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Reçu — 4 février 2026 MiniMachines.net

AceMagic Retro X3 : J’avais raison même si j’ai tort

4 février 2026 à 15:59

Le AceMagic Retro X3 vient prendre la place d’un AceMagic Retro X5 annoncé en janvier par la marque à la veille du CES 2026. Il y a un mois tout juste, j’anticipais que la version d’alors n’était probablement qu’un moyen de se faire de la pub à peu de frais. Ça n’a d’ailleurs pas loupé.

AceMagic RetroX5

AceMagic Retro X5

Un mois plus tard donc, le X5 a disparu. Et avec lui son design trop fortement pompé des studios de Nintendo. La marque a bien dû lire la levée de boucliers lui expliquant qu’elle devait jeter son design aux oubliettes pour ne pas voir débarquer les avocats de la marque japonaise. 

La NES

La NES

C’est donc la AceMagic Retro X3 qui est annoncée. Elle reprend la même idée d’une inspiration très empruntée à la NES des années 80. Mais dans une beaucoup plus faible mesure qu’il y a un mois. On passe du clonage à l’évocation dans un design qui s’épargnera de désagréables visites juridiques. Et je doute qu’on entende encore parler un jour de ce design beaucoup trop risqué pour le petit fabricant.

AceMagic Retro X3

Le nouveau AceMagic Retro X3

Bienvenue donc au AceMagic Retro X3 qui change de forme et d’entrailles. Exit le Ryzen AI 9 HX 370, bienvenue au Ryzen 7 H 255. Le nouveau venu propose un design plus sobre, avec des notes colorées et des options qui évoquent la vieille console mais sans copier son design d’origine. Fini le logo rouge sur fond beige ou le châssis en biais. Adieu le bouton rouge intégré dans une bande sombre qui remonte sur le haut du boîtier. C’est désormais beaucoup plus sobre et classique.

À l’intérieur, on retrouve donc un Ryzen 7 H 255 Hawk Point. Une puce Zen4 développant 8 cœurs et 16 Threads associés à un circuit graphique Radeon 780M. Une puce qui développe 12 cœurs RDNA 3. Dépourvue de tout NPU, cette puce vise explicitement un marché très grand public pour des usages très variés, elle n’est pas la plus économe en énergie du portefeuille d’AMD avec 45W de TDP mais cela correspond bien à ce profil de minimachines.

A côté de ce processeur, on retrouvera deux slots SODIMM pour de la DDR5-5600. Aucun montant de mémoire n’a été évoqué. Il est possible que le AceMagic Retro X3 soit livré avec 8/16/32 Go de DDR5 ou bien en mode Barebone. Auquel cas vous devrez aller vous-même acheter de la mémoire vive en bijouterie. Deux ports M.2 2280 NVMe PCIE 4.0 seront également disponibles ainsi qu’un module M.2 non détaillé embarquant une solution Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2.

La connectique nous montre en façade un USB4, deux USB 3.2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et le bouton de démarrage.

A l’arrière, on note la présence de deux sorties vidéo en HDMI 2.1 et DisplayPort 2.0, un Ethernet 2.5 Gigabit, quatre USB 3.2 Type-A supplémentaires et un Antivol type Kensington Lock. La ventilation d’extraction d’air aura lieu sur le côté et vers l’arrière.

Acemagic M5

Acemagic M5

AceMagic Retro X3 : Un design qui sera sûrement recyclé

À ce moment du billet, vous devez vous être rendu compte que cet AceMagic Retro X3 ressemble tout de même énormément dans son intégration au modèle Acemagic M5 présenté pas plus tard qu’hier avec des puces Intel Raptor Lake. Il s’agit bien de la même composition de carte mère avec des évacuations sur les côtés, le bouton légèrement proéminent et une distribution des ports absolument identique. Une manière de limiter les coûts de production avec un châssis intérieur partagé et probablement le même système de refroidissement mis en commun.

Je ne serais pas surpris qu’un jour ou l’autre le AceMagic Retro X5 sous Ryzen AI 9 HX 370 soit commercialisé. Mais il devrait l’être dans le boitier du AceMagic Retro X3 et non pas dans celui mis en lumière en janvier.

AceMagic Retro X3 : J’avais raison même si j’ai tort © MiniMachines.net. 2025

Bon Flan: Trilogie Alone in the Dark gratuite !

4 février 2026 à 14:45

Promo terminée.

Alone in the Dark est un jeu d’aventure Horreur créé par Fréderic Raynal en 1992. Les mécaniques sont anciennes, la jouabilité est parfois retorse mais l’ambiance est toujours là. On se balade dans un manoir rempli de créatures peu ragoutantes où on sent qu’un tentacule chthonien est prêt à tout moment à vous apprendre à nouer une cravate de manière un peu virile. Pleine de pixels, mais virile.

Dispo gratuitement sur GoG

PEGI 12 – Audio en Anglais et Texte en Français – Windows via DOSbox

Retrouvez tous mes bons flans sur Mistermatos.com

PS : merci à tous ceux qui m’ont signalé le bon flan !

Bon Flan: Trilogie Alone in the Dark gratuite ! © MiniMachines.net. 2025

Microsoft n’aurait que 3% d’utilisateurs payants de Copilot

4 février 2026 à 13:38

La vie est très belle sous les lunettes roses de Satya Nadella à la tête de Microsoft. L’aventure Copilot serait formidable et l’IA un vecteur de croissance absolument miraculeux pour l’avenir. Mais pour toute personne qui n’aurait pas chaussé les mêmes binocles colorées, la réalité serait peut-être un poil différente.

Depuis quelque temps, les fuites s’accumulent autour du projet Copilot. Et toutes ne sont pas porteuses de chiffres aussi remarquables qu’escomptés. Pour rappel, Microsoft a commencé par intégrer Copilot au chausse-pied dans Windows. Il y en a désormais absolument partout. Puis la firme a décidé de pousser les fabricants à coller des touches Copilot sur les claviers. Avant de les orienter à intégrer des boutons sur leurs PC. De manière étonnante, presque tout le monde s’en moque. Quand je dis « tout le monde », je parle des utilisateurs.

C’est un peu à l’image des animaux que l’on gave, on les force à avaler des trucs jour après jour. Mais avec une petite différence, on ne leur demande ni leur avis, ni de payer pour ce qu’on leur envoie dans le gosier. Or ce forcing de Microsoft pour Copilot est censé nous inciter à payer pour l’utiliser. C’est du moins le plan initialement prévu par Microsoft pour combler le fossé creusé dans leurs comptes pour l’investissement nécessaire aux centres de données de l’IA.

En décembre, l’éditeur avait haussé le ton en démentant tout changement de plan autour de l’IA et Copilot. Des sources concordantes indiquaient que les objectifs devaient être revus à la baisse. Pour la direction, l’adoption du système serait sur de bons rails avec des chiffres qui auraient triplé entre 2024 et 2025. 

L'Asus ExpertCenter PN55 et son bouton Copilot

L’Asus ExpertCenter PN55 et son bouton Copilot

Le pourcentage d’utilisateurs payants de Copilot acquis grâce à l’offre Microsoft 365 serait de 3.3%

Cela veut dire que parmi tous les utilisateurs de Microsoft 365 et Office 365, seuls 3.3% passeraient à la caisse pour Copilot. C’est à la fois beaucoup et bien peu. Beaucoup car il existe un nombre considérable d’abonnés aux offres « 365 ». Peu parce que ce n’est pas avec ces 3.3% que Microsoft pourra ne serait-ce qu’éponger le coût de leur infrastructure. Encore moins la transformer en opération rentable. Je n’utilise plus de suite bureautique Microsoft depuis de longues années mais il me semble qu’au cœur de celle-ci, on puisse avoir accès à un LLM permettant de remplir diverses tâches. Des fonctions sont gratuites, mais certaines plus élaborées réclament un abonnement payant.

Le site Windows Central détaille que 3.3% des utilisateurs au global seraient abonnés à ces fonctions payantes. On estime qu’il y a environ 450 millions d’abonnés payants aux offres « 365 ». 15 millions d’entre eux auraient pris un abonnement à Copilot. Il est très difficile d’imaginer les sommes en jeu car les abonnements sont nombreux et diffèrent largement entre les offres personnelles et professionnelles. Cela va de 10€ par mois TTC pour un particulier à 26€ HT mensuel avant toute  négociation pour un pro.

Même en imaginant un prix moyen d’abonnement et en le multipliant par 15 millions, on est loin, très loin des 37 milliards de dollars investis au seul dernier trimestre 2025. Chiffre effarant qu’il faut mettre en perspective des simples sommes en jeu pour la maintenance de l’ensemble. Et cela sans compter que les 10€ par mois de l’offre de base ne sont probablement pas rentables si l’utilisateur exploite énormément le LLM.

Le plus amusant dans cette équation vient sans doute du fait que la technologie est encore jeune. Si un nouvel acteur sort de nouvelles puces plus puissantes et moins gourmandes ou moins chères, il sera certainement nécessaire de réinjecter des sommes absolument colossales pour continuer à exister sur ce secteur. Si on ajoute à tout cela le paradoxe d’un rejet de plus en plus marqué des utilisateurs des IA génératives imposées dans leurs divers outils du quotidien, la tension semble devenir palpable sur le secteur.

Microsoft n’aurait que 3% d’utilisateurs payants de Copilot © MiniMachines.net. 2025

AMD confirme que la Steam Machine est prête mais…

4 février 2026 à 10:49

Le calendrier de la Steam Machine de Valve n’a rien de logique. La console de salon qui devait faire entrer SteamOS et le jeu sous Linux dans tous les foyers a été présentée l’année dernière mais n’a pas été suivie d’une commercialisation. Au contraire du Steam Deck qui a immédiatement dévoilé son tarif et a été mis en vente à la date annoncée, cette console est clairement temporisée.

Steam Machine

Steam Machine

Lisa Su, PDG d’AMD, a déclaré dans une communication pour ses investisseurs, que la console était prête pour une commercialisation en début de cette année 2026. Cette information, indiquée au milieu de dizaines d’autres, est là pour rappeler que la Steam Machine est équipée d’une solution AMD custom, au même titre que l’a été le Steam Deck. Autrement dit, c’est une manière de dire qu’il y a ici un nouveau relais de croissance pour AMD. Des ventes en plus et des dividendes possibles pour les investisseurs.

Cela veut également dire, personne de sérieux n’en doutait, que la console est prête. Probablement montée à des milliers d’exemplaires qui dorment quelque part dans des entrepôts de la marque ou d’un sous-traitant. Pourquoi Valve ne lance t-il pas la commercialisation de la Steam Machine ? Probablement à cause de la mémoire et du stockage dont les prix ont explosé entre la présentation de la console et aujourd’hui.

Steam Machine

© Gamers Nexus

Que se passerait-il si Valve mettait en vente sa Steam Machine dans le mauvais contexte ?

Imaginons que Valve se décide à lancer sa Steam Machine aujourd’hui. Plusieurs scénarios seraient possibles.

Scénario optimiste : la console a commencé sa fabrication l’année dernière sur des composants au prix de 2025. La mémoire vive et le stockage n’avaient pas connu les très fortes hausses de ces derniers mois. Elle est donc lancée à un tarif qui parait fort intéressant compte tenu de la tension actuelle du marché. C’est un carton, la solution se vend extrêmement bien. Les stocks disparaissent à toute vitesse et… Et c’est le soufflé qui retombe car la construction des nouvelles consoles tape dans un stock de mémoire et de stockage qui a bondi niveau prix et qui est disparate. Valve doit réajuster le prix de l’objet vers une forte hausse, ne peut pas construire les consoles en assez grand nombre et les ventes s’écroulent. Au lieu de créer une dynamique comme pour le Steam Deck, la marque vient de créer de la déception et du ressentiment. C’est rattrapable mais au prix d’une publicité massive. Marketing qui n’a pas été fort nécessaire pour la console portable de la marque.

Scénario attentiste : Valve joue la montre, espérant que la  situation de la mémoire va se calmer ou essayant de signer un contrat de fournisseur pour un prix fixe qui permettrait de doser le prix de vente de la console de salon. Cela peut durer plus ou moins longtemps et même ne pas fonctionner. Mais cela offrirait à l’éditeur les moyens de lisser le tarif de vente de la console sur le temps long en faisant une moyenne entre ses achats de 2025 de composants et les nouveaux prix de 2026. Il y a quelques semaines, je titrais un billet « Personne ne connait le prix de la Steam Machine » et nous sommes dans ce scénario aujourd’hui. Si ce scénario est privilégié, même si les déclarations d’AMD sont vraies, cela n’empêchera pas Valve de jouer la montre et d’attendre le meilleur moment commercial pour lancer l’engin. Et ce moment commercial n’a absolument rien à voir avec le moment technique qu’évoque Lisa Su.

Scénario comptable : Valve considère le prix de ses composants actuel et réajuste le prix de sa console suivant celui-ci. Un bon moyen de planter l’image de la Steam Machine à court et moyen terme en décevant les internautes. En lançant une console jugée trop chère, la marque pourrait « perdre » cette première génération aux yeux du public. Ce qui ne serait pas un bon signal pour la vie de la console. En jouant la montre toutefois, la donne peut changer. En comptant sur le fait que tout le matériel informatique va augmenter de tarif dans les mois qui viennent, comme on vient de le voir pour la Raspberry Pi, la sortie d’une console un peu plus chère pourrait créer un rejet moins vif. Si tout le monde augmente ses tarifs à cause de la mémoire, il semblera logique que Valve en fasse de même. Ce sera plus facile à expliquer au public qu’annoncer dans les semaines qui suivent une forte augmentation des prix. A noter que dans ce scénario, avec le prix de la console en hausse, le stock durerait forcément un peu plus longtemps. 

Scénario logistique : Il n’y a pas assez de mémoire vive pour tous les constructeurs. Lancer le Steam Deck aujourd’hui, c’est tout simplement risquer de ne plus avoir de stock très rapidement suivant son succès. Si les flux de réapprovisionnement sont trop faibles, Valve lancera sa console puis, au bout de quelque temps, fermera sa boutique en ligne faute de matériel à vendre. La console est prête, on n’en doute absolument plus depuis novembre. Le reste est de la pure logistique. La vidéo ci-dessus date de 2015 et met en scène la construction du Steam Controller, la première manette de jeu de la marque. C’est une vidéo très mise en scène qui montre comment Valve a pris les choses en main et assemblé sa manette en contrôlant l’ensemble des opérations, probablement avec l’aide d’un sous-traitant spécialisé.

Dans le ballet assez hypnotique de cette vidéo, on voit des manettes fabriquées les unes à la suite des autres. Le volume est un élément clé de l’opération car ici tout coute assez cher : les robots qui assemblent, le local gigantesque, les salariés qui y travaillent. Le prix de chaque manette est calculé en fonction du nombre qui sortent de l’usine chaque jour. Imaginez maintenant ce nombre si un seul composant venait à manquer dès 10 heures du matin. Si les lignes de production louées s’arrêtaient, si les salariés restaient les bras ballants ou balayaient l’entrepôt. Chaque jour qui passerait ferait exploser le prix de revient de chaque manette. 

Pour la Steam Machine, ce serait un scénario catastrophe et si sa ligne d’assemblage ressemble probablement beaucoup plus à celle d’un constructeur comme de MiniPC comme on a pu en voir avec Beelink il y a quelques temps, le résultat serait le même. Avec 30 à 40% de réallocation de mémoire – chiffres que je ne peux pas sourcer mais qui correspondent à ce que j’entends le plus souvent – Valve serait en mesure de fabriquer 30 à 40% de son planning. Et cette maigre production devrait absorber, en plus du prix de la mémoire vive, celui de la totalité du coût de fabrication. Si l’usine louée coute 10 000$1 par jour et que vous ne fabriquez 1000 consoles par jour. Le prix de cette location impacte de 10$ le coût de chaque console. Mais si vous ne pouvez en fabriquer que 300 par jour… Alors cela passe à 33$ par console. 33$ avant marge, taxes et autres. C’est absolument considérable si on additionne cela au prix de la mémoire elle-même.

Steam Machine

Alors oui, techniquement, la console est prête à être mise en vente

Chaque console de Valve a besoin de deux barrettes de 8 Go de DDR5 au format SODIMM et de 8 Go de mémoire GDDR6 et d’un SSD NVMe de 512 Go à 2 To. Au vu de l’état actuel du marché, ces composants sont impossibles à trouver en quantité suffisante pour des géants du secteur comme Lenovo, Dell ou HP. Des mastodontes qui fabriquent des millions de PC et qui pèsent lourd dans les comptes des fabricants de mémoire. Pensez-vous que toute Valvienne qu’elle soit, La console Steam Machine puisse espérer de meilleures livraisons ? Un meilleur prix ?

La console est probablement plus que prête mais il n’est franchement pas certain que Valve le soit. L’éditeur s’est déjà planté une fois avec sa Steam Machine et semble avoir depuis inversé la situation avec de bien meilleures cartes en main : Steam Deck, Steam OS, Proton ont désamorcé en grande partie la peur du jeu sous Linux par exemple. La grande question est donc de savoir si, dix ans après son premier échec, il est prêt à patienter quelques trimestres de plus. Quitte à passer les frais de stockage des consoles déjà produites en pertes et profits.

Où si Valve va lancer la console coûte que coûte et voir ce qu’il se passera ensuite. Le retard actuel de la console est assez significatif. Encore une fois, lorsque l’éditeur annonce le Steam Deck en juillet 2021 pour une sortie pour le premier trimestre 2022, le prix est déjà connu et indiqué noir sur blanc. La marque peut compter sur un marché stable. L’annonce de la Steam Machine en 2025 s’est faite sans aucune mention de date ou de tarif, signe de la totale instabilité du marché.

Personne ne connait le prix de la Steam Machine

AMD confirme que la Steam Machine est prête mais… © MiniMachines.net. 2025

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