vient aux appellations.

La XK120 se contentait d’accoler le nom de son moteur (XK) à sa vitesse maximale (120 mph), suivie en cela par les XK140, XK150.

Idem pour les « Type ». La XK120-C, C comme compétition, devint Type-C en interne. Suivirent les Type-D et E… Auxquelles ont succédé pêle-mêle les XJ-S, XK8, XK ou F-Type.

Puis vint la XJ. Non pas en référence directe aux XK. Plus simplement parce que les lettres XJ désignaient alors les codes projet. Le projet de la nouvelle berline qui devait simplifier l’offre en remplaçant plusieurs autres modèles était connu en tant que XJ4… Comme elle était dotée d’un moteur six cylindres, elle fut officiellement baptisée XJ6…

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BMW résiste aux droits de douane et maintient ses prévisions 2026

13 mai 2026 à 06:10

BMW maintient ses prévisions 2026 malgré les tensions commerciales, avec des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et une pression sur les marges.

Le constructeur automobile allemand BMW traverse une période de fortes tensions sur le marché mondial de l’automobile, mais affiche une résilience notable. Malgré une baisse de ses performances financières au premier trimestre, le groupe a surpris les analystes en dépassant les attentes de bénéfices. Dans un contexte marqué par la menace de nouveaux droits de douane américains sur les importations automobiles européennes, le groupe de Munich maintient ses objectifs financiers pour 2026. Une position qui traduit une volonté de stabilité stratégique, alors que l’industrie automobile européenne fait face à une concurrence internationale accrue et à une demande contrastée sur ses principaux marchés.

Des résultats trimestriels au-dessus des attentes

Sur les trois premiers mois de l’année, BMW a enregistré un bénéfice avant impôts de 2,3 milliards d’euros, dépassant les prévisions des analystes qui tablaient sur environ 2,2 milliards d’euros. Toutefois, ce résultat s’inscrit dans une tendance de repli, avec une baisse globale estimée à environ 25 % sur un an. Cette contraction reflète la pression exercée sur les marges du constructeur automobile, dans un environnement où les coûts augmentent et où la concurrence sur le segment des voitures premium s’intensifie.

Le chiffre d’affaires du groupe a également reculé de 8,1 %, atteignant 31 milliards d’euros. Cette baisse est principalement attribuée à une diminution des ventes, notamment en Chine, un marché stratégique pour BMW. Le constructeur y fait face à une concurrence de plus en plus agressive des marques locales, qui gagnent des parts de marché dans un secteur en pleine transformation vers l’électrification et les nouvelles technologies automobiles.

Pression des droits de douane et marché chinois

L’un des principaux facteurs d’incertitude pour BMW reste la question des droits de douane automobiles. Aux États-Unis, les taxes à l’importation pèsent déjà lourdement sur la rentabilité du groupe. La menace évoquée par l’administration américaine d’augmenter ces droits de 15 % à 25 % sur les véhicules importés depuis l’Union européenne a ravivé les inquiétudes dans l’ensemble de l’industrie automobile allemande.

Le PDG Oliver Zipse a cependant relativisé cette annonce, estimant qu’il s’agit davantage d’un levier de négociation dans le cadre des relations commerciales transatlantiques que d’une mesure immédiatement appliquée. Malgré cela, le climat d’incertitude continue d’affecter la stratégie des constructeurs européens, déjà confrontés à des surcoûts liés aux barrières douanières existantes.

En parallèle, le marché chinois, premier débouché unique pour BMW, demeure sous pression. La demande y ralentit, tandis que les constructeurs locaux renforcent leur position sur le segment des véhicules électriques et hybrides. Cette évolution modifie profondément l’équilibre concurrentiel du marché automobile mondial.

Perspectives 2026 et réaction en Bourse

Dans ce contexte complexe, BMW a confirmé le maintien de ses prévisions financières pour 2026. Cette décision a été perçue comme un signal de confiance par les investisseurs, entraînant une hausse de 4,7 % du titre en Bourse après la publication des résultats. Le groupe affiche ainsi sa volonté de poursuivre sa stratégie à moyen terme, malgré les incertitudes liées au commerce international et aux tensions géopolitiques.

La marge opérationnelle du constructeur reste toutefois sous pression, illustrant les difficultés structurelles auxquelles est confrontée l’industrie automobile européenne. Entre inflation des coûts, transition énergétique et instabilité des échanges mondiaux, BMW doit composer avec un environnement économique particulièrement exigeant.

Notre avis, par leblogauto.com

BMW démontre une capacité de résistance dans un contexte industriel fortement perturbé par les tensions commerciales et la faiblesse de certains marchés clés. Le maintien des prévisions 2026 traduit une stratégie de continuité malgré des signaux conjoncturels moins favorables. La dépendance au marché chinois et la pression des droits de douane américains restent toutefois des facteurs de risque importants pour la rentabilité du groupe. La réaction positive des marchés financiers montre que les investisseurs privilégient pour l’instant la stabilité du discours stratégique de BMW.

Crédit illustration : BMW.

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Tesla Chine : ventes en hausse de 36% en avril

13 mai 2026 à 04:12

Les ventes de Tesla fabriquées en Chine progressent de 36 % en avril, soutenues par Shanghai malgré concurrence et défis réglementaires.

Les ventes de véhicules électriques Tesla fabriqués en Chine ont poursuivi leur dynamique de reprise en avril, enregistrant une hausse significative de 36 % sur un an. Cette progression intervient dans un contexte de forte concurrence sur le marché automobile chinois, où de nombreux constructeurs locaux proposent des véhicules électriques à des prix plus compétitifs. Malgré ces pressions, le constructeur américain maintient une trajectoire de stabilisation sur l’un de ses marchés les plus stratégiques en dehors des États-Unis, tout en tentant de regagner des parts de marché perdues ces derniers mois.

Une dynamique de reprise portée par la Chine

Selon les données publiées par l’Association chinoise des constructeurs automobiles, les livraisons des modèles Tesla Model 3 et Model Y produits à l’usine de Shanghai ont atteint 79 478 unités en avril. Ce volume inclut également les véhicules exportés vers l’Europe et d’autres marchés internationaux. Bien que ce chiffre marque un recul de 7,2 % par rapport à mars, il reste nettement supérieur à celui observé en avril de l’année précédente, confirmant une tendance globale de reprise sur une base annuelle.

Cette progression mensuelle constitue le sixième mois consécutif de croissance pour les ventes de Tesla en Chine. Elle traduit une certaine résilience de la marque sur un marché pourtant devenu extrêmement compétitif, dominé par une vague de nouveaux acteurs chinois spécialisés dans les véhicules électriques. Ces derniers misent sur des politiques tarifaires agressives et une montée en gamme rapide pour séduire les consommateurs locaux.

Shanghai, pilier des exportations Tesla

L’usine de Shanghai joue un rôle central dans la stratégie industrielle mondiale de Tesla. En plus d’alimenter le marché chinois, elle constitue une base d’exportation importante vers l’Europe et d’autres régions. Cette double fonction permet au constructeur de rationaliser sa production et d’optimiser ses chaînes logistiques dans un contexte de demande fluctuante sur les différents marchés internationaux.

Les données disponibles suggèrent que cette plateforme industrielle contribue largement à la stabilisation des performances globales de Tesla hors des États-Unis. Après une période marquée par des pertes de parts de marché, notamment face aux constructeurs chinois, l’entreprise semble retrouver un certain équilibre. Cette amélioration intervient également dans un contexte de reprise de la demande de véhicules électriques à batterie sur plusieurs marchés européens, notamment en Suède, en France et au Danemark.

Cette dynamique européenne a été en partie soutenue par la hausse des prix du pétrole, alimentée par des tensions géopolitiques impliquant les États-Unis et l’Iran, ce qui a renforcé l’attractivité des véhicules électriques auprès des consommateurs.

Pressions concurrentielles et incertitudes réglementaires

Malgré cette reprise, Tesla reste confronté à plusieurs défis structurels. Le marché chinois des véhicules électriques connaît une intensification de la concurrence, avec l’arrivée de nouveaux modèles locaux souvent proposés à des prix plus bas. Cette situation exerce une pression directe sur les parts de marché du constructeur américain, qui doit adapter sa stratégie commerciale pour maintenir sa position.

Par ailleurs, des incertitudes réglementaires persistent autour du développement du système de conduite entièrement autonome (FSD), très attendu par une partie de la clientèle. En Chine, comme sur d’autres marchés clés, l’approbation de cette technologie reste un enjeu majeur et son calendrier demeure incertain. Ces retards constituent un frein potentiel à l’accélération de l’adoption des solutions avancées proposées par Tesla.

Dans ce contexte, les performances enregistrées en avril apparaissent comme un signal positif, mais encore fragile. La capacité du constructeur à consolider cette reprise dépendra en grande partie de son adaptation aux dynamiques locales du marché chinois, ainsi qu’à l’évolution des cadres réglementaires liés aux technologies de conduite autonome.

Notre avis, par leblogauto.com

La progression de 36 % des ventes de Tesla fabriquées en Chine confirme un regain d’activité notable après une période de tensions sur les parts de marché. L’usine de Shanghai s’impose comme un levier stratégique majeur, tant pour la Chine que pour l’exportation vers l’Europe. Toutefois, cette reprise reste conditionnée à un environnement concurrentiel de plus en plus agressif sur le segment des véhicules électriques. Les incertitudes réglementaires autour du FSD constituent également un facteur limitant pour la montée en puissance technologique du constructeur. Enfin, la volatilité des marchés et les tensions géopolitiques influençant les prix de l’énergie continuent d’avoir un impact indirect sur la demande automobile.

Crédit illustration : Tesla.

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Sécurité routière : la mortalité en hausse en France en avril 2026, forte progression chez les deux-roues et les cyclistes

12 mai 2026 à 15:15
Une Renault Megane Estate de la Police nationale française dans une rue de Paris

En avril 2026, 285 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine, selon les dernières données de l’ONISR. La hausse touche particulièrement les usagers de deux-roues motorisés et les cyclistes, tandis que le nombre de blessés graves progresse également.

285 décès sur les routes en avril 2026

L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) estime à 285 le nombre de personnes décédées sur les routes de France métropolitaine en avril 2026, contre 248 en avril 2025. Cela représente 37 morts supplémentaires sur un an.

Outre-mer, 21 personnes ont été tuées sur les routes au cours du même mois.

Sur les quatre premiers mois de l’année 2026, 1 036 personnes sont décédées sur les routes françaises. Le total atteint 963 décès en métropole et 73 en outre-mer. Par rapport à la même période en 2025, la mortalité augmente de 8 %.

Les deux-roues motorisés et les cyclistes particulièrement touchés

L’augmentation de la mortalité concerne surtout les usagers de deux-roues motorisés, avec 27 décès supplémentaires en avril 2026 par rapport à avril 2025.

La mortalité des cyclistes progresse également, avec 12 décès supplémentaires sur un an.

Pour les occupants de voitures particulières et les piétons, le niveau reste stable, mais l’ONISR souligne qu’il demeure élevé pour un mois d’avril.

La hausse touche principalement les routes hors agglomération, avec 45 morts supplémentaires. En agglomération, le nombre de décès recule de 7.

Hausse des décès chez les moins de 18 ans et les 25-64 ans

Par tranche d’âge, la mortalité augmente surtout chez les 25-64 ans, avec 29 décès supplémentaires.

Les moins de 18 ans enregistrent également une hausse marquée, avec 16 morts de plus qu’en avril 2025. Les personnes âgées de 65 ans et plus comptent 7 décès supplémentaires.

À l’inverse, la mortalité diminue chez les 18-24 ans, avec 14 décès de moins.

Plus de 1 500 blessés graves en avril

L’ONISR estime à 1 533 le nombre de blessés graves en avril 2026, soit une hausse de 8 % par rapport à avril 2025.

Les utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPm) enregistrent la plus forte progression, avec une hausse de 45 % des blessés graves.

Le nombre de blessés graves augmente aussi chez les usagers de deux-roues motorisés (+8 %) et les occupants de véhicules de tourisme (+6 %).

Chez les cyclistes, le niveau reste stable, tandis que le nombre de piétons gravement blessés baisse de 3 %.

Une tendance à la hausse sur douze mois

Sur les douze derniers mois, la mortalité routière progresse de 8 % par rapport aux douze mois précédents et de 3 % par rapport à 2019, année de référence de la décennie 2020-2030.

Les automobilistes représentent près de la moitié des décès, avec 1 608 personnes tuées sur douze mois. La mortalité des usagers de deux-roues motorisés atteint 708 décès.

La mortalité des cyclistes augmente fortement sur cette période, avec 247 décès recensés sur douze mois, soit une hausse de 17 % par rapport aux douze mois précédents et de 32 % par rapport à 2019.

Les décès liés aux EDPm progressent également fortement : 84 personnes ont été tuées sur les douze derniers mois, soit une hausse de 53 %.

Les blessés graves également en progression

Le nombre de blessés graves sur douze mois augmente de 5 % par rapport à la période précédente.

Les deux-roues motorisés représentent environ un tiers des blessés graves, avec une estimation de 5 200 personnes gravement blessées sur un an. La période de beau temps a sans doute inciter à ressortir les motos du garage avec les accidents qui en découlent.

Les automobilistes suivent avec environ 5 100 blessés graves.

Chez les cyclistes, le nombre de blessés graves est estimé à 2 800 sur douze mois, en hausse de 20 % par rapport à 2019.

Les utilisateurs d’EDPm enregistrent également une forte hausse, avec 1 200 blessés graves sur douze mois, soit une progression de 33 %.

 » Les chiffres de l’accidentalité du mois d’avril 2026 nous imposent une prise de conscience collective et un véritable sursaut de citoyenneté. La hausse très préoccupante du nombre de morts sur nos routes, notamment parmi les jeunes, est un drame humain que nous ne pouvons plus accepter. Derrière chaque chiffre, il y a des vies brisées, des familles endeuillées et des destins interrompus.
La sécurité routière est une responsabilité collective. Vitesse excessive, alcool, stupéfiants, téléphone au volant ou comportements déviants : ces dérives mettent directement des vies en danger. Prendre le volant, c’est aussi faire preuve de civisme, de responsabilité et de respect des autres.
Face à cette situation, nous devons porter une ligne claire : fermeté contre les comportements irresponsables et mobilisation totale en faveur de la prévention et de l’éducation. La route doit redevenir un espace de prudence, de respect et de citoyenneté. Derrière chaque accident évité, il y a une vie sauvée. « 

Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté

Attention au tour de vis

Déjà quatre départements ont serré la vis concernant les portables tenus en main au volant. Selon la loi, le simple fait de tenir son téléphone, même sans l’utiliser, en main peut vous valoir une amende de 135 € (minorée à 90 €) et de trois points en moins sur le permis.

Mais, le Préfet peut décider de sanctions administratives supplémentaires. C’est le cas dans les Landes, le Lot-et-Garonne, le Pas-de-Calais et désormais la Charente-Maritime. Pour ces départements, le Préfet suspend automatiquement le permis pour une durée allant de 15 jours à 6 mois, sans attendre la décision d’un juge comme l’y autorise la loi.

On pourrait donc avoir une généralisation de cette mesure, mais également d’autres sanctions. On attends toujours la sanction pour la conduite sous oxyde nitreux (protoxyde d’azote) alias le « gaz hilarant » qui fait des ravages chez les jeunes, ou le renforcement des contrôles physiques de vitesse (ceintures, téléphones, etc.) et les rodéos urbains.

Hélas, de plus en plus ces contrôles sont délégués aux mairies et aux polices municipales ce qui en limite le nombre effectués par an.

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BYD s’impose sur le marché des véhicules électriques au Royaume-Uni

12 mai 2026 à 14:12

BYD bouscule le marché britannique des véhicules électriques, dépassant plusieurs constructeurs établis grâce à une forte progression des ventes en 2026.

Le marché automobile britannique des véhicules électriques (VE) connaît une recomposition rapide, marquée par la montée en puissance des constructeurs chinois face aux acteurs historiques européens et américains. Alors que l’Union européenne reste globalement prudente sur l’ouverture de son marché, le Royaume-Uni apparaît comme un terrain plus favorable à la diversification des importations automobiles depuis le Brexit. Cette évolution profite aujourd’hui directement à BYD, qui s’impose progressivement comme un acteur majeur des immatriculations de véhicules zéro émission.

Un marché 2025 dominé par les constructeurs historiques

En 2025, le classement des véhicules électriques les plus populaires au Royaume-Uni était encore largement dominé par des marques bien établies du secteur automobile mondial. Tesla occupait une position centrale avec plus de 45 000 exemplaires vendus de ses modèles d’entrée de gamme, confirmant son statut de leader sur le segment des VE.

Derrière le constructeur américain, les performances des groupes européens restaient solides. Audi s’est distingué avec ses modèles Q4 e-tron et Q6 e-tron, qui lui ont permis d’occuper les deuxième et troisième places du classement. D’autres constructeurs ont également affiché des volumes significatifs : Ford a écoulé plus de 12 000 exemplaires de son Explorer électrique, tandis que BMW a enregistré des ventes similaires avec la BMW i4. Enfin, Škoda figurait également parmi les marques les plus populaires sur le marché britannique des véhicules électriques.

Ce paysage traduit une forte concentration autour de quelques acteurs dominants, bénéficiant d’une image de fiabilité, d’un réseau de distribution établi et d’une stratégie produit adaptée à la transition énergétique.

L’ascension rapide de BYD sur le marché britannique

L’année 2026 marque toutefois un tournant notable avec l’arrivée en force de nouveaux concurrents, en particulier des constructeurs chinois. BYD s’illustre comme le principal bénéficiaire de cette évolution. La marque, absente du top 10 des véhicules électriques les plus immatriculés au Royaume-Uni l’année précédente, s’est hissée à une part de marché de 7 % en seulement quatre mois.

Sur cette période, BYD a immatriculé 12 754 véhicules électriques auprès des automobilistes britanniques. Cette progression rapide lui permet de dépasser plusieurs modèles concurrents, notamment la BMW i4 sur le marché 2025, et ce en seulement 16 semaines de commercialisation active.

Un élément notable de cette performance réside dans la perception du produit. Les véhicules zéro émission de BYD se distinguent notamment par une garantie anticorrosion de 12 ans, un argument commercial qui semble renforcer leur attractivité auprès des acheteurs particuliers. La marque s’impose ainsi progressivement comme un concurrent crédible face aux constructeurs historiques européens et américains.

Un contexte favorable lié aux aides et aux prix du marché

Le développement de BYD intervient également dans un contexte de politique incitative en faveur de la mobilité électrique au Royaume-Uni. Le dispositif britannique de subvention pour les voitures électriques, connu sous le nom d’Electric Car Grant, permet des réductions pouvant atteindre 3 750 £ (environ 5 084 $ / 4 345 €), à condition que le véhicule concerné soit proposé à un prix inférieur ou égal à 37 000 £ (environ 50 150 $ / 42 868 €).

BYD bénéficie particulièrement de cette dynamique, notamment auprès des conducteurs qui ne sont pas éligibles à ces aides mais recherchent des alternatives compétitives en matière de prix et d’équipement. La marque est ainsi de plus en plus appréciée sur le marché des particuliers, où la sensibilité au rapport qualité-prix reste déterminante dans le choix d’un véhicule électrique.

Cette évolution illustre une transformation progressive du marché automobile britannique, où les constructeurs chinois gagnent du terrain face aux marques établies. La concurrence s’intensifie sur le segment des véhicules électriques, porté par la transition énergétique et la recherche de solutions de mobilité plus accessibles.

Notre avis, par leblogauto.com

La percée de BYD sur le marché britannique des véhicules électriques confirme l’accélération de la concurrence internationale dans le secteur automobile. Les chiffres de ventes montrent une progression rapide et structurée, notamment grâce à une stratégie produit adaptée aux attentes des particuliers. Face à des acteurs historiques comme Tesla, Audi ou BMW, la marque chinoise parvient à s’installer durablement dans le paysage des immatriculations. Cette dynamique pourrait renforcer la pression concurrentielle sur les constructeurs européens dans les prochaines années.

Crédit illustration : BYD.

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Rivian R2 : des variantes plus abordables en vue

12 mai 2026 à 12:12

Rivian prépare des variantes du SUV électrique R2 pour élargir sa gamme et viser un marché plus accessible.

Rivian accélère sa stratégie d’expansion sur le marché des véhicules électriques en travaillant sur des variantes inédites de son SUV R2, un modèle de taille intermédiaire pensé pour rendre la marque plus accessible. Cette orientation intervient alors que le constructeur américain, déjà connu pour ses SUV électriques haut de gamme R1 et ses pick-up électriques, vient de lancer la production en série de ce nouveau modèle plus compact et plus abordable. Selon son PDG RJ Scaringe, ces déclinaisons du R2 n’ont pas encore été dévoilées, mais elles s’inscrivent clairement dans une logique d’élargissement de l’offre et de diversification industrielle.

Une stratégie d’élargissement autour du SUV électrique R2

Le développement de variantes du R2 s’inscrit dans une phase clé de la stratégie produit de Rivian. Le constructeur prévoit de commencer les livraisons du SUV R2 autour du mois de juin, un calendrier jugé déterminant pour sa capacité à conquérir un public plus large sur le marché automobile nord-américain. Le positionnement tarifaire joue ici un rôle central : le R2 doit permettre à Rivian de sortir de son image de marque premium pour toucher un segment plus massif des acheteurs de véhicules électriques.

Le PDG RJ Scaringe a confirmé l’existence de plusieurs déclinaisons encore non présentées, laissant entendre que la plateforme du R2 a été conçue dès le départ pour accueillir différentes configurations. Sans entrer dans les détails techniques, il a souligné que les capacités de production de la future usine en Géorgie offriront une flexibilité importante pour adapter les véhicules selon les besoins du marché. Cette modularité pourrait inclure différentes carrosseries ou orientations produit, bien que Rivian reste volontairement discret sur les versions finales.

Un marché automobile électrique sous pression mais en mutation

Cette stratégie intervient dans un contexte de marché automobile électrique en transition. La demande de véhicules électriques a été impactée par la suppression de certains crédits d’impôt aux États-Unis, ce qui a pesé sur les incitations à l’achat. Toutefois, la hausse des prix de l’essence continue de soutenir l’intérêt pour les motorisations électriques, notamment auprès des consommateurs sensibles aux coûts d’usage.

Dans ce paysage, les véhicules électriques abordables sont devenus un levier stratégique pour l’ensemble de l’industrie automobile. Les constructeurs doivent composer avec des coûts d’emprunt encore élevés, ce qui rend le positionnement prix particulièrement critique. Rivian mise ainsi sur le R2 pour renforcer sa compétitivité face à une concurrence de plus en plus dense sur le segment des SUV électriques et des crossovers.

La marque a déjà communiqué sur plusieurs niveaux de finition du R2, avec un prix de départ annoncé autour de 58 000 dollars. D’autres versions moins onéreuses sont attendues progressivement, tandis qu’une déclinaison à environ 45 000 dollars, dotée d’une autonomie supérieure à 275 miles, est prévue à horizon 2027. Cette version pourrait jouer un rôle clé dans l’élargissement de la base de clients du constructeur.

Vers une gamme électrique plus diversifiée et segmentée

Au-delà du R2, Rivian structure progressivement une gamme plus large comprenant également le crossover R3 ainsi que le R3X, une variante orientée performance. L’entreprise, qui produit déjà des fourgonnettes électriques pour Amazon, cherche à équilibrer son activité entre véhicules utilitaires et modèles destinés au grand public.

Le PDG a également évoqué la possibilité de futures déclinaisons sportives, sans toutefois officialiser de programme précis. Des appellations internes comme un potentiel R2X ont été évoquées, illustrant la volonté de maintenir une flexibilité stratégique sur les futures évolutions du modèle.

Les perspectives de croissance de Rivian reposent largement sur ce nouveau cycle produit. Le constructeur anticipe une hausse significative de ses livraisons, soutenue par l’introduction du R2 et par la montée en cadence industrielle. Les analystes estiment que ce modèle pourrait contribuer à renforcer la part de marché de la marque dans le secteur des véhicules électriques grâce à un positionnement plus accessible et à une autonomie compétitive.

Notre avis, par leblogauto.com

Rivian confirme ici une stratégie d’industrialisation progressive de sa plateforme R2, avec une logique claire de modularité produit. L’objectif est d’élargir la clientèle au-delà du segment premium des SUV électriques R1. La diversification annoncée des variantes pourrait renforcer la flexibilité industrielle de la marque, notamment grâce à la future usine en Géorgie. Enfin, le positionnement tarifaire plus bas du R2 apparaît comme un levier essentiel pour soutenir la croissance des livraisons dans un marché des véhicules électriques devenu plus concurrentiel et sensible aux prix.

Crédit illustration : Rivian.

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Renault 4 JP4x4 Concept : une version électrique 4×4 dévoilée à Roland-Garros 2026

12 mai 2026 à 10:20

Renault présente la Renault 4 JP4x4 Concept à l’occasion de Roland-Garros 2026. Ce concept-car électrique reprend l’esprit des anciennes Renault 4 Plein Air et JP4 avec une carrosserie ouverte, une transmission intégrale et une orientation loisirs.

Allez Renault, on la propose en série limitée ?

Une réinterprétation des Renault 4 Plein Air et JP4

Renault dévoile une nouvelle déclinaison de la Renault 4 à l’occasion du tournoi de Roland-Garros 2026. Baptisée Renault 4 JP4x4 Concept, elle sera exposée à partir du 18 mai sur le stand du constructeur porte d’Auteuil.

Le modèle s’inspire des versions Plein Air de 1969 et JP4 de 1981 de la Renault 4 originelle (la 4L). Il reprend plusieurs éléments associés à l’univers des loisirs et du plein air, avec une carrosserie largement ouverte et des équipements liés aux activités estivales.

Le concept adopte une teinte Vert Émeraude légèrement nacrée, associée à un intérieur orange. Renault précise que cette couleur extérieure fait référence à des teintes déjà proposées sur la Renault 4 dans les années 70 et 80.

Une carrosserie ouverte sans capote

La Renault 4 JP4x4 Concept se distingue par ses portes minimalistes, son toit ajouré en forme de croix et son hayon arrière rabattable inspiré d’une ridelle de pick-up.

Le véhicule ne dispose pas de capote. Renault indique que cette configuration vise à maximiser l’aspect plein air du concept.

Des accessoires liés aux loisirs complètent la présentation, avec un surf fixé sur le toit et des skateboards placés dans le coffre.

Un habitacle spécifique inspiré des années 70

À bord, le concept reçoit des sièges baquet inspirés des sièges à appui-tête intégré utilisés sur plusieurs modèles Renault dans les années 70.

L’intérieur utilise une sellerie en tissu mixte avec des sections à mailles diagonales. Les contreportes, le coffre et la planche de bord sont également habillés de textile. Ambiance très 70’s avec cet orange flashy ! On adore.

La console centrale flottante est spécifique à cette version. Un logo JP4 apparaît sur le montant central extérieur. En outre, les inscriptions 4×4 sont visibles sur les ailes avant et le coffre.

Une transmission intégrale électrique

Sur le plan technique, la Renault 4 JP4x4 Concept reprend la base de la Renault 4 Savane 4×4 Concept dévoilée en 2025.

Le véhicule bénéficie d’une garde au sol rehaussée de 15 mm par rapport à la Renault 4 E-Tech electric standard. Les voies avant et arrière sont élargies de 10 mm de chaque côté.

Le concept conserve des jantes de 18 pouces associées à des pneumatiques Goodyear UltraGrip Performance+ en dimension 225/55.

La principale évolution concerne l’ajout d’un second moteur électrique sur l’essieu arrière. Cette configuration permet au véhicule de disposer de quatre roues motrices permanentes.

Renault indique que cette architecture facilite les déplacements sur des terrains sablonneux, caillouteux ou non carrossés. Forcément, on se prend à rêver que Renault propose en série ce véhicule de loisir. Il rappellera les Matra Rancho et autres véhicules « de plage ».

Hélas, les changements semblent trop nombreux et appelleraient sans doute une homologation spécifique mortifère pour un modèle « de niche ».

D’autres modèles Renault exposés à Roland-Garros

La Renault 4 JP4x4 Concept sera exposée aux côtés du show-car Renault 4 Roland-Garros E-Tech electric, présenté pour la première fois au public en version Plein Sud avec toit ouvrant électrique en toile.

La série spéciale Roland-Garros sera proposée en versions classique et Plein Sud et arrivera dans les concessions à la fin de l’automne.

La Twingo E-Tech electric et la Renault 5 Roland-Garros E-Tech electric seront également présentées sur le stand du constructeur. Un tournoi très électrique pour 2026 avec des icônes populaires exposées : R4, R5, Twingo.

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Maextro V800, le Maybach VLS a déjà un redoutable concurrent

12 mai 2026 à 09:35

Pour remplacer son Classe-V, Mercedes s’apprête à lancer les nouveaux VLE et VLS. Une version Maybach chapeautera l’ensemble pour cibler la Chine. Mais la concurrence est déjà prête avec le lancement de l’imposant Maextro V800.

Maextro, marque fondée par JAC en partenariat avec Huawei, a commercialisé en 2025 la grande berline S800. Cette rivale toute désignée des Mercedes-Maybach Classe S, Bentley Flying Spur ou autres Rolls-Royce Ghost s’est rapidement imposée sur le segment du grand luxe en Chine. Elle est ainsi devenue la berline de luxe la plus vendue du pays, mettant à mal le modèle économique de ses rivaux européens.

Plus de 3 tonnes sur la balance

Le constructeur s’apprête donc à commercialiser son second modèle. Il ne s’agit pas d’un SUV, mais d’un grand monospace. Un type de véhicule qui reste prisé en Chine sur le haut de gamme. Nous sommes ici face à un des plus gros véhicules du marché chinois avec 5495 mm de long, 2006 mm de large et 3430 mm d’empattement. D’après le ministère de l’Industrie qui a confirmé l’homologation du modèle, le bébé pèse 3190 kg…

Il s’agit d’un modèle électrique avec prolongateur d’autonomie. Les deux moteurs électriques de 160 et 230 kW entraînent les roues avant et arrière, mais le petit moteur 1.5 de 127 kW est uniquement occupé à charger la batterie. Cette dernière attendue à 65 kWh doit permettre d’afficher une autonomie de 280 km en cycle CLTC, soit un peu plus de 200 km en cycle WLTP. Une version 100% électrique devrait suivre.

L’intérieur n’est pas encore montré, mais le Maextro V800 devrait proposer des versions à 6 et 4 places avec sièges grand confort, armada d’écrans et d’éclairages d’ambiance, minibar, tablettes… On retrouvera également la patte de Huawei sur les domaines de la conduite autonome, de l’éclairage, du divertissement ou de la connectivité.

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