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Stage de pilotage sur circuit : maîtriser les techniques de conduite sportive

27 avril 2026 à 15:09
Stage de pilotage sur circuit : maîtriser les techniques de conduite sportive

Le pilotage sur circuit représente l’aboutissement de la conduite sportive, un univers où la technique prime sur la vitesse pure. Ces formations spécialisées permettent aux passionnés d’automobile de découvrir les subtilités de la conduite sur piste dans un environnement sécurisé et encadré par des professionnels expérimentés.

Contrairement à la conduite routière classique, le pilotage sur circuit nécessite l’apprentissage de techniques spécifiques et d’une approche méthodologique rigoureuse. Les stages proposent une progression adaptée à tous les niveaux, du débutant complet au pilote confirmé souhaitant perfectionner sa technique.

Les fondamentaux du pilotage sur circuit

La conduite sur circuit repose sur des principes techniques précis qui diffèrent radicalement de la conduite quotidienne. Apprendre à piloter une voiture sur circuit implique de maîtriser la trajectoire idéale, le freinage d’urgence et la gestion de l’adhérence. Ces éléments constituent les bases indispensables pour évoluer en sécurité sur piste.

La trajectoire représente l’élément fondamental du pilotage efficace. Elle consiste à optimiser le passage dans les virages en adoptant une ligne de conduite qui maximise la vitesse de passage tout en préservant la stabilité du véhicule. Cette technique nécessite une compréhension approfondie de la physique automobile et des transferts de masse.

Le freinage constitue un autre pilier essentiel de la conduite sportive. Sur circuit, la technique de freinage diffère considérablement de celle pratiquée sur route ouverte. Les pilotes apprennent à doser progressivement la pression sur la pédale de frein, à gérer le freinage dans les courbes et à exploiter au maximum les capacités de décélération du véhicule.

Déroulement type d’un stage de pilotage

Les stages de pilotage s’organisent généralement sur une journée complète, débutant par une phase théorique indispensable. Cette première partie aborde les règles de sécurité, la présentation du circuit, l’analyse des trajectoires optimales et les bases de la conduite sportive. Les instructeurs présentent également le matériel utilisé et expliquent les spécificités techniques des véhicules mis à disposition.

La phase pratique commence habituellement par une découverte du circuit à vitesse réduite, permettant aux participants de se familiariser avec le tracé et d’identifier les points de freinage. Cette approche progressive garantit une montée en régime sécurisée et évite les erreurs dues au stress ou à la précipitation.

Les séances de roulage s’intensifient progressivement, avec un encadrement personnalisé par des instructeurs expérimentés. Ces professionnels accompagnent chaque participant dans sa progression, corrigeant les défauts techniques et prodiguant des conseils adaptés au niveau de chacun. La durée de conduite effective varie généralement entre 45 minutes et 1h30, répartie en plusieurs sessions pour optimiser l’apprentissage.

Types de véhicules et circuits disponibles

Les centres de formation proposent une gamme variée de véhicules adaptés à différents objectifs pédagogiques. Les voitures de sport classiques comme les Porsche 911, BMW M3 ou Audi RS permettent de découvrir les sensations de la conduite sportive avec des aides électroniques modernes. Ces véhicules offrent un excellent compromis entre performances et sécurité pour les débutants.

Les monoplaces et voitures de course représentent l’étape supérieure pour les pilotes expérimentés. Ces machines, dépourvues d’aides à la conduite, exigent une maîtrise technique parfaite et procurent des sensations incomparables. Les Formula Renault, Formule 4 ou prototypes sport constituent des références dans ce domaine.

Les circuits français offrent une diversité remarquable d’environnements d’apprentissage. Le circuit de Magny-Cours, ancien théâtre du Grand Prix de France de Formule 1, propose un tracé technique exigeant avec ses 4,4 kilomètres de piste. Le circuit de Pau-Arnos se distingue par ses dénivelés marqués et ses virages aveugles, constituant un excellent terrain d’apprentissage de l’anticipation.

Bénéfices et progression attendue

La formation au pilotage sur circuit développe des compétences transférables à la conduite quotidienne, notamment en matière de sécurité active. Les participants acquièrent une meilleure compréhension du comportement de leur véhicule en situation limite, améliorant significativement leur capacité à gérer les situations d’urgence sur route ouverte.

L’aspect psychologique constitue un bénéfice souvent sous-estimé de ces formations. Le pilotage sur circuit développe la concentration, la gestion du stress et la prise de décision rapide. Ces qualités se révèlent particulièrement utiles dans la conduite de tous les jours, contribuant à une approche plus sereine et maîtrisée de l’automobile.

La progression technique s’observe généralement dès les premières séances, avec une amélioration notable de la fluidité de conduite et de la précision des trajectoires. Les participants développent progressivement leur sensibilité aux réactions du véhicule et affinent leur technique de pilotage au fil des kilomètres parcourus.

Conseils pratiques pour optimiser son stage

La préparation physique, bien qu’souvent négligée, joue un rôle important dans la qualité de l’apprentissage. Le pilotage sur circuit sollicite intensément les muscles du cou, des bras et du tronc. Une condition physique correcte permet de maintenir la concentration plus longtemps et de mieux résister aux contraintes exercées par les forces d’accélération.

L’équipement personnel contribue également au confort et à la sécurité. Des chaussures de sport à semelle fine facilitent le dosage des pédales, tandis que des vêtements ajustés évitent les gênes durant la conduite. La plupart des centres fournissent les équipements de sécurité obligatoires comme les casques et combinaisons.

L’attitude mentale influence directement la qualité de l’apprentissage. Une approche humble et attentive aux conseils des instructeurs favorise une progression rapide et durable. L’objectif premier reste l’acquisition de techniques solides plutôt que la recherche de performances chronométriques.

Les stages de pilotage sur circuit constituent une expérience formatrice unique, alliant plaisir de conduire et apprentissage technique rigoureux. Cette approche méthodologique garantit une progression sécurisée et durable, permettant aux participants de découvrir leur potentiel de pilotage dans les meilleures conditions. L’encadrement professionnel et la variété des véhicules proposés offrent un cadre idéal pour développer ses compétences de conduite sportive.

Au-delà de l’aspect purement technique, ces formations sensibilisent à l’importance de la sécurité routière et développent une conscience accrue des limites du couple pilote-véhicule. Cette expérience transforme durablement la relation à l’automobile et contribue à former des conducteurs plus responsables et plus compétents, tant sur circuit que sur route ouverte.

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Freelander 8: Chery, j’ai agrandi le camion Tonka

27 avril 2026 à 15:03

On le savait déjà mais cette fois c’est tangible, Freelander vit de ses propres ailes en tant que marque et profite du Salon de l’Auto de Pekin pour nous présenter son premier modèle de série: le Freelander 8. Un produit clairement sous influence qui ne sait pas choisir entre sa maman Chery ou son papa Jaguar Land-Rover.

Libérée ?

Dans Freelander il y a « Free », ce qui veut dire libre en Anglais. Mais il y a aussi « ..Land R…. » pour Land Rover. Car oui, pour les non-initiés, le Freelander était d’abord le petit SUV d’accès de Land Rover à la fin des années 90, réponse des britanniques à la vague des petits 4×4 des villes que pouvaient être les Toyota RAV4 et autres Honda CR-V. Ce modèle d’accès a eu ses aficionados mais s’est éteint en 2015, tué par le Discovery Sports.

Et depuis…depuis pas grand chose. Le pépère Discovery Sports – restylé il y a 7 ans déjà – demeure le fantôme de l’entrée de gamme de Land Rover, phagocyté par l’Evoque dans l’inconscient collectif. Mais le nom Freelander a disparu du catalogue Land Rover. Pour mieux renaitre dans la galaxie JLR, et prendre son autonomie en profitant du rapprochement avec Chery: Freelander est donc un blason à part entière depuis juin 2024.

Délivrée !

Annoncée en grande pompe matériellement par le Concept 97 en Mars 2026, la marque Freelander présente donc à l’occasion du Salon Auto de Pékin son premier modèle: le Freelander 8.

Surprise: c’est un SUV! Un beau bébé comme on dirait, dont les 4,80 m environ ressemblent comme deux gouttes d’eau au Concept 97. Une ligne bien cubique, une face avant très verticale avec la marque en toutes lettres gravée sur la calandre, un montant C en diagonale entre deux custodes (clin d’oeil au LR Freelander découvrable), une ligne de caisse finalement assez haute. Pas de doute, on est bien dans la famille Land-Rover.

Dans les entrailles de ce gros bidule, un Lidar sous système Huawei et dopé par un processeur Snapdragon 8397 pour la conduite autonome, une suspension pneumatique et une traction intégrale jumelées au lidar pour « lire » la route, une plateforme 800V avec capacité de charge en 6C jusqu’à 350 kW avec des batteries CATL, des versions EREV et Plug-In programmées, des écrans géants dans l’habitacle. Pas de doute, on est bien dans la famille Chery.

Evidemment le Freelander 8 sera d’abord proposé en Chine, et on apprend que le modèle est actuellement en phase de peaufinage final de production avant commercialisation. Mais il n’est pas impossible que l’on retrouve le Freelander 8 dans le reste du monde et donc en Europe, tout comme les futurs modèles du reste de la gamme ( un tous les 6 mois pendant 5 ans nous dit le plan produit ).

Credits Photo: Freelander 8 – Freelander; Land-Rover Freelander – Net Car Show

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Rappel massif chez Jaguar Land Rover : 170 000 SUV concernés

27 avril 2026 à 14:12

Jaguar Land Rover rappelle 170 169 véhicules aux États-Unis pour un défaut électrique pouvant entraîner une perte de propulsion.

Jaguar Land Rover procède à un rappel d’envergure touchant 170 169 véhicules sur le marché américain. En cause, un défaut technique affectant un composant clé du système électrique embarqué, susceptible d’entraîner une perte totale de propulsion. Cet incident met en lumière les défis croissants liés à la complexité électronique des véhicules modernes, notamment dans le segment des SUV premium.

Un défaut électrique critique au cœur du rappel

Selon les informations communiquées, le problème provient d’un convertisseur DC-DC défectueux. Cet élément joue un rôle central dans l’architecture électrique automobile en assurant la conversion et l’alimentation du système 12 volts à partir de la batterie principale. Lorsque ce dispositif tombe en panne, il peut provoquer une défaillance complète de l’alimentation des systèmes auxiliaires.

Ce dysfonctionnement peut avoir des conséquences majeures sur le fonctionnement du véhicule. En plus de la perte de propulsion, des systèmes essentiels comme l’éclairage extérieur peuvent être affectés. Cette situation représente un risque direct pour la sécurité routière, notamment dans des conditions de faible visibilité.

L’autorité américaine de sécurité routière souligne que cette défaillance peut compromettre plusieurs fonctions critiques du véhicule. Dans un contexte où les systèmes électroniques contrôlent de nombreux paramètres — de la gestion moteur à l’assistance à la conduite — la fiabilité de chaque composant devient essentielle.

Plusieurs modèles emblématiques touchés

Le rappel concerne plusieurs modèles phares de la gamme Jaguar Land Rover, notamment les Range Rover, Range Rover Sport, Discovery et Defender. Ces véhicules représentent une part importante des ventes du constructeur, en particulier sur le marché des SUV haut de gamme.

La présence de ce défaut sur des modèles aussi populaires accentue l’ampleur de la situation. Ces véhicules, réputés pour leur technologie avancée et leur positionnement premium, illustrent néanmoins la vulnérabilité des architectures électroniques complexes.

Dans l’industrie automobile, les rappels liés à des composants électroniques ne sont pas rares, mais leur impact est amplifié lorsque des modèles stratégiques sont concernés. Cela souligne l’importance des systèmes électriques embarqués dans la performance globale et la sécurité des véhicules.

Une pression accrue sur le constructeur

À ce stade, aucune solution technique définitive n’a encore été annoncée pour corriger ce défaut du convertisseur DC-DC. Les propriétaires concernés devront donc attendre la mise en place d’une mesure corrective avant de pouvoir effectuer une intervention en atelier.

Pour Jaguar Land Rover, ce rappel implique des coûts significatifs, tant sur le plan logistique que financier. Il exerce également une pression sur l’image de marque, dans un segment particulièrement concurrentiel où la fiabilité et la qualité perçue jouent un rôle déterminant dans la décision d’achat.

Ce cas illustre une tendance plus large dans le secteur automobile : à mesure que les véhicules deviennent plus sophistiqués, les risques liés aux défaillances électroniques augmentent. Les constructeurs doivent ainsi concilier innovation technologique et robustesse des systèmes, un équilibre essentiel pour garantir la sécurité et la satisfaction des clients.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel met en évidence la dépendance croissante des véhicules modernes aux systèmes électroniques critiques. Le défaut du convertisseur DC-DC illustre l’impact qu’un seul composant peut avoir sur l’ensemble du fonctionnement automobile. L’absence de solution immédiate souligne la complexité des architectures électriques actuelles. Enfin, l’ampleur du rappel rappelle que même les modèles premium ne sont pas à l’abri de problèmes techniques significatifs.

Crédit illustration : Jaguar Land Rover.

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GM réoriente une usine vers le stockage d’énergie

27 avril 2026 à 12:12

General Motors convertit son usine du Tennessee pour produire des batteries LFP destinées au stockage d’énergie, face au ralentissement des véhicules électriques.

Une usine automobile reconvertie pour les batteries LFP

General Motors amorce un virage stratégique majeur dans son activité liée aux batteries. Sa coentreprise Ultium Cells LLC, développée avec LG Energy Solution, s’apprête à lancer dès le mois prochain la production de cellules destinées au stockage d’énergie stationnaire dans son usine de Spring Hill, dans le Tennessee. Initialement conçue pour alimenter des véhicules électriques, cette unité industrielle se repositionne dans un contexte de ralentissement du marché automobile électrifié.

Ouverte en 2024, l’usine produisait jusqu’ici des cellules à base de nickel destinées à plusieurs modèles de SUV électriques, notamment les Cadillac Lyriq et Vistiq ainsi que l’Acura ZDX. Toutefois, la baisse de la demande en véhicules électriques et la décision de General Motors de réduire son exposition à ce segment ont conduit à la suspension temporaire de la production. Cette pause industrielle avait entraîné le licenciement temporaire d’environ 700 salariés.

Dans ce nouveau contexte, Ultium prévoit de relancer l’activité en réembauchant ces עובדים afin de produire des batteries au phosphate de fer lithium, dites LFP. Ces cellules ne seront plus destinées directement à l’automobile, mais au stockage d’énergie pour les réseaux électriques et les centres de données, un marché en pleine expansion. Selon les responsables du projet, cette réorientation industrielle illustre la capacité d’adaptation rapide des outils de production face aux évolutions du secteur automobile et énergétique.

Un pivot stratégique face au ralentissement des véhicules électriques

La décision de General Motors s’inscrit dans une tendance plus large qui touche l’ensemble de l’industrie automobile. Plusieurs constructeurs et équipementiers cherchent actuellement à limiter les pertes financières liées aux investissements massifs dans les véhicules électriques. Le recul de certaines mesures réglementaires et la suppression de crédits d’impôt ont contribué à ralentir la croissance du marché américain des voitures électriques.

Dans ce contexte, la reconversion des usines de batteries apparaît comme une solution pragmatique. Le coût de transformation d’une installation pour produire des cellules LFP reste relativement limité, représentant entre 10 % et 20 % de l’investissement initial. Dans le cas de l’usine du Tennessee, Ultium évoque un budget de plusieurs dizaines de millions de dollars pour adapter les lignes de production.

Pour LG Energy Solution, ce repositionnement s’inscrit dans une stratégie globale visant à diversifier ses débouchés. L’entreprise prévoit de convertir plusieurs sites en Amérique du Nord, notamment dans le Michigan, l’Ohio et au Canada, afin de produire des batteries destinées au stockage stationnaire. Cette flexibilité industrielle permet de maintenir un niveau d’activité élevé malgré les fluctuations de la demande automobile.

Par ailleurs, le marché américain présente des opportunités spécifiques. Les contraintes réglementaires limitant la concurrence étrangère, notamment chinoise, favorisent les acteurs locaux. De plus, certains dispositifs fiscaux encore en vigueur permettent de réduire significativement le coût des systèmes de stockage d’énergie, renforçant ainsi leur attractivité économique.

Une demande énergétique en forte croissance

Au-delà du secteur automobile, c’est l’évolution des besoins énergétiques qui motive cette transformation. La demande d’électricité aux États-Unis devrait croître de 12 % d’ici 2030, portée en grande partie par l’essor des centres de données. Même si la croissance liée à l’intelligence artificielle devait ralentir, les besoins resteront suffisamment élevés pour justifier le développement des capacités de stockage.

Dans ce contexte, les batteries LFP apparaissent comme une solution adaptée, notamment pour les infrastructures énergétiques. Les installations industrielles capables de basculer rapidement d’une production automobile à une production énergétique constituent un avantage compétitif important. Cette capacité de reconversion rapide, parfois en moins d’un an, permet aux industriels d’optimiser l’utilisation de leurs équipements.

Pour General Motors, cette réorientation reste toutefois transitoire. Le constructeur prévoit à terme de revenir à la production de batteries automobiles, notamment avec des technologies à base de manganèse, dites LMR. Ces batteries pourraient offrir un compromis intéressant entre coût et performance, tout en restant compétitives face aux technologies LFP.

Ainsi, l’usine de Spring Hill conserve un rôle stratégique dans la chaîne de valeur du constructeur. En attendant une reprise du marché des véhicules électriques, elle permet de maintenir l’emploi, de préserver les capacités industrielles et de répondre à une demande croissante dans le secteur énergétique.

Notre avis, par leblogauto.com
Cette réorientation industrielle illustre la flexibilité croissante des acteurs de l’automobile face aux incertitudes du marché électrique. En maintenant l’activité de ses usines, General Motors limite les impacts sociaux et financiers d’un ralentissement conjoncturel. Le choix des batteries LFP confirme également leur rôle central au-delà de l’automobile. Reste à voir si ce repositionnement temporaire suffira à accompagner la transition vers de nouvelles technologies comme les batteries LMR.

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LG Energy pénalisé par le recul du marché des véhicules électriques

27 avril 2026 à 06:12

LG Energy publie une perte supérieure aux attentes, impactée par le ralentissement du marché des véhicules électriques et la baisse des aides.

LG Energy Solution Ltd. a dévoilé des résultats préliminaires pour le premier trimestre en deçà des attentes des analystes, illustrant un tournant délicat pour l’industrie automobile électrique. Le ralentissement du marché des véhicules électriques, notamment aux États-Unis, pèse désormais sur les performances du fabricant de batteries, malgré une demande soutenue dans d’autres segments énergétiques. Dans un contexte marqué par l’évolution des politiques publiques et une concurrence accrue, le secteur des batteries automobiles traverse une phase d’ajustement.

Résultats en baisse sous pression du marché automobile

Le groupe sud-coréen, acteur clé de la chaîne d’approvisionnement automobile, a enregistré une perte d’exploitation de 207,8 milliards de wons (138,1 millions de dollars) sur les trois mois clos au 31 mars. Ce chiffre dépasse les prévisions des analystes, qui tablaient sur une perte plus limitée de 140,5 milliards de wons. En excluant les crédits d’impôt américains liés à la fabrication avancée, la perte aurait atteint 397,5 milliards de wons, soulignant la dépendance du secteur automobile électrique aux mécanismes de soutien public.

Dans le même temps, le chiffre d’affaires a reculé de 2,5 % pour s’établir à 6,6 billions de wons, reflétant un ralentissement de la demande en batteries pour véhicules électriques. Les résultats détaillés doivent être publiés ultérieurement, mais ces données préliminaires confirment une tendance de fond : la croissance du marché des voitures électriques marque le pas sur certains marchés clés.

Sur le plan boursier, l’action du constructeur de batteries a reculé de 1 % à la Bourse de Séoul avant la publication des résultats. Toutefois, elle affiche une progression d’environ 14 % sur le mois écoulé, portée par un regain d’intérêt des investisseurs pour les solutions de stockage d’énergie, notamment dans un contexte de tensions énergétiques internationales.

Politiques publiques et constructeurs automobiles en difficulté

Le ralentissement de la transition vers les véhicules électriques s’explique en partie par l’évolution des politiques publiques. Aux États-Unis, la suppression des crédits d’impôt pour les véhicules électriques ainsi que l’assouplissement des normes de consommation de carburant ont modifié l’équation économique pour les constructeurs automobiles.

Ces changements ont un impact direct sur l’industrie automobile et ses fournisseurs. Plusieurs constructeurs ont annoncé des ajustements majeurs dans leurs stratégies électriques, avec des coûts significatifs liés à la réduction de production ou à la révision de leurs gammes de véhicules. Certaines collaborations dans le domaine des batteries ont également été remises en question, entraînant des annulations d’accords industriels.

En Europe, des signaux similaires apparaissent. Une entreprise allemande spécialisée dans les systèmes de batteries a récemment abandonné un accord de grande envergure avec LG Energy, illustrant les incertitudes qui pèsent sur le marché automobile électrique. Entre politiques commerciales, concurrence internationale et évolution de la demande, les fabricants de batteries doivent composer avec un environnement instable.

Repositionnement stratégique vers le stockage d’énergie

Face à ces défis, LG Energy adapte sa stratégie industrielle en réorientant une partie de sa production vers les systèmes de stockage d’énergie (ESS). Ce segment, en forte croissance, bénéficie notamment de l’essor des centres de données liés à l’intelligence artificielle, qui nécessitent des solutions de stockage électrique performantes et fiables.

Le groupe prévoit ainsi de convertir plusieurs lignes de production initialement dédiées aux batteries pour véhicules électriques afin d’augmenter sa capacité de production de cellules ESS. L’objectif est de porter cette capacité à au moins 60 gigawattheures, contre 36 GWh actuellement, avec une ambition d’atteindre au moins 90 GWh de nouvelles commandes sur l’année.

Malgré un contexte difficile pour l’automobile électrique, certains analystes anticipent une amélioration des marges opérationnelles grâce à la croissance du segment ESS. Le premier trimestre pourrait ainsi marquer un point bas dans le cycle économique du groupe, avant une éventuelle reprise portée par de nouveaux contrats et une diversification accrue des débouchés.

Cette réorientation stratégique illustre une mutation plus large de l’industrie des batteries, où les applications dépassent désormais le seul cadre de l’automobile. Si les véhicules électriques restent un pilier du marché, les fabricants doivent désormais s’appuyer sur des relais de croissance complémentaires pour maintenir leur compétitivité.

Notre avis, par leblogauto.com

La situation de LG Energy met en évidence la forte dépendance du secteur automobile électrique aux politiques publiques et aux incitations fiscales. Le ralentissement de la demande de véhicules électriques impacte directement toute la chaîne industrielle, des constructeurs aux fournisseurs de batteries. La stratégie de diversification vers le stockage d’énergie apparaît cohérente face aux incertitudes actuelles du marché automobile. Reste à voir si ce repositionnement permettra de compenser durablement la volatilité du segment des véhicules électriques.

Crédit illustration : LG Energy.

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MANSORY adapte pour la première fois un modèle chinois avec le Zeekr 9X

27 avril 2026 à 04:54

Le préparateur allemand s’attaque à un SUV hybride d’origine chinoise. Cette version du Zeekr 9X mise sur une personnalisation complète sans modifier ses performances.

Une première avec un véhicule chinois

Le MANSORY élargit son catalogue avec une version modifiée du Zeekr 9X. Il s’agit donc d’une première pour le préparateur, qui intervient ici sur un modèle d’origine chinoise.

Habituellement, Mansory jette son dévolu sur des Ferrari, Mercedes, Lamborghini ou autres véhicules reconnus. Avec ce Zeekr, c’est une sorte de reconnaissance de l’automobile chinoise. Certes le bon goût n’est pas forcément là, mais c’est habituel chez Mansory.

Une personnalisation extérieure sur mesure

L’extérieur du SUV peut être entièrement personnalisé. Chaque élément peut être modifié selon les souhaits du client, avec un niveau de configuration étendu. Une habitude chez Mansory, et c’est ce qui fait sa réputation.

De nouvelles jantes de 24 pouces

Ce modèle inaugure un nouveau dessin de jantes baptisé « FT.19 ». Ces jantes forgées mesurent 10×24 pouces. Elles sont associées à des pneus 295/30 R20, conçus pour répondre aux contraintes des SUV à haut niveau de performance. Ce modèle de jantes devrait être proposé sur d’autres véhicules par la suite.

Là encore, donner la primeur à ce Zeekr 9X est un signe.

Un intérieur entièrement configurable

L’habitacle peut être modifié partiellement ou entièrement. Dans sa version la plus complète, tous les éléments peuvent être habillés de cuir, selon les choix du client. On remarquera que les portières arrière sont inversées, ce qui n’est pas sur le modèle de série.

Ainsi affublé, le Zeekr 9X peut encore plus facilement passer pour un Rolls Royce appartenant à un propriétaire au mauvais goût.

Des performances conservées

Si Mansory touche au plumage, en revanche, l’officine ne s’attaque pas au ramage. En effet, la préparation ne modifie pas la motorisation hybride rechargeable d’origine.

Il faut dire que celle-ci développe 1 381 ch et 1 410 Nm de couple. pourquoi y toucher ? Le SUV réalise le 0 à 100 km/h en 3,1 secondes et atteint une vitesse maximale limitée électroniquement à 240 km/h.
Néanmoins, un système d’échappement à clapets est ajouté pour modifier le son.

Ce Zeekr 9X embarque la grande batterie de 70 kWh de capacité. Aussi avec cette batterie de plus de 400 kg, le Zeekr 9X dépasse les 3 tonnes…

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Batteries auto : l’alliance coréenne qui relance le marché

27 avril 2026 à 04:22

Les batteries sud-coréennes rebondissent grâce à Mercedes-Benz et relancent le marché des véhicules électriques.

Les fabricants sud-coréens de batteries automobiles connaissent un net regain d’intérêt des investisseurs après la signature d’accords stratégiques avec Mercedes-Benz. Samsung SDI et LG Energy Solution enregistrent des hausses significatives en Bourse, portées par des contrats de fourniture de batteries destinées aux véhicules électriques du constructeur allemand. Ces partenariats couvrent différentes technologies, dont les batteries nickel-cobalt-manganèse et lithium-fer-phosphate, permettant d’adresser plusieurs segments du marché automobile.

Cette dynamique intervient dans un contexte de ralentissement global du marché des véhicules électriques, marqué par une demande irrégulière et une concurrence accrue, notamment en provenance de Chine. Pour s’adapter, les industriels sud-coréens ont engagé une diversification vers les systèmes de stockage d’énergie, tout en renforçant leur présence auprès des constructeurs automobiles européens.

Les analystes anticipent une amélioration progressive du marché, soutenue par la reprise attendue en Europe et le développement des infrastructures énergétiques. Les accords conclus avec Mercedes-Benz apparaissent ainsi comme un levier clé pour relancer la croissance du secteur des batteries automobiles et renforcer la compétitivité des acteurs sud-coréens sur la scène internationale.

Un partenariat stratégique avec Mercedes-Benz

Les actions des principaux fabricants de batteries sud-coréens ont fortement progressé après l’annonce d’accords industriels conclus avec Mercedes-Benz Group AG. Cette dynamique boursière intervient dans un contexte difficile pour le secteur automobile électrique, marqué par un ralentissement de la transition vers les véhicules électriques et une demande mondiale plus hésitante.

Le groupe Samsung SDI Co. a enregistré la plus forte progression, avec une hausse atteignant jusqu’à 19 %, son plus haut niveau depuis août 2023. Cette envolée fait suite à la signature de son premier contrat de fourniture avec le constructeur premium allemand. L’accord prévoit la livraison de batteries à haute teneur en nickel, de type nickel-cobalt-manganèse, destinées à équiper les futurs SUV électriques et coupés compacts et intermédiaires de nouvelle génération.

Bien que le montant exact du contrat n’ait pas été officiellement confirmé, plusieurs médias évoquent une valeur potentielle dépassant les 10 trillions de wons, soit environ 6,8 milliards de dollars. L’accord, officialisé à Séoul lors d’une cérémonie réunissant les dirigeants des deux groupes, inclut également une coopération technologique autour des batteries haute performance et des solutions de mobilité du futur.

LG Energy Solution renforce sa position sur le marché VE

De son côté, LG Energy Solution Ltd. a vu son titre progresser jusqu’à 11 %, porté par l’annonce d’un renforcement de son partenariat avec Mercedes-Benz. Cette annonce intervient après la présentation à Séoul d’une version entièrement électrique de la Classe C, modèle emblématique du constructeur automobile.

LG Energy Solution a déjà sécurisé plusieurs contrats avec le groupe allemand, dont un accord de 1,4 milliard de dollars signé en décembre. L’entreprise s’est notamment distinguée en devenant le premier fabricant sud-coréen à fournir des batteries lithium-fer-phosphate à un grand constructeur automobile allemand. Cette avancée stratégique lui permet de consolider sa présence sur l’ensemble des segments du marché automobile électrique : entrée de gamme, milieu de gamme et premium.

Dans un environnement concurrentiel marqué par la domination historique des acteurs chinois dans la chaîne d’approvisionnement des batteries, cette percée renforce la position des industriels sud-coréens. Elle témoigne également d’une diversification technologique, essentielle pour répondre aux exigences variées des constructeurs automobiles en matière d’autonomie, de performance et de coûts.

Un secteur en quête de rebond face aux défis mondiaux

Ce rebond des valeurs boursières intervient après une période prolongée de difficultés pour les fabricants de batteries. Le secteur a été confronté à plusieurs obstacles, notamment une demande irrégulière de véhicules électriques aux États-Unis, une pression tarifaire croissante et une concurrence accrue des entreprises chinoises.

Face à ces défis, les principaux acteurs sud-coréens, dont Samsung SDI, LG Energy Solution et SK On, ont entrepris de réorienter une partie de leur capacité industrielle vers les systèmes de stockage d’énergie (ESS). Cette stratégie vise à diversifier les sources de revenus et à réduire la dépendance au seul marché automobile.

Selon les analystes de Shinhan Investment Corp, ce regain d’intérêt des investisseurs reflète une amélioration des perspectives du secteur. La montée en puissance des solutions de stockage d’énergie, combinée à l’anticipation d’une reprise progressive du marché européen des véhicules électriques, alimente une dynamique plus optimiste.

Les experts estiment que les ajustements à la baisse des attentes concernant les batteries pour véhicules électriques sont désormais largement intégrés par le marché. Dans ce contexte, l’attention se porte désormais sur les opportunités de croissance, notamment via de nouvelles commandes dans les ESS et une reprise attendue de la demande automobile en Europe.

Notre avis, par leblogauto.com

Ces accords confirment l’importance stratégique des partenariats entre constructeurs automobiles et fournisseurs de batteries. La diversification technologique, notamment avec le lithium-fer-phosphate, apparaît comme un levier clé face à la concurrence chinoise. Le repositionnement vers le stockage d’énergie est également cohérent dans un contexte de volatilité du marché des véhicules électriques. Enfin, la reprise européenne pourrait jouer un rôle déterminant dans l’équilibre du secteur.

Crédit illustration : Mercedes.

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WRC Rally Islas Canarias – Ogier vient à bout de Solberg dans la douleur

26 avril 2026 à 14:52

Sébastien Ogier et Vincent Landais remportent le rallye d’Espagne 2026 qui se courait sur les îles Canaries. Jusqu’au bout ils ont dû lutter contre Oliver Solberg et Eliott Edmondson, jusqu’à une sortie de route.

Ce rallye sur asphalte s’est très vite révélé être un rallye pour Toyota. Dès la SS2, première vraie spéciale, les cinq Toyota se sont installées en tête. Après le vendredi, Ogier et Solberg se montrent les plus rapides des Yaris, Pajari, Evans et Katsuta semblant déjà se battre uniquement pour le podium.

Derrière, les Hyundai i20 ne peuvent pas suivre le rythme. Visiblement elles sous-virent et se font irrémédiablement décrocher. A la fin du samedi, le meilleur des autres est le Français Adrien Fourmaux. Mais il est presque à 2 minutes d’Ogier en tête. Côté Ford, McErlean s’accroche, mais on est encore un cran plus loin. Limite WRC2.

Solberg a fait suer Ogier à grosses gouttes

Ce dimanche, Ogier voit Solberg lui grignoter du temps. Il a chaud aux fesses le champion du monde. Jusqu’à l’ES17 et un virage peut-être un peu trop optimiste. La voiture glisse et pas de change, il y a un trou dans les barrières de sécurité, cela suffit à arracher la roue avant gauche de la voiture de Solberg. Ogier peut souffler et gérer car il compte 24 secondes sur Evans désormais 2e.

Where it all went wrong for Solberg 😔 #WRC | #RallyIslasCanarias 🇪🇸 pic.twitter.com/AdoJUFNiUN

— FIA World Rally Championship (@OfficialWRC) April 26, 2026

Au final, Ogier l’emporte avec 19,9 secondes sur Evans et 1 minute 40 sur Pajari. Katsuta est 4e devant Fourmaux qui mène le trio Hyundai avec Neuville et Sordo. McErlean termine 8e.

Ensuite ce sont des WRC2 avec une nouvelle fois Yohann Rossel qui remporte la catégorie avec la Lancia Ypsilon HF. Il devance de 35 secondes Alejandro Cachon sur GR Yaris.

Classement du rally WRC d’Espagne 2026

POSDRIVERCO-DRIVERCARELIGIBILITY
1Sébastien OGIERVincent LANDAISGR Yaris Rally1M
2Elfyn EVANSScott MARTINGR Yaris Rally1M
3Sami PAJARIMarko SALMINENGR Yaris Rally1M/T
4Takamoto KATSUTAAaron JOHNSTONGR Yaris Rally1
5Adrien FOURMAUXAlexandre CORIAi20 N Rally1M
6Thierry NEUVILLEMartijn WYDAEGHEi20 N Rally1M
7Daniel SORDOCándido CARRERAi20 N Rally1M
8Joshua MCERLEANEoin TREACYPuma Rally1M
9Yohan ROSSELArnaud DUNANDYpsilon HFWRC2 (T/D/C)
10Alejandro CACHÓNBorja ROZADAGR YarisWRC2 (DC/C)

Classement pilotes 2026

Avec sa deuxième place, mais aussi un super dimanche et son meilleur temps dans la dernière spéciale, Evans prend la tête du championnat face à Katsuta. Pajari dépasse Solberg qui marque le pas avec son abandon. Ensuite on trouve Foumaux qui a Ogier qui lui revient dessus.

Evans va désormais ouvrir la route au Portugal. Pas forcément idéal pour le Gallois. Mais il faut en passer par là s’il veut enfin coiffer la couronne mondiale !

Les deux frères Rossel sont dans le top 10 mondial provisoire.

POSDRIVERTOTAL
1Elfyn EVANS101
2Takamoto KATSUTA99
3Sami PAJARI72
4Oliver SOLBERG68
5Adrien FOURMAUX59
6Sébastien OGIER58
7Thierry NEUVILLE35
8Esapekka LAPPI21
9Yohan ROSSEL20
10Léo ROSSEL18

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Porsche Cayenne Coupé Electric : jusqu’à 1 156 ch pour le SUV électrique dévoilé à Pékin

26 avril 2026 à 13:34

Présenté pour la première fois au salon de Pékin 2026, le nouveau Cayenne Coupé Electric adopte une silhouette inspirée de la 911. Trois motorisations sont proposées, avec des performances élevées et une autonomie annoncée jusqu’à 669 km.

Mais n’est-ce pas le pire Cayenne de l’histoire de Porsche ?

Une silhouette dérivée de la Porsche 911

Le Porsche Cayenne Coupé Electric se distingue par une ligne de toit inclinée, appelée « Flyline », directement inspirée de la 911. Cette architecture modifie la structure dès le montant A, avec un pare-brise spécifique.

Le modèle intègre un aileron arrière adaptatif et une lunette arrière affleurante. L’ensemble vise à offrir une apparence plus épurée. Les contours de vitres en noir brillant et les proportions marquées renforcent cette différenciation visuelle par rapport au SUV classique.

Au final, on est très loin du Cayenne d’origine et on semble plus sur un Taycan gonflé. On retrouve les feux avant des véhicules électriques chez Porsche.

Aérodynamique améliorée et autonomie en hausse

Cependant, la ligne de toit contribue à améliorer l’aérodynamique. Le coefficient de traînée atteint 0,23, contre 0,25 pour le SUV. En électrique, c’est important.

Ce gain permet d’augmenter l’autonomie WLTP jusqu’à 669 km selon les versions, soit 18 km supplémentaires. Le modèle dispose également du système Porsche Active Aerodynamics avec volets actifs et aileron adaptatif.

Dimensions et aspects pratiques

Le Coupé conserve les dimensions principales du Cayenne SUV, avec 4 985 mm de long et 1 980 mm de large. La hauteur est réduite de 24 mm pour atteindre 1 650 mm. L’image ci-avant permet de comparer ce nouveau Cayenne Coupé Electric (en haut) avec le Cayenne Coupé thermique (en bas).

Malgré cette silhouette, le volume de chargement reste compris entre 534 et 1 347 litres, avec un coffre avant (frunk) de 90 litres. La banquette arrière est configurable (2 places ou 2+1) et réglable électriquement.

Le modèle peut aussi être équipé d’un crochet d’attelage, avec une capacité de remorquage jusqu’à 3,5 tonnes. Un pack off-road est proposé en option.

Trois versions jusqu’à 1 156 ch

Dès son lancement au Salon de l’automobile de Pékin, trois versions sont disponibles :

  • Cayenne Coupé Electric : 408 ch (442 ch avec Overboost), 0 à 100 km/h en 4,8 s, 230 km/h, à partir de 111 600 €
  • Cayenne S Coupé Electric : 544 ch (666 ch avec Overboost), 0 à 100 km/h en 3,8 s, 250 km/h, à partir de 133 300 €
  • Cayenne Turbo Coupé Electric : 857 ch (1 156 ch avec Overboost), 0 à 100 km/h en 2,5 s, 260 km/h, à partir de 170 300 €

Tous les modèles reposent sur une suspension pneumatique adaptative avec gestion électronique. Des équipements comme la suspension active Porsche Active Ride ou les roues arrière directrices sont disponibles en option.

Recharge rapide et technologie embarquée

Le Cayenne Coupé Electric utilise une architecture 800 volts. C’est son point fort. La puissance de recharge peut atteindre 390 kW en courant continu, voire 400 kW dans certaines conditions. En courant alternatif, le chargeur embarqué propose 11 kW de série, avec une option à 22 kW.

Evidemment, 11 ou 22 kW serviront d’appoint ou pour des charges quotidiennes. Pas plus.

À bord, le véhicule reprend l’interface numérique Porsche Driver Experience. Elle comprend un affichage entièrement digital, un écran passager et un affichage tête haute en réalité augmentée en option. L’interface permet la personnalisation via widgets et applications tierces.

Équipements et pack allégé en option

L’équipement de série inclut notamment un toit panoramique en verre et le Pack Sport Chrono. Un Pack Sport allégé spécifique au Coupé est proposé en option, avec un gain de poids pouvant atteindre 17,6 kg. Pas de quoi en faire une ballerine pour autant.

Ce pack comprend des éléments en carbone, des jantes de 22 pouces et des pneus haute performance. L’habitacle intègre des matériaux spécifiques comme le Race-Tex et des inserts en carbone.

Au niveau des consommations homologuées, on se situe entre 18,9 kWh/100 km et 22 kWh/100 km. En France, ce nouveau Porsche Cayenne Coupé Electric débute à 111 600 € TTC et grimpe à 170 300 € TTC en prix de départ pour le Cayenne Turbo Coupé Electric.

Le poids de son côté varie selon les modèles de 2 605 kg à vide (UE) jusqu’à 2 735 kg (UE).

Notre avis, par leblogauto.com

Porsche fait feu de tout bois avec sa gamme. Rien que le Cayenne connait le Cayenne Electric, le Coupé Electric, le Cayenne, le Cayenne Coupé qui sont très différents. La stratégie électrique de Porsche reste aussi un peu mystérieuse.

Ils ont tergiversé avec le Macan qui n’est plus qu’électrique et ils patinent en Chine. Mais, en présentant ce Cayenne Coupé Electric en Chine, ils cherchent encore à envoyer un message envers ce marché.

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Ceci n’est pas une nouvelle Audi A7 mais une Chery Arrizo S !

26 avril 2026 à 09:19

Alors que le salon de Pékin bat son plein, voilà que Chery dévoile sa nouvelle Arrizo S. Et si son look ne vous est pas inconnu, c’est peut-être parce qu’il ressemble furieusement à une Audi A7. La Chine en n’a pas pas fini avec les copies visiblement.

Chez Chery, on s’inspire, et on assume. L’Arrizo 5 fut longtemps une Opel, puis a lorgné côté Mercedes avec sa grille de calandre. L’Arrizo 8 pouvait déjà faire penser à une Audi, mais cela restait encore une « inspiration ». Pour les Tiggo, bon, ce sont des SUV et ils se ressemblent presque tous…

Il n’y a pas que du véhicule électrique en Chine

Ici, on a donc la nouvelle Arrizo S, officiellement un concept. Mais les concepts en Chine sont en fait des préséries des voitures à venir. On a donc l’Arrizo S qui déboulera en concession.

Cette dernière devrait avoir un moteur essence 2.0 litre Turbo pour 257 chevaux et 400 Nm. Elle aura le « Falcon Driver Assistance System » maison.

La copie en Chine, une stratégie industrielle

Longtemps associée à la copie, l’industrie automobile chinoise a profondément changé de visage. Si des modèles comme le Landwind X7, très proche du Range Rover Evoque, ont marqué les esprits dans les années 2010, ces pratiques appartiennent désormais largement au passé.

Elles ont surtout servi de tremplin à un écosystème industriel en pleine construction, dans un marché intérieur immense où la vitesse de développement primait sur l’originalité. Surtout, pourquoi inventer au lieu de s’inspirer des meilleurs ?

Désormais, on copie la Chine

Aujourd’hui, les constructeurs chinois misent sur l’innovation, notamment dans l’électrique. Des groupes comme BYD, NIO ou XPeng investissent massivement dans les batteries, les logiciels embarqués et la conduite assistée. Résultat : certains modèles n’ont plus rien à envier à leurs équivalents européens, avec des autonomies élevées, des technologies avancées et des tarifs souvent plus agressifs.

Cette montée en puissance s’appuie aussi sur une stratégie industrielle globale. Le groupe Geely, par exemple, a pris le contrôle de Volvo Cars, tandis que d’autres multiplient les partenariats technologiques. L’objectif est clair : monter en gamme, gagner en crédibilité et s’imposer à l’international, notamment en Europe où les marques chinoises gagnent du terrain.

« L’occident » n’héste désormais plus à copier la Chine avec des designs « technoïdes » que l’on retrouve un peu partout dans le VE.

La copie colle à la peau

Reste que l’image de “copieur” colle encore à la peau de certains constructeurs. Cette Chery Arrizo S en est le parfait exemple. Pourtant, Chery est aussi capable de son propre design comme avec Omoda ou Jaecoo qui débarque en France.

La Chine est devenue un acteur clé de la transition automobile mondiale. Entre innovation rapide, compétitivité prix et ambition globale, elle n’imite plus seulement – elle redéfinit les règles du jeu. A l’Europe d’innover de plus belle pour ne pas se faire manger.

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Podcast 378: L’essentiel de la semaine 17 par Leblogauto.com

26 avril 2026 à 06:08

Bienvenue dans La Semaine Automobile, le podcast de LeBlogAuto.com ! Cette semaine, c’est l’effervescence totale — le Salon de Pékin 2026 vient d’ouvrir ses portes et les annonces se multiplient. Mais au-delà des concept-cars et des paillettes, c’est une industrie en pleine recomposition stratégique qui se dessine sous nos yeux. Batteries chinoises en fuite vers le monde entier, Volkswagen qui mise tout sur l’Espagne, Nissan qui rétrécit pour mieux rebondir, Peugeot qui renoue avec la Chine… Accrochez-vous, le tour d’horizon est serré !

Batteries chinoises : exportations en forte hausse mondiale

Les exportations chinoises de batteries au lithium bondissent de 50 % au premier trimestre, portées à la fois par la demande structurelle des constructeurs automobiles et par l’anticipation d’une réduction des remboursements de taxe à l’export. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont ravivé la demande mondiale pour les solutions de stockage d’énergie. La Chine confirme ainsi son rôle incontournable dans la chaîne de valeur de la mobilité électrique mondiale, au-delà même du seul secteur automobile.

CATL accélère sa domination avec les batteries électriques

CATL publie des résultats spectaculaires : bénéfice net en hausse de 49 % au premier trimestre et ventes de batteries dépassant les 200 GWh avec une croissance annuelle de 60 %. Le géant de Ningde annonce une filiale dédiée aux minerais critiques pour sécuriser ses approvisionnements, renforçant une intégration verticale déjà impressionnante. Le stockage d’énergie représente désormais 25 % de ses ventes, signe d’une diversification stratégique au-delà de l’automobile.

Automobile britannique : flou sur le « Made in UE »

L’industrie automobile britannique tire la sonnette d’alarme face à l’ambiguïté de la future règle « Fabriqué dans l’UE » portée par la Commission européenne dans son Industrial Accelerator Act. Le SMMT réclame des clarifications urgentes : si le Royaume-Uni était exclu du dispositif, les constructeurs britanniques perdraient l’accès aux flottes d’entreprise européennes, qui pèsent plus de 60 % des ventes de voitures neuves sur le continent. Un sommet UE-UK de juin-juillet est désigné comme l’échéance critique.

Nissan réduit sa gamme et vise un rebond aux USA et en Chine

Nissan engage une restructuration profonde en ramenant son portefeuille de 56 à 45 modèles, avec un objectif ambitieux de dépasser le million de ventes cumulées aux États-Unis et en Chine d’ici 2030 — un niveau non atteint depuis plusieurs années. Aux États-Unis, la marque mise sur de nouvelles motorisations hybrides V6 et le retour du SUV Xterra. En Chine, elle accélère l’électrique et positionne ses usines locales comme base d’exportation vers l’Amérique latine et l’Asie du Sud-Est.

Volkswagen investit 10 milliards en Espagne pour l’électrique

Le PDG Oliver Blume a annoncé à Barcelone un investissement massif de 10 milliards d’euros en Espagne, faisant du pays le hub européen de l’électrique pour le groupe VW. Le plan couvre l’ensemble de la chaîne — production de batteries à Sagunto, assemblage à Martorell — pour une capacité cible de 300 000 véhicules électriques par an incluant la CUPRA Raval. VW affiche clairement sa volonté de tenir tête aux constructeurs chinois sur le sol européen.

Smart relance la micro-citadine électrique : simple concept ou vraie rupture ?

Au Global Brand Event de Pékin, Smart a dévoilé le Concept #2 : une citadine deux places entièrement électrique construite sur la nouvelle plateforme ECA (Electric Compact Architecture), longue de seulement 2,79 mètres. C’est le retour assumé à l’ADN Fortwo, avec une présentation mondiale prévue en octobre 2026 à Paris. La vraie question reste entière : est-ce une rupture d’usage ou un exercice de style premium à prix rédhibitoire ?

Audi et SAIC accélèrent leur alliance électrique en Chine

Audi et SAIC officialisent un accord stratégique couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur : quatre nouveaux modèles électriques sous la marque « AUDI » — sans les quatre anneaux — et la création d’un centre d’innovation à Shanghai. L’E5 Sportback, premier modèle né de cette alliance en 2025, a généré 10 000 livraisons mais peine à maintenir son élan commercial. Le défi est immense dans un marché dominé par des acteurs locaux plus agiles.

Peugeot dévoile deux concept-cars au salon de Pékin 2026

Après plusieurs années d’absence, Peugeot fait un retour symbolique à Pékin avec les Concept 6 — une grande berline shooting brake — et le Concept 8, un imposant SUV. Ces deux études de style préfigurent une future gamme assemblée avec Dongfeng à Wuhan, destinée à la fois au marché chinois et à l’export international. La marque au lion positionne la Chine comme moteur central de sa montée en gamme et de son électrification.

Voilà pour cette semaine sur LeBlogAuto.com — et quelle semaine ! Une chose est certaine : la géographie de l’automobile mondiale se reconfigure à toute vitesse. On se retrouve la semaine prochaine pour suivre tout ça ensemble — restez connectés !

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Fiat Grizzly : la future compacte apparaît sans camouflage, production envisagée à Kénitra

25 avril 2026 à 09:07

La future Fiat Grizzly se dévoile déjà sans camouflage. Aperçue récemment, cette compacte abordable laisse entrevoir un style proche de la Grande Panda, avec une production toujours envisagée au Maroc.

Une première apparition sans camouflage

Le projet de compacte baptisée Grizzly chez Fiat se précise. Le modèle s’est fait surprendre sans camouflage, révélant clairement son design extérieur. De profil, on a un SUV « coupé » (appellation mercatique) ou « fastback ». En clair, l’arrière retombe pour aller chercher le bout de la voiture.

Cette apparition confirme l’avancement du développement de ce véhicule attendu à l’horizon 2026. On avait vu le véhicule camouflé en test à Brest.

Un style inspiré de la Grande Panda

Les premières images montrent des éléments stylistiques déjà observés sur la Fiat Grande Panda. On distingue notamment des phares au motif pixélisé ainsi que des lignes de carrosserie tendues. La carrosserie arbore des plis et des creux qui structurent la silhouette.

Ces éléments traduisent une continuité dans le style récent de la marque. Ce Grizzly serait donc une « Giga Panda » ou « Grande Grande Panda »…

Une production toujours envisagée au Maroc

Comme évoqué précédemment, la production de cette future citadine devrait être assurée par Stellantis dans son usine de Kénitra.

Ce site industriel joue déjà un rôle dans la fabrication de véhicules compacts pour le groupe. Kenitra devrait produire plusieurs modèles très importants pour la stratégie de reconquête de l’Europe par FIAT.

Une citadine positionnée sur l’entrée de gamme

La Grizzly devrait se positionner sur le segment des voitures accessibles. À ce stade, peu d’informations techniques ont été communiquées, notamment sur les motorisations ou les équipements.

Les détails officiels restent encore à confirmer. Sur le nom, certains parlent de la Koala. Sauf que cette Koala pourrait plutôt être une petite citadine, ou carrément un L7e+, la nouvelle catégorie européenne de véhicule électrique léger.

Plutôt logique vu la taille des animaux, non ? : koala, panda, grizzly. Les noms de Grizzly et de Koala ont été déposés par la FIAT. On devrait avoir plus d’informations sur le plan produit FIAT le 21 mai prochain. Le PDG de Stellantis, Antonio Filosa, présentera le nouveau plan industriel du groupe.

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Ford alerte sur la menace des constructeurs chinois

24 avril 2026 à 14:12

Ford alerte sur la puissance des constructeurs chinois et leurs impacts industriels, technologiques et commerciaux aux États-Unis.

Le PDG de Ford, Jim Farley, a récemment exprimé une inquiétude majeure concernant la montée en puissance des constructeurs automobiles chinois et leur impact potentiel sur l’industrie automobile américaine. Selon lui, la Chine dispose déjà d’une capacité industrielle suffisante pour répondre à l’ensemble de la demande du marché américain, ce qui constitue un signal d’alerte pour les groupes historiques de Detroit et, plus largement, pour l’ensemble du secteur automobile aux États-Unis. Dans un contexte de concurrence mondiale accrue, cette déclaration met en lumière les tensions croissantes autour de la production automobile, de la technologie embarquée et des équilibres commerciaux internationaux.

La Chine, une capacité industrielle redoutable

Jim Farley insiste sur un point central : la capacité de production des constructeurs automobiles chinois. Selon lui, ces derniers sont désormais en mesure de couvrir l’intégralité des besoins du marché américain, ce qui traduit un niveau de maturité industrielle particulièrement avancé. Cette situation est d’autant plus préoccupante pour Ford que l’industrie automobile représente, selon son dirigeant, un pilier fondamental de la base industrielle des États-Unis. La perspective d’une pénétration massive des marques chinoises sur le marché américain est ainsi perçue comme un risque économique majeur.

Les constructeurs chinois ne se contentent plus d’un rôle secondaire dans l’écosystème automobile mondial. Ils renforcent progressivement leur présence sur plusieurs marchés internationaux, notamment en Europe et en Amérique latine. Cette expansion s’appuie sur des véhicules compétitifs en termes de prix et de technologie automobile, ce que Jim Farley reconnaît lui-même. Il a d’ailleurs déjà salué la qualité et le niveau technologique des productions chinoises, allant jusqu’à exprimer son impression après avoir conduit une voiture électrique chinoise, la Xiaomi SU7, symbole de cette montée en gamme.

Cybersécurité et véhicules connectés : inquiétudes

Au-delà de la question industrielle et commerciale, le dirigeant de Ford met également en avant des préoccupations liées aux technologies embarquées dans les véhicules modernes. Les voitures actuelles intègrent de plus en plus de caméras, de capteurs et de systèmes connectés, ce qui soulève des interrogations en matière de cybersécurité et de protection des données personnelles.

Pour Jim Farley, cette évolution technologique, bien qu’indispensable à l’innovation automobile, peut aussi représenter une vulnérabilité. L’accumulation de données et la sophistication des systèmes électroniques rendent les véhicules potentiellement sensibles à des risques numériques. Dans ce contexte, la question de la sécurité informatique devient un enjeu stratégique pour les constructeurs, en particulier dans un environnement international de plus en plus concurrentiel.

Expansion mondiale et barrières du marché américain

Les marques automobiles chinoises poursuivent leur stratégie d’expansion à l’échelle mondiale. Leur présence est déjà visible dans de nombreuses régions, où elles gagnent progressivement des parts de marché grâce à des véhicules électriques et thermiques compétitifs. Cependant, leur accès au marché américain reste fortement limité.

Cette restriction est principalement liée à des droits de douane particulièrement élevés, atteignant actuellement 100 % ou plus, ce qui freine de manière significative leur entrée aux États-Unis. Ces barrières tarifaires agissent comme un filtre économique, empêchant une concurrence directe entre les constructeurs américains et chinois sur le sol américain.

Dans ce contexte, les déclarations de Ford ne relèvent pas uniquement d’un discours politique ou protectionniste, mais traduisent également une reconnaissance implicite de la transformation rapide du paysage automobile mondial. Les constructeurs chinois ont démontré leur capacité à rivaliser sur plusieurs fronts essentiels : le prix, la technologie et l’innovation dans le domaine des véhicules électriques et connectés.

La question centrale n’est donc plus seulement celle de leur compétitivité, mais celle de leur future intégration dans les marchés occidentaux, notamment aux États-Unis. Le débat se concentre désormais sur le calendrier et les conditions de cette éventuelle ouverture.

Notre avis, par leblogauto.com

Les déclarations de Jim Farley illustrent la prise de conscience des constructeurs historiques face à la montée en puissance de l’industrie automobile chinoise. Elles mettent en évidence un changement d’équilibre dans la production mondiale de véhicules, notamment sur le segment des voitures électriques. Les inquiétudes liées à la cybersécurité et aux données embarquées reflètent également les nouveaux défis de l’automobile connectée. Enfin, les barrières douanières américaines montrent que l’enjeu dépasse la seule concurrence industrielle pour toucher aux équilibres économiques et stratégiques globaux du secteur.

Crédit illustration : Ford.

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Automobile britannique : flou sur le « Made in UE »

24 avril 2026 à 12:12

L’industrie automobile britannique demande des clarifications sur la règle « Fabriqué dans l’UE » de l’IAA européenne.

L’industrie automobile britannique traverse une phase d’incertitude stratégique alors que les constructeurs et leurs représentants demandent des clarifications urgentes sur la future application de la règle du « Fabriqué dans l’UE ». En cause, la politique de la Loi sur l’Accélérateur Industriel (IAA) portée par la Commission européenne, dont les contours restent encore flous pour les acteurs du secteur automobile britannique. Cette ambiguïté réglementaire, selon le groupe industriel SMMT (Society of Motor Manufacturers and Traders), pourrait freiner les décisions d’investissement dans un contexte déjà fortement concurrentiel et marqué par la montée en puissance des véhicules électriques chinois à bas coût.

Une règle européenne aux contours incertains

La question centrale posée par les industriels britanniques concerne la place du Royaume-Uni dans le dispositif « Fabriqué dans l’UE ». Selon les premières orientations de l’IAA, les pays ayant conclu des accords commerciaux avec l’Union européenne pourraient être intégrés dans cette catégorie, mais des exclusions potentielles seraient précisées uniquement après l’adoption finale du texte, un processus qui pourrait encore prendre au moins un an.

Pour le secteur automobile britannique, cette zone grise est problématique. L’IAA prévoit en effet des critères liés aux émissions de carbone et à l’origine européenne des produits dans le cadre des marchés publics et des subventions, notamment pour des secteurs industriels stratégiques comme l’acier, l’aluminium, le ciment, les énergies renouvelables et les technologies vertes. L’industrie automobile, directement concernée par une future annexe spécifique, pourrait être soumise à une exigence d’assemblage des véhicules sur le sol européen pour bénéficier des dispositifs, ce qui mettrait en difficulté les constructeurs basés au Royaume-Uni.

Des risques majeurs pour les investissements

Le directeur général de la SMMT, Michael Hawes, a insisté sur la nécessité d’obtenir une position politique claire dans les plus brefs délais. Selon lui, l’ambiguïté actuelle « jette une ombre sur l’industrie automobile britannique » et complique la planification stratégique des entreprises. L’enjeu est particulièrement sensible dans un contexte où les investissements industriels se décident plusieurs années à l’avance et où les chaînes de valeur automobiles reposent sur des flux transfrontaliers complexes.

L’organisation industrielle souligne que l’incertitude sur les règles d’accès aux dispositifs européens rend difficile l’évaluation des coûts futurs et la compétitivité des sites de production britanniques. Dans ce contexte, les décisions d’investissement pourraient être retardées, voire réorientées vers d’autres régions offrant une meilleure visibilité réglementaire. Les constructeurs doivent en effet intégrer des paramètres liés à la production automobile, à la chaîne d’approvisionnement de composants, ainsi qu’aux conditions d’accès aux marchés subventionnés.

Une relation commerciale automobile stratégique UE–UK

Le commerce automobile entre le Royaume-Uni et l’Union européenne représente environ 80 milliards d’euros par an, selon les données relayées par la SMMT. Les deux partenaires restent les principaux marchés de voitures particulières l’un pour l’autre, ce qui souligne l’importance stratégique de leur relation industrielle. Le Royaume-Uni est également identifié comme le premier acheteur de composants automobiles en provenance de l’Union européenne, illustrant l’interdépendance forte des chaînes de production.

Dans ce contexte, toute modification des règles d’éligibilité aux dispositifs européens pourrait avoir des répercussions directes sur les flux commerciaux, les coûts industriels et l’organisation des sites de production. La concurrence internationale, notamment celle des constructeurs de véhicules électriques chinois proposant des modèles à coûts réduits, accentue encore la pression sur les industriels européens et britanniques.

Michael Hawes appelle ainsi à une clarification politique avant un prochain sommet entre l’Union européenne et le Royaume-Uni prévu dans les mois à venir, idéalement en juin ou juillet, afin de sécuriser les perspectives d’investissement et de préserver la compétitivité de l’industrie automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

L’enjeu soulevé par la SMMT illustre la sensibilité du secteur automobile aux cadres réglementaires internationaux. L’incertitude autour de la notion de « Fabriqué dans l’UE » crée un climat peu favorable aux décisions d’investissement à long terme. Dans une industrie où les chaînes d’approvisionnement sont profondément intégrées entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, la visibilité réglementaire apparaît essentielle.
La possible exigence d’assemblage sur le territoire européen pourrait également redéfinir les stratégies industrielles des constructeurs britanniques. Enfin, la concurrence accrue des véhicules électriques chinois renforce la nécessité pour les acteurs européens et britanniques de disposer d’un cadre stable et lisible afin de préserver leur compétitivité.

Crédit illustration : SMMT.

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BMW Série 7 (2026) : une nouvelle génération tournée vers l’électrique et l’intelligence artificielle

24 avril 2026 à 12:00

BMW dévoile la nouvelle phase de sa berline haut de gamme Série 7. Ce modèle introduit des technologies issues de la Neue Klasse, avec une forte évolution sur le plan numérique et des motorisations variées, dont une version électrique dépassant 720 km d’autonomie.

Une septième génération marquée par une évolution majeure

La BMW Série 7 entre dans la deuxième phase de sa septième génération(lancée en 2022) avec ce qui est présenté comme la mise à jour la plus importante jamais réalisée sur ce modèle. Lancée pour la première fois en 1977, la berline conserve son rôle de vitrine technologique pour la marque.

Cette nouvelle version inaugure l’intégration de technologies issues de la plateforme Neue Klasse dans un modèle existant. Ce déploiement progressif doit concerner l’ensemble des futurs véhicules du constructeur, toutes motorisations confondues.

Un design revisité pour le segment du luxe

La nouvelle Série 7 adopte un langage stylistique spécifique. La face avant se distingue notamment par une calandre lumineuse et des optiques minimalistes en cristal. Par rapport à la phase 1, les feux sont escamotés dans les entrées latérales. Il ne reste que la signature lumineuse.

La calandre est encore plus verticale et « rigide » qu’avant. De profil, cet avant est très verticalisé. Le profil met aussi l’accent sur des surfaces épurées et une ligne de caractère marquée, tandis que l’arrière reçoit des feux redessinés. On aime ou pas, mais dans cette version bicolore, elle fait très statutaire. En version d’une seule couleur, c’est moins flagrant.

Des versions M Performance et des packs M Sport permettent de différencier visuellement certains modèles. Des options de personnalisation étendues sont proposées, incluant des peintures spécifiques et des jantes allant jusqu’à 22 pouces.

Un habitacle axé sur le numérique et le confort

L’intérieur combine matériaux haut de gamme et technologies embarquées. Le système BMW Panoramic iDrive fait son apparition, accompagné d’un écran passager inédit. Cette nouvelle phase récupère les nouveaux intérieurs BMW avec l’écran biscornu. On notera les instruments affichés loin devant sur un bandeau numérique.

À l’arrière, un écran BMW Theatre Screen permet des usages multimédias comme le streaming en 8K, les appels vidéo ou les jeux. L’ensemble est complété par un système audio Bowers & Wilkins compatible Dolby Atmos.

La dotation comprend également un toit panoramique, une climatisation automatique quatre zones et des sièges ergonomiques avec différentes configurations, dont une version Executive Lounge. Cette BMW Série 7 est faite pour le voyage, en passager arrière.

Une expérience numérique renforcée

La nouvelle Série 7 s’appuie sur le système BMW Operating System X et une architecture électronique modernisée. Elle intègre un assistant vocal enrichi, incluant la technologie Amazon Alexa+.

Parmi les fonctionnalités figurent une navigation améliorée avec BMW Maps, une clé numérique avancée et des mises à jour logicielles à distance. L’écosystème numérique inclut également des applications tierces et des contenus additionnels via BMW Digital Premium.

Motorisations : thermique, hybride et électrique

La gamme propose toujours plusieurs types de motorisations : moteurs thermiques avec hybridation légère 48V, hybrides rechargeables et versions 100 % électriques.

Les variantes électriques bénéficient de batteries de nouvelle génération avec cellules cylindriques. L’autonomie annoncée dépasse désormais 720 km selon le cycle WLTP.

Deux modèles diesel et essence à transmission intégrale complètent l’offre, ainsi que deux versions hybrides rechargeables. Trois déclinaisons M Performance sont également au programme.

Aides à la conduite et intelligence artificielle

La berline intègre des systèmes d’assistance de niveau SAE 2. Parmi les nouveautés, un assistant autoroutier permet une conduite sans les mains jusqu’à 130 km/h sur certaines routes européennes. On est loin du FSD Tesla.

L’assistant urbain, lui, facilite les trajets en ville avec guidage complet. Le stationnement bénéficie de fonctions automatisées avec détection et planification assistées par intelligence artificielle.

Confort de conduite et technologies de châssis

Selon BMW, la Série 7 conserve une orientation mêlant confort et dynamisme. Elle est équipée de série d’une suspension pneumatique adaptative sur les deux essieux.

Des options comme la direction active intégrale et le contrôle adaptatif du châssis visent à améliorer agilité et stabilité. Les systèmes de freinage et de gestion de motricité intègrent également des technologies avancées.

Une version blindée en préparation

Une déclinaison BMW Série 7 Protection est en cours de développement. Elle proposera un niveau de protection élevé contre les attaques, avec certification VR 9 (max VR 10) et blindage multicouche. Bon, c’est uniquement si vous craignez de prendre du 7,62 dans le corps.

Une production centralisée en Allemagne

Tous les modèles seront produits sur une seule ligne à l’usine BMW de Dingolfing, en Bavière. Ce site devient également un centre clé pour le déploiement des technologies Neue Klasse.

La présentation mondiale a eu lieu le 22 avril 2026. La production débutera dans les mois suivants, pour une commercialisation mondiale prévue à partir de juillet 2026. En France, il faut faire un vœu lorsque l’on en croise une tellement elle est rare cette série 7 chez nous.

Côté poids, elle va de 2 235 kg pour la « petite » 740 xDrive à 2 845 kg pour la i7 M70 xDrive et ses 112,5 kWh de capacité de batterie sous 400 volts. Sous une puissance de 250 kW, la charge de 10 à 80 % est réalisée en 28 minutes.

BMW 740 xDrive:
Energy consumption, combined WLTP in l/100 km: 9.3 – 8.3; CO₂ emissions, combined WLTP in g/km: 211 – 189 

BMW i7 60 xDrive:
Energy consumption, combined WLTP in kWh/100 km: 21.9 – 18.2

BMW M760e xDrive:
Energy consumption, combined WLTP in l/100 km: 6,8 – 5,6; CO₂ emissions, combined WLTP in g/km: 154 – 128; Energy consumption, combined WLTP in kWh/100 km: 18.2 – 16.7

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Cars Story #23 : La SIMCA Aronde ou l’envol de l’Hirondelle

24 avril 2026 à 09:44

Bien avant la création de la Communauté Économique Européenne, les constructeurs devaient faire face à un cruel dilemme ! Comment vendre un modèle à l’étranger tout en contournant les barrières douanières ! Certains constructeurs ont trouvé la parade en produisant localement et sous licence leurs modèles ! Cette gymnastique nous donna par exemple l’Innocenti Mini et bien avant elle, la SIMCA 6CV. Cette dernière n’était qu’une Fiat 508 Balilla rebadgée ! Créée par Fiat, la Société Industrielle de Mécanique et Carrosserie Automobile s’est donc contentée de vendre des voitures turinoises rebadgées ! Mais ça, c’était avant l’arrivée de la SIMCA Aronde !

La première SIMCA véritable

La SIMCA 8 était dérivée de la Fiat 508C Balila – (C) Berthold Werner – CC BY-SA 3.0

Bien qu’encore sous le giron de Fiat, SIMCA, sous l’impulsion de l’emblématique Enrico Teodoro Pigozzi, envisageait de donner un nouvel élan à la marque à l’hirondelle ! Le projet 1200X débuta en 1948 afin de remplacer une SIMCA 8 qui datait de 1937. Quitte à innover, il fallait faire du moderne et du pertinent.

La première « vraie » SIMCA serait la première de la marque à adopter une structure monocoque ! Néanmoins, le cordon avec la maison mère n’avait pas été totalement coupé. La future star de Nanterre présentait quelques points communs avec une certaine Fiat 1400. Il faut dire qu’une partie de la conception de ces deux autos avait été réalisée chez Budd. Par ailleurs, la mécanique, héritée de la SIMCA 8, était encore un moteur Fiat. Il s’agissait d’un 1221cm3 de 45 ch SAE qui permettait d’accrocher un petit 130 km/h. Ce moteur faisait équipe avec une boîte mécanique à 4 rapports avec une première non synchronisée. Elle transmettait la puissance aux roues arrière.

SIMCA 9 ou Aronde ?

Simca 9 Aronde
Les premières Arondes sont identifiables grâce à leur calandre en podium – (C)

Le 31 mai 1951, la remplaçante de la SIMCA 8 a fait son apparition. Son nom ? La SIMCA 9 ! Original n’est-ce pas ? Oui ! Car cette fois-ci on ne s’est pas contenté d’accoler un numéro à la marque. On lui a aussi donné un nom : celui de l’hirondelle en patois ! C’est ainsi que débuta la belle histoire de la SIMCA 9 Aronde. Cette petite berline capta rapidement l’attention du grand public mais ses débuts commerciaux furent timides. La marque l’a distribuée au compte-goutte jusqu’au salon de Paris de 1951. Cet événement majeur pour les constructeurs automobiles a été le véritable point de départ pour la carrière commerciale de l’Aronde.

Comme la Fiat 1400, la SIMCA 9 Aronde avait adopté un style « ponton » qui était, notamment aux Etats-Unis, très en vogue dans les années 50. Les lignes de la 9 Aronde étaient l’œuvre de René Dumas. A bord, les premières SIMCA 9 Aronde avaient des sièges tapissés d’un tissu avec des rayures noires et blanches. Ce motif, d’un goût douteux, a été affublé d’un sobriquet tout aussi discutable : « le drap des déportés ». Il convient de garder à l’esprit qu’en 1951, la deuxième guerre mondiale et ses horreurs étaient encore dans toutes les mémoires…

Les premières évolutions de la SIMCA Aronde

Depuis décembre 1952, la Commerciale n’est plus la version tôlée mais celle avec une petite fenêtre à l’arrière – (C) Club SIMCA France

La première modification est intervenue en juin 1951 avec l’adoption d’un nouveau logo qui intègre une hirondelle. En 1952, la SIMCA 9 Aronde a enfin adopté le train arrière hypoïde en lieu et place de celui de la 8. Outre ce nouvel élément mécanique, l’Aronde a reçu plusieurs autres améliorations comme une peinture plus qualitative. La batterie, initialement placée sous le siège passager, a migré dans la baie moteur. En avril 1952, le volant a délaissé sa couleur noire pour le marron. Le mois suivant un nouveau pare-choc avant, en 3 pièces, a remplacé celui des premières années.

L’arrivée du modèle 1953 a apporté une planche de bord modifiée. L’arrivée des commodos au volant a notamment permis de réduire le nombre de boutons ! Ce nouveau millésime et le Salon de Paris de 1952, ont également permis de proposer deux prototypes afin de tester l’accueil du public : un cabriolet 4 places nommé Plein Ciel et un coupé deux portes baptisé Grand Large. A ce stade, la commercialisation de ces modèles n’était pas d’actualité. Il s’agissait surtout de tester les réactions du public…

En revanche, l’Aronde utilitaire (la Commerciale) et la break à deux portes (la Messagère), présentées un an plus tôt, n’étaient pas là pour épater la galerie. Leur présence à ce Salon ’52 donnait le top départ de leur commercialisation. Elles embarquaient une mécanique de seulement 37 ch SAE. En décembre 1952, la Commerciale a changé de dénomination devenant la Chatelaine. Ce tour de passe-passe a permis à SIMCA d’introduire une nouvelle « Commerciale » dont la principale nouveauté était d’avoir une petite vitre à l’arrière !

La succes-story de la SIMCA Aronde

Simca 9 Aronde
La calandre en podium a été abandonnée en 1954 au profit d’une version plus gracieuse – (C) Berthold Werner – CC BY-SA 3.0

Le cap des 100 000 unités fabriquées a été passé en mars 1953. Les ventes de l’Aronde laissaient entrevoir de belles perspectives pour la marque de Nanterre ! La gamme s’est développée par le bas avec la commercialisation de la Quotidienne ! Il s’agissait tout simplement d’une version dépouillée de l’Aronde ! Un volant, un moteur et basta ! Même le chauffage était en option…

Le coupé Grand Large présenté au Salon 52 a finalement fait son apparition au catalogue avec l’arrivée des modèles 1954. La version de série comportait quelques modifications par rapport au prototype initial. En ce qui concerne le reste de la gamme, l’Aronde de 1954 a adopté une nouvelle calandre en arc de cercle et des feux arrières redessinés. Les nouveaux feux étaient devenus monoblocs et en plastique. Outre ces modifications, la gamme « utilitaire » s’est enrichie d’une Aronde pickup, baptisée « la Camionnette ».

La Simca Aronde Grand Large a fait son apparition en 1954 – (C) FaceMePLS – CC BY 2.0

Durant l’année 1955, la Grand Large a adopté un pare-brise monobloc en lieu et place de celui en 3 parties du premier millésime. En ce qui concerne le reste de la gamme Aronde, les roues sont passées du 15 au 14 pouces, modifiant ainsi la hauteur de caisse ! Cette évolution pneumatique a permis d’améliorer le système de freinage mais aussi d’optimiser la boîte de vitesse. En septembre 1955, l’Aronde a reçu un nouveau moteur dit « Flash ». S’il était toujours à 3 paliers, ce 1290cm3 de 48 ch, a remplacé avantageusement le moteur de la SIMCA 8. A noter, que la puissance des versions utilitaires n’était que de 45 ch SAE.

La SIMCA Aronde prend le large

Simca Aronde 1300
Pour 1956, l’Aronde s’offre une nouvelle ligne et un nouveau moteur – (C) Alexandre Prevot – CC BY-SA 2.0

Pour le modèle 1956, l’Aronde s’est offert une nouvelle ligne dite. S’inspirant des voitures américaines, l’Aronde a adopté des ailes arrières sculptées mais aussi un nouveau tableau de bord a également. A cette occasion, la star de Nanterre est devenue l’Aronde 1300, en référence à la cylindrée de son moteur Flash. La gamme a également été complétée par un élégant coupé baptisé Plein Ciel et un Cabriolet baptisé Oceane en remplacement du Coupé-de-Ville et du cabriolet Week-end.

Comme pour la berline, la calandre de la Grand Large a été retouchée au restylage – Club SIMCA France

La gamme utilitaire a également évolué ! La Camionnette est ainsi devenue l’Intendante tandis que la gamme berline s’articulait autour d’une finition Deluxe (une Quotidienne avec, enfin, le chauffage) et d’une Elysée. Du côté du coupé, la Grand Large a vu arriver la « Rue de la Paix ». Il s’agissait d’une version plus luxueuse équipée d’un moteur Flash Spécial poussé à 57 ch.

L’année 1956 a finalement été un excellent cru pour une Aronde 1300 qui s’est laissé tenter par l’automatisme avec la boîte « Simcamatic ». Il faut dire que cette année-là, l’Aronde a été la voiture la plus vendue dans l’Hexagone permettant à SIMCA de devenir le 2ème constructeur français derrière la Régie Nationale des Usines Renault.

L’Aronde Océane – (C) Club SIMCA France
L’Aronde Plein Ciel – (C) Cjp24 – CC BY-SA 4.0

Le modèle 1957 a apporté son lot de petits changements à commencer par le mot Aronde qui s’inscrivait fièrement sur la face avant. Ce millésime a également été marqué par l’arrivée de l’Elysée – Matignon, version haut de gamme de la berline. Elle se distinguait notamment par sa peinture bi-ton et son moteur Flash spécial. La commercialisation de cette version a été assez brève, sa production ayant pris fin en 1958. Néanmoins, l’Aronde Monthléry a pris le relais de l’Elysée-Matignon tandis que qu’un Coupé Grand Large Spécial, équipé du moteur de 57ch, a fait son apparition

Les débuts de la SIMCA Aronde P60

Simca Aronde P60
La P60 avait un style qui évoquait les SIMCA Vedette – (C) Clément Bucco-Lechat – CC SA BY 3.0

En 1959, la carrosserie de l’Aronde a une nouvelle fois été revue en profondeur. Exit, l’Aronde 1300. Place à l’Aronde P60. Les premières versions de cette nouvelle mouture étaient prêtes dès 1958 et quelques versions étaient même sorties des chaînes de montages. Néanmoins, le style, de celle que l’on nommait alors la type 305, n’avait pas convaincu le big boss. Les quelques exemplaires qui avaient été produits ont été stockés quelques temps à Bordeaux dans le quartier du Bacalan et les équipes de SIMCA ont dû se retrousser les manches afin de satisfaire Henri-Théodore Pigozzi.

La P60 a été l’ultime évolution de la SIMCA Aronde – (C) Philippe DUJARDIN

La P60 était sans doute la version la plus américainisée de l’Aronde. Sa généreuse calandre chromée en arc de cercle, ses ailes et ses feux arrière faisaient penser aux SIMCA Vedette, qui étaient nés Ford. Dans un premier temps cette nouvelle carrosserie n’était que l’apanage des versions les plus huppées de l’Aronde. La version d’entrée de gamme qui se déclinait en finition « Deluxe » avec un moteur Flash de 42 ch SAE (6 CV fiscaux) ou en Super Deluxe avec le Flash Spécial de 57 ch (7 CV fiscaux) avait conservé la carrosserie de l’Aronde 1300. Il en était de même pour les besogneuses versions utilitaires de l’Aronde.

Le moteur Rush modernise l’hirondelle

L’Aronde P60, ici une Etoile 6, a reçu un nouveau moteur « Rush » en 1961- (C) Philippe DUJARDIN

Avec l’arrivée du modèle 1960, les Aronde d’entrée de gamme ont à leur tour adopté la nouvelle carrosserie. En décembre 1959, les ingénieurs de la marque on augmenté le taux de compression du Flash Spécial, lui permettant ainsi d’atteindre les 60 ch. A cette occasion, la gamme a évolué la Deluxe devenant l’Etoile 6. En février 1960, ce fut au tour des versions utilitaires d’adopter la face avant de l’Aronde P60. A cette occasion, une version Ranch a a fait son apparition. Il s’agissait d’une Chatelaine avec un traitement plus haut de gamme.

Bienvenue à bord de l’Aronde Etoile 6 – (C) Philippe DUJARDIN

Le millésime 1961 a permis à l’Aronde d’adopter – enfin – un moteur à 5 paliers. Le moteur Rush se déclinait dans une version de 1090 cm3 pour 40 ch ou de 1290 cm3 offrant 52 et 62 ch. Les versions utilitaires recevaient une version dégonflée à 48ch du 1,3. Les évolutions esthétiques sont restées mineures mais il convient néanmoins de noter que le logo de la marque avait repris la place du mot Aronde sur la face avant.

La fin de carrière de la SIMCA Aronde

Simca Aronde P60
La belle carrière de la SIMCA Aronde a pris en 1963 – (C) andrenikon45

Le modèle 62 a permis à l’Aronde de gagner en puissance. L’entrée de gamme a vu arriver une finition Etoile 7 qui permettait de profiter du Rush de 62ch. Par ailleurs, les versions les plus huppées ont pu profiter d’une nouvelle déclinaison dite Rush Super M. Elle offrait 70ch ce qui permettait à l’Aronde d’offrir des performances intéressantes à ce niveau de gamme.

En dépit de toutes ses améliorations, l’hirondelle commençait à accuser le poids des années. Sa riche carrière commençant à battre de l’aile, il a fallu la remplacer le 22 mai 1963. La SIMCA 1300 prenait alors le relais d’une hirondelle qui s’était écoulée à 1 442 155 exemplaires. La première vraie SIMCA a connu une très belle carrière et pouvait ainsi prendre une retraite bien méritée !

Les petites histoires de la Grande Histoire

Une version commerciale de l'Hirondelle
La SIMCA Aronde a connu des déclinaisons commerciales – (C) jean-pierre 60 – CC BY-SA 3.0

L’Aronde n’est pas tout à fait la première vraie SIMCA ! Avant elle, la firme de Nanterre avait produit une petite série de SIMCA 8 Coupé qui n’était pas directement dérivée d’une Fiat !

La SIMCA Aronde avait un placement intéressant. En effet, il s’agissait d’une 7CV, classe qui deviendra populaire avec l’apparition de la vignette automobile en 1956. Cette classe était celle des voitures pas trop puissantes et ne consommant pas trop tout en étant suffisamment armées pour s’aventurer sur la route !

La SIMCA Aronde a battu plusieurs records du monde sur l’anneau de Montlhéry. On peut citer par exemple celui réalisé le 9 avril 1957, à savoir boucler une distance de 100 000 km à plus de 113km/h de moyenne ! Il a fallu 38 jours et 37 nuits pour réaliser cette performance.
Ce record du Monde donnera naissance à l’Aronde Monthléry quelques mois plus tard (voir plus haut).

Tintin
La SIMCA Aronde a été immortalisée par Hergé – (C) Zinneke – CC BY-SA 3.0

La SIMCA Aronde est visible dans les aventures de Tintin, notamment dans l’a lbum « L’Affaire Tournesol ». Spirou et Fantasio ont également été des utilisateurs de la SIMCA Aronde.

Des Aronde pas comme les autres

Une SIMCA 9 Sport a été vendue entre 1952 et 1954. Carrossée par Facel-Métallon, cette auto abritait le 1221 cm3 de l’Aronde. Néanmoins, le bloc moteur avait reçu une petite cure de vitamine concoctée par Abarth. Si la puissance passait de 40 à 61ch, il n’en demeurait pas moins que les performances n’étaient pas au rendez-vous…

Simca Week-end
La SIMCA parfaite pour partir en week-end – (C) Hatem BEN AYED

… Facel-Métallon a également produit un Coupé-de-Ville et un cabriolet Week-end en 1955 et 1956. La production de ces autos, dessinées par Jean Daninos, le créateur de Facel Vega, a pris fin avec l’arrivée de l’Aronde Grand Large et de l’Aronde Océane

Les 750 Aronde qui avaient été stockées au Bacalan, n’ont pas été détruites ! Après avoir été longuement entreposées à Bordeaux, elles ont finalement été refourguées dans des pays de l’Est ou revendue au personnel de la marque. Ces derniers ne pouvaient d’ailleurs pas les revendre.

(C) Clément Bucco-Lechat - CC BY-SA 3.0

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Cette Lancia 037 moderne cache 640 chevaux sous sa livrée Martini

24 avril 2026 à 07:18
Cette Lancia 037 moderne cache 640 chevaux sous sa livrée Martini

L’univers automobile vient d’accueillir une nouvelle perle rare qui fait déjà sensation parmi les amateurs de supercars d’exception. Kimera Automobili, le spécialiste italien du restomod, vient de dévoiler sa dernière création : l’EVO38 Collezione Martini. Cette machine d’exception rend hommage à la légendaire Lancia 037 tout en arborant la livrée iconique de Martini Racing, créant ainsi un pont émotionnel entre le passé glorieux du rallye et l’innovation technologique contemporaine.

Cette Lancia 037 moderne cache 640 chevaux sous sa livrée Martini

Un héritage rallye sublimé par la technologie moderne

La Kimera EVO38 Collezione Martini ne se contente pas de jouer sur la nostalgie. Cette création exceptionnelle pousse le concept du restomod dans ses derniers retranchements, transformant l’esprit de la Lancia 037 en une machine de guerre moderne. Le constructeur italien a méticuleusement recréé l’ADN de la voiture de rallye légendaire tout en y injectant des technologies de pointe qui auraient été impensables à l’époque de Groupe B.

Le cœur battant de cette bête mécanique réside dans son moteur turbocompressé développant 640 chevaux. Cette puissance phénoménale représente plus du double de ce que produisait la 037 originale, offrant des performances dignes des supercars contemporaines les plus extrêmes. Mais ce qui distingue vraiment cette Kimera, c’est son choix audacieux de fonctionner exclusivement à l’E85, un carburant à base d’éthanol qui permet d’optimiser les performances tout en réduisant l’empreinte environnementale.

Cette Lancia 037 moderne cache 640 chevaux sous sa livrée Martini

Cette décision technique n’est pas anodine. L’utilisation de l’E85 permet d’augmenter significativement le taux de compression du moteur, d’améliorer l’efficacité de la combustion et de bénéficier d’un indice d’octane supérieur. Le résultat se traduit par une explosion de puissance et de couple, transformant chaque accélération en véritable montée d’adrénaline. Les ingénieurs de Kimera ont ainsi réussi à créer un moteur qui combine performance brute et respect relatif de l’environnement.

Cette Lancia 037 moderne cache 640 chevaux sous sa livrée Martini

La livrée Martini Racing : quand l’histoire rencontre l’art

L’aspect visuel de la Kimera EVO38 Collezione Martini constitue un véritable chef-d’œuvre artistique. La fameuse livrée Martini Racing, avec ses bandes bleues et rouges caractéristiques sur fond blanc immaculé, transforme cette supercar en œuvre d’art roulante. Cette décoration légendaire évoque immédiatement les plus belles heures du sport automobile italien, rappelant les victoires historiques en rallye et sur circuit.

Chaque détail de cette livrée a été soigneusement étudié pour respecter l’héritage tout en s’adaptant aux lignes contemporaines de la carrosserie. Les proportions des bandes colorées, l’emplacement des logos et la qualité de la peinture témoignent d’un savoir-faire artisanal exceptionnel. La carrosserie elle-même bénéficie d’un travail aérodynamique poussé, avec des éléments en fibre de carbone qui allègent considérablement le poids total tout en améliorant l’efficacité aérodynamique.

L’intérieur ne démérite pas face à l’extérieur spectaculaire. Les sièges baquets en carbone, habillés de cuir et d’Alcantara aux couleurs Martini, offrent un maintien exceptionnel adapté à la conduite sportive. Le volant, entièrement dérivé de la compétition, permet un contrôle précis de cette machine de 640 chevaux. Chaque commande, chaque détail de finition rappelle l’univers de la course tout en conservant un niveau de raffinement digne d’une supercar contemporaine.

Cette Lancia 037 moderne cache 640 chevaux sous sa livrée Martini
Cette Lancia 037 moderne cache 640 chevaux sous sa livrée Martini

Performance et exclusivité au rendez-vous

Au-delà de son esthétique saisissante, la Kimera EVO38 Collezione Martini impressionne par ses capacités dynamiques exceptionnelles. Le châssis, entièrement repensé par rapport à la 037 originale, intègre les dernières innovations en matière de dynamique de conduite. La répartition des masses, optimisée grâce à l’utilisation extensive de matériaux composites, garantit un équilibre parfait entre les trains avant et arrière.

Le système de suspension, réglable et adaptatif, permet de passer instantanément d’une configuration grand tourisme confortable à un setup course radical. Cette polyvalence exceptionnelle fait de cette Kimera une voiture utilisable au quotidien tout en conservant des aptitudes de pilotage dignes d’une voiture de compétition. Les freins, surdimensionnés et ventilés, assurent un freinage à la hauteur des performances annoncées.

La transmission, point névralgique de toute supercar qui se respecte, a fait l’objet d’une attention particulière. Kimera a opté pour une boîte de vitesses séquentielle dérivée de la compétition, permettant des passages de rapports d’une rapidité foudroyante. Cette solution technique, combinée à un différentiel à glissement limité paramétrable, garantit une motricité optimale quelle que soit la situation de conduite.

Cette Lancia 037 moderne cache 640 chevaux sous sa livrée Martini

L’exclusivité de cette création se reflète également dans sa production ultra-limitée. Kimera ne prévoit de produire qu’un nombre très restreint d’exemplaires, faisant de chaque EVO38 Collezione Martini une pièce de collection recherchée. Cette rareté, combinée au prestige de la marque Kimera et à l’héritage Lancia, promet une valorisation exceptionnelle sur le marché des supercars de collection.

Cette approche exclusive s’accompagne d’un service sur mesure pour chaque propriétaire. Kimera propose une personnalisation poussée, permettant d’adapter certains éléments selon les préférences individuelles tout en conservant l’essence de la Collezione Martini. Cette philosophie artisanale distingue fondamentalement Kimera des constructeurs de supercars de grande série.

La Kimera EVO38 Collezione Martini représente bien plus qu’une simple supercar. Elle incarne la rencontre parfaite entre l’héritage glorieux du sport automobile italien et les technologies les plus avancées du XXIe siècle. Avec ses 640 chevaux alimentés à l’E85 et sa livrée légendaire, cette création exceptionnelle s’impose comme l’un des restomods les plus aboutis et les plus désirables du marché actuel.

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Peugeot dévoile deux concept-cars au salon de Pékin 2026 pour accélérer sa stratégie mondiale

24 avril 2026 à 07:00

La Chine, je t’aime, moi non plus ! Peugeot fait son retour au salon automobile de Pékin 2026 avec deux concept-cars. La marque met en avant sa stratégie internationale et le rôle central de la Chine. Ces modèles annoncent une future gamme produite localement.

Un retour stratégique sur le marché chinois

Peugeot participe au Salon international de l’automobile de Pékin 2026, un événement majeur pour l’industrie. Si c’est un marché compliqué à appréhender, la Chine continue d’aiguiser les appétits. Cette présence s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer sa croissance à l’international.

La Chine est présentée comme un marché clé pour le constructeur. Elle joue un rôle dans le développement de la mobilité électrique et intelligente, mais aussi comme centre d’innovation influençant les futurs modèles de la marque.

Deux concept-cars pour illustrer la vision du constructeur

À Pékin, Peugeot expose deux concept-cars qui traduisent ses orientations en matière de design et de technologies. On peut y retrouver des traits du concept Polygon, la future 208.

Concept 6 : une nouvelle approche de la grande berline

Le Concept 6 propose une interprétation de la grande berline. Sa silhouette combine les codes d’une berline et d’un break. Le modèle met en avant un design centré sur les proportions et une approche esthétique présentée comme moderne et intemporelle.

Une Peugeot 608 à venir. Vous remarquerez les poignées affleurantes, MAIS qui ont une encoche pour pouvoir être ouvertes tout de même en cas de panne visiblement. La Chine a récemment règlementé tout cela.

Concept 8 : un aperçu des futurs SUV

Le Concept 8 se positionne comme une projection des prochains SUV de la marque. Il adopte un design épuré, avec une attention portée à l’aérodynamisme. Ses proportions et sa stature visent à traduire un positionnement axé sur l’espace et la performance.

Les deux concepts arborent trois lignes lumineuses horizontales. Le lion ne donne plus de coup de griffes, mais le gros chat a des moustaches ! Cela dirige vers une partie sombre sur l’extérieur. Elle abrite les feux qu’on cache désormais. Les calandres sont pleines, donc on peut supposer que les concepts sont électriques (ou prévus pour l’être).

Une future gamme produite en Chine

Selon Peugeot, les deux concept-cars ne sont pas uniquement des exercices de style. Ils préfigurent une future génération de véhicules, comprenant grandes berlines et SUV.

Ces modèles seront produits en Chine, pour le marché local mais aussi pour l’exportation. La production sera assurée par le partenaire Dongfeng, sur son site de Wuhan.

Notre avis, par leblogauto.com

Avec cette présentation, Peugeot confirme son intention de s’appuyer (ou se réappuyer) sur la Chine comme levier de développement mondial. Le constructeur entend combiner design, technologies électriques et production locale pour soutenir sa croissance sur plusieurs marchés.

Stellantis fait un peu feu de tout bois en ce moment. A voir ce que cela donnera comme résultats.

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Le Turbo 100 arrive sur la Lancia Ypsilon pour booster les ventes

24 avril 2026 à 06:25

Un retour plus comliqué que prévu

Lancée en 2024, la Lancia Ypsilon était pensée le modèle de la renaissance de la vénérable marque italienne, alors endormie. Mais force est de constater que le succès commercial est loin d’égaler celui de la compétition, où la Rally 2 brille déjà de mille feux en WRC et dans des championnats nationaux.  

L’Ypsilon de route est un relatif échec pour le moment, avec un peu plus de 11.000 ventes en 2025 sur l’ensemble de ses marchés, quand la précédente génération, malgré le poids des ans, émargeait encore à plus de 40.000 exemplaires en 2023 rien qu’en Italie !  La citadine italienne est loin d’égaler ses cousines techniques au jeu des ventes, notamment en raison d’un tarif plus élevé. Et pour cause, la citadine italienne est la plus chère du trio, la version de base étant affichée à 24 800 euros (contre 20 500 pour la 208 et 20 890 pour la Corsa). 

La dernière gen du petit bloc 3 cylindres Stellantis

Alors que ses ventes restent nettement en dessous de celles de ses cousines de chez Peugeot et Opel, Lancia essaie de corriger le tir avec une nouvelle version plus accessible au catalogue. L’Ypsilon hérite donc du petit moteur essence Turbo 100, bien connu dans la galaxie Stellantis.  Ce bloc essence de 100 chevaux, associé à une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports, est dépourvu de toute électrification. Il constitue également la porte d’entrée dans la gamme des Peugeot 208 et Opel Corsa. Cette version, moins puissante que l’Ibrida (mild-hybrid de 110 chevaux), offre un moins d’agrément, mais les performances demeurent tout à fait correctes.Lancia annonce un 0 à 100 km/h en 10,2 secondes, et une vitesse maximale de 194 km/h. Cette version est la seule de la gamme à être dotée d’une boîte de vitesses mécanique. 

La nouvelle entrée de gamme s’affiche à partir de 21 800 euros, en finition de base. L’Italienne reste donc plus chère que ses cousines française et allemande, conformément à son positionnement plus premium, mais l’écart se réduit. Cette nouvelle motorisation est disponible sur l’ensemble des finitions (Ypsilon, LX et HF Line).  Notons tout de même qu’en l’absence d’hybridation sous le capot, la Lancia Ypsilon Turbo 100 écope d’un léger malus écologique. Ses émissions de CO2 (annoncées à 119 g/km) engendrent une taxe de 280 euros. Soit un tarif d’appel légèrement supérieur à 22 000 euros, hors options. 

Les tarifs de base :

Ypsilon Turbo 100 chevaux : 21 800 euros 

Ypsilon Ibrida 110 chevaux : 24 800 euros 

Ypsilon Elettrica 156 chevaux : 34 800 euros 

Ypsilon HF 280 chevaux : 42 400 euros 

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Ford rappelle 1,4 million de F-150 pour défaut de transmission

24 avril 2026 à 06:25

Ford rappelle 1,4 million de pick-up F-150 aux États-Unis pour un défaut de transmission entraînant des rétrogradages imprévus.

Rappel massif sur le marché des pick-up Ford F-150

Le constructeur automobile américain Ford fait l’objet d’un rappel d’envergure portant sur environ 1,4 million de F-150 aux États-Unis. Cette décision intervient à la suite d’une enquête menée par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’agence fédérale américaine chargée de la sécurité routière, concernant des cas de rétrogradages inattendus sur certains modèles.

Selon les informations communiquées par le régulateur, plusieurs signalements ont mis en évidence des changements de vitesse non sollicités, susceptibles d’affecter le comportement des véhicules en circulation. Le problème concerne principalement des Ford F-150 équipés de la transmission automatique 6R80, produits entre 2015 et 2017.

Une défaillance logicielle au cœur du problème technique

Pour corriger cette anomalie, les concessionnaires procéderont à une mise à jour du logiciel du module de contrôle de la chaîne cinématique. Cette intervention vise à corriger les signaux erronés responsables des rétrogradages involontaires observés sur certains véhicules.

La NHTSA a indiqué que Ford avait connaissance de deux blessures potentiellement liées à ce dysfonctionnement, ainsi que d’un accident. Ces éléments ont renforcé l’urgence de la mesure de rappel, dans un contexte où la sécurité des véhicules constitue un enjeu majeur pour les constructeurs automobiles et les autorités de régulation.

L’enquête de la NHTSA sur ce problème ne date pas d’hier. Une évaluation préliminaire avait été ouverte en mars de l’année précédente, à la suite de plaintes déposées par des propriétaires de pick-up F-150. Par la suite, l’investigation a été élargie afin d’analyser plus en profondeur l’origine de ces dysfonctionnements de transmission.

Une cause liée à l’usure des composants électriques

Ford a expliqué que l’origine du problème pourrait être liée à l’usure progressive des connexions électriques. Selon le constructeur automobile, l’exposition à la chaleur et aux vibrations au fil du temps pourrait entraîner une dégradation des contacts électriques.

Cette détérioration provoquerait une perte de signal du capteur de plage de transmission, élément essentiel au bon fonctionnement de la boîte de vitesses automatique. En conséquence, des informations incorrectes seraient transmises au système de gestion du véhicule, pouvant entraîner un rétrogradage involontaire.

Ce type de défaillance mécanique et électronique illustre les défis croissants auxquels font face les constructeurs automobiles dans la gestion de la fiabilité des systèmes de transmission modernes, de plus en plus dépendants de composants électroniques et logiciels.

Une surveillance renforcée des autorités de sécurité routière

La NHTSA a joué un rôle central dans l’identification et l’encadrement de ce problème technique. Après avoir initialement ouvert une enquête préliminaire, l’agence a progressivement élargi son champ d’investigation afin d’évaluer l’ampleur du phénomène sur les modèles concernés.

Les rappels automobiles de cette envergure sont devenus fréquents dans l’industrie automobile, notamment sur les segments des véhicules utilitaires et des pick-up, où les volumes de production sont élevés et les exigences d’utilisation particulièrement intensives.

Dans ce cas précis, la réponse de Ford repose sur une solution logicielle, sans intervention mécanique lourde, ce qui permet une prise en charge plus rapide des véhicules concernés via le réseau de concessionnaires.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel massif de Ford sur le F-150 met en lumière la complexité croissante des transmissions modernes, où électronique et mécanique sont étroitement liées. Le recours à une simple mise à jour logicielle montre que le problème est identifié comme étant d’origine électronique plutôt que structurelle. L’implication de la NHTSA confirme l’importance accordée à la sécurité des systèmes de transmission sur les véhicules lourds. Enfin, cet épisode rappelle les enjeux de fiabilité auxquels sont confrontés les constructeurs automobiles sur des modèles à fort volume comme le Ford F-150.

Crédit illustration : Ford.

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