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Colmar : un automobiliste sans permis condamné à quatre ans de prison pour violences volontaires aggravées sur un policier

L’intéressé, jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel, avait percuté et blessé un policier après un refus d’obtempérer mercredi dernier.

© Camp's / stock.adobe.com

Le policier a été blessé aux jambes et présente un traumatisme psychologique, selon le journal local DNA.

Royaume-Uni : le gouvernement annonce un plan pour réduire de moitié en dix ans les crimes à l'arme blanche

Le ministère de l’Intérieur a publié un communiqué ce mardi pour annoncer ce nouveau plan, qui prévoit notamment un déploiement de moyens humains et techniques supplémentaires dans les zones les plus touchées.

© Frank Augstein / REUTERS

Le premier ministre Keir Starmer a qualifié la situation de «crise nationale».

Affaire Epstein : Bill Gates sera entendu le 10 juin par une commission du Congrès américain

Le milliardaire et cofondateur de Microsoft apparaîtra pour un entretien à huis clos devant cette commission, qui souhaite l’interroger sur ses liens passés avec le criminel sexuel.

© SAUL LOEB / AFP

Bill Gates le 4 septembre dernier à Washington.

TopAchat PC-Finder pour choisir sa config en fonction de ses jeux

7 avril 2026 à 14:26

PC-Finder est un nouveau service proposé par Topachat. Un service qui se penche sur un problème classique et une qusetion posée en permanence aux « informaticiens ». Celui d’une connaissance qui demande « Qu’est-ce qu’il faut que j’achète comme PC ?« . Question qui n’a évidemment pas de réponse.

Pour tenter de répondre tout de même du mieux possible à cette interrogation, il faut toujours un peu de contexte. Ma première réponse habituelle est : « Un PC pour quoi faire ? » suivie très rapidement d’une demande de fourchette de budget. Sans ces éléments, il est impossible de répondre convenablement. L’ordinateur parfait et pour tout le monde n’existe pas, il y a toujours des concessions et des adaptations à faire pour trouver la meilleure solution possible.

Ceux qui vous sortent un « Top 3 » des meilleurs ordinateurs du moment n’ont pas d’autre but que d’essayer de vous vendre quelque chose. L’ordinateur parfait pour un artisan, une famille ou un étudiant n’est franchement pas le même. Et pour un joueur, le nombre de paramètres et les quelques éléments qui changent sur le papier peuvent avoir d’énormes différences sur le bas de la facture. En ce moment, passer de 16 à 32 Go de mémoire ou de 512 Go à 1 To de stockage, peut faire très mal financièrement.

PC-Finder

Avec le PC-Finder TopAchat s’intéresse aux joueurs PC

Le PC-finder de Topachat propose deux manières de répondre à cette question avec comme analyse un usage ludique de sa machine. La première méthode passe par un choix de cinq jeux. L’assembleur sélectionne une série de titres à la mode, mise à jour chaque trimestre, et propose de construire un PC sur mesure pour piloter ces jeux en fonction de réglages classiques : nombre d’images par seconde attendu de 60 à 240. Qualité des graphismes espérés de « moyen » à « ultra ». Et définition de l’affichage pour jouer en 1080p, 1440p ou 2160p.

Ces résultats ne sont pas nés du hasard mais correspondent à des formules de machines assemblées et testées par TopAchat. Les configurations assemblées par leurs soins sont testées et permettent de faire des statistiques de performances qui sont consignées par la marque. Ces tests permettent également de voir si un PC répond au niveau de performances attendu après un montage et avant d’être livré au client.

Il faut ensuite faire une sélection de jeux, cinq sont requis pour déterminer un « profil » qui servira à adapter les besoins de la machine. Il serait évidemment possible de n’en choisir qu’un seul, mais certains « cocktails » matériels sont parfaitement adaptés à un moteur de jeu tout en étant moins pertinents pour d’autres. Choisir cinq titres, même assez semblables dans leur manière d’être joués, permet d’homogénéiser l’expérience et d’assurer une bonne compatibilité. Les moteurs employés ne sont pas forcément les mêmes, les besoins non plus. Cette approche est donc assez large.

Il ne reste plus qu’a cliquer sur le bouton « Trouver mon PC » pour afficher une sélection de machines adaptées à ses besoins.

En se basant sur les choix de jeux et les réglages voulus d’affichage, le système détermine ainsi trois choix différents. Il est possible de modifier ses choix de réglages à tout moment.

Pour mes choix, trois profils de jeux sont proposés. D’abord un PC adapté qu’il faut bien comprendre comme une machine qui sera capable de proposer le niveau de performances demandé, mais en étant peut-être assez haut dans ses capacités globales. Le PC recommandé est une version un peu plus puissante qui offrira en général plus de performances globales et peut-être un fonctionnement moins gourmand en ressources sur l’ensemble. C’est évidemment une solution plus onéreuse.

Enfin, un modèle plus performant permet de faire le contraste d’investissement entre les différents choix. Cela offre une certaine perspective et montre l’écart de prix entre un engin plus haut de gamme et une solution juste adaptée. Ce qui peut avoir du sens pour certains profils. Pour chaque machine, l’outil affiche les résultats obtenus sur les jeux sélectionnés mais également tous les autres. Ce qui permet de se faire une idée des résultats de la machine sur un panel très large de 20 titres avec et sans options RTX et FSR.

En ajoutant le PC au panier, on peut ensuite le découvrir en détail. Composant par composant avec une fiche technique. On peut également le voir en image et lire les avis des précédents clients. 

L’autre option est basée sur un budget et permet de déterminer à partir d’une enveloppe quels PC correspondent à ses besoins. Pour atteindre le jeu en 1440p, le système propose de partir sur une enveloppe de 1500€ et propose ainsi trois modèles différents. Un légèrement en dessous, un second un peu au dessus  et enfin un troisième toujours là pour faire contraste.

Je trouve l’approche intéressante. En partie parce qu’elle est construite autour de résultats concrets issus des bancs de montage et de tests des engins et non pas de paramètres tirés du chapeau d’un benchmark. Cela permet de savoir réellement ce que valent les 100, 200 ou 300€ de plus injectés dans une configuration.

Si l’outil n’est pas parfait, on peut lui reprocher le choix des jeux par exemple, il faut comprendre que multiplier les titres a des conséquences assez lourdes en temps de test. Un seul jeu en plus et ce sont des dizaines de configurations qui sont affectées. Ce choix de 20 jeux permet de se faire une idée conséquente des capacités de chaque machine.

Le PC-Finder ne sera évidemment pas utile pour une personne à la recherche d’un PC pour des usages de programmation, de comptabilité ou de montage vidéo. Ce n’est pas son objectif. Mais l’idée est bonne et elle permet de dégrossir un budget et une base technique en quelques clics. C’est déjà pas mal de temps de gagné. Pour découvrir le service, cela se passe ici.

A noter, en complément de ce service, l’arrivée probable sur Steam d’un système d’estimation de vitesse d’un jeu basé sur l’analyse de votre machine. Steam pourrait simplement profiter de sa base de données de millions de machines pour comparer votre matériel à celui des autres joueurs de sa plateforme. Cela lui permettrait de déterminer à quelle vitesse tel ou tel titre pourrait être affiché chez vous.

Le nombre d’images par seconde par rapport aux réglages de détails et la définition voulue en fonction du processeur, de la solution graphique et de la mémoire vive embarqués. Ces résultats seraient mis à jour en temps réel avec les mesures télémétriques effectuées sur les ordinateurs des clients volontaires. Et il y a là un enjeu intéressant à suivre car de nombreux jeux ont un développement assez chaotique.

Il arrive que pour leur sortie, l’expérience ne soit pas formidable mais, après quelques patchs techniques, que certains efforts se ressentent. Ainsi un jeu assez mal noté à sa sortie parce que difficile à jouer sur une plateforme commune peut devenir tout à fait jouable au bout d’un mois ou deux. En revenant sur Steam, le joueur pourra ainsi suivre comment se comporte chaque titre dans la durée. Le scénario inverse existe également et un titre qui devient injouable ou qui pousse violemment les composants dans leurs retranchements après une mise à jour pourra être visible sur ces statistiques. Un éventuel changement de pilote matériel sera également assez facilement identifiable.

Pour Valve, l’idée est intéressante car elle permet de dépasser un frein commun à de nombreux joueurs. La peur de ne pas pouvoir profiter du jeu choisi. Si vous ajoutez à cela l’effet d’une note élevée d’un jeu assez ancien soldé qu’un client va redécouvrir comme fluide sur sa nouvelle machine parce qu’il aura mis le titre dans sa liste de souhaits… On comprend assez vite tout l’intérêt du dispositif.

Source : Techpowerup

TopAchat PC-Finder pour choisir sa config en fonction de ses jeux © MiniMachines.net. 2026

Le NAS Acemagic N3A bascule sous Ryzen Embedded R2544

7 avril 2026 à 12:16

Un changement important sur le papier pour ce Acemagic N3A puisque les deux puces ne sont pas censées jouer dans la même catégorie. Le Ryzen « Embedded » R2544 est une puce à destination de produits réseau et industriels ayant un long cycle de vie. Le 3750H est une puce pour portable plus classique.

Acemagic N3A

Les deux partagent à peu près les mêmes capacités de calcul même si le R2544 est légèrement plus performant en simple et en multicœur. Il est également plus récent avec une sortie en 2023 contre 2019 pour la puce Ryzen 7. Enfin, dernier point, le TDP du nouveau venu est de 45 W contre 35 W pour le 3750H. Si on résume la situation, le choix d’un basculement du NAS vers le Ryzen Embedded R2544 a du sens d’un point de vue performances de calcul et durée de vie. Moins d’un point de vue consommation.

Mais je crois que ce qui a fait la vraie différence quant à ce choix est lié à la situation sur le marché des composants. Le NAS Acemagic N3A est une production tierce, la marque ne le fabrique pas. On a déjà repéré ses similitudes avec le Aoostar WTR Pro par le passé et mis en avant une différence importante. Le NAS de Aoostar a beau ressembler énormément à celui d’AceMagic, il embarque une carte mère avec un socket FP6. Le Acemagic N3A emploie un socket FP5. Les deux ne sont pas compatibles. Une des catégories de puces les moins affectées par les hausses sont les solutions « Embedded » d’AMD. Tout simplement parce que c’est un marché un peu à part du reste des produits grand public. Un marché qui a du stock en circulation et qui peut être ainsi détourné facilement pour ce type de montage.

Le Ryzen Embedded R2544 s’installe sur les carte-mère en socket FP5 et peut donc tout à fait se substituer à la puce choisie à l’origine pour ce modèle. Je suppose que le fabricant a mis la main sur un lot de ces puces et a proposé à la marque de les intégrer. Vu le différentiel de prix et les meilleures performances globales, le choix a dû être rapide. Le fait que les nouveaux processeurs prennent en charge en plus la mémoire à correction d’erreur type ECC étant un autre atout pour un engin qui se positionne comme un MiniPC autant qu’un NAS. 

La ventilation est assurée par un dispositif de base dédié au processeur et un grand ventilateur arrière pour faire circuler l’air des unités de stockage vers l’extérieur. La marque ne précise pas de relevé de bruit de fonctionnement. Il faut dire qu’il ne sera pas le même avec plusieurs disques mécaniques ou avec des SSD. Le design global est identique au Aoostar et les baies sont cachées par une face avant magnétisée au cadre de l’ensemble. Le tout entre dans un format de 15 cm de large pour 27 cm de profondeur et 18.5 cm de haut.

Plus d’infos sur la minimachine

L’engin propose donc deux emplacements de mémoire vive DDR4 au format SODIMM pour un total maximal de 64 Go, deux ports M.2 2280 NVMe PCIE 3.0 x4 capables d’embarquer des SSD double face de 4 To chacun. Et quatre baies 3.5″ compatibles 2.5″ en SATA3 pour des disques mécaniques ou des SSD supplémentaires. A noter qu’il sera également possible de démarrer l’engin sur son lecteur de carte MicoSDXC. 

Aucune mention technique de Wake On LAN ou de reprise après une panne de courant n’a été faite. Comme pour le Aoostar qui ne spécifie pas ces éléments explicitement. Le BIOS semble offrir une option de WoL mais rien d’officiel n’est mis en avant. Le démarrage programmé est pris en compte.

On a le détail de la connectique de l’engin, toujours située sur le flanc gauche de la machine. On retrouve donc une alimentation Jack, deux ports réseau en Ethernet 1 et 2.5 Gigabit, un USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort, un lecteur de cartes MicroSDXC, un DisplayPort 1.4 et un HDMI 2.0 pour trois affichages au total, deux USB 3.2 Type-A, deux USB 2.0 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm. Les faces avant et arrière ne présentent aucune connectique.

La mémoire vive comme les SSD M.2 sont accessibles via le dessous de la machine grâce à une trappe.

Ces choix permettent de positionner le Acemagic N3A à un prix intéressant

A 299€ pièce, en version nue sans mémoire vive ni stockage. Pas mal pour un boitier qui permettra d’embarquer jusqu’à 64 Go de DDR4, de SSD NVMe PCIe 3.0 X4  au format M.2 2280 et pas moins de quatre unités de stockage 2.5″/3.5″ SATA3. Pour le moment, les stocks sont faibles mais l’engin est encore en précommande. Le gros du stock est censé arriver le 20 avril. Difficile de savoir à combien il sera à ce moment-là.

Ce MiniPC Acemagic N3A particulier peut avoir beaucoup de sens pour des usages de mini-serveur maison, par exemple. Surtout si vous avez de la mémoire vive et du stockage qui traînent au vu des prix actuels du marché.

Voir l’offre sur AceMagic.fr

 

Pour rappel, le Aoostar WTR Pro est en ce moment proposé à moins de 300€ en version barebone et Ryzen 7 5825U.

Aoostar WTR Pro : Le NAS Ryzen 7 5825U à 293€ 🍮

Le NAS Acemagic N3A bascule sous Ryzen Embedded R2544 © MiniMachines.net. 2026

Nouveau : les contrefaçons de SSD mentent sur leurs performances

7 avril 2026 à 09:39

Les contrefaçons de SSD s’améliorent ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, beaucoup de temps et d’énergie sont déployés dans la création et l’optimisation de fausses unités de stockage. Et avec l’évolution des tarifs à la hausse, les mafias derrière la production de ces faux SSD y mettent les moyens.

Des contrefaçons de SSD de plus en plus délicates a identifier

Des contrefaçons de SSD de plus en plus délicates a identifier

De nouvelles contrefaçons de SSD Samsung sont ainsi à l’œuvre. Non seulement ces SSD ressemblent comme des jumeaux aux originaux, mais ils sont en plus capables de mentir au système d’exploitation pour ne pas éveiller de soupçons. 

Le schéma classique avec ce type de produit est simple. On commande un stockage sur une plateforme en étant de bonne foi, on le reçoit ensuite et on l’installe dans son matériel. Avant de se rendre compte que les débits sont exécrables ou que la capacité n’est pas la bonne. On contacte alors le vendeur pour retourner le matériel. Si tout se passe bien, on a juste perdu du temps. Si le vendeur passe par une marketplace, il peut aussi disparaître dans la nature et vous vous retrouvez devant un interlocuteur qui va tout faire pour ne rien assumer.

Le problème pour les vendeurs de ce type de produits contrefaits, c’est la durée d’existence de leur boutique. Créer une fausse marque, s’établir sur un site de vente en ligne en « distribuant » quelques produits en circuit fermé à des adresses bidons pour établir une note fictive. Puis commencer les hostilités quand sont accumulées assez de fausses notes positives pour tromper le client de passage. Le vendeur mal intentionné peut alors commencer à distribuer des contrefaçons de SSD à prix légèrement cassé. Mettant en avant sa réputation générée de toutes pièces. Les clients accourent, surtout en période de crise, et les colis partent.

Tout le jeu ensuite pour le vendeur est de faire durer cette « boutique » le plus longtemps possible. Il faut donc tout faire pour éviter que des remontées arrivent jusqu’aux oreilles du gestionnaire de la marketplace. Et pour cela, la dernière trouvaille est de mentir sur les résultats obtenus en test.

Face à cela, une boutique japonaise a acheté un SSD Samsung 990 Pro 1 To. Un des SSD les plus populaires chez les contrefacteurs et qui est vendu massivement au détail. L’idée pour la boutique est de montrer à quel point le maquillage du faux SSD est réussi Il faut déjà avoir eu en main un vrai pour voir les éventuelles différences et c’est encore plus simple si on peut comparer les deux unités côte à côte.

Emballage, étiquette, manuel, garantie, couleur du circuit imprimé, les faux SSD ressemblent désormais comme deux gouttes d’eau aux vrais. Reste quelques détails difficiles à cerner qui doivent mettre la puce à l’oreille, comme une étiquette imprimée un peu baveuse à certains endroits, par exemple. Rien de visible au premier coup d’œil.

Là où ces nouvelles contrefaçons de SSD changent la donne, c’est qu’elles parviennent désormais à mentir aux logiciels de tests. Sous un logiciel comme CrystalDiskInfo qui est massivement utilisé pour distinguer et vérifier les unités de stockage. Le faux SSD indique bien être un Samsung 990 Pro, de la bonne capacité et fonctionnant en PCIe 4.0 x4. Il affiche même un numéro de série tout ce qu’il y a de plus officiel. L’étape d’après, qui consiste en un test de performances, passe aussi l’examen sans problèmes. 

Le SSD affiche 7 255 Mo/s en lecture séquentielle et 6 090 Mo/s en écriture. Des chiffres convaincants car s’ils ne sont pas forcément au niveau de ceux indiqués par Samsung pour ce modèle, ils sont très proches. Et d’autres éléments dans le PC sur lesquels ils sont installés peuvent provoquer de légères fluctuations de performances. En réalité, ces tests effectués par le logiciel sont faussés par l’ajout d’un cache de type SLC supplémentaire. Celui-ci permet de fausser les débits et tromper ce que CrystalDiskMark évalue. En pratique, les performances de débit s’écroulent totalement quand il s’agit d’exploiter le SSD pour un transfert de données important.

Lorsque le cache est rempli et qu’il ne peut plus faire face à l’afflux de données, le débit s’écroule totalement. Transférer un fichier de grande taille débordera le cache et retombera alors sur le débit des puces bas de gamme employées sous l’étiquette. Là où un SSD original proposera presque 2000 Mo/s, ce type de faux SSD ne dépassera pas les 300 Mo/s. 

Des capacités inférieures peuvent également être vendues en mentant au système. Le SSD de 1 To ne déployant en fait que 512 Go ou moins, ce que le client ne découvre souvent que très tardivement.

Des contrefaçons de SSD plus difficiles à identifier

J’en ai vu pas mal de faux SSD, fausses mémoires, faux disques externes… Et la majorité du temps, un œil averti les repère immédiatement. L’étiquette est souvent grossière, les impressions mal calées, le soin apporté à la réalisation n’est là que pour tromper des clients qui achètent à la sauvette ou ceux qui se font piéger par des annonces vantant des capacités folles de 8 To pour quelques dizaines d’euros. L’idée est souvent de compter sur le fait que le client va se morfondre de sa propre stupidité en tant qu’acheteur pour qu’il ne soit pas tenté de réclamer justice.

Mais pour les étiquettes ci-dessus, il faut être très attentif et avoir de l’expérience pour se défendre devant les efforts des faussaires. Si on a déjà eu rapidement un SSD de cette marque en main, c’est plutôt convaincant. Il faut en avoir eu plusieurs et une certaine habitude pour avoir remarqué des détails qui peuvent vous faire douter. Par exemple la finesse de l’écriture sur l’étiquette du bas. Le détail du circuit et la sérigraphie blanche sur le PCB. Le logo 990 PRO moins net, tout comme le QR Code tout baveux. Ces éléments que l’on ne regarde pas forcément attentivement quand on est pressé d’intégrer son achat dans son PC.

Le mieux pour ces références très prisées des faussaires est peut-être d’aller voir sur le site du constructeur pour examiner l’image officielle du produit. Ici on distingue clairement l’absence de tout marquage sérigraphié en blanc sur le circuit imprimé. Et de gros changements sur l’intégration des différents composants. Les modules de stockage ne sont pas placés aux mêmes endroits. Des composants manquent en haut et en bas de l’étiquette. Ce sont des signes qui ne trompent pas.

Les contrefaçons de SSD n'emploient pas les bons composants

Les contrefaçons de SSD n’emploient pas les bons composants

La boutique japonaise pointe également le fait que le contrôleur embarqué sous l’étiquette n’est jamais un Samsung mais une puce différente. Ici il s’agit d’un Maxio MAP1602. Une puce qui ne propose pas de cache puisque le faussaire préfère ajouter son cache externe SLC qui va tromper les systèmes de tests. Les solutions Samsung emploient évidemment des composants de la marque.

Chez Samsung, la recette n’a pas changé. Pour lutter contre les contrefaçons de SSD, le constructeur recommande d’utiliser son logiciel maison « Samsung Magician » qui indiquera clairement qu’il ne s’agit pas d’un produit original après une vérification réclamant une connexion à leurs serveurs.

Reste que ce genre de méthode permet aux vendeurs peu scrupuleux de faire durer leurs offres. Avec ce type de produits contrefaits, elles peuvent en écouler une bonne quantité avant de devoir disparaitre dans la nature. Avant de recommencer sur une autre place de marché avec une autre société écran et un autre responsable bidon. Passer de place en place pour proposer toujours la même camelote.

Et les conséquences sont graves car elles peuvent amener certains clients à mal réagir. Certains vont comprendre qu’ils se sont fait avoir mais tenter de se « rattraper » en écoulant leur faux SSD d’occasion sans préciser le problème. Seul ou dans un portable, par exemple. Où, pire, d’autres vont commander un vrai SSD Samsung, changer le vrai par le faux et le renvoyer en rétractation au vendeur. Ce qui, en plus d’être illégal, pourra dans le pire des cas introduire un mauvais SSD dans le stock du marchand qui le redéploiera ensuite chez un autre client…

Source : Notebookcheck

IA et DropShipping : le nouvel eldorado de l’arnaque en ligne

Nouveau : les contrefaçons de SSD mentent sur leurs performances © MiniMachines.net. 2026

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