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Reçu — 17 février 2026 MiniMachines.net

Guide : protéger son serveur personnel Linux avec Fail2ban

17 février 2026 à 17:43

Avoir un serveur sur un MiniPC c’est bien, l’ouvrir vers l’extérieur c’est mieux. Si des usages locaux sont évidemment nombreux, le véritable intérêt d’un serveur est de proposer des usages en ligne, accessibles depuis n’importe quel point du globe avec une simple connexion internet. Fail2Ban permet de repousser les attaques de base.

Fail2ban

Au sommaire de cette seconde partie, nous allons reprendre le travail effectué lors de l’installation du serveur en décembre et le compléter. La première étape consistera à installer Fail2ban pour sécuriser le système. Puis nous ouvrirons l’accès au serveur sur Internet. Une fois cela fait, nous pourrons installer la plateforme Docker et enfin profiter de celui-ci pour installer facilement un premier service en déployant Adguard.

Installation de Fail2Ban, une protection indispensable avant connexion

Avant de rendre totalement accessible notre serveur sur internet, il est préférable de le protéger du mieux possible. Pour cela nous allons utiliser Fail2ban qui fait partie de la trousse à outils de base de tout serveur en ligne. L’idée de Fail2Ban est d’éviter les attaques les plus classiques des robots en ligne. Les attaques du type « bruteforce » qui vont simplement tenter de se connecter en essayant des listes et des combinaisons de mot de passe. Le principe de cette protection et simple, elle consiste à bannir l’adresse IP provenant d’un nombre déterminé de tentatives de connexion échouées. Si un robot tente, par exemple, trois mots de passe erronés, le serveur va empêcher son IP de recommencer pendant un certain temps. C’est une méthode assez classique et simple qui évitera les attaques les plus primitives.

Ne croyez pas que parce que vous êtes un particulier qui installe un serveur anonyme sur la toile vous n’allez pas subir de tentative d’intrusions. Des dizaines de milliers de robots se baladent en permanence en ligne à la recherche de la moindre faille possible pour tenter d’y pénétrer. Votre petit serveur perso subira les mêmes tentatives qu’un grand serveur d’entreprise.

Fail2ban se base sur des « logs » ou des journaux des différents outils logiciels disponibles. Ici, nous allons utiliser une règle qui concernera les connexions SSH. Cette règle est quasiment prête à l’emploi, ce qui est pratique, mais il est possible d’en faire des personnalisées ou de trouver d’autres exemples sur internet.

On va commencer par se connecter à notre serveur en SSH de la même manière que pendant la phase d’installation du serveur.

On ouvre un terminal depuis un PC sur le même réseau que son MiniPC/serveur et on pianote ssh kevin@192.168.1.214 -p 21422 en adaptant évidemment le login et l’IP en fonction des réglages effectués auparavant. Si vous avez suivi la première partie du guide, votre PC a déjà un login, une connexion SSH et une IP fixe.

Une fois cela fait, règle d’usage classique, on va charger la liste des mises à jour disponibles depuis la dernière connexion en pianotant sudo apt update.

Il y a logiquement un bon nombre de paquets à actualiser, on va donc le faire rapidement avec la commande :sudo apt upgrade.

Il suffit d’appuyer sur entrée pour poursuivre. Une règle existe pour ce type de question de la part du système : la lettre en majuscule proposée est celle qui sera validée par la touche entrée. Ici le « O » est en majuscule pour « Oui » et le « n » reste en minuscule pour « non ». On appuie donc sur entrée.

Le système se met rapidement à jour et nous allons pouvoir partir sur cette base « saine » pour installer Fail2ban. Ce n’est pas très complexe, on pianote :

 sudo apt install fail2ban

On confirme notre intention d’installer le service avec la touche entrée. L’installation débute et se termine très rapidement. Une fois celle-ci terminée, il va falloir mettre en place une configuration adaptée à nos besoins. Pas besoin d’être un expert pour y arriver, on va se contenter pour le moment de partir sur les bases par défaut de l’outil. Pour cela, on va copier et coller le fichier de configuration fourni par défaut. Pour cela, on va utiliser la commande cp qui sert à copier des fichiers avec cette syntaxe : cp [Original] [Destination]. La destination indique l’endroit où le fichier original sera copié et sous quelle forme. Il est tout à fait possible de prendre un fichier et de changer son extension, c’est ce que nous allons faire ici

sudo cp /etc/fail2ban/jail.conf /etc/fail2ban/jail.local

Ici, on a pris le fichier « jail » ou « prison » avec une extension « .conf » qui correspond à la configuration standard et nous l’avons transformé en jail.local pour qu’il soit lu comme la configuration spécifique (locale) de notre serveur. Nous allons maintenant adapter cette configuration locale en éditant ce fichier avec l’ordre.

sudo vim /etc/fail2ban/jail.local

Une fois le fichier ouvert, il nous faut chercher une section particulière de son contenu. Pour cela, il y a une astuce toute bête dans l’éditeur de texte vim. On appuie sur la touche « slash » : / suivi directement du texte que l’on recherche. Vim prend alors le relais et affiche la première occurrence qu’il trouve. Évidemment, il ne faut pas être en train d’éditer le texte sinon le « / » s’inscrirait dans le fichier. Pour éviter cela il faut appuyer sur la touche ESC/Exhap située en haut à gauche de son clavier. Ici nous allons rechercher « sshd » et donc pianoter « /sshd » qui doit se trouver aux alentours de la ligne 274.

Une fois la séquence trouvée il faut enclencher le mode édition de Vim avec la touche « i ». On peut alors modifier le contenu de la section de la manière suivante :

[sshd]

enabled = true
port = 21422 # Port SSH pour se connecter à notre serveur
filter = sshd
maxretry = 3 # Nombre d’essais autorisés avant de bannir l’IP
bantime = 3h # Durée du bannissement
findtime = 600 # Intervalle (en secondes) durant lequel les 3 tentatives doivent avoir lieu pour entrainer un bannissement.
logpath = %(sshd_log)s # ne pas toucher
backend = %(sshd_backend)s # ne pas toucher

 

Après modification, votre fichier édité doit ressembler à cela. Si tout est dans l’ordre, alors appuyez sur Echap pour arrêter l’édition du document, appuyez ensuite sur w pour écrire (write) le fichier et donc le sauvegarder. Puis sur q pour quitter vim.

Pour que le système prenne en compte ces modifications, il faut redémarrer le service fail2ban. Pour cela on pianote :

sudo systemctl restart fail2ban

On vérifie ensuite que le service est bien en cours de fonctionnement avec la commande

sudo systemctl status fail2ban.service

Et on obtient normalement ceci :

Vous devez avoir un retour d’écran qui ressemble à la capture ci-dessus. Si c’est le cas c’est que Fail2ban fonctionne.

Si vous avez à l’écran un status indiquant « Failed » comme ci-dessus, il y a manifestement un problème. Pas de panique.

Jetez un coup d’œil au journal qui liste les informations (log), vous y découvrirez sûrement un souci de syntaxe dans votre fichier (ligne en double…). Ici par exemple, l’édition du fichier était mal exécutée, la ligne logpath était entrée deux fois… Après correction, on relance fail2ban et le problème est résolu.

Si vous avez sous la main une autre machine, vous pouvez tester de vous auto-bannir pour vérifier que le service est parfaitement fonctionnel.  Après plusieurs essais de connexion, Fail2ban refuse la connexion depuis l’IP qui a été bannie. Ca fonctionne !

Pour récupérer l’IP bannie pour cet essai, vous pouvez lancer la commande :

sudo fail2ban-client unban 192.168.1.21

Il est aussi possible d’en bannir une manuellement avec la commande : 

sudo fail2ban-client ban 192.168.1.21

Cela peut être pratique de configurer ainsi Fail2ban si vous repérez une IP aux agissements particuliers.

Maintenant que le serveur est un peu plus résistant aux attaques, on va pouvoir l’ouvrir sur Internet

Pour pouvoir accéder à l’ensemble des services qui seront mis à disposition sur le serveur, nous allons le rendre accessible sur internet. Pour cela nous allons d’abord utiliser une IP avant de simplifier la démarche en utilisant un nom de domaine.

L’ensemble de ces manipulations est beaucoup plus simple si votre fournisseur propose une adresse IP fixe. Certains fournisseurs d’accès proposent cela par défaut comme Bouygues. Free demande une petite manipulation détaillée ici. Chez SFR et Orange, c’est une option. Si votre opérateur ne propose pas cette option  il faudra utiliser un service tiers. Un autre serveur en ligne qui fera le lien vers votre machine. Plusieurs sociétés proposent cela comme Cloudflare ou no-ip.com.

Pour comprendre ce qu’il se passe il faut s’intéresser à la manière dont fonctionne cette requête HTTP particulière

Ci-dessus vous pouvez voir le principe de fonctionnement de notre recherche de serveur en ligne de manière très simplifiée. Même si des administrateurs système vont surement trouver que le schéma est trop simpliste, on comprend ici ce qu’il se produit lors d’une requête en ligne de ce type.

Depuis un navigateur, un internaute appelle la page garage.mondomaine.com. Un serveur de DNS va répondre à cet appel parce que cette adresse pointera chez lui. Il répondre au navigateur en lui disant d’aller voir une adresse IP précise, ici : 1.2.3.4 pour l’exemple. Cette adresse ne correspond pas à votre serveur directement mais plus globalement à votre point de destination, la ligne tout entière de votre fournisseur d’accès. Avec cette information en mémoire, le navigateur change donc de destination et va toquer à la porte de l’IP 1.2.3.4. Et donc de votre box internet. Il se présente comme un navigateur et interroge sur le serveur pour savoir où trouver la page correspondant à garage.mondomaine.com. Au passage, il montre patte blanche en indiquant qu’il propose une liaison sécurisée de type HTTPS sur le port 443.

La Box internet va interroger ses règles de transmission de portgénéralement indentifiées dans ses réglages comme du « port forwarding ». Si une règle s’applique à cette requête, alors elle exécutera le transfert des données. Comme nous allons indiquer à la Box de transférer toutes les requêtes du port 443 vers le serveur que nous avons monté. Les informations en HTTP non sécurisées se feront via le port 80 qui sera également piloté par la Box.

Sur le serveur maison, il va falloir installer un outil baptisé « Caddy ». Une sorte de chef d’orchestre qui triera les requêtes de l’extérieur et les redirigera vers le bon service. On appelle cela un « Reverse proxy ». Caddy pilotera les différentes enquêtes vers des services intégrés dans une sorte de portefeuille de services piloté par un autre outil logiciel appelé « Docker ». Ce dernier fournira une réponse qui remontera ensuite de Caddy vers lme routeur puis du roteur au navigateur.

Imaginez que vous appellez un standard pour avoir en ligne Marcel Machin, le responsable réparation de la société Mongarage SARL (l’équivalent de votre serveur) au téléphone. Vous décrochez votre combiné, comme vous ne connaissez pas le numéro vous demandez un opérateur (Le serveur DNS), vous lui dites que vous voulez telle société, l’opérateur regarde dans son annuaure et vous met en ligne (indication de l’IP). Là vous tombez sur une personne qui décroche au standard (votre BOX), vous lui dites a qui vous voulez parler, elle vous passe l’atelier ou une personne décroche (Caddy) avant de gueuler « MARCEL, TELEPHONE » (Le service Docker voulu). Marcel répond « Allô, non pour demain c’est pas possible » et vous etes connecté.

Il va falloir monter ces services sur le  serveur. Cela a l’air compliqué mais pas de panique. Avec un peu d’aide c’est à la portée de tout le monde. Voilà ce qu’il nous reste a faire : 

  1.  Configurer un nom de domaine et l’ensemble de ses sous-domaines pour indiquer notre ip fixe
  2.  Configurer notre routeur pour activer le transfert des ports 443 et 80 vers notre serveur
  3.  Installer Caddy pour faire office de reverse proxy
  4. Tester notre tout premier service (une page html toute simple)

Et nous verrons cela dans le prochain épisode qui ne devrait pas tarder.

A propos de Kevin :

Kevin est développeur et formateur indépendant php et spécialisé sur le CMS Drupal. Il aime bidouiller des infrastructures cloud mais aussi plus traditionnelles comme un bon vieux petit serveur dans son garage… Vous pouvez en savoir plus sur son travail sur le site kgaut.net. Il est par ailleurs présent sur Mastodon à l’adresse @Kgaut

Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel

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le clavier Logitech Pebble Keys 2 K380s disponible à 25.97€ ?

17 février 2026 à 13:16

Le Pebble Keys 2 K380s de Logitech est un petit clavier Bluetooth sympathique et compact. Il est capable de piloter différents appareils et disposant de multiples touches de raccourcis programmables. Fin et discret, il pourra aussi bien se connecter à un PC qu’une TV-Box, une tablette ou un smartphone. Jusqu’à 3 appareils en simultané.

Avec une grosse autonomie et une mise en veille automatique, c’est le clavier parfait pour tous les usages mixtes. Par exemple pour piloter un MiniPC qui fait office de serveur, une minimachine sous la télé et connecter un iPad ou un smartphone Android si nécessaire.

Pebble Keys

Les touches de fonction sont très pratiques pour piloter par exemple une source audio branchée sur un ampli. En gris, les trois touches de basculement permettent de passer d’une machine à une autre très facilement. Le design des touches est particulier et le clavier est un peu trop particulier pour pianoter une relecture en glagolitique ancien de Guerre et Paix de ce bon vieux Léon, mais cela reste un clavier d’appoint de bonne qualité.  A 25.97 € c’est un investissement plus que correct pour le service proposé. Avec 27.9 cm de large pour 12.4 cm de profondeur et 1.6 cm d’épaisseur, il propose un interrupteur et ne pèse que 415 grammes avec ses deux piles AA intégrées.

Pebble Keys

C’est aussi lui que l’on a retrouvé dans ce super mod Steam Deck pour transformer la console de jeu en outil de productivité très sympathique avec une petite impression 3D. Un objet assez sympathique en complément d’une solution plus classique ou en solo.

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Février et Western Digital a déjà vendu sa production 2026

17 février 2026 à 12:30

Toute la production de Western Digital pour l’année 2026 est réservée. Vendue avant même d’être produite. Les nouvelles commandes concerneront des stockages livrables au minimum en 2027. 

Le PDG de Western Digital, M Irving Tan, indique avoir épuisé toutes les capacités de production de la marque pour les 10 mois encore à venir de 2026. Bien entendu, cela ne devrait pas s’arrêter là et les prochains mois, ceux de 2027, doivent déjà être en cours de négociation.

Les sept plus gros clients de la marque se sont partagé ce gros gâteau de plusieurs millions d’unités. M Tan indique que trois d’entre elles ont pris des engagements pour les années 2027 et 2028. Et la majorité de ce catalogue réservé semble se diriger vers les entreprises et non pas les particuliers. Ces derniers ne représentnt plus que 5% du marché de la marque.

Une usine Western Digital

Une usine Western Digital

L’indisponibilité de disques Western Digital aura d’autres effets

Si les achats de disques mécaniques sont effectivement moins populaires auprès du grand public, les acheteurs de NAS et autres solutions de stockage USB vont faire grise mine. Le prix de ces éléments va flamber. Les petites structures qui se sont lancées dans le marché du NAS ou du PC-NAS vont également souffrir de ce type d’annonce. Car on se doute que les autres acteurs de ce segment, concurrents de Western Digital, doivent être dans la même situation. Il va devenir très difficile de proposer des produits qui ont besoin de disques devenus introuvables et hors de prix.

Si Western Digital ne livre plus le grand public, les autres acteurs vont aussi se retrouver en tension et les tarifs vont flamber. Plus de demande que d’offre, des acteurs qui vont vouloir sécuriser à leur tour leurs stocks… Cela peut aller très vite.

Un NAS sans disque disponible, c'est ravissant mais pas très utile.

Un NAS sans disque disponible, c’est ravissant mais pas très utile.

Ce nouvel engouement pour le stockage mécanique pointe toujours les mêmes responsables. Des sociétés développant des IA très gourmandes en composants qui font main basse sur tout le stock disponible et à venir. L’idée est de construire toujours plus de centres de données dans une course assez folle pour devenir le numéro un de ce segment et entrer dans une sorte de monopole. Ces entreprises raflent désormais les contrats de tous les fabricants en proposant des prix d’achat que les constructeurs de PC et distributeurs de pièces détachées ne peuvent évidemment pas suivre.

Les prix des disques durs sont déjà légèrement aprtis à la hausse

Les prix des disques durs sont déjà légèrement aprtis à la hausse

Les conséquences négatives s’accumulent pour les acheteurs grand public mais également les plus petites structures d’entreprises. Entre indisponibilités chroniques et prix qui s’envolent à la hausse, l’année 2026 et les années 2027 et 2028 vont être particulièrement redoutables.

Février et Western Digital a déjà vendu sa production 2026 © MiniMachines.net. 2026

Les Steam Deck OLED impactées par la crise des composants

17 février 2026 à 11:54

Les Steam Deck OLED sont bel et bien impactées par les problèmes de pénuries et la hausse de la mémoire vive et du stockage. Valve le confirme explicitement sur son site.

Malgré un stock conséquent de composants mémoire et stockage, Valve ne pense pas pouvoir faire face très longtemps aux pénuries qui se poursuivent. Je vous disais dès le début du mois de décembre qu’il fallait envisager une pénurie sur la durée et c’est exactement le scénario que nous rencontrons aujourd’hui.

Valve a stocké des composants Flash et NAND en masse avec un réassort continu de nouvelles puces pour que ce stock permette de continuer à produire au cas où la marque rencontre un problème quelconque. Le COVID a laissé des traces et les grandes marques ont désormais pris l’habitude de stocker suffisamment de composants pour continuer la production pendant quelques semaines ou quelques mois suivant leur taille. Pour un acteur comme Valve dont les produits se limitent seulement à quelques références, cela veut dire un stock de mémoire vive très spécifique et des SSD au format M.2. Beaucoup plus simple que pour un acteur comme Lenovo ou HP qui ont des dizaines de références de machines à construire. 

Steam Deck OLED

Les Steam Deck OLED se vendent plus qu’elles ne peuvent être fabriquées

Malgré tout cet effort, le stock fait face à une pénurie trop importante de composants. Si un stock « tampon » existe, il se vide plus vite qu’il ne peut se remplir. Les derniers échos que j’ai pu recevoir parlent d’une livraison de 20 à 40% de ses commandes chez des grands constructeurs. Ce qui veut dire que quand une des principales marques du marché PC commande 100 composants mémoire, on ne lui en livre qu’entre 20 et 40 unités seulement. Le « manque », les 60 à 80 unités qui ne sont pas livrées, s’accumulant ensuite dans les retards. Une hémorragie intenable à moyen et surtout à long terme qui va avoir de nombreux effets.

Et, cela sans même parler de la hausse des composants. Si Valve pouvait faire une moyenne des tarifs de ses composants Flash et NAND entre les prix d’achat de son stock en 2025 et ceux d’aujourd’hui tout en jouant sur sa marge pour éviter une hausse, ce scénario ne devrait pas tenir très longtemps. Valve avertit désormais ses clients d’une possible pénurie et ne devrait pas tarder à augmenter ses tarifs…

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Microsoft bloque Fido pour empêcher l’usage de Rufus

17 février 2026 à 11:16

Fido et Rufus sont des outils de préparation de clé USB bootables pensés pour installer des systèmes d’exploitation. Ils offrent également des possibilités supplémentaires et notamment le contournement de certains impératifs de Microsoft. On en a parlé au fil des mois, mais pour un bref rappel, le logiciel Rufus prépare, par exemple, votre clé USB pour faire sauter des restrictions d’installation ou permet d’installer des versions spécifiques de Windows.

Fido

Et cela ne semble pas plaire à Microsoft qui a décidé de bannir le logiciel. La moindre approche de celui-ci sur les serveurs de téléchargement de Windows est détectée et bloquée. Rufus utilise un script appelé Fido, également développé par Pete Batard. Ce script ne sert qu’à aller chercher les images de Windows sur les serveurs de Microsoft. Totalement open source, il est facilement identifiable par un gestionnaire de serveur et peut donc être bloqué aisément.

Ce qui empêche donc le logiciel Rufus de télécharger facilement et directement les données nécessaires à la préparation de la clé USB. Pour Pete Batard, cela signale une stratégie délibérée des gestionnaires des serveurs de Microsoft. Ce genre d’action n’est simplement pas menée au hasard. Microsoft, en bloquant Fido, veut bloquer Rufus et ses options qui nuisent à sa stratégie.

Contourner le blocage de Fido par Microsoft est très simple

Rufus permet de sélectionner l'ISO de son choix sur le stockage

Rufus permet de sélectionner l’ISO de son choix sur le stockage

Le contournement de cette restriction de Microsoft est évidemment d’une simplicité enfantine : une fois Rufus téléchargé et installé, il suffit de récupérer l’image ISO du système Windows 11 puis de l’appeler avec Rufus dans un second temps. Le bouton « Sélection » qui va chercher une image ISO déjà présente sur votre stockage sert exactement à cela. Plus besoin de Fido et donc plus de blocage.

On prépare ses réglages spéciaux pour Windows 11

On prépare ses réglages spéciaux pour Windows 11

Une fois l’image .ISO importée, un appui sur la touche Démarrer pour lancer l’installation ouvre toujours la bonne vieille fenêtre de « préparation » de Windows 11 qui permet de contourner certains prérequis matériels comme le TPM 2.0, l’identification par un compte Microsoft en ligne et autres joyeusetés comme le refus de la collecte de données.

Rufus fonctionne alors parfaitement

Rufus fonctionne alors parfaitement

On aura juste perdu quelques clics en remplaçant humainement Fido et il faudra éventuellement penser à effacer l’ISO téléchargé une fois la clé préparée.

L’espace disque coûte cher ces temps-ci.

 

Rufus contourne certaines « incompatibilités » de Windows 24H2

 

Microsoft bloque Fido pour empêcher l’usage de Rufus © MiniMachines.net. 2026

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