Vue normale

Les voitures électriques de Sony ne prendront pas la route

25 mars 2026 à 16:45
Afeela 1

La décision était dans l’air depuis l’annonce par Honda de l’annulation de sa grande berline et de son grand SUV électrique de la gamme Zero. Les choses sont désormais officielles, le programme de véhicules électriques de Sony est, lui aussi, arrêté.

Voilà sans doute un des plus gros gâchis de ces dernières années. L’association entre Sony et Honda laissait pourtant entrevoir l’arrivée sur le marché de véhicules attractifs. Imaginez : l’association du savoir faire de Sony en matière de divertissement, de communication, d’écrans, de capteurs avec celles de Honda en matière de prestations régaliennes de l’automobile, de production ou de qualité.

Hélas, tout cela ne verra pas le jour. La semaine dernière, Honda annonçait l’arrêt de trois programmes de véhicules électriques : Acura RSX, Honda Zero Saloon et Honda Zero SUV. Cette gamme Zero annoncée à grands renforts de concepts cars au CES de Las Vegas illustrait la prise de conscience du constructeur japonais envers le véhicule électrique. Mieux, il marquait sa volonté de proposer des modèles sur des bases neuves en faisant référence aux fondamentaux de la marque via les trois termes “mince, léger, sage” (thin, light, wise). De ce programme, il ne reste que le SUV Zero Alpha plus compact.

Du côté de Sony, tout a commencé par le prototype Vision S présenté au CES en 2020. À cette époque, le groupe japonais indique vouloir montrer les possibilités d’application de ses savoirs-faire dans le secteur automobile. Il n’y aurait aucune ambition de produire un véhicule complet. Mais le prototype, conçu par Magna, ne trompe personne. Il est trop abouti pour n’être qu’un simple exercice de communication. Le lancement de la division Sony Mobility début 2022 est d’ailleurs très rapidement suivie de la création de la coentreprise Sony Honda Mobility.

La berline Afeela 1 présentée en 2025 devait arriver sur le marché cette année, suivie en 2028 par le SUV montré il y a quelques mois. Ces deux modèles partageant leur plateforme, mécanique, batteries ainsi que leur usine de production avec les véhicules de la gamme Zero, ils sont directement victimes du choix de Honda.

Notre avis, par Leblogauto.com

Nos regrets vis-à-vis du projet automobile de Sony remontent en réalité beaucoup plus loin. La décision du jour n’est que le coup de grâce porté à un véhicule mal né. Dès sa présentation en janvier 2025 à Las Vegas, l’Afeela 1 a interpellé par le manque d’ambition technologique. Présentée comme un challenger dans le segment premium électrique, la berline japonaise affiche des caractéristiques d’un autre âge. Avec sa batterie de 91 kWh son autonomie n’atteint qu’un petit 480 km. Pire, sa charge se contente de 150 kW. Le tout emballé dans une carrosserie sans aucune originalité lui permettant de sortir du lot. En particulier face à une concurrence chinoise aux dents acérées.

D’ailleurs, Sony avait sans doute pris conscience du fait que sa voiture était hors marché. Son lancement prévu en 2026 était en effet limité à la Californie et au Japon.

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Enquête NHTSA sur Tesla : la conduite assistée sous pression

25 mars 2026 à 15:06

La NHTSA intensifie son enquête sur le système d’assistance de Tesla après plusieurs accidents liés à des défauts de détection.

Le régulateur américain de la sécurité automobile, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), a intensifié son enquête concernant le système d’assistance à la conduite de Tesla. Cette démarche intervient après l’identification de plusieurs incidents impliquant cette technologie, dont neuf accidents au total, incluant un cas mortel. L’autorité cherche désormais à évaluer la capacité réelle du système à identifier des conditions de conduite dégradées, notamment lorsque la visibilité est compromise. Cette investigation concerne environ 3,2 millions de véhicules, couvrant une large gamme de modèles et représentant la quasi-totalité du parc commercialisé par le constructeur sur le territoire américain.

Une enquête élargie sur un périmètre massif

L’ampleur de cette enquête souligne l’importance stratégique du sujet pour l’ensemble du secteur automobile. En ciblant un volume aussi élevé de véhicules, les régulateurs entendent vérifier si le système d’assistance à la conduite, largement déployé, présente des failles structurelles. Cette analyse ne se limite pas à des cas isolés, mais s’inscrit dans une évaluation globale de la fiabilité d’un dispositif censé améliorer la sécurité active.

Le système concerné repose sur une technologie dite de conduite assistée avancée, intégrée dans plusieurs modèles de la marque. Il est conçu pour aider à la gestion de la trajectoire, de la vitesse et de certaines situations de conduite, tout en exigeant théoriquement une supervision constante du conducteur. L’un des points clés de l’enquête concerne la capacité du système à détecter des situations où la visibilité est réduite, comme en cas d’éblouissement, de conditions météorologiques défavorables ou d’obstructions visuelles.

Des inquiétudes sur la détection des conditions de conduite

Au cœur des préoccupations des autorités se trouve un module spécifique du système, destiné à reconnaître une dégradation des conditions de visibilité et à alerter le conducteur. Selon les informations communiquées, les données disponibles suggèrent que ce dispositif n’aurait pas toujours rempli sa fonction de manière satisfaisante. Dans plusieurs cas analysés, le système n’aurait pas identifié à temps les situations critiques, ni émis d’avertissement suffisamment en amont pour permettre une reprise de contrôle efficace.

Les régulateurs ont ainsi mis en évidence des situations dans lesquelles les alertes ne seraient intervenues qu’à proximité immédiate de l’impact, limitant la capacité de réaction du conducteur. Cette problématique soulève des questions importantes en matière de sécurité automobile, notamment dans le contexte de l’essor des technologies de conduite semi-autonome et des systèmes d’aide à la conduite avancés.

Tesla, qui développe activement des solutions orientées vers la conduite autonome complète, voit ainsi ses ambitions confrontées à un cadre réglementaire de plus en plus strict. La fiabilité des systèmes de perception et de décision constitue un enjeu central, en particulier dans des conditions de conduite complexes ou imprévisibles.

Des conséquences potentielles pour l’industrie automobile

L’enquête menée par la NHTSA pourrait déboucher sur différentes mesures, allant de recommandations techniques à des obligations de rappel si un défaut de sécurité avéré était confirmé. Dans le passé, ce type de procédure a déjà conduit à des ajustements logiciels ou matériels afin de corriger des dysfonctionnements identifiés sur des systèmes embarqués.

Selon les éléments examinés, neuf accidents ont été associés à cette problématique, dont deux ayant entraîné des blessures. L’analyse interne du constructeur suggère qu’une mise à jour logicielle du système de détection aurait pu modifier l’issue de certains de ces incidents. Toutefois, dans les cas étudiés, le système n’aurait pas correctement interprété les conditions environnementales affectant la visibilité des caméras embarquées.

Les autorités ont également relevé d’autres accidents survenus dans des contextes similaires, où les capacités de détection du système se sont révélées insuffisantes ou tardives. Cette accumulation d’éléments renforce l’attention portée à la robustesse des technologies de conduite assistée, dans un environnement où les constructeurs automobiles investissent massivement dans l’innovation, la personnalisation des systèmes et l’amélioration des performances de sécurité.

À mesure que les véhicules deviennent plus connectés et plus automatisés, la frontière entre assistance et autonomie complète demeure un sujet sensible. Les régulateurs, de leur côté, continuent de jouer un rôle clé dans l’encadrement de ces technologies, afin de garantir un niveau de sécurité compatible avec leur diffusion à grande échelle.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette enquête met en lumière les limites actuelles des systèmes de conduite assistée lorsqu’ils sont confrontés à des conditions de visibilité dégradées. Elle souligne également l’importance des mises à jour logicielles dans l’amélioration continue des performances de ces technologies. Pour Tesla, l’enjeu est double : maintenir la confiance des utilisateurs tout en poursuivant ses objectifs en matière de conduite autonome. Enfin, cette affaire rappelle que l’innovation automobile doit rester étroitement encadrée par des exigences strictes de sécurité.

Crédit illustration : Tesla.

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Un V8 pour la Lotus Emira ?

25 mars 2026 à 14:53
Lotus Emira

L’électrification de la gamme Lotus mise en pause, le développement de l’Emira est de nouveau au programme. À contre-courant de toute tendance de réduction de la taille des moteurs, le coupé pourrait bientôt accueillir un V8.

Le plan d’électrification dévoilé par Lotus en 2021 devait donner naissance à l’Eletre, l’Emeya, un plus petit SUV électrique (Type 135) et enfin la remplaçante électrique de l’Emira. Annoncée en tant que Type 135. Dès 2022 de premières esquisses ont été dévoilées, avec un style inspiré par la Lotus Esprit. Date de sortie ? 2026 après une première apparition publique en 2025… Le projet a depuis été reporté sans date précise de lancement. Autant dire qu’il est annulé.

La carrière de l’Emira est donc prolongée. Des évolutions d’ordre mécanique sont ainsi au programme avec l’arrivée surprise d’un moteur V8. Une première depuis la disparition de l’Esprit V8. En réalité, ce choix ne tient pas directement à une volonté de faire monter la sportive dans la hiérarchie. Plus simplement, son actuel V6 d’origine Toyota n’est pas, en l’état, en mesure de répondre aux prochaines normes de dépollution…

Pour se fournir, Lotus pourrait se tourner vers Mercedes et obtenir le V8 M177 Evo. Un partenariat qui a un point commun : Geely. Le groupe chinois est aux commandes de la marque britannique, et possède 10% du groupe allemand. Il est également un actionnaire de référence d’Aston Martin, qui exploite lui aussi ce moteur…

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Cadillac s’installe au Brésil et accélère sa stratégie luxe

25 mars 2026 à 13:12

Cadillac débarque au Brésil avec des SUV électriques, renforçant la stratégie mondiale de GM axée sur luxe, performance et électrification.

Le constructeur Cadillac franchit une étape stratégique majeure en annonçant son arrivée sur le marché brésilien, confirmant ainsi son ambition de renforcer sa présence à l’international dans le segment des véhicules de luxe. Cette implantation marque un tournant important pour la marque premium de General Motors, qui poursuit une expansion globale cohérente, centrée sur la montée en gamme, l’innovation technologique et l’électrification de sa gamme.

Une expansion stratégique sur un marché clé

L’entrée de Cadillac au Brésil s’inscrit dans une logique de développement international ciblé. Le Brésil devient ainsi le premier marché sud-américain à accueillir officiellement la marque, ce qui souligne l’importance stratégique de ce pays dans les opérations mondiales du groupe GM. Le marché brésilien, caractérisé par une demande croissante pour les véhicules haut de gamme, constitue un terrain favorable à l’introduction d’une offre automobile orientée luxe, performance et design.

Cette décision intervient dans un contexte de concurrence accrue sur le segment premium, où les constructeurs rivalisent d’innovations pour séduire une clientèle exigeante. En s’implantant au Brésil, Cadillac renforce sa position dans une région en pleine évolution, tout en consolidant son image de marque tournée vers l’excellence et la différenciation.

Une stratégie mondiale axée sur l’électrification et la performance

L’arrivée de Cadillac au Brésil s’inscrit dans une stratégie globale articulée autour de plusieurs axes majeurs : l’expansion sur des marchés prioritaires, l’accélération de l’électrification et le développement d’un leadership en matière de technologie, de design et de performance automobile. Cette orientation reflète une transformation profonde du positionnement de la marque, qui mise désormais sur des véhicules électriques haut de gamme pour incarner le futur du luxe automobile.

Le lancement coïncide également avec les débuts de Cadillac sur la scène de la Formule 1, discipline emblématique du sport automobile mondial. Cette présence dans l’univers de la compétition illustre la volonté du constructeur de renforcer son image de performance et d’innovation, tout en capitalisant sur la visibilité offerte par un championnat à forte audience internationale.

Dans cette dynamique, Cadillac cherche à conjuguer performance technique, expérience utilisateur haut de gamme et intégration de technologies avancées, répondant ainsi aux attentes d’un public en quête de personnalisation, de confort et de prestige.

Une implantation progressive avec une gamme électrique

Sur le marché brésilien, Cadillac introduira une offre composée exclusivement de SUV entièrement électriques. Trois modèles sont concernés par ce lancement : Optiq, Lyriq et Vistiq. Cette gamme illustre clairement la transition énergétique engagée par la marque, qui fait de l’électrification un pilier central de son développement.

Les ventes devraient débuter dans le courant de l’année, accompagnées d’une implantation progressive à travers le pays. Cadillac prévoit l’ouverture de centres dans plusieurs grandes villes, notamment Brasília, Curitiba et São Paulo. Cette stratégie de déploiement vise à structurer un réseau capable de répondre aux standards du segment premium, en proposant une expérience client alignée avec les codes du luxe automobile.

L’introduction de ces modèles électriques s’inscrit dans une tendance globale du marché, où les constructeurs de véhicules haut de gamme investissent massivement dans les motorisations zéro émission, combinant autonomie, puissance et technologies embarquées. Cadillac entend ainsi se positionner comme un acteur crédible et compétitif sur ce segment en pleine croissance.

Un renforcement de la position de GM en Amérique du Sud

Au-delà de l’introduction d’une nouvelle marque, cette implantation renforce la présence de General Motors en Amérique du Sud, et plus particulièrement au Brésil, considéré comme un marché clé pour le groupe. En consolidant son offre dans le segment du luxe, GM diversifie son portefeuille et répond à une demande locale de plus en plus orientée vers des véhicules premium.

Selon les déclarations de Thomas Owsianski, président de GM Amérique du Sud, cette arrivée repose sur la maturité du marché brésilien et sur un environnement propice à l’expansion d’une marque de luxe mondiale. L’objectif est clair : inscrire Cadillac dans une trajectoire de croissance durable, tout en capitalisant sur les opportunités offertes par un marché dynamique et concurrentiel.

Cette stratégie s’accompagne d’une volonté de structurer une base industrielle et commerciale solide, capable de soutenir le développement à long terme de la marque dans la région. L’arrivée de Cadillac au Brésil constitue ainsi une étape clé dans la recomposition du paysage automobile haut de gamme en Amérique latine.

Notre avis, par leblogauto.com

L’arrivée de Cadillac au Brésil confirme une stratégie d’expansion internationale cohérente, centrée sur les marchés à fort potentiel. Le choix d’une gamme exclusivement électrique illustre la volonté de la marque de s’inscrire dans les tendances actuelles du secteur automobile premium. L’implantation progressive dans plusieurs grandes villes permet d’envisager une montée en puissance maîtrisée. Enfin, ce positionnement renforce la présence de General Motors sur un marché brésilien concurrentiel, tout en consolidant son image dans le segment du luxe et de la performance.

Crédit illustration : GM.

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Rodéos urbains, protoxyde d’azote : vers un durcissement des sanctions pour les automobilistes ?

25 mars 2026 à 07:49

Le projet de loi « Ripost », présenté ce mercredi en Conseil des ministres, prévoit plusieurs mesures touchant directement les usagers de la route. Conduite sous protoxyde d’azote, rodéos urbains ou usage de stupéfiants : les sanctions pourraient être renforcées.
Objectif affiché : simplifier la lutte contre certaines infractions du quotidien.

Un projet de loi en deux volets

Le ministre de l’Intérieur doit présenter un texte articulé autour de deux axes : la sécurité du quotidien et le renforcement des moyens des forces de l’ordre. L’ensemble vise à faciliter la répression de la délinquance et de la criminalité organisée.

Parmi les mesures annoncées, plusieurs concernent directement l’automobile et les comportements à risque sur la route.

Protoxyde d’azote : une nouvelle infraction au volant

Il est sous les feux de l’actualité depuis des mois, avec bon nombre d’accidents à la clef. Le projet prévoit la création de trois délits liés au protoxyde d’azote : l’inhalation, le transport sans motif légitime et la conduite sous son emprise.

Dans le détail :

  • L’inhalation serait punie d’un an de prison et 3 750 euros d’amende (avec possibilité d’une amende forfaitaire de 200 euros)
  • Le transport illégitime pourrait entraîner deux ans de prison et 7 500 euros d’amende
  • La conduite sous l’emprise de ce gaz serait sanctionnée par trois ans de prison et 9 000 euros d’amende

La loi encadrerait également la vente du produit, avec des horaires définis et des sanctions en cas d’infraction, pouvant aller jusqu’à la fermeture administrative des commerces concernés.

Rodéos urbains : amendes alourdies et interdiction de conduire

Autre point clé pour les conducteurs : le durcissement des sanctions contre les rodéos urbains. L’amende forfaitaire délictuelle pourrait atteindre 800 euros.

Cette sanction s’accompagnerait d’une interdiction de conduire tout engin à moteur, renforçant ainsi l’arsenal répressif contre ces pratiques.

Stupéfiants : vers une influence directe sur le permis

Le texte prévoit également des évolutions concernant l’usage de stupéfiants. L’amende forfaitaire pourrait passer de 200 à 500 euros.

Surtout, une mesure importante concerne le permis de conduire : l’infraction d’usage de stupéfiants permettrait désormais sa suspension. Par ailleurs, une réflexion est en cours pour permettre aux préfets de suspendre ou annuler le permis des usagers réguliers de drogue, sans lien avec la conduite.

D’autres mesures sur les équipements dangereux

Le projet inclut aussi un durcissement des sanctions pour le port et le transport de mortiers d’artifice par des particuliers. Cela pourrait aller jusqu’à trois ans de prison pour les peines, avec des amendes plus élevées et des fermetures administratives pour les vendeurs en infraction.

Pourquoi de nouvelles lois ?

Alors que l’inhalation régulière du protoxyde d’azote provoque des altérations neurologiques, il n’est, pour le moment, pas interdit d’en vendre, d’en acheter, ni d’en posséder ou d’en transporter, pas plus que d’en respirer avant de prendre le volant, sauf arrêté spécifique local.

Pour le moment, les gouvernements successifs ont pris des contre-mesures alternatives comme l’interdiction de la vente aux mineurs, ou des arrêtés municipaux et préfectoraux (infraction) interdisant la vente sur certaines plages horaires, mais aussi le transport. Cela reste de l’infractionnel simple.

Depuis, des tests « rapides » de détection du « proto » sont en cours d’homologation, et le phénomène a pris tellement d’ampleur qu’il faut couper court à cette « mode ».

Notre avis, par leblogauto.com

S’attaquer à la consommation de protoxyde d’azote est une très bonne chose. Sa nocivité n’est plus à démontrer et au volant il provoque des comportements très dangereux. En quelques années à peine, on est passé de la vente de petite bombonnes de 8 g pour siphon à chantilly à de grosses bouteilles très marketées pour « les jeunes ». On en retrouve même en pleine campagne, loin de tout.

Un risque toutefois, avec la création des délits, on pourrait voir passer le protoxyde « sous le manteau », passant par les mêmes filières que la drogue. Il faudra alors beaucoup de contrôles routiers, et sur ce point, aucune information de la part du Ministre.

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Rappel chez GM : remplacement gratuit d’adaptateurs VE

25 mars 2026 à 07:12

General Motors lance un remplacement gratuit d’adaptateurs de recharge pour plusieurs véhicules électriques concernés par un défaut potentiel.

General Motors lance une campagne de remplacement

Le constructeur automobile américain General Motors met en place une campagne de remplacement gratuite concernant certains adaptateurs de recharge destinés à ses véhicules électriques. Cette opération vise plus précisément l’adaptateur GM NACS de niveau 2. Ce dispositif permet aux véhicules équipés d’un connecteur J1772 de se recharger via une prise standard NACS, une norme en pleine diffusion dans l’écosystème automobile électrique.

L’initiative fait suite à l’identification d’un possible défaut de qualité sur certains adaptateurs distribués, que ce soit lors de l’achat d’un véhicule ou via les réseaux de concessionnaires. Selon les informations disponibles, l’ampleur du problème reste extrêmement limitée, avec seulement neuf unités potentiellement concernées recensées aux États-Unis. Malgré ce volume réduit, le constructeur a choisi d’adopter une démarche préventive afin d’assurer la sécurité et la fiabilité de ses équipements de recharge.

Les concessionnaires ont été officiellement informés de la procédure à suivre. Ils doivent notamment vérifier leurs stocks et identifier les clients ayant acquis cet accessoire. Les propriétaires concernés sont ensuite contactés pour procéder à un échange sans frais. L’objectif est de remplacer l’ancien adaptateur par une version mise à jour, supposée corriger le défaut potentiel identifié.

Des modèles électriques récents concernés

Cette campagne de remplacement ne se limite pas à un seul véhicule, mais s’étend à plusieurs modèles de la gamme électrique de General Motors. Parmi eux figure la berline SUV Cadillac Lyriq, produite sur plusieurs années modèles allant de 2023 à 2026. Ce modèle s’inscrit dans la stratégie d’électrification de la marque premium Cadillac, qui développe une offre de plus en plus étoffée de véhicules zéro émission.

Le programme concerne également le SUV Chevrolet Blazer EV, commercialisé à partir de 2024 jusqu’à 2026. Ce modèle appartient à la marque Chevrolet, également intégrée au groupe General Motors, et illustre la volonté du constructeur de proposer des véhicules électriques dans des segments variés, allant du grand public aux gammes plus haut de gamme.

Un autre modèle inclus dans cette opération est le pick-up électrique GMC Hummer EV, produit entre 2022 et 2026 sous la marque GMC. Ce véhicule, imposant et orienté vers des performances élevées, fait partie des modèles emblématiques de la transition électrique du constructeur dans le segment des véhicules tout-terrain et utilitaires.

Enfin, la future Cadillac Vistiq, attendue pour 2026, est également mentionnée dans le périmètre de cette campagne. Bien que ce modèle ne soit pas encore largement commercialisé, son inclusion dans la liste témoigne d’une anticipation de la part du constructeur pour garantir la conformité des accessoires associés dès leur mise sur le marché.

Une procédure rapide et encadrée

La procédure de remplacement des adaptateurs est conçue pour être rapide et simple. Les concessionnaires sont tenus de récupérer l’ancien dispositif auprès des clients concernés et de fournir immédiatement la nouvelle version. L’opération ne prend que quelques minutes et ne nécessite pas d’intervention technique complexe sur le véhicule lui-même.

Le programme de service restera en vigueur jusqu’au 31 mars 2028, ce qui laisse une marge importante aux propriétaires pour effectuer l’échange. Il est également précisé que cette mesure s’applique indépendamment du kilométrage du véhicule, garantissant ainsi une prise en charge uniforme pour tous les utilisateurs concernés.

Un élément notable concerne l’intégration de la Cadillac Optiq dans la liste des modèles concernés pour l’année 2026. Ce véhicule électrique est pourtant déjà équipé d’un port NACS standard en usine. Sa présence dans la campagne suggère que certains exemplaires auraient pu être livrés avec un adaptateur en tant qu’accessoire optionnel, probablement lors de la phase de commercialisation ou via les réseaux de distribution.

Cette démarche de General Motors s’inscrit dans une logique de contrôle qualité et de gestion proactive des risques, dans un contexte où les équipements liés à la recharge des véhicules électriques jouent un rôle central dans l’expérience utilisateur. En procédant à un remplacement gratuit et rapide, le constructeur cherche à maintenir la confiance des clients tout en assurant la conformité de ses solutions techniques.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette campagne de remplacement illustre une gestion prudente de la part de General Motors face à un défaut limité en volume mais potentiellement sensible sur le plan technique. Le choix d’un remplacement gratuit et systématique permet de contenir rapidement tout risque d’insatisfaction client. L’intégration de plusieurs modèles récents montre également l’importance croissante des accessoires de recharge dans l’écosystème des véhicules électriques. Enfin, cette initiative souligne la volonté du constructeur d’anticiper les problématiques liées à la transition vers des standards de charge unifiés comme le NACS.

Crédit illustration : GM.

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Ford innove avec un compartiment isolé sur le tableau de bord

25 mars 2026 à 05:12

Ford développe un compartiment isolé pour tableau de bord afin de protéger appareils électroniques et objets sensibles à la chaleur.

Ford poursuit ses recherches en matière d’innovation automobile avec le dépôt d’un brevet portant sur un compartiment de rangement isolé intégré au tableau de bord. Cette solution vise à répondre à un enjeu croissant dans l’industrie automobile moderne : la protection des objets sensibles, notamment les appareils électroniques, face aux variations thermiques et à l’exposition prolongée au soleil à l’intérieur des véhicules. Dans un contexte où les habitacles deviennent de plus en plus technologiques et connectés, la gestion de la chaleur et des conditions de stockage à bord s’impose comme un sujet d’ingénierie à part entière.

Un brevet axé sur le confort et la protection thermique

Le brevet déposé par Ford Motor Company décrit une niche de rangement spécifiquement conçue pour être installée sur le tableau de bord. Ce compartiment prend la forme d’un conteneur équipé d’un plateau et d’un couvercle, tous deux dotés d’une isolation thermique. L’objectif principal n’est pas uniquement de stocker des objets, mais surtout de les protéger contre les effets de la chaleur générée par l’exposition directe au soleil à travers le pare-brise, ainsi que par l’environnement intérieur du véhicule.

Dans un véhicule stationné ou en circulation, le tableau de bord est l’une des zones les plus exposées aux rayonnements solaires. Les températures peuvent y grimper rapidement, ce qui peut affecter les performances ou la durabilité de certains objets, en particulier les appareils électroniques tels que les smartphones, tablettes ou dispositifs de navigation. Ce type de compartiment isolé permettrait ainsi de limiter ces risques en maintenant une température plus stable à l’intérieur de la niche de rangement.

Une intégration pensée pour les futurs véhicules

Ce concept s’inscrit dans une stratégie plus large de Ford Motor Company visant à explorer de nouvelles solutions de stockage dans l’habitacle automobile. Au fil des années, le constructeur a multiplié les dépôts de brevets autour de dispositifs de rangement innovants, incluant des compartiments intégrés aux portes, des espaces sous le plancher ou encore des étagères intérieures et extérieures.

L’intégration d’un compartiment isolé dans le tableau de bord répond à une logique d’optimisation de l’espace à bord tout en améliorant la fonctionnalité globale du véhicule. Dans les architectures automobiles modernes, où chaque centimètre carré est exploité, l’ajout de solutions de rangement intelligentes constitue un atout en matière d’ergonomie et d’expérience utilisateur. Cette niche pourrait ainsi s’intégrer de manière discrète dans le design intérieur, sans compromettre l’esthétique ni la sécurité.

Un usage centré sur les objets sensibles à la chaleur

Contrairement à une idée initiale qui pourrait associer ce type de compartiment à un simple dispositif de conservation thermique pour aliments, le brevet met clairement l’accent sur la protection d’objets sensibles à la chaleur. L’isolation du conteneur vise à créer un environnement plus stable, limitant les variations de température susceptibles d’endommager les composants électroniques ou d’altérer certains matériaux.

Dans les usages quotidiens, un tel dispositif pourrait s’avérer utile pour les conducteurs et passagers souhaitant conserver leurs appareils à portée de main tout en les protégeant des conditions thermiques extrêmes. Cette approche reflète une tendance plus large dans l’industrie automobile, où les innovations ne se limitent plus aux performances mécaniques, mais s’étendent également au confort, à la praticité et à la préservation des équipements embarqués.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce brevet illustre la volonté de Ford d’explorer des solutions concrètes pour améliorer l’usage quotidien des véhicules. L’idée d’un rangement isolé sur le tableau de bord répond à un besoin réel lié aux fortes températures dans l’habitacle. Elle s’inscrit dans une démarche d’optimisation de l’espace intérieur, déjà visible dans d’autres concepts de stockage. Reste à voir si cette innovation dépassera le stade du brevet pour être intégrée dans des modèles de série.

Crédit illustration : Ford.

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Aston Martin Vanquish : que raconte vraiment 25 ans d’évolution ?

25 mars 2026 à 00:01

Aston Martin célèbre les 25 ans de la Vanquish, lancée en 2001. Trois générations se sont succédé, avec des évolutions techniques marquées. Retour sur les principales étapes de ce modèle phare.

Une appellation née en 2001

La Vanquish apparaît en mars 2001 lors du Salon de Genève. Ce nouveau modèle introduit alors une base technique inédite pour la marque.

La première génération, produite jusqu’en 2007, repose sur un V12 de 6,0 litres développant 460 ch. Elle intègre des technologies avancées pour l’époque, comme une commande d’accélérateur électronique et une boîte à palettes inspirée de la Formule 1.

Sa structure combine aluminium extrudé, fibre de carbone et matériaux composites. La fabrication fait appel à des process industriels assistés par ordinateur, développés notamment en Californie et au Royaume-Uni.

2012 : une deuxième génération plus légère et plus puissante

La deuxième génération est présentée en 2012. Elle adopte une carrosserie entièrement en fibre de carbone, permettant un gain de poids de 25 % par rapport à la DBS qu’elle remplace.

Le V12 de 6,0 litres évolue avec plusieurs améliorations techniques. Il développe 565 ch et permet un 0 à 100 km/h en 4,1 secondes, pour une vitesse maximale de 295 km/h.

Des versions plus puissantes apparaissent ensuite, atteignant 600 ch et 323 km/h. La voiture est proposée en configuration 2+0 ou 2+2, avec un coffre pouvant atteindre 368 litres.

2024 : une troisième génération au sommet de la gamme

La troisième génération, lancée en 2024, devient le modèle phare des sportives à moteur avant d’Aston Martin.

Elle est équipée d’un V12 biturbo de 5,2 litres développant 835 ch et 1 000 Nm. Les performances annoncées incluent un 0 à 100 km/h en 3,3 secondes et une vitesse maximale de 345 km/h.

Au moment de son lancement, elle constitue le modèle de série le plus puissant et le plus rapide de l’histoire de la marque.

Adrian Hallmark, CEO d’Aston Martin, a déclaré : « Depuis son arrivée il y a 25 ans, le nom Vanquish est synonyme de quelque chose de spécial ; quelque chose d’ambitieux, de différent et d’audacieux. Au fil des ans, la Vanquish est devenue une véritable icône d’Aston Martin et, en 2026, elle reste ni plus ni moins qu’un symbole de ce que cette marque britannique exceptionnelle est capable de créer. À l’instar des heureux propriétaires qui ont choisi d’ajouter une ou plusieurs des trois générations de Vanquish à leur collection depuis 2001, je suis extrêmement fier de ce que ce modèle représente. »

Une architecture technique modernisée

Cette nouvelle Vanquish repose sur une structure en aluminium collé, avec suspension avant à double triangulation et arrière multibras.

Elle est dotée de série de freins carbone-céramique, avec des disques de 410 mm à l’avant et 360 mm à l’arrière. Ce système vise à améliorer l’endurance au freinage et à réduire la masse non suspendue. L’Aston Martin Vanquish de troisième génération a gommé les défauts des Aston Martin d’il y a 25 ans.

Les défauts qui faisaient également le charme de ces anglaises. Avec son V12 et ses performances, la Vanquish mk3 est devenue une « Super GT ». La production est limitée à moins de 1 000 exemplaires par an.

Une évolution continue sur trois générations

En 25 ans, la Vanquish a évolué sur plusieurs points : puissance, matériaux, architecture et technologies embarquées.

Chaque génération marque une étape dans le développement des sportives à moteur avant d’Aston Martin, avec des performances en hausse et une utilisation croissante de matériaux composites. Aston Martin s’est lancé dans une modernisation de sa gamme ainsi qu’une communication à base d’engagements en sport automobile comme l’endurance WEC et la F1.

Etymologie du mot Vanquish

Le mot vanquish en anglais signifie peu ou prou « conquérir » ou « dominer ». C’est un mot ancien emprunté, comme beaucoup de mots anglais, du français. En ancien français, on trouvait les mots « vencus », ou ses dérivés « venquis », « venquiss-« . Eux-mêmes venant du bas latin vainquir, ou en latin vincere.

La traduction est simple : vaincre, gagner, battre, mais aussi obtenir. Le prénom Vincent vient d’ailleurs de la même racine latine.

La Vanquish deuxième du nom avait été revue en 2019 par Ian Callum himself.

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Lamborghini 2025 : bénéfices en baisse malgré des ventes records

24 mars 2026 à 15:12

Lamborghini affiche des revenus records en 2025 mais voit ses bénéfices chuter sous l’effet des droits de douane et du virage électrique.

Le constructeur automobile italien Lamborghini a publié des résultats en demi-teinte pour l’exercice 2025. Malgré des revenus en hausse et des livraisons atteignant un niveau historique, la rentabilité est en recul. Cette situation s’explique principalement par plusieurs facteurs externes, notamment les tarifs douaniers américains, les fluctuations des devises et les coûts liés à l’abandon d’un projet stratégique de véhicule entièrement électrique. Dans un contexte mondial incertain, le groupe confirme toutefois la solidité de son positionnement sur le segment des voitures de luxe et des voitures de sport haut de gamme.

Des revenus en hausse portés par des volumes records

En 2025, Lamborghini a enregistré un chiffre d’affaires en progression de 3,3 %, atteignant 3,2 milliards d’euros. Cette performance repose sur un niveau de livraisons sans précédent, avec 10 747 véhicules écoulés sur l’année. Cette croissance témoigne de la résilience de la demande sur le marché des voitures de luxe, malgré un environnement économique parfois contraignant.

Le succès commercial de modèles haut de gamme contribue fortement à cette dynamique. La montée en puissance de la Lamborghini Revuelto, affichée à un prix d’environ 515 000 euros, illustre la stratégie du constructeur orientée vers des véhicules à forte valeur ajoutée. Par ailleurs, la personnalisation des véhicules joue un rôle déterminant dans la performance commerciale. Presque tous les modèles livrés en 2025 comportaient au moins une option de personnalisation, ce qui renforce les marges grâce à des configurations sur mesure.

Cette orientation vers des produits exclusifs et personnalisés permet à Lamborghini de maintenir un positionnement premium sur un marché concurrentiel, tout en répondant à une clientèle exigeante en matière de design automobile, de performance moteur et d’exclusivité.

Des marges sous pression face aux contraintes externes

Malgré ces résultats commerciaux solides, la rentabilité est en baisse. Le résultat d’exploitation recule à 768 millions d’euros en 2025, contre 835 millions d’euros un an plus tôt. Dans le même temps, la marge opérationnelle passe de 27 % à 24 %, traduisant une pression accrue sur les coûts.

L’un des principaux facteurs identifiés est l’impact des tarifs douaniers américains, qui affectent à la fois les ventes et les marges sur le plus grand marché de la marque. Même si des ajustements de prix ont été effectués l’année précédente, ils n’ont pas permis de compenser totalement ces surcoûts. Le PDG Stephan Winkelmann a précisé qu’aucune nouvelle hausse tarifaire n’était envisagée à court terme, estimant que cette stratégie pourrait nuire à la demande dans un contexte déjà sensible.

À cela s’ajoutent les fluctuations des taux de change, qui peuvent impacter la compétitivité des exportations, ainsi que les incertitudes géopolitiques. La guerre en cours au Moyen-Orient est également citée comme un facteur de risque, susceptible de perturber les chaînes logistiques et l’approvisionnement en énergie, influençant indirectement le marché des voitures de luxe.

Pour atténuer ces pressions, Lamborghini mise sur un contrôle rigoureux des coûts et sur l’augmentation des ventes de véhicules à forte marge. Cette combinaison permet de compenser partiellement les effets négatifs des facteurs macroéconomiques.

Un repositionnement stratégique face au virage électrique

Autre élément marquant de l’année 2025 : la révision de la stratégie d’électrification du constructeur. Lamborghini a en effet renoncé à son projet initial de lancer une voiture de sport 100 % électrique d’ici 2030. Cette décision s’explique par une demande jugée insuffisante dans le segment, ainsi que par des incertitudes quant à la rentabilité de tels investissements.

Selon la direction, l’adhésion des clients aux véhicules électriques dans ce segment spécifique reste limitée. De nombreux acheteurs ayant testé ces modèles n’auraient pas trouvé une expérience pleinement satisfaisante par rapport aux standards attendus en matière de sensations de conduite et de performance, des critères essentiels pour une marque positionnée sur les voitures de sport.

Malgré ce revirement, Lamborghini ne se détourne pas complètement de l’électrification. L’entreprise continue d’investir en interne dans les technologies électriques afin de rester prête à répondre à une éventuelle évolution de la demande dans les prochaines années. Cette approche traduit une stratégie d’attente prudente, dans un marché en mutation où les choix technologiques doivent concilier innovation, performance et acceptation client.

Cependant, la direction reste réservée sur les perspectives à court terme. Les incertitudes économiques et géopolitiques rendent difficile toute projection précise pour 2026, même si les fondamentaux du constructeur reposent sur une demande soutenue pour ses modèles exclusifs et personnalisables.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats de Lamborghini en 2025 illustrent un contraste classique dans l’industrie des voitures de luxe : une forte dynamique commerciale ne garantit pas nécessairement une amélioration de la rentabilité. Le constructeur parvient à maintenir des volumes records et à valoriser ses modèles, mais subit des pressions externes significatives, notamment liées aux droits de douane et aux conditions macroéconomiques. Le repositionnement sur l’électrification montre également que la transition énergétique dans le segment des supercars reste progressive et dépend fortement des attentes des clients. Enfin, la stratégie axée sur la personnalisation et les modèles à forte valeur ajoutée confirme une volonté de préserver les marges dans un environnement incertain.

Crédit illustration : Lamborghini.

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Great Wall Motor explore une implantation industrielle en Afrique du Sud

24 mars 2026 à 13:12

GWM étudie une production locale en Afrique du Sud via partenariat ou rachat d’usine, avec discussions incluant Mercedes-Benz et Nissan.

Great Wall Motor étudie plusieurs scénarios industriels

Le constructeur automobile chinois Great Wall Motor (GWM) examine différentes options pour renforcer sa présence industrielle en Afrique du Sud. L’entreprise envisage notamment de partager une installation de production avec un autre acteur du secteur ou d’acquérir une usine déjà existante, une stratégie qui s’inscrit dans une dynamique plus large d’expansion internationale des constructeurs chinois.

Dans ce contexte, des discussions ont été engagées avec plusieurs groupes automobiles, dont Mercedes-Benz et Nissan. L’objectif affiché est de trouver un modèle de production adapté, capable de répondre à la fois aux contraintes locales et aux ambitions de croissance sur les marchés export.

Selon les responsables régionaux de GWM, l’assemblage sous contrat figure parmi les options envisagées. L’acquisition d’une usine existante apparaît également comme une alternative crédible, notamment en raison des délais importants associés à la construction d’un nouveau site industriel. Cette approche permettrait d’accélérer l’implantation locale tout en limitant les investissements initiaux et les temps de mise en production.

Des discussions ouvertes avec plusieurs partenaires et autorités

Les dirigeants de GWM en Afrique du Sud ont confirmé que les échanges avec différents partenaires industriels et institutionnels se poursuivent. L’entreprise maintient un dialogue actif avec plusieurs parties prenantes afin d’évaluer les conditions de production locale et les opportunités de collaboration.

Par ailleurs, des rencontres sont prévues avec les autorités sud-africaines dans le cadre d’un salon automobile en Chine. Ces échanges visent à mieux comprendre les politiques industrielles locales, les incitations éventuelles et les exigences réglementaires liées à l’implantation d’un site de production.

Du côté de Mercedes-Benz South Africa, l’usine située à East London reste actuellement dédiée à la production de la Classe C. Le constructeur indique ne pas commenter les spéculations concernant une éventuelle évolution de son portefeuille industriel, tout en soulignant que les exigences du marché évoluent constamment. L’entreprise rappelle également sa volonté de maintenir la compétitivité de ses sites de production et d’adapter ses capacités aux nouvelles attentes.

Des précédents existent toutefois en matière de production partagée ou flexible sur ce site, comme l’a évoqué la direction locale par le passé. Cette configuration industrielle pourrait, en théorie, ouvrir la voie à de nouveaux partenariats, sans que cela ne soit confirmé à ce stade.

Choix stratégique de production et orientation produit

Sur le plan opérationnel, GWM n’a pas encore arrêté définitivement le modèle qui sera produit localement. Plusieurs options sont à l’étude, en fonction de leur potentiel de localisation et de leur capacité à être exportées vers d’autres marchés, notamment européens.

Un modèle récent, identifié sous le nom EC15, est actuellement au centre des discussions internes. Ce véhicule est considéré comme un produit global, susceptible de s’intégrer dans une stratégie d’exportation plus large. Le choix du modèle dépendra de sa compatibilité avec les infrastructures locales, des volumes attendus et des perspectives commerciales sur les marchés cibles.

Dans le même temps, GWM poursuit le développement de sa gamme Haval H6, avec le lancement d’une nouvelle variante hybride rechargeable. Cette orientation reflète une tendance plus large du marché automobile, marquée par une demande croissante pour les véhicules hybrides et électriques, en particulier dans le segment des SUV compacts.

Un positionnement sur un marché en mutation

Avec une part de marché d’environ 5 % en Afrique du Sud, GWM occupe actuellement la sixième position en termes de ventes de véhicules. Le constructeur cherche à renforcer sa compétitivité en s’appuyant sur une offre produit élargie et sur une stratégie industrielle locale.

Le segment des SUV compacts constitue un levier de croissance important, porté par une demande soutenue des ménages et une évolution des préférences vers des véhicules plus polyvalents. Dans ce contexte, la production locale pourrait permettre à GWM d’améliorer sa réactivité commerciale, de réduire certains coûts logistiques et de mieux s’adapter aux spécificités du marché régional.

Notre avis, par leblogauto.com

La stratégie de Great Wall Motor s’inscrit dans une tendance observée chez plusieurs constructeurs chinois visant à localiser une partie de leur production à l’international. Les discussions avec des acteurs établis comme Mercedes-Benz et Nissan témoignent d’une approche pragmatique fondée sur les partenariats ou l’utilisation d’infrastructures existantes. Le choix entre rachat d’usine et assemblage sous contrat sera déterminant pour la rapidité d’exécution. Enfin, l’orientation vers des modèles hybrides et des SUV compacts confirme l’adaptation de GWM aux attentes actuelles du marché sud-africain et aux dynamiques globales de l’automobile.

Crédit illustration : Robots.

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Une Alpine radicale préparée par Ravage : jusqu’où va l’exclusivité ?

24 mars 2026 à 12:45

Alpine et le préparateur français Ravage s’associent pour créer la Tarmac Master, une série limitée ultra-exclusive inspirée des voitures de rallye historiques. Seuls dix exemplaires devraient être produits, chacun conçu comme une pièce unique.

Une collaboration autour de l’exclusivité

Le constructeur français Alpine est officiellement impliqué dans cette série ultra limitée Ravage. L’objectif est de combiner l’héritage sportif d’Alpine avec l’approche technique et stylistique du préparateur. Chaque voiture sera unique, mêlant savoir-faire industriel et travail artisanal.

Tarmac Master, c’est évidemment, selon le préparateur, une référence aux différents pilotes de rallyes français qui éclataient tout le monde au Tour de Corse par exemple. Le premier nom qui vient à l’esprit, c’est forcément Gilles Panizzi et son frère. Pas vraiment des pilotes Alpine, mais passons.

Un design inspiré des rallyes

Ravage modifie les lignes et les détails du véhicule, en s’inspirant du Groupe 4 et des courses historiques. Les transformations visent à créer une interprétation originale de la performance et du design « à la française ».

Sur les visuels en clair obscur, on peut voir ce qui ressemble à un « duck tail » sans énorme aileron. Un petit aileron de requin est visible également. Les voies sont élargies et on distingue une lame splitter à l’avant et un diffuseur à l’arrière.

A l’avant, le capot est ajouré. C’est visiblement celui de l’Alpine A110 R.

Production ultra-limitée

La série comptera au maximum dix exemplaires. Chaque voiture sera traitée comme une création distincte, reflétant l’alliance entre l’ADN sportif d’Alpine et la créativité de Ravage.

Le moteur sera à la norme Euro 6d, avec 320 chevaux (avec du SP98 ou 345 chevaux avec du SP102 pour compétition). Elle aura le kit GT4. Ravage lui fournit un nouveau turbo. Le couple est annoncé à 420 Nm à partir de 3 200 tours/min.

Pour faire plein de bruit, la Tarmac Master aura une ligne Akrapovic® en titane. Le système de refroidissement est complètement redessiné. Le capot ajouré permet d’extraire l’air chaud.

Le poids est annoncé sous les 1 100 kg et la voiture devrait faire 1,91 m de large (1,798 m pour l’Alpine A110 normale).

Pour le prix, on ne le connait pas (surtout avec du sur-mesure). Cependant, une Alpine Goup 4 (photo ci-après), moins exclusive et moins huppée, c’est 75 000 € hors TVA et sans le prix de l’Alpine A110 donneuse.

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BMW mise sur la Neue Klasse pour relancer ses ventes en Chine

24 mars 2026 à 07:12

BMW lance la i3 électrique pour stabiliser ses ventes en Chine face à la guerre des prix et à la montée des marques locales.

Le constructeur automobile allemand BMW tente de retrouver un équilibre sur le marché chinois, dans un contexte marqué par une évolution rapide du secteur automobile et une concurrence accrue des marques locales. Alors que la Chine demeure le plus grand marché automobile mondial, BMW cherche à stabiliser ses ventes après une année difficile et à tirer parti d’une amélioration des conditions de prix sur le segment des véhicules électriques.

Stabilisation des prix sur un marché sous tension

Selon Jochen Goller, directeur des ventes de BMW, le marché chinois montre des signes de stabilisation après une période prolongée de fortes remises sur les véhicules électriques. Cette phase, caractérisée par une guerre des prix intense entre constructeurs, notamment européens et acteurs locaux, semble désormais évoluer vers un nouvel équilibre. D’après ses observations, certains segments enregistrent même une légère hausse des prix, suggérant que la tendance à la baisse pourrait s’être atténuée.

Cette évolution intervient dans un contexte où les constructeurs automobiles ont dû ajuster leurs stratégies commerciales pour maintenir leur compétitivité. La pression exercée par les marques chinoises, souvent plus agressives sur les prix, a contraint les acteurs étrangers à revoir leurs marges et leurs volumes de vente. Pour BMW, cette stabilisation constitue une opportunité de consolider sa position sur un marché clé, tout en adaptant son offre aux attentes locales.

La Neue Klasse, un tournant stratégique pour BMW

Au cœur de cette stratégie se trouve la plateforme technologique Neue Klasse, qui vise à moderniser la gamme du constructeur et à répondre aux exigences d’un marché de plus en plus orienté vers l’électrification et l’innovation logicielle. Cette nouvelle architecture constitue une base essentielle pour le développement de futurs modèles électriques, avec pour objectif d’améliorer l’efficience, les performances et l’intégration des technologies embarquées.

Dans ce cadre, BMW a récemment présenté sa nouvelle berline 100 % électrique BMW i3, qui s’inscrit dans cette dynamique de renouvellement produit. Ce lancement marque une étape importante dans la stratégie du constructeur, qui entend proposer des véhicules plus compétitifs face à une concurrence de plus en plus technologique et connectée.

La Neue Klasse représente ainsi bien plus qu’une simple évolution de gamme : elle incarne une transformation structurelle visant à repositionner BMW sur le segment des véhicules électriques haut de gamme, tout en répondant aux spécificités du marché chinois.

Une offensive ciblée sur le marché chinois

BMW ambitionne de regagner du terrain en Chine, un marché stratégique où les constructeurs européens ont récemment subi une pression importante. En 2025, les ventes du groupe y ont reculé de 12,5 %, un signal fort qui souligne les défis auxquels le constructeur est confronté. Pour 2026, l’objectif est clair : stabiliser les volumes de vente et retrouver une trajectoire de croissance grâce à la Neue Klasse.

Dans cette optique, BMW prévoit également le lancement du SUV électrique BMW iX3, une version spécifiquement adaptée au marché chinois. Ce modèle fera ses débuts au salon automobile de Pékin avant d’être commercialisé localement. Une déclinaison locale de la i3 est également attendue dans la foulée, confirmant l’importance stratégique de la Chine dans le déploiement de cette nouvelle génération de véhicules.

Jochen Goller a d’ailleurs souligné la volonté du groupe de renouer avec la croissance en Chine grâce à cette nouvelle plateforme et aux modèles qui en découlent. L’approche de BMW repose ainsi sur une adaptation fine aux attentes du marché, combinant innovation technologique, électrification et repositionnement tarifaire dans un environnement concurrentiel en mutation.

Notre avis, par leblogauto.com

BMW adopte une stratégie cohérente en s’appuyant sur la Neue Klasse pour relancer sa dynamique en Chine, un marché devenu extrêmement concurrentiel. La stabilisation des prix constitue un signal encourageant après une période de forte pression sur les marges. Le lancement de modèles électriques dédiés, comme le iX3 et la i3, montre une volonté claire d’adaptation aux spécificités locales. Toutefois, la réussite de cette stratégie dépendra de la capacité du constructeur à maintenir un équilibre entre innovation technologique, compétitivité tarifaire et perception de valeur face aux marques chinoises.

Crédit illustration : BMW.

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Prix de l’essence en hausse : GM relativise l’impact sur ses ventes

24 mars 2026 à 05:12

GM affirme que la hausse des prix de l’essence n’a pas modifié ses ventes, malgré un contexte énergétique tendu lié aux tensions géopolitiques.

Le constructeur automobile General Motors (GM) indique ne pas avoir constaté de changement significatif dans ses ventes malgré la récente hausse des prix du carburant. Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques et une augmentation notable du prix de l’énergie, l’entreprise américaine adopte un discours mesuré, soulignant que d’autres facteurs ont davantage influencé son activité au cours du premier trimestre.

Des ventes peu sensibles à la hausse des carburants

Selon les déclarations du directeur financier de GM, Paul Jacobson, les fluctuations récentes des prix de l’essence n’ont pas entraîné de modification notable dans les comportements d’achat des consommateurs. Cette situation s’explique, selon lui, par le fait que les hausses de prix du carburant doivent être durables avant d’avoir un véritable effet sur les décisions d’achat automobile. Il estime généralement qu’une période de quatre à six mois de prix élevés est nécessaire pour que les acheteurs commencent à privilégier des véhicules plus économes en carburant ou moins coûteux à l’usage.

Dans le cas présent, malgré une augmentation du prix moyen du gallon de gazole aux États-Unis, qui a progressé de 27 % depuis la fin du mois de février pour atteindre environ 3,72 dollars, les consommateurs ne semblent pas avoir modifié de manière significative leurs habitudes d’achat. Cette évolution des prix est notamment liée au contexte international, marqué par des tensions géopolitiques ayant affecté le marché pétrolier.

D’autres facteurs influencent davantage les ventes

Toujours selon Paul Jacobson, les performances commerciales du constructeur sur la période récente ont été davantage impactées par des éléments conjoncturels que par le prix du carburant. Parmi ces facteurs, la météo a joué un rôle non négligeable, tout comme la baisse des stocks de certains modèles, en particulier les camionnettes et véhicules de type pick-up, qui constituent une part importante de l’offre de GM.

L’entreprise se trouve en phase de transition produit, avec la préparation du lancement de nouvelles versions de véhicules de grande taille. Cette anticipation a contribué à limiter les volumes disponibles sur certains segments, ce qui a eu un impact direct sur les ventes du premier trimestre. Dans ce contexte, la disponibilité des véhicules en concession apparaît comme un facteur déterminant, parfois plus influent que les conditions macroéconomiques.

Le constructeur souligne ainsi que les contraintes liées à la chaîne d’approvisionnement, à la gestion des stocks et au calendrier de renouvellement des modèles ont pesé davantage que l’évolution des prix de l’énergie sur ses résultats commerciaux récents.

Un marché automobile encore résilient face aux prix du carburant

Plus largement, les données évoquées suggèrent que le marché automobile américain reste relativement résilient face aux variations du prix du carburant, du moins à court terme. Les comportements d’achat semblent davantage guidés par la disponibilité des véhicules, les offres commerciales et les préférences structurelles des consommateurs que par des fluctuations ponctuelles du prix à la pompe.

Cette observation s’inscrit dans un contexte où les consommateurs américains continuent de privilégier certains segments, notamment les SUV et les pick-up, malgré leur consommation plus élevée en carburant. Les arbitrages entre coût d’usage et besoins pratiques ne semblent donc pas encore fortement influencés par les hausses récentes des prix de l’énergie.

Par ailleurs, les commentaires du directeur financier de GM, tenus lors d’une conférence organisée par Bank of America, mettent en lumière l’importance des indicateurs de long terme dans l’analyse des tendances de consommation automobile. Les variations à court terme du prix de l’essence ne suffisent pas, selon lui, à modifier en profondeur les dynamiques du marché.

Dans ce contexte, les constructeurs automobiles doivent composer avec une combinaison de facteurs complexes, allant des conditions économiques globales aux contraintes logistiques, en passant par les cycles d’innovation et de renouvellement des gammes.

Notre avis, par leblogauto.com

Les déclarations de General Motors illustrent la faible élasticité immédiate de la demande automobile face aux variations du prix des carburants. Le marché américain reste fortement orienté vers des véhicules de grande taille, ce qui atténue l’impact des fluctuations ponctuelles à la pompe. La gestion des stocks et les cycles de renouvellement des modèles apparaissent ici comme des variables déterminantes dans la performance commerciale. Enfin, cette analyse confirme que les effets d’une hausse durable du prix du pétrole ne se matérialisent qu’à moyen terme sur les choix des consommateurs.

Crédit illustration : GM.

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12 Heures de Sebring 2026 : le grand bloc-notes du week-end

23 mars 2026 à 21:57

Porsche a remporté la 74e édition des 12 Heures de Sebring, course référence de l’endurance nord-américaine et deuxième manche du championnat IMSA. C’est la 20e victoire de la marque allemande au classement général dans cette épreuve emblématique.

Après un tour d’horloge, la Porsche 963 n°7 de l’équipe Porsche Penske s’est imposée sous le damier pour 1,5 seconde face à la voiture sœur. La victorieuse était pilotée par Felipe Nasr, Laurin Heinrich et Julien Andlauer. Le trio confirme ainsi son succès acquis en janvier lors des 24 Heures de Daytona.

Les Porsche 963 ont mené 273 des 343 tours de course, soit 79,6 % de la course. Et au classement des moyennes chronométriques réalisé par The B-Pillar, les six titulaires étaient aux six premières places sur les 33 pilotes de la catégorie GTP. Voilà qui est parlant.

Polémique chez Porsche

Pourtant, cette édition des 12 Heures de Sebring n’a pas été un fleuve tranquille. La lutte entre la n°7 de Felipe Nasr et la n°6 pilotée par Kévin Estre en fin de course a généré une polémique. Grognements à la radio et échanges de positions ont émaillé les 100 dernières minutes, disputées de nuit et hachées par trois neutralisations.

Estre n’était pas très content de sa deuxième place finale. Le Français s’en expliquait lors de la conférence de presse d’après-course :

« À un moment, il y a eu une consigne depuis le muret qui n’a pas été respectée. (…) Je pense que nous devions tous faire la même chose, mais d’une certaine manière Felipe [Nasr] a fait autre chose. »

À une heure de l’arrivée, la Porsche n°7 a pris le dessus sur la n°6 à l’approche de la périlleuse courbe de Sunset. « Il y aura toujours différentes versions, a répondu Felipe Nasr. La mienne, celle de l’équipe, celle des autres pilotes. Moi, je suis là pour gagner. »

« On a eu des décisions difficiles à prendre aujourd’hui, mais on a pris les bonnes pour finir 1 et 2 », a justifié Jonathan Diuguid. Le président du Team Penske était interrogé sur les ondes d’IMSA Radio.

12 Heures de Sebring : les autres, loin derrière

La principale opposition a été la Cadillac n°31 de l’équipe Action Express/Whelen. Auteur de la pole position le vendredi, le Britannique Jack Aitken n’est pas parvenu à s’immiscer dans le duel entre les Porsche. Avec Earl Bamber et le jeune Frederik Vesti, ils sont classés troisièmes, à une dizaine de secondes de la victoire, après la disqualification de la n°10.

Plus tôt dans cette édition des 12 Heures de Sebring, la V-Series.R avait été percutée par la Porsche n°6. Earl Bamber, pilote de la Cadillac, n’était pas ravi :

« On s’est battus toute la journée, on a fait de notre mieux. Franchement, on avait une bonne voiture au départ, mais plus rien à la fin. Je ne sais pas si on a subi des dégâts suite à l’impact en début de course. On a été secoués, aucune pénalité de la direction de course, ce qui était surprenant, et c’est tout. »

Comme toujours, Renger van der Zande ou Tom Blomqvist ont porté aux avant-postes les Acura ARX-06. Mais une série de pénalités en fin de course ont empêché les voitures de l’équipe Meyer-Shank de se mêler à la lutte dans le money time.

BMW doit encore apprendre

Désormais chargée de représenter les intérêts de BMW aux États-Unis, l’équipe belge WRT poursuit son apprentissage. La n°25 a terminé à 14 tours, après avoir été percutée par une Ferrari de la catégorie GTD. La n°24 affiche une cinquième place finale.

« Nous avons eu beaucoup de mal en qualifications à trouver les bons réglages pour la voiture, détaillait Sheldon van der Linde, le pilote BMW le plus performant ce week-end. Le même problème qu’à Daytona, mais nous avons prouvé que nous avons une bien meilleure voiture de course sur les longues distances. »

« Je suis plutôt content d’avoir réussi à remonter de la 8e place sur la grille, mais en même temps déçu de ne pas être monté sur le podium alors que nous étions troisièmes et quatrièmes pendant un moment. »

Nous avons attiré votre attention il y a quelques jours sur le profil du jeune américain Kaylen Frederick. Au jeu des 50 % de meilleurs tours, ce pilote de 23 ans, tout frais issu de la monoplace, s’est montré le plus rapide de son équipage à bord de la Porsche n°5 de l’équipe JDC-Miller.

« Il y a eu de vraies bonnes choses ce week-end, mais la course n’est pas vraiment allée dans notre sens dans les moments clés », a-t-il écrit sur son compte Instagram. La 963 privée a terminé au 8e rang.

Et l’Aston Martin ? La Valkyrie lutta dans la deuxième moitié du top 10 avant de s’immobiliser en début de soirée. La voiture regagna son garage, derrière le muret des stands, alors qu’Alex Riberas était au volant. Elle a tout de même terminé la course avec 12 tours de retard.

Questions pneumatiques

C’était la deuxième sortie des pneumatiques Michelin Pilot Endurance version 2026. À Sebring, toutes les équipes roulaient en « medium » dans cette gamme désormais composée de 50 % de matériaux recyclés ou durables. « Ce sera un vrai test pour la gamme 2026 », confiait le directeur de Michelin Motorsport, Matthieu Bonardel, avant l’épreuve disputée sur un tracé très exigeants avec force bosses, changements de revêtement et vibreurs.

Selon les techniciens de Michelin, la dégradation a été contenue par rapport à l’an dernier. Sur le sévère tracé floridien, la mise en température a surtout été optimisée. Les premiers tours, avec des pneus froids, sont désormais moins périlleux. Le gain se chiffre à 5 secondes par relais, contre 8 secondes à Daytona, circuit moins « énergétique ».

Après avoir testé abondamment ces gommes en conditions réelles, Cadillac, Aston Martin ou BMW cultivent un léger avantage. Il auront un peu plus d’expérience de ces nouveaux Michelin que d’autres en vue de l’ouverture du championnat du monde d’endurance (WEC) à Imola, le 20 avril.

12 Heures de Sebring : LMP2, GTD Pro, GTD…

En LMP2, la lutte a comme toujours été serrée. L’équipe United Autosport l’a emporté grâce à son Oreca n°2 pilotée par Mikkel Jensen, Hunter McElrea et Phil Fayer. Rappelons ici que la structure sera la colonne vertébrale de la future équipe McLaren en mondial.

Notons aussi que Phil Fayer est un profil intéressant. Classé bronze, ce gentleman driver canadien courut en Formule Atlantic au début des années 2000. Il fonda ensuite l’entreprise Nuvei, acteur majeur du paiement électronique sur le continent.

« J’ai adoré chaque minute dans la voiture, réagissait-il à l’arrivée, j’étais triste quand je finissais mon relais. Mais j’étais content quand ils roulaient aussi pour remonter au classement. »

En GTD Pro, la Porsche Manthey n°911 de Ricardo Feller, Klaus Bachler et Thomas Preining s’est imposée devant une autre Porsche 911 GT3 R. Ce dernier a été l’un des pilotes les plus impressionnants ce week-end.

C’était le duel des livrées : mythique au Nürburgring et pour sa première victoire en IMSA, la Porsche « Grello » a battu la Porsche « Roxy » à la célèbre déco de reptile.

12 Heures de Sebring : Fuoco en feu

En GTD, Antonio Fuoco a été la star de la course. Il s’est imposé dans cette classe avec Simon Mann et Lilou Wadoux au volant de la Ferrari 296 GT3 Evo n°21. C’est la première victoire de la version évoluée de la berlinette italienne.

L’Italien subit trois pénalités pour divers accrochages et une infraction de l’équipe AF Corse dans les stands. 7e à une demi-heure de l’arrivée, il est parvenu à l’emporter après avoir doublé l’Aston Martin n°27 de Tom Gamble dans le dernier tour de course…

Les pilotes officiels Ferrari habituellement engagés en Hypercar ont aussi féraillé en piste. Miguel Molina (Ferrari n°033) a été percuté par Fuoco, son habituel partenaire dans la 499P n°50.

« On s’est mal compris, on va se parler », a déclaré le Calabrais. Espérons pour eux qu’ils le feront vite. En tout cas, avant le coup d’envoi du championnat du monde dans moins d’un mois à Imola (Italie).

Cette édition marquait aussi les débuts de la Lamborghini Temerario GT3 en compétition. Moins sonore que sa devancière — l’Huracan — elle est toujours habillée du plaid rouge et noir de l’écurie Pfaff Motorsport.

Franck Perera, Andrea Caldarelli et Sandy Mitchell ont terminé à la 10e place dans la classe GTD Pro. La course de la Temerario a été marquée par quelques soucis de freins dans les dernières heures. Rien de bien inquiétant pour un programme qui n’en est qu’à ses balbutiements.

La prochaine manche de l’IMSA se tiendra à Long Beach, mi-avril.

A lire sur Le Blog Auto.

5 pilotes à suivre à Sebring

Le grand bilan des 24 Heures de Daytona 2026

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Une des 11452 Audi Quattro produites reçoit un moteur V8 de 600 chevaux

23 mars 2026 à 16:20
Une des 11452 Audi Quattro produites reçoit un moteur V8 de 600 chevaux

L’univers des restomods vient de découvrir son nouveau projet le plus audacieux. Audacious Automotive, une entreprise spécialisée dans la transformation de légendes automobiles, s’attaque à l’un des modèles les plus emblématiques d’Audi : l’Ur-Quattro. Mais ce n’est pas n’importe quelle transformation. Cette Quattro va recevoir un traitement radical avec un V8 de 600 chevaux et un kit carrosserie widebody digne des plus grandes compétitions mondiales.

Pour comprendre l’ampleur de ce projet, il faut rappeler que seulement 11 452 exemplaires de l’Ur-Quattro ont été produits entre 1980 et 1991. Transformer l’une de ces raretés pourrait sembler sacrilège pour les puristes, mais le résultat promet d’être spectaculaire. Mac Zaglewski, fondateur d’Audacious Automotive, a une vision claire : créer la Quattro qu’Audi aurait pu développer si la marque avait continué à faire évoluer ce modèle mythique.

Une des 11452 Audi Quattro produites reçoit un moteur V8 de 600 chevaux

Un héritage automobile révolutionnaire transformé

L’Audi Quattro originale a littéralement changé le paysage automobile moderne. Sans cette voiture, Audi ne serait pas la marque que nous connaissons aujourd’hui. Son système de transmission intégrale permanent a prouvé que la traction sur les quatre roues n’était pas réservée aux véhicules tout-terrain, mais pouvait considérablement améliorer les performances et la sécurité des voitures de route.

L’histoire de cette révolution commence avec Jörg Bensinger, ingénieur en châssis chez Audi dans les années 1970. Observant les performances remarquables du Volkswagen Iltis dans la neige grâce à son système quatre roues motrices, il a imaginé adapter cette technologie aux voitures de tourisme. Cette intuition géniale a donné naissance à l’un des systèmes de transmission les plus copiés de l’industrie automobile.

Aujourd’hui, une grande partie des berlines premium et de luxe proposent la transmission intégrale en série ou en option. Mercedes avec son 4MATIC, BMW avec son xDrive, ou encore Subaru avec son système Symmetrical AWD, tous s’inspirent directement de l’héritage Quattro. Le projet d’Audacious Automotive s’inscrit dans cette lignée en poussant le concept encore plus loin.

Le processus de transformation a débuté par un décapage complet de la carrosserie. La voiture a été entièrement démontée et traitée pour éliminer toute trace de corrosion et préparer la surface pour les modifications majeures. Les ailes avant élargies ont été testées et ajustées avec une précision millimétrique, tandis que les passages de roues arrière ont reçu un traitement widebody qui ne dépareillerait pas sur une voiture de rallye mondial.

Une des 11452 Audi Quattro produites reçoit un moteur V8 de 600 chevaux

Un cœur de RS4 pour des performances démesurées

Le choix du moteur constitue l’élément le plus controversé mais aussi le plus excitant de cette transformation. Fini le mythique 5 cylindres turbo de 2,1 litres qui développait 197 chevaux en version européenne (et seulement 160 chevaux aux États-Unis à cause des normes antipollution plus strictes). À la place, Audacious Automotive a opté pour le V8 4,2 litres atmosphérique de l’Audi RS4 B7, une mécanique légendaire qui équipait également la R8 de première génération.

Cette décision ne relève pas du simple désir d’avoir plus de puissance. Mac Zaglewski explique que choisir le 5 cylindres moderne d’une RS3 aurait impliqué d’utiliser le système Haldex, une transmission intégrale à embrayage multidisques très différente du système Torsen original de l’Ur-Quattro. Le Haldex privilégie normalement les roues avant et n’engage les roues arrière qu’en cas de patinage, modifiant complètement le comportement routier caractéristique de la Quattro.

Le V8 de la RS4 B7 permet de conserver une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports, élément essentiel pour préserver l’âme de la voiture originale. Dans sa configuration d’origine, ce moteur développait déjà 414 chevaux, soit plus du double de la puissance de l’Ur-Quattro d’origine. Mais Audacious Automotive ne s’arrête pas là.

L’objectif affiché est d’atteindre 600 chevaux grâce à l’ajout d’un compresseur volumétrique et à une reprogrammation complète de la gestion moteur. Cette puissance pharaonique transformera complètement le caractère de la voiture, la propulsant dans une autre dimension de performances. Pour donner une idée de l’évolution, la version la plus puissante de l’Ur-Quattro, équipée du 5 cylindres 20 soupapes, ne développait que 220 chevaux.

Un projet qui divise mais fascine la communauté automobile

Ce type de projet soulève inévitablement des débats passionnés dans la communauté des amateurs d’automobiles classiques. D’un côté, les puristes considèrent qu’une Ur-Quattro authentique devrait être préservée dans son état d’origine, surtout compte tenu de sa rareté. Avec moins de 12 000 exemplaires produits, chaque voiture sacrifiée pour un restomod représente une perte irréversible du patrimoine automobile.

De l’autre côté, les partisans de ce projet soutiennent qu’il s’agit d’une évolution naturelle qui honore l’esprit pionnier d’Audi. La marque aux anneaux a toujours été à l’avant-garde de la technologie, et cette Quattro survitaminée incarne parfaitement cette philosophie d’innovation constante. Elle représente ce qu’aurait pu devenir l’Ur-Quattro si Audi avait continué à la développer au lieu de l’abandonner en 1991.

Les modifications esthétiques ne se limitent pas aux élargisseurs d’ailes. L’ensemble de la carrosserie a été repensé pour accueillir des pneumatiques beaucoup plus larges et améliorer l’aérodynamisme à haute vitesse. Les passages de roues sculptés rappellent les voitures de Groupe B qui ont marqué l’âge d’or du rallye dans les années 1980, période où l’Ur-Quattro régnait sur les spéciales.

L’attention portée aux détails techniques est remarquable. Le système de refroidissement a été entièrement repensé pour gérer la chaleur supplémentaire générée par le V8 suralimenté. Les freins ont été dimensionnés en conséquence, avec des disques et des étriers capables de stopper efficacement les 600 chevaux annoncés. La suspension a également été revue pour exploiter au mieux le potentiel de ce nouveau groupe motopropulseur.

Mac Zaglewski et son équipe chez Audacious Automotive travaillent avec la précision d’une équipe de Formule 1. Chaque modification est calculée, testée et validée avant d’être définitivement intégrée. Le résultat final promet d’être un parfait équilibre entre respect de l’héritage et innovation technologique moderne.

Cette Audi Quattro V8 widebody représente bien plus qu’un simple projet de garage. Elle incarne une vision de ce que pourrait être l’automobile de passion demain : respectueuse du passé mais résolument tournée vers l’avenir. Que l’on soit pour ou contre ce type de transformation, impossible de nier l’expertise technique et la passion qui animent ce projet hors norme.

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Geely dépasse les attentes grâce à ses ventes record

23 mars 2026 à 15:04

Geely affiche un bénéfice record en 2025, porté par ses ventes en hausse et sa progression face à BYD sur le marché automobile mondial.

Le constructeur automobile chinois Geely Automobile Holdings Ltd. a enregistré un bénéfice annuel supérieur aux prévisions des analystes, atteignant un niveau record en 2025. Cette performance confirme la montée en puissance du groupe dans un secteur automobile en pleine mutation, marqué par la transition vers les véhicules électriques, la concurrence accrue entre constructeurs asiatiques et la course aux parts de marché mondiales. Alors que Geely se rapproche des volumes de ventes du leader BYD Co., l’entreprise consolide sa position parmi les acteurs majeurs de l’industrie automobile chinoise et internationale.

Des résultats financiers en forte progression

Le revenu net de Geely a atteint 16,85 milliards de yuans (environ 2,4 milliards de dollars) en 2025, en légère hausse par rapport aux 16,81 milliards de yuans enregistrés l’année précédente. Ce chiffre dépasse la moyenne des estimations des analystes, qui s’établissait à 16,5 milliards de yuans selon les données compilées par Bloomberg. Dans le même temps, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 25 %, pour atteindre 345,2 milliards de yuans, illustrant une dynamique commerciale soutenue.

Cette croissance s’inscrit dans un contexte de montée en gamme et d’élargissement de la gamme de modèles, avec une contribution notable des berlines EX2 et des véhicules utilitaires de la marque Zeekr. Ces modèles ont contribué à renforcer l’attractivité du groupe sur le segment des véhicules électriques et hybrides, un marché clé dans l’évolution actuelle de l’industrie automobile mondiale.

En excluant certains éléments exceptionnels, tels que les gains de change et les cessions d’actifs, le bénéfice de Geely aurait même progressé de 36 %, témoignant d’une amélioration opérationnelle significative. Malgré ces résultats solides, l’action du groupe a reculé de 3,7 % à la Bourse de Hong Kong, dans un mouvement interprété par certains analystes comme une prise de bénéfices après l’annonce de résultats déjà anticipés par les investisseurs.

Une stratégie de consolidation et d’expansion internationale

Geely poursuit une stratégie de transformation ambitieuse depuis fin 2024, articulée autour d’une rationalisation de ses activités et d’une meilleure intégration de ses marques. Dans le cadre de sa stratégie dite de « Déclaration de Taizhou », le groupe a engagé une consolidation de ses filiales, notamment en rapprochant Zeekr et Lynk & Co de son entité cotée à Hong Kong. Cette restructuration vise à réduire les coûts, améliorer les synergies industrielles et renforcer la compétitivité globale du constructeur.

Parallèlement, Geely intensifie ses efforts dans le domaine de la conduite intelligente, avec des investissements visant à développer des technologies comparables aux systèmes avancés d’assistance à la conduite proposés par d’autres acteurs majeurs du secteur automobile. Cette orientation s’inscrit dans une tendance plus large de digitalisation et d’innovation technologique qui caractérise aujourd’hui l’industrie automobile.

Sur le plan international, le groupe accélère également son développement à l’export. Geely prévoit d’ouvrir un réseau de 1 300 points de vente de la marque Geely et 500 pour Zeekr à l’étranger, tout en établissant des filiales dans plusieurs pays, dont le Mexique et le Chili. Ces initiatives traduisent une volonté claire d’accroître la présence du constructeur sur les marchés mondiaux et de réduire sa dépendance au marché domestique chinois.

Une croissance des ventes et une concurrence renforcée

Les performances commerciales de Geely se traduisent par une augmentation significative des volumes de ventes. En 2025, les ventes totales du groupe, incluant les marques Zeekr et Lynk & Co, ont progressé de près de 40 % pour atteindre 3 millions d’unités. Certains modèles ont particulièrement contribué à cette dynamique, à l’image du Xingyuan (EX2 à l’international), qui s’est imposé comme le véhicule le plus vendu en Chine en 2025. De son côté, le SUV de luxe Zeekr 9X a dominé les ventes sur le segment des véhicules à plus de 500 000 yuans.

Geely a également réussi à gagner des parts de marché face à BYD en Chine et a même dépassé ce الأخير en termes de ventes mondiales sur les deux premiers mois de 2026. Cette évolution illustre l’intensification de la concurrence entre les deux constructeurs, chacun cherchant à s’imposer comme leader sur le marché des véhicules électriques et hybrides.

Toutefois, malgré cette progression en volume, Geely reste en retrait par rapport à BYD en termes de revenus et de bénéfices, en raison notamment des économies d’échelle plus importantes de son concurrent et de sa chaîne d’approvisionnement verticalement intégrée, qui lui permet de mieux contrôler ses coûts de production.

Les exportations de Geely, en revanche, restent un point de vigilance. En 2025, elles ont atteint 420 097 unités, un niveau stable par rapport à l’année précédente, alors que la demande en Russie a ralenti. À titre de comparaison, les ventes à l’international de BYD ont fortement progressé, enregistrant une hausse de 150 % pour atteindre 1,05 million d’unités. Geely ambitionne néanmoins de porter ses exportations à 640 000 unités en 2026, soutenant ainsi sa stratégie d’expansion globale dans un marché automobile de plus en plus compétitif.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats de Geely confirment une dynamique de croissance solide, portée par une hausse significative des ventes et une stratégie de consolidation efficace. La montée en puissance de ses modèles électriques et l’expansion internationale du groupe renforcent sa compétitivité face à des concurrents majeurs comme BYD. Toutefois, l’écart en matière de rentabilité et d’intégration industrielle reste un facteur clé qui distingue encore les deux constructeurs. La progression de Geely dépendra en grande partie de sa capacité à accélérer ses exportations et à optimiser ses marges dans un environnement automobile mondial très concurrentiel.

Crédit illustration : Geely.

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VE : 2,3 millions de barils évités par jour en 2025

23 mars 2026 à 13:12

Les véhicules électriques ont évité 2,3 millions de barils de pétrole par jour en 2025, renforçant leur rôle clé dans l’industrie automobile.

L’essor des véhicules électriques (VE) transforme en profondeur le marché automobile mondial et son impact sur la consommation de carburants fossiles. En 2025, l’adoption croissante de ces modèles électrifiés a permis d’éviter l’utilisation de 2,3 millions de barils de pétrole par jour, selon une analyse de BloombergNEF. Ce basculement progressif vers la mobilité électrique s’inscrit dans un contexte marqué par la volatilité des prix de l’essence, notamment en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Une transition énergétique portée par l’automobile électrique

La montée en puissance des véhicules électriques, qu’il s’agisse de voitures particulières, de deux-roues ou de flottes professionnelles, contribue à réduire la dépendance mondiale au pétrole. Cette mutation du parc automobile s’appuie sur une électrification accélérée des motorisations, soutenue par les avancées technologiques des batteries lithium-ion et par la diversification de l’offre des constructeurs automobiles.

Selon BloombergNEF, les économies de pétrole réalisées grâce aux VE devraient continuer à progresser au cours des prochaines années. D’ici 2030, la consommation évitée pourrait atteindre 5,25 millions de barils par jour dans un scénario de transition économique. Ce scénario repose sur l’adoption de technologies rentables plutôt que sur des politiques exclusivement orientées vers les objectifs climatiques.

Les deux-roues et trois-roues électriques jouent aujourd’hui un rôle central dans cette dynamique. Leur déploiement rapide, en particulier dans les pays en développement, explique une part importante de la baisse de la consommation de carburant routier. Toutefois, la croissance du segment des voitures électriques devrait progressivement prendre le relais et accentuer la réduction de la demande en pétrole dans le secteur automobile.

Des impacts économiques majeurs pour les marchés mondiaux

Un rapport distinct du groupe de réflexion Ember estime que les véhicules électriques ont permis d’éviter la consommation de 1,7 million de barils de pétrole par jour en 2025. Cet écart avec les chiffres de BloombergNEF s’explique par des hypothèses plus prudentes, notamment concernant l’utilisation réelle des hybrides rechargeables.

Au-delà de la seule réduction de la consommation de carburant, les véhicules électriques génèrent des bénéfices économiques significatifs pour les grandes régions importatrices de pétrole. Selon Ember, au prix actuel de 80 dollars le baril, la Chine pourrait économiser plus de 28 milliards de dollars par an grâce à sa flotte de VE. L’Europe enregistrerait des économies estimées à 8 milliards de dollars, tandis que l’Inde atteindrait environ 600 millions de dollars par an.

Ces chiffres illustrent l’impact direct de l’électrification du parc automobile sur les balances commerciales et les politiques énergétiques nationales. En réduisant les importations de pétrole, les pays renforcent leur indépendance énergétique tout en amortissant les effets des fluctuations des prix des carburants.

Une adoption stimulée par la hausse des prix du carburant

Alors que la croissance des ventes de véhicules électriques devait initialement ralentir en 2025, plusieurs facteurs ont contribué à relancer la dynamique. La réduction de certaines subventions en Chine, les ajustements des politiques européennes concernant les moteurs thermiques et les évolutions réglementaires aux États-Unis avaient suscité des incertitudes dans le secteur automobile.

Cependant, la hausse des prix de l’essence, liée notamment au conflit au Moyen-Orient, a ravivé l’intérêt des consommateurs pour les motorisations électriques. Dans ce contexte, les véhicules électriques apparaissent de plus en plus compétitifs face aux modèles thermiques, notamment en termes de coût d’utilisation.

La progression des ventes est significative : les voitures électriques représentent désormais plus de 10 % des ventes totales dans 39 pays, contre seulement quatre en 2019. L’Asie se distingue particulièrement, avec des taux d’adoption élevés. En 2025, la Chine a franchi un cap symbolique en dépassant les 50 % de ventes de véhicules électriques, tandis que le Vietnam atteint 38 % et la Thaïlande 21 %.

Cette expansion rapide du marché des véhicules électriques contribue déjà à ralentir la croissance de la demande mondiale de pétrole. Elle confirme également le rôle central de l’industrie automobile dans la transition énergétique globale.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres avancés confirment l’impact tangible des véhicules électriques sur la consommation mondiale de pétrole. La dynamique observée repose autant sur des facteurs économiques que sur des contraintes géopolitiques. L’essor des deux-roues électriques souligne l’importance des marchés émergents dans cette transition. À moyen terme, la généralisation des voitures électriques devrait accentuer encore ces effets.

Crédit illustration : newssourcegy.

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Essai Renault Twingo E-Tech de 82 ch

23 mars 2026 à 13:00

Il y a 33 ans arrivait sur le marché cette drôle de grenouille, la Renault Twingo. Trois générations et 4 millions d’exemplaires vendus plus tard, voilà que le constructeur français nous refait le coup du revival, comme la R5, comme la R4. A-t-elle les armes pour s’imposer sur le marché de la citadine électrique ? Nous sommes allés en prendre le volant sur l’île d’Ibiza pour obtenir quelques éléments de réponse.

Quel look!

Le look, ça restera toujours en premier lieu une affaire de goût. Mais un design qui se distingue a toujours ce petit truc en plus qui donne une aura toute particulière à une voiture. La Twingo 2026 pourrait être l’une de celles-ci. La réinterprétation des lignes du modèle originel nous apparaît plutôt réussie. Les dimensions ont explosé, mais les proportions semblent même meilleures que celles de 1993. Chez Renault, ils n’ont pas menti, le concept-car alléchant en disait beaucoup sur le modèle qui allait être commercialisé. D’ailleurs, elle paraît tellement moderne qu’on la prendrait justement pour un showcar de salon.

Mais elle s’éloigne du modèle d’origine à bien des égards, et pour le meilleur. La Twingo E-Tech a droit à 5 portes, ce qui facilite notamment très largement l’accès, on y reviendra. Ses couleurs pop vont très bien à cet objet de design hyper moderne. Et puis les détails. Il y a bien sûr l’écriture de « Twingo », qui ne sont pas vraiment des lettres, mais un alphabet de formes, que l’on retrouve ici et là. Il y a aussi les petites ailettes sur les feux arrière, comme deux cornes de diable, qui, selon Renault, à elles seules comptent pour 5 kilomètres d’autonomie supplémentaires. Il y a bien entendu l’effet de fraîcheur, mais la voiture fait nettement tourner les têtes.

Des équipements modernes

Renault ne pouvait pas non plus se rater à l’intérieur. Pour accompagner ce nouvel objet néo-rétro, il fallait un habitacle à la hauteur, avec ce qu’il faut pour ne pas effrayer la jeune clientèle et les coups d’œil à l’ancienne pour charmer les plus nostalgiques. La planche de bord reprend beaucoup d’éléments connus sur les Renault d’aujourd’hui, notamment en termes d’équipements. Le volant a été repris de modèles existants, comme la plupart des commandes. Il fallait bien sûr un grand écran tactile et connecté pour pouvoir brancher en CarPlay ou Android Auto son smartphone. La couleur pop se retrouve sur une bonne partie de la planche de bord.

On se sent plutôt bien installé aux places avant, et pas trop mal à deux derrière pour un véhicule de seulement 3,79 m. Et les ouvrants supplémentaires facilitent bien entendu l’accès, avec des poignées dissimulées dans le montant. Malheureusement, sans doute pour des contraintes techniques et économiques, les vitres arrière ne sont pas électriques, mais s’entrebâillent. Un peu dommage. Comme son aîné, les sièges arrière peuvent coulisser, ici sur 17 centimètres, ce qui permet de moduler la capacité du coffre qui va de 260 à 360 litres, dont 50 sous le plancher. Au passage, en baissant le dossier passager à l’horizontal, on peut embarquer un objet long de 2 mètres. On retrouve aussi les fixations d’accessoires Youclip piquées à Dacia.

Une autonomie correcte, sauf à allure autoroutière

Côté motorisation, on ne s’attendait pas à ce que Renault mette la cavalerie de ses grandes sœurs R5 ou R4. Ici, on se contente d’un moteur de 82 chevaux, au couple maxi de 175 Nm. Son office suffit largement pour pouvoir apprécier le quotidien en douceur, sans bousculer ses passagers avec des démarrages canon pas toujours très agréables au final, surtout en ville où l’on a besoin aussi d’une certaine fluidité d’action. Pour une raison qu’on ignore, Renault refuse de communiquer sur son 0 à 100 km/h et évoque un chrono de 0 à 50 km/h. À noter d’ailleurs qu’elle atteint aisément sa vitesse maxi de 130 km/h. Elle n’a pas la nervosité d’une R5, mais n’a rien d’un veau non plus.

On peut même parler d’une bonne réactivité pour ce qu’elle a à faire en ville, comme sur la route. La consommation sur les axes de l’île d’Ibiza s’est étonnamment très bien tenue, à 12,6 kWh exactement sur notre parcours, comprenant tout de même quelques kilomètres de voies rapides au-delà des 100 km/h. Cela nous a d’ailleurs permis de voir qu’à cette vitesse, on se retrouve immédiatement sur des valeurs supérieures, ce qui laisse augurer un raccourcissement des liaisons entre deux recharges. Sans autoroute, on peut donc tabler sur une autonomie finalement assez proche de la donnée WLTP de 263 kilomètres.

Un comportement routier surprenant

Un peu comme un iPhone d’entrée de gamme, il faut accepter certains compromis, notamment sur la recharge. Si de base elle ne dépasse pas les 6,6 kW de puissance en AC, on peut en option la faire grimper à 11 kW. Oui, on peut aussi si besoin avoir un chargeur DC limité à 50 kW. Cela paraît bien éloigné des standards dans l’automobile électrique d’aujourd’hui. Pour autant, il faut 30 minutes pour passer de 10 % à 80 %. Une vitesse de charge acceptable pour le citadin qui voudrait exceptionnellement s’aventurer loin de son foyer. Il faut bien sûr accepter alors des arrêts probablement tous les 150 kilomètres environ.

Il n’empêche que cette Twingo E-Tech s’avère très agréable à conduire. Il faut dire qu’elle repose sur la plateforme très performante de la R5, mais raccourcie. En outre, elle a été adaptée par rapport à celle de la R5, avec un train arrière différent, puisque ce dernier trouve son origine chez le Renault Captur. Il en résulte étonnamment un confort légèrement supérieur à celui de sa grande sœur. Et tant mieux, car malgré tout, l’amortissement s’avère tout de même un peu percutant sur les pavés ou les dos d’âne. Rien de vraiment rédhibitoire, mais les plus sensibles des vertèbres y trouveront quelque chose à redire. Coté ADAS, on a bien un régulateur, mais il n’est pas semi-autonome.

Une politique tarifaire difficile à battre

Pour le reste, on adore son comportement routier, qui lui donne des accents de petite voiture dynamique, à laquelle on aimerait bien offrir quelques dizaines de chevaux supplémentaires. Ce qui nous apparaît certain, c’est qu’à cette gamme de tarif et globalement dans la catégorie, elle met tout le monde d’accord sur le plaisir de conduite. De ce point de vue, en tout cas en France, elle va rendre la vie particulièrement difficile aux Chinois et aux modèles fabriqués là-bas sans forcément en voir le badge, spécialistes de ce segment. On a vraiment le sentiment de conduire une citadine dynamique, ce qui ne se ressent pas forcément chez d’autres concurrentes, parfois bien plus grandes qu’elles.

Une électrique à moins de 20 000 euros ? Le pari a été tenu de la part de Renault (dès 19 490 €). Et compte tenu notamment de son assemblage à Novo Mesto en Slovénie, elle a droit au bonus. Pour les profils éligibles aux aides maximales, on peut l’avoir à 13 750 euros. À ce prix-là, on ne voit pas pourquoi on lui préférerait une Dacia Spring qui, avec son éco-score défavorable, aura du mal à résister. Dans ce contexte, on s’attend donc à ce qu’elle rejoigne rapidement la R5 sur la trajectoire du succès.

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Rappel massif chez Stellantis : pourquoi plus de 200 000 voitures doivent repasser au garage ?

23 mars 2026 à 12:45

Plus de 200 000 véhicules récents du groupe Stellantis font l’objet d’un nouveau rappel en France. En cause : un risque d’incendie lié à certains composants périphériques du moteur 1.2 Turbo hybride 48 volts successeur du fameux PureTech. Voici ce qu’il faut savoir.

Une nouvelle opération d’ampleur en France

Le groupe Stellantis lance une campagne de rappel touchant 212 700 véhicules en France, produits entre 2023 et 2026. Ainsi, huit marques sont concernées : Peugeot, Citroën, DS Automobiles, Opel, Jeep, Alfa Romeo, Fiat et Lancia.

Cette opération intervient après un premier rappel important en 2025. Elle concerne des modèles équipés du moteur 1.2 turbo-essence en version hybride 48 volts, destiné à remplacer le 1.2 PureTech. C’est la version hybridée du 1.2 Turbo 100 que l’on a pu découvrir récemment.

Un moteur récent, mais non directement en cause

Le moteur visé est le trois-cylindres turbo essence à chaîne, dont plus de 70 % des composants ont été renouvelés par rapport à son prédécesseur.

Le rappel ne porte toutefois pas sur le moteur lui-même. Le problème concerne deux éléments périphériques :
le filtre à particules essence et le système d’hybridation légère 48 volts.

Un risque d’incendie identifié

En effet, le défaut provient d’un espace potentiellement insuffisant entre le conduit du filtre à particules et un capuchon de protection du système 48 volts.

Dans certaines conditions, notamment en présence d’humidité, un contact entre ces éléments peut entraîner une infiltration d’eau et provoquer un arc électrique. Evidemment, ce n’est pas souhaitable. Cela peut conduire à une surchauffe, voire à un départ de feu dans le compartiment moteur.

Douze incidents ont été signalés dans le monde. Selon les données communiquées, 36 véhicules différents présentent effectivement le défaut.

Une intervention rapide prévue

La correction consiste à remplacer le capuchon de protection pour améliorer l’isolation, puis à vérifier et ajuster l’espace entre les composants concernés.

L’intervention dure environ 30 minutes et sera prise en charge sans frais pour les clients. Stellantis entrera en contact avec les propriétaires des véhicules concernés.

Des modèles très nombreux concernés

Seules les versions hybrides 48 volts sont touchées. La liste des modèles est étendue, avec des productions s’étalant de 2023 à 2026 :

  • Peugeot 208 et 2008
  • Citroën C3, C3 Aircross, C4 et C4 X
  • DS 3
  • Opel Corsa, Mokka et Frontera
  • Jeep Avenger
  • Fiat 600 et Grande Panda
  • Alfa Romeo Junior
  • Lancia Ypsilon

Cependant, les modèles plus grands comme les Peugeot 3008 et 5008 ou les Citroën C5 Aircross ne sont pas concernés.

Comment vérifier si votre voiture est concernée

Les propriétaires sont contactés progressivement par courrier. Il est également possible de vérifier en ligne via les outils mis à disposition par certaines marques. Par exemple pour Citroën, il existe une page où on rentre le VIN de son véhicule pour savoir s’il est concerné par une campagne de rappel.

Le numéro de série (VIN), visible sur la carte grise ou à la base du pare-brise côté conducteur (un rappel) est frappé à froid sur le châssis. Toutefois, il est souvent plus facile d’accéder à la copie à la base du pare-brise.

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Honda active son développement électrique en Inde

23 mars 2026 à 10:39
Honda 0 α sur les routes indiennes

Honda repense sa stratégie électrique. Dans un contexte de résultats financiers en baisse, la marque met un coup de freins sur plusieurs véhicules électriques, les gros modèles « O series » Honda et Acura RSX. Comme annoncé par le constructeur, l’Inde sera un pays clef du développement de ses véhicules électriques. Avec des modèles plus compactes, dont la « 0 α » fait partie, à même de répondre à une demande plus large.

 La Honda 0 α sur les routes indiennes

La Honda 0 α, révélée au Tokyo Mobility Show en octobre dernier, s’apprête à faire ses premiers tests sur les routes indiennes. Une façon pour Honda de réaffirmer son engagement dans l’électrique. Car si la marque traverse une période difficile en Chine, et a coupé une grosse branche électrique aux États Unis, elle n’a pas pour autant abandonné sa vision à moyen et long terme. Alors que les modèles électriques conçus en Chine donnent des résultats décevants, Honda compte faire de l’Inde un pays clef dans le développement de ses futurs modèles électrifiés. Au premier rang duquel la 0 serie  α .
Pour mémoire, le projet 0 series s’attaque en priorité au poids du véhicule. Le châssis est allége de 100 kilos, comparé aux standards actuels. Pour cela, la plateforme est amincie. Elle héberge des batteries permettant une autonomie de 480 kilomètres à minima. La structure peut accueillir un ou deux moteurs 40% plus compacts, entrainant 2 ou 4 roues.  La puissance de chaque moteur peut aller jusqu’à 180 kW, soit près de 250cv. Le prototype vient d’être engagé sur les routes d’Inde. Les conditions de test y sont réputées parmi les plus difficiles au monde. Chaleur et humidité, réseau routier aussi mauvais état que saturé, on a coutume de dire qu’une voiture qui résiste en Inde ne craint rien ailleurs.

Via Honda India

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