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Reçu — 11 février 2026 MiniMachines.net

Test : la minimachine de découpe Cricut Maker 4

11 février 2026 à 15:28

Si j’ai déjà utilisé des outils comme cette Cricut Maker personnellement, cela n’a été qu’une expérience trop éphémère pour en tirer suffisamment d’expérience. Aussi, j’ai d’abord hésité avant de dire oui à la marque pour un test. Donnez-moi une imprimante 3D, une graveuse laser ou même une CNC et j’en ferai mon affaire. Mais je manque vraiment trop de pratique pour les découpeuses. Heureusement, je connais quelqu’un qui s’amuse avec ces machines depuis longtemps, comme le montre sa chaine Youtube, Stéphanie Walter. Je lui ai donc proposé de tester l’appareil

L’idée était de profiter de sa grande expérience dans le domaine puisqu’elle réalise déjà de nombreux projets avec ce type d’outil. Après que je lui ai évoqué l’idée d’un test pour Minimachines, elle a été emballée. Je lui ai donc fait livrer la Cricut Maker 4 et elle a pu se lancer dans son analyse. Encore une fois, comme pour le guide d’installation d’un serveur sur MiniPC ou le test du robot de piscine Wybot C2, le texte que vous lirez ici est un travail à quatre mains. Stéphanie est à la base de cette synthèse avec ses analyses et son expérience. C’est également elle derrière les photos et les vidéos. Je me contente de retravailler un peu le texte de mon côté, car elle est déjà formidable d’avoir accumulé autant d’informations. Je ne lui ai pas demandé de rédiger, en plus, une thèse sur l’appareil. 

La Cricut Maker 4

La Cricut Maker 4

C’est quoi exactement une machine de découpe ?

La Cricut Maker 4 est un engin qui déplace une lame très affûtée sur différentes surfaces pour les découper en suivant les ordres initiés par un ordinateur. Ces surfaces peuvent être du papier, du carton, des matériaux synthétiques, du cuir ou autres. Elles adhèrent pendant l’opération de découpe sur un support qui vient les fixer. Ce support se déplace d’avant en arrière, entraîné par un mécanisme assez semblable à celui d’une imprimante traditionnelle. Pendant ce déplacement sur un axe, la lame, montée sur un bras qui va de droite à gauche, permet une gestion de l’autre axe. Les deux combinés permettent de déplacer la lame de manière souple et donc de découper la surface voulue en ligne droite ou en courbes.

Préparation du tapis de découpe de la Cricut Maker 4

Préparation du tapis de découpe de la Cricut Maker 4

La Cricut Maker 4 est donc une de ces machines de découpe. Elle mesure 56.1 cm de large pour 18 cm de profondeur et 15.7 cm de haut. Elle pèse 6.98 Kg et permet d’embarquer un tapis de découpe de 30.4 cm de large pour autant de profondeur. C’est sur cet élément qu’on fixera le matériel à travailler. 

La Cricut Maker 4 arrivée à l'atelier

La Cricut Maker 4 arrivée à l’atelier

La machine est très bien emballée, elle est livrée dans un grand carton qui la protège des chocs. Tant mieux, puisque, comme on peut le voir sur l’image ci-dessus, le voyage a été assez éprouvant. Il faut dire que Stéphanie habite au Luxembourg. La machine a donc réellement voyagé, au final, sans encombre.

chargeur et câbles

chargeur et câbles

À l’intérieur on va retrouver un ensemble d’accessoires et d’échantillons assez important. À commencer par un adaptateur secteur indépendant avec deux prises électriques. Une au format européen classique et une autre au format UK, cela n’a l’air de rien mais c’est assez appréciable. Les cordons sont assez longs pour s’adapter à des mises en place variées et peuvent permettre de déplacer la machine pour des ajustements. La Cricut étant assez imposante, il sera possible de la déplacer en la laissant branchée. Pour la ranger sur une étagère ou la laisser travailler, il ne sera pas forcément nécessaire de la débrancher. C’est également utile pour pouvoir la déplacer sur un meuble. Sa profondeur et la taille du tapis de découpe, obligent à lui laisser de quoi respirer pour ses manipulations.

Les indispensables accessoires livrés

Les indispensables accessoires livrés

Différents échantillons sont proposés pour tester la machine. Des vinyles amovibles ou thermocollants sont joints au paquet. Un petit accessoire très important est par ailleurs fixé dans l’enveloppe d’échantillons. Il s’agit du « mini weeder » qui s’avère être un outil indispensable. C’est lui permet de retirer facilement les morceaux de vinyle après découpe. Il faut donc bien faire attention à ne pas le jeter avec l’enveloppe. Un petit tiroir intégré à la Cricut permet de le ranger immédiatement. Un feutre de dessin est par ailleurs fourni pour tester cette option particulière.

La maigre documentation

La maigre documentation

Le manuel proposé avec le Cricut Maker 4 est minimaliste, c’est le moins que l’on puisse dire. Il s’agit d’un document de deux pages. Il assure juste de pouvoir se familiariser avec l’ensemble du design avant son lancement. Un petit tour d’horizon et un état des différents voyants et boutons est ainsi lisible. Le véritable manuel est intégré dans le logiciel Cricut Design Studio. Sorte de trousse à outils logicielle indispensable pour piloter la découpeuse qui propose des guides variés suivant les projets que l’on souhaite réaliser.

La Cricut Maker 4 déballée et prête à l'emploi

La Cricut Maker 4 déballée et prête à l’emploi

Au final l’engin est assez imposant. Il donne parfois l’impression que son carénage de plastique entraine une place « perdue ». Cricut masque en effet dans les côtés de la bête, les différents moteurs et mécanismes qui permettent d’entrainer les matériaux à découper et la tête de découpe dans un enrobage assez large. Ce qui donne un côté encombrant à l’ensemble. Cela permet de retrouver un objet qui ne soit pas repoussant tout en étant plutôt discret dans sa forme une fois refermé.

Les deux supports de lames et d'accessoires

La tête propose deux supports différents pour abriter les outils compatibles de la marque. La Cricut Maker 4 est livrée par défaut avec une lame à pointe fine pour découper du papier, du carton fin, du vinyle et d’autres matériaux peu épais. Le second support peut accueillir d’autres outils comme le stylo feutre fourni pour dessiner sur un support ou des lames plus robustes. 

La lame de découpe mise en place dans son support

La mise en place est simplissime. On ouvre le loquet, on place l’outil de son choix et on assure l’ensemble. Différents accessoires sont proposés suivant vos projets. Lame de découpe profonde, lame dédiée aux différents types de tissus, lame pour le carton épais ou le balsa… Mais aussi des outils de transfert de film métallique, de pliage, de rainage, de gravure, un cutter rotatif, des lames de découpe en zigzag et même un système de perforation pour préparer des papiers prédécoupés comme des timbres ou des tickets. Tout un univers d’outils compatibles qui s’adapteront à une multitude de projets.

Le logiciel vous prend en main

Une fois la Cricut déballée et le logiciel téléchargé, la machine est détectée automatiquement par votre ordinateur. Soit par Bluetooth, soit en USB plus classique. Comme souvent, le système profite de votre premier lancement pour faire une mise à jour matérielle. Cela afin d’apporter d’éventuelles corrections et améliorations techniques à l’ensemble. Compatible avec Windows, MacOS, iOS et Android, il est possible de la piloter depuis différentes sources.

Lancement du test de découpe

Après la mise à jour, la prise en main est intuitive. Le logiciel propose un guide pour réaliser sa toute première découpe de vinyle grâce au matériel fourni dans la pochette. Une fois la machine identifiée, un tutoriel présente progressivement les étapes à suivre. La prise en main est très positive. Le fait qu’on soit guidé dans l’installation aide vraiment à comprendre le processus d’utilisation de l’engin. Cela permet de briser rapidement ses appréhensions.

On suit juste ce qui est écrit à l’écran en utilisant le matériel livré avec la machine. C’est très rassurant. On sent que la marque a une grande expérience derrière elle et sait comment guider quelqu’un de tout à fait néophyte. Il est donc possible de confier la machine à une personne qui n’a aucune expérience avec ce type d’engin sans qu’il soit perdu. Pour les plus expérimentés, le tuto permet aussi de comprendre les différentes subtilités techniques proposées.

Test réussi !

La fin de cette découverte de l’engin se fait avec une première découpe qui sert également à valider son bon fonctionnement. L’ensemble se met en marche rapidement et on peut observer une toute première étiquette Cricut apparaitre. Elle montre toute la souplesse de la lame en action. 

Par acquis de conscience, une calibration pas forcément nécessaire est lancée pour être certain que tout est bien calé et observer comment elle fonctionne. Le lancement est également très facile et l’opération se fait via les réglages du logiciel. On commence par sortir une feuille A4 de gabarit avec une imprimante classique et on la positionne sur la découpeuse.

Le test de calibration

La feuille imprimée qui sert de repère est découpée à intervalles réguliers par la Cricut. Et, pour être certain que la machine opérera avec précision, on indique simplement quelles lignes sont les plus alignées lors de la découpe. Ici c’est le chiffre 9 et la lettre N qui offrent le meilleur résultat, on le note juste quand le logiciel en fait la demande. 

De magnifiques stickers

De magnifiques stickers

Premier test de découpe à la Cricut Maker 4, un sticker perso

Dans sa boutique, Stéphanie propose des stickers « Talk to your users » qu’il faut restocker. L’occasion d’un premier test « grandeur nature » de la nouvelle venue. Cela tombe très bien car cette découpe va répondre à une interrogation légitime. Comment se débrouille la Cricut Maker 4 avec des matériaux d’autres marques. 

La longue liste des matériaux compatibles

Pour utiliser des matériaux qui ne sont pas reconnus d’origine par la machine, il faut indiquer leurs caractéristiques dans le logiciel fourni. La découpeuse n’agit pas de la même façon suivant la matière et l’épaisseur de chaque support. Les stickers sont imprimés sur un papier vinyle avant d’être plastifiés à chaud. Il a donc fallu entrer les caractéristiques des différents composants. C’est évidemment fastidieux mais totalement nécessaire et a ne faire qu’une seule fois. Dans le logiciel, on fait défiler une longue liste des éléments déjà existants pour ajouter un nouveau matériau. Il faut ensuite lui donner un nom et ajuster ses caractéristiques. Des guides vidéo sont disponibles sur Youtube pour tester et ajuster les différents matériaux le plus efficacement possible.

Une fois le nouvel élément créé, il est ensuite disponible dans les choix du logiciel et il est possible de le mettre facilement en favori pour le retrouver rapidement.

Toute l’opération étape par étape .

Les choses sérieuses commencent avec une première découpe. Les opérations sont classiques. Le design est importé depuis un logiciel externe directement dans l’outil Cricut. Cela permet de les mettre en forme sur la feuille avant de lancer l’impression. Celle-ci est effectuée sur une feuille de papier autocollant grâce à une imprimante jet d’encre classique. L’étape suivante est un passage par une lamineuse pour lui ajouter un film transparent qui protégera les stickers dans la durée. Puis vient le temps de la découpe.

Un premier essai de découpe parfait !

Le résultat est satisfaisant. La machine découpe simplement le matériel pourtant d’une autre marque. Les stickers se détachent parfaitement. Ce premier résultat est juste idéal, exactement ce que l’on attend d’une de ces machines.

Mon optimisation sur le Canva de Cricut.

Une optimisation sur le Canva de Cricut.

Pour poursuivre l’expérimentation, et restocker quelques stickers « Halloween » et autres dans la boutique, un essai d’optimisation du papier est tenté. Sur ce point, le logiciel Cricut est assez frustrant. C’est lui qui prend en charge le positionnement de la découpe et, par défaut, il ne laisse pas la main sur les opérations. Ci-dessus on retrouve mon optimisation parfaite du papier avec un maximum de stickers sur une seule feuille A4.

La "désoptimisation" du logiciel

La « désoptimisation » du logiciel

Mais en le laissant faire, le logiciel Cricut change la disposition, c’est sa manière de fonctionner. Il dispose tous les stickers bêtement les uns à côté des autres. Ce n’est pas spécialement optimisé. Pour intégrer autant de stickers que sur ma feuille originelle, le logiciel emploierait deux feuilles de papier, ce qui provoquerait un beau gâchis. 

Une méthode de contournement pour éviter le gâchis

Une méthode de contournement pour éviter le gâchis

Pour outrepasser cette problématique, vous devez utiliser la fonction « attach » du logiciel Cricut. Un template déniché sur le net permet de s’assurer que rien ne bougera sur le tapis de découpe. L’optimisation est alors beaucoup plus simple. On importe le template de la taille de son choix, ici du A4, avant de placer chaque petit élément dessus en optimisant au mieux l’espace. Outre le côté zen de l’opération, on évite un gros gâchis de matériaux. Une fois cette optimisation réalisée, on « attach » tout les éléments : le template et les différents éléments deviennent comme un grand ensemble afin que plus rien ne bouge. Le logiciel considérant le template comme un élément à part entière, tous les éléments qui y sont attachés ne sont plus modifiés lors de l’envoi à la Cricut Maker 4. On parvient alors à imprimer tout ce que l’on veut sur le format de son choix et dans la position la plus optimisée possible. 

Un conseil : il ne faut pas optimiser son agencement au moment de l’envoi vers le tapis. Si vous perdez votre connexion avec la machine, vous devrez relancer votre découpe et vous perdrez alors tout votre précieux travail. Attachez donc tout ensemble avant et ne touchez plus à rien dès que vous avez la pré-visualisation de votre tapis. Au milieu de ma seconde découpe, un souci de connexion Bluetooth est apparu. Impossible de se reconnecter depuis ma machine vers la découpeuse. Seule solution, tout redémarrer. Avec un projet bien sauvegardé, il est possible de relancer toute l’opération et de « sauver » sa découpe en la poursuivant.

Au final, la Cricut Maker 4 achève le travail sans souci et il est finalement possible de retirer tous les stickers du tapis de découpe. Tout est parfait, pas de dépassement ou de manques, pas de morceaux à moitié découpés. Aucune bavure, le produit fini est très réussi et le retrait des stickers a un côté très satisfaisant.

Les découpes imperméables

Une découpe de vinyle imperméables ?

Pour poursuivre les tests, il est temps de s’attaquer aux stickers transparents imprimables et surtout imperméables. Le motif « drink some water » à coller sur une gourde semble idéal. Pour ce type de stickers, Cricut propose un papier imprimable sur lequel on va ajouter un film de plastification. La première étape consiste a imprimer sur le papier qui se reconnait avec son fond vert. Il faut évidemment faire attention à ne pas se tromper de côté. 

Pose du film

Puis vient le moment où on doit plastifier l’impression avec le film imperméable proposé. On les colle simplement l’un sur l’autre. 

Découpe film et stickers dans la Cricut

Puis vient le lancement classique de la découpe. Évidemment on aura choisi dans les réglages les bons matériaux pour que la machine ajuste ses paramètres au mieux et propose le meilleur rendu. Le positionnement est également très important sur le tapis pour ne pas avoir de décalage. 

Un sticker imperméable parfaitement posé sur une gourde

Le résultat est parfait, le vinyle se détache très facilement et le rendu des couleurs est excellent malgré l’épaisse couche transparente. L’ensemble colle très bien sur ma gourde en laissant jouer les transparences. 

L’ensemble des opérations est évidemment un peu chronophage mais l’impression d’avoir sa propre mini imprimerie à la maison est assez satisfaisant. On peut  personnaliser des objets dans des formes et couleurs de son choix. C’est commode pour un créateur qui veut faire des objets uniques, pour tester des prototypes ou pour réaliser des éléments pour de l’événementiel, par exemple.

Interface du logiciel Cricut

Découpe de boucles d’oreilles « ginkgo » avec la Cricut Maker 4

Comme tout se passe bien, l’envie de poursuivre les tests est assez forte. La découpeuse devrait permettre de réaliser des boucles d’oreilles. Des feuilles de ginkgo biloba avec de la dorure à chaud. Il est impossible de réaliser cette dorure avec la machine mais Cricut propose une alternative avec des feuilles de vinyle doré repositionnables. Pour ce type de projet, on utilise deux matériaux. 

D’abord, un papier de tapisserie recyclé par une amie. Ce sera la base des boucles d’oreilles. Par-dessus, l’idée est d’ajouter le vinyle repositionnable qui ajoutera le côté doré à l’ensemble. Comme le design original était conçu pour un tracé au stylo, il a fallu le rendre compatible avec la découpe de vinyle. Cela a essentiellement consisté à épaissir les traits avec un logiciel de dessin vectoriel.

Tout l’intérêt de la Cricut Maker 4 dans ce cas-là est de pouvoir gérer des découpes différentes. Sur le vinyle on doit piloter une coupe de la partie supérieure sans entamer la partie inférieure. Sur le papier peint, il faut attaquer plus en profondeur.

Les boucles réalisées avec la amchine avant la résine

L’envoi des données se fait rapidement. La Cricut Maker 4 attaque les différents matériaux avec précision et l’assemblage se passe sans encombre malgré la finesse des nervures de la feuille en vinyle.

Les boucles finalisées

Là encore l’assemblage est simple et les boucles se montent facilement. L’ajout d’une couche de résine durcissante aux UV permet de les rendre plus solides. Les petits supports de boucle d’oreilles finalisent le tout. On se retrouve avec des objets très convaincants.

Des stickers pour serviettes

Cricut, que fait la police ?

Cricut propose un vinyle repositionnable dans son offre. La marque a ajouté ce produit avec la machine pour la tester. L’occasion de faire des essais et d’étiqueter des porte-serviettes par exemple. C’est également le moment où je découvre un problème du logiciel fourni avec les polices. En effet, il est impossible de faire détecter celle que je veux employer par le logiciel Cricut design space.

Le papier de transfert permet de déplacer le design vers le support

Le papier de transfert permet de déplacer le design vers le support

L’idée est de concevoir la totalité du projet dans ce logiciel. Importer des fichiers extérieurs au format SVG pour identifier chaque type de serviette ne pose aucun problème. Toutefois l’outil refuse de charger la police que je veux employer. Il faut dire que le Mac que j’utilise a en réserve des milliers de polices différentes. C’est lié à mon métier de designeuse combiné avec une légère tendance à l’accumulation de polices.

L’ensemble de ma collection est stocké dans un dossier et un logiciel permet de les activer dans le système pour ne pas en avoir trop simultanément. Ce type de gestionnaire est assez classique et généralement, une fois activées, les polices sont exploitables dans tous les outils : traitement de texte, dessin vectoriel, etc. Mais pour le logiciel Cricut, impossible. Il ne les voit pas. Même après un redémarrage.

Résultat final : des serviettes bien identifiées

Résultat final : des serviettes bien identifiées

Pénible mais pas bloquant, il suffit de réaliser la totalité du design sur un logiciel de dessin vectoriel comme Illustrator, Inkscape ou Affinity Designer. Puis de l’importer dans l’outil Cricut. Ensuite c’est tout bête, comme le logiciel connait le matériau fourni, la découpe se fait simplement et le résultat est parfait. L’emploi d’un papier transfert permet de reporter l’ensemble de la découpe sur un support sans que les éléments ne bougent entre eux. Reste à savoir combien de temps ça va tenir…

La suite arrive avec d'autres matériaux

La suite arrive avec d’autres matériaux

Stéphanie a testé encore beaucoup de choses avec la Cricut Maker 4. Impossible de tout faire tenir dans un seul billet. Il est donc plus sage de le découper en deux parties. La suite avec des tests de découpe de plastique thermorétractable phosphorescent, de cuir, de vinyle permettant le transfert à chaud sur tissu et bien entendu de dessin au feutre arrivera sous peu. Une seconde partie qui sera accompagnée de ses conclusions.

La découpeuse Cricut Maker 4 est en vente à partir de 427.49€ sur Amazon

Un modèle plus complet avec presse à chaud et beaucoup de matériaux est proposé à 549€.

Test : la minimachine de découpe Cricut Maker 4 © MiniMachines.net. 2026

Non, votre vieille imprimante ne va pas être abandonnée par Windows 11

11 février 2026 à 14:06

Votre vieille imprimante ne sera bientôt plus supportée par Windows 11 !!! Cette annonce indiquant que Microsoft puisse décider du jour au lendemain d’arrêter le support de millions d’appareils est simplement fausse. Je ne suis pas toujours tendre avec l’éditeur mais il faut appeler un chat un chat et cette rumeur est parfaitement infondée. Elle est établie à partir d’une totale incompréhension de l’évolution programmée de Windows 11.

Microsoft a indiqué qu’il allait arrêter de proposer de nouveaux pilotes de générations V3 et V4 à travers son programme Windows Update dès ce mois de janvier. Pour comprendre ce choix, il faut d’abord comprendre ce que sont ces pilotes V3 et V4. 

Un des arguments phares de Microsoft pour mettre en valeur Windows c’est sa simplicité d’usage. Le fait qu’il soit en grande partie « plug’n play ». Pour le cas des imprimantes, c’est assez vrai. Si on possède une imprimante USB3 il y a de très fortes chances qu’elle soit compatible avec Windows nativement. Sans même que vous ayez besoin de télécharger un pilote chez le constructeur de celle-ci. Le pilote officiel sera peut-être plus complet et prendra en charge probablement plus d’options… Mais Windows saura prendre en charge votre vieille imprimante et pourra sortir une page quoi qu’il arrive.

vieille imprimante

Pour parvenir à ce résultat, Microsoft a développé une méthode assez simple qui est d’ailleurs reprise pour une foule d’autres périphériques. L’éditeur a condensé une sorte d’annuaire de références d’imprimantes et de méthodes de dialogue avec elles. Cet annuaire est ce que l’on appelle les Pilotes V3 ou V4. Dans la Version 3 il y a des centaines et des centaines de ces méthodes de dialogue et de reconnaissance des machines. Des modèles parfois très anciens mais utilisés par de nombreux professionnels ou des administrations que les constructeurs ont indiqués comme cruciaux par exemple. Cet annuaire reprend également des points clés génériques de l’impression pour proposer une éventuelle compatibilité avec des imprimantes non listées mais employant une approche similaire.

Dans la Version 4, on retrouve une approche plus récente de Microsoft dans la gestion de l’impression avec des nouveautés liées à l’approche de programmation UWP. Une approche qui a été longtemps exploitée, même si désormais Microsoft privilégie d’autres approches plus sécurisées et souples avec notamment l’IPP (Internet Print Protocol).

Ces pilotes V3 et V4  sont disponibles dans Windows 11 et continueront à l’être. Aucun risque donc qu’après une mise à jour ou une réinstallation de Windows avec une image récente du système votre vieille imprimante ne soit plus reconnue. Tout se passera exactement comme avant, comme l’indique Windows Lastest.

Pourquoi autant de bruit autour de cette obsolescence ?

C’est une mauvaise interprétation de la communication de Microsoft qui a été reprise et amplifiée de news en news qui est à l’origine de la propagation de cette rumeur. Microsoft n’a aucun intérêt à jeter aux oubliettes ces pilotes V3 et V4. Pour son image en tant que système comme pour ne pas froisser inutilement ses clients. D’autant que ce n’est pas ce qui prend le plus de place dans votre stockage, ces éléments sont fortement compressés. 

Ce que Microsoft a expliqué, c’est qu’ils n’amenderaient plus ces listings V3 et V4 avec de nouveaux modèles ou de nouveaux protocoles. L’annuaire sera toujours lisible et il pourra éventuellement être actualisé avec une correction si le pilote d’une vieille imprimante présente un défaut de sécurité par exemple, mais on ne pourra plus ajouter de pilotes pour de nouveaux modèles dedans. Cette décision a été prise en 2023 et, comme toujours quand on mélange une problématique englobant matériel et logiciel, elle prend racine à partir d’un évènement datant de 2014. 

Il est fort possible que votre vieille imprimante soit déjà compatible avec Mopria

Il est fort possible que votre vieille imprimante soit déjà compatible avec Mopria

En 2014, la très grande majorité des constructeurs d’imprimantes ont lancé le projet MOPRIA. Il s’agit d’une alliance regroupant tous les géants du secteur : HP, Canon, Epson, Brother, Konica, Kyocera, Samsung, Ricoh, Werox, Oki, Riso et… Microsoft. C’est simple, Mopria réunit 24 sociétés et déjà plus de 9500 modèles d’imprimantes pour un parc de plus de 120 millions d’imprimantes installées dans le monde. Comme on se doute qu’il n’est pas sorti 9500 modèles d’imprimantes depuis 2023, on s’aperçoit que l’idée ne date pas d’hier.

Ce regroupement de marques concurrentes au sein d’une alliance a un but simple. Faciliter la prise en charge des imprimantes mais également des scanners en « éliminant le besoin d’installer des logiciels ou pilotes supplémentaires ». L’idée est de travailler à des protocoles universels faisant des pilotes de l’histoire ancienne. Du moins les pilotes de base, ou l’équivalent de ceux intégrés justement dans les séries V3 et V4 que va arrêter d’actualiser Microsoft.

Depuis 2014, des milliers de références sont intégrées dans ce protocole Mopria avec parfois une publication en parallèle dans les pilotes V3 et V4. Des anciens modèles comme de plus récents, un travail de fond a été mené pour en intégrer dans ce système. Il est possible que votre vieille imprimante soit compatible Mopria sans que vous le sachiez. Avec l’arrêt de la mise à jour de ces éléments, Microsoft va désormais obliger les constructeurs à utiliser systématiquement Mopria. Et je parle de Microsoft mais ce sera aussi le moyen trouvé par un smartphone Android ou un Chromebook d’imprimer ou de scanner facilement, puisque ceux-ci sont pareillement compatibles. Google est également membre de l’alliance.

Ma bonne vieille imprimante Samsung payée 60€ en 2014 fonctionne toujours…

Ma bonne vieille imprimante Samsung payée 60€ en 2014 fonctionne toujours…

Votre vieille imprimante restera donc totalement compatible

Si votre vieille imprimante utilise les annuaires de pilotes V3 et V4, elle pourra continuer à le faire. Ils seront toujours distribués par Windows 11. Si elle est passée à la norme Mopria, il est probable qu’aussi vieille qu’elle soit, elle utilise déjà cette norme sous Windows 10 ou Windows 11.

Dans tous les cas, il est plus que probable que le fabricant de votre imprimante propose toujours son pilote d’origine. Celui qui affiche les fonctions spécifiques d’impression ou des options de reconnaissance de caractère au scan, par exemple. 

Cette histoire me fait grandement penser au fameux « bug de l’an 2000 » qui avait été montée en épingle comme une possible fin du monde alors que dans l’ombre s’activaient des informaticiens professionnels depuis des années. Cette « obsolescence » des imprimantes est donc anticipée depuis 2014 comme une méthode permettant d’éviter de nombreux problèmes. Mopria est plus simple, plus transparent et moins dangereux pour les utilisateurs. Les vieux pilotes d’imprimantes d’il y a 10 ans ne sont que rarement actualisés et si un internaute malveillant y trouvait une faille, il pourrait sans doute l’employer à son avantage sans que le fabricant ne fasse la moindre mise à jour. Et, quand bien même il la ferait, il n’est pas certain que l’utilisateur fasse le nécessaire pour l’installer. Le protocole Mopria permettra de son côté de proposer des corrections au fil de l’eau.

Non, votre vieille imprimante ne va pas être abandonnée par Windows 11 © MiniMachines.net. 2026

Logitech G Pro X2 Superstrike : une souris au clic différent

11 février 2026 à 11:17

La souris Logitech G Pro X2 Superstrike ne va pas révolutionner l’essentiel du concept de la souris. Ce modèle est globalement identique à ceux que l’on connait tous. Ce qu’elle propose c’est de changer la manière dont chaque clic est déclenché. L’idée n’est pas de vous faire jeter votre souris encore fonctionnelle pour vous jeter sur ce nouveau modèle. Mais d’ajouter une petite graine au fond de votre cerveau pour y penser le jour où vous devrez vous équiper.

La mode actuelle sur le marché des souris de jeu, marché que vise cette Pro X2 Superstrike, c’est de changer la manière dont sont analysés les ordres de clics. La bonne vieille méthode encore majoritaire est le très classique système d’interrupteur. On appuie sur le bouton de sa souris, cela pousse l’interrupteur et le clic est notifié au système. Une autre méthode utilise un faisceau lumineux qui, quand il est coupé par l’appui sur le bouton, signale également le clic. Cette seconde solution permet de proposer un clic moins bruyant et un dispositif moins enclin à une panne mécanique.

Logitech G Pro X2 Superstrike

Logitech propose une autre approche, une technologie baptisée HITS. L’acronyme de Haptic Inductive Trigger System. Lorsque l’utilisateur appuie sur le bouton de sa souris Superstrike, on transmet un ordre à un actionneur qui est positionné au-dessus d’un capteur inductif.

Entre les deux, un capteur supplémentaire qui va déclencher le clic proprement dit. Quel intérêt de glisser autant de technologie dans une souris ? Proposer une meilleure analyse de chaque clic avec un ordre qui ne sera pas pris en compte seulement comme un message binaire. Cela permet surtout de personnaliser l’ensemble des éléments de chaque ordre : pression, distance, vitesse et même retour sensible de vos déclenchements. Et cela pour les deux pricnipaux boutons de la souris.

Premier point clé, la distance entre l’actionneur et le plateau de contact peut être réglée. Cela veut dire que le clic n’aura pas forcément de la même pression pour chaque bouton. Si votre index est plus puissant que votre majeur, vous pouvez adapter les pressions en fonction. Autre avantage majeur, une baisse drastique de la latence de clic. Cela ne concernera pas l’utilisateur de tableur classique, mais si les 30 ms de baisse annoncés sont bien présents à l’usage, cela peut améliorer la manière de jouer.

Logitech G Pro X2 Superstrike : le clic « haute couture »

Logitech a tendance à dire que le changement d’une souris classique pour une Logitech G Pro X2 Superstrike pourrait mettre à un même niveau un joueur pro et un joueur de passage. Ce n’est évidemment pas le cas, d’autant qu’un peu plus bas la marque affirme que de nombreux joueurs pros utilisent ses équipements. Disons que cela permet d’équilibrer les choses au sens propre, les souris et leur vitesse de traitement, cela ne change rien aux réflexes des joueurs. En pouvant régler le déclenchement de l’action d’un clic et la vitesse de son « retour », c’est-à-dire l’écart entre le début de la pression sur le bouton et le moment où l’absence de pression sera suffisante pour réinitialiser le clic, on peut également parvenir à des ordres hyperprécis.

Logitech G Pro X2 Superstrike

Autre point intéressant, la possibilité d’un retour haptique réglable. L’interrupteur classique génère un retour de clic, on sent physiquement le déclenchement de l’ordre et on entend le clic. Cela n’a l’air de rien mais c’est un élément analysé par la main et le cerveau pour maitriser l’objet. Sans au moins un de ces retours, on peine réellement à savoir si on a cliqué ou non, si l’ordre est bien « parti ». Le dispositif HITS de la  Superstrike est silencieux mais permet de régler un niveau de retour haptique pour compenser l’absence d’interrupteur. Six niveaux d’intensité sont proposés pour avoir le retour le plus adapté possible.

Un autre élément intéressant est la possibilité pour le capteur d’analyser la pression de chaque clic. Ce qui pourrait éventuellement être exploité dans un jeu au même titre qu’une gâchette de manette. Cela parait tout de même compliqué puisque cela supposerait de développer des jeux ou des applications pour une fraction du parc de souris installées. On imagine cependant les possibilités offertes par le système : le réglage de certains outils en exerçant une pression plus faible sur sa souris ou le lancement de jeux qui prendraient un semi-clic en compte pour diverses opérations. 

Pour le reste, la souris Logitech G Pro X2 Superstrike propose les éléments classiques de la marque. Un capteur Hero 2 permettant une précision de déplacement allant jusqu’à 44 000 DPI et 888 IPS, une charge en USB Type-C avec 90 heures d’autonomie entre les recharges. Elle est légère avec 61 grammes et conserve son nano capteur USB dans un compartiment sous son socle.

Dernier point, et pas des moindres : elle n’est pas donnée. A 179.99€ prix public, ce n’est pas le modèle le plus accessible du marché. C’est néanmoins une approche intéressante de la part du constructeur.

Logitech G Pro X2 Superstrike : une souris au clic différent © MiniMachines.net. 2026

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