Vue normale

Formule 1 : plus de vingt ans après, Jean Todt reconnaît deux tricheries de Michael Schumacher

L’ancien patron de la Scuderia Ferrari a reconnu certaines fautes délibérées du champion allemand commises en 1997 et 2006 pour aller chercher le titre mondial.

© XPB / Icon Sport

Jean Todt et Michael Schymacher en 2005 au Grand Prix de Hongrie. 

La F1 des débuts d’Ayrton Senna, en vente à Monaco fin avril

11 avril 2026 à 11:31

Au grand prix du Brésil 1984, un jeune brésilien encore chétif fait ses débuts : il se nomme Ayrton Senna. Révélé par son titre de champion d’Angleterre de Formule 3 l’année précédente, il débute au sein de la modeste écurie Toleman et doit se résigner à abandonner cette course. Pourtant, la légende est en marche !  Le samedi 25 avril prochain se tiendra, en marge du grand prix historique de Monaco, la vente aux enchères de RM Sotheby’s, au forum Grimaldi. L’attraction de la vente sera sans nul doute la Toleman TG183B de 1984 , châssis n°5, pilotée par “Magic”.  

Trois ailerons et une faute d’orthographe

Le châssis n° 5 correspond à la monoplace qui prend part aux trois premières courses de la saison. La voiture de course à trois ailerons arbore une livrée rouge, blanche et bleue du plus bel effet, ornée des autocollants de ses sponsors, tels que le café Segafredo Zanetti, les pneus Pirelli et les vêtements de sport Sergio Tacchini. Dessinée par Rory Byrne (qui remportera sept titres de champion du monde des constructeurs chez Benetton et Ferrari) et John Gentry, elle était immédiatement reconnaissable à son radiateur avant distinctif et à ses deux ailerons arrière. 

La TG183B est propulsée par un moteur Hart 415 T quatre cylindres turbocompressé de 1,5 litre, capable de développer environ 750 ch à sa sortie d’usine et d’atteindre une vitesse supérieure à 300 km/h. La voiture a aujourd’hui plus de 42 ans, mais a été parfaitement entretenue et sa boîte de vitesses a été entièrement refaite. Elle conserve de nombreux éléments d’origine, notamment son levier et son pommeau de vitesse, ainsi que l’inscription « Aryton » (orthographiée incorrectement) sur le repose-pied. 

Monaco, chargé de symboles

Contraint à l’abandon dès la première course, il termine sixième des deuxième et troisième courses, marquant des points à chaque fois, avant de manquer les qualifications pour la quatrième à Imola, à cause d’un différent contractuel entre Toleman et son fournisseur pneumatique Pirelli. Après cette course, Toleman remplace la TG183B par une nouvelle monoplace, la TG184. C’est avec cette évolution qu’il réalise ainsi son premier grand exploit, en terminant sur les talons d’Alain Prost au grand prix de Monaco. 

Ce n’est évidemment pas anodin si la vente se déroule en principauté. Monaco occupe une place à part dans la saga du champion brésilien, qui y détient le record absolu de victoires (6 foixs, en 1987 puis cinq autres consécutivement de 1989 à 1993), sans oublier d’autres moments mémorables comme sa prestation sous la pluie en 1984 ou encore les pole-positions “stratosphériques”. 

Un prix « magic » ?

D’après l’annonce de la vente aux enchères, elle est prête à prendre la piste. Pierre Gasly, pilote Alpine, l’a pilotée à Silverstone en 2024 pour commémorer les 40 ans des débuts de Senna en F1 et les 30 ans de sa disparition tragique. Elle est également éligible pour le Grand Prix Historique de Monaco et d’autres événements de Formule 1 classique. Le français avait évoqué une expérience incroyable, saluant la « pureté du pilotage » de ces F1 des années 80. Ah c’est sûr, on était très loin des batteries et du bouton Overtake…

La maison de vente aux enchères estime que la voiture pourrait atteindre un prix compris entre 3,25 et 4,4 millions de dollars. Un record pour une monoplace d’une écurie de “milieu de plateau”, alors que ces sommes sont plutôt dévolues à des Williams, McLaren et Merrari. Mais l’empreinte historique d’Ayrton Senna est passée par là.   Parmi les autres monoplaces mises aux enchères, on trouve une Fittipaldi FA/6 de 1979, une Ferrari 312T3 de 1978, pilotée par Carlos Reutemann et Gilles Villeneueve, ainsi qu’une Ferrari 641 de 1991, qui fit office de voiture de réserve pour Alain Prost et Jean Alesi au Brésil et à Imola.  

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La F1 en crise : des pilotes montent au créneau contre la règlementation 2026 et sa dangerosité

31 mars 2026 à 17:50

« Le talent du pilote n’est plus nécessaire »

Fernando Alonso avait plaisanté à Bahrein, jugeant que même le chef cuisinier de l’écurie pourrait prendre le virage 12 du circuit de Bahreïn, qui se passe désormais bien moins vite pour optimiser la gestion de batterie et son déploiement en ligne droite. L’espagnol avait ensuite expliqué que le défi des virages rapides allait disparaître.

Une autre séquence a fait jaser à Suzuka: la diffusion en caméra embarquée du tour de qualification de Kimi Antonelli, qui a décroché la pole position, a coupé pour « incident technique » et basculé sur des caméras extérieures au moment où le pilote Mercedes abordait le fameux virage 130 R de Suzuka. C’était peut-être bien un souci technique, mais les esprits taquins n’ont pas laissé passer l’occasion. Et pour cause : les essais du grand prix du Japon ont révélé l’ampleur du « super clipping » affectant les monoplaces dans ce virage mythique du circuit japonais, dont le passage ne se fait plus à fond. Des compilations ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, soulignant la fadeur des passages en décélération des F1 2026 dans ce virage mythique.

A Suzuka, nous avons été habitués à voir les pilotes aborder ce 130R avec audace. Le 130R, c’est un monument, aussi célèbre que le raidillon de l’eau rouge à Spa. Les F1 modernes, à l’appui démentiel, le prenaient à fond. Plus loin dans le temps, avec des F1 plus nerveuses et moins collées au sol, il demandait un certain courage. On se rappelle évidemment les caméras embarquées d’Ayrton Senna se battant au volant de sa McLaren Honda pour tenir le cap dans cette courbe délicate. Voir les F1 décélérer et prendre ce virage à « vitesse réduite », dans les 250-260 Km/h, contre 310 auparavant, sans oublier les passages « gestion énergétique » dans les esses ou à Spoon, enlève non seulement le défi de pilotage mais une grande part de la magie de Suzuka, rendant la qualification totalement insipide.

https://www.instagram.com/p/DWY8nGqFvD-

Pour rappel, le super-clipping est un phénomène nouveau et très médiatisé des F1 sauce 2026 : lorsque le pilote fait du « super clipping« , il maintient l’accélérateur à fond, mais une partie de l’énergie générée par le moteur thermique est transférée directement vers la batterie, pour la recharger, à la place des roues arrières de la voiture. Ce qui a pour effet direct de réduire la vitesse de pointe, de manière assez brutale.

L’ADN de la F1 atteint ?

Cette anecdote ne fait qu’illustrer le malaise qui a gagné la F1 et une partie des fans avec cette nouvelle règlementation. Melbourne avait l’excuse d’essuyer les plâtres en tant que course d’ouverture sur un circuit peu adapté aux contraintes des F1 électrifiées. Shanghai a envoyé un signal positif contraire, grâce à la configuration de son circuit et à la bataille des Ferrari qui a fait office de poudre aux yeux. A Suzuka, circuit historique et juge de paix du pilotage, composé de nombreuses courbes moyennes et rapides, les travers inhérents à la nouvelle règlementation ont sauté au visage de tout le monde.

Dépassements « d’autoroute » artificiels façon Mario Kart, effacement des styles de pilotage et standardisation des tactiques, perte d’intérêt de la qualification où l’attaque paroxystique a disparu : les commentaires négatifs des pilotes s’accumulent. Si Max Verstappen semblait être le seul en début de saison à dénoncer ouvertement cette « Formule E sous stéroïdes » et une F1 devenue « sans émotion » – des critiques acerbes qui ont été bottées en touche par certains qui y voyaient le signe d’une frustration liée aux déboires de la Red Bull Ford – d’autres depuis ont rejoint la fronde.

Charles Leclerc, plutôt satisfait des batailles en course, a littéralement « pété un boulon » lors de la qualification, Fernando Alonso a déploré des virages rapides transformés en « bornes de recharge » alors qu’avant on s’y « battait pour sa vie », tandis que Lando Norris a considéré que les dépassements yo-yo à coup de boosts de batterie « n’étaient pas de la course ». Le champion du monde a même avoué qu’il ne voulait pas dépasser à un moment donné Lewis Hamilton : « « Je suis à la merci du déploiement de la batterie, sur lequel je n’ai aucun contrôle. » Bref, c’est la philosophie même de la course qui est atteinte au cœur.

La sécurité : un signal d’alarme ?

A cela s’ajoute désormais la question de la sécurité. Les craintes, émises très tôt par les pilotes, se sont matérialisées à Suzuka par le crash de Bearman. On avait frôlé le pire à Melbourne quand Hamilton avait évité de justesse un Colapinto quasiment « arrêté » dans la ligne droite. Cette fois-ci, Oliver Bearman a été pris au piège du différentiel de vitesse énorme qui peut survenir entre un pilote qui déploie sa batterie en mode « overtake » et un autre qui fait du super-clipping : 50, 60 voire 70 Km/h de différence. Pour Bearman, cela s’est traduit par une cabriole, un choc de 50G et une sortie de monoplace en claudiquant.

La puissance du MGU-K a été triplée, passant de 160 à 470 chevaux (120 à 350 kW), tandis que la contribution du moteur thermique a été réduite de 850 à 540 chevaux. Cette répartition équilibrée (50/50) entre énergie thermique et électrique a engendré ce phénomène inédit du le superclipping. La voiture ralentit brutalement en ligne droite, sans que le pilote n’ait levé le pied, et sans avertissement visible pour les concurrents qui suivent.

Carlos Sainz, président de l’association des pilotes GPDA, n’a pas manqué de réagir : « C’est le problème quand on écoute seulement les équipes : elles vont penser que le spectacle est correct, peut-être parce qu’elles prennent du plaisir à le regarder à la télévision. Mais du point de vue des pilotes, la réalité est bien différente. Quand vous vous battez en piste et que vous réalisez qu’il peut y avoir 50 km/h d’écart de vitesse, ce n’est tout simplement pas de la course. »

« Il n’existe aucune catégorie au monde avec de tels écarts, car c’est précisément dans ces situations que de gros accidents peuvent survenir : cela vous surprend, vous défendez tardivement, et cela vous percute… ou la voiture derrière. » et Sainz d’enfoncer le clou : « Au sein de la GPDA, nous avons prévenu la FIA que ces accidents allaient se multiplier avec ce règlement, et qu’il fallait agir rapidement pour les éviter », a-t-il déclaré au micro de Sky Sports F1. « J’espère que cet incident servira d’exemple et que les écuries prêteront enfin attention aux pilotes, plutôt qu’à ceux qui prétendent que les courses sont satisfaisantes – car elles ne le sont pas. »

Si l’accident de Suzuka n’a pas eu de conséquences dramatiques, c’est en grande partie grâce aux dégagements du circuit japonais au niveau du virage Spoon. Carlos Sainz n’a pas manqué de souligner les conséquences bien différentes qui pourraient survenir sur d’autres pistes urbaines très rapides, où les murs de béton bordent la piste…

« C’était un choc à 50G. Imaginez si cela s’était produit à Las Vegas, à Bakou ou à Singapour, où les zones de dégagement sont inexistantes et les vitesses encore plus élevées. J’espère que la Formule 1 va revoir sa copie, car il est évident que le règlement comporte des failles qu’il faut corriger avant Miami. »

Péril en la demeure ?

Au final, on voit bien qu’une fracture est en train de se creuser : d’un côté, les instances sportives sont focalisées sur le divertissement et l’audience alors que les constructeurs défendent des impératifs marketing liés à l’électrification. De l’autre côté, des pilotes désabusés et même perdus face à ce pilotage devenu contre-intuitif, sans oublier une partie des fans désorientés voire, pour les anciens, en colère.

Face à cette bronca et à d’autres chiffres inquiétants concernant les audiences (-50% en Espagne et forte baisse aussi sur Canal + pour le GP du Japon), la FIA veut réagir. Le business même de la F1 pourrait en pâtir. Max Verstappen a clairement mis en ballotage défavorable son avenir en F1 et se donne quelques semaines ou mois pour réfléchir sur la suite à donner à sa carrière, alors qu’il s’éclate en GT3. Evidemment, tout le monde n’est pas à l’unisson. Lewis Hamilton a beau déplorer que les pilotes « n’ont pas leur mot à dire » et « aucun pouvoir. », l’anglais semble apprécier la règlementation, alors que les F1 à effet de sol entre 2022 et 2025 ne lui ont jamais donné satisfaction. Mercedes est évidemment discrète, étant la grande gagnante de cette nouvelle ère électrique. George Russell conteste déjà le fait que l’on veuille les ralentir, alors que Toto Wolff estime avoir vu à Suzuka du « pure racing ».

L’annulation des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie Saoudite va permettre à la Formule 1 de mettre à profit cette trêve de cinq semaines entre Suzuka et Miami. Une réunion entre les dirigeants de la F1, de la FIA et des écuries a été programmée pour le 9 avril afin de faire le point sur le règlement 2026. Des ajustements pourraient porter sur les règles de déploiement d’énergie (la régénération avait déjà été abaissée à Suzuka pour les qualifs) – sans nécessiter de modifications mécaniques sur les monoplaces.

La FIA a rappelé, dans un communiqué publié après l’accident, que les règles 2026 font l’objet de « discussions continues entre la FIA, les équipes, les motoristes, les pilotes et la FOM ». Un discours diplomatique qui semble en contradiction avec la grogne montante d’une partie des pilotes. Leurs alertes n’ont pas vraiment été prises en considération jusqu’à maintenant. La sécurité pourrait évidemment changer la donne : on se souvient qu’au début de la saison 1994, marquée par plusieurs accidents graves en essais, des pilotes avaient alerté sur la dangerosité des monoplaces privées des aides électroniques. La FIA avait fait la sourde oreille…et on connaît la suite. Va-t-on vers une fronde, comme à l’époque de la grève des pilotes de Kyalami ?

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Formule 1 : «Est-ce que ça vaut le coup ?», le multiple champion du monde Max Verstappen penserait à raccrocher en fin de saison

Confronté à un début de saison très délicat et à de nouvelles réglementations qu’il vitupère, Max Verstappen, quadruple champion du monde, a laissé entendre qu’il pourrait quitter la Formule 1.

© FRANCK ROBICHON / REUTERS

Max Verstappen (Red Bull). 

F1 Suzuka 2026 : Kimi Antonelli s’affirme encore un peu plus face à Russell, premiers points pour Piastri

29 mars 2026 à 06:55

Après un départ catastrophique, Antonelli a bénéficié d’un coup de pouce du destin pour se retrouver en tête et ne plus la lâcher. Il devance Oscar Piastri et Charles Leclerc. S’il n’a pas été ultra-passionnant, ce GP est plein d’enseignements et montre les limites de la règlementation 2026 avec le superclipping.

Avant course

Les deux Mercedes en première ligne vont tenter de contrôler le départ et éviter de se faire dépasser par Piastri et consort. Ensuite, ils pourront tenter de dérouler leurs stratégies. Derrière, chacun va vouloir avoir le meilleur départ. Ensuite, à Suzuka on va encore avoir des soucis de « superclipping ». En 2026, les voitures doivent récupérer de l’énergie pour ne pas se retrouver batterie vide et donc à certains moments, même « pied-tôle », les voitures n’avancent plus. Ici c’est avant d’arriver au 130R que les écuries estiment qu’ils perdent le moins de temps au tour.

Résultat le 130R qui était un morceau de bravoure devient un virage d’autoroute. La Formule 1 est consciente de l’image que cela renvoie et a bien tenté de réduire l’énergie à récupérer. En vain pour le moment.

Le départ est légèrement décalé le temps de réparer une barrière endommagée lors d’une course précédente (autre que la F1). Tout le plateau partira en pneus médium à part Bottas en fond de grille sur Cadillac avec des pneus durs.

Départ – 53 tours

Départ catastrophique des Mercedes ! Antonelli démarre bien sur 1 m puis la voiture « ne bouge plus ». Piastri a décollé parfaitement et vire en tête. Il devance Leclerc qui a aussi sauté Russell. Derrière Antonelli et Norris sont au coude à coude dans le premier virage mais Norris est mieux placé et le dépasse. Même Hamilton passe Antonelli. Un départ cauchemardesque pour les flèches d’argent. Bortoleto a perdu 4 places, Hülkenberg 6 ! WOW !

Antonelli passe Hamilton au 2e tour en plongeant au premier virage. Ils auraient pu s’épargner tous ces efforts, mais tant mieux pour le spectacle. Hadjar a eu un départ compliqué aussi. Il se fait passer par Gasly, puis Lindblad, puis Verstappen et Ocon. Trop de précipitation pour Hadjar visiblement, il accumule de petites erreurs. Russell passe Norris au premier virage.

Et Russell passe Leclerc. Encore une fois au premier virage. La Mercedes déploie visiblement mieux son énergie dans cette partie. Gasly est 7e et a fait le départ qu’il fallait pour s’aider dans cette course. Pour l’Alpine désormais il faut déployer la stratégie et espérer que devant quelques pilotes aient des soucis pour grimper dans la hiérarchie.

Tour 5 / 53

Russell est revenu dans la seconde derrière Piastri. Il va pouvoir utiliser le boost (qui remplace le DRS) à condition d’avoir de la batterie…Ensuite, on trouve Leclerc un peu détaché. Il est sous la menace de Norris qui entraîne Antonelli dans son sillage. Magnifique dépassement de Russell à la chicane. Dans le 130R la Mercedes est mieux passée et le pilote à plongé à la chicane. Mais Piastri a pu repasser dans la ligne droite. Piastri reste en tête. Un beau dépassement, mais Russell s’est retrouvé sous la menace du boost de dépassement.

Très beau dépassement d’Antonelli sur Norris. Lui aussi à la chicane mais il a creusé suffisamment d’écart pour ne pas voir le pilote McLaren le repasser dans la ligne droite suivante. A l’arrière, Verstappen est revenu à la 8e place, derrière Gasly. Mais il est à 5 secondes. Ocon est 9e pour le moment. Antonelli est revenu sur Leclerc mais la première tentative est avortée par une belle défense de Charles.

Tour 15 / 53

Leclerc joue avec Antonelli. Il le laisse passer à la dernière chicane avant de le repasser dans la ligne droite. Malin. Cela permet à Norris et Hamilton de revenir. On commence à entrevoir les premiers passages au stand. Qui va déclencher en premier. C’est Norris qui plonge en premier et tente l’undercut. Il repart 9e en pneus durs. Cependant il repart derrière Ocon et aurait sans doute préféré être devant. Leclerc l’imite un tour plus tard, à la fin du 17e tour. Norris passe Ocon sans trop perdre de temps. Mais Leclerc repart largement devant. Undercut loupé.

Piastri rentre à la fin du 18e tour. Les deux Mercedes restent en piste et Russell mène ce grand prix (de nouveau). Piastri reprend la piste loin devant Leclerc. Antonelli revient fort sur Russell. 2,5 secondes. Pour le moment, ils continuent en pneus médium. Gasly se retrouve 4e, avec Verstappen à 3 secondes derrière lui. Piastri est dans l’aileron arrière de Verstappen. Ocon et Hadjar passent par les stands également. Piastri revient fort sur Verstappen mais se montre prudent dans le 130R puis la chicane. Il utilise son boost pour dépasser sans coup férir.

A la fin du 21e tour, Russell rentre au stand et voilà Antonelli enfin en tête du grand prix. 3 secondes d’arrêt, ce n’est pas génial. Russell repart derrière Piastri mais devant Verstappen. Bearman dans les barrières ! Voiture de sécurité ! Il a visiblement perdu la Haas avant Spoon. Antonelli va en profiter pour plonger dans les stands et repartir devant Russell ! Hamilton et Gasly devrait en profiter aussi. Vraiment rageant pour Russell pour un demi-tour en gros. 2,4 secondes pour Antonelli, 2 secondes d’arrêt pour Hamilton.

Bearman est touché à la cheville droite visiblement, il boîte. On a Antonelli, Piastri, Russell, Hamilton, Leclerc, Norris, Gasly, Verstappen, Hülkenberg (qui n’a pas changé de pneus) et Lawson. En revoyant les images de la sortie de Bearman, il revient trop fortement sur Colapinto en plein « superclipping ». Avec une différence de vitesse de plusieurs dizaines de kilomètre par heure (plus de 45 km/h), Bearman se décale comme il peut et perd la voiture qui va taper très fort. Double peine pour Haas car cela pénalise Ocon qui avait changé de pneus sous drapeau vert. Il est 11e.

Tour 25 / 53

On l’oublie, mais on a encore les deux Aston Martin en course… La voiture de sécurité va rentrer à la fin du 27e tour. Antonelli est à la manoeuvre. Antonelli repart très bien et surprend Piastri ! Hamilton est dans l’aileron de Russell et le dépasse à l’aspiration. Gasly se bat avec Verstappen et le passe. Bravo ! Antonelli profite d’être devant pour prendre la poudre d’escampette !

Ah 31e tour, « We have an issue » envoyé sur la radio de Stroll… Russell est proche de Hamilton mais n’arrive pas à le passer. L’Anglais doit bouillir dans son casque. Les nouvelles de Bearman sont bonnes : pas de fracture mais un choc à 50G ! Hadjar passe (enfin) Bortoleto pour la 11e place. Il va désormais tenter d’aller chercher Ocon et le dernier point du GP. On doit l’avouer, depuis la relance de la course on est dans un mode « ron-ron ».

Russell perd soudainement de la vitesse avant Spoon et Leclerc en profite. Sans doute qu’il a déployé la batterie sur un autre mode et s’est retrouvé fort dépourvu. Cette règlementation… Devant, Antonelli est coude à la portière avec 7 secondes d’avance sur Piastri.

Tour 40 / 53

Hamilton doit s’employer pour bloquer Leclerc qui va plus vite. C’est sans doute idiot pour l’écurie, mais elle les laisse batailler entre eux. Tant mieux pour Russell qui regarde cela juste derrière. Leclerc doit s’employer pour passer Hamilton. Il patiente dans la chicane puis déploie le boost dans la ligne droite. Les deux ne sont pas loin de se toucher dans le 1er virage mais cela passe et anime un peu cette fin de course. Russell passe aussi Hamilton. Hamilton se retrouve sous la menace de Norris après un gros loupé au freinage.

On a donc deux ou trois situation intéressantes pour cette fin de course. Leclerc/Russell pour le podium, Hamilton/Norris pour la 5e place, Gasly/Verstappen pour la 7e place. Hors de points, Hadjar a maille à partir avec Hülkenberg.

A la fin du 47e tour, Norris plonge à la chicane et passe Hamilton qui réplique dans la ligne droite avec le boost et le repasse. Leclerc réussi à garder Russell derrière lui. A la fin du 50e tour, Russell plonge dans la chicane et semble ressortir plus vite. Mais Leclerc gagne du terrain dans la ligne droite et fait l’extérieur. Magnifique de la part du Monégasque.

Norris fait pareil sur Hamilton un tour plus tard, mais lui réussit à rester devant la Ferrari à la fin de la ligne droite.

Dernier tour

Antonelli est tranquille mimile devant. Piastri aussi en 2de place. Il va marquer ses premiers points de la saison, et signer le premier podium pour McLaren en 2026. Derrière on a encore un petit suspense même si Leclerc semble accroché au podium.

Victoire d’Antonelli ! Il va prendre les commandes du championnat et devient le plus jeune pilote de l’histoire de la F1 à mener le championnat.

Leclerc complète le podium devant Russell, Norris, Hamilton. Verstappen tente un dernier truc sur Gasly qui reste devant à la 7e place ! Comme quoi ils ont bien fait de passer au moteur Mercedes 😏. Lawson et Ocon complètent le top 10.

Résultats du Grand Prix de Suzuka 2026

Même s’il a bénéficié d’une circonstance de course avec la voiture de sécurité, Antonelli n’a pas volé la victoire. Piastri a fait une course solide et Leclerc s’est arraché pour accrocher le podium.

Russell semble encore avoir « du mal » avec la nouvelle réglementation pour déployer l’énergie.

On ne les a pas vu de la course, mais les Williams ont eu du mal malgré un moteur Mercedes (comme quoi…). Sainz est 15e, Albon 20e. Ils ont bataillé avec les Cadillac de Perez et Bottas. Oups !

PosDriver
1Kimi Antonelli
2Oscar Piastri
3Charles Leclerc
4George Russell
5Lando Norris
6Lewis Hamilton
7Pierre Gasly
8Max Verstappen
9Liam Lawson
10Esteban Ocon
11Nico Hulkenberg
12Isack Hadjar
13Gabriel Bortoleto
14Arvid Lindblad
15Carlos Sainz
16Franco Colapinto
17Sergio Perez
18Fernando Alonso
19Valtteri Bottas
20Alexander Albon
21Lance Stroll
22Oliver Bearman

Classement du championnat du monde de F1 2026

Avec cette victoire et la 4e place de Russell, Antonelli devient le plus jeune leader du championnat du monde. Il signe aussi sa 2e victoire et son 2e hat trick (pole + victoire + meilleur tour en course). Russell n’en a qu’un seul à son actif. La bataille mentale est lancée chez Mercedes.

Beau début de saison des pilotes Ferrari à la 3e et 4e place. Piastri recolle à Norris et ouvre enfin son compteur (en GP car 3 points en course sprint en Chine).

Pos.DriverPts.
1Kimi Antonelli72
2George Russell63
3Charles Leclerc49
4Lewis Hamilton41
5Lando Norris25
6Oscar Piastri21
7Oliver Bearman17
8Pierre Gasly15
9Max Verstappen12
10Liam Lawson10
11Arvid Lindblad4
12Isack Hadjar4
13Gabriel Bortoleto2
14Carlos Sainz2
15Esteban Ocon1
16Franco Colapinto1
17Nico Hulkenberg0
18Alexander Albon0
19Valtteri Bottas0
20Sergio Perez0
21Fernando Alonso0
22Lance Stroll0

Classement par équipe 2026

Evidemment, vu le début de saison, Mercedes est largement en tête du championnat avec 45 points d’avance sur Ferrari qui en compte 44 sur McLaren.

Haas résiste encore à Alpine et Red Bull avec un petit point ajouté par Ocon au Japon. Racing Bulls est juste derrière. Plus loin, Audi et Williams se dispute les miettes pour le moment quand Cadillac et Aston Martin doivent aller chercher de la fiabilité pour AM et de la performance pour Cadillac.

Pos.TeamPts.
1Mercedes135
2Ferrari90
3McLaren46
4Haas F1 Team18
5Alpine16
6Red Bull Racing16
7Racing Bulls14
8Audi2
9Williams2
10Cadillac0
11Aston Martin0

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Formule 1 : Antonelli récidive au Japon et prend la tête du championnat, nouveau podium pour Leclerc

Vainqueur pour la première fois de sa carrière en Chine deux semaines plus tôt, le jeune italien a signé une deuxième victoire ce dimanche à Suzuka.

© Issei Kato / REUTERS

L’Italien a pris la tête du championnat du monde de Formule 1.

Formule 1 : «Il ne faut pas s’emballer» affirme Gasly après sa 7e place au départ du Grand Prix du Japon

Le pilote français d’Alpine Pierre Gasly était «content» après sa séance de qualification sur le circuit de Suzuka, au Japon, qui le fera partir depuis la 7e place dimanche, aux côtés de son compatriote Isack Hadjar, de Red Bull.

© Issei Kato / REUTERS

Pierre Gasly au volant de sa voiture Alpine sur le circuit de Suzuka, au Japon.

F1 Suzuka 2026 : Kimi Antonelli marque son territoire face à Russell

28 mars 2026 à 08:13

Kimi Antonelli signe la pole position sur le circuit de Suzuka. Il devance son coéquipier George Russell et Oscar Piastri sur McLaren. Mais il y a eu quelques surprises durant cette séance.

Durant les essais libres, on a craint que les Formule 1 de cette années soient très lentes sur ce circuit, passant le 130R moins « à fond », faute d’énergie dans la batterie. Eh bien…elles ne sont pas très lentes, juste lentes. Il faudra sans doute encore un an d’apprentissage de ces nouvelles motorisations pour retrouver les temps des saisons précédentes.

Q1 – pas de surprise pour Aston Martin ni Cadillac

En Q1, on perd immanquablement les Aston Martin. Les verts sont à plus de 1,7 seconde de la 16e place qualificative pour la Q2 et plus de 3 secondes du meilleur temps de Charles Leclerc. Un gouffre ! Leclerc signe un 1:29.915 et l’espoir est de mise pour les rouges. Mercedes et McLaren sont dans le groupe de tête tandis que les Red Bull son un petit cran en retrait.

Sont éliminés de la Q1 Albon, Bearman, Perez, Bottas, Alonso et Stroll. L’élimination des deux Cadillac n’est pas non plus une surprise tant l’équipe américaine est en retrait en qualification depuis l’Australie. En revanche, on n’attendait pas Olie Bearman out dès cette Q1.

Q2 – Verstappen échoue à la 11e place

En Q2, on voit que la Williams est limite. Sainz ne passera pas et fini juste devant Albon sur la grille. Ils ont bien un moteur Mercedes, mais Mercedes ne fournit pas le « mode d’emploi », ou plus exactement la façon optimale de recharger et d’utiliser l’énergie. C’est à chaque écurie de faire ce travail et cela change totalement la F1. Elle se transforme en Formule E !

Pour le passage en Q3, cela va être tendu. Pas pour les Mercedes puisqu’Antonelli frôle les 1:28 avec 1 minute 29.048. Il est bien devant Leclerc, Hamilton, ou Piastri. Russell se cache-t-il ou pas ? Toujours est-il qu’il est en retrait. Gasly continue de démontrer qu’en qualification il sublime l’Alpine. Il va se qualifier pour le top 10.

En revanche, Max Verstappen est sur le fil. Et au final, il se fait éliminer par le petit nouveau Lindblad pour Racing Bulls. Hadjar fait à peine mieux, mais cela suffit pour passer. Gros coup de théâtre que cette 11e place de Verstappen. Il accompagne Ocon, Hülkenberg, Lawson, Colapinto et Sainz dans les éliminés.

On peut rapidement constater que Colapinto est loin de Gasly, que Lawson est battu par Arvid Lindblad, il va devoir réagir. Audi n’a pas manqué son arrivée en F1 et va déjà en Q3.

Q3 – Antonelli intouchable à Suzuka

En Q3 justement, chacun pousse un cran plus loin ses performances. A ce petit jeu là, Antonelli claque un temps qui apparait « stratosphérique » en 1m 28.778s. Bon, l’an dernier, la pole était 1,8 seconde plus rapide avec Verstappen et la RB21 (1m 26,983). Quand on vous dit qu’elles sont lentes ces F1 2026.

Russell doit se contenter de la deuxième place, à 3 dixièmes d’Antonelli. Sur la deuxième ligne, on retrouvera Piastri qui se montre plus en forme en ce début de saison mais n’a toujours aucun point ! S’il ne veut pas faire rapidement une croix sur le titre pilote, il se doit de marquer de gros points ce weekend. Finalement, Ferrari place la monoplace de Leclerc en 4e place. Il manque un petit rien à Ferrari, mais ils jouent avec McLaren et c’est un bon début de saison.

Suivent Norris, Hamilton, Gasly, Hadjar, Bortoleto et Lindblad. Belle performance de Gasly en 7e place devant la Red Bull de Hadjar !

Résultats des qualifications du Grand Prix de Suzuka 2026

Pos.PiloteEcurieQ1Q2Q3
1Kimi AntonelliMercedes1:30.0351:29.0481:28.778
2George RussellMercedes1:29.9671:29.6861:29.076
3Oscar PiastriMcLaren1:30.2001:29.4511:29.132
4Charles LeclercFerrari1:29.9151:29.3031:29.405
5Lando NorrisMcLaren1:30.4011:29.7951:29.409
6Lewis HamiltonFerrari1:30.3091:29.5891:29.567
7Pierre GaslyAlpine1:30.5841:29.8741:29.691
8Isack HadjarRed Bull Racing1:30.6621:30.1041:29.978
9Gabriel BortoletoAudi1:30.3591:29.9901:30.274
10Arvid LindbladRacing Bulls1:30.7811:30.1091:30.319
11Max VerstappenRed Bull Racing1:30.5191:30.262
12Esteban OconHaas F1 Team1:30.9151:30.309
13Nico HulkenbergAudi1:30.3581:30.387
14Liam LawsonRacing Bulls1:30.6571:30.495
15Franco ColapintoAlpine1:30.9311:30.627
16Carlos SainzWilliams1:30.9271:31.033
17Alexander AlbonWilliams1:31.088
18Oliver BearmanHaas F1 Team1:31.090
19Sergio PerezCadillac1:32.206
20Valtteri BottasCadillac1:32.330
21Fernando AlonsoAston Martin1:32.646
22Lance StrollAston Martin1:32.920

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F1 en streaming : où voir le GP du Japon de la saison 2026 ?

27 mars 2026 à 11:21

Après des mois et des mois d'attente, la Formule 1 a repris ses droits. Et cette saison 2026 s'annonce particulièrement indécise en raison d'une nouvelle réglementation. Pour le moment, c'est l'écurie Mercedes qui domine, avec George Russell en chef de file.

Formule 1 : trois monoplaces de front en bout de ligne droite à 320 km/h, l’image sensationnelle aux essais au Japon

LE SCAN SPORT - Oscar Piastri, Charles Leclerc et Franco Colapinto se sont retrouvés à la même hauteur en bout de ligne droite sur le circuit de Suzuka.

© Canal+

Oscar Piastri en bas, dépassé par Franco Colapinto, lui-même déposé par Charles Leclerc aux essais libres du Grand Prix du Japon.

Formule 1 : «Je ne parle pas tant qu’il n’est pas parti», Verstappen exclut un journaliste en conférence de presse

LE SCAN SPORT - Le quadruple champion du monde a exigé le départ d’un journaliste du Guardian coupable d’avoir posé l’an dernier une question qui l’avait dérangé.

© XPB / Icon Sport

Max Verstappen avant le Grand Prix du Japon à Suzuka.

Formule 1 : «Remonter sur le podium puis remporter des courses», le champion du monde Norris croit à un retour de McLaren

Avant le Grand Prix du Japon, le champion du monde britannique n’a pas fait une croix sur la défense de sa couronne malgré une début de saison catastrophique.

© Kim Kyung-Hoon / REUTERS

Lando Norris n’a pas inscrit le moindre point au championnat après deux courses. 

La publicité de Canal+ mélangeant F1 et Mario Kart est la meilleure chose que vous pouvez regarder

19 mars 2026 à 15:50

À moins de deux semaines du troisième Grand Prix de Formule 1, qui se déroulera au Japon sur le circuit de Suzuka, Canal+ a dévoilé une bande-annonce pour préparer le rendez-vous. Elle s'inspire des jeux vidéo Mario Kart, en phase avec les commentaires de certains pilotes.

Formule 1 : Gasly au top, Hadjar déjà rapide, Ocon en difficulté... Le bilan du début de saison des Français

DÉCRYPTAGE - Pierre Gasly réalise un excellent début de saison chez Alpine, Isack Hadjar est déjà au rendez-vous avec Red Bull, alors qu’Esteban Ocon est en difficulté face à Oliver Bearman (Haas).

© XPB / Icon Sport / xpbimages.com / XPB / Icon Sport / xpbimages.com / Abaca / Icon Sport / Blondet Eliot/ABACA

De gauche à droite : Esteban Ocon, Isack Hadjar et Pierre Gasly.

F1 : les grands prix de Bahreïn et d’Arabie Saoudite annulés en raison du conflit au Moyen-Orient

15 mars 2026 à 17:30
F1 Bahreïn

Le sport automobile plus que jamais exposé aux affres de la géopolitique

L’éclatement du conflit dans le Golfe persique, initié par les frappes israélo-américaines sur l’Iran puis la riposte tous azimuts de la république islamique, qui a notamment visé des bases américaines à Bahreïn , laissait peu de doute sur la décision finale : les grands prix de Bahreïn (11-12 avril) et d’Arabie Saoudite à Djeddah (18-19 avril) sont annulés. Le test pneumatique prévu par Pirelli à Sakhir, avec Mercedes et McLaren, le 28 février, avait déjà été victime de l’offensive américano-israélienne. 

Le WEC aussi en a fait les frais, puisque le Prologue au Qatar ainsi que de la première épreuve de la saison , les 1812 KM du Qatar, autre pays touché par les frappes iraniennes, ont été annulés. Le Prologue a trouvé place au calendrier du côté d’Imola, en préambule de la manche du WEC en Emilie-Romagne. Pour la F1, les alternatives étaient plus compliquées.

Le soft power mis à mal

C’est évidemment un coup dur pour ces deux états du Golfe, dont on sait à quel point ils ont investi dans les grands évènements sportifs pour affirmer leur “soft power”. La géopolitique a eu raison de cette ambition. Pour la F1 aussi, leur poids est énorme, ne serait-ce qu’en évoquant le géant pétrolier Aramco, un des partenaires majeurs de la F1.

Stefano Domenicali, le patron de la Formule 1, voulait attendre, espérant une amélioration rapide dans la région. Les récents développement du conflit, avec le quasi-blocage du détroit d’Ormuz et des cibles touchées à Dubaï, au Bahreïn et au Qatar, ne vont pas dans ce sens. Avec le fret partant pour Bahreïn le 20 mars, la F1 a choisi de ne pas prendre de risque, annulant Bahreïn et Djeddah sans les remplacer. 

Cette dernière, certes, est située sur les bords de la Mer Rouge, plus loin à priori de la zone des frappes, mais souvenez-vous : en 2022, les essais libres à Djeddah avaient été perturbés par une frappe des rebelles Houthis à proximité du circuit, en plein conflit au Yemen. Cela montrait déjà à quel point les évènements sportifs au Moyen-orient pouvaient être rapidement mis en difficulté par les tensions géopolitiques régionales.  

L’Europe ? pas assez cher, mon fils

Pour trouver des circuits de remplacement, c’est en Europe, berceau historique de la F1, que l’on dispose de circuits aux normes et homologués pour la F1. Les circuits habilités sont légion : Imola et Portimao ont été évoqués, comme cela avait été le cas en 2020 au moment de la crise du Covid. Sauf que les circuits européens auraient demandé une réduction du prix du plateau, les contrats en Europe étant bien inférieurs à ceux des destinations du Golfe Persique. 

Les amateurs apprécieront, l’aspect financier a donc joué aussi dans la décision de ne pas combler les vides, sans oublier les contraintes logistiques : les écuries auraient eu du mal à être prêtes pour ce genre de logistique vu que la première course en Europe est désormais programmée en juin (Monaco). Au lendemain de Suzuka (29 mars), la F1 entrera donc dans une mini-trêve de 33 jours avant Miami, prévu le 3 mai. Le calendrier 2026 ne comptera plus que 22 dates. 

Des sous en moins, du temps pour cogiter en plus !

Pour les écuries et la F1, le manque à gagner sera évident, puisque Bahreïn et l’Arabie Saoudite apportent environ 100 millions de revenus. Quelques millions de dollars s’envolent donc pour les équipes qui se partagent une partie des recettes générées par la F1. D’un autre côté, cette pause sera mise à profit sans doute pour analyser les données récoltées sur les trois premiers grands prix et accélérer le développement des monoplaces. Vu toutes les nouveautés induites par la nouvelle règlementation, ce temps de réflexion sera mis à profit pour les ingénieurs.

D’un point de vue règlementaire, si cela n’a aucun impact sur l’échéance du 1er juin qui instaure le nouveau contrôle des moteurs, la perte de deux courses a une incidence sur le système Additional Development and Upgrade Opportunities (ADUO) pour les unités de puissance, qui permet aux motoristes en difficulté d’introduire des améliorations après les courses 6, 12, 18 et 24. Avec deux courses en moins, l’échéance de la sixième course, qui ouvre enfin une première fenêtre d’amélioration, se retrouve décalée de Miami à Monaco. C’est une mauvaise nouvelle pour les motoristes ayant beaucoup de retard à combler, à moins que des négociations permettent d’amender cette échéance.  

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Formule 1 : la grande première d’Antonelli, les bons points de Gasly, la galère de McLaren... Les tops et flops du Grand Prix de Chine

Le premier succès de Kimi Antonelli, la nouvelle bataille entre les Ferrari, les points de Gasly et les champions en difficulté... Retrouvez ce qui a retenu l’attention de la rédaction à l’occasion du Grand Prix de Chine.

© REUTERS / Maxim Shemetov / REUTERS / Maxim Shemetov

Kimi Antonelli a remporté le Grand Prix de Chine, auquel Oscar Piastri et Lando Norris n’ont pu prendre part.

F1 2026 – GP Chine : Antonelli premier vainqueur italien depuis 20 ans, Hamilton enfin sur le podium en rouge !

15 mars 2026 à 09:48

Moment historique à Shanghai avec la victoire d’Andrea Kimi Antonelli, qui signe sa première victoire, la première d’un italien depuis 20 ans (Giancarlo Fisichella à Sepang en 2006). Lewis Hamilton signe enfin son premier podium en GP avec Ferrari !

Premier coup de théâtre : les McLaren ne partent pas, avant même le tour de formation ! Lando Norris et Oscar Piastri ont connu des avaries techniques ! Terrible désillusion pour l’écurie championne du monde en titre. Gabriel Bortoleto (Audi) est également sur la touche avant même le départ.

10 premiers tours : Ferrari défie Mercedes sur quelques tours, Verstappen distancé

Comme prévu, Ferrari prend encore le meilleur envol et Lewis Hamilton vire en tête, Charles Leclerc est 3e en passant George Russell ! Derrière, Max Verstappen est encore resté scotché sur la grille et plonge au 12e rang. Plus loin, Isack Hadjar part à la faute juste après avoir dépassé Bearman et part en tête à queue. Catastrophe pour le Français qui repart bon dernier. La bataille fait rage aussi entre Gasly, les Racing Bulls et Bearman.

Au 2e tour, Antonelli repasse Hamilton et Russell fait de même au tour suivant sur Leclerc. Les Alpine de Gasly et Colapinto sont 5e et 6e !

Au 4e tour, George Russell active son mode Overtake sur la ligne droite de départ et dépose littéralement Hamilton. L’effet Mario Kart ! Plus loin, Verstappen essaie de déborder Lindblad dans le virage escargot mais il sort large. La Red Bull semble bien compliquée…

A partir du 6èmze tour, les Mercedes commencent à distancer les Ferrari. Verstappen, parti en softs, se plaint déjà de pneus détruits au 7e tour et rentre aux stands au 10e tour, juste après que Bearman (Haas) l’ait doublé ! C’est alors que Lance Stroll s’immobilise au bout de la ligne droite des stands, son Aston Martin en panne : Safety-Car !

Tour 11- tour 31 : Antonelli s’échappe, les Ferrari bataillent entre elles et avec Russell.

Tout le monde est passé aux stands, sauf Colapinto et Ocon (parti en durs) qui pointent P2 et P3 derrière Antonelli. Hamilton est juste derrière Russell, tandis que Leclerc, qui a patienté quelques instants derrière Hamilton aux stands, est ressorti derrière la Racing Bulls de Lindblad.

La course reprend au tour 14. Lewis Hamilton est à l’offensive, et passe consécutivement Russell, Ocon puis Colapinto en deux tours. Leclerc aussi attaque et double George Russell, puis Ocon et Colapinto dans l’escargot. Au 16e tour, Antonelli est poursuivi par Hamilton, Russell double Colapinto et chasse Leclerc. Gasly devance Verstappen qui est P10.

Grosse bataille entre les Haas, les Racing Bulls et Gasly, qui est doublé un peu au forceps par Verstappen dans l’escargot à l’entame du 20e tour.

Au 21e tour, Russell commence à attaquer Leclerc dans la ligne droite, mais le monégasque se défend bien. Les deux rattrapent Hamilton, qui se fait distancer par Antonelli. Au 24e tour, Leclerc plonge au freinage de la longue ligne droite pour passer Hamilton mais ce dernier réplique aussitôt ! Sur les deux tours suivants, les Ferrari se battent roues contre roues, à toi à moi, avec Russell en embuscade.

Sans doute quelques sueurs froides sur le muret des stands et pour les tifosis, mais les deux pilotes font ça bien.Les Ferrari glissent et permettent à Antonelli de s’échapper avec plus de 7″ d’avance. Finalement, Russell double Hamilton au 26e tour puis Leclerc au 29e tour, signant au passage le meilleur tour. Les Ferrari usent davantage leurs gommes que les Mercedes.

Au 30e tour, Antonelli dispose de plus de 8″ d’avance sur Russell, qui a déjà distancé de quelques secondes les Ferrari. Derrière, Bearman évolue à 16 secondes des rouges, suivi par Verstappen et Gasly.

Tour 32 – tour 41 : Ferrari fait le show

George Russell signe un nouveau meilleur tour et creuse l’écart sur les Ferrari, qui ne suivent pas le rythme. Colapinto rentre enfin aux stands au 33e tour, mais en ressortant des stands, il est accroché par Ocon qui a été trop optimiste en plongeant à l’intérieur à l’arrachée. Le Français plonge au classement !

Pendant qu’Alonso abandonne, au 35e tour, Hamilton veut plus de puissance mais l’écurie le lui refuse…et il surprend Leclerc au gros freinage de la ligne droite car le monégasque s’est raté ! L’anglais veut son podium ! Sur plusieurs tours, les deux pilotes Ferrari se tirent encore la bourre et se suivent de très près, répliquant à coup de gestion rusée de batterie. Hamilton se défend bien. Au 41e tour, Leclerc se réjouit à la radio d’une belle bataille, ce à quoi son ingénieur répond qu’il en est fier. Et l’on voit Leclerc relâcher prise, c’est le signal que le duel prend fin, Ferrari calme le jeu !

Fin de la course

Pendant ce temps, Russell essaie de remonter et repasse sous les 7″ d’écart avec Antonelli. Les écarts se creusent avec Ferrari, qui navigue, au 45e tour, à plus de 20″ des Mercedes. Plus loin, Gasly talonne Verstappen à moins de 2″…puis le néerlandais est au ralenti ! Le moteur semble ratatouiller, il n’y a plus de puissance. La Red Bull fait quasiment un tour au ralenti, et Verstappen abandonne ! De son côté, Isack Hadjar est revenu dans le top 10 mais bute sur Liam Lawson.

Au 47e tour, Antonelli reprend le meilleur tour et maintient Russell à distance. La course s’est calmée, mais quelques batailles sont envisageables entre Gasly et Bearman et entre Colapinto et Sainz.

Sortie d’Antonelli ! Ouf, plus de peur que de mal. Au 54e tour, l’italien a bloqué ses roues au freinage de la longue ligne droite et a dû virer hors piste, mais il ne perd que 2″ dans l’affaire. Son ingénieur le rassure et lui dit de ramener la voiture à la maison.

La délivrance arrive enfin au 56e tour. Andrea Kimi Antonelli remporte de main de maître cette première victoire, devant George Russell. Mercedes écrase ce début de saison. Lewis Hamilton termine 3e et obtient enfin son premier podium en grand prix avec la Scuderia. On a retrouvé un Lewis incisif, attaquant et il a gagné son duel avec Leclerc, qui termine 4e. Plus loin, Oliver Bearman signe une nouvelle prestation très solide P5 pour Haas. Contraste terrible avec Esteban Ocon, qui termine hors des points après sa boulette contre Colapinto. le Français, déjà sur la sellette si l’on en croit les déclarations du team manager en début de saison, va devoir rapidement inverser la vapeur.

Pierre Gasly obtient une belle 6e place, devant Liam Lawson, Isack Hadjar qui sauve les meubles pour Red Bull. Carlos Sainz, P9, soulage un peu Williams, tandis que Franco Colapinto décroche le dernier point en jeu. L’argentin a vraiment bien défendu après la safety-car et réalise une course solide.

A star is born ?

A 19 ans et 6 mois, Andrea Kimi Antonelli devient le 2e plus jeune vainqueur de l’histoire, derrière Max Verstappen (18 ans quand il gagna en Espagne 2016). Est-ce un déclic ? Encore un peu brouillon en ce début de saison (crash aux essais en Australie, accrochage au Sprint d’hier), l’italien est évidemment encore jeune et inexpérimenté, et trop tendre selon Toto Wolff peut-être pour défier George Russell dans la course au titre. Mais qui sait ? C’est peut-être un tournant pour le jeune transalpin, qui avait du mal à contenir ses émotions après la course. C’était aussi marrant de le voir aux côtés de Lewis Hamilton : il n’avait qu’un an quand le britannique a débuté, en 2007, avec McLaren !

Mercedes est sur une autre planète, c’est certain. Ferrari est pour l’instant la seule écurie capable de les titiller, mais les rouges ont un déficit de puissance et surtout l’usure des pneus sur les long relais n’est pas à leur avantage. A suivre…

Classement de la course

Pos.PiloteVoitureEcartArrêts
1Kimi AntonelliMercedes W1756 tours – 1h33m15.607s1
2George RussellMercedes W17+5.5151
3Lewis HamiltonFerrari SF-26+25.2671
4Charles LeclercFerrari SF-26+28.8941
5Oliver BearmanHaas Ferrari VF-26+57.2681
6Pierre GaslyAlpine Mercedes A526+59.6471
7Liam LawsonRacing Bulls RBPT Ford VCARB 03+80.5881
8Isack HadjarRed Bull RBPT Ford RB22+87.2472
9Carlos SainzWilliams Mercedes FW48+1 tour1
10Franco ColapintoAlpine Mercedes A526+1 tour1
11Nico HülkenbergAudi F1 R26+1 tour1
12Arvid LindbladRacing Bulls RBPT Ford VCARB 03+1 tour1
13Valtteri BottasCadillac Ferrari MAC-26+1 tour1
14Esteban OconHaas Ferrari VF-26+1 tour2
15Sergio PérezCadillac Ferrari MAC-26+1 tour1
16Max VerstappenRed Bull RBPT Ford RB22DNF2
17Fernando AlonsoAston Martin Honda AMR26DNF2
18Lance StrollAston Martin Honda AMR26DNF0
19Oscar PiastriMcLaren Mercedes MCL40DNS0
20Lando NorrisMcLaren Mercedes MCL40DNS0
21Gabriel BortoletoAudi F1 R26DNS0
22Alex AlbonWilliams Mercedes FW48DNS0

Championnats

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Formule 1 : vainqueur pour la première fois, Kimi Antonelli prolonge le début de saison rêvé de Mercedes

Vainqueur autoritaire à Shanghai devant son coéquipier George Russell et Lewis Hamilton, le jeune Italien a signé sa première victoire dans la discipline.

© Go Nakamura / REUTERS

La domination de Mercedes s’est poursuivie ce dimanche en Chine.
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