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Forum sur la sécurité des voitures autonomes aux États-Unis

11 mars 2026 à 15:12

La NHTSA réunit Waymo, Zoox et Aurora pour discuter de la sécurité et du déploiement des véhicules autonomes aux États-Unis.

La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) organise un forum national sur la sécurité des véhicules autonomes ce mardi, réunissant les dirigeants de Waymo, Zoox et Aurora. L’objectif : examiner les avancées des robotaxis tout en évaluant les risques et les obstacles réglementaires. Ce forum s’inscrit dans une démarche visant à accélérer le déploiement des véhicules autonomes tout en garantissant la sécurité des usagers.

Rencontre avec les leaders des robotaxis

La réunion réunira Tekedra Mawakana, co-PDG de l’unité d’Alphabet, Aicha Evans, PDG de Zoox, et Chris Urmson, PDG d’Aurora. La discussion portera sur l’avenir des véhicules autonomes et sur les actions potentielles de la NHTSA, notamment l’élaboration de directives sur le développement, les tests et le déploiement sécurisés de ces technologies aux États-Unis. La session d’une journée abordera également l’assistance à distance dans les robotaxis et la manière dont les régulateurs devraient évaluer leur performance par rapport aux véhicules conduits par des humains.

Le directeur de la NHTSA, Jonathan Morrison, a déclaré que l’agence souhaitait soutenir l’innovation dans les véhicules autonomes en raison de leurs avantages potentiels : réduire le nombre d’accidents et étendre la mobilité pour les personnes âgées et handicapées. « Nous adoptons une approche mesurée – en supprimant les barrières inutiles à cette technologie tout en maintenant une surveillance stricte de la sécurité », a-t-il précisé.

Sécurité et enquêtes en cours

Malgré l’enthousiasme pour les véhicules autonomes, la NHTSA reste vigilante. L’agence a ouvert plusieurs enquêtes sur des incidents impliquant des robotaxis, notamment les véhicules Waymo qui ont dépassé illégalement des bus scolaires à l’arrêt. « La technologie n’est pas parfaite. Nous ne serons pas timides lorsque nous détecterons un risque pour le public », a averti Jonathan Morrison.

Le National Transportation Safety Board collabore également aux investigations pour garantir que les véhicules autonomes respectent les normes de sécurité. Parallèlement, le Congrès américain discute d’une législation visant à faciliter le déploiement des véhicules autonomes sans contrôles humains, reflétant les divergences entre législateurs sur la régulation de cette technologie émergente.

Expansion des robotaxis sur les routes américaines

Les États-Unis atteignent un point de bascule pour la mobilité automatisée. L’industrie a dépassé l’ère des tests isolés et des programmes pilotes pour entrer dans une phase où les robotaxis et véhicules commerciaux circulent quotidiennement sur le réseau routier américain. Waymo, par exemple, opère dans plusieurs villes, dont Phoenix, San Francisco, Los Angeles, Austin, Atlanta et Miami. La société a parcouru plus de 200 millions de miles entièrement autonomes sur routes publiques, offrant 400 000 trajets hebdomadaires.

Tesla a également lancé des trajets en robotaxi à Austin en janvier, sans moniteurs de sécurité, renforçant les débats sur la régulation et la supervision de cette nouvelle génération de véhicules autonomes.

La NHTSA souligne l’importance de trouver un équilibre entre innovation technologique et protection des usagers. Les discussions du forum devraient permettre de clarifier les directives futures et d’identifier les bonnes pratiques pour le développement et le déploiement des véhicules autonomes, tout en examinant les technologies d’assistance à distance et les systèmes de sécurité embarqués.

Notre avis, par leblogauto.com

Le forum de la NHTSA illustre la volonté des autorités américaines de combiner innovation et sécurité dans le secteur des véhicules autonomes. Les PDG de Waymo, Zoox et Aurora apportent un retour direct sur les défis opérationnels et réglementaires. L’expansion rapide des robotaxis sur les routes américaines souligne l’urgence d’une législation claire et cohérente. Ce rendez-vous pourrait marquer un tournant dans la normalisation et l’évaluation des technologies de conduite autonome.

Crédit illustration : Zoox.

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Semi-conducteurs : la Chine alerte sur un risque de pénurie pour l’automobile

11 mars 2026 à 13:16

Le conflit entre Nexperia et sa filiale chinoise ravive le spectre d’une pénurie mondiale de semi-conducteurs, essentielle à l’industrie automobile.

La Chine a mis en garde contre un risque de nouvelle crise mondiale dans l’approvisionnement en semi-conducteurs, un composant crucial pour l’industrie automobile moderne. Selon le ministère chinois du Commerce, l’escalade du différend entre le fabricant de puces néerlandais Nexperia et sa filiale basée en Chine pourrait perturber la production mondiale, notamment celle des constructeurs automobiles qui dépendent fortement de ces composants électroniques.

Un différend industriel aux conséquences mondiales

L’alerte de Pékin intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le siège néerlandais de Nexperia et son entité chinoise. Les autorités chinoises évoquent la possibilité de “nouveaux conflits” susceptibles d’affecter la chaîne d’approvisionnement mondiale en semi-conducteurs. Ces composants électroniques sont indispensables dans l’industrie automobile contemporaine, où ils pilotent une multitude de systèmes embarqués, depuis la gestion du moteur jusqu’aux aides à la conduite, en passant par l’infodivertissement et les capteurs de sécurité.

La production automobile mondiale avait déjà été perturbée en octobre dernier lorsque la Chine avait imposé des contrôles à l’exportation sur les puces Nexperia fabriquées sur son territoire. Cette décision faisait suite à la saisie de l’entreprise par les autorités néerlandaises à sa société mère chinoise Wingtech. Les semi-conducteurs produits par Nexperia sont en effet largement utilisés dans les systèmes électroniques des véhicules, ce qui signifie qu’une perturbation dans leur fabrication ou leur distribution peut rapidement affecter l’ensemble de la filière automobile, des équipementiers aux constructeurs.

Même si la pénurie mondiale de puces électroniques s’est quelque peu atténuée après des discussions diplomatiques, les tensions internes à l’entreprise se sont intensifiées. Le siège de Nexperia aux Pays-Bas soutient la suppression du contrôle de Wingtech, tandis que l’unité chinoise réclame au contraire le rétablissement de cette gouvernance.

Tensions entre le siège néerlandais et la filiale chinoise

La situation s’est encore compliquée lorsque la branche chinoise chargée de l’assemblage et du conditionnement des puces a accusé le siège néerlandais d’avoir désactivé les comptes informatiques de tous les employés en Chine. Selon Pékin, cette décision aurait déclenché de nouveaux désaccords et rendu plus difficiles les négociations entre les différentes parties.

Dans un communiqué officiel, le ministère chinois du Commerce a estimé que ces actions avaient perturbé le fonctionnement normal de l’entreprise. Les autorités chinoises ont également averti que si cette situation devait conduire à une nouvelle crise mondiale de production de semi-conducteurs, la responsabilité incomberait aux Pays-Bas.

De son côté, l’entité néerlandaise de Nexperia n’a pas démenti la désactivation des comptes informatiques. Elle conteste toutefois l’affirmation selon laquelle cette décision aurait affecté la production dans l’usine d’assemblage et de test située dans la province du Guangdong, un site stratégique pour la fabrication et le conditionnement de ces composants électroniques utilisés dans l’électronique automobile.

Une impasse malgré les tentatives de médiation

Le différend s’inscrit dans une crise plus large entre les deux branches de l’entreprise. Après le retrait du contrôle de Wingtech en septembre, la filiale chinoise de Nexperia s’est déclarée indépendante de sa maison mère néerlandaise. Depuis lors, les deux entités se sont accusées mutuellement de mener des négociations de mauvaise foi.

Dans ce climat de défiance, le siège néerlandais a également suspendu l’approvisionnement en wafers – les plaquettes de silicium servant de base à la fabrication des semi-conducteurs – vers l’usine du Guangdong. Cette décision accentue les inquiétudes concernant l’équilibre de la chaîne d’approvisionnement mondiale.

Plusieurs gouvernements ont tenté de favoriser une résolution du conflit. Pékin, La Haye et Bruxelles ont ainsi engagé des démarches pour encourager une médiation entre les différentes parties. Toutefois, ces efforts n’ont pas permis pour l’instant de débloquer la situation.

La Chine estime notamment que les autorités néerlandaises n’ont pas fait suffisamment pour encourager un compromis. Pékin critique également les procédures judiciaires engagées à Amsterdam qui ont conduit au transfert des actions de Wingtech à un avocat néerlandais en octobre. Tant que ces procédures restent en cours, les tensions entre les deux camps risquent de persister.

Dans un secteur aussi stratégique que celui des semi-conducteurs, une telle impasse pourrait avoir des conséquences directes sur l’industrie automobile mondiale. Les constructeurs dépendent en effet de plus en plus de l’électronique embarquée pour leurs modèles, qu’il s’agisse de véhicules thermiques, hybrides ou électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

La crise entre Nexperia et sa filiale chinoise rappelle à quel point la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs reste fragile. L’industrie automobile dépend fortement de ces composants pour ses systèmes électroniques et ses technologies embarquées. Une perturbation durable pourrait rapidement se traduire par des ralentissements de production chez les constructeurs. Le dossier illustre aussi la dimension géopolitique croissante des technologies liées à l’automobile.

Crédit illustration : Reuters.

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Nissan X-Trail 2026 : design revu, Google intégré et nouvelles technologies à bord

11 mars 2026 à 10:35

Le Nissan X-Trail évolue pour 2026 avec un design extérieur remanié et davantage de technologies embarquées. Le SUV familial conserve sa motorisation hybride e-POWER et introduit notamment un système d’infodivertissement avec Google intégré. Les commandes sont prévues à partir d’avril 2026.

Un style extérieur retravaillé

Le Nissan X-Trail reçoit plusieurs évolutions esthétiques. La face avant adopte une calandre V-Motion plus large et redessinée, accompagnée d’ouïes latérales et d’un pare-chocs avant revus. À l’arrière, le pare-chocs évolue également. La calandre s’élargit et touche désormais les feux qui restent en deux parties.

Le modèle intègre aussi de nouveaux feux arrière à LED et des jantes alliage de 19 pouces à finition diamantée. Les passages de roue, les bas de caisse et les rétroviseurs noirs contribuent à modifier l’apparence générale.

Deux nouvelles teintes de carrosserie font leur apparition : Bleu Sukumo et Sable Miho. Elles peuvent être proposées en configuration bi-ton.

Un habitacle revu et davantage d’équipements

L’intérieur reçoit de nouveaux matériaux et quelques évolutions d’équipement. Selon les finitions, le SUV peut être équipé d’une sellerie en cuir matelassé noir ou cognac, d’une sellerie TEP ou de finitions en bois brun sur la console centrale.

À partir de la finition N-Connecta, plusieurs équipements sont proposés, notamment :

  • sièges avant et arrière chauffants
  • volant chauffant
  • climatisation tri-zone
  • écran d’infodivertissement de 12,3 pouces

La banquette arrière coulissante 40/20/40 permet d’adapter l’espace entre passagers et chargement. Parmi les autres équipements mentionnés figurent un système audio BOSE à 10 haut-parleurs et un pare-brise chauffant disponible de série sur la finition Tekna.

Un système d’infodivertissement avec Google intégré

Le nouveau X-Trail adopte la dernière version du système NissanConnect avec Google intégré. Cette interface permet d’utiliser l’Assistant Google pour accéder à certaines fonctions du véhicule ou à des services connectés.

Les conducteurs peuvent notamment :

  • utiliser des commandes vocales
  • télécharger des applications via le Google Play Store
  • accéder à des informations comme la météo
  • recevoir des mises à jour à distance

L’Assistant Google peut aussi être utilisé pour contrôler certaines fonctions du véhicule, comme la ventilation ou les sièges chauffants.

Une vision panoramique 3D pour les manœuvres

Le SUV reçoit également une version améliorée de l’AVM (Around View Monitor). Ce système utilise plusieurs caméras extérieures pour offrir une vue à 360° autour du véhicule à basse vitesse.

La technologie propose huit angles de vue différents, ainsi que des fonctions spécifiques comme :

  • une vue dite « capot invisible » affichant la position des roues avant
  • une vue d’intersection en T pour améliorer la visibilité dans certaines situations

Le système fonctionne avec la détection d’objets en mouvement afin d’alerter le conducteur lors des manœuvres.

Des aides à la conduite mises à jour

Le système ProPILOT Assist reçoit plusieurs améliorations. Nissan indique notamment une reconnaissance anticipée des limitations de vitesse, une détection plus précise de la signalisation et des réactions plus progressives lors du freinage et de l’accélération.

Le maintien dans la voie a également été retravaillé afin d’améliorer la stabilité, notamment dans les voies étroites.

Une motorisation hybride e-POWER toujours au programme

Le X-Trail continue d’être proposé avec la motorisation hybride e-POWER. Cette technologie associe un moteur électrique à un moteur thermique servant de générateur.

Le modèle reste disponible en deux ou quatre roues motrices. La transmission intégrale électrique e-4ORCE répartit le couple entre les roues pour améliorer la motricité et la stabilité selon le constructeur.

Une finition N-Trek orientée usage extérieur

La finition N-Trek fait son retour dans la gamme avec plusieurs éléments spécifiques. Elle se distingue par des détails « rouge magma » sur certains éléments extérieurs et intérieurs ainsi que par des logos noirs et rouges. Cette finition N-Trek a visuellement une face avant encore plus large avec les parties noires.

Le modèle reçoit également :

  • des phares entièrement à LED
  • des jantes alliage de 19 pouces spécifiques
  • des barres de toit noires
  • un toit ouvrant panoramique électrique de série

À l’intérieur, les sièges utilisent un revêtement imperméable CellCloth® conçu pour résister à l’eau et à un usage intensif. Le coffre dispose aussi de tapis en caoutchouc et d’un revêtement réversible.

Commandes prévues au printemps 2026

Le Nissan X-Trail mis à jour sera disponible à la commande à partir d’avril 2026.

 2WD4WD
Puissance maxi (ch)204213
Couple maxi (Nm)330330 + 195
0 – 100 km/h (sec)8,07,0
Vitesse maxi (km/h)170180
Emissions de CO2, cycle mixte WLTP (g/km)A partir de 128*
Consommation de carburant, cycle mixte WLTP (l/100 km)A partir de 5,7*
Capacité de remorquage (kg)Jusqu’à 1800

*en attente d’homologation finale

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Conflit au Moyen-Orient : les exportations automobiles asiatiques menacées

11 mars 2026 à 07:17

La guerre contre l’Iran pourrait perturber les exportations de voitures asiatiques vers le Moyen-Orient, un marché clé pour la Chine, l’Inde, le Japon et la Corée.

La guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, entrée dans son septième jour vendredi, pourrait perturber fortement les exportations automobiles asiatiques vers le Moyen-Orient. Cette région représente un marché stratégique pour de nombreux constructeurs automobiles, notamment en Chine, en Inde, en Corée du Sud et au Japon. Les tensions géopolitiques actuelles menacent le transport maritime via le détroit d’Ormuz, une voie essentielle pour l’acheminement des véhicules vers les pays du Golfe.

Les constructeurs automobiles asiatiques expédient chaque année des voitures d’une valeur de plusieurs milliards de dollars vers le Moyen-Orient. Cependant, face aux craintes d’attaques potentielles de Téhéran, le trafic maritime sur cette route stratégique est fortement perturbé. Cette situation crée des incertitudes logistiques pour les industriels de l’automobile, qui dépendent largement de ces routes commerciales pour exporter leurs véhicules neufs vers des marchés en pleine croissance.

Le Moyen-Orient, marché clé pour la Chine

Le Moyen-Orient est devenu le deuxième plus grand marché étranger pour les véhicules fabriqués en Chine. Cette région prend une importance croissante pour les constructeurs automobiles chinois, qui cherchent à compenser la faiblesse de la demande sur leur marché domestique.

En 2025, les fabricants chinois ont expédié 8,32 millions de voitures à l’étranger. Parmi ces exportations automobiles, 1,39 million d’unités – soit environ un sixième – ont été destinées aux pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Ces chiffres proviennent de l’Association chinoise des voitures particulières.

Plusieurs constructeurs automobiles dominent ces flux d’exportations. Parmi les principaux acteurs figurent Chery Automobile, BYD, SAIC Motor, Changan Automobile et Geely. Ces marques représentent une part importante de la production automobile chinoise destinée à l’exportation.

Les coentreprises chinoises de constructeurs étrangers jouent également un rôle majeur dans ce commerce international. Les marques Kia, Hyundai Motor et Toyota figurent ainsi parmi les dix principaux exportateurs de voitures vers le Moyen-Orient, selon les données de l’institut de recherche automobile Gasgoo, spécialisé dans la chaîne d’approvisionnement du secteur automobile en Chine.

L’Inde renforce sa présence automobile

L’Inde constitue également un acteur important dans les exportations de voitures vers les marchés du Moyen-Orient. En 2025, le pays a exporté des véhicules d’une valeur totale de 8,8 milliards de dollars. Selon les données douanières disponibles, environ 25 % de ces exportations automobiles ont été destinées aux pays du Golfe, principalement l’Arabie saoudite.

Parmi les constructeurs les plus exposés à ce marché figure Hyundai Motor. Le constructeur sud-coréen expédie depuis l’Inde une part significative de sa production automobile vers la région. En 2025, la moitié de ses expéditions mondiales depuis l’Inde, soit environ 1,8 milliard de dollars, ont été destinées aux pays du Golfe.

Toyota présente également une forte exposition à ce marché régional. Sur les 470 millions de dollars d’exportations réalisées depuis l’Inde l’année dernière, environ deux tiers – soit plus de 300 millions de dollars – ont été envoyés vers le Moyen-Orient.

D’autres constructeurs automobiles participent à ces flux commerciaux. Maruti Suzuki envoie moins de 15 % de ses exportations en valeur vers la région du Golfe. Sur un total de 3,2 milliards de dollars d’exportations en 2025, les véhicules destinés à cette zone ont représenté environ 457 millions de dollars. Nissan Motor, pour sa part, affiche une exposition d’environ 318 millions de dollars depuis l’Inde, soit 38 % de ses exportations automobiles totales sur la même période.

Corée et Japon également exposés

La Corée du Sud constitue un autre acteur majeur dans le commerce automobile international vers le Moyen-Orient. En 2025, les exportations totales de voitures sud-coréennes ont atteint un niveau record de 72 milliards de dollars. Parmi ce total, 5,3 milliards de dollars de véhicules ont été envoyés vers le Moyen-Orient, soit une progression de 2,8 % par rapport à l’année précédente, selon l’Association coréenne du commerce international.

Les constructeurs Hyundai Motor et Kia sont particulièrement présents sur ces marchés. En 2025, les exportations de Hyundai vers le Moyen-Orient et l’Afrique ont représenté 8 % de ses ventes en gros mondiales, qui ont atteint 4,14 millions d’unités. Cela correspond à environ 317 000 voitures expédiées vers ces régions.

Kia affiche une proportion similaire. Le constructeur a envoyé 8 % de ses ventes en gros mondiales de 2025 vers le Moyen-Orient et l’Afrique, sur un total de 3,1 millions d’unités vendues.

Le Japon reste également très présent dans la région. En 2025, Toyota a exporté 320 699 véhicules depuis le Japon vers le Moyen-Orient, soit une hausse de 5,4 % par rapport à l’année précédente. Ces volumes représentent un peu plus de 15 % des exportations totales du constructeur, qui ont dépassé les deux millions d’unités sur l’année.

Toutefois, les tensions géopolitiques pourraient déjà avoir un impact sur la production et la logistique. Selon des informations rapportées par le Nikkei, Toyota prévoit de produire près de 40 000 véhicules de moins destinés aux marchés du Moyen-Orient en raison des inquiétudes liées à la situation dans la région et aux contraintes logistiques associées.

Notre avis, par leblogauto.com

Les données montrent à quel point le Moyen-Orient est devenu un marché stratégique pour l’industrie automobile asiatique. Les volumes exportés par la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et le Japon illustrent l’importance de cette région pour la croissance internationale des constructeurs. La dépendance au transport maritime via le détroit d’Ormuz constitue toutefois un point de fragilité pour la chaîne logistique. Si les tensions géopolitiques se prolongent, elles pourraient perturber durablement les flux d’exportation et les stratégies commerciales des constructeurs.

Crédit illustration : BBC.

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La Porsche Carrera GT et son iconique V10 est de retour dans une superbe livrée verte

11 mars 2026 à 06:56
La Porsche Carrera GT et son iconique V10 est de retour dans une superbe livrée verte

La Porsche Carrera GT continue de fasciner les passionnés d’automobile deux décennies après son lancement. Considérée comme la dernière vraie supercar analogique, cette icône au V10 naturellement aspiré vient de recevoir un traitement de faveur de la part de Canepa, le spécialiste californien réputé pour ses restaurations d’exception. Présentée lors du Concours d’Elegance d’Amelia Island le week-end dernier, la Carrera GT SC (Sport Canepa) représente une approche raffinée de la modification, privilégiant l’élégance à l’extravagance.

La Porsche Carrera GT et son iconique V10 est de retour dans une superbe livrée verte

Une esthétique repensée avec goût

La première chose qui frappe sur cette Carrera GT SC, c’est sa livrée Liquid Metal Green, une teinte jamais proposée sur la version d’origine. Cette couleur métallisée captivante s’étend jusque dans le compartiment moteur, où les grilles d’aération reprennent cette même nuance pour créer une harmonie visuelle parfaite. Les détails en noir brillant viennent ponctuer l’ensemble : les encadrements de phares, les sorties d’échappement doubles et les verrous centraux des jantes apportent un contraste subtil qui modernise l’apparence générale.

L’arceau de sécurité personnalisé en fibre de carbone apparente constitue l’un des éléments les plus remarquables de cette transformation. Cette pièce, associée aux détails en carbone mat disséminés dans le compartiment moteur, confère à la Carrera GT SC une esthétique résolument contemporaine. Les jantes magnesium d’origine à cinq branches sont conservées, respectant ainsi l’ADN de la voiture tout en bénéficiant de verrous centraux anodisés noir pour une touche moderne.

Cette approche esthétique témoigne de la philosophie de Canepa : améliorer sans dénaturer. Chaque modification apportée respecte l’esprit originel de la Carrera GT tout en lui insufflant une personnalité unique. La couleur Liquid Metal Green, en particulier, transforme radicalement la perception de la voiture sans jamais paraître déplacée ou excessive.

La Porsche Carrera GT et son iconique V10 est de retour dans une superbe livrée verte

Un habitacle luxueusement réimaginé

L’intérieur de la Carrera GT SC a fait l’objet d’une attention particulière. Canepa a remplacé les matériaux d’origine par un ensemble cuir crème et Alcantara qui habille désormais la quasi-totalité des surfaces de l’habitacle. Cette transformation s’étend même jusqu’au coffre avant (frunk), créant une cohérence visuelle remarquable dans tout l’habitacle.

Malgré ces changements substantiels, certains éléments emblématiques ont été préservés. Le pommeau de vitesse en bois caractéristique de la Carrera GT trône toujours au sommet de son levier de vitesses surélevé, rappelant les origines racing de cette supercar. Les accents en aluminium et en fibre de carbone complètent cet ensemble, créant un équilibre parfait entre luxe moderne et héritage sportif.

Cette refonte intérieure illustre parfaitement l’expertise de Canepa dans l’art de la personnalisation haut de gamme. L’utilisation du cuir crème apporte une dimension luxueuse inédite à l’habitacle, tout en conservant l’atmosphère sportive qui fait l’essence même de la Carrera GT. Cette approche sur mesure transforme chaque trajet en une expérience sensorielle unique.

La Porsche Carrera GT et son iconique V10 est de retour dans une superbe livrée verte

Des améliorations techniques ciblées

Si l’esthétique a été soigneusement repensée, c’est au niveau technique que les améliorations de Canepa prennent tout leur sens. Le V10 5,7 litres atmosphérique reste fidèle à ses spécifications d’origine, préservant ainsi son caractère unique et sa sonorité incomparable qui culmine à 8 400 tr/min. Toutefois, un nouveau système d’échappement en acier inoxydable promet une sonorité encore plus pure et un léger gain de puissance.

L’un des points les plus critiques de la Carrera GT d’origine concernait son embrayage, réputé difficile à maîtriser et sujet à l’usure prématurée. Canepa a donc développé un embrayage amélioré qui promet une meilleure utilisabilité au quotidien et une durabilité accrue. Cette modification, bien qu’invisible, transforme fondamentalement l’expérience de conduite en rendant la voiture plus accessible.

La suspension fait également l’objet d’une attention particulière avec l’installation d’un système KW spécialement développé. Cette nouvelle configuration inclut un système de relevage hydraulique de l’essieu avant, fonctionnalité particulièrement appréciable pour négocier les obstacles urbains sans endommager le spoiler avant. Cette amélioration répond à un besoin concret des propriétaires qui souhaitent pouvoir utiliser leur Carrera GT dans des conditions réelles.

Ces modifications techniques s’inscrivent dans une démarche de modernisation respectueuse. Plutôt que de chercher à augmenter drastiquement les performances, Canepa se concentre sur l’amélioration de l’utilisabilité et de la fiabilité, deux aspects cruciaux pour une voiture destinée à être réellement conduite.

La Porsche Carrera GT et son iconique V10 est de retour dans une superbe livrée verte

Un marché en pleine ébullition

Le timing de ce projet Canepa n’est pas le fruit du hasard. Le marché de la Carrera GT connaît une envolée spectaculaire, avec des exemples standard qui se négocient désormais entre 3 et 3,5 millions de dollars. Cette tendance haussière s’est encore confirmée lors de la vente aux enchères Broad Arrow d’Amelia Island, où une Carrera GT unique en Gulf Blue, l’une des 19 exemplaires du programme Paint-to-Sample, s’est adjugée un record de 6,7 millions de dollars.

Cette valorisation exceptionnelle s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, la rareté : seuls 1 270 exemplaires de Carrera GT ont été produits entre 2004 et 2007. Ensuite, son statut de dernière supercar vraiment analogique de Porsche, dans un monde automobile de plus en plus électrifié et assisté. Enfin, sa réputation de voiture exigeante qui ne pardonne aucune erreur, ce qui en fait un objet de fascination pour les collectionneurs les plus avertis.

Porsche elle-même a contribué à entretenir le mythe en restaurant l’année dernière une Carrera GT à l’état « zéro kilomètre », complète avec une livrée racing peinte à la main, un habitacle retravaillé et un moteur entièrement reconstruit. Cette initiative officielle valide l’importance historique du modèle et justifie les prix pratiqués sur le marché de la collection.

Dans ce contexte, la proposition de Canepa prend tout son sens. Plutôt que de simplement restaurer une Carrera GT existante, le spécialiste californien propose une vision modernisée qui respecte l’héritage tout en apportant des améliorations concrètes. Cette approche permet aux propriétaires de bénéficier d’une voiture unique, techniquement améliorée, tout en préservant l’investissement que représente désormais une Carrera GT.

La Carrera GT SC présentée à Amelia Island porte le numéro de châssis #01, marquant le début d’une nouvelle série. Canepa confirme qu’une seconde réalisation est déjà en cours de développement, et que l’entreprise accepte les commandes pour de futurs projets. Si les tarifs n’ont pas été communiqués, il est certain que cette transformation haut de gamme représente un investissement considérable, justifié par l’expertise unique de Canepa et la rareté du modèle de base.

Aux côtés de cette Carrera GT d’exception, Canepa présentait également une Porsche 959 SC en Rubystone Red avec un intérieur blanc, dont le flat-six biturbo développe désormais 850 chevaux. Cette présence confirme que le spécialiste californien maîtrise l’art de sublimer les icônes de Stuttgart, quelle que soit leur époque.

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Rappel massif chez Ford : 1,74 million de véhicules concernés

11 mars 2026 à 05:12

Ford rappelle 1,74 million de véhicules aux États-Unis pour un problème de caméra de recul affectant plusieurs SUV et modèles Lincoln.

Ford fait face à une nouvelle campagne de rappel d’ampleur aux États-Unis. Le constructeur automobile américain doit rappeler environ 1,74 million de véhicules en raison d’un problème lié au système de caméra de recul, un équipement devenu indispensable dans les voitures modernes. Selon l’autorité américaine de sécurité routière, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), deux défauts distincts pourraient entraîner un mauvais affichage de l’image lorsque le véhicule passe en marche arrière.

Un problème technique sur plusieurs modèles Ford

Le premier rappel concerne environ 850 000 véhicules des gammes Ford Bronco et Ford Edge. D’après les informations communiquées par la NHTSA, le problème serait lié à un module informatique intégré au système d’affichage du véhicule.

Ce composant électronique, qui gère notamment la diffusion de l’image de la caméra de recul sur l’écran central du tableau de bord, pourrait surchauffer dans certaines conditions. Lorsque cela se produit, le module peut s’éteindre de manière inattendue. Dans ce cas, l’image de la caméra arrière ne s’affiche plus lorsque le conducteur enclenche la marche arrière.

La caméra de recul est aujourd’hui un élément clé des systèmes d’aide à la conduite et de sécurité active. Elle permet au conducteur de visualiser l’arrière du véhicule lors des manœuvres de stationnement ou lors des déplacements à faible vitesse. Une défaillance de ce dispositif peut donc réduire la visibilité du conducteur et compliquer certaines manœuvres.

Un second rappel pour inversion d’image

Le second rappel annoncé par le régulateur américain concerne environ 890 000 véhicules supplémentaires. Cette campagne touche plusieurs SUV de la marque, notamment les Ford Escape et Ford Explorer, mais aussi deux modèles de la marque premium Lincoln : les Corsair et Aviator.

Dans ces véhicules, le problème identifié est différent. Selon la NHTSA, l’image affichée sur l’écran central du système multimédia peut se retourner ou s’inverser lorsque la marche arrière est engagée. Autrement dit, la caméra fonctionne, mais l’image affichée au conducteur n’est pas correcte.

Une image inversée peut provoquer une confusion lors des manœuvres, car la représentation visuelle de l’environnement arrière ne correspond plus à la réalité. Cela peut rendre plus difficile l’évaluation des distances ou la détection d’obstacles derrière le véhicule.

Ford travaille sur une solution

Pour l’instant, Ford indique travailler à l’élaboration d’une solution technique pour corriger ces deux problèmes. Toutefois, le constructeur n’a pas encore annoncé de correctif définitif pour les véhicules concernés par ces rappels.

Les propriétaires des modèles concernés devraient être informés par le constructeur une fois qu’une solution sera disponible. Comme dans toute campagne de rappel, l’intervention technique sera réalisée par le réseau de concessionnaires de la marque.

Ces nouveaux rappels s’inscrivent dans une série plus large pour le constructeur basé à Dearborn, dans l’État du Michigan. Depuis le début de l’année, Ford a déjà lancé 17 campagnes de rappel aux États-Unis. Selon les données de la NHTSA, ces opérations concernent au total plus de 7,3 millions de véhicules.

À titre de comparaison, le deuxième constructeur ayant enregistré le plus de rappels cette année est Hyundai Motor, avec cinq campagnes touchant environ 700 000 véhicules. L’écart souligne l’ampleur des opérations actuellement menées par Ford pour corriger différents problèmes techniques identifiés sur certains de ses modèles.

Dans un contexte où les véhicules intègrent de plus en plus d’électronique, de capteurs et de systèmes d’aide à la conduite, les rappels liés aux logiciels, aux modules informatiques ou aux systèmes d’affichage deviennent de plus en plus fréquents dans l’industrie automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel massif montre l’importance croissante des systèmes électroniques dans les véhicules modernes, notamment pour les aides à la conduite comme la caméra de recul. Les deux défauts identifiés concernent l’affichage de l’image, un élément crucial lors des manœuvres. Le volume de véhicules concernés souligne aussi l’ampleur potentielle d’un problème technique lorsqu’il touche un composant partagé par plusieurs modèles. Reste désormais à voir quelle solution technique Ford mettra en place pour corriger ces anomalies.

Crédit illustration : Ford.

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Alpine prépare la future A110 électrique : nouvelle plateforme et production confirmée à Dieppe

10 mars 2026 à 16:32

La prochaine génération de l’Alpine A110 se précise. La marque française a confirmé qu’elle reposera sur une nouvelle plateforme dédiée aux sportives électriques. Le modèle sera toujours produit à Dieppe, berceau historique d’Alpine.

Une nouvelle génération d’A110 en préparation

Alpine poursuit l’évolution de sa gamme et prépare la prochaine génération de l’A110. Cette future version reposera sur une nouvelle architecture technique baptisée Alpine Performance Platform (APP).

Ce modèle sera développé et produit à la Manufacture Alpine Dieppe Jean Rédélé, en Seine-Maritime. Ce site assemble déjà l’actuelle A110 depuis la relance de la marque en 2017.
La production de la future génération dans cette usine vise à maintenir la continuité industrielle et historique du modèle.

Une plateforme dédiée aux sportives électriques

La future A110 reposera sur la nouvelle Alpine Performance Platform (APP). Cette architecture doit servir de base à plusieurs types de carrosseries dans les prochaines années, notamment coupé, spider et 2+2.

La plateforme a été conçue pour répondre aux contraintes de l’électrification tout en cherchant à préserver les caractéristiques d’une voiture de sport. Elle repose notamment sur :

  • une architecture en aluminium pour limiter le poids
  • des technologies de collage et de rivetage pour la rigidité structurelle
  • une conception pensée pour différentes silhouettes de modèles sportifs

Deux packs batteries et architecture 800 volts

Pour conserver une répartition des masses proche des standards des voitures de sport, Alpine prévoit deux packs batteries intégrés à l’architecture, avec un objectif de répartition avant/arrière de 40/60 %.

La plateforme doit également intégrer :

  • des batteries 800 V de type cell-to-pack à haute densité énergétique
  • un nouvel essieu électrique arrière 3-en-1 à double moteur
  • un onduleur SiC destiné au contrôle du système électrique

Sur le plan mécanique, l’APP comprendra aussi de nouveaux trains de suspension en aluminium, ainsi que de nouveaux systèmes de freinage et de direction.

Un système centralisé pour la gestion du véhicule

La plateforme intégrera un calculateur central baptisé Alpine Dynamic Model (ADM ECU). Ce système doit gérer l’ensemble des fonctions du véhicule, notamment la batterie, les moteurs électriques, les freins, la direction et l’aérodynamique active.

La future A110 électrique bénéficiera également d’un système appelé Alpine Active Torque Vectoring, capable de répartir le couple entre les roues droite et gauche toutes les dix millisecondes afin d’optimiser le comportement dynamique. C’est déjà cet Alpine Active Torque Vectoring qui permet à l’A390 d’afficher une belle maniabilité dans le sinueux.

Une gamme Alpine en expansion

La marque a élargi sa gamme ces dernières années. Elle comprend aujourd’hui :

  • le coupé sportif A110
  • la citadine sportive A290
  • le sport fastback A390 (qui débute sa carrière)

Selon Alpine, la prochaine génération d’A110 doit constituer la première voiture de sport entièrement électrique de la marque basée sur la nouvelle plateforme APP.

Parallèlement, le réseau commercial poursuit son développement avec 170 distributeurs dans 25 pays, ainsi que plusieurs formats d’espaces dédiés à la marque, dont les Alpine Stores et les Ateliers Alpine. En revanche, la marque a acté son retrait du WEC en tant que constructeur.

Notre avis, par leblogauto.com

L’Alpine A110 est emblématique de la marque. Trop peut-être. C’est elle que tout le monde voulait retrouver dans les A310, A610, etc. Alpine se doit d’avoir une A110, comme Porsche a obligatoirement sa 911. Ici, 100 % électrique, elle aura ses détracteurs, pour sûr.

Alpine devrait également chercher à vendre sa plateforme à un autre constructeur pour partager les coûts. Mais pour le moment, aucune annonce n’a été faite. On se souviendra que l’A110 actuelle est née en co-projet avec Caterham (C120) avant de vivre seule sa vie.

Quant à la combustion d’hydrogène qui fut un temps annoncée, elle est absente de ce communiqué..

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Tesla Berlin : IG Metall échoue à obtenir la majorité au comité

10 mars 2026 à 15:12

IG Metall échoue au comité d’entreprise de Tesla Berlin, laissant la majorité aux membres non syndiqués.

IG Metall face à un revers historique à Tesla Berlin

Le principal syndicat industriel allemand, IG Metall, a connu mercredi un revers notable lors des élections du comité d’entreprise de l’usine Tesla, située à Grünheide près de Berlin. Depuis le début de ses activités en Allemagne, la gigafactory européenne du constructeur américain est au centre d’une bataille syndicale intense, et ce dernier scrutin confirme les difficultés du syndicat à s’imposer sur le site. IG Metall a obtenu 13 des 37 sièges du comité, laissant la majorité aux membres non syndiqués, ce qui illustre l’influence encore limitée du syndicat sur cette usine spécialisée dans la production de véhicules électriques.

Le scrutin, qui a débuté lundi, concernait l’ensemble du personnel du site, le seul en Europe de Tesla. Le comité d’entreprise précédent était également dominé par des membres non syndiqués, avec IG Metall détenant 16 des 39 sièges, déjà en perte de représentation par rapport aux années précédentes. Cette situation met en lumière la singularité du marché du travail chez Tesla, où les relations sociales diffèrent fortement de celles des constructeurs automobiles allemands traditionnels.

Une campagne marquée par tensions et accusations

La campagne électorale à la gigafactory a été marquée par des attaques personnelles et plusieurs recours juridiques. Selon Laura Arndt, candidate principale d’IG Metall, le syndicat continue de lutter pour améliorer les conditions de travail sur le site. « Malheureusement, cela n’a pas suffi à obtenir une majorité », a-t-elle déclaré, ajoutant que le syndicat poursuivrait ses efforts au sein du nouveau comité.

Le climat au sein de l’usine a été tendu ces derniers mois. IG Metall a accusé la direction de provoquer des sentiments anti-syndicaux parmi les employés, tandis que le directeur de l’usine, Andre Thierig, a estimé que le syndicat était focalisé sur l’augmentation de ses adhésions plutôt que sur les besoins concrets des salariés. Ces tensions ont culminé en février lorsque Tesla a porté plainte pénale contre un syndicaliste accusé d’avoir enregistré secrètement une réunion du comité. IG Metall a immédiatement rejeté cette accusation comme un « mensonge calculé », soulignant l’atmosphère conflictuelle qui entoure les négociations sociales au sein de l’usine.

Le modèle allemand face au géant américain

En Allemagne, les comités d’entreprise sont un pilier des relations de travail, représentant les employés dans les discussions avec la direction. Dans le secteur automobile, IG Metall domine largement les conseils des constructeurs historiques tels que Volkswagen, BMW et Mercedes, jouant un rôle central dans les négociations sur les salaires, la sécurité et les conditions de travail. Tesla, dirigée par Elon Musk, reste cependant une exception notable, l’entreprise américaine affichant depuis ses débuts une posture critique vis-à-vis des syndicats.

La victoire des membres non syndiqués à Berlin souligne la difficulté pour un syndicat traditionnel de s’imposer dans un environnement où le modèle managérial est fortement centralisé et où la culture d’entreprise diffère des standards allemands. Le nouveau comité d’entreprise prendra ses fonctions la semaine prochaine, et IG Metall continuera à y représenter une minorité, avec pour mission de peser sur les décisions concernant la production, la sécurité et le bien-être des employés dans l’usine de véhicules électriques.

Le résultat de cette élection pourrait également avoir des répercussions sur la stratégie syndicale d’IG Metall, qui devra adapter ses méthodes pour tenter d’influencer un constructeur où la culture syndicale n’est pas encore enracinée, malgré la forte présence du syndicat dans le reste de l’industrie automobile allemande.

Notre avis, par leblogauto.com

La défaite d’IG Metall à Tesla Berlin confirme les difficultés d’un syndicat traditionnel face à un constructeur américain implanté en Europe. L’influence du syndicat reste minoritaire, ce qui pourrait limiter son impact sur les décisions opérationnelles. La campagne électorale a mis en lumière les tensions persistantes entre direction et syndicat, avec des accusations juridiques et des conflits sur le terrain. Enfin, ce résultat illustre la singularité du modèle de production de Tesla, qui diffère sensiblement de celui des constructeurs automobiles allemands classiques.

Crédit illustration : Tesla.

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Renault vise 2 millions de ventes en 2030 : que contient réellement son plan « futuREady » ?

10 mars 2026 à 14:12

La marque Renault dévoile sa stratégie de croissance à horizon 2030. Le plan « futuREady » prévoit de nouveaux modèles, une généralisation de l’électrification et une expansion internationale. Objectif affiché : dépasser les 2 millions de véhicules vendus dans le monde.

Une offensive produits avec 12 nouveaux modèles en Europe

Dans le cadre de son plan stratégique futuREady, Renault annonce un nouveau cycle de croissance reposant notamment sur une offensive produit.

En Europe, la marque prévoit 12 nouveaux modèles d’ici 2030. L’objectif est de renforcer sa présence sur plusieurs segments du marché.

  • Sur les segments A et B, où Renault est historiquement implanté, la marque s’appuie notamment sur des modèles récemment lancés comme Nouvelle Clio, Renault 5 E-Tech electric, Renault 4 E-Tech electric et la future Twingo E-Tech electric.
  • Sur les segments C et D, qui représentent environ 30 % des volumes actuels, une nouvelle génération de modèles électriques et hybrides est annoncée.

Selon la marque, cette stratégie vise à proposer différentes technologies selon les marchés et les usages.

L’électrification au cœur de la stratégie

Renault confirme que l’électrification restera le principal axe technologique de sa gamme.

La marque indique que la motorisation full hybrid E-Tech restera proposée en Europe au-delà de 2030. Ce type de motorisation est présenté comme une étape intermédiaire vers le véhicule entièrement électrique.

Parallèlement, Renault prépare une nouvelle génération de véhicules électriques reposant sur la plateforme RGEV medium 2.0. Cette architecture doit permettre plusieurs configurations :

  • version 100 % électrique avec jusqu’à 750 km d’autonomie WLTP
  • version électrique à transmission intégrale capable de tracter jusqu’à 2 tonnes
  • version électrique avec prolongateur d’autonomie, avec jusqu’à 1 400 km d’autonomie totale

Cette plateforme est conçue pour les segments B+ à D et peut accueillir différentes silhouettes de véhicules.

Des utilitaires électriques avec architecture 800 volts

L’électrification concerne aussi les véhicules utilitaires.

Le Trafic van E-Tech electric doit inaugurer deux technologies annoncées par Renault :

  • une architecture électrique 800 V destinée à faciliter la recharge rapide
  • une conception Software Defined Vehicle (SDV), centrée sur le logiciel

L’autonomie annoncée pour ce modèle atteint jusqu’à 450 km.

R-Space Lab, laboratoire pour l’habitacle du futur

Renault a également présenté R-Space Lab, un démonstrateur technologique destiné à explorer de nouvelles expériences à bord.

Long de 4,5 m et haut de 1,5 m, ce concept adopte une architecture monovolume avec un intérieur modulable. Parmi les éléments mis en avant :

  • un écran incurvé openR panorama occupant toute la largeur de la planche de bord
  • une direction steer-by-wire à commande électronique
  • des sièges modulables permettant différentes configurations d’espace
  • une surface vitrée étendue pour augmenter la luminosité intérieure

Le concept intègre aussi des fonctions de sécurité et d’assistance utilisant l’intelligence artificielle, comme un coach de conduite ou des dispositifs de détection destinés à sensibiliser les conducteurs.

Renault précise que ce laboratoire ne préfigure pas directement un modèle de série. On peut tout de même voir un retour du monospace, déjà rien qu’avec le nom de R-Space Lab. Ce nom vous rappelle peut-être quelque chose, c’était un concept en 2011 qui préfigurait le Scenic.

Une expansion internationale avec 14 nouveaux modèles

La stratégie futuREady repose également sur une expansion hors d’Europe.

Renault prévoit 14 nouveaux modèles pour les marchés internationaux d’ici 2030. La marque s’appuie pour cela sur cinq hubs industriels et commerciaux situés au :

  • Maroc
  • Turquie
  • Amérique latine
  • Corée du Sud
  • Inde

Ces régions représentent un potentiel de croissance comparable à celui de l’Europe selon la marque.

En 2025, Renault a vendu 620 000 véhicules hors Europe, soit une hausse de 11 % par rapport à 2024.

Bridger Concept annonce un futur SUV urbain

Pour illustrer cette offensive internationale, Renault a présenté le Bridger Concept.

Ce show-car préfigure un SUV du segment B de moins de 4 mètres. Le véhicule adopte notamment :

  • une garde au sol de 200 mm
  • des roues de 18 pouces
  • un coffre de 400 litres

Malgré ses dimensions compactes, Renault indique que l’espace intérieur vise à offrir une habitabilité importante, avec 200 mm d’espace aux genoux à l’arrière.

La version de série doit être développée en Inde et reposera sur la plateforme RGMP small. Elle sera proposée selon les marchés avec motorisations thermique, hybride ou électrique.

La première commercialisation est prévue en Inde avant fin 2027, puis dans d’autres régions. Esthétiquement, ce Bridger emprunte énormément à Land Rover. Il pourrait avoir son public aussi en Europe.

Objectif 2030 : plus de 2 millions de véhicules vendus

Avec le plan futuREady, Renault affiche plusieurs objectifs pour la fin de la décennie :

  • plus de 2 millions de véhicules vendus dans le monde
  • 50 % des ventes réalisées hors d’Europe
  • 100 % de ventes électrifiées en Europe
  • 50 % de ventes électrifiées à l’international

La marque prévoit au total 26 nouveaux produits dans les quatre prochaines années pour soutenir cette stratégie.

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Zeekr 7GT : prix et versions annoncés pour l’Espagne

10 mars 2026 à 13:12

Zeekr dévoile les prix de la 7GT en Espagne pour 2026, avec trois versions électriques compétitives dans le segment premium.

Zeekr a officialisé les prix et les détails techniques de son nouveau fastback électrique 7GT pour le marché espagnol. La marque, filiale du groupe chinois Geely, prévoit un lancement au deuxième trimestre de 2026 avec un prix de départ attractif de 45 990 €. Ce modèle vise directement la concurrence des véhicules électriques premium chinois, notamment la BYD Seal, et s’inscrit dans la stratégie de Zeekr de proposer des véhicules haut de gamme à des tarifs compétitifs pour le marché européen. Cette annonce illustre la montée en puissance des constructeurs chinois dans le secteur des véhicules électriques et leur volonté de concurrencer les marques établies sur le segment des berlines et fastbacks électriques.

Trois versions adaptées à différents profils d’acheteurs

La gamme Zeekr 7GT se décline en trois versions distinctes pour répondre aux attentes variées des consommateurs. La version de base Core Business Edition est équipée d’un moteur électrique arrière de 310 kW (421 ch) et d’une batterie LFP de 75 kWh. Cette configuration permet une autonomie WLTP de 519 km et un 0 à 100 km/h en seulement 5,3 secondes, offrant un équilibre entre performance et efficacité énergétique.

La Long Range Launch Edition conserve le même moteur mais augmente la capacité de la batterie à 100 kWh, ce qui permet d’atteindre jusqu’à 655 km d’autonomie WLTP. Cette version cible les conducteurs souhaitant des trajets longue distance sans compromis sur la performance, tout en maintenant un excellent rapport qualité-prix.

Enfin, la version haut de gamme Privilege Launch Edition est dotée d’un double moteur avec transmission intégrale, développant 475 kW (646 ch) et 710 Nm de couple. Elle accélère de 0 à 100 km/h en 3,3 secondes et propose une autonomie WLTP de 558 km. Cette configuration positionne le 7GT comme un concurrent direct des modèles hautes performances tels que la Tesla Model 3 Long Range, tout en restant compétitif sur le marché européen.

Équipement et technologies embarquées

L’équipement de série du Zeekr 7GT comprend un écran multimédia de 15 pouces, un tableau de bord numérique de 13 pouces, une pompe à chaleur, la capacité V2L, un régulateur de vitesse adaptatif et des systèmes ADAS avancés pour la sécurité et l’assistance à la conduite. Les versions Long Range et Privilege ajoutent des fonctionnalités premium comme un affichage tête haute de 35,5 pouces, un système audio haut de gamme et un intérieur en cuir ventilé et massant, soulignant le positionnement « premium accessible » de la marque.

Cette combinaison de technologies et de performances place la Zeekr 7GT dans une catégorie stratégique, capable de séduire les consommateurs européens à la recherche de véhicules électriques alliant autonomie, puissance et confort intérieur.

Une stratégie tarifaire agressive en Europe

Avec un prix de départ inférieur à 46 000 € pour 421 ch, la 7GT se positionne comme une alternative compétitive face aux modèles chinois importés et aux berlines électriques européennes. La version Long Range avec 655 km d’autonomie met la pression sur des concurrents tels que la BYD Seal et la Tesla Model 3 Long Range, en offrant une proposition de valeur très attractive pour les acheteurs européens.

Si Zeekr maintient cette stratégie tarifaire et continue de proposer des équipements premium à prix compétitif, la 7GT pourrait s’imposer comme un véhicule « premium accessible » et créer une pression significative sur les marques allemandes dans le segment des berlines électriques haut de gamme. Le marché européen pourrait ainsi voir un renforcement de la concurrence et une diversification des offres électriques accessibles aux consommateurs.

Notre avis, par leblogauto.com

La Zeekr 7GT démontre que les constructeurs chinois visent une percée stratégique en Europe avec des modèles électriques premium à prix compétitif. Les trois versions offrent un équilibre entre autonomie, puissance et équipements technologiques, répondant aux attentes des différents profils d’acheteurs. Le positionnement tarifaire agressif pourrait perturber le segment des berlines électriques, mettant la pression sur les marques européennes traditionnelles. Enfin, la combinaison performance, confort et autonomie renforce le potentiel de la 7GT comme modèle phare pour Zeekr sur le marché espagnol et européen.

Crédit illustration : Zeekr.

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Audi RS 3 competition limited : déjà toutes vendues pour la France avec leur cinq cylindres de 400 chevaux

10 mars 2026 à 13:00

Audi dévoile une série spéciale de la RS 3 pour marquer les 50 ans de son moteur cinq cylindres. Baptisée RS 3 competition limited, cette version est produite à 750 exemplaires dans le monde. Seulement 13 unités sont destinées au marché français, déjà toutes vendues.

Une série limitée pour célébrer le moteur cinq cylindres

Audi Sport présente une nouvelle édition spéciale de la compacte sportive RS 3. Cette version baptisée RS 3 competition limited est lancée pour célébrer les 50 ans du moteur cinq cylindres réputé de la marque.

La production se limitera à 750 exemplaires dans le monde, dont 13 pour la France. Selon le constructeur, ces unités destinées au marché français ont déjà trouvé preneur comme on le disait précédemment. Une marque de confiance ou une petite spéculation à venir ?

L’édition spéciale s’appuie sur la RS 3 existante tout en ajoutant plusieurs éléments spécifiques, aussi bien sur le plan esthétique que technique.

Un design spécifique avec carbone et couleurs exclusives

La RS 3 competition limited reprend les lignes de la compacte sportive, avec plusieurs éléments distinctifs.

À l’extérieur, la voiture reçoit notamment :

  • des éléments en carbone mat (coques de rétroviseurs, bas de caisse, aileron arrière, insert au-dessus du diffuseur)
  • deux déflecteurs en carbone sur le pare-chocs avant
  • des jantes de 19 pouces à dix branches en coloris Or néodyme mat
  • un gravage sur la vitre latérale arrière indiquant le nom du modèle

Les projecteurs Matrix LED assombris intègrent également une animation lumineuse lors du verrouillage et du déverrouillage, reproduisant l’ordre d’allumage du moteur cinq cylindres : 1-2-4-5-3.

Trois couleurs de carrosserie existent pour cette édition limitée : Gris Daytona, Blanc Glacier mat et Vert Malachite.

Le cinq cylindres 2.5 TFSI toujours au cœur du modèle

Sous le capot, la compacte conserve le moteur 2.5 TFSI cinq cylindres avec ses caractéristiques déjà vue sur l’Audi RS 3 Sportback « normale ».

Ce bloc développe :

  • 294 kW (400 ch)
  • 500 Nm de couple

La RS 3 competition limited annonce un 0 à 100 km/h en 3,8 secondes et une vitesse maximale de 290 km/h. Ici, seule la VMax diffère avec 40 km/h de plus que les 250 km/h classiques. On aurait pu s’attendre à un petit plus moteur spécifique à cette version anniversaire.

Le système d’échappement RS, associé à une isolation réduite au niveau de la cloison moteur, vise à renforcer la perception sonore dans l’habitacle. Les clapets d’échappement s’ouvrent plus tôt dans certains modes de conduite.

Une suspension réglable inédite sur la RS 3

Pour la première fois, la RS 3 reçoit une suspension à combinés filetés développée spécifiquement pour cette édition.

Elle comprend :

  • des amortisseurs réglables sur trois voies
  • un réglage séparé de la compression haute vitesse, de la compression basse vitesse et de la détente
  • un réglage possible via 12, 15 et 16 crans selon les paramètres

Une nouvelle barre stabilisatrice arrière plus rigide complète l’ensemble. La voiture conserve également le répartiteur de couple à l’arrière (torque splitter), la vectorisation de couple par freinage et des freins céramiques avec étriers rouges.

Selon Audi, ces éléments visent à renforcer la stabilité et la précision de conduite.

Un intérieur spécifique avec numérotation

L’habitacle adopte une combinaison de couleurs noir, Or néodyme et Blanc gingembre.

Plusieurs éléments distinguent cette version :

  • sièges baquets RS avec revêtement en microfibre Dinamica
  • numéro de série gravé sur la console centrale
  • inscriptions « RS 3 competition limited » sur différents éléments
  • fond blanc du Virtual Cockpit, en référence à l’Audi RS 2 Avant de 1994

L’écran central de 10,1 pouces affiche différents paramètres de performance, notamment les températures des composants mécaniques, les forces G ou un chronomètre de tours.

Prix et disponibilité

En France, l’Audi RS 3 Sportback competition limited affiche un prix de départ de 112 970 euros.

Le modèle est uniquement proposé en carrosserie Sportback. Les 13 exemplaires destinés au marché français sont déjà vendus.

Les livraisons européennes doivent débuter à la mi-2026.

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Dacia accélère l’électrification : que prépare la marque d’ici 2030 ?

10 mars 2026 à 12:14

Dacia présente sa feuille de route stratégique à horizon 2030. Le constructeur prévoit notamment le lancement de quatre modèles 100 % électriques et renforce sa présence sur le segment C avec un nouveau crossover baptisé Striker. La marque met également en avant son modèle économique et ses résultats commerciaux récents.

Des performances commerciales soutenues en Europe

Selon la marque, sa performance repose sur un modèle économique axé sur la maîtrise des coûts et une organisation industrielle optimisée. Dacia indique disposer d’un avantage structurel d’environ 15 % par rapport au marché.

La marque s’appuie également sur un modèle de distribution présenté comme plus léger que celui de ses concurrents d’Europe occidentale.

Côté clientèle, le constructeur affirme afficher un niveau de fidélité élevé :

  • plus de 70 % des propriétaires de Dacia restent dans la marque lors du renouvellement
  • environ 10 % choisissent un modèle Renault, ce qui porte à 80 % la proportion de clients restant au sein de Renault Group

Dacia souligne aussi une forte capacité de conquête : environ 65 % des acheteurs découvrent la marque pour la première fois.

Sandero, Duster et Bigster tirent les ventes

Plusieurs modèles ont contribué aux résultats récents de la marque.

  • Dacia Sandero a été la voiture particulière la plus vendue en Europe en 2025, tous canaux confondus, pour la deuxième année consécutive. Elle reste aussi le modèle le plus vendu à particuliers depuis 2017.
  • Dacia Duster se classe deuxième SUV le plus vendu à particuliers en Europe.
  • Dacia Bigster est devenu le SUV du segment C le plus vendu à particuliers au second semestre 2025.

La marque a également franchi une étape symbolique : plus de 10 millions de véhicules vendus dans le monde depuis le lancement de la Dacia Logan en 2004. Depuis la Logan, la marque a considérablement évoluée. Oubliez les voitures aux parechocs non peints, désormais les économies sont mises ailleurs et les prix de départ augmentent.

Quatre véhicules électriques annoncés d’ici 2030

Dans sa stratégie baptisée futuREady, Dacia prévoit quatre modèles 100 % électriques d’ici la fin de la décennie.

Le premier doit arriver dès cette année :

  • un modèle électrique du segment A
  • basé sur la plateforme RGEV small du Renault Group
  • fabriqué en Europe
  • développé en moins de 16 mois
  • avec un prix d’entrée inférieur à 18 000 €

Ce premier véhicule entrera en concurrence directe avec le Dacia Spring qui devrait souffrir de la comparaison.

Une électrification progressive de la gamme

Aujourd’hui, un véhicule Dacia vendu sur quatre est électrifié. Cela participe au renchérissement des modèles d’entrée de gamme, hélas.

La marque indique vouloir porter cette proportion à deux tiers des ventes grâce à l’arrivée de nouveaux modèles hybrides et d’autres solutions d’électrification.

Offensive sur le segment C

Dacia souhaite également renforcer sa présence sur le segment C, une catégorie de véhicules compacts familiaux.

L’objectif affiché :

  • faire passer la part du segment C d’environ 20 % à un tiers des ventes.

Cette stratégie repose notamment sur deux modèles :

  • Dacia Bigster
  • le nouveau crossover Dacia Striker

Striker : un nouveau crossover multi-énergies

Le Striker constitue la nouveauté annoncée lors de la présentation stratégique. Il symbolise, avec Bigster, la continuité de la montée en gamme de la marque. On est loin de la Dacia 1300 (Renault 12).

Ce crossover / SUV du segment C mesure 4,62 mètres de long et combine plusieurs caractéristiques :

  • la silhouette dynamique d’un break
  • l’espace d’une berline
  • la garde au sol d’un SUV.

La gamme prévue comprend :

  • une version hybride
  • une version hybride 4×4
  • une version GPL

Le constructeur annonce un prix d’entrée inférieur à 25 000 €.
Le modèle sera dévoilé dans son intégralité en juin.

A motorisation et finition égales au Bigster, il sera moins cher que ce dernier et « à peine » plus cher que le Duster. On retrouvera le moteur Eco-G 120 (GPL) en boîte manuelle ou automatique, à partir de 23 000 €. Le mHEV 140 débutera à 24 000 €. Le HEV 155 en BVA devrait débuter à 27 000 €. Enfin, L’Hybrid G150 sera à partir de 29 000 € en boîte automatique. A noter qu’à 33 000 € on pourra trouver le Hybrid G150 en transmission 4×4.

La prochaine génération de Sandero

La future génération de Dacia Sandero doit adopter une gamme de motorisations multi-énergies.

Cette évolution s’inscrit dans la stratégie d’électrification progressive de la marque.

4×4 et GPL toujours au cœur de l’offre

Dacia indique vouloir maintenir deux éléments clés de son positionnement :

  • l’expertise dans les véhicules 4×4 accessibles
  • son offre de motorisations GPL, présentée comme une solution économique pour les automobilistes.

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Dans les années 90, un carrossier français a transformé la Twingo en voiture de luxe

10 mars 2026 à 08:38

Dans les années 1990, la Renault Twingo était l’une des voitures les plus populaires en Europe. Mais un atelier français a tenté une expérience improbable : transformer la petite citadine en version ultra-luxueuse avec cuir, bois et peinture bicolore. Cette rarissime Twingo Lecoq, produite à moins de 50 exemplaires, vient justement de réapparaître à la vente.

Une transformation signée Carrosserie Lecoq

La transformation a été réalisée par la Carrosserie Lecoq, un atelier français réputé pour la restauration de modèles prestigieux comme des Bugatti Type 57 ou des voitures de collection.

Au milieu des années 1990, l’entreprise décide de revisiter la Twingo avec une approche inattendue : appliquer les codes du luxe classique à une citadine populaire.

La petite Renault reçoit alors une transformation complète :

  • peinture bicolore inspirée des Bugatti des années 30
  • jantes spécifiques
  • habitacle entièrement habillé de cuir
  • inserts en bois verni
  • alcantara sur plusieurs éléments de l’intérieur

Le contraste est frappant : une voiture minimaliste transformée en objet presque aristocratique.

Une Twingo extrêmement rare

Bien qu’elle ait reçu l’approbation de Renault, la Twingo Lecoq n’a jamais été produite en série.

Selon les estimations, moins de 50 exemplaires auraient été fabriqués. Chaque voiture était transformée à la main, ce qui rend aujourd’hui ces modèles particulièrement rares dans le monde des youngtimers.

À l’époque, la transformation coûtait très cher : près des trois quarts du prix d’une Twingo neuve.

Autrement dit, il fallait vraiment vouloir une Twingo pas comme les autres.

Crédit Motors Corner Nice

Un exemplaire avec seulement 45 000 km

Aujourd’hui, un exemplaire numéroté vient d’apparaître chez le spécialiste automobile Motors Corner.

Selon l’annonce :

  • 45 000 km seulement
  • exemplaire numéroté
  • contrôle technique valide
  • intérieur cuir et bois caractéristique

Un kilométrage aussi faible est particulièrement intéressant pour un modèle déjà rare. Seul petit bémol peut-être, c’est une version Easy avec boîte semi-automatique (manuelle sans embrayage).

C’est l’exemplaire N° 8 selon la plaque en laiton gravée.

La Twingo la plus originale jamais créée ?

La Twingo Lecoq reste une curiosité fascinante de l’histoire automobile française.

Elle mélange deux mondes opposés :

  • la voiture populaire des années 90
  • le savoir-faire artisanal des carrossiers de luxe

Résultat : une petite Renault devenue objet de collection improbable.

Et plus de trente ans après la naissance de la Twingo, ce genre de création rappelle à quel point cette citadine iconique a inspiré des projets inattendus. Un bon dans le passé intéressant alors que Renault vient de relancer la Twingo 1 en version moderne et électrique.

Pour environ le même prix, vous prenez la Twingo E-Tech ou la Twingo Lecoq ? L’exemplaire en vente chez Motors Corner est ici.

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Renault abandonne définitivement l’essence et le diesel en Europe d’ici 2030 et pousse dans l’électrique

10 mars 2026 à 08:05

Le groupe Renault a présenté ce 10 mars 2026 un nouveau plan stratégique qui prévoit l’arrêt des ventes de voitures essence et diesel en Europe d’ici 2030. Le constructeur mise désormais sur l’électrification et une nouvelle génération de technologies. Ce virage s’accompagne de nombreux lancements de modèles et d’un repositionnement sur certains marchés internationaux.

Un objectif : arrêter les ventes de modèles thermiques en Europe

Le plan stratégique 2026-2030 du constructeur français prévoit un changement majeur. D’ici 2030, la marque Renault compte cesser de vendre des voitures à essence ou diesel en Europe.

Aujourd’hui, 40 % des modèles vendus par Renault en Europe restent encore purement thermiques. L’objectif est désormais d’atteindre 100 % de ventes électrifiées en Europe à l’horizon 2030.

Hors d’Europe, la marque vise 50 % de ventes électrifiées.

Cette stratégie marque une évolution par rapport à la feuille de route annoncée en 2021. À l’époque, Renault visait 100 % de véhicules entièrement électriques en Europe. Le nouveau plan inclut désormais les motorisations hybrides.

Les hybrides maintenus après 2030

Le groupe explique que la progression du marché électrique a été plus lente que prévu ces dernières années.

Par ailleurs, l’Union européenne a assoupli en décembre son objectif d’électrification pour 2035, en autorisant l’utilisation de véhicules hybrides.

Dans ce contexte, Renault prévoit de maintenir des modèles hybrides en Europe après 2030, tout en poursuivant sa transition vers l’électrification.

Le constructeur adopte ainsi une orientation différente de celle de son concurrent Stellantis, qui envisage de relancer certains modèles à essence et diesel.

36 nouveaux modèles prévus d’ici 2030

Le plan stratégique, baptisé « futuREady », a été conçu par le nouveau directeur général François Provost.

Il succède au plan « Renaulution », lancé par son prédécesseur Luca de Meo, période marquée notamment par le lancement de la Renault 5 électrique.

Entre 2026 et 2030, le groupe prévoit :

  • 36 nouveaux modèles
  • dont 16 modèles 100 % électriques

C’est davantage que sur la période 2021-2025, durant laquelle 32 modèles avaient été lancés.

En Europe, 12 nouveaux modèles Renault doivent arriver sur le marché.

Une expansion ciblée hors d’Europe

La stratégie internationale repose sur trois régions prioritaires :

  • Inde
  • Corée du Sud
  • Amérique latine

Pour ces marchés, 14 des 36 nouveaux modèles seront développés.

Le groupe continue en revanche à rester absent des marchés américain et chinois.

Renault vise plus de 2 millions de véhicules vendus par an d’ici 2030, contre 1,6 million actuellement.
La part des ventes hors Europe devrait atteindre 50 %, contre 38 % aujourd’hui.

Batteries rapides et nouveaux véhicules logiciels

Le constructeur annonce également plusieurs objectifs technologiques.

Parmi eux :

  • des batteries rechargeables en 10 minutes
  • des moteurs électriques sans terres rares
  • des technologies développées en Europe

Renault prévoit aussi de lancer dès 2026 son premier véhicule « défini par logiciel ».

Le premier modèle sera une version utilitaire électrique du Renault Trafic, fabriquée à Sandouville.

Notre avis, par leblogauto.com

Le plan présenté par Renault confirme l’accélération de l’électrification du constructeur, tout en introduisant une dose de pragmatisme avec le maintien des hybrides après 2030. Cette évolution reflète un marché européen de l’électrique dont la progression s’est révélée plus lente qu’anticipé.

Dans le même temps, la stratégie contraste avec celle d’autres groupes comme Stellantis, qui envisagent de relancer certains modèles thermiques, illustrant les ajustements en cours dans l’industrie face à l’incertitude de la transition énergétique.

Glossaire technique

Véhicule électrifié
Catégorie qui regroupe plusieurs technologies : voitures hybrides, hybrides rechargeables et 100 % électriques.

Voiture hybride
Véhicule combinant un moteur thermique et un moteur électrique. L’énergie peut être récupérée au freinage ou provenir d’une batterie rechargeable selon les versions.

Moteur sans terres rares
Type de moteur électrique conçu sans métaux dits rares utilisés dans certains aimants. L’objectif est de réduire la dépendance à certaines matières premières. Ces éléments ne sont pas rares sur Terre, mais sont peu concentrés. Ils sont énergivores à raffiner.

Véhicule défini par logiciel (Software Defined Vehicle)
Voiture dont les principales fonctions sont pilotées par un système logiciel évolutif. Les fonctionnalités peuvent être mises à jour à distance, comme sur un smartphone. Le logiciel est la pierre angulaire du véhicule.

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Hyundai bat des records de ventes en Amérique du Nord

10 mars 2026 à 07:12

Hyundai enregistre des ventes record en février aux États-Unis et au Canada, portées par les SUV et les modèles électrifiés.

Hyundai Motor confirme sa dynamique commerciale en Amérique du Nord avec des performances de vente exceptionnelles pour le mois de février. Malgré un climat hivernal rigoureux ponctué de tempêtes de neige, le constructeur sud-coréen a enregistré des chiffres records tant au Canada qu’aux États-Unis, soutenus par la popularité de ses SUV et de ses modèles électrifiés. Cette progression illustre la résilience de la marque dans un marché automobile concurrentiel et la confiance croissante des consommateurs envers ses véhicules, qu’il s’agisse de SUV, de berlines ou de modèles hybrides et électriques.

Des ventes record au Canada et aux États-Unis

Au Canada, Hyundai a écoulé 9 531 unités en février, soit une hausse de 4 % par rapport à la même période l’an dernier. Le SUV Tucson a connu une progression spectaculaire de 66 %, tandis que le tout nouveau Palisade a enregistré une hausse de 73 %. Ces résultats démontrent la force de la gamme SUV de Hyundai et son attractivité croissante auprès des clients canadiens, même dans des conditions météorologiques difficiles.

Aux États-Unis, Hyundai Motor America a également connu un mois record avec 65 677 véhicules livrés, soit une augmentation de 6 % par rapport à février 2025. Il s’agit du troisième mois consécutif de ventes totales record pour l’entreprise, marquant une croissance continue de la demande sur le marché nord-américain. Après les deux premiers mois de l’année, HMA a livré plus de 121 000 unités, enregistrant une progression de 4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette performance solide est portée par une combinaison de SUV populaires et de modèles électrifiés, reflet d’une stratégie industrielle alignée avec la transition vers des véhicules plus durables.

Randy Parker, Président et PDG de Hyundai Motor America, a souligné que ces ventes record reflètent « la force remarquable de notre gamme et la confiance croissante que les clients accordent à notre marque ». Les modèles électrifiés, en particulier, continuent de gagner du terrain : les véhicules électriques purs affichent une croissance de 6 % d’une année sur l’autre, tandis que les ventes totales de véhicules hybrides rechargeables ont bondi de 79 %.

Les SUV et berlines phares soutiennent la croissance

Les modèles emblématiques de Hyundai contribuent largement à ces résultats. Le Tucson demeure en tête avec 32 000 unités vendues, en hausse de 1 %, suivi par le Santa Fe de taille moyenne avec 20 355 unités (+14 %). La compacte Elantra a atteint 19 180 unités, enregistrant également une progression de 1 %. Le tout nouveau Palisade 2026, quant à lui, semble sur la voie de devenir le troisième modèle le plus vendu de Hyundai aux États-Unis, avec déjà 18 629 livraisons, soit une augmentation de 29 % par rapport à l’année précédente.

Cette performance met en évidence la demande soutenue pour les SUV, segment dominant dans l’industrie automobile nord-américaine, et la capacité de Hyundai à aligner sa production avec les attentes des consommateurs. La popularité des SUV contribue également à renforcer l’image de la marque et à soutenir ses ventes globales malgré la concurrence intense sur le marché des véhicules électriques et hybrides.

Signaux d’alerte pour certaines berlines

Toutefois, tous les modèles n’ont pas connu le même succès. La berline entièrement électrique Ioniq 6 a vu ses ventes chuter de 70 %, tandis que la Sonata intermédiaire a enregistré une baisse de 30 %. Le SUV compact crossover Hyundai Santa Cruz a également reculé de 27 %, indiquant qu’il peine à rivaliser avec le Ford Maverick, principal concurrent du segment. Ces chiffres mettent en évidence les défis persistants de certains segments et la nécessité pour Hyundai d’adapter son portefeuille de produits et sa stratégie commerciale aux préférences des consommateurs.

Ces disparités illustrent la complexité du marché automobile nord-américain, où le succès repose autant sur les SUV et les véhicules électrifiés que sur l’adaptabilité aux demandes fluctuantes des segments traditionnels.

Notre avis, par leblogauto.com

Les ventes record de Hyundai en Amérique du Nord démontrent la solidité de la stratégie SUV et électrifiée du constructeur. Le Tucson et le Palisade confirment l’attrait des SUV dans un marché où les utilitaires dominent les ventes. Cependant, la baisse des ventes de l’Ioniq 6, de la Sonata et du Santa Cruz souligne que certaines berlines et crossovers compacts restent vulnérables à la concurrence. Globalement, Hyundai apparaît bien positionné pour consolider sa présence, à condition de renforcer ses modèles électriques et hybrides pour répondre à la demande croissante de mobilité durable.

Crédit illustration : Hyundai.

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Volvo EX60 : une forte demande pousse la production

10 mars 2026 à 05:36

Le SUV électrique Volvo EX60 séduit l’Europe, forçant une augmentation de production en Suède pour répondre à la demande client.

Volvo Cars prépare une montée en production de son nouveau SUV entièrement électrique EX60 pour 2026, en réponse à une demande client très soutenue. Le constructeur suédois souligne que l’accueil réservé à ce modèle sur les marchés domestiques et clés européens, tels que la Suède et l’Allemagne, dépasse largement ses prévisions initiales. Cette dynamique illustre l’essor des véhicules électriques haut de gamme et le rôle stratégique que joue l’EX60 dans la transition énergétique de Volvo, tout en mettant en avant la capacité de l’entreprise à adapter ses volumes de production à la demande réelle.

Une demande européenne exceptionnelle

À peine un mois après la présentation publique du SUV, les carnets de commandes sur les principaux marchés européens affichent des volumes significativement supérieurs aux projections internes. En Suède seulement, plus de 3 000 commandes ont été enregistrées, facilitées par l’offre Care, pensée pour offrir simplicité, transparence et précision, ainsi que trois ans de recharge à domicile gratuite.

Cette première vague de commandes est d’autant plus remarquable que les marchés américains n’ont pas encore ouvert leurs carnets. Les commandes pour les États-Unis sont prévues plus tard ce printemps, ce qui pourrait encore amplifier la demande globale pour le modèle électrique de Volvo. Comparativement au SUV EX30, présenté en 2023, le rythme de commandes pour l’EX60 est nettement plus soutenu, malgré un positionnement prix plus élevé, ce qui démontre l’attractivité des SUV électriques premium auprès des consommateurs européens.

Une production suédoise renforcée

Pour répondre à cette demande inédite, Volvo Cars prévoit d’augmenter la production de l’EX60 dans son usine de Torslanda en Suède. L’entreprise met en place une montée en cadence prudente et progressive afin de garantir une production de haute qualité. Le constructeur est actuellement en discussions avec les syndicats locaux pour maintenir l’usine ouverte une semaine supplémentaire en été, une première dans l’histoire de l’entreprise.

Erik Severinson, directeur commercial de Volvo Cars, a commenté : « Que tant de clients aient commandé l’EX60 dès le premier mois a dépassé nos attentes, et c’est un bon ‘problème’ à avoir. Nous sommes très encouragés par cette demande forte et nous révisons nos plans de production pour 2026, alors que la production pour les clients débutera le mois prochain. »

Cette approche illustre la stratégie industrielle de Volvo, combinant innovation technologique et adaptation flexible des volumes de production pour répondre à la demande sur un marché automobile en rapide évolution.

Performances et technologie de l’EX60

Le SUV électrique EX60 se distingue par son autonomie de premier plan et sa capacité de recharge rapide, comparable à un arrêt traditionnel pour faire le plein ou prendre un café. Son positionnement tarifaire est aligné avec celui du modèle hybride rechargeable XC60 le plus vendu de la marque, renforçant l’accessibilité relative du véhicule tout en offrant des performances électriques avancées.

Volvo précise que les chiffres d’autonomie sont préliminaires et basés sur les standards WLTP, obtenus dans des conditions de test spécifiques. L’autonomie réelle peut varier selon le niveau de charge, les spécifications du véhicule, la température extérieure, l’état de la batterie, les conditions météorologiques, la topographie, le style de conduite et la vitesse. De même, les temps de charge dépendent de la température, de l’état de la batterie et de l’installation de charge, avec des tests réalisés sur des bornes de 400 kW.

Cette transparence sur les performances et la recharge illustre la volonté de Volvo Cars de renforcer la confiance des consommateurs dans ses SUV électriques et d’accompagner la transition vers des véhicules zéro émission sur les marchés européens et internationaux.

Notre avis, par leblogauto.com

La forte demande pour l’EX60 souligne l’attrait croissant des SUV électriques premium en Europe. L’augmentation de production à Torslanda démontre la capacité de Volvo Cars à répondre rapidement aux besoins du marché tout en maintenant la qualité. La comparaison avec l’EX30 confirme que les clients privilégient désormais autonomie, recharge rapide et positionnement tarifaire attractif. Enfin, l’ouverture prochaine des carnets américains pourrait amplifier cette dynamique et renforcer la présence de Volvo sur le segment électrique mondial.

Crédit illustration : Volvo.

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Batteries solides : pourquoi Suzuki investit-il maintenant ?

9 mars 2026 à 19:14

Le constructeur japonais Suzuki annonce l’acquisition de l’activité batteries solides de la société Kanadevia. L’opération, prévue pour le 1er juillet 2026, vise une technologie de batteries en développement depuis 2006. Elle pourrait permettre de stocker davantage d’énergie tout en améliorant la sécurité.

Suzuki acquiert l’activité batteries solides de Kanadevia

Le 4 mars 2026, Suzuki a annoncé avoir conclu un accord avec Kanadevia (Hitachi Zosen) pour acquérir son activité dédiée aux batteries lithium-ion à l’état solide.

L’entreprise japonaise, basée à Osaka, travaille sur cette technologie depuis 2006. L’opération doit être finalisée le 1er juillet 2026.

Une fois l’acquisition effective, Suzuki prévoit de poursuivre le développement de ces batteries solides dans le cadre de sa stratégie visant à proposer des solutions de mobilité durables et accessibles.

Contrairement à Toyota ou d’autres constructeurs, il s’agit de la première incursion officielle de Suzuki dans ce domaine technologique.

Une technologie de batterie différente du lithium-ion classique

Les batteries lithium-ion solides se distinguent des batteries traditionnelles par leur composition interne.

Dans cette technologie, l’électrolyte liquide est remplacé par un matériau solide. Ce changement permet d’augmenter la densité énergétique, c’est-à-dire la quantité d’énergie pouvant être stockée dans un volume donné.

Concrètement, une batterie peut ainsi stocker plus d’énergie à taille équivalente.

Un procédé de fabrication à sec

Les batteries développées par Kanadevia reposent sur un procédé de fabrication à sec.

Selon les informations communiquées, cette méthode permet notamment :

  • d’éviter toute fuite de liquide
  • d’offrir une résistance aux environnements difficiles
  • d’assurer un fonctionnement sur une large plage de températures

Ces caractéristiques rendent ces batteries adaptées à certaines applications spécifiques, notamment dans l’aérospatiale ou dans des environnements sous vide à haute température.

Une technologie encore en développement

La technologie des batteries solides fait l’objet de recherches depuis plusieurs années dans l’industrie du stockage d’énergie. Elle est souvent présentée comme une évolution possible des batteries lithium-ion actuelles, notamment en raison d’une densité énergétique plus élevée et d’un risque d’incendie réduit.

Avec cette acquisition, Suzuki se positionne sur un domaine technologique encore en développement dans le secteur automobile.

Batteries solides : une technologie encore en développement

Les batteries solides, ou batteries lithium-ion à électrolyte solide, reposent sur un principe différent de celui des batteries lithium-ion conventionnelles. Dans ces dernières, l’électrolyte — le matériau qui permet la circulation des ions entre les électrodes — est liquide. Dans une batterie solide, cet élément est remplacé par un matériau solide. On parle alors aussi de batterie tout état solide.

Ce changement de conception permet notamment d’augmenter la densité énergétique. Autrement dit, une batterie peut stocker davantage d’énergie dans un volume et/ou un poids équivalent. Ce point est souvent présenté comme un enjeu important pour les systèmes électriques, car il peut permettre d’améliorer l’autonomie à taille de batterie identique.

La structure solide de l’électrolyte peut aussi modifier certains aspects liés à la sécurité et à la résistance aux conditions d’utilisation. L’absence de liquide limite notamment les risques de fuite et peut améliorer la tenue dans des environnements difficiles ou soumis à des variations importantes de température. Les batteries solides peuvent également être percées sans emballement thermique.

Une technologie non encore mûre.

Ces caractéristiques expliquent que ce type de batterie soit étudié pour différentes applications techniques, notamment dans l’aérospatiale ou dans des environnements sous vide et à haute température. Dans le secteur automobile, la technologie reste en phase de développement et fait l’objet de recherches depuis plusieurs années.

Des batteries solides existent dans le grand public. Cependant, elles ont encore des limitations et leur coût les limite à certaines applications.

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Cette BMW M4 transformée en pick-up se vend 145 000 dollars

9 mars 2026 à 16:19
Cette BMW M4 transformée en pick-up se vend 145 000 dollars

Imaginez une BMW M4 Competition avec sa partie arrière découpée à la scie pour créer un pick-up sportif unique au monde. C’est exactement ce qu’a réalisé le préparateur américain DinMann avec son projet M4 Maloo, une création qui défie toutes les conventions et qui fait actuellement sensation sur le marché de l’occasion. Cette transformation spectaculaire, qui a nécessité plusieurs années de travail, repousse les limites de la personnalisation automobile et questionne ce qu’une BMW peut vraiment devenir entre de bonnes mains.

Le projet, qui a fait ses débuts au salon SEMA fin 2022, transforme radicalement l’identité de la sportive bavaroise. Alors que BMW n’a jamais osé commercialiser un pick-up basé sur ses modèles M modernes, DinMann a pris les devants pour créer ce que la marque allemande n’aurait jamais imaginé produire en série. Le résultat est saisissant : une BMW M4 qui conserve son ADN sportif tout en adoptant la praticité d’un utilitaire.

Cette BMW M4 transformée en pick-up se vend 145 000 dollars

Une transformation radicale qui repense la BMW M4

La métamorphose de cette M4 Competition dépasse largement une simple modification esthétique. DinMann a littéralement redéfini l’architecture du véhicule en sectionnant le toit juste derrière les sièges pour créer une benne parfaitement intégrée. Cette opération chirurgicale automobile transforme la silhouette élégante du coupé allemand en un pick-up au profil unique, baptisé M4 Maloo en hommage aux légendaires utilitaires sportifs de Holden en Australie.

Visuellement, les modifications commencent dès l’avant avec un spoiler avant personnalisé signé DinMann qui annonce discrètement la singularité du projet. Les ailes avant arborent désormais des ouïes d’aération qui renforcent l’aspect agressif du véhicule, tandis que des jantes HRE en finition noir mat viennent parfaire l’ensemble. Mais c’est évidemment à l’arrière que la transformation prend toute sa dimension, avec cette benne qui s’intègre parfaitement aux lignes de la M4.

L’intérieur conserve tout le raffinement d’une BMW M4 Competition, avec ses sièges sport, son volant M et ses finitions haut de gamme. Cette approche permet de préserver l’expérience de conduite premium tout en apportant une fonctionnalité inédite. Le véhicule affiché au compteur seulement 7 500 miles (12 070 km), témoignant d’un usage parcimonieux qui préserve son état exceptionnel.

Cette BMW M4 transformée en pick-up se vend 145 000 dollars

Des performances revues à la hausse grâce à une préparation poussée

Si la transformation visuelle impressionne, DinMann n’a pas négligé les performances mécaniques. Le six-cylindres en ligne biturbo de 3,0 litres de la M4 Competition a bénéficié d’une préparation complète qui justifie en partie le tarif demandé. Les modifications incluent un collecteur d’admission en fibre de carbone Wagner Tuning, des turbocompresseurs améliorés et un système d’échappement GTHaus qui libère le potentiel sonore du moteur bavarois.

La préparation se complète par une reprogrammation ECU spécifiquement adaptée au carburant E85, connu pour ses propriétés antidétonantes supérieures qui permettent d’augmenter significativement la puissance. Bien que les chiffres exacts ne soient pas communiqués, cette combinaison de modifications suggère une puissance largement supérieure aux 510 chevaux d’origine de la M4 Competition. De quoi transformer ce pick-up unique en véritable fusée capable de rivaliser avec les supercars les plus performantes.

Cette approche technique démontre que DinMann n’a pas seulement créé un objet d’exposition, mais bien un véhicule fonctionnel capable de délivrer des sensations de conduite exceptionnelles. La transmission intégrale xDrive et le châssis adaptatif de la M4 Competition conservent toute leur efficacité, garantissant un comportement routier à la hauteur des modifications esthétiques et mécaniques apportées.

Un prix premium pour une pièce unique sur le marché automobile

Avec un prix affiché à 145 000 dollars, cette M4 Maloo coûte plus du double d’une M4 Competition neuve, dont le tarif de base s’établit à 86 400 dollars. Cette différence de prix considérable s’explique par l’unicité du projet, la complexité de la transformation et les heures de développement nécessaires pour mener à bien une telle métamorphose. Pour la plupart des acheteurs, ce tarif peut sembler disproportionné, mais il reflète la réalité d’un marché de niche où l’exclusivité se paie au prix fort.

Cette valorisation place la M4 Maloo dans une catégorie très particulière du marché automobile, celle des créations uniques qui transcendent la simple logique économique. Comme pour les œuvres d’art, la valeur ne se mesure pas uniquement à la somme des composants, mais à l’originalité du concept et à la qualité de l’exécution. Dans ce contexte, DinMann propose bien plus qu’un véhicule modifié : une véritable déclaration artistique sur quatre roues.

Le marché des BMW M modifiées connaît un engouement croissant, particulièrement aux États-Unis où les préparateurs rivalisent d’ingéniosité pour proposer des créations toujours plus spectaculaires. Cette M4 Maloo s’inscrit dans cette tendance tout en repoussant les limites de ce qui semblait techniquement et esthétiquement possible avec la plateforme G82.

L’histoire de BMW avec les pick-ups reste anecdotique mais révélatrice de l’attrait que suscite ce type de véhicule. La marque bavaroise a bien créé quelques prototypes au fil des décennies : une M3 E30 en 1986 pour un usage interne, une M3 E92 en 2011 pour un poisson d’avril, et un concept basé sur le X7 en 2019. Mais jamais BMW n’a franchi le pas de la commercialisation, laissant le champ libre aux préparateurs indépendants comme DinMann.

Cette M4 Maloo représente donc bien plus qu’une simple modification : elle incarne la créativité débridée de l’aftermarket automobile et démontre que les limites n’existent que dans l’imagination. Pour l’acquéreur qui aura la chance de mettre la main sur cette pièce unique, c’est l’assurance de posséder un véhicule que personne d’autre ne pourra jamais avoir, un argument qui peut justifier un tel investissement pour les passionnés les plus exigeants.

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Les marques automobiles chinoises s’imposent sur le marché espagnol !

9 mars 2026 à 16:01

Le marché automobile espagnol démarre 2026 en croissance, avec près de 97 100 immatriculations en février. Les marques chinoises font une percée notable, trois d’entre elles figurant désormais dans le Top 10 des ventes aux particuliers !

Un marché espagnol encore en hausse

En février 2026, l’Espagne a enregistré 97 082 nouvelles immatriculations, soit une hausse de 7,5 % par rapport à la même période en 2025 selon les chiffres de l’ANFAC. Sur ce total, 41 988 véhicules ont été vendus à des particuliers, 30 126 à des flottes et 24 968 à des loueurs de courte durée. Cette dernière catégorie reste importante en prévision de la saison touristique et de la Semaine Sainte.

Depuis janvier, le cumul des immatriculations atteint 170 186 unités, ce qui représente une progression de 4,6 % sur deux mois. L’Espagne, un marché porteur.

Omoda et Jaecoo au cœur de la dynamique

Sur le segment des particuliers, Toyota conserve la première place, suivi de Kia et Renault. La nouveauté réside dans la présence de trois marques chinoises dans le Top 10.

Omoda & Jaecoo se positionne au 5ᵉ rang avec 2 473 véhicules vendus, derrière Dacia mais devant Volkswagen. La marque concentre 86 % de ses ventes sur les particuliers et affiche une progression rapide depuis son arrivée sur le marché espagnol. Cette marque est une spécificité de l’Espagne mais pourrait se développer en Europe.

MG et BYD complètent le trio chinois

Les marques MG et BYD, plus connues chez nous, occupent respectivement les 9ᵉ et 10ᵉ places du Top 10. Cette présence illustre une montée en puissance des constructeurs chinois sur le marché espagnol, jusque-là dominé par les marques européennes et japonaises.

Omoda & Jaecoo, groupe Chery, assemble ses véhicules en Espagne grâce à Ebro EV Motors. Leurs véhicules avancent une spécificité avec le système Super Hybrid System (SHS). La marque attaque donc l’Europe non pas avec du VE mais du « full hybrid » et de l’hybride rechargeable.

Et en France ?

Omoda & Jaecoo est distribuée en France. Avec un peu plus de 70 concessions et « bientôt » 130 (fin 2026), la marque a de l’ambition en France aussi. Leurs gros SUV façon Land Rover ont de quoi plaire au niveau style.

En revanche, les marques chinoises peinent à percer. Le TOP 10 par marque est composé de marques nationales, européennes et de Toyota et Hyundai. Renault, Peugeot, Dacia, Citroën, Volkswagen, Toyota, B.M.W., Hyundai, Skoda, Audi. Le marché espagnol a donc une spécificité que Omoda & Jaecoo a bien cerné.

Glossaire technique

  • PHEV (Plug-in Hybrid Electric Vehicle) : véhicule hybride rechargeable combinant moteur thermique et moteur électrique.
  • HEV (Hybrid Electric Vehicle) : véhicule hybride non rechargeable qui combine moteur thermique et moteur électrique.
  • SHS : type de motorisation hybride spécifique aux modèles Omoda, combinant essence et assistance électrique.

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Essai Dacia Spring 2026 de 100 ch

9 mars 2026 à 15:16

Dacia, le champion européen de Renault Group monte en gamme et muscle son jeu. Tout le catalogue s’enrichit de motorisations en phase avec le marché et sa clientèle n’hésite plus désormais à réclamer des équipements toujours plus modernes. La Spring ne fait pas exception, et s’éloigne en 2026 du modèle tout juste acceptable lancé en 2021. Nous l’avons prise en main dans les environs de Nice.

Un style bien plus moderne depuis 2024

On se rappelle de notre essai de la première Spring, nous étions en 2021. La première électrique de la marque n’avait quasiment rien pour elle, à commencer par son dessin. Son usage était pour le moins limité, avec un confort et des équipements qui nous renvoyaient vingt ans en arrière. Depuis, Dacia a revu sa copie, et la nouvelle mouture passe presque inaperçue dans la circulation depuis son gros restylage datant de quelques mois. Pas de surprise ici, le visage n’a pas changé avec une signature lumineuse à LEDs à l’avant, et un design globalement beaucoup plus moderne.

Pour autant, elle a toujours cette position sur la route un peu maladroite, notamment à l’arrière avec une carrosserie semblant surélevée sur des pneus fins. Elle n’a quand même pas l’air d’une voiture sans permis bodybuildée. Qu’on ne s’y trompe pas, on ne la prendra pas pour ce qu’elle n’est pas. Elle a toutefois ce petit quelque chose de rafraîchissant dans un paysage où les voitures sont de plus en plus grosses. Oui, elle semble cantonnée exclusivement à la ville. On note quelques petits détails appartenant à un passé pas si lointain, comme la tige servant d’antenne radio. Avec ses imposants pare-chocs et ses élargisseurs d’ailes en plastique brut, elle paraît parée aux chocs typiques d’une vie urbaine.

Un grand écran connecté

On connaissait déjà ce nouvel habitacle. Il reprend l’ambiance résolument moderne du Duster, avec du style et des technologies, sans trop en faire. On a ici un peu plus que l’essentiel, et des voitures plus chères en donnent même parfois moins. Le design de la planche de bord se montre plutôt valorisant. Bien sûr, il faut composer avec des plastiques durs, qui à défaut d’apporter une touche de luxe, lui confèrent une certaine robustesse. Rien n’est compliqué pour les usagers. Les commandes du bloc de climatisation ? Simples comme bonjour.

Un écran tactile de 10,1 pouces assure toute la connectivité que l’on attend d’une citadine en 2026. Dans cette finition, on peut compter sur Apple CarPlay et Android Auto, histoire de ne pas être dépaysé. Pour recharger ses appareils, on peut se reposer sur des prises USB-C. On adore le support téléphone si nécessaire, et bien sûr les très astucieuses attaches « YouClip », qui permettent d’accrocher ici et là différents accessoires disponibles. Sincèrement, on ne se sent pas si mal dans cette petite voiture. À l’arrière, on peut imaginer non pas voyager, mais emmener deux collègues pour aller au restaurant à 5 minutes du bureau. On est une fois de plus très étonné du coffre de 308 litres (+ frunk) de capacité dans cette Spring qui prend pourtant si peu de place.

100 ch qui changent tout !

On revient de loin ! La première génération de Spring n’avait que 45 chevaux sous le capot, et un couple de vélo électrique. On exagère à peine… Mais Dacia a mis maintenant le turbo, si l’on peut dire, avec désormais 100 chevaux pour le modèle « haut de gamme ». Clairement, ça change tout ! Niveau performances, on descend sous les 10 secondes pour atteindre les 100 km/h. Le constructeur d’origine roumaine aime communiquer sur la reprise 80 à 120 km/h, qui ne prend que 6,9 s. Et pour qu’elle puisse s’aventurer sur les voies express sans se traîner, la vitesse de pointe de 125 km/h suffit bien. On se surprend même à devoir regarder le compteur sur certaines portions de départementales, pour s’assurer de préserver notre permis.

Question autonomie, la fiche technique parle de 225 km. Pour cela, Dacia se repose sur une nouvelle batterie LFP (Lithium Fer Phosphate) de 26,8 kWh au lieu d’une NMC (Nickel Manganese Cobalt) pour une meilleure durée de vie et plus de sécurité. Les plus observateurs l’auront remarqué, ça n’ajoute pas plus de bornes pour autant, mais ça coûte moins cher. Car, on y reviendra, la voiture s’avère moins bon marché qu’auparavant. Sincèrement, on conduit désormais une voiture ayant une réactivité normale, prenant de la vitesse comme la plupart des citadines du moment, dont certaines bien plus grosses qu’elle. Entendons-nous bien, on n’évoque pas là des performances de GTi, mais d’une petite voiture à vocation urbaine, capable sur le papier de s’éloigner des villes.

Bien plus agréable à conduire

Justement, avant de partir, un regard sur les gommes nous surprend de la mauvaise façon. Les pneumatiques Linglong d’origine chinoise sont reconduits. Sauf que Dacia a travaillé sur son châssis, et la voiture n’a plus rien de la patineuse artistique, notamment sur le mouillé. Cette Spring de 100 ch sauce 2026 a droit à ce qui semble être la norme ailleurs, une barre antiroulis avant. S’il n’y avait que ça… On trouve aussi de nouvelles suspensions et plein d’autres petits ajustements. On ne conduit tout simplement pas la même voiture que nous avons connue à ses débuts. Elle ne s’avachit pas exagérément sur ses appuis, et garde raisonnablement bien son cap pour que l’on puisse parler d’une conduite plutôt sûre.

Si elle gagne en stabilité, elle a pris aussi un certain embonpoint, et dépasse désormais la tonne. À date, elle ne paie ainsi toujours pas le stationnement dans la capitale. N’oublions pas non plus qu’au passage, pour être commercialisée chez nous, elle s’équipe d’ADAS sophistiquées, celles tombant sous l’obligation de la norme GSRII. Maintenant, on ne risque pas non plus l’endormissement au volant de cette voiture qui, dans notre réalité n’atteint pas les 200 km, et moins encore si vous prenez l’autoroute. Si c’est nécessaire, la recharge en DC (40 kW) est accessible pour une recharge à 80 % en 30 minutes. Comptez sur moins de 3h30 sur une Wallbox de 7 kW. Petit bonus, le V2L que certains SUV bien plus onéreux ne supportent même pas.

Sans bonus, sa carrière se complique en France

Alors voilà, Dacia a modernisé sa Spring, et c’était plus que nécessaire pour espérer continuer à avoir une carrière commerciale honorable en Europe. Seulement, depuis on a sur le marché une Citroën ë-C3 bien moins chère, et une future nouveauté qui pourrait lui faire beaucoup de mal, la Twingo, elle aussi annoncée à un tarif bien plus compétitif. Le hic de la fabrication en Chine de la Spring pèse plus que jamais sur son prix, lui interdisant tout bonus, à l’exception de la maigre prime CEE. La gamme démarre sous la barre des 17 000 € et atteint les 19 700 € dans notre version huppée.

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