Vue normale

24 Heures du Mans 2026 : Cadillac en pole position, sauf que non, c’est BMW !

11 juin 2026 à 21:10

Comme l’an dernier, Cadillac se hisse tout en haut de la feuille des temps de l’Hyperpole pour 5 petits millièmes sur une des BMW et 5 dixièmes sur une autre Cadillac. Sauf que c’était sans compter sur un rebondissement après le drapeau à damier !

L’hyperpole Hypercar se déroule en deux courtes sessions. La première se déroule à 15 voitures et vise à éliminer 5 bolides. Sur cette séance, Charles Milesi place l’Alpine en tête, comme Habsburg hier en qualif. On pense alors possible une pole pour les bleus, pour la dernière apparition officielle dans la Sarthe.

Surtout, cette 1e séance d’hyperpole a éliminé les deux Toyota ! 14 et 15e, ce n’est pas la joie dans le camps des Japonais. On peut toujours penser que Toyota vise la course, mais être à 6 dixièmes du passage en séance #2 c’est énorme. Sont éliminés en même temps : L’Aston Martin 007, la Ferrari 50, l’Alpine 36 et donc les deux Toyota.

Lors de la deuxième séance d’Hyperpole, BMW pensait avoir décroché la timbale, mais dans un dernier effort, le dernier tour, Jack Aitken signe un 3:22.559 soit 5 petits millièmes devant la BMW #15 du WRT et la Cadillac #12. A noter que l’Alpine a tourné six dixièmes moins vite dans cette deuxième séance.

Sauf que quelques minutes après le drapeau à damier, la Cadillac #38 a pris une pénalité (temps annulé). Déclassée en fin de classement de cette deuxième séance Hyperpole #2. De 1er à 10e, les montagnes russes émotionnelles ! Résultat, c’est la BMW #15 qui signe la pole et partira en tête.

Chez Genesis Magma Racing, on a le sourire avec une belle 6e place.

History made. ⚡
Congratulations to @BMWMotorsport on taking its maiden Hypercar pole position with an incredible 3:22.564!" 🏁🔥🚀#LeMans24 #WEC #BMWMotorsport #WRT pic.twitter.com/TrWUjW2ElN

— 24 Hours of Le Mans (@24hoursoflemans) June 11, 2026

Classement de l’Hyperpole #2 Hypercar

Pos.TeamBest lap
1#15BMW M TEAM WRT3:22.564
2#12CADILLAC HERTZ TEAM JOTA3:23.078
3#35ALPINE ENDURANCE TEAM3:23.620
4#20BMW M TEAM WRT3:23.764
5#101CADILLAC WTR3:23.778
6#19GENESIS MAGMA RACING3:23.823
7#009ASTON MARTIN THOR TEAM3:24.729
8#51FERRARI AF CORSE3:25.081
9#17GENESIS MAGMA RACING3:26.116
10#38CADILLAC HERTZ TEAM JOTA3:26.865

En LMP2, la pole a été signée par Esteban Masson pour le Forestier Racing by Panis. Cocorico. Bon, la voiture a une pénalité de 1 place pour avoir gêné un concurrent hier en qualification. Mais la pole reste, ils partiront 2e. Résultat, c’est la #28 d’Idec Sport qui récupèrera la première place. Jack Doohan (ex F1) et le Nielsen Racing sont 3e. Doriane Pin a vu son coéquipier Julien Andlauer ne pas pouvoir faire mieux que la 6e place.

En LM-GT3, Aston Martin signe la pole avec le Heart of Racing devant Ferrari et deux Lexus. BMW place deux voitures en 4 et 5e place. La première Porsche est 9e, la première Ford 10e. Une édition compliquée pour Porsche et Ford ? Mais la course est longue, très longue.

Classement de l’Hyperpole #2 LMP2

Pos.TeamBest lap
1#29FORESTIER RACING BY PANIS3:32.855
2#28IDEC SPORT3:33.242
3#24NIELSEN RACING3:33.510
4#43INTER EUROPOL COMPETITION3:33.578
5#4CROWDSTRIKE RACING BY APR3:33.628
6#30DUQUEINE TEAM3:33.702
7#14TDS RACING3:33.715
8#99AO BY TF3:34.280
9#183AF CORSE3:34.692
10#343INTER EUROPOL COMPETITION3:35.038

Classement de l’Hyperpole #2 LM-GT3

Pos.TeamBest lap
1#27HEART OF RACING TEAM3:52.433
2#21VISTA AF CORSE3:53.412
3#87AKKODIS ASP TEAM3:53.614
4#78AKKODIS ASP TEAM3:53.869
5#32TEAM WRT3:54.401
6#69TEAM WRT3:54.655
7#74KESSEL RACING3:54.677
8#23HEART OF RACING TEAM3:54.888
9#91MANTHEY DK ENGINEERING3:55.610
10#77PROTON COMPETITION3:55.666

Grille provisoire des 24 Heures du Mans 2026

Pos.TeamCatégorie
1#15BMW M TEAM WRTHypercar
2#12CADILLAC HERTZ TEAM JOTAHypercar
3#35ALPINE ENDURANCE TEAMHypercar
4#20BMW M TEAM WRTHypercar
5#101CADILLAC WTRHypercar
6#19GENESIS MAGMA RACINGHypercar
7#009ASTON MARTIN THOR TEAMHypercar
8#51FERRARI AF CORSEHypercar
9#17GENESIS MAGMA RACINGHypercar
10#38CADILLAC HERTZ TEAM JOTAHypercar
11#007ASTON MARTIN THOR TEAMHypercar
12#50FERRARI AF CORSEHypercar
13#36ALPINE ENDURANCE TEAMHypercar
14#7TOYOTA RACINGHypercar
15#8TOYOTA RACINGHypercar
16#93PEUGEOT TOTALENERGIESHypercar
17#83AF CORSEHypercar
18#94PEUGEOT TOTALENERGIESHypercar
19#29FORESTIER RACING BY PANISLMP2
20#28IDEC SPORTLMP2
21#24NIELSEN RACINGLMP2
22#43INTER EUROPOL COMPETITIONLMP2
23#4CROWDSTRIKE RACING BY APRLMP2
24#30DUQUEINE TEAMLMP2
25#14TDS RACINGLMP2
26#99AO BY TFLMP2
27#183AF CORSELMP2
28#343INTER EUROPOL COMPETITIONLMP2
29#22UNITED AUTOSPORTSLMP2
30#222UNITED AUTOSPORTSLMP2
31#26VECTOR SPORTLMP2
32#37CLX MOTORSPORTLMP2
33#9PROTON COMPETITIONLMP2
34#44PROTON COMPETITIONLMP2
35#25ALGARVE PRO RACINGLMP2
36#48RD LIMITEDLMP2
37#3DKR ENGINEERINGLMP2
38#27HEART OF RACING TEAMLM-GT3
39#21VISTA AF CORSELM-GT3
40#87AKKODIS ASP TEAMLM-GT3
41#78AKKODIS ASP TEAMLM-GT3
42#32TEAM WRTLM-GT3
43#69TEAM WRTLM-GT3
44#74KESSEL RACINGLM-GT3
45#23HEART OF RACING TEAMLM-GT3
46#91MANTHEY DK ENGINEERINGLM-GT3
47#77PROTON COMPETITIONLM-GT3
48#88PROTON COMPETITIONLM-GT3
49#62TEAM QATAR BY IRON LYNXLM-GT3
50#61IRON LYNXLM-GT3
51#54VISTA AF CORSELM-GT3
52#92THE BEND MANTHEYLM-GT3
53#10GARAGE 59LM-GT3
54#33TF SPORTLM-GT3
55#79IRON LYNXLM-GT3
56#150RICHARD MILLE AF CORSELM-GT3
57#57KESSEL RACINGLM-GT3
58#59RACING SPIRIT OF LEMANLM-GT3
59#58GARAGE 59LM-GT3
60#2TF SPORTLM-GT3
61#1313 AUTOSPORTLM-GT3
62#34RACING TEAM TURKEY BY TFLM-GT3

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Tennis & Automobile: Entrevue avec Felix Auger-Aliassime

11 juin 2026 à 14:44

Avec son revers tranchant et sa vista tactique hors du commun, Félix Auger-Aliassime s’est imposé comme l’un des meilleurs joueurs de tennis au monde. Le Canadien d’origine togolaise, né le 8 août 2000, pointe aujourd’hui au 4e rang mondial ATP — son meilleur classement en carrière —, après un remarquable parcours jusqu’en quarts de finale à Roland-Garros 2026. C’est justement en marge de cette édition que Polestar, partenaire automobile du joueur, nous a permis de le rencontrer pour évoquer avec lui sa relation à l’automobile, à la vitesse et à la mobilité électrique. Et si le tennis n’est pas notre terrain habituel, il faut bien admettre que sur LeBlogAuto.com, on n’est pas insensibles à la petite balle jaune — comme en témoignent nos autres articles consacrés au tennis et à ses liens avec l’automobile.

Version longue:

Version courte:

Version retranscription corrigée :


[00:26] C’est drôle parce que j’ai d’abord commencé le permis alors que je vivais encore au Canada. J’avais 17 ans quand j’ai commencé à faire les cours de théorie et de code. Ensuite, j’ai déménagé à Monaco pour le tennis. Et en arrivant là-bas, je vois toutes les belles voitures à Monaco, ça me donne encore plus envie d’avoir le permis. Et j’ai dû refaire le permis en arrivant à Monaco.

[00:43] Je l’ai seulement eu à 22 ans. Donc j’ai passé le code à 22 ans. Je n’arrivais pas à trouver le moment pour passer le code entre tous les tournois. Et une année, j’étais blessé. Donc j’ai passé deux mois chez moi.

[00:59] Et j’ai pu passer le code, passer le permis, et ça s’est très très bien passé. Le code est plus difficile en France qu’au Canada, donc j’ai souffert un peu. Mais au final, tout s’est bien passé.

[01:09] Est-ce que le sport automobile t’attire ?

[01:12] Le sport en général, oui. Donc le sport automobile en fait partie. Et c’est vrai qu’avec les années, je suis très curieux sur différents aspects du sport et du sport automobile. C’est vrai qu’en étant à Monaco, avec ce Grand Prix de Monaco qui est historique, on en parle beaucoup là-bas, il y a beaucoup d’intérêt. Il y a des pilotes de Formule 1 aussi qui vivent à Monaco, avec qui j’ai pu échanger, à la salle de gym ou ailleurs, dans un café.

[01:40] Donc c’est vrai que mon intérêt, depuis mon départ du Canada, a grandi pour le sport automobile, et j’ai beaucoup, beaucoup de respect pour ce qu’ils font, pour leur talent, pour le risque qu’ils prennent aussi tous les jours quand ils vont concourir. On n’a pas vraiment la même chose au tennis. Évidemment, il y a la pression de la victoire et de la défaite, mais il n’y a pas ce risque où on met notre vie en jeu. Donc j’ai énormément de respect pour ça.

[02:08] Tu en as parlé un petit peu, mais peut-être qu’on peut y revenir en quelques mots. Quel parallèle vois-tu entre ton art et la compétition automobile, que ce soit au niveau de la préparation physique…

[02:19] Je pense que c’est le souci du détail. Je pense que ça, ça se retrouve dans les deux sports, dans plusieurs sports d’ailleurs. Évidemment, en Formule 1, il y a encore plus de détails. Il y a la mécanique, la technique. Il y a une équipe qui est encore beaucoup plus grande que la nôtre au tennis.

[02:43] Ça n’a rien à voir avec tous les gens qui sont impliqués dans la performance du sportif lui-même et dans la victoire. Mais je pense qu’au tennis, les choses ont beaucoup évolué dans les 20 dernières années grâce à de grands champions qui sont passés avant moi. Et maintenant, il y a un très grand souci du détail. Tout le monde a des équipes qui s’élargissent et tout le monde essaie d’être le plus professionnel possible. Donc je pense que c’est un peu ce qui lie les deux sports : le souci du perfectionnisme dans son art.

[03:07] D’accord. Alors, on va passer à un côté un peu plus lifestyle, un peu plus usage, on va dire. Quelle serait la voiture idéale pour accompagner ta vie nomade ?

[03:16] J’ai souvent beaucoup de bagages, donc un SUV. Mais c’est sûr que… Non, une voiture qui a de l’espace. Après, il y a plusieurs modèles, mais aujourd’hui je suis partenaire de Polestar, et toutes leurs voitures, que ce soit la Polestar 3 ou la Polestar 4 — je n’ai pas encore eu la chance d’essayer la Polestar 5 —, ce sont des voitures qui ont quand même beaucoup d’espace à l’arrière. En fait, je suis rarement seul dans ma voiture. Il y a toujours soit ma famille, soit mon entraîneur, mon préparateur physique, mon kiné.

[03:46] On est souvent avec tous les bagages derrière et la voiture est souvent pleine. Une voiture pratique pour ma vie, ce serait une voiture spacieuse.

[03:58] Qu’est-ce que tu as ressenti la première fois que tu as pris le volant d’une Polestar ?

[04:03] Le plaisir de conduire, tout simplement. À quel point c’était facile, et juste ce plaisir de se sentir très à l’aise dans une voiture qui a un très beau design, mais qui est en même temps performante. C’est une voiture électrique très performante, donc j’ai pris du plaisir. Je l’ai conduite pour la première fois aux États-Unis, en Californie, sur de grandes routes où il y a de l’espace, donc j’ai pu tester un peu la voiture, et c’est vrai que la performance est très agréable.

[04:35] Au-delà du partenariat, penses-tu que la voiture électrique est la solution pour la transition énergétique ?

[04:43] C’est certainement une des solutions. Je pense qu’on en voit de plus en plus et on voit les marques se tourner de plus en plus vers ça. Après, ça dépend de notre style de vie. Je suis vraiment conscient que pour certaines personnes, c’est plus contraignant. Pour moi, vivre à Monaco où il y a des bornes de recharge — la ville a fait en sorte qu’il y en ait des gratuites, avec un accès facile — et où l’on est en ville, c’est beaucoup plus facile.

[05:12] Il y a ma mère qui vit au Canada, à Montréal : les gens sont très consciencieux de ça, et maintenant le gouvernement a facilité le virage vers les voitures électriques et tout est vraiment mis en place pour ça. Donc oui, je pense que pour une vie urbaine, c’est l’idéal.

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Pénurie de puces : pression sur l’auto et les prix

11 juin 2026 à 14:23

La pénurie de puces mémoire liée à l’IA menace les chaînes d’approvisionnement et pourrait faire grimper les prix dans l’automobile.

La pénurie mondiale de puces mémoire s’impose désormais comme un facteur de tension majeur pour l’industrie automobile, les détaillants et l’ensemble des chaînes d’approvisionnement technologiques. Selon plusieurs groupes industriels américains, cette situation pourrait entraîner une hausse significative et durable des prix des biens de consommation, tout en perturbant la production de secteurs clés comme l’automobile, l’électronique ou les équipements médicaux. Dans un contexte de demande croissante pour les infrastructures d’intelligence artificielle, la réallocation des capacités de production de semi-conducteurs accentue les déséquilibres du marché.

Les organisations professionnelles représentant les constructeurs automobiles, les distributeurs et les entreprises technologiques alertent sur un déséquilibre urgent du marché des puces mémoire. Dans une lettre adressée aux départements du Trésor et du Commerce aux États-Unis, elles soulignent que cette tension pourrait provoquer des augmentations de prix importantes et prolongées, affectant directement les ménages et fragilisant les chaînes d’approvisionnement critiques. L’industrie automobile est particulièrement exposée, dans la mesure où les véhicules modernes dépendent de plus en plus de composants électroniques et de systèmes embarqués avancés.

Une pression croissante liée à l’intelligence artificielle

La montée en puissance de l’intelligence artificielle constitue l’un des principaux moteurs de cette pénurie. Les centres de données consomment désormais une part importante de la capacité mondiale de production de puces mémoire, entraînant une réduction de l’offre disponible pour les autres industries. Cette réorientation industrielle a provoqué une augmentation sans précédent des prix des semi-conducteurs, selon les groupes signataires de la lettre.

Les conséquences se font déjà sentir sur plusieurs segments industriels. Les coûts de production augmentent dans les secteurs de l’électronique grand public, des infrastructures de télécommunications et de la fabrication de biens technologiques. Cette pression se répercute également sur les chaînes logistiques, où les délais d’approvisionnement s’allongent et où la disponibilité des composants devient plus incertaine.

Dans le secteur automobile, cette dépendance aux puces mémoire est particulièrement critique. Les véhicules récents intègrent des systèmes de conduite assistée, des interfaces numériques avancées et des dispositifs de gestion électronique de la performance. Cette évolution technologique rend les constructeurs automobiles plus vulnérables aux fluctuations du marché des semi-conducteurs, en particulier dans un contexte de forte demande mondiale.

Un impact direct sur l’automobile et les chaînes de production

Les groupes industriels américains alertent sur les risques pesant sur la production et la disponibilité des véhicules. L’augmentation des coûts des puces mémoire pourrait se traduire par une hausse des prix des voitures neuves, mais aussi par des tensions sur les chaînes de fabrication et d’assemblage. L’industrie automobile, déjà confrontée à des transformations structurelles liées à l’électrification et à la numérisation, doit désormais composer avec un facteur supplémentaire d’instabilité.

Par ailleurs, les impacts ne se limitent pas à l’automobile. Les dispositifs médicaux, les équipements électroniques et les infrastructures numériques sont également touchés par la hausse des coûts et la réduction de l’offre. Les groupes signataires de la lettre, parmi lesquels figurent des associations représentant les secteurs de l’automobile, de la distribution et des télécommunications, estiment que les effets de cette pénurie sont déjà visibles et pourraient s’aggraver rapidement sans intervention corrective.

Les autorités américaines ont déjà investi des milliards de dollars pour soutenir la production nationale de semi-conducteurs, notamment auprès de fabricants majeurs du secteur. Malgré ces efforts, la pression sur la chaîne d’approvisionnement mondiale reste élevée, alimentée par la concurrence entre les industries pour l’accès aux capacités de production limitées.

Une fragilité structurelle des chaînes d’approvisionnement

Au-delà de la conjoncture actuelle, cette crise met en évidence la dépendance structurelle des industries modernes aux puces mémoire. La réorientation des capacités de production vers les applications liées à l’intelligence artificielle modifie profondément l’équilibre du marché mondial des semi-conducteurs. Cette évolution réduit la disponibilité des composants destinés aux biens de consommation traditionnels, notamment les véhicules d’entrée et de milieu de gamme.

Les fabricants de smartphones sont également touchés, avec des prévisions de contraction significative du marché mondial. Les modèles d’entrée de gamme sont particulièrement affectés, en raison de la réallocation des capacités vers les puces à forte valeur ajoutée destinées aux applications d’IA. Cette tendance illustre une transformation plus large du secteur technologique, où la hiérarchisation des usages influence directement les chaînes de production.

Dans ce contexte, l’industrie automobile apparaît comme l’un des secteurs les plus exposés à ces déséquilibres. La complexification des véhicules et l’intégration croissante de technologies numériques renforcent la dépendance aux semi-conducteurs, faisant de la stabilité de leur approvisionnement un enjeu stratégique pour l’ensemble de la filière.

Notre avis, par leblogauto.com

La pénurie de puces mémoire met en lumière la dépendance croissante de l’industrie automobile aux composants électroniques. L’impact de l’IA sur la réallocation des capacités de production accentue les tensions sur les chaînes d’approvisionnement. Les constructeurs automobiles restent particulièrement vulnérables en raison de la montée en complexité des véhicules. Cette situation pourrait durablement influencer les coûts et les stratégies industrielles du secteur.

Crédit illustration : toyotaofnorthcharlotte.

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Tesla en Europe : forte reprise des immatriculations

11 juin 2026 à 12:12

Les immatriculations de Tesla bondissent en Europe en mai, portées par la reprise du marché des véhicules électriques et la demande régionale.

Les immatriculations de véhicules Tesla ont fortement progressé en mai sur plusieurs marchés européens, confirmant une reprise des ventes du constructeur américain de véhicules électriques. Considérées comme un indicateur direct des ventes, ces immatriculations traduisent une dynamique de redressement dans un contexte de croissance globale du marché des véhicules électriques en Europe, où la demande reste soutenue par les politiques publiques, les subventions et la hausse des coûts des carburants.

Les données issues de différents organismes nationaux et associations professionnelles montrent des évolutions particulièrement marquées selon les pays. En France, les immatriculations de Tesla ont bondi de 655 % pour atteindre 5 446 véhicules, tandis qu’en Norvège elles ont progressé de 29 % pour s’établir à 3 345 unités. Ces performances confirment la solidité de la demande sur les marchés nordiques et occidentaux, où les véhicules électriques bénéficient d’un environnement réglementaire et économique favorable.

Une reprise tirée par plusieurs marchés européens

La dynamique de reprise ne se limite pas aux grands marchés traditionnels. D’autres pays européens enregistrent également des hausses significatives. Au Danemark, les immatriculations ont progressé de 136 % pour atteindre 1 750 véhicules, tandis qu’en Espagne elles ont augmenté de 113 % pour 1 690 unités. Le Portugal affiche une hausse de 349 % avec 1 463 véhicules, et la Suède enregistre une progression de 71 % à 858 unités.

Ces chiffres illustrent une reprise géographiquement large, bien que contrastée selon les niveaux de maturité des marchés automobiles locaux. L’Europe apparaît ainsi comme un ensemble hétérogène, où les dynamiques de transition vers les véhicules électriques varient selon les politiques nationales, les infrastructures de recharge et les habitudes de consommation automobile.

Dans le même temps, les immatriculations de véhicules électrifiés en Europe ont progressé d’environ 21 % en avril par rapport à l’année précédente, représentant plus des deux tiers des ventes totales sur certains segments. Cette évolution confirme la transformation structurelle du marché automobile européen vers des motorisations plus propres et technologiquement avancées.

Des performances contrastées selon les pays

Malgré cette tendance positive, les performances de Tesla ne sont pas uniformes sur l’ensemble du continent. En Italie, les immatriculations ont reculé de 23,5 % pour atteindre 654 véhicules. Toutefois, sur les cinq premiers mois de l’année, le constructeur enregistre encore une progression supérieure à 15 %, indiquant une tendance de fond plus favorable malgré des fluctuations mensuelles.

Cette hétérogénéité reflète la complexité du marché automobile européen, où la demande pour les véhicules électriques dépend fortement de facteurs locaux tels que les incitations fiscales, le pouvoir d’achat, la disponibilité des modèles et la maturité des infrastructures de recharge.

Les analystes soulignent néanmoins que la croissance globale du marché des véhicules électriques en Europe joue un rôle clé dans la reprise des ventes de Tesla. L’adoption accélérée dans les pays nordiques, notamment en Scandinavie, ainsi qu’un effet de rattrapage dans des marchés comme l’Espagne, contribuent à soutenir la demande.

Une position concurrentielle sous pression en Europe

Malgré cette reprise, la position de Tesla en Europe reste sous pression. Le constructeur, bien que toujours leader en termes de capitalisation boursière mondiale, a perdu près de la moitié de sa part de marché européenne en 2025. Cette évolution s’explique par plusieurs facteurs, notamment la montée en puissance des constructeurs chinois, un renouvellement limité de la gamme de modèles et certains éléments liés à l’image du dirigeant Elon Musk.

Dans ce contexte concurrentiel, la stratégie de prix et les capacités de production de Tesla restent des leviers essentiels. Le Model Y est particulièrement mis en avant comme un moteur de croissance, notamment sur le segment des SUV électriques. Il combine autonomie, positionnement tarifaire et attractivité, répondant à une demande où la sensibilité au prix reste élevée.

Les marchés britannique et allemand, deux des plus importants en Europe, devraient publier prochainement leurs données d’immatriculations, ce qui permettra d’affiner l’analyse de la tendance globale.

Notre avis, par leblogauto.com

La reprise des immatriculations de Tesla en Europe traduit un redressement réel mais encore inégal selon les marchés. Les fortes variations nationales montrent un marché fragmenté et sensible aux politiques locales. La croissance globale des véhicules électriques soutient mécaniquement les performances du constructeur. Toutefois, la pression concurrentielle en Europe reste un facteur déterminant pour la suite de sa trajectoire commerciale.

Crédit illustration : Tesla.

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Et si les mots “car” et “horse” avaient la même origine ? Une étonnante histoire linguistique liée à l’automobile

11 juin 2026 à 10:36

Une idée surprenante : la voiture et le cheval, plus proches qu’on ne le pense ?

À première vue, tout oppose une voiture moderne et un cheval. L’un est une machine, l’autre un animal. L’un roule à l’électricité ou au carburant, l’autre court sur ses quatre jambes. Les automobiles ont remplacé la traction animale.

Et pourtant, une hypothèse linguistique fascinante suggère que les mots anglais “car” et “horse” pourraient remonter, très loin dans le passé, à une racine commune liée à l’idée de mouvement et de course.

Une idée surprenante… mais pas totalement fantaisiste.

Le mot “car” : un héritage ancien bien établi

Le mot car en anglais vient – comme souvent – d’un long voyage à travers les langues :

  • latin carrus (char, chariot)
  • emprunté au gaulois karros
  • issu d’une racine celtique ancienne

Cette racine aurait désigné un véhicule à roues, à une époque où la roue était une innovation majeure.

On retrouve encore cet héritage aujourd’hui dans des mots comme :

  • carrosse
  • chariot
  • char
  • carriage

Dans ce cas, la filiation est globalement bien acceptée par les linguistes. Cette racine a donné différentes versions selon les langues comme carro en espagnol, ou carrozza (qui désigne les voitures de train également) en italien.

Le mystère du mot “horse”

Le cas de horse est plus complexe.

Le mot anglais vient du vieil anglais hors, lui-même issu des langues germaniques anciennes (hross, hrussą). Mais son origine plus profonde reste discutée.

Une hypothèse propose qu’il puisse remonter, lui aussi, à une très ancienne racine indo-européenne associée à l’idée de course ou de mouvement rapide.

Dans ce scénario, le cheval serait littéralement perçu comme “celui qui court”.

Une racine commune hypothétique : l’idée de “courir”

Certains linguistes ont proposé une racine très ancienne reconstruite, souvent notée ḱers- ou ḱr̥sós, liée à l’idée de courir ou de se déplacer rapidement.

À partir de là, deux évolutions possibles auraient pu émerger :

  • Dans les langues celtiques, au sud :
    karros > véhicules à roues > car
  • Dans les langues germaniques, au nord :
    formes anciennes du type hross > horse

Ainsi, dans cette lecture, la voiture et le cheval partageraient une origine conceptuelle commune : celle du mouvement rapide, de ce qui “fait avancer”.

Une hypothèse séduisante… mais débattue

Attention toutefois : cette idée n’est pas un consensus scientifique.

  • L’étymologie de car est assez solide.
  • Celle de horse reste discutée.
  • Le lien entre les deux dépend d’une reconstruction très ancienne du proto-indo-européen, donc partiellement spéculative.

En linguistique, plus on remonte dans le temps, plus les certitudes diminuent.

Le clin d’œil de l’histoire : du cheval à la voiture

Même si leur origine commune reste incertaine, le lien symbolique est indéniable :

  • Pendant des millénaires, les véhicules étaient tirés par des chevaux.
  • La puissance des voitures modernes s’exprime encore en “chevaux-vapeur” (horsepower).
  • Et aujourd’hui, le mot “car” désigne ce qui a remplacé le cheval dans le transport quotidien.
  • Certains constructeurs ou voitures ont un cheval pour logo

Comme si la langue avait gardé la trace d’une transition technologique majeure de l’humanité.

En résumé

Alors, “car” et “horse” ont-ils la même origine ?

Peut-être… indirectement, dans une très ancienne couche de langues indo-européennes où tout ce qui se déplace vite pouvait être conceptualisé de manière proche. En tout cas, on aime à croire que c’est vrai.

Mais ce qui est sûr, c’est que leur histoire raconte quelque chose de fascinant : celle du passage du cheval à la voiture, et de la façon dont les mots gardent parfois la mémoire des révolutions humaines.

Quant à voiture, il vient du latin vectura forme passée de vehere, porter, transporter. Là encore, la linguistique est fascinante puisqu’à l’origine, cela pouvait désigner le prix du transport, mais aussi la charge transportée.

Vehere a donné également véhicule. Ainsi, on pouvait parler de « voiture » pour des marchandises transportées sur n’importe quel véhicule. Véhicule, voiture, vecteur, etc. Là encore en passant par le proto-germain wagan, vehere donnera wagen, la voiture ou le chariot en allemand, qui finira par donner wagon.

Là encore d’une même racine, une foultitude de mots seront créés finissant par désigner des choses différentes. Pour vous convaincre, le fréquentatif de vehere est vexare qui signifiait secouer, balloter et a donné en français : vexer. Véhément aussi dériver de vehere. Décidément !

Note

L’illustration est un détail d’une oeuvre de Victor Adam appartenant au Musée du Carnavalet, Histoire de Paris et dans le domaine public. Voir ici.

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Nouvel Audi Q7 : la troisième génération du SUV arrive avec jusqu’à 7 places et un V6 diesel électrifié

11 juin 2026 à 08:29

Le grand SUV d’Audi se renouvelle. La troisième génération de l’Audi Q7 mise sur un habitacle modulable, de nouvelles technologies d’éclairage et un moteur V6 diesel associé à une hybridation légère. Les commandes ouvrent en Allemagne dès juin 2026, avec des livraisons prévues en septembre.

Audi lance la troisième génération du Q7

Audi dévoile la troisième génération du Q7, son grand SUV lancé en 2005. Ce nouveau modèle conserve une configuration familiale et polyvalente, avec un choix de cinq, six ou sept places selon les versions.

Le constructeur met en avant une silhouette marquée par de larges proportions, une ligne de caisse haute et une face avant intégrant la calandre Singleframe.

Mais, entre nous, que penser de l’évolution des faces avant des Audi qui d’une élégance discrète passent de plus en plus à l’outrance ? Audi n’est pas le seul constructeur à le faire et les concurrents comme BMW ou Mercedes le font également.

Un look agressif

Ici, on a des feux éclatés en deux parties. La partie diurne est haute, à la limite du capot très horizontal. Les feux proprement dit sont intégrés dans les fausses prises d’air latérale de par et d’autre de l’immense et béante calandre. Cela tranche avec la nouvelle R8 alias l’Audi Nuvolari et son étroite calandre.

A l’arrière aussi, on joue le trop-plein. Les feux sont de forme complexe et liés par un bandeau lumineux. Comme c’est la mode (et comme c’est autorisé maintenant) le logo passe au lumineux rouge à l’arrière. Cet arrière a déjà été vu sur l’A6 ou d’autres production d’Audi. Mais ici, il casse la ligne rondouillarde rassurante du Q7.

En bref, on a l’impression qu’il faut que le look fasse agressif ou « pousse-toi de là que je m’y mette« . Attention à ne pas tomber dans la carricature.

Jusqu’à sept places et un nouvel aménagement intérieur

De série, le nouveau Q7 est proposé en configuration cinq places. Pour la première fois, deux sièges individuels peuvent être installés au deuxième rang. Associés à deux sièges supplémentaires au troisième rang, ils permettent de créer une version six places.

La configuration sept places reste également disponible. Audi précise qu’elle permet l’installation de trois sièges enfants.

Tous les sièges sont réglables électriquement. Parmi les nouveautés figure également un grand toit panoramique éclairé avec transparence modulable sur les versions les mieux équipées. Oui, ce toit panoramique qui peut s’obscurcir à la demande (classique désormais) en 9 segments séparés peut aussi servir d’éclairage la nuit. Et en plus il s’ouvre !

Un coffre pouvant atteindre 2 075 litres

Le Q7 cinq places dispose d’un volume de coffre pouvant atteindre 806 litres. Une fois la deuxième rangée rabattue, la capacité maximale atteint 2 075 litres.

La version sept places offre jusqu’à 722 litres derrière la deuxième rangée et jusqu’à 1 980 litres une fois les sièges arrière repliés.

La nouvelle console centrale accueille notamment un espace de recharge sans fil compatible Qi2.2 pour deux smartphones ainsi que de grands porte-gobelets.

Des technologies d’éclairage enrichies

Le SUV peut recevoir des projecteurs Digital Matrix LED utilisant des modules micro-LED. À l’arrière, les feux numériques OLED de troisième génération intègrent notamment une fonction de communication lumineuse.

Audi annonce jusqu’à huit signatures lumineuses numériques différentes pour les projecteurs et les feux arrière. Sans les écrans, il pourrait presque être sobre cet intérieur. Certains adorent les salles de cinéma roulantes, d’autres aimeraient un retour à plus de sobriété OLED. Surtout que l’on ne sait pas ce que ces écrans donneront dans 10, 15, 20 ans…

Le constructeur ajoute également une projection lumineuse au niveau des portes avant ainsi que des fonctions liées aux aides à la conduite. Certaines informations peuvent être projetées dans le champ de vision du conducteur grâce aux systèmes d’éclairage.

Un clignotant projeté au sol fait également son apparition pour signaler aux autres usagers un changement de direction ou de voie. On est à deux doigts d’apposer les panneaux « Attention angles morts » comme sur les camions.

Aides à la conduite et nouvelles fonctions de stationnement

Le nouveau Q7 peut être – évidemment – équipé de moult systèmes d’assistance à la conduite.

L’assistant de conduite adaptatif plus prend en charge certaines fonctions d’accélération, de freinage, de maintien de la vitesse, de la distance de sécurité et du centrage dans la voie. Ce n’est pas une conduite autonome mais « autonomisée ».

Le véhicule dispose aussi d’une fonction permettant d’enregistrer des manœuvres de stationnement personnalisées. Une aide à la marche arrière est également proposée pour faciliter les sorties d’impasses ou de passages étroits.

Un V6 diesel de 245 ou 299 ch avec technologie MHEV plus

Au lancement, le nouveau Q7 est uniquement proposé avec un moteur diesel V6 3.0 litres.

Deux niveaux de puissance sont disponibles :

  • 245 ch (180 kW) et 500 Nm de couple ;
  • 299 ch (220 kW) et 630 Nm de couple.

Ce moteur est associé à la technologie MHEV plus. Un générateur de chaîne cinématique peut apporter jusqu’à 24 ch supplémentaires (18 kW) de manière temporaire.

Le moteur reçoit également un compresseur électrique destiné à améliorer la réactivité au démarrage. Ce compresseur monte à 90 000 tours/min en 250 ms ! Entre l’électrique et ce compresseur électrique, le couple au démarrage promet de laisser pas mal de traces de pneus (et de particules fines…).

La transmission automatique Tiptronic à huit rapports et la transmission intégrale permanente quattro sont livrées de série. Côté coffre, en configuration 5 places, c’est 806 litres de volume et jusqu’à 2 075 litres banquette rabattue. Et en sept places, cela va de 722 à 1 980 litres. Largement de quoi aller à la déchetterie.

Commercialisation à partir de juin 2026

Comme les deux générations précédentes, le nouveau Q7 est produit à Bratislava.

Les commandes ouvriront en Allemagne à partir de juin 2026. Les premières livraisons sont prévues en septembre.

En France, seul le TDI 220 kW sera disponible à partir de 99 150 euros. On n’a pas les chiffres d’homologation WLTP mais ils devraient être suffisamment hauts pour écoper du malus CO2 maximal soit 80 000 € cette année et 90 000 € en 2027. Sans compter le malus au poids.

Audi Q7 mk1 type 4L

Notre avis, par leblogauto.com

Vous l’aurez devinez, nous ne sommes pas forcément fans de cette agressivité de plus en plus marquée des véhicules, et des SUV en particulier. On en vient à regretter le premier Q7 bien plus rond et discret malgré sa taille.

Bon, ici, il y a de fortes chances qu’on en croise peu en France, quelques uns en Allemagne, et sans doute plus en Amérique du Nord où son format fait un malheur. A noter tout de même la motorisation purement Diesel dans un premier temps…

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Trump s’immisce dans le débat sur le droit à la réparation auto

11 juin 2026 à 06:22

Trump a rencontré GM, Ford et des lobbies automobiles pour débattre du droit à la réparation des véhicules aux États-Unis.

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi 4 juin 2026 avoir réuni dans la journée de hauts responsables de l’industrie automobile américaine pour évoquer l’épineux débat législatif autour du « droit à la réparation ». Une rencontre au sommet qui illustre les tensions persistantes entre constructeurs, concessionnaires et ateliers indépendants autour de l’accès aux données techniques des véhicules modernes.

Une réunion au sommet avec les géants de l’automobile

Parmi les participants figuraient Mary Barra, PDG de General Motors, Andrew Frick, cadre supérieur de Ford Motor, ainsi que des représentants de la National Automobile Dealers Association et de l’Alliance for Automotive Innovation. Le sénateur républicain Bernie Moreno, ancien concessionnaire automobile, était également présent. Ford a confirmé sa participation à la réunion, tandis que les groupes automobiles ont refusé de commenter. General Motors n’a pas répondu aux demandes de prise de parole.

Prenant la parole à l’issue de la rencontre, Trump a affiché une certaine perplexité face à la position des constructeurs : « Ils ne veulent pas que les gens réparent leur voiture. J’ai dit : c’est étrange ! Ils ont une règle : personne n’est autorisé à réparer leur voiture. »

Un marché de 200 milliards de dollars au cœur des tensions

Le secteur de l’entretien et de la réparation automobile représente environ 200 milliards de dollars par an aux États-Unis. Depuis des années, les constructeurs s’opposent aux ateliers de réparation indépendants sur la question de l’accès aux données embarquées des véhicules : diagnostics, étalonnage, recalibration et instructions de réparation. Les véhicules modernes, de plus en plus connectés et pilotés par des logiciels complexes, sont au cœur de ce bras de fer technologique et économique.

La semaine précédant la réunion, un comité de la Chambre des représentants avait adopté une proposition législative visant à inscrire dans la loi les mémorandums d’entente existants de l’industrie, tout en conférant à la Federal Trade Commission (FTC) le pouvoir de faire respecter ces accords. La législation proposée obligerait les fabricants automobiles à donner aux propriétaires de véhicules ainsi qu’aux ateliers indépendants un accès complet aux données liées aux diagnostics, à la réparation, à l’étalonnage et à la recalibration des systèmes embarqués.

Des positions irréconciliables entre acteurs de la filière

L’Alliance for Automotive Innovation, qui représente la quasi-totalité des grands constructeurs présents sur le marché américain, a indiqué soutenir la proposition législative. Elle rappelle qu’en 2014, les fabricants s’étaient engagés à rendre accessibles l’ensemble des instructions de réparation, outils et codes de diagnostic aux concessionnaires comme aux réparateurs indépendants. Le groupe souligne également que 75 % des réparations effectuées après la période de garantie le sont dans des ateliers indépendants, ce qui témoigne d’un marché aftermarket dynamique et concurrentiel.

Du côté des concessionnaires, la position est radicalement différente. La National Automobile Dealers Association s’oppose fermement à la législation, estimant qu’elle ouvrirait la voie à la rétroconception de pièces automobiles par des fabricants de rechange, favorisant ainsi la production de composants contrefaits. Le groupe soutient également que la loi renforcerait indûment le pouvoir des compagnies d’assurance dans les décisions de réparation, au détriment des propriétaires de véhicules et des professionnels de la carrosserie.

De nombreux législateurs et représentants des ateliers indépendants plaident pour aller plus loin. Ils réclament une législation autonome et contraignante pour garantir que les propriétaires aient pleinement accès aux informations nécessaires à l’entretien de leur véhicule, y compris les données de diagnostic. Ils dénoncent également le coût prohibitif des logiciels de réparation propriétaires, qui pèse lourdement sur les ateliers indépendants et, in fine, sur les consommateurs.

Notre avis, par leblogauto.com

La réunion orchestrée par Donald Trump met en lumière un enjeu structurel majeur pour l’ensemble de la filière automobile américaine : celui de la maîtrise des données embarquées dans les véhicules connectés et électrifiés. Si les constructeurs ont formellement soutenu la proposition législative en cours d’examen, les divergences entre concessionnaires et ateliers indépendants révèlent des intérêts économiques profondément antagonistes. Le marché de l’entretien automobile, estimé à 200 milliards de dollars annuels, constitue un enjeu considérable pour toutes les parties prenantes. L’issue de ce débat législatif pourrait redéfinir durablement les rapports de force entre constructeurs, réparateurs et consommateurs à l’ère du véhicule numérique.

Crédit illustration : Whitehouse.gov.

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Ventes auto UK : record historique depuis 2019

11 juin 2026 à 04:09

Les ventes de voitures neuves au Royaume-Uni atteignent un niveau historique en mai, leur meilleur résultat depuis 2019, portées par les VE.

Les ventes de voitures neuves en Grande-Bretagne ont enregistré une hausse de 7,1 % en mai, atteignant leur niveau le plus élevé pour ce mois depuis 2019. Cette progression reflète une demande automobile résiliente sur le marché britannique, portée à la fois par les ventes aux particuliers et par la montée en puissance des véhicules électriques. Dans un contexte de transition énergétique accélérée et de tensions sur les coûts de l’énergie, le marché automobile britannique confirme son rôle de baromètre de l’évolution de la mobilité en Europe.

Les données publiées par les organismes de l’industrie automobile indiquent que 160 662 véhicules neufs ont été immatriculés au cours du mois. Cette dynamique s’inscrit dans un environnement marqué par une transformation structurelle du secteur, où les véhicules électriques, hybrides et thermiques coexistent encore, mais avec une part croissante des modèles à faibles émissions. Les constructeurs automobiles, les distributeurs et les acteurs de la recharge s’adaptent à une demande de plus en plus orientée vers des solutions de mobilité plus propres et technologiquement avancées.

Une croissance portée par les véhicules électriques

Le segment des véhicules électriques à batterie (BEV) se distingue particulièrement dans les chiffres du mois de mai, avec une progression de 34,2 %, la plus forte hausse parmi toutes les catégories de motorisations. Cette performance confirme la montée en puissance des voitures électriques dans les choix des consommateurs britanniques, notamment sur les segments des berlines compactes, des SUV électriques et des modèles familiaux.

Cette évolution est en partie liée à la hausse des coûts du carburant, elle-même influencée par des tensions géopolitiques et des chocs sur les marchés pétroliers. Ces facteurs incitent de nombreux automobilistes à se tourner vers des alternatives électriques, perçues comme plus économiques à l’usage et mieux adaptées aux nouvelles contraintes environnementales et économiques.

Les véhicules électriques gagnent ainsi progressivement du terrain dans les ventes globales, même si leur adoption reste encore en deçà des objectifs fixés par les autorités et l’industrie. La part des BEV atteint environ 24 % des ventes totales depuis le début de l’année, un niveau significatif mais inférieur à l’objectif de 33 %, ce qui souligne les défis persistants de la transition vers une mobilité zéro émission.

Une demande soutenue par les particuliers et les politiques publiques

La croissance des ventes de voitures neuves est également portée par une hausse de 17,2 % des immatriculations réalisées par les acheteurs particuliers. Cette dynamique s’explique par plusieurs facteurs, dont l’élargissement de l’offre de modèles disponibles, des offres commerciales plus compétitives proposées par les distributeurs automobiles, ainsi que des dispositifs de soutien public destinés à encourager l’adoption des véhicules électriques.

Les constructeurs automobiles et les réseaux de distribution jouent un rôle clé dans cette évolution, en adaptant leurs stratégies de vente aux nouvelles attentes des consommateurs. L’accent est mis sur la personnalisation des véhicules, l’intégration de technologies embarquées avancées et l’amélioration de l’expérience utilisateur, des éléments devenus essentiels dans un marché automobile de plus en plus concurrentiel.

Les infrastructures de recharge et les services associés constituent également un levier important pour accompagner cette transition. Le développement de solutions de recharge rapide et accessible contribue à renforcer l’attractivité des véhicules électriques, en réduisant les freins liés à l’autonomie et à l’usage quotidien.

Une transition automobile encore incomplète mais en progression

Malgré cette dynamique positive, la transition vers les véhicules électriques reste inégale et en deçà des ambitions affichées à long terme. Les autorités britanniques ont récemment renforcé leurs objectifs de réduction des émissions, avec une cible d’environ 87 % de baisse entre 2038 et 2042 par rapport aux niveaux de 1990. Ces engagements traduisent une volonté politique forte d’accélérer la décarbonation du secteur automobile.

Toutefois, les données du marché montrent que l’adoption des véhicules électriques par les consommateurs progresse à un rythme encore insuffisant pour atteindre les objectifs climatiques actuels. Les constructeurs automobiles doivent ainsi composer avec un double défi : maintenir leur compétitivité sur le marché des véhicules thermiques et hybrides tout en accélérant le développement de modèles électriques performants, attractifs et accessibles.

Dans ce contexte, le marché automobile britannique apparaît comme un indicateur clé de la transformation en cours dans l’industrie automobile européenne, où performance, innovation technologique et transition énergétique redéfinissent progressivement les standards de la mobilité moderne.

Notre avis, par leblogauto.com

La progression des ventes automobiles au Royaume-Uni confirme la résilience du marché malgré un contexte économique incertain. La forte croissance des véhicules électriques montre une transition réelle mais encore incomplète vers la mobilité zéro émission. Les écarts entre objectifs politiques et adoption effective soulignent les défis structurels du secteur automobile. Les constructeurs devront continuer à investir dans l’électrification, la performance et l’accessibilité pour soutenir cette dynamique.

Crédit illustration : SMMT.

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