« C’est assez bluffant » : les chiens sont bien plus doués qu’on ne le pense pour le langage humain

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Une récente étude japonaise a présenté un nouveau virus géant, l'ushikuvirus, qui pourrait éclairer l'origine des cellules eucaryotes, et donc améliorer la compréhension des origines du développement de la vie sur Terre.

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Une étude révolutionnaire par des scientifiques norvégiens et allemands révèle que, durant l'Oligocène, la calotte glaciaire en Antarctique était bien moins dynamique qu'on ne le croyait jusqu'à présent.

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La neige est blanche, mais il y a plusieurs nuances de blanc, et elle revêt même parfois d’autres teintes, plus originales. Plongée entre physique et météo avec la directrice du Centre d’études de la neige basé à Grenoble.
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Berlin a été touchée par un incendie électrique d'ampleur, avec plus de 50 000 foyers et 2 000 commerces et entreprises sans éclairage ni chauffage, en plein hiver. La piste de l'enquête s'oriente vers un sabotage organisé par un groupe d'extrême gauche, Vulkangruppe, déjà connu pour l'attaque contre une usine de Tesla.

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Au terme de ce dossier, une certitude s’impose, à rebours des récits dominants : notre rapport à la biodiversité repose sur un malentendu. Trop souvent, nous la percevons comme une « arche de Noé » — une collection d’espèces fragiles à sauver par principe. La réalité est plus abrupte. La biodiversité n’est pas un absolu moral, mais une réalité biologique, foisonnante, fonctionnelle et, en partie, mesurable.
Elle est une machinerie complexe dont nous ne connaissons et ne comprenons encore qu’une fraction, un tissu vivant, une usine invisible dont chaque rouage assure des services inestimables pour le maintien de notre monde.
Contrairement aux récits d’effondrement globaux, le vivant ne disparaît pas partout, ni de la même manière. Mais il ne se porte pas bien pour autant. Il recule ici, se stabilise ailleurs, progresse parfois, disparaît localement, jamais selon un scénario unique.
Les causes de son érosion ne forment pas un bloc indistinct. Elles s’additionnent, se hiérarchisent et interagissent. Certaines sont massives et structurantes, d’autres locales, temporaires ou réversibles. Les confondre, c’est renoncer à les traiter efficacement.
On l’a vu, protéger la biodiversité ne consiste pas à sanctuariser un monde figé qui n’existe plus, n’ayant jamais été davantage qu’une étape. Les écosystèmes que nous habitons sont profondément anthropisés. Gérer, réguler, intervenir n’est pas trahir le vivant ; c’est parfois la seule manière de le maintenir.
La biodiversité n’est pas un décor. Elle est une condition de l’habitabilité humaine. Elle dépend de sols généreux, d’eaux fonctionnelles, de paysages productifs et de systèmes agricoles et industriels compatibles avec le vivant. Imaginer qu’elle serait sauvée par l’effondrement de nos sociétés ou par la disparition de l’humain relève du fantasme, pas de l’écologie.
Les récits catastrophistes séduisent, parce qu’ils simplifient et rassurent moralement, mais ils échouent à décrire finement le réel. En transformant chaque enjeu écologique en quitte ou double, ils finissent par inhiber l’action, complexifier le droit et parfois retourner la protection du vivant contre lui-même. Car la survie à court terme passera toujours avant la survie à long terme. Aussi prospérité humaine et préservation durable de la biodiversité vont-elles de pair.
Il n’existe pas de solution pure, idéale. La conservation efficace repose sur des choix imparfaits, des arbitrages assumés, des compromis locaux. Elle demande du temps long, des moyens, de la science et de la coopération.
Ce dossier plaide ainsi pour une écologie adulte, non moralisatrice, non catastrophiste, sans naïveté. Une écologie qui accepte la complexité du vivant, la pluralité des situations et la nécessité de hiérarchiser.
Protéger la biodiversité n’est pas un luxe de pays riches, c’est une nécessité qui s’impose à tous. C’est l’acte de lucidité d’une espèce qui comprend que sa conservation dépend de la santé de son environnement. Aussi la hiérarchie d’action est-elle claire : préserver ce qui subsiste, restaurer ce qui a été abîmé, ne remplacer qu’en dernier ressort, et ne jamais se résoudre à ne rien faire. Ni renoncer à se développer.
L’écologie est une science et doit se fonder sur des politiques publiques exigeantes. Tout sauf une posture morale. Ni extinction, ni rébellion, action !
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En France, le loup endosse le rôle de figure centrale des tensions contemporaines entre préservation de la biodiversité et activités humaines traditionnelles. Depuis les années 1990, ce prédateur emblématique, le loup gris (Canis lupus), a opéré une recolonisation naturelle du territoire français, passant d'une présence quasi nulle à une population établie et stable. Ce phénomène n'est pas le fruit d'une réintroduction artificielle, comme le suggèrent parfois des rumeurs persistantes, mais d'une migration spontanée depuis les populations italiennes protégées, facilitée par les corridors alpins. En 1992, les premiers individus ont été détectés dans le parc national du Mercantour, marquant le début d'une expansion progressive. Les facteurs clés de ce retour incluent la protection juridique européenne, via la Convention de Berne et la directive Habitats, qui interdisait initialement toute perturbation ou abattage, mais aussi la reforestation massive des zones montagnardes, abandonnées par l'agriculture intensive, et l'abondance croissante de proies sauvages telles que les cerfs, chevreuils et sangliers, qui ont proliféré en l'absence de régulation prédatrice.
Aujourd'hui, les estimations les plus récentes de l'Office français de la biodiversité (OFB) font état d'une population comprise entre 989 et 1 187 individus, centrée autour de 1 082 loups, soit une légère augmentation de 69 animaux par rapport à l'année précédente, mais une stagnation globale observée depuis plusieurs saisons. Cette présence s'étend désormais à une trentaine de départements, des Alpes au Massif central, en passant par les Vosges, les Pyrénées, et même des incursions dans les plaines du Centre et de l'Est, avec des signalements sporadiques en Seine-et-Marne ou aux abords de zones urbaines.
De manière prévisible, ce retour suscite autant de fascination que de répulsion, ancrées dans un imaginaire collectif où le loup incarne la peur primale déclinée dans les contes pour enfants et autres fictions. Du Petit Chaperon rouge aux Trois Petits Cochons, en passant par l'ombre mythique de la Bête du Gévaudan au XVIIIᵉ siècle, l'animal évoque pour beaucoup un danger latent, un envahisseur tapi dans les forêts.
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Les experts s'inquiètent d'un risque sanitaire de grande ampleur lié aux amibes. Ces organismes microscopiques omniprésents sur Terre et dans les océans pourraient être au centre d'une catastrophe à venir en lien avec le réchauffement climatique.
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Une simple question posée à ChatGPT consomme-t-elle vraiment autant d'énergie qu'une ampoule laissée allumée toute une journée ? C'est l'affirmation choc entendue récemment dans l'émission C à vous. Si l'image marque les esprits, est-elle valable techniquement ?