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Reçu — 9 février 2026 MiniMachines.net

La fabrication du Geekom GeekBook X14 de A à Z en vidéo

9 février 2026 à 16:39

La chaine Youtube Satisfacory Process a publié une nouvelle vidéo d’un montage en usine. Apres les MiniPC Beelink qui ont eu droit à deux épisodes l’année dernière, c’est au tour du Geekom Geekbook X14 Pro de se faire ausculter.

Geekom Geekbook X14 Pro

Geekom Geekbook X14 Pro

Je ne détaillerai pas les presque 40 minutes de vidéo, d’autant qu’elles sont assez explicites. On rencontre ici surtout une usine – probablement tierce – qui suit un protocole de montage établi par la marque. Les différentes étapes sont classiques et on assiste à un assemblage pièce par pièce du GeekBook X14.

GeekBook X14 Pro

Quelques éléments sont assez intéressants a souligner néanmoins. Comme la gravure du clavier au laser. On entend souvent que les marques ne peuvent pas proposer de claviers différents des solutions QWERTY parce que ce serait trop complexe a gérer. En réalité le fond du problème n’est pas la complexité de fabrication mais bien de stockage et de distribution. Cette étape de  gravure laser des lettres sur les touches du clavier montre à quel point il serait facile de passer la gravure en AZERTY. 

Des dispositions francophones AZERTY existent pour ces schémas de claviers spécifiques et il serait possible de passer de l’un à l’autre facilement en changeant de programme dans la graveuse. Même chose pour les touches Windows et Copilot qui pourraient recevoir d’autres logos pour des engins sous Linux. C’est assez simple à mettre en place.

Le souci vient de l’étape d’après, lorsque les machines AZERTY comme ce GeekBook X14 doivent être stockées et livrées. Cela suppose un entreposage spécifique et une gestion séparée des engins ensuite. Rien d’impossible bien entendu, mais une procédure coûteuse et moins simple à vendre à l’international puisqu’elle serait quasiment enfermée sur le marché hexagonal. Une marque comme Geekom pourrait peut-être changer d’avis si elle était sûre de pouvoir écouler les machines de ce type. En face, les clients français attendent d’avoir en stock une version AZERTY pour se pencher sur les engins de Geekom. Et la situation reste bloquée.

La partie assemblage de l’écran est également assez intéressante. On note l’emploi de nombreux robots pour un assemblage très automatisé mais aussi des contrôles qualité humains pour détecter tout problème de fixel défectueux. Les processus d’ajustement sont nombreux avec un soin et un contrôle précis. Le tout est pensé pour proposer une dalle parfaitement alignée qui pourra s’intégrer parfaitement dans un châssis. Il faut dire qu’avec des bordures toujours plus fines, l’assemblage n’a plus vraiment le droit à l’erreur.

La partie de mise en forme d’une simple tôle d’aluminium pour devenir le châssis de la machine est aussi étonnante. Avec de nombreuses machines, le métal est découpé, embouti, percé et ajusté pour obtenir le format qui accueillera les composants.

Le traitement de surface est confié à des bras robots qui vont travailler le métal pour qu’il accepte les étapes suivantes. Les éléments du châssis sont ensuite anodisés dans différents bains pour éviter toute corrosion et proposer une bonne résistance aux rayures et une finition « aluminium brossé » devenue une norme dans l’industrie. Ils sont ensuite recouverts d’un « vernis » protecteur fixé grâce à un passage en four.

Viennent ensuite les étapes de préparation des différents composants, leur assemblage, la fixation des charnières, l’intégration de la webcam et de l’écran. L’ajustement et la fixation de ce dernier. Encore et toujours des étapes de traçabilité et de contrôle qualité. La mise en place de la carte mère avec son processeur Intel avec sa mémoire vive intégrée.

Le reste des composants continue d’être ajouté au Geekbook X14 Pro : enceintes, ventilation, nappe et SSD M.2 2280 à installer par étapes pour construire l’engin. Le tout dans un concert de signaux de validation signalant l’inventaire de toutes les pièces intégrées dans la machine. Un élément important pour contrôler les éventuelles pannes techniques et remonter jusqu’à leur source.

Vient ensuite l’étape de « tartinage » du dissipateur de l’engin avant sa pose sur le processeur. Je n’aurais pas imaginé qu’elle puisse être faite à la main, je pensais que la marque avait un robot capable de venir à bout de cette tâche. Indispensable, cette pâte étalée va permettre une excellente communication de la chaleur du processeur vers le métal du dissipateur tout en évitant trop de contraintes physiques sur celui-ci.

Petit détail au passage, le SSD intégré est ici un Crucial P310. Micron a bien arrêté de distribuer la marque au grand public en direct, mais n’a évidemment pas fermé la porte à ses partenaires professionnels. Le Geekom Geekbook X14 Pro reste donc équipé de SSD de la marque.

Vient ensuite l’assemblage des divers autres composants : fixation des nappes du clavier, vissage des ventilateurs, pose de différents supports et ajustement de la batterie. L’assemblage des deux antennes du module Wi-Fi en moins d’une seconde à 30″53 laissera rêveur tous ceux qui se sont déjà battus avec ce type de connecteur  MHF4… J’aime beaucoup également le test à 31’13 qui consiste à retourner le portable pour éviter de laisser traîner une vis dedans… Une méthode que je pratique très régulièrement sans savoir qu’elle était mise en place par les professionnels du montage. 

La partie test de chaque machine prend un peu de temps. L’image de Windows est installée en amont sur le SSD M.2 via un autre dispositif. Cette dernière étape sert par ailleurs à valider la licence de Microsoft pour chaque engin. Une série de logiciels est lancée sur chaque engin pour vérifier que tout fonctionne avec un niveau de performances dans une fourchette précise. Les données sont remontées vers une machine générale qui ordonnera la suite des tests ou un retour pour examen plus approfondi pour chaque modèle.

Une fois le système installé, les différents composants sont testés : clavier, pavé tactile, Wi-Fi, capteurs, connectique, charge, batterie, mise en veille mais aussi webcam et son. Encore quelques vérifications puis vient la partie emballage de l’ensemble suivant un protocole précis.

Comme toujours, ce genre de vidéo a un côté fascinant. Par le nombre de personnes intégrées dans l’opération, la taille des différents locaux employés, le nombre de techniques déployées et l’ensemble des métiers réunis au même endroit.

GeekBook X14 Pro

La toute fin de la vidéo montre des étapes de « torture tests » des machines : ouvertures et fermetures des écrans en série, torsion du châssis, appuis répétés sur les touches du clavier, résistance aux frottements, à la pression, à la manipulation des ports, à la chaleur et au froid… C’est la première fois que je vois un ordinateur congelé encore en marche.

Le GeekBook X14 Pro n’est pas en vente sur le site français de la marque.

Specifications du GeekBook X14 Pro

CPU Ultra 5 125H / Ultra 9 185H processor, TDP 45W
Memory LPDDR5
Storage 1 × M.2 Type 2280 Key M SSD, support PCI-e Gen4
GPU Intel® Arc™ XE-LPG + A130T
NPU Intel AI Boost,UP TO 33TOPS (CPU+NPU+GPU)
Display Panel 14.0 inch OLED
Resolution: 2880RGB x 1800,AMOLED,DCI-P3 100%,Typ 400nits,60/120Hz
Interface: eDP
I/O Ports 1 × HDMI 2.1
2 × USB 4.0 (40Gbps)
1 × USB-A 3.2 Gen1 (5Gbps)
1 × φ3.5mm Headphone / mic combo
Camera ON/OFF slide switch
System Status Indicator Power light: Power On: White / MS: Breathing White / Charging: orange(power off) / Low battery: blinking orange(<10%)
Keyboard backlight: Support White backlight & 4 level brightness adjustment (0,20%,40%,65%,100%)
Indicator in keyboard: Caps Lock key and Fn key with white LED light
Camera Resolution: 2M 1080P
Light sensor: Support, 1 × Light sensor in camera module
LED indicator: Support, 1 × LED indicator in camera module
Mic 2 × Digital Mics integrated in camera module
Speaker Quantity: 2 × speakers, 2×3813 (4Ω×2W) build in body
Audio Codec: ALC269QN-VC3-GR
Certificate: DTS: X Ultra
Power Key & Fingerprint Fingerprint: Support, one-click login
Position: Integrated in power button
Touch Pad Dimension: 120 × 71mm
Material: Mylar
Position: Middle
Interface: I2C, Dualpoint button
Keyboard 78Key 1.2±0.2mm / Height 3.5±0.2mm (with backlight)
White LED light in Caps Lock and Fn key
Language: Default US
Battery Type 70Wh
Wireless LAN PCI-E or CNVI interface, IEEE802.11 a/b/g/n/ac support
WiFi 6E – BT 5.4
TPM Support fTPM/TPM 2.0 (Optional, Default not support)
Sensor Hall sensor: Support, 1 × hall sensor in I/O board
Light sensor: Support, 1 × Light sensor in camera module
Operating System Support Windows 11 64 bits
Other Software Office
Adapter 65W、100W PD GaN Fast Charge, USB-C to USB-C
Cable USB-C TO USB-C cable, 1.8m,white,PVC
Certification CCC / CE / CB / FCC / EAC+FAC / Rohs

Geekom GeekBook X14 Pro, un portable Meteor Lake assez classique

La fabrication du Geekom GeekBook X14 de A à Z en vidéo © MiniMachines.net. 2026

Ayaneo Next II : de 2000 à 4300$ pour jouer en mobilité ?

9 février 2026 à 13:04

J’avais tiré le signal d’alarme en décembre, la Ayaneo Next II n’allait pas être tendre avec votre portefeuille. Les tarifs de la console ont été dévoilés et le moins qu’on puisse dire, c’est que le constructeur n’a pas froid aux yeux.

Ayaneo Next II

Ayaneo Next II

De toute évidence, la Ayaneo Next II allait forcément être chère au vu du matériel embarqué. Mais c’est devenu un vrai problème aujourd’hui. Il y a une différence entre « cher » et « hors de prix ». Et, c’est bien ce deuxième stade d’évolution qui est atteint par la console. En cause, le petit « sursaut » lié à la « légère » hausse de la mémoire vive et du stockage. On est donc passé d’un produit « cher » à une solution « hors de prix ». Surtout pour un engin de ce type.

Le ticket d’entrée sera donc de 1799$ pour quelques pièces en « Early bird » avant que la console passe à 1999$. Attention, pour ce prix, c’est le modèle Ryzen AI Max+ 385 qui sera proposé. Avec 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage.

Le modèle suivant, sous Ryzen Ai Max+ 395 en 64 Go et 1 To débutera à 2299$ et atteindra rapidement les 2699$. Enfin, le modèle le plus haut de gamme avec ce même Ryzen Ai Max+ 395 mais épaulé par 128 Go de LPDDR5x et 2 To de stockage. Ces prix sont bien évidemment indiqués hors taxes. 

Ayaneo Next II EARLY Retail Conversion5 +20% TVA
Ryzen AI Max+ 395 / 128 Go / 2 To 3 499 $ / 4 299 $ 3 623 € 4 348 €
Ryzen AI Max+ 395 / 64 Go / 1 To 2 299 $ / 2 699 $ 2 275 € 2 730 €
Ryzen AI Max+ 385 / 32 Go / 1 To 1 799 $ / 1999 $ 1 685 € 2 022 €

Ces tarifs, avec 20% de TVA qui ne comprennent pas les frais de dédouanement qui seront ajoutés par le transporteur, rendent l’engin délicat à envisager. À la fois parce que le ratio prix/service est compliqué à justifier. Mais aussi et surtout parce que l’engin aura toutes les complications du format ConsolePC. Fragilité, convoitise, risque de perte, chauffe et… poids.

Ooooooooooooh le beau bébé, combien il pèse ?

Ooooooooooooh le beau bébé, combien il pèse ?

On ne connait toujours pas le poids de la Ayaneo Next II 

Un poids qui n’est toujours pas communiqué par le constructeur qui a pourtant libéré toutes les caractéristiques de la console. Pour rappel, la Next II est la seule console sous Strix Halo à embarquer en interne une batterie non amovible. Ses concurrents ont décidé de l’externaliser. La raison est assez simple, elle développe 115 Wh et doit peser quelques centaines de grammes. Un poids qui, additionné au reste de la machine, va peser dans la décision d’achat. Si le total est trop élevé, l’utilisation même de l’engin risque d’être problématique. Pour vous donner un exemple, la console GPD Win 5 avec le même processeur est annoncée à 590 grammes seule. Sa batterie détachable de 80 Wh – donc moins lourde que celle de la Next II en 115 Wh – est indiquée comme pesant 350 grammes. Un total de 940 grammes qu’on est censé porter à bout de bras… ou qu’on pourra choisir de diviser. La solution de GPD permettra de garder la batterie au bout d’un câble dans sa poche. 

Chez Ayaneo toutefois, on devrait logiquement atteindre des poids équivalents, ou encore plus proches du kilo, mais sans pouvoir le diviser en deux. Porter un kilo à bout de bras pour jouer n’est pas réellement confortable. La marque le sait et reste donc absolument silencieuse sur ce détail crucial pour le moment. Elle donnera probablement l’information au tout dernier moment. Quand les plus enthousiastes peu refroidis par le prix annoncé de l’engin seront prêts à l’action.

Ayaneo Next II : de 2000 à 4300$ pour jouer en mobilité ? © MiniMachines.net. 2026

Radxa Cubie A7S : un ordinateur dans le creux de votre main

9 février 2026 à 10:51

La Radxa Cubie A7S est construite autour d’un SoC Allwinner A733, une puce particulière si ce n’est qu’elle mélange des cœurs ARM et un cœur RISC-V en plus de son circuit graphique et d’un micro-NPU.

 Radxa Cubie A7S

Radxa Cubie A7S

Le SoC qui équipe cette Radxa Cubie A7S est une solution assez originale pensée au départ par Allwinner pour équiper smartphones et tablettes. On retrouve deux Coeurs ARM Cortex-A76 à 2 GHz, six Coeurs Cortex-A55 à 1.8 GHz, un circuit graphique Imagination PowerVR BXM-4-64 MC1 et un NPU développant 3 TOPS. En plus de tout cela, la puce propose un cœur Alibaba XuanTie E902 RISC-V à 200 MHz. Une combinaison sympathique même si, à ma connaissance, fort peu de développements ont été faits pour prendre en charge cette solution RISC-V. Radxa est cependant un acteur assez important dans cet écosystème et des développements pourront certainement être suivis.

 Radxa Cubie A7S

La puce est ici intégrée sur une carte de 5.1 cm de côté qui propose quasiment tous les éléments nécessaires à la constitution d’une minimachine : de la mémoire vive LPDDR5 de 4 à 16 Go. Un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.4 Quectel FCU760K et une assez large connectique. La partie stockage est confiée à un lecteur de cartes MicroSDXC et un support de module eMMC. La Radxa Cubie A7S pourra être livrée sans ou avec des modules allant jusqu’à 256 Go. Un bouton permettra de choisir sur quelle unité démarrer, la carte proposera de le faire en USB, sur le lecteur de carte, via son connecteur FPC et évidemment son module eMMC.

On retrouve sur la carte un ensemble de ports assez complet. L’alimentation se fera au travers d’un USB 2.0 Type-C, un second Type-C en USB 3.2 proposera le partage de données et un signal vidéo DisplayPort. Pour le reste, on liste un USB 2.0 Type-A, un Ethernet Gigabit et le lecteur de cartes MicroSDXC.

La carte ne s’arrête cependant pas là avec un connecteur FPC pour une solution PCIe 3.0 x1 externe comme un des nombreux supports NVMe nés dans le sillage des Raspberry Pi 5. Un connecteur MIPI-CSI, un premier jeu de 30 broches GPIO suivi par un second de 15 broches séparé et une alimentation pour un ventilateur. Une prise d’antenne IPEX est présente pour déporter le signal sans fil. Aucune solution audio ne semble être présente, mis à part la sortie DisplayPort qui transmettra le signal en plus de la vidéo et le Bluetooth qui pourra jouer ce rôle.

La Radxa Cubie A7S est poussée comme une carte de développement IA.

Je n’ai aucune idée du support Linux de cette solution. Ni des évolutions poussées sur le SoC AllWinner, ni de l’emploi de ce cœur RISC-V aujourd’hui. La carte est évidemment mise en avant comme une solution IA. Mais, ce n’est plus vraiment un signe aujourd’hui puisqu’en supermarché on trouve du déodorant et des chaussettes « IA » désormais.

A l’heure où j’écris ces lignes, la carte est en précommande chez Arace à 30.95€ en version 4 Go. Elle est également annoncée en version 6 et 8 Go.

Radxa Cubie A7S : un ordinateur dans le creux de votre main © MiniMachines.net. 2026

Disparition de Marc Prieur, créateur du site Hardware.fr

9 février 2026 à 09:44

Marc Prieur est décédé en fin de semaine dernière. Avec lui disparait une longue partie de ma vie sociale de jeune adulte. Je ne m’étendrai pas plus que cela sur Hardware.fr, je l’avais déjà fait dans un long billet lorsque Marc avait annoncé la fin de son aventure éditoriale.

Je voulais juste rendre hommage à l’adolescent que j’avais connu et à l’homme qu’il était devenu. À sa passion pour le partage des connaissances qui m’a inspiré et qui a, j’en suis certain, été la vague de fond qui a conduit tant de personnes à publier sur le matériel informatique en France.

Marc Prieur tel qu'il restera dans mon souvenir

Marc Prieur tel qu’il restera dans mon souvenir

Je ne dirai qu’une seule chose au sujet de Marc. Quand énormément de personnes ont choisi la voie d’un succès basé sur les attentions forcées, les titres grossièrement aguicheurs et le matraquage d’une autorité de pacotille. Il avait choisi de rester dans l’ombre, préféré la justesse et l’honnêteté éditoriale. Les années Hardware.fr ont été une traversée journalistique irréprochable et tout son travail a été marqué par l’excellence et la recherche de l’information la plus juste possible au service de ses lecteurs.

Je connais peu de personnes qui ont touché autant de monde, rendu service à tant de personnes dans une parfaite modestie. Je n’ai pas honte de dire qu’aujourd’hui j’ai plus que la larme à l’œil et que Marc m’a appris au moins autant de choses que mes meilleurs professeurs.

Mes très sincères condoléances à ses proches et ses amis.

Pierre

Disparition de Marc Prieur, créateur du site Hardware.fr © MiniMachines.net. 2026

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