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Rivian mise sur le SUV R2 pour booster ses livraisons en 2026

17 février 2026 à 15:09

Rivian anticipe +53 % de livraisons en 2026 grâce à ses SUV R2 abordables et concurrents du Tesla Model Y.

Rivian Automotive, le constructeur américain de véhicules électriques, se prépare à un tournant stratégique avec le lancement de son SUV R2, un modèle plus petit et plus accessible. Les résultats financiers récents de l’entreprise ont dépassé les attentes de Wall Street, offrant un signal positif pour l’avenir du groupe, encore non rentable mais ambitieux. Selon Rivian, la commercialisation du R2 devrait entraîner une hausse de 53 % des livraisons en 2026, portant la production globale à un niveau record pour la marque.

Les actions de Rivian ont réagi favorablement à l’annonce, enregistrant un bond de plus de 15 % lors des échanges post-clôture jeudi. Ce mouvement traduit la confiance des investisseurs dans la stratégie de diversification de la gamme, avec l’ajout d’un véhicule compétitif sur le segment des SUV électriques abordables, actuellement dominé par le Tesla Model Y. Le R2, dont le prix de départ avoisine les 45 000 $, vise un marché sensible aux coûts après la baisse de la demande de véhicules électriques liée à la fin des crédits d’impôt fédéraux aux États-Unis l’année dernière.

Le R2, un SUV stratégique pour Rivian

Le R2 représente un enjeu majeur pour Rivian, qui jusqu’ici s’était concentré sur des modèles haut de gamme, comme les SUV R1S, le pickup R1T et ses fourgonnettes électriques. Le fondateur et PDG, RJ Scaringe, a indiqué à Reuters que les volumes de ces modèles phares resteront globalement stables par rapport à 2025, année où Rivian a livré 42 247 véhicules. La véritable croissance proviendra donc du R2, avec des prévisions de plus de 22 000 livraisons pour 2026, nettement supérieures aux attentes de Wall Street, qui tablaient sur 13 400 unités.

Le lancement du R2 débutera avec une version haute performance dotée d’une double motorisation et de la plus grande batterie, avant que d’autres variantes ne soient progressivement introduites. Rivian n’a pas précisé la date exacte de disponibilité du modèle de base à 45 000 $, mais le SUV devrait entrer en production au deuxième trimestre 2026. Cette stratégie de déploiement échelonné permettra au constructeur de gérer la demande tout en optimisant ses capacités de production.

Perspectives de livraison et marché des véhicules électriques

Malgré son ambition, Rivian reste un acteur non rentable, et ses projections pour 2026 reflètent une approche prudente. Le constructeur s’attend à livrer entre 62 000 et 67 000 véhicules cette année, un chiffre globalement conforme aux estimations de 64 130 véhicules de Visible Alpha. L’entreprise mise sur la montée en puissance du R2 pour stabiliser et renforcer sa position sur le marché des SUV électriques intermédiaires, en particulier dans un contexte où la demande globale pour les véhicules électriques a montré des signes de ralentissement après la fin des incitations fiscales.

Le R2, avec son positionnement tarifaire compétitif et sa technologie de motorisation avancée, pourrait devenir un élément central de la stratégie commerciale de Rivian. Le constructeur espère ainsi capter une part significative des consommateurs recherchant un SUV électrique accessible, tout en consolidant sa réputation sur le marché des véhicules haut de gamme.

Les enjeux financiers et industriels pour Rivian

L’annonce des prévisions de livraisons accrues met en lumière les défis industriels et financiers de Rivian. Bien que le constructeur ait enregistré des résultats meilleurs que prévu, il demeure confronté à la nécessité d’augmenter ses volumes tout en maintenant la qualité et l’efficacité de production. La stabilité des modèles R1T et R1S sera essentielle pour soutenir la marque sur le segment premium, tandis que le R2 servira de levier pour stimuler la croissance globale.

Le marché des véhicules électriques, très compétitif, exige également une capacité d’innovation constante. Rivian devra ainsi gérer simultanément le lancement du R2 et la continuité de sa gamme actuelle pour atteindre les objectifs ambitieux annoncés.

Notre avis, par leblogauto.com

Rivian joue une carte stratégique avec le SUV R2, visant à capter un segment plus large et concurrentiel. La hausse prévue de 53 % des livraisons en 2026 repose sur ce modèle, démontrant l’importance de son positionnement prix. Si le lancement se déroule comme prévu, Rivian pourrait renforcer sa présence sur le marché des SUV électriques accessibles. Toutefois, la stabilité des modèles existants et la gestion des volumes de production resteront des défis clés pour l’entreprise.

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BYD et Geely visent une usine au Mexique pour élargir leur production

17 février 2026 à 13:12

BYD et Geely, parmi d’autres constructeurs chinois, envisagent d’acheter une usine au Mexique pour renforcer leur production mondiale.

Deux des principaux constructeurs automobiles chinois, BYD et Geely, sont en lice pour l’acquisition d’une usine automobile au Mexique, actuellement détenue par Nissan et Mercedes-Benz. Selon des sources proches du dossier, cette opération pourrait marquer un tournant stratégique pour l’industrie automobile mexicaine, longtemps dominée par les constructeurs américains, européens et japonais. La Chine cherche à établir une base manufacturière en dehors de ses frontières, et le Mexique représente un terrain favorable en raison de sa proximité avec le marché américain et de ses coûts de production compétitifs.

Les finalistes ont été sélectionnés parmi neuf candidats, comprenant également deux autres constructeurs chinois majeurs, Chery et Great Wall Motor, ainsi que le fabricant vietnamien de véhicules électriques VinFast. L’émergence de BYD et Geely comme candidats sérieux reflète la dynamique croissante de l’industrie automobile chinoise à l’international. En effet, les ventes de BYD ont été multipliées par dix depuis 2020, tandis que Geely a doublé ses ventes sur la même période. Ensemble, ils ont écoulé plus de 4 millions de véhicules l’an dernier, un volume comparable à celui de Ford.

L’impact sur l’industrie automobile mexicaine

L’intérêt des constructeurs chinois intervient alors que le secteur automobile mexicain fait face à des défis majeurs. Les tarifs douaniers américains ont freiné les exportations et contribué à des fermetures d’usines et à des licenciements. L’arrivée potentielle de BYD et Geely pourrait générer des emplois et renforcer la production locale de véhicules, tout en diversifiant l’offre industrielle. Cependant, cette implantation soulève des questions géopolitiques. Les responsables mexicains craignent que la production chinoise au Mexique n’alimente les tensions avec les États-Unis, qui ont interdit la vente de véhicules de marque chinoise et accusé le Mexique de créer une porte d’entrée pour les produits chinois sur leur marché.

Les autorités mexicaines semblent adopter une approche prudente. Bien que la vente de l’usine ne puisse pas être bloquée, des responsables du ministère de l’Économie auraient demandé aux administrations locales de retarder les investissements chinois jusqu’à la conclusion des négociations commerciales avec les États-Unis. Cette position traduit la complexité des équilibres à maintenir entre développement économique et pression géopolitique, notamment dans le cadre de l’accord commercial nord-américain.

Une croissance chinoise sur le marché mexicain

Le Mexique constitue un marché d’exportation stratégique pour BYD, Geely et d’autres constructeurs chinois. Selon le cabinet de conseil AutoForecast Solutions, la part de marché des marques chinoises est passée de zéro en 2020 à environ 10 % l’an dernier. Avec environ 1,5 million de ventes annuelles de voitures, le pays offre un potentiel significatif pour les véhicules électriques et thermiques produits par ces constructeurs. L’implantation d’une usine locale permettrait de réduire les coûts logistiques, de contourner certaines barrières tarifaires et de renforcer la présence des marques chinoises en Amérique du Nord.

À ce jour, BYD, Geely, Chery, Great Wall et VinFast n’ont formulé aucun commentaire officiel sur ce dossier. L’acquisition de cette usine représenterait un signal fort de l’internationalisation de l’industrie automobile chinoise et de sa capacité à concurrencer directement les acteurs historiques sur des marchés clés comme le Mexique et les États-Unis.

Notre avis, par leblogauto.com

L’intérêt de BYD et Geely pour une usine mexicaine illustre la montée en puissance des constructeurs chinois à l’échelle mondiale. L’opération pourrait renforcer la production locale et créer de l’emploi, mais elle reste sensible politiquement. Les tensions avec les États-Unis pourraient ralentir la décision finale, malgré le potentiel économique évident. Cette étape montre que l’industrie automobile chinoise ne se limite plus à son marché domestique et cherche à sécuriser des bases de production stratégiques à l’international.

Crédit illustration : Geely.

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Red Pig : découvrez la Mercedes qui pourrait changer l’avenir de la marque

17 février 2026 à 07:54
Red Pig : découvrez la Mercedes concept qui pourrait changer l'avenir de la marque

Dans l’univers automobile, certaines créations marquent les esprits sans jamais voir le jour. C’est le cas du concept Red Pig imaginé par Gorden Wagener, l’ancien directeur du design de Mercedes-Benz. Cette interprétation futuriste de la mythique Mercedes AMG 300 SEL 6.3 « Rote Sau » révèle une vision audacieuse du restomod appliqué aux légendes de la marque à l’étoile.

Red Pig : découvrez la Mercedes concept qui pourrait changer l'avenir de la marque

Un hommage numérique à la légende de Spa

Le concept Red Pig puise son inspiration dans l’une des pages les plus glorieuses de l’histoire Mercedes-AMG. La 300 SEL 6.3 originale, surnommée « Rote Sau » (cochon rouge en allemand), avait écrit sa légende en 1971 aux 24 Heures de Spa-Francorchamps. Cette berline imposante, considérée comme trop lourde et encombrante pour la compétition, avait surpris en décrochant la deuxième place au général grâce à son moteur V8 de 6,8 litres.

Cette performance historique avait propulsé le nom AMG sur la scène internationale du sport automobile. Aujourd’hui, Gorden Wagener revisite cette icône à travers un concept entièrement virtuel, révélé pour la première fois dans l’ouvrage « Iconic Design: Das Design-Manifest der Marke ». Le designer allemand, qui a quitté ses fonctions chez Mercedes-Benz début 2026, livre ainsi sa vision personnelle de ce que pourrait être une Red Pig contemporaine.

Red Pig : découvrez la Mercedes concept qui pourrait changer l'avenir de la marque

Design : tradition et innovation technologique

Le concept virtuel conserve l’ADN esthétique de la Rote Sau originelle tout en intégrant les codes stylistiques modernes cher à Wagener. La grande calandre chromée, presque carrée, reprend les proportions de l’ancêtre tout en s’inspirant des dernières créations du designer, notamment la Mercedes Vision Iconic de 2025.

L’éclairage constitue l’un des éléments les plus remarquables du concept. Les quatre anneaux lumineux rappellent directement les projecteurs additionnels de la 300 SEL de course, tandis que les optiques principales arborent quatre étoiles lumineuses LED, signature visuelle que Wagener avait déjà appliquée sur la Mercedes Classe S restylée.

Les jantes en alliage à cinq branches rendent hommage aux roues AMG historiques apparues sur la Rote Sau originale. Ces jantes emblématiques, devenues une véritable signature du préparateur pendant près de deux décennies, cachent désormais des freins carbone-céramique haute performance, compensant ainsi l’une des faiblesses notoires de la voiture de course des années 1970.

Un laboratoire d’idées pour l’avenir Mercedes

Bien que ce concept demeure à l’état virtuel, il pourrait préfigurer certaines orientations stylistiques futures de la marque. Les lignes de carrosserie, le traitement des portes et les détails de la face avant pourraient constituer un héritage laissé par Wagener à ses successeurs. Le concept s’inscrit parfaitement dans la philosophie de la gamme Mercedes Mythos, annoncée en 2022 pour célébrer les modèles légendaires de la marque.

Cette série rétro-futuriste avait déjà donné naissance au Mercedes-AMG PureSpeed, roadster sans pare-brise produit en série limitée. Le Red Pig virtuel démontre le potentiel créatif de cette approche, mêlant nostalgie et innovation technologique. Théoriquement, une version de série pourrait voir le jour sur base d’une AMG Classe C, Classe E ou Classe S, nécessitant toutefois une refonte complète de la carrosserie.

Le partage de ce concept sur les réseaux sociaux par Wagener témoigne de l’attachement du designer à cette création inaboutie, révélant au grand public un projet qui n’avait pas été retenu pour développement. Cette démarche illustre parfaitement la richesse créative des studios de design automobile, où de nombreux projets fascinants demeurent dans l’ombre.

  • Créateur : Gorden Wagener, ancien directeur du design Mercedes-Benz
  • Inspiration : Mercedes AMG 300 SEL 6.3 « Rote Sau » de 1971
  • Statut : Concept virtuel uniquement
  • Première révélation : Ouvrage « Iconic Design: Das Design-Manifest der Marke »
  • Éléments distinctifs : Calandre surdimensionnée, quatre anneaux lumineux, étoiles LED, jantes AMG historiques
  • Gamme potentielle : Mercedes Mythos

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La Chine assouplit sa position sur les VE face à l’UE

17 février 2026 à 07:12

La Chine encourage ses fabricants de véhicules électriques à négocier avec l’UE pour des tarifs avantageux.

La Chine soutient les négociations individuelles des VE

La Chine a récemment annoncé un changement notable dans sa politique vis-à-vis des fabricants de véhicules électriques (VE) négociant directement avec l’Union européenne. Selon un porte-parole du ministère chinois du Commerce, He Yadong, le pays espère que davantage de constructeurs automobiles chinois parviendront à des accords sur les prix minimums avec l’UE. Cette déclaration marque un adoucissement par rapport aux critiques précédentes à l’égard des entreprises qui traitaient individuellement avec le bloc européen.

Le gouvernement chinois a indiqué qu’il continuerait à maintenir une communication étroite avec l’UE afin de faciliter ces négociations. L’objectif principal est de permettre aux fabricants chinois de VE de tirer pleinement parti des engagements tarifaires convenus. Cette ouverture intervient alors que la Chine cherche à renforcer sa position sur le marché européen tout en respectant les règles imposées par l’Union européenne sur les tarifs d’importation.

Exemptions de droits et accords tarifaires

Cette semaine, la Commission européenne a accordé une exemption de droits d’importation à la marque Cupra, filiale du géant allemand Volkswagen. Cette décision concerne le SUV coupé Tavascan, fabriqué en Chine, et a été approuvée à condition qu’un prix minimum soit respecté et qu’un quota de vente soit appliqué. Cette mesure illustre la volonté des autorités européennes de trouver un équilibre entre protection du marché intérieur et ouverture aux véhicules électriques produits hors de l’UE.

L’exemption accordée à Volkswagen marque la première depuis l’introduction, en 2024, des tarifs européens visant les fabricants chinois de véhicules électriques. Ces accords sur les prix minimums représentent un mécanisme clé pour permettre aux marques chinoises et étrangères de pénétrer le marché européen tout en garantissant une certaine régulation des prix et de la concurrence.

Contexte et perspectives pour le marché européen

L’UE avait instauré ces tarifs dans un contexte de montée en puissance des VE chinois sur le marché européen. La mesure visait à protéger les fabricants locaux et à éviter une concurrence jugée déloyale due à des prix trop bas. Les discussions qui ont conduit à l’exemption de Cupra ont été longues et intenses, reflétant la complexité des relations commerciales entre la Chine et l’UE dans le secteur automobile.

Pour les constructeurs chinois, cette évolution constitue une opportunité stratégique. Elle ouvre la porte à des négociations plus flexibles et à un accès direct à un marché clé pour les véhicules électriques, où la demande continue de croître. En parallèle, l’UE renforce son contrôle sur l’importation de VE afin de maintenir un équilibre concurrentiel et soutenir la transition énergétique tout en favorisant le développement durable des infrastructures de mobilité.

Le ton diplomatique adopté par Pékin pourrait également favoriser des discussions futures concernant les quotas, les prix et les conditions de vente des véhicules électriques en Europe. À terme, cela pourrait améliorer la visibilité et la compétitivité des marques chinoises sur le marché européen, tout en consolidant les liens commerciaux entre les deux régions.

Notre avis, par leblogauto.com

L’assouplissement de la position chinoise sur les VE marque un tournant dans les relations commerciales sino-européennes. L’exemption accordée à Volkswagen illustre que des accords tarifaires ciblés peuvent fonctionner pour le marché européen. Cette évolution pourrait stimuler la présence des marques chinoises tout en préservant les règles de concurrence de l’UE. Il reste cependant à observer comment ces négociations influenceront durablement le secteur des véhicules électriques.

Crédit illustration : leblogauto.

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Cupra Tavascan : premier VE chinois exempté de taxes en Europe

17 février 2026 à 05:12

Tavascan devient le premier véhicule électrique chinois exempté de taxes en Europe, ouvrant la voie à d’autres VE importés.

L’UE valide l’importation du Cupra Tavascan

Le Cupra Tavascan, véhicule électrique (VE) compact produit par Volkswagen AG en Chine, marque une étape historique dans le commerce automobile entre l’Europe et Pékin. La Commission européenne a officiellement accepté la demande de Volkswagen (Anhui) Automotive Co. pour importer ce modèle sans s’acquitter des lourdes taxes à l’importation. Cette décision fait partie d’un nouveau mécanisme mis en place par l’Union européenne afin de réduire les tensions commerciales tout en régulant l’arrivée de véhicules électriques chinois sur le marché européen.

Concrètement, Volkswagen a obtenu l’autorisation de vendre le Tavascan au prix d’importation minimum proposé ou au-dessus. Cette exemption de tarif compensatoire, fixé à 20,7 % depuis 2024, représente un soulagement significatif pour le constructeur allemand, dont les marges sur le modèle avaient été affectées par cette structure tarifaire. En contrepartie, Volkswagen s’engage à respecter un quota d’importation précis et à investir dans des projets liés aux véhicules électriques à batterie au sein de l’Union européenne.

Un nouveau cadre pour les véhicules électriques chinois

L’accord conclu avec VW est le premier du genre sous ce nouveau système européen. Il permet désormais aux constructeurs automobiles de demander des exemptions tarifaires pour chaque modèle électrique fabriqué en Chine qu’ils souhaitent exporter vers l’Europe. Cette mesure ouvre également la voie à d’autres fabricants, tels que BYD Co., qui pourraient profiter de ce cadre pour accroître leur présence sur le marché européen.

Selon les analystes, cette initiative européenne combine à la fois l’ouverture commerciale et la protection de l’industrie locale. Le mécanisme assure un contrôle sur l’importation de VE chinois tout en garantissant des investissements stratégiques dans le secteur des batteries et des technologies vertes. Pour Bruxelles, il s’agit d’un équilibre entre la sécurisation d’engagements industriels et la préservation de la compétitivité des constructeurs européens face à la concurrence asiatique.

Impact sur Volkswagen et le marché européen

Pour Volkswagen, l’exemption des taxes sur le Tavascan pourrait améliorer significativement la rentabilité de ce modèle. Le constructeur a déjà investi plusieurs milliards de dollars dans l’usine d’Anhui, en Chine, où le véhicule est assemblé. Cette décision européenne renforce la stratégie du groupe visant à développer sa gamme de véhicules électriques tout en optimisant les coûts liés aux exportations.

Le Cupra Tavascan rejoint ainsi un marché européen de plus en plus compétitif, où les véhicules électriques chinois représentent désormais environ une voiture sur dix vendue. Le nouveau mécanisme de l’UE pourrait transformer la dynamique de l’importation de VE en facilitant l’accès à ces modèles tout en maintenant une régulation des volumes et des prix. Toutefois, la Commission européenne n’a pas communiqué le prix minimum exact ni le quota d’importation convenu avec Volkswagen, laissant certains aspects stratégiques confidentiels.

L’exemption du Tavascan est un signal fort envoyé à l’industrie automobile : elle montre que l’Europe est prête à collaborer avec les constructeurs chinois tout en encadrant strictement les conditions de marché. Ce geste pourrait également stimuler la concurrence et inciter les fabricants européens à accélérer leurs investissements dans l’électrification et les technologies vertes, afin de rester compétitifs dans un environnement en pleine mutation.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette décision européenne constitue un tournant pour l’importation de véhicules électriques chinois. Elle permet à Volkswagen de sécuriser ses marges sur le Tavascan tout en investissant dans l’industrie européenne des batteries. Le mécanisme offre un cadre clair pour d’autres constructeurs, favorisant la concurrence et l’innovation. Enfin, il illustre la volonté de l’UE de réguler le marché tout en maintenant une ouverture commerciale stratégique.

Crédit illustration : Cupra.

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Ferrari rassure et vise 2026 avec confiance

16 février 2026 à 19:12

Ferrari dépasse les attentes financières et rassure sur la demande, malgré les tensions géopolitiques et la transition électrique.

Les perspectives confiantes de Ferrari apaisent les craintes concernant la demande mondiale de supercars. Le constructeur automobile italien a fixé de nouveaux objectifs à l’horizon 2026, rassurant les investisseurs sur sa capacité à préserver croissance et marges bénéficiaires malgré les turbulences géopolitiques, la volatilité des devises et une transition majeure de sa gamme.

À la Bourse de Milan, l’action du fabricant de voitures de luxe a bondi jusqu’à 11 % après la publication de résultats supérieurs aux attentes des analystes. Le groupe a annoncé des revenus et un bénéfice opérationnel au-dessus des estimations, tout en indiquant que les profits de l’exercice en cours devraient également dépasser les prévisions du marché. À 15h02, le titre affichait encore une hausse de 8,2 %, signant sa plus forte progression intrajournalière depuis mars 2020.

Des objectifs 2026 au-dessus des attentes

Pour l’exercice complet, Ferrari table sur un chiffre d’affaires d’environ 7,5 milliards d’euros et un Ebitda ajusté d’au moins 2,93 milliards d’euros. Les analystes anticipaient respectivement 7,53 milliards d’euros et 2,91 milliards d’euros. Si l’écart sur les revenus reste limité, la prévision de marge a « largement dépassé » les scénarios baissiers circulant avant la publication, selon Stephen Reitman, analyste chez Bernstein.

Le quatrième trimestre a confirmé cette dynamique. Le chiffre d’affaires net a atteint 1,8 milliard d’euros, contre 1,77 milliard attendu. L’Ebitda s’est élevé à 700 millions d’euros, dépassant la projection de 662 millions d’euros. Ces performances financières traduisent une stratégie centrée sur le mix produit, la personnalisation et le pouvoir de fixation des prix, plutôt que sur une augmentation des volumes de production.

Le carnet de commandes offre une visibilité jusqu’à la fin de 2027, renforçant la perception d’une demande résiliente sur le segment des supercars et des véhicules d’exception. Le directeur financier Antonio Picca Piccon a par ailleurs confirmé qu’une proposition visant à porter le dividende à 40 % du bénéfice net, contre 35 % actuellement, serait soumise au conseil d’administration.

Mix produit et personnalisation soutiennent les marges

Ferrari poursuit une stratégie industrielle strictement maîtrisée. Tous les véhicules sont produits en Italie et les volumes restent volontairement limités afin de préserver l’exclusivité de la marque et son pouvoir de tarification. Le constructeur a ainsi pu relever les prix de certains modèles jusqu’à 5 %, profitant d’une réduction des droits de douane américains sur les voitures fabriquées dans l’Union européenne, passés de 27,5 % à 15 %.

Les nouveaux modèles ont contribué à soutenir la rentabilité. La montée en puissance des Ferrari SF90 XX et Ferrari 12Cilindri a amélioré le mix produit, tandis que la fin du programme Ferrari Daytona SP3 — une édition limitée particulièrement rentable — a marqué la transition vers une nouvelle phase de gamme. En parallèle, la production de la Ferrari F80, hybride en série limitée appelée à devenir le prochain modèle phare, augmente progressivement.

Au-delà des ventes de véhicules, les options de personnalisation génèrent des revenus substantiels. Les clients fortunés investissent dans des configurations sur mesure pour des modèles pouvant dépasser le million de dollars. Les activités de sponsoring participent également à la croissance du chiffre d’affaires.

Livraisons en baisse, demande jugée solide

Malgré ces résultats, les expéditions totales ont reculé de 5,2 % au quatrième trimestre, à 3 152 unités. Les livraisons vers la Grande Chine — continent, Hong Kong et Taïwan — ont chuté de 36 %, à 182 véhicules. Dans la région des Amériques, premier marché du constructeur, les expéditions ont diminué de 8 %, à 877 unités.

Ferrari souligne que cette contraction ne traduit pas un affaiblissement structurel de la demande automobile, mais résulte d’un plafond auto-imposé limitant la Chine à environ 10 % des volumes globaux, ainsi que de l’impact des tarifs douaniers élevés. La direction rappelle régulièrement que cette région ne constitue pas un moteur de croissance stratégique pour la marque.

Le constructeur reste toutefois exposé à un impact monétaire négatif, net de couvertures, en raison de la faiblesse du dollar américain. Les tensions commerciales et la prudence de certains consommateurs fortunés dans des marchés clés pèsent également sur le contexte.

Transition électrique maîtrisée

Sur le plan technologique, Ferrari avance prudemment dans l’électrification de sa gamme. Lors de sa journée des marchés de capitaux en octobre, le groupe a revu à la baisse ses ambitions en matière de véhicules électriques, confirmant que les moteurs à combustion interne resteraient au cœur de l’offre.

Le premier modèle entièrement électrique, désormais baptisé Ferrari Luce, sera présenté dans sa version définitive à Rome le 25 mai, comme l’a indiqué le directeur général Benedetto Vigna. Des éléments clés du concept intérieur et de la chaîne de traction ont déjà été dévoilés. Les précommandes ouvriront en mars, avant l’ouverture des commandes fermes après la présentation officielle. Quatre autres nouveaux modèles sont attendus cette année, en complément de ce véhicule électrique.

Dans un environnement marqué par la transition énergétique, la gestion des volumes, la rentabilité unitaire et la montée en gamme restent les piliers de la stratégie du constructeur de Maranello.

Notre avis, par leblogauto.com

Ferrari démontre une nouvelle fois la solidité de son modèle économique fondé sur l’exclusivité, la maîtrise des volumes et un mix produit fortement margé. La baisse des livraisons ne semble pas inquiéter le marché, soutenu par un carnet de commandes solide et une politique tarifaire assumée. La transition vers l’électrique reste progressive, sans remise en cause du cœur thermique de la gamme. Dans un contexte géopolitique incertain, la stratégie prudente mais rentable du constructeur apparaît cohérente.

Crédit illustration : Ferrari.

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Ford dépassé par BYD : un tournant mondial

16 février 2026 à 15:03

BYD dépasse Ford en ventes mondiales, marquant un tournant dans l’industrie automobile et l’essor des véhicules électriques chinois.

Pour la première fois, Ford Motor Co. a été dépassé en volumes de ventes mondiales par le constructeur chinois BYD Co.. Un basculement symbolique dans la hiérarchie des constructeurs automobiles mondiaux, qui illustre la montée en puissance des marques chinoises sur le marché global et la transformation accélérée du secteur vers l’électrification.

BYD dépasse Ford en volumes mondiaux

Selon les données communiquées, les ventes en gros de Ford ont reculé de près de 2 % l’an dernier, pour s’établir juste en dessous de 4,4 millions de véhicules. Dans le même temps, BYD a annoncé en janvier un total de 4,6 millions d’unités écoulées. Ce différentiel permet au groupe chinois de se hisser au sixième rang mondial des ventes automobiles, devant Ford.

Ce classement marque un tournant pour l’industrie automobile internationale. Longtemps dominé par les constructeurs historiques américains, européens et japonais, le marché mondial voit désormais les fabricants chinois gagner rapidement du terrain. Portée par une gamme de véhicules électriques compétitifs, une stratégie d’exportation offensive et une forte présence domestique, BYD confirme son changement de dimension.

La progression du constructeur asiatique s’inscrit dans un contexte de mutation profonde du marché automobile : électrification massive, digitalisation des modèles, pression sur les coûts et intensification de la concurrence internationale. Dans ce nouvel environnement, la performance commerciale repose autant sur l’innovation technologique que sur la capacité industrielle et logistique.

Ford en difficulté hors des États-Unis

Si Ford a enregistré une hausse de ses ventes sur son marché domestique américain, la situation est plus contrastée à l’international. Le constructeur a perdu du terrain en Europe et surtout en Chine, premier marché automobile mondial.

En Chine, les fabricants locaux ont renforcé leur position face aux marques étrangères. Outre BYD, des groupes comme Xiaomi Corp. et Geely Automobile Holdings Ltd. ont accru leurs parts de marché grâce à des véhicules électriques abordables, technologiques et adaptés aux attentes des consommateurs locaux. L’intégration avancée des logiciels, les fonctionnalités connectées et des tarifs compétitifs constituent des arguments déterminants dans un segment en forte croissance.

Ford traverse par ailleurs une transition complexe vers l’électrique. Le groupe a annoncé 19,5 milliards de dollars de charges afin de réviser sa stratégie dans ce domaine. Ce repositionnement illustre les défis auxquels sont confrontés les constructeurs traditionnels : adaptation des plateformes, réorganisation industrielle, investissements massifs en R&D et ajustement des chaînes d’approvisionnement.

Dans un marché automobile mondial de plus en plus dominé par les motorisations électriques et hybrides, la rapidité d’exécution et la maîtrise des coûts deviennent des facteurs clés de compétitivité.

L’expansion internationale de BYD

Au-delà de son marché domestique, BYD accélère son développement à l’international. Le constructeur a pénétré plusieurs régions stratégiques, notamment l’Europe, l’Amérique du Sud et l’Asie. Ses exportations ont atteint 1,05 million de véhicules en 2025, avec un objectif affiché de 1,3 million cette année.

Cette dynamique d’expansion confirme l’ambition globale du groupe chinois. L’implantation progressive sur différents continents témoigne d’une stratégie structurée, combinant volumes, compétitivité tarifaire et offre technologique. Le déploiement de véhicules électriques sur des marchés variés participe à la redéfinition de l’équilibre concurrentiel du secteur automobile.

Cependant, BYD pourrait faire face à un environnement plus exigeant en 2026 sur son marché intérieur. La réduction des subventions gouvernementales et les mises en garde des régulateurs concernant les remises commerciales agressives pourraient peser sur la rentabilité et la dynamique de ventes domestiques.

Dans ce contexte global, Toyota Motor Corp. conserve la première place mondiale pour la sixième année consécutive. Le constructeur japonais a enregistré une hausse de 4,6 % de ses ventes, atteignant 11,3 millions de véhicules. Un rappel que, malgré les bouleversements en cours, la compétition reste intense entre les grands groupes automobiles internationaux.

Notre avis, par leblogauto.com

Le dépassement de Ford par BYD constitue un signal fort sur l’évolution du marché automobile mondial. La progression du constructeur chinois repose sur des volumes élevés et une stratégie clairement orientée vers l’électrique. Ford, de son côté, fait face aux coûts élevés de sa transition industrielle et à une pression accrue en Chine et en Europe. L’écart reste mesuré, mais il reflète une redistribution progressive des cartes dans l’industrie automobile.

Crédit illustration : leblogauto.

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Exceptionnel, Renntech dévoile une Mercedes SEC C126 à moteur V12

16 février 2026 à 07:14

Connu pour ses activités de préparation, principalement sur base Mercedes, Renntech propose cette fois-ci un exceptionnel restomod sur base de Mercedes SEC de type C126. Exceptionnel, car sous le capot, on trouve un V12 7.5 de 660 ch.

Jusqu’en 1991, les modèles haut de gamme de Mercedes s’en remettaient à des moteurs comptant au maximum 8 cylindres. Y compris les modèles les plus prestigieux de la Classe-S ou la fameuse Mercedes 600. Un événement va changer la donne. En 1987 apparaît sur le marché la BMW 750i, dotée du V12 M70. Stuttgart répliquera à Munich avec son propre V12, le M120 implanté sous le capot de la famille W140.

Renntech nous propose donc un anachronisme avec sa dernière création. Le préparateur américain associe en effet un des chef-d’œuvre de Bruno Sacco, le coupé C126, avec ce V12 M120. Pour faire bonne mesure, le moteur est présent dans une inédite déclinaison de 7,5 litres de cylindrée et développant 485 kW / 660 ch / 881 Nm. Dans les versions officielles, le moteur s’est contenté 7,3 litres de cylindrée pour Pagani ou la rare SL73 AMG.

Malheureusement, Renntech a affublé l’élégante SEC d’un kit carrosserie Widebody qui manque de discrétion. Ainsi, elle ne s’inscrit pas vraiment dans la lignée des Mercedes les plus performantes de cette période qui n’extériorisaient que très peu leur niveau de performance.

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Stellantis : près de 70 milliards envolés

16 février 2026 à 07:12

Stellantis annonce 22,2 milliards d’euros de charges et voit sa capitalisation chuter de près de 70 milliards depuis mars 2024.

Quatorze mois après avoir tourné la page d’une direction marquée par des résultats jugés erratiques, Stellantis traverse une nouvelle zone de fortes turbulences. Le constructeur automobile, propriétaire notamment des marques Jeep et Fiat, a annoncé des charges massives de 22,2 milliards d’euros, soit environ 26 milliards de dollars. Une décision qui a ravivé les inquiétudes des marchés financiers et provoqué une chute spectaculaire du titre en Bourse.

Depuis mars 2024, la capitalisation boursière du groupe a fondu d’environ 70 milliards d’euros. Une débâcle qui s’inscrit dans un contexte déjà fragilisé par des avertissements sur résultats émis sous la précédente direction.

Des charges massives et un marché sanctionne

Le nouveau Directeur Général, Antonio Filosa, a détaillé ces charges exceptionnelles vendredi. Une large part est liée à l’abandon de paris stratégiques engagés sous son prédécesseur Carlos Tavares, notamment autour de véhicules électriques considérés aujourd’hui comme non rentables.

Au-delà de ce montant déjà conséquent, les résultats publiés se sont révélés nettement inférieurs aux attentes des analystes financiers. Cette contre-performance est d’autant plus marquante que la dirigeante avait assuré, début décembre, que le constructeur était en bonne voie pour atteindre ses objectifs annuels.

La réaction des investisseurs ne s’est pas fait attendre : l’action Stellantis a chuté de 25 % en séance à Milan. Cette variation brutale contraste avec les fluctuations observées chez Ford Motor Co. et General Motors Co. lors de la publication de provisions comparables liées à l’électrification de leurs gammes. Selon l’analyste Stephen Reitman du cabinet Bernstein, ce différentiel reflète l’ampleur du fossé que la direction doit combler pour restaurer la confiance du marché.

Véhicules électriques et pari industriel manqué

La stratégie autour des véhicules électriques apparaît comme l’un des points centraux de cette crise financière. Les amortissements annoncés incluent l’annulation de projets jugés insuffisamment performants en termes de volumes de ventes et de rentabilité. Dans un secteur automobile en pleine mutation technologique, la transition énergétique représente un enjeu industriel majeur, mais aussi un risque financier élevé lorsque les prévisions de marché ne sont pas au rendez-vous.

Stellantis a également acté la cession de sa participation de 49 % dans une coentreprise canadienne à LG Energy Solution Ltd. pour la somme symbolique de 100 dollars. Ce désengagement efface pratiquement les 980 millions de dollars investis dans ce projet lancé en 2022 pour construire une usine de batteries à grande échelle à Windsor, en Ontario. Cette infrastructure devait constituer un pilier stratégique de l’approvisionnement en cellules pour véhicules électriques en Amérique du Nord.

Outre ces décisions, le constructeur a enregistré une perte de 4,1 milliards d’euros liée à la révision de ses provisions pour dépenses de garantie, en raison de problèmes de qualité attribués à la direction précédente. À cela s’ajoutent 1,3 milliard d’euros de charges supplémentaires principalement liées à des suppressions d’emplois déjà annoncées en Europe.

Marques stratégiques et perspectives incertaines

Malgré ce contexte tendu, la direction met en avant la solidité de certaines marques clés du portefeuille. Les pick-up Ram et les SUV Jeep demeurent des piliers commerciaux essentiels, notamment sur le marché nord-américain. Les acheteurs de pickups continuent de manifester un intérêt pour le moteur Hemi V-8, tandis que le modèle Cherokee, relancé l’an dernier, participe à la dynamique de la gamme.

Jeep vient d’ailleurs d’interrompre une série de six années consécutives de baisse des ventes aux États-Unis, avec une hausse de 4 % des livraisons au quatrième trimestre. Une performance qui tranche avec le ralentissement observé chez plusieurs concurrents.

Sur le plan financier, les perspectives restent toutefois prudentes. Stellantis anticipe pour le second semestre un déficit pouvant atteindre 1,5 milliard d’euros, un niveau jugé « bien pire » que prévu par certains analystes. Les objectifs pour 2026 sont qualifiés de « vagues », avec une croissance du chiffre d’affaires attendue à un chiffre unique intermédiaire et une marge opérationnelle ajustée à un chiffre unique bas.

Pour certains investisseurs, cette accumulation de charges pourrait constituer un « grand nettoyage » comptable, susceptible d’assainir la situation bilancielle. D’autres, à l’image de l’analyste Tom Narayan de RBC Capital Markets, attendent des preuves tangibles d’un redressement durable des fondamentaux : amélioration des volumes, rentabilité des modèles électriques, maîtrise des coûts industriels et fiabilité accrue des véhicules.

Notre avis, par leblogauto.com

La séquence actuelle illustre la difficulté pour Stellantis de piloter simultanément transformation électrique, maîtrise des coûts et qualité produit. L’ampleur des charges et la réaction boursière montrent une perte de crédibilité à court terme. Les marques américaines demeurent un socle solide, mais les perspectives financières restent fragiles. Le redressement passera par des résultats opérationnels concrets et une exécution industrielle sans faux pas.

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Tesla accélère dans le solaire américain

16 février 2026 à 05:34

Tesla évalue New York, l’Arizona et l’Idaho pour produire des cellules solaires et viser 100 GW par an aux États-Unis.

Tesla ne ralentit pas dans le solaire. Alors que son activité automobile — véhicules électriques, batteries et technologies embarquées — reste au cœur de son modèle industriel, le constructeur américain explore désormais plusieurs États pour produire des cellules solaires aux États-Unis. L’objectif affiché par son dirigeant, Elon Musk, est ambitieux : atteindre 100 gigawatts de production annuelle.

Selon des personnes proches du dossier, le groupe étudie activement différents sites industriels, notamment à New York, en Arizona et dans l’Idaho. Ce qui pouvait apparaître comme une annonce stratégique s’apparente désormais à une initiative industrielle concrète, dans un contexte énergétique en pleine mutation.

Buffalo au cœur du dispositif industriel

Un premier levier identifié concerne l’extension de l’usine de Buffalo, dans l’État de New York. Ce site pourrait voir sa capacité portée à 10 gigawatts, soit l’équivalent de la production de dix centrales nucléaires. À plus long terme, la construction d’une seconde installation dans l’État de New York figure parmi les scénarios envisagés.

L’Arizona et l’Idaho sont également cités comme options potentielles pour accueillir de nouvelles unités de fabrication. Le projet est piloté par Bonne Eggleston, vice-président de Tesla, qui a récemment indiqué recruter pour des postes liés à la fabrication de panneaux solaires domestiques.

Cette diversification industrielle intervient alors que le groupe est déjà solidement implanté dans l’automobile électrique, avec une chaîne de valeur intégrée allant de la conception de véhicules zéro émission à la production de batteries lithium-ion. L’expansion vers les cellules photovoltaïques s’inscrit dans une stratégie énergétique globale, complémentaire à l’écosystème des voitures électriques, des systèmes de stockage et des infrastructures de recharge.

100 gigawatts : une ambition stratégique

Lors d’un podcast « Cheeky Pint » animé par John Collison, co-fondateur de Stripe, Elon Musk a évoqué les « tarifs gigantesques » appliqués aux importations de panneaux solaires aux États-Unis. Dans ce contexte réglementaire, la production locale de cellules apparaît comme un levier stratégique pour réduire la dépendance aux importations et sécuriser l’approvisionnement.

« Nous allons produire de l’énergie solaire », a déclaré le dirigeant, précisant que Tesla et SpaceX travaillent à atteindre une production annuelle de 100 gigawatts de cellules solaires. L’objectif : alimenter les centres de données, sur Terre comme dans l’espace.

Un tel volume positionnerait Tesla comme le plus grand fabricant de panneaux solaires aux États-Unis. À titre de comparaison, First Solar Inc., actuel leader national, prévoit de porter sa capacité américaine à 14 gigawatts cette année. L’annonce des ambitions de Tesla a d’ailleurs coïncidé avec un recul de 7,1 % de l’action First Solar lors des échanges matinaux.

Elon Musk a également affirmé le mois dernier que « l’opportunité solaire est sous-estimée », soulignant un potentiel de croissance encore largement inexploité. Cette nouvelle orientation industrielle intervient dans un contexte de forte demande énergétique, stimulée notamment par l’essor de l’intelligence artificielle, particulièrement gourmande en électricité.

Un marché dominé par la Chine

La stratégie actuelle met l’accent sur les cellules solaires, fines plaquettes utilisées dans la fabrication des panneaux photovoltaïques. Ce segment est aujourd’hui largement dominé par la Chine. Les États-Unis produisent environ 3 gigawatts de cellules par an, selon BloombergNEF, alors que la majorité de la fabrication nationale se concentre sur l’assemblage de panneaux.

L’industrie américaine du solaire peine à décoller malgré les droits de douane imposés sur les importations chinoises. Par ailleurs, certaines décisions politiques ont contribué à ralentir la demande, notamment la suppression d’incitations favorables au développement du solaire sous la présidence de Donald Trump.

Tesla s’inscrit ainsi dans un environnement industriel complexe, entre barrières tarifaires, concurrence asiatique et incertitudes réglementaires. Des équipes de Tesla et SpaceX se sont récemment rendues en Chine pour s’informer sur les équipements de fabrication, selon des rapports locaux.

Cette relance du solaire rappelle un précédent stratégique : en 2016, Tesla a acquis SolarCity pour environ 2 milliards de dollars. L’entreprise, présidée par Elon Musk et dirigée par ses cousins, devait contribuer à faire du solaire un pilier de la mission du groupe, au même titre que l’expansion de la gamme de véhicules électriques.

Dans son « Master Plan Part Deux », Musk défendait la création de toits solaires esthétiques et intégrés. Pourtant, le produit « Solar Roof » n’a pas dépassé un cercle restreint de propriétaires et n’a pas connu le déploiement industriel espéré.

Aujourd’hui, la priorité semble se déplacer vers la production de cellules, maillon stratégique de la chaîne photovoltaïque. En combinant son expertise industrielle acquise dans l’automobile électrique — gigafactories, automatisation, optimisation des coûts — et une implantation ciblée sur le territoire américain, Tesla tente de repositionner son activité énergétique dans un marché en pleine recomposition.

Notre avis, par leblogauto.com

Tesla confirme sa volonté de devenir un acteur industriel majeur de l’énergie, au-delà de l’automobile électrique. L’objectif de 100 gigawatts par an marque une rupture d’échelle significative par rapport à la capacité actuelle du marché américain. Reste à voir si cette ambition se traduira par des investissements concrets et un déploiement industriel rapide. Le précédent du Solar Roof incite néanmoins à la prudence quant à l’exécution opérationnelle.

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WRC : Elfyn Evans emmène un quadruplé Toyota en Suède

15 février 2026 à 22:27

Elfy Evans ne compte pas laisser passer chaque opportunité de marquer des points au championnat en l’absence de Sébastien Ogier. Ce weekend, il l’emporte en chef de file de l’armada Toyota. La GR Yaris semble réellement un cran au-dessus. La saison est-elle déjà à sens unique ?

Evans a mis un peu de spéciales à prendre réellement la tête du rallye. Il a bataillé avec Katsuta jusqu’à la 11e spéciale quand il a compté plus de 16 secondes d’avance. C’est peu, mais suffisant pour l’emporter à la fin. A l’arrivée, il gagne avec 14 secondes sur un Katsuta déchaîné. Pajari prend la 3e place devant le vainqueur du rallye Monte Carlo, Oliver Solberg.

Le premier des « non Toyota », c’est le Français Adrien Fourmaux. Pourtant, pas de temps scratch pour lui, contrairement à Thierry Neuville, son coéquipier chez Hyundai qui en a signé deux, dont la dernière spéciale, bonifiée. Les pilotes Hyundai sont aussi en groupe, 5, 6 et 7e avec Fourmaux, Lappi et Neuville. Ensuite, on trouve les deux Ford Puma M-Sport de Armstrong et McErlean. On voit la hiérarchie des constructeurs.

Résultats du rallye de Suède 2026

POSCAR No.DRIVERCO-DRIVER
1# 33Elfyn EVANSScott MARTIN
2# 18Takamoto KATSUTAAaron JOHNSTON
3# 5Sami PAJARIMarko SALMINEN
4# 99Oliver SOLBERGElliott EDMONDSON
5# 16Adrien FOURMAUXAlexandre CORIA
6# 4Esapekka LAPPIEnni MÄLKÖNEN
7# 11Thierry NEUVILLEMartijn WYDAEGHE
8# 95Jon ARMSTRONGShane BYRNE
9# 55Joshua MCERLEANEoin TREACY
10# 20Roope KORHONENAnssi VIINIKKA

Winners of Rally Sweden! 🏆👏#WRC | #RallySweden 🇸🇪 pic.twitter.com/uND99fNXdj

— FIA World Rally Championship (@OfficialWRC) February 15, 2026

Evans prend la tête du championnat

Evans n’a pas fait un carton plein pour les points, mais pas loin. Il ne laisse échapper qu’un point en faveur de Neuville dans la « Power Stage ». Mais sa seconde place lui octroie 4 points. Avec 34 points ce weekend, Evans prend les commandes du championnat du monde avec 60 points contre 47 à Solberg et 30 à Katsuta. Fourmaux et Neuville ont mis 11 points dans leur besace mis se trouvent déjà décrochés après deux épreuves.

Le prochain rallye sera une nouvelle fois très spécial. Il s’agit du rallye du Kenya, alias le Safari Rally. Ayant pris la tête, Evans devra ouvrir et on devrait retrouver Sébastien Ogier et Vincent Landais.

Classement du championnat du monde WRC 2026

Pos.PilotePoints
1 Elfyn Evans60
2 Oliver Solberg47
3 Takamoto Katsuta30
4 Adrien Fourmaux28
5 Thierry Neuville21
6 Sébastien Ogier18
7 Sami Pajari17
8 Esapekka Lappi9
9 Léo Rossel8
10 Yohan Rossel6
11 Jon Armstrong4
12 Roberto Daprà4
13 Josh McErlean2
14 Arthur Pelamourgues2
15 Matteo Fontana2
16 Éric Camilli1
17 Roope Korhonen1

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Podcast 368: L’essentiel de la semaine 7

15 février 2026 à 06:43

Bonjour à toutes et à tous !
Ravi de vous retrouver pour votre rendez-vous hebdomadaire avec l’actualité automobile. Industrie mondiale, révolution électrique, robotaxis, sport auto, sécurité routière… Cette semaine encore, le secteur bouge vite, très vite. Attachez vos ceintures, on démarre !

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L’industrie asiatique portée par la demande mondiale

L’industrie automobile asiatique profite d’une demande internationale dynamique, malgré les tensions géopolitiques et économiques. Les constructeurs renforcent leurs capacités d’exportation et consolident leur leadership sur l’électrique. La Chine reste locomotive, mais la Corée et le Japon tirent aussi leur épingle du jeu. L’Asie confirme son rôle central dans la recomposition du marché mondial.

Californie : un nouveau coup de pouce ciblé aux véhicules électriques

La Californie revoit sa copie sur les aides aux véhicules électriques. L’État privilégie désormais des incitations plus ciblées, notamment vers les ménages modestes. Objectif : maintenir la dynamique d’électrification tout en maîtrisant les dépenses publiques. Un signal fort envoyé au reste des États-Unis.

Waymo face au Sénat américain : entre sécurité et rivalité chinoise

Waymo était auditionné au Sénat des États-Unis. Au cœur des débats : la sécurité des robotaxis et la compétition technologique face à la Chine. Les législateurs veulent encadrer sans freiner l’innovation. Un exercice d’équilibriste pour le pionnier de la conduite autonome.

Waymo s’envole à 126 milliards grâce aux robotaxis

Nouvelle étape pour Waymo : sa valorisation atteindrait 126 milliards de dollars. Les robotaxis séduisent investisseurs et marchés, convaincus du potentiel à long terme. La mobilité autonome devient un actif stratégique majeur. La Silicon Valley parie gros sur la voiture sans conducteur. Enfin Waymo boucle une levée de fonds de 16 milliards de dollars. Objectif : accélérer le déploiement de sa flotte autonome dans plusieurs grandes métropoles. La course mondiale aux robotaxis s’intensifie. Les capitaux affluent pour prendre position sur ce marché d’avenir

UE et voitures électriques : un virage plus lent que prévu

L’Union européenne ajuste le tempo de sa transition électrique. Face aux réalités industrielles et sociales, le calendrier pourrait être assoupli. Les constructeurs demandent davantage de flexibilité. Bruxelles doit concilier ambitions climatiques et compétitivité.

Alpine officialise son retrait du WEC : incertitudes sur l’avenir de la marq

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Coup de tonnerre en endurance : Alpine quitte le Championnat du monde d’endurance FIA. Ce retrait soulève des interrogations stratégiques autour de la marque. Recentrage budgétaire ou redéfinition des priorités sportives ? L’avenir d’Alpine en compétition reste en suspens.

La mortalité routière repart-elle à la hausse en France en 2025 ?

Les chiffres 2025 interrogent : la mortalité routière montre des signes de reprise en France. Après plusieurs années de baisse, la tendance inquiète les autorités. Relâchement des comportements ou hausse des déplacements ? Le débat sur la sécurité routière revient au premier plan.

La fin de la FM en France approche : des millions d’automobilistes pourraient être pris de court

La transition vers la radio numérique s’accélère en France. La disparition progressive de la bande FM pourrait surprendre de nombreux automobilistes. Tous les véhicules ne sont pas encore compatibles DAB+. Une évolution technologique qui nécessitera adaptation et pédagogie.

Carte grise 2026 : jusqu’où peut monter la facture selon votre région ?

En 2026, le prix de la carte grise pourrait fortement varier selon les régions. La fiscalité locale sur le cheval fiscal reste déterminante. Certaines collectivités envisagent des hausses significatives. De quoi alourdir sensiblement le budget automobile des ménages.

Industrie asiatique en pleine forme, Europe prudente, Californie offensive, Waymo en hypercroissance, Alpine en retrait… L’automobile vit une transformation profonde, entre électrification, autonomie et arbitrages économiques.

C’était La semaine automobile par Leblogauto.com.
Merci de votre fidélité, et rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle plongée au cœur de l’actualité auto !

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Toyota mise sur une hausse de 30 % de ses hybrides

13 février 2026 à 15:12

Toyota prévoit d’augmenter sa production de véhicules hybrides et hybrides rechargeables de 30 % d’ici 2028.

Une montée en puissance des véhicules hybrides

Toyota prévoit d’augmenter significativement la production de ses véhicules hybrides et hybrides rechargeables au cours des prochaines années. Selon le quotidien économique Nikkei, le constructeur japonais ambitionne de produire environ 6,7 millions de véhicules hybrides d’ici 2028, soit une hausse de 30 % par rapport à son objectif fixé pour 2026. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de Toyota visant à renforcer sa position sur le marché des voitures hybrides, segment dans lequel le groupe demeure un acteur majeur grâce à des technologies éprouvées et une expertise accumulée depuis plus de deux décennies.

La montée en puissance des véhicules hybrides traduit la volonté de Toyota de répondre à la demande mondiale croissante pour des solutions plus respectueuses de l’environnement. Les hybrides combinent moteur thermique et motorisation électrique, offrant ainsi un compromis entre performance, économie de carburant et réduction des émissions de CO2. Ce segment demeure stratégique pour Toyota, qui a largement contribué à populariser l’hybride grâce à des modèles emblématiques tels que la Prius, le Corolla Hybrid ou le RAV4 Hybrid.

Objectifs globaux et part des hybrides

Le constructeur japonais ne se limite pas à l’augmentation de la production d’hybrides. Toyota vise également à accroître sa production mondiale totale de véhicules à environ 11,3 millions d’unités en 2028, soit près de 10 % de plus que les plans établis pour 2026. Les véhicules hybrides et hybrides rechargeables devraient représenter environ 60 % de cette production totale, contre 50 % en 2025. Cette évolution souligne la place centrale des technologies hybrides dans la stratégie industrielle et commerciale de Toyota.

L’entreprise précise que ces chiffres constituent des estimations destinées à fournir une orientation aux fournisseurs et partenaires industriels pour leur propre planification. Ils ne représentent pas des engagements fermes de production ou de vente. Néanmoins, ces projections reflètent les tendances du marché et la volonté de Toyota de capitaliser sur la demande mondiale croissante pour des véhicules économes en énergie, dans un contexte où la réglementation environnementale devient de plus en plus stricte à l’échelle mondiale.

Une stratégie claire pour les années à venir

La stratégie de Toyota s’inscrit dans une vision à long terme, centrée sur la transition énergétique et le développement de la mobilité durable. En renforçant la production d’hybrides et en augmentant leur part dans le volume global de véhicules, le groupe se positionne pour répondre aux attentes des consommateurs et aux normes environnementales internationales. Cette approche permet également de consolider son leadership sur le marché des véhicules hybrides, tout en diversifiant ses offres face à la montée des véhicules électriques purs et des nouvelles solutions de mobilité.

Toyota continue ainsi de conjuguer innovation technologique et planification industrielle pour anticiper les besoins du marché mondial et renforcer sa compétitivité. L’entreprise privilégie un développement progressif mais soutenu de ses véhicules hybrides, une démarche stratégique qui devrait contribuer à maintenir sa position de leader mondial dans le secteur automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

Toyota confirme son rôle de pionnier sur le marché des véhicules hybrides en anticipant une production accrue de 30 % d’ici 2028. La part croissante des hybrides dans sa production totale souligne l’importance de cette technologie dans sa stratégie. Ces projections, bien que non contractuelles, fournissent une feuille de route claire pour les fournisseurs et partenaires. Toyota mise sur l’équilibre entre performance, économie de carburant et transition énergétique pour consolider sa position mondiale.

Crédit illustration : Toyota.

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Le bras de fer entre Stanislas et la Mairie de Paris se poursuit

INFO LE FIGARO - L’établissement catholique parisien a saisi la Chambre régionale des comptes d’Île-de-France au sujet du «forfait» obligatoire que la collectivité socialiste a suspendu cette année. Les magistrats se prononceront fin février.

© PhotoLoren / stock.adobe.com

En juillet 2025, Stanislas avait reçu une mise en demeure de l’académie de Paris sur l’une des onze recommandations : son cours de culture chrétienne devait devenir «facultatif». 

Tesla et la concurrence chinoise secouent le marché VE mondial

13 février 2026 à 13:12

Tesla voit ses ventes croître en Chine, mais la concurrence chinoise et européenne pèse sur sa part de marché.

Tesla maintient sa croissance en Chine malgré la concurrence

Tesla a vendu 69 129 véhicules électriques fabriqués en Chine en janvier, enregistrant une hausse de 9,3 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette progression marque le troisième mois consécutif de gains pour le constructeur américain, malgré une pression croissante sur sa part de marché tant en Chine qu’en Europe. Les livraisons de Model 3 et Model Y produites à Shanghai, y compris les véhicules exportés vers l’Europe et d’autres marchés, ont toutefois chuté de 28,9 % par rapport à décembre, selon les données de l’Association chinoise des voitures particulières.

La concurrence intense sur le marché chinois, notamment avec BYD et d’autres acteurs locaux, a contribué à une baisse de la part de marché de Tesla à 8 % en 2025, contre 10 % en 2024. Malgré ce recul, les ventes de décembre avaient atteint un niveau record de 93 843 unités. Pour stimuler la demande, Tesla a lancé en janvier un plan de financement à faible taux d’intérêt sur sept ans pour les acheteurs de Model 3 et Model Y en Chine. Ce dispositif a poussé plusieurs concurrents nationaux, tels que Li Auto, Xiaomi et Xpeng, à proposer des offres financières similaires.

La pression européenne et les défis réglementaires

En Europe, Tesla fait face à une concurrence accrue et à une perception publique mitigée, ce qui a affecté ses ventes. La campagne politique controversée d’Elon Musk a également contribué à une réaction négative des consommateurs dans le bloc européen. Parallèlement, les fabricants chinois cherchent à contourner les barrières tarifaires mises en place par l’Union européenne. La Commission européenne a introduit en 2024 des droits provisoires pouvant atteindre 37,6 % sur les véhicules électriques importés de Chine, invoquant le risque d’une concurrence déloyale.

Pour y répondre, des partenariats stratégiques sont en cours. Ford et Geely explorent la production de véhicules électriques en Europe, tandis que Leapmotor s’associe à Stellantis en Espagne et que Guangzhou Automobile Group et Xpeng produisent des modèles électriques en Autriche. Geely collabore également avec Renault pour fabriquer et commercialiser des véhicules basés sur ses technologies en Corée du Sud et au Brésil. Ces alliances permettent aux constructeurs chinois de renforcer leur présence internationale et d’éviter certaines restrictions tarifaires, tout en augmentant leurs ventes hors d’Europe.

L’innovation et les perspectives logicielles

Tesla mise également sur le développement logiciel pour compenser le ralentissement de ses ventes de véhicules. Elon Musk prévoit le déploiement en Chine et en Europe de son système de conduite entièrement autonome supervisé par le conducteur. Cette initiative vise à augmenter les revenus liés aux services et aux logiciels, un segment de plus en plus stratégique pour le constructeur américain face à une concurrence féroce.

BYD, le principal rival chinois de Tesla, a quant à lui enregistré une baisse de 30 % de ses ventes mondiales en janvier, en partie due à la révision d’un programme gouvernemental de subvention des échanges automobiles, qui a affecté les marques de véhicules à petit budget. La situation met en évidence la volatilité du marché chinois et la nécessité pour Tesla et ses concurrents d’adapter leur stratégie commerciale et financière en permanence.

Notre avis, par leblogauto.com

Tesla parvient à maintenir une croissance solide en Chine malgré un environnement très compétitif et des ventes européennes en recul. Le constructeur mise sur le financement attractif et le développement de logiciels pour stimuler sa demande et diversifier ses revenus. Les partenariats internationaux, notamment en Europe et en Amérique, apparaissent essentiels pour contourner les barrières commerciales et renforcer la production. Cependant, la concurrence locale, notamment de BYD et des nouveaux entrants, reste un défi stratégique majeur.

Crédit illustration : Tesla.

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BMW face à un nouveau rappel massif : près de 600 000 véhicules à risque d’incendie

13 février 2026 à 11:42
Le logo BMW sur un capot, avec quelques gouttes de pluie.

Le constructeur allemand BMW annonce un rappel mondial lié à un défaut du démarreur. Jusqu’à 575 000 véhicules produits entre 2020 et 2022 pourraient être concernés. En cause : un risque de court-circuit pouvant entraîner une surchauffe, voire un incendie.

Un défaut du démarreur identifié

Le 11 février 2026, BMW a annoncé le lancement d’un rappel d’ampleur mondiale. Il concerne un nombre « à six chiffres » de véhicules produits ou équipés entre juillet 2020 et juillet 2022.

Des contrôles internes ainsi que des réclamations de clients ont permis d’identifier un problème structurel au niveau du démarreur. Une usure prématurée d’un composant du relais de démarreur peut provoquer un court-circuit. Ce défaut peut entraîner une surchauffe locale et, dans certains cas, un risque d’incendie, y compris lorsque le véhicule est en circulation.

Les premiers signes évoqués sont :

  • des difficultés à démarrer,
  • un refus de démarrage,
  • la présence de fumée,
  • des odeurs anormales.

Le relais concerné a été fabriqué entre 2020 et 2022. Il a pu être installé en usine ou lors d’interventions après-vente.

Jusqu’à 575 000 véhicules potentiellement concernés

BMW n’a pas communiqué de chiffre précis. Selon la presse spécialisée allemande, ce rappel concernerait environ 575 000 véhicules dans le monde.

Cette campagne illustre l’ampleur que peuvent prendre les rappels liés aux composants électroniques et électromécaniques sur des véhicules récents.

Les modèles BMW touchés

Seize modèles récents figurent dans la liste. Ils couvrent une large partie de la gamme thermique de BMW entre 2020 et 2024 :

  • BMW Série 2 Coupé
  • BMW Série 3 (berline, Touring, empattement long)
  • BMW Série 4 (Coupé, Cabriolet, Gran Coupé)
  • BMW Série 5 (berline, Touring)
  • BMW Série 6 Gran Turismo
  • BMW Série 7
  • BMW X3
  • BMW X4
  • BMW X5
  • BMW X6
  • BMW Z4
  • Toyota GR Supra, assemblée sur la même base

Les véhicules équipés a posteriori du démarreur concerné lors d’une réparation sont également inclus dans la campagne.

Quelle intervention prévue ?

L’intervention consiste à remplacer le démarreur sur l’ensemble des véhicules concernés. Sur certains modèles, il faudra également changer la batterie afin d’assurer la compatibilité avec le nouveau démarreur.

BMW estime la durée de l’opération à environ deux heures, selon la configuration du véhicule. Evidemment, le constructeur prendra intégralement tout en charge pour ce rappel.

Un second rappel majeur en deux ans

Ce rappel intervient après une campagne menée fin 2024 portant sur 1,5 million de véhicules pour un problème de freinage.

Selon le constructeur, l’impact financier de cette nouvelle opération devrait rester limité.

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Le nouvel Opel Zafira 2,2 litres Diesel à plus de 60 000 € de malus, ridicule et rédhibitoire

13 février 2026 à 11:09

Avec des émissions de CO₂ comprises entre 178 et 186 g/km, l’Opel Zafira 2.2 Diesel entre dans la zone la plus pénalisante du malus écologique français. En 2026, la facture pourrait grimper jusqu’à 64 356 €. De quoi remettre en question l’intérêt du diesel face à la version électrique.

L’Opel Zafira élargit son offre avec un nouveau moteur diesel 2,2 litres. Cette motorisation développe 132 kW (180 ch) et 400 Nm de couple. Elle est associée à une boîte automatique à huit rapports.

Le constructeur annonce une consommation mixte WLTP comprise entre 6,8 et 7,1 l/100 km. Les émissions de CO₂ s’établissent entre 178 et 186 g/km. L’étiquette CO₂ est classée G.

Le 0 à 100 km/h est réalisé en 10,6 secondes. La vitesse maximale atteint 185 km/h.

Un malus écologique rédhibitoire en 2026

Avec des émissions comprises entre 178 et 186 g/km, le Zafira diesel se situe dans les tranches élevées du barème du malus écologique français pour 2026.

À ce niveau d’émissions, le malus CO2 pourrait atteindre jusqu’à 64 356 €.

Le prix d’accès annoncé pour le Zafira diesel débute à 46 170 € TTC. L’ajout d’un tel malus porterait le coût total à un niveau très élevé, bien supérieur au tarif catalogue initial.

Avoir une famille nombreuse…

Si on souhaite absolument un Opel Zafira 2.2 Diesel sans payer plus de 100 000 € au final, une solution est d’avoir au moins trois enfants à charge. En effet, à partir de ce seuil, l’état dans sa générosité défalque 20 g/km par enfant. Ici, de 186 g/km cela peut descendre à 126 g/km et en dessous avec plus d’enfant. Un malus qui devient symbolique ou nul.

Le souci principal, c’est qu’il faut demander un remboursement du malus CO2. Il n’est ni automatique, ni avant l’achat du véhicule. L’administration à la française !

Autre problème, en cas de revente, depuis cette année un malus « rétroactif » peut s’appliquer. En effet, pour limiter certains effets d’aubaine, l’Etat a introduit un malus sur les véhicules d’occasion qui n’auraient pas acquitté le malus lors de l’achat. Ainsi une personne en situation de handicap (autre cas d’abattement de malus), ou avec une famille nombreuse ne paiera pas le malus lors de l’achat. Mais, à la revente quelques années plus tard, l’acheteur devra régler le malus, atténué de quelques pourcents par année d’ancienneté.

Autant dire que le véhicule est invendable en occasion.

Ah et on vous a parlé du malus au poids ? Au-delà de 1500 kg, l’état surtaxe. Ici, un Zafira XL finition Business 2.2 Diesel est annoncé à 2018 kg en ordre de marche. Gloups !

Diesel ou électrique : deux approches opposées

Face au diesel, l’Opel Zafira Electric affiche une consommation d’énergie comprise entre 23,7 et 24,6 kWh/100 km selon WLTP. Ses émissions de CO₂ sont annoncées à 0 g/km (émissions locales), avec une étiquette CO₂ classée A.

Le Zafira reste disponible en deux longueurs : 4,98 m et 5,33 m (version XL). Il peut accueillir jusqu’à neuf personnes. L’habitacle propose quatre sièges indépendants en vis-à-vis à l’arrière.

Le volume de chargement peut atteindre 4 900 litres sur la version XL. La hauteur d’environ 1,90 m permet l’accès aux parkings souterrains. Les portes latérales coulissantes électriques sont disponibles des deux côtés.

Le même moteur pour le Vivaro

Le nouveau diesel 2,2 litres équipe également l’Opel Vivaro.

Le Vivaro Combi est proposé en 132 kW (180 ch). La version utilitaire est disponible en 110 kW (150 ch), avec boîte manuelle à six rapports ou automatique à huit rapports. Une déclinaison Vivaro Electric 100 % électrique reste proposée.

Notre avis, par leblogauto.com

Evidemment, cette introduction du 2.2 Diesel ne concerne pas que la France et son malus mortifère pour son marché national. C’est aussi le signal que le groupe Stellantis serait « à l’aise » avec les normes CAFE européenne pour réintroduire un groupe motopropulseur aussi émetteur de CO2.

Quant aux familles, l’offre hors SUV reste tout de même famélique (et chère).

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Ford et Geely explorent un partenariat industriel et technologique

13 février 2026 à 07:12

Ford et Geely discutent d’un partenariat industriel et technologique en Europe, sur fond de transition électrique et de pressions réglementaires.

Ford et le groupe automobile chinois Geely sont engagés dans des discussions en vue d’un partenariat potentiel, selon plusieurs sources proches du dossier. Ces échanges interviennent dans un contexte de profonde mutation de l’industrie automobile mondiale, marquée par la montée en puissance des véhicules électriques, des voitures connectées et des technologies de conduite automatisée, ainsi que par une pression accrue sur les coûts de développement et de production.

Des discussions axées sur la production automobile en Europe

Selon plusieurs personnes informées des négociations, l’un des axes les plus avancés concerne la fabrication de véhicules destinés au marché européen. Geely pourrait utiliser des capacités industrielles de Ford en Europe afin d’y produire ses modèles, profitant ainsi d’installations existantes. Cette option permettrait au constructeur chinois de renforcer sa présence industrielle sur le continent, tout en limitant l’impact des barrières commerciales imposées aux véhicules électriques importés depuis la Chine.

Les discussions sur cet aspect industriel seraient plus avancées que les autres volets du partenariat. Une délégation de Ford s’est récemment rendue en Chine pour approfondir les échanges, après des réunions tenues dans le Michigan entre les dirigeants des deux groupes. Les discussions seraient en cours depuis plusieurs mois, même si leur périmètre exact et leur issue restent incertains à ce stade.

L’usine de Ford située à Valence, en Espagne, est citée comme un site potentiellement concerné. Ce choix s’inscrirait dans une tendance plus large observée chez les constructeurs chinois, qui cherchent à établir une production locale en Europe. Plusieurs acteurs ont déjà engagé des démarches similaires, en s’appuyant sur des partenariats industriels avec des groupes européens ou des équipementiers automobiles.

Technologie, compétitivité et retard à combler

Au-delà de la fabrication, Ford et Geely auraient également évoqué un cadre de coopération technologique. Les échanges porteraient notamment sur des technologies liées aux véhicules connectés et à la conduite automatisée, des domaines devenus stratégiques dans la compétition mondiale entre constructeurs automobiles. Pour Ford, un tel partenariat pourrait contribuer à réduire l’écart technologique avec certains concurrents, en particulier chinois.

Le directeur général de Ford, Jim Farley, a reconnu à plusieurs reprises le retard de son groupe face aux acteurs chinois dans les domaines des véhicules électriques et des logiciels embarqués. Il a qualifié le leadership technologique de la Chine dans ces segments de particulièrement marquant, soulignant l’urgence pour Ford de renforcer ses compétences afin de rester compétitif sur le long terme.

Toutefois, l’introduction de technologies automobiles chinoises sur certains marchés, notamment aux États-Unis, soulève des enjeux politiques et réglementaires sensibles. Les autorités américaines ont exprimé des préoccupations liées à la sécurité nationale, en particulier concernant la collecte de données et les systèmes de communication embarqués dans les véhicules connectés. Ces considérations pourraient limiter la portée géographique d’un éventuel partenariat.

Partenariats et contraintes géopolitiques

Le contexte réglementaire pèse fortement sur les discussions. Les constructeurs automobiles chinois sont aujourd’hui largement absents du marché américain en raison de droits de douane élevés et de restrictions visant les technologies d’origine chinoise. En Europe, l’Union européenne a instauré en 2024 des droits de douane provisoires pouvant atteindre 37,6 % sur les véhicules électriques produits en Chine, afin de contrer ce qu’elle considère comme des subventions excessives.

Dans ce cadre, produire localement en Europe représenterait un avantage stratégique pour Geely. Le groupe a déjà mis en œuvre des partenariats industriels avec d’autres constructeurs, notamment avec Renault en Corée du Sud et au Brésil, en s’appuyant sur les usines et les réseaux de distribution de son partenaire. Cette stratégie de coopération internationale illustre l’importance croissante des alliances dans un secteur automobile confronté à des investissements massifs et à des règles commerciales complexes.

De son côté, Ford a également multiplié les accords de partenariat ces dernières années, y compris en Europe pour la production de véhicules électriques. Néanmoins, toute coopération impliquant des technologies chinoises destinées au marché américain resterait soumise à un examen attentif des autorités et des législateurs, dans un climat politique toujours prudent vis-à-vis de la Chine.

Notre avis, par leblogauto.com

Les discussions entre Ford et Geely illustrent la recomposition en cours de l’industrie automobile mondiale, où les partenariats deviennent un levier clé face aux défis technologiques et industriels. La piste d’une production européenne commune répond à la fois aux contraintes commerciales et aux besoins de rationalisation des capacités industrielles. Reste que les enjeux géopolitiques et réglementaires pourraient fortement encadrer, voire limiter, la portée d’un tel accord. À ce stade, la prudence reste de mise tant que les contours précis du partenariat ne sont pas définis.

Crédit illustration : Geely.

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Tianqi Lithium prépare un désengagement progressif de SQM

13 février 2026 à 05:12

Tianqi Lithium envisage de réduire sa participation dans SQM, sur fond de changements de gouvernance et d’enjeux stratégiques autour du lithium.

La société chinoise Tianqi Lithium Corp. envisage de réduire significativement sa participation dans le groupe chilien Sociedad Química y Minera de Chile (SQM), acteur majeur de la production mondiale de lithium. Cette décision marque un tournant stratégique pour Tianqi, dont l’investissement initial dans SQM, réalisé en 2018, était alors considéré comme central pour son positionnement dans la chaîne de valeur du lithium, ressource clé pour l’industrie automobile et la fabrication de batteries pour véhicules électriques.

Une première vente d’actions annoncée sur le marché

Selon un document déposé mercredi à la bourse de Hong Kong, Tianqi Lithium prévoit de céder jusqu’à 1,25 % du capital de SQM. Cette opération correspond à un maximum de 3,57 millions d’actions de classe A, pour une valeur comptable estimée à environ 206 millions de dollars. La société précise que cette vente interviendra « au moment opportun », sans calendrier détaillé ni indication sur les conditions de marché visées.

Cette annonce intervient alors que Tianqi détient encore près de 22 % du capital du groupe chilien, une participation historiquement stratégique. Dans un contexte de transformation rapide du marché du lithium, étroitement lié à la transition énergétique, à l’essor des véhicules électriques et aux besoins croissants en matières premières pour les batteries automobiles, cette cession partielle attire l’attention des investisseurs et des observateurs du secteur.

Tianqi justifie cette opération par des considérations financières. La vente d’une partie de sa participation doit permettre de dégager des liquidités destinées à soutenir ses activités existantes et futures. Le groupe estime également que cette transaction aura un effet positif sur sa situation financière globale, dans un environnement marqué par la volatilité des prix des matières premières et l’intensification de la concurrence internationale.

La possibilité d’une sortie complète à moyen terme

Un autre document, déposé plus tôt dans la journée, allait plus loin en évoquant la possibilité d’un désengagement total. Tianqi y indiquait que son conseil d’administration avait autorisé la direction à vendre l’intégralité de sa participation, soit 62,6 millions d’actions SQM, dans un délai d’un an et « à un moment approprié ». Cette mention ouvrait clairement la voie à une sortie complète du capital du producteur chilien de lithium.

Toutefois, cette référence à une cession intégrale a ensuite été supprimée dans le dépôt le plus récent, sans qu’aucune explication officielle ne soit fournie. La société chinoise n’a pas répondu immédiatement aux demandes de commentaires à ce sujet, laissant planer une incertitude sur l’ampleur réelle de sa stratégie de désengagement. Le document initial mentionnant la vente totale reste néanmoins accessible sur le site de la bourse, soulignant une communication prudente, voire hésitante, autour de ce dossier sensible.

Du côté de SQM, aucune réaction n’a été enregistrée en dehors des heures normales de bureau. Ce silence renforce l’idée que les discussions autour de la gouvernance et de l’évolution du capital restent délicates, dans un secteur où les enjeux industriels, financiers et géopolitiques sont étroitement imbriqués.

Le contexte chilien et l’accord avec Codelco en toile de fond

Le repositionnement de Tianqi intervient dans un contexte défavorable au Chili. Le groupe chinois a récemment subi un revers juridique dans le cadre du rapprochement entre SQM et Codelco, le groupe minier public chilien. Ce partenariat, stratégique pour l’État chilien, étend le contrôle gouvernemental sur l’une des exploitations de lithium les plus importantes et les plus rentables au monde, tout en prolongeant les opérations de SQM pour trois décennies supplémentaires.

Tianqi contestait cet accord, estimant que la coentreprise aurait dû être soumise à un vote des actionnaires. La Cour suprême du Chili a toutefois rejeté cet appel le mois dernier. L’accord confère à Codelco la propriété majoritaire de l’activité lithium de SQM au Chili, un changement majeur de gouvernance qui modifie l’équilibre des pouvoirs au sein du groupe.

Selon Bloomberg Intelligence, la participation de long terme de Tianqi dans SQM fait désormais face à un risque significatif de dépréciation après l’accord avec Codelco. Dans ce contexte, une cession progressive permettrait à Tianqi d’atténuer les risques de gouvernance à moyen terme. Cette analyse éclaire la logique économique derrière la décision du groupe chinois, au-delà des seules considérations financières immédiates.

Sur les marchés, l’annonce a eu un impact contrasté : l’action Tianqi a reculé de 2,3 % sur sa cotation principale à Shenzhen, tout en progressant à Hong Kong. Par ailleurs, le groupe a publié un bénéfice net préliminaire pour 2025 compris entre 369 et 553 millions de yuans, marquant un retour aux profits après une perte enregistrée l’année précédente.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce projet de cession illustre les tensions actuelles autour de l’approvisionnement en lithium, ressource stratégique pour l’industrie automobile et les batteries de véhicules électriques. Le désengagement de Tianqi reflète autant des choix financiers que les conséquences d’une évolution de la gouvernance au Chili. L’accord entre SQM et Codelco redéfinit durablement l’équilibre du secteur, au détriment des actionnaires étrangers minoritaires. Pour l’industrie automobile, ces mouvements confirment que la sécurisation des matières premières reste un enjeu clé à long terme.

Crédit illustration : miningdigital.

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Affaire Epstein : «Je ne crois pas qu’il venait en France pour regarder les mouches voler», relève une avocate d’Innocence en danger

LE FIGARO TV - Fabrice Aidan, Jack Lang et sa fille Caroline... Des noms français ressurgissent des dossiers de l’affaire Epstein, mais aucune enquête sur les ramifications possibles sur le territoire n’a encore été ouverte. Invitée de «Points de Vue», Me Nathalie Bucquet pense qu’on risque de «découvrir qu’il y a bien eu de l’exploitation sexuelle en France».

© AFP PHOTO / US Department of Justice

Jeffrey Epstein
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