Vue normale

Ferrari rassure et vise 2026 avec confiance

16 février 2026 à 19:12

Ferrari dépasse les attentes financières et rassure sur la demande, malgré les tensions géopolitiques et la transition électrique.

Les perspectives confiantes de Ferrari apaisent les craintes concernant la demande mondiale de supercars. Le constructeur automobile italien a fixé de nouveaux objectifs à l’horizon 2026, rassurant les investisseurs sur sa capacité à préserver croissance et marges bénéficiaires malgré les turbulences géopolitiques, la volatilité des devises et une transition majeure de sa gamme.

À la Bourse de Milan, l’action du fabricant de voitures de luxe a bondi jusqu’à 11 % après la publication de résultats supérieurs aux attentes des analystes. Le groupe a annoncé des revenus et un bénéfice opérationnel au-dessus des estimations, tout en indiquant que les profits de l’exercice en cours devraient également dépasser les prévisions du marché. À 15h02, le titre affichait encore une hausse de 8,2 %, signant sa plus forte progression intrajournalière depuis mars 2020.

Des objectifs 2026 au-dessus des attentes

Pour l’exercice complet, Ferrari table sur un chiffre d’affaires d’environ 7,5 milliards d’euros et un Ebitda ajusté d’au moins 2,93 milliards d’euros. Les analystes anticipaient respectivement 7,53 milliards d’euros et 2,91 milliards d’euros. Si l’écart sur les revenus reste limité, la prévision de marge a « largement dépassé » les scénarios baissiers circulant avant la publication, selon Stephen Reitman, analyste chez Bernstein.

Le quatrième trimestre a confirmé cette dynamique. Le chiffre d’affaires net a atteint 1,8 milliard d’euros, contre 1,77 milliard attendu. L’Ebitda s’est élevé à 700 millions d’euros, dépassant la projection de 662 millions d’euros. Ces performances financières traduisent une stratégie centrée sur le mix produit, la personnalisation et le pouvoir de fixation des prix, plutôt que sur une augmentation des volumes de production.

Le carnet de commandes offre une visibilité jusqu’à la fin de 2027, renforçant la perception d’une demande résiliente sur le segment des supercars et des véhicules d’exception. Le directeur financier Antonio Picca Piccon a par ailleurs confirmé qu’une proposition visant à porter le dividende à 40 % du bénéfice net, contre 35 % actuellement, serait soumise au conseil d’administration.

Mix produit et personnalisation soutiennent les marges

Ferrari poursuit une stratégie industrielle strictement maîtrisée. Tous les véhicules sont produits en Italie et les volumes restent volontairement limités afin de préserver l’exclusivité de la marque et son pouvoir de tarification. Le constructeur a ainsi pu relever les prix de certains modèles jusqu’à 5 %, profitant d’une réduction des droits de douane américains sur les voitures fabriquées dans l’Union européenne, passés de 27,5 % à 15 %.

Les nouveaux modèles ont contribué à soutenir la rentabilité. La montée en puissance des Ferrari SF90 XX et Ferrari 12Cilindri a amélioré le mix produit, tandis que la fin du programme Ferrari Daytona SP3 — une édition limitée particulièrement rentable — a marqué la transition vers une nouvelle phase de gamme. En parallèle, la production de la Ferrari F80, hybride en série limitée appelée à devenir le prochain modèle phare, augmente progressivement.

Au-delà des ventes de véhicules, les options de personnalisation génèrent des revenus substantiels. Les clients fortunés investissent dans des configurations sur mesure pour des modèles pouvant dépasser le million de dollars. Les activités de sponsoring participent également à la croissance du chiffre d’affaires.

Livraisons en baisse, demande jugée solide

Malgré ces résultats, les expéditions totales ont reculé de 5,2 % au quatrième trimestre, à 3 152 unités. Les livraisons vers la Grande Chine — continent, Hong Kong et Taïwan — ont chuté de 36 %, à 182 véhicules. Dans la région des Amériques, premier marché du constructeur, les expéditions ont diminué de 8 %, à 877 unités.

Ferrari souligne que cette contraction ne traduit pas un affaiblissement structurel de la demande automobile, mais résulte d’un plafond auto-imposé limitant la Chine à environ 10 % des volumes globaux, ainsi que de l’impact des tarifs douaniers élevés. La direction rappelle régulièrement que cette région ne constitue pas un moteur de croissance stratégique pour la marque.

Le constructeur reste toutefois exposé à un impact monétaire négatif, net de couvertures, en raison de la faiblesse du dollar américain. Les tensions commerciales et la prudence de certains consommateurs fortunés dans des marchés clés pèsent également sur le contexte.

Transition électrique maîtrisée

Sur le plan technologique, Ferrari avance prudemment dans l’électrification de sa gamme. Lors de sa journée des marchés de capitaux en octobre, le groupe a revu à la baisse ses ambitions en matière de véhicules électriques, confirmant que les moteurs à combustion interne resteraient au cœur de l’offre.

Le premier modèle entièrement électrique, désormais baptisé Ferrari Luce, sera présenté dans sa version définitive à Rome le 25 mai, comme l’a indiqué le directeur général Benedetto Vigna. Des éléments clés du concept intérieur et de la chaîne de traction ont déjà été dévoilés. Les précommandes ouvriront en mars, avant l’ouverture des commandes fermes après la présentation officielle. Quatre autres nouveaux modèles sont attendus cette année, en complément de ce véhicule électrique.

Dans un environnement marqué par la transition énergétique, la gestion des volumes, la rentabilité unitaire et la montée en gamme restent les piliers de la stratégie du constructeur de Maranello.

Notre avis, par leblogauto.com

Ferrari démontre une nouvelle fois la solidité de son modèle économique fondé sur l’exclusivité, la maîtrise des volumes et un mix produit fortement margé. La baisse des livraisons ne semble pas inquiéter le marché, soutenu par un carnet de commandes solide et une politique tarifaire assumée. La transition vers l’électrique reste progressive, sans remise en cause du cœur thermique de la gamme. Dans un contexte géopolitique incertain, la stratégie prudente mais rentable du constructeur apparaît cohérente.

Crédit illustration : Ferrari.

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Ford dépassé par BYD : un tournant mondial

16 février 2026 à 15:03

BYD dépasse Ford en ventes mondiales, marquant un tournant dans l’industrie automobile et l’essor des véhicules électriques chinois.

Pour la première fois, Ford Motor Co. a été dépassé en volumes de ventes mondiales par le constructeur chinois BYD Co.. Un basculement symbolique dans la hiérarchie des constructeurs automobiles mondiaux, qui illustre la montée en puissance des marques chinoises sur le marché global et la transformation accélérée du secteur vers l’électrification.

BYD dépasse Ford en volumes mondiaux

Selon les données communiquées, les ventes en gros de Ford ont reculé de près de 2 % l’an dernier, pour s’établir juste en dessous de 4,4 millions de véhicules. Dans le même temps, BYD a annoncé en janvier un total de 4,6 millions d’unités écoulées. Ce différentiel permet au groupe chinois de se hisser au sixième rang mondial des ventes automobiles, devant Ford.

Ce classement marque un tournant pour l’industrie automobile internationale. Longtemps dominé par les constructeurs historiques américains, européens et japonais, le marché mondial voit désormais les fabricants chinois gagner rapidement du terrain. Portée par une gamme de véhicules électriques compétitifs, une stratégie d’exportation offensive et une forte présence domestique, BYD confirme son changement de dimension.

La progression du constructeur asiatique s’inscrit dans un contexte de mutation profonde du marché automobile : électrification massive, digitalisation des modèles, pression sur les coûts et intensification de la concurrence internationale. Dans ce nouvel environnement, la performance commerciale repose autant sur l’innovation technologique que sur la capacité industrielle et logistique.

Ford en difficulté hors des États-Unis

Si Ford a enregistré une hausse de ses ventes sur son marché domestique américain, la situation est plus contrastée à l’international. Le constructeur a perdu du terrain en Europe et surtout en Chine, premier marché automobile mondial.

En Chine, les fabricants locaux ont renforcé leur position face aux marques étrangères. Outre BYD, des groupes comme Xiaomi Corp. et Geely Automobile Holdings Ltd. ont accru leurs parts de marché grâce à des véhicules électriques abordables, technologiques et adaptés aux attentes des consommateurs locaux. L’intégration avancée des logiciels, les fonctionnalités connectées et des tarifs compétitifs constituent des arguments déterminants dans un segment en forte croissance.

Ford traverse par ailleurs une transition complexe vers l’électrique. Le groupe a annoncé 19,5 milliards de dollars de charges afin de réviser sa stratégie dans ce domaine. Ce repositionnement illustre les défis auxquels sont confrontés les constructeurs traditionnels : adaptation des plateformes, réorganisation industrielle, investissements massifs en R&D et ajustement des chaînes d’approvisionnement.

Dans un marché automobile mondial de plus en plus dominé par les motorisations électriques et hybrides, la rapidité d’exécution et la maîtrise des coûts deviennent des facteurs clés de compétitivité.

L’expansion internationale de BYD

Au-delà de son marché domestique, BYD accélère son développement à l’international. Le constructeur a pénétré plusieurs régions stratégiques, notamment l’Europe, l’Amérique du Sud et l’Asie. Ses exportations ont atteint 1,05 million de véhicules en 2025, avec un objectif affiché de 1,3 million cette année.

Cette dynamique d’expansion confirme l’ambition globale du groupe chinois. L’implantation progressive sur différents continents témoigne d’une stratégie structurée, combinant volumes, compétitivité tarifaire et offre technologique. Le déploiement de véhicules électriques sur des marchés variés participe à la redéfinition de l’équilibre concurrentiel du secteur automobile.

Cependant, BYD pourrait faire face à un environnement plus exigeant en 2026 sur son marché intérieur. La réduction des subventions gouvernementales et les mises en garde des régulateurs concernant les remises commerciales agressives pourraient peser sur la rentabilité et la dynamique de ventes domestiques.

Dans ce contexte global, Toyota Motor Corp. conserve la première place mondiale pour la sixième année consécutive. Le constructeur japonais a enregistré une hausse de 4,6 % de ses ventes, atteignant 11,3 millions de véhicules. Un rappel que, malgré les bouleversements en cours, la compétition reste intense entre les grands groupes automobiles internationaux.

Notre avis, par leblogauto.com

Le dépassement de Ford par BYD constitue un signal fort sur l’évolution du marché automobile mondial. La progression du constructeur chinois repose sur des volumes élevés et une stratégie clairement orientée vers l’électrique. Ford, de son côté, fait face aux coûts élevés de sa transition industrielle et à une pression accrue en Chine et en Europe. L’écart reste mesuré, mais il reflète une redistribution progressive des cartes dans l’industrie automobile.

Crédit illustration : leblogauto.

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Exceptionnel, Renntech dévoile une Mercedes SEC C126 à moteur V12

16 février 2026 à 07:14

Connu pour ses activités de préparation, principalement sur base Mercedes, Renntech propose cette fois-ci un exceptionnel restomod sur base de Mercedes SEC de type C126. Exceptionnel, car sous le capot, on trouve un V12 7.5 de 660 ch.

Jusqu’en 1991, les modèles haut de gamme de Mercedes s’en remettaient à des moteurs comptant au maximum 8 cylindres. Y compris les modèles les plus prestigieux de la Classe-S ou la fameuse Mercedes 600. Un événement va changer la donne. En 1987 apparaît sur le marché la BMW 750i, dotée du V12 M70. Stuttgart répliquera à Munich avec son propre V12, le M120 implanté sous le capot de la famille W140.

Renntech nous propose donc un anachronisme avec sa dernière création. Le préparateur américain associe en effet un des chef-d’œuvre de Bruno Sacco, le coupé C126, avec ce V12 M120. Pour faire bonne mesure, le moteur est présent dans une inédite déclinaison de 7,5 litres de cylindrée et développant 485 kW / 660 ch / 881 Nm. Dans les versions officielles, le moteur s’est contenté 7,3 litres de cylindrée pour Pagani ou la rare SL73 AMG.

Malheureusement, Renntech a affublé l’élégante SEC d’un kit carrosserie Widebody qui manque de discrétion. Ainsi, elle ne s’inscrit pas vraiment dans la lignée des Mercedes les plus performantes de cette période qui n’extériorisaient que très peu leur niveau de performance.

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Stellantis : près de 70 milliards envolés

16 février 2026 à 07:12

Stellantis annonce 22,2 milliards d’euros de charges et voit sa capitalisation chuter de près de 70 milliards depuis mars 2024.

Quatorze mois après avoir tourné la page d’une direction marquée par des résultats jugés erratiques, Stellantis traverse une nouvelle zone de fortes turbulences. Le constructeur automobile, propriétaire notamment des marques Jeep et Fiat, a annoncé des charges massives de 22,2 milliards d’euros, soit environ 26 milliards de dollars. Une décision qui a ravivé les inquiétudes des marchés financiers et provoqué une chute spectaculaire du titre en Bourse.

Depuis mars 2024, la capitalisation boursière du groupe a fondu d’environ 70 milliards d’euros. Une débâcle qui s’inscrit dans un contexte déjà fragilisé par des avertissements sur résultats émis sous la précédente direction.

Des charges massives et un marché sanctionne

Le nouveau Directeur Général, Antonio Filosa, a détaillé ces charges exceptionnelles vendredi. Une large part est liée à l’abandon de paris stratégiques engagés sous son prédécesseur Carlos Tavares, notamment autour de véhicules électriques considérés aujourd’hui comme non rentables.

Au-delà de ce montant déjà conséquent, les résultats publiés se sont révélés nettement inférieurs aux attentes des analystes financiers. Cette contre-performance est d’autant plus marquante que la dirigeante avait assuré, début décembre, que le constructeur était en bonne voie pour atteindre ses objectifs annuels.

La réaction des investisseurs ne s’est pas fait attendre : l’action Stellantis a chuté de 25 % en séance à Milan. Cette variation brutale contraste avec les fluctuations observées chez Ford Motor Co. et General Motors Co. lors de la publication de provisions comparables liées à l’électrification de leurs gammes. Selon l’analyste Stephen Reitman du cabinet Bernstein, ce différentiel reflète l’ampleur du fossé que la direction doit combler pour restaurer la confiance du marché.

Véhicules électriques et pari industriel manqué

La stratégie autour des véhicules électriques apparaît comme l’un des points centraux de cette crise financière. Les amortissements annoncés incluent l’annulation de projets jugés insuffisamment performants en termes de volumes de ventes et de rentabilité. Dans un secteur automobile en pleine mutation technologique, la transition énergétique représente un enjeu industriel majeur, mais aussi un risque financier élevé lorsque les prévisions de marché ne sont pas au rendez-vous.

Stellantis a également acté la cession de sa participation de 49 % dans une coentreprise canadienne à LG Energy Solution Ltd. pour la somme symbolique de 100 dollars. Ce désengagement efface pratiquement les 980 millions de dollars investis dans ce projet lancé en 2022 pour construire une usine de batteries à grande échelle à Windsor, en Ontario. Cette infrastructure devait constituer un pilier stratégique de l’approvisionnement en cellules pour véhicules électriques en Amérique du Nord.

Outre ces décisions, le constructeur a enregistré une perte de 4,1 milliards d’euros liée à la révision de ses provisions pour dépenses de garantie, en raison de problèmes de qualité attribués à la direction précédente. À cela s’ajoutent 1,3 milliard d’euros de charges supplémentaires principalement liées à des suppressions d’emplois déjà annoncées en Europe.

Marques stratégiques et perspectives incertaines

Malgré ce contexte tendu, la direction met en avant la solidité de certaines marques clés du portefeuille. Les pick-up Ram et les SUV Jeep demeurent des piliers commerciaux essentiels, notamment sur le marché nord-américain. Les acheteurs de pickups continuent de manifester un intérêt pour le moteur Hemi V-8, tandis que le modèle Cherokee, relancé l’an dernier, participe à la dynamique de la gamme.

Jeep vient d’ailleurs d’interrompre une série de six années consécutives de baisse des ventes aux États-Unis, avec une hausse de 4 % des livraisons au quatrième trimestre. Une performance qui tranche avec le ralentissement observé chez plusieurs concurrents.

Sur le plan financier, les perspectives restent toutefois prudentes. Stellantis anticipe pour le second semestre un déficit pouvant atteindre 1,5 milliard d’euros, un niveau jugé « bien pire » que prévu par certains analystes. Les objectifs pour 2026 sont qualifiés de « vagues », avec une croissance du chiffre d’affaires attendue à un chiffre unique intermédiaire et une marge opérationnelle ajustée à un chiffre unique bas.

Pour certains investisseurs, cette accumulation de charges pourrait constituer un « grand nettoyage » comptable, susceptible d’assainir la situation bilancielle. D’autres, à l’image de l’analyste Tom Narayan de RBC Capital Markets, attendent des preuves tangibles d’un redressement durable des fondamentaux : amélioration des volumes, rentabilité des modèles électriques, maîtrise des coûts industriels et fiabilité accrue des véhicules.

Notre avis, par leblogauto.com

La séquence actuelle illustre la difficulté pour Stellantis de piloter simultanément transformation électrique, maîtrise des coûts et qualité produit. L’ampleur des charges et la réaction boursière montrent une perte de crédibilité à court terme. Les marques américaines demeurent un socle solide, mais les perspectives financières restent fragiles. Le redressement passera par des résultats opérationnels concrets et une exécution industrielle sans faux pas.

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Tesla accélère dans le solaire américain

16 février 2026 à 05:34

Tesla évalue New York, l’Arizona et l’Idaho pour produire des cellules solaires et viser 100 GW par an aux États-Unis.

Tesla ne ralentit pas dans le solaire. Alors que son activité automobile — véhicules électriques, batteries et technologies embarquées — reste au cœur de son modèle industriel, le constructeur américain explore désormais plusieurs États pour produire des cellules solaires aux États-Unis. L’objectif affiché par son dirigeant, Elon Musk, est ambitieux : atteindre 100 gigawatts de production annuelle.

Selon des personnes proches du dossier, le groupe étudie activement différents sites industriels, notamment à New York, en Arizona et dans l’Idaho. Ce qui pouvait apparaître comme une annonce stratégique s’apparente désormais à une initiative industrielle concrète, dans un contexte énergétique en pleine mutation.

Buffalo au cœur du dispositif industriel

Un premier levier identifié concerne l’extension de l’usine de Buffalo, dans l’État de New York. Ce site pourrait voir sa capacité portée à 10 gigawatts, soit l’équivalent de la production de dix centrales nucléaires. À plus long terme, la construction d’une seconde installation dans l’État de New York figure parmi les scénarios envisagés.

L’Arizona et l’Idaho sont également cités comme options potentielles pour accueillir de nouvelles unités de fabrication. Le projet est piloté par Bonne Eggleston, vice-président de Tesla, qui a récemment indiqué recruter pour des postes liés à la fabrication de panneaux solaires domestiques.

Cette diversification industrielle intervient alors que le groupe est déjà solidement implanté dans l’automobile électrique, avec une chaîne de valeur intégrée allant de la conception de véhicules zéro émission à la production de batteries lithium-ion. L’expansion vers les cellules photovoltaïques s’inscrit dans une stratégie énergétique globale, complémentaire à l’écosystème des voitures électriques, des systèmes de stockage et des infrastructures de recharge.

100 gigawatts : une ambition stratégique

Lors d’un podcast « Cheeky Pint » animé par John Collison, co-fondateur de Stripe, Elon Musk a évoqué les « tarifs gigantesques » appliqués aux importations de panneaux solaires aux États-Unis. Dans ce contexte réglementaire, la production locale de cellules apparaît comme un levier stratégique pour réduire la dépendance aux importations et sécuriser l’approvisionnement.

« Nous allons produire de l’énergie solaire », a déclaré le dirigeant, précisant que Tesla et SpaceX travaillent à atteindre une production annuelle de 100 gigawatts de cellules solaires. L’objectif : alimenter les centres de données, sur Terre comme dans l’espace.

Un tel volume positionnerait Tesla comme le plus grand fabricant de panneaux solaires aux États-Unis. À titre de comparaison, First Solar Inc., actuel leader national, prévoit de porter sa capacité américaine à 14 gigawatts cette année. L’annonce des ambitions de Tesla a d’ailleurs coïncidé avec un recul de 7,1 % de l’action First Solar lors des échanges matinaux.

Elon Musk a également affirmé le mois dernier que « l’opportunité solaire est sous-estimée », soulignant un potentiel de croissance encore largement inexploité. Cette nouvelle orientation industrielle intervient dans un contexte de forte demande énergétique, stimulée notamment par l’essor de l’intelligence artificielle, particulièrement gourmande en électricité.

Un marché dominé par la Chine

La stratégie actuelle met l’accent sur les cellules solaires, fines plaquettes utilisées dans la fabrication des panneaux photovoltaïques. Ce segment est aujourd’hui largement dominé par la Chine. Les États-Unis produisent environ 3 gigawatts de cellules par an, selon BloombergNEF, alors que la majorité de la fabrication nationale se concentre sur l’assemblage de panneaux.

L’industrie américaine du solaire peine à décoller malgré les droits de douane imposés sur les importations chinoises. Par ailleurs, certaines décisions politiques ont contribué à ralentir la demande, notamment la suppression d’incitations favorables au développement du solaire sous la présidence de Donald Trump.

Tesla s’inscrit ainsi dans un environnement industriel complexe, entre barrières tarifaires, concurrence asiatique et incertitudes réglementaires. Des équipes de Tesla et SpaceX se sont récemment rendues en Chine pour s’informer sur les équipements de fabrication, selon des rapports locaux.

Cette relance du solaire rappelle un précédent stratégique : en 2016, Tesla a acquis SolarCity pour environ 2 milliards de dollars. L’entreprise, présidée par Elon Musk et dirigée par ses cousins, devait contribuer à faire du solaire un pilier de la mission du groupe, au même titre que l’expansion de la gamme de véhicules électriques.

Dans son « Master Plan Part Deux », Musk défendait la création de toits solaires esthétiques et intégrés. Pourtant, le produit « Solar Roof » n’a pas dépassé un cercle restreint de propriétaires et n’a pas connu le déploiement industriel espéré.

Aujourd’hui, la priorité semble se déplacer vers la production de cellules, maillon stratégique de la chaîne photovoltaïque. En combinant son expertise industrielle acquise dans l’automobile électrique — gigafactories, automatisation, optimisation des coûts — et une implantation ciblée sur le territoire américain, Tesla tente de repositionner son activité énergétique dans un marché en pleine recomposition.

Notre avis, par leblogauto.com

Tesla confirme sa volonté de devenir un acteur industriel majeur de l’énergie, au-delà de l’automobile électrique. L’objectif de 100 gigawatts par an marque une rupture d’échelle significative par rapport à la capacité actuelle du marché américain. Reste à voir si cette ambition se traduira par des investissements concrets et un déploiement industriel rapide. Le précédent du Solar Roof incite néanmoins à la prudence quant à l’exécution opérationnelle.

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WRC : Elfyn Evans emmène un quadruplé Toyota en Suède

15 février 2026 à 22:27

Elfy Evans ne compte pas laisser passer chaque opportunité de marquer des points au championnat en l’absence de Sébastien Ogier. Ce weekend, il l’emporte en chef de file de l’armada Toyota. La GR Yaris semble réellement un cran au-dessus. La saison est-elle déjà à sens unique ?

Evans a mis un peu de spéciales à prendre réellement la tête du rallye. Il a bataillé avec Katsuta jusqu’à la 11e spéciale quand il a compté plus de 16 secondes d’avance. C’est peu, mais suffisant pour l’emporter à la fin. A l’arrivée, il gagne avec 14 secondes sur un Katsuta déchaîné. Pajari prend la 3e place devant le vainqueur du rallye Monte Carlo, Oliver Solberg.

Le premier des « non Toyota », c’est le Français Adrien Fourmaux. Pourtant, pas de temps scratch pour lui, contrairement à Thierry Neuville, son coéquipier chez Hyundai qui en a signé deux, dont la dernière spéciale, bonifiée. Les pilotes Hyundai sont aussi en groupe, 5, 6 et 7e avec Fourmaux, Lappi et Neuville. Ensuite, on trouve les deux Ford Puma M-Sport de Armstrong et McErlean. On voit la hiérarchie des constructeurs.

Résultats du rallye de Suède 2026

POSCAR No.DRIVERCO-DRIVER
1# 33Elfyn EVANSScott MARTIN
2# 18Takamoto KATSUTAAaron JOHNSTON
3# 5Sami PAJARIMarko SALMINEN
4# 99Oliver SOLBERGElliott EDMONDSON
5# 16Adrien FOURMAUXAlexandre CORIA
6# 4Esapekka LAPPIEnni MÄLKÖNEN
7# 11Thierry NEUVILLEMartijn WYDAEGHE
8# 95Jon ARMSTRONGShane BYRNE
9# 55Joshua MCERLEANEoin TREACY
10# 20Roope KORHONENAnssi VIINIKKA

Winners of Rally Sweden! 🏆👏#WRC | #RallySweden 🇸🇪 pic.twitter.com/uND99fNXdj

— FIA World Rally Championship (@OfficialWRC) February 15, 2026

Evans prend la tête du championnat

Evans n’a pas fait un carton plein pour les points, mais pas loin. Il ne laisse échapper qu’un point en faveur de Neuville dans la « Power Stage ». Mais sa seconde place lui octroie 4 points. Avec 34 points ce weekend, Evans prend les commandes du championnat du monde avec 60 points contre 47 à Solberg et 30 à Katsuta. Fourmaux et Neuville ont mis 11 points dans leur besace mis se trouvent déjà décrochés après deux épreuves.

Le prochain rallye sera une nouvelle fois très spécial. Il s’agit du rallye du Kenya, alias le Safari Rally. Ayant pris la tête, Evans devra ouvrir et on devrait retrouver Sébastien Ogier et Vincent Landais.

Classement du championnat du monde WRC 2026

Pos.PilotePoints
1 Elfyn Evans60
2 Oliver Solberg47
3 Takamoto Katsuta30
4 Adrien Fourmaux28
5 Thierry Neuville21
6 Sébastien Ogier18
7 Sami Pajari17
8 Esapekka Lappi9
9 Léo Rossel8
10 Yohan Rossel6
11 Jon Armstrong4
12 Roberto Daprà4
13 Josh McErlean2
14 Arthur Pelamourgues2
15 Matteo Fontana2
16 Éric Camilli1
17 Roope Korhonen1

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Podcast 368: L’essentiel de la semaine 7

15 février 2026 à 06:43

Bonjour à toutes et à tous !
Ravi de vous retrouver pour votre rendez-vous hebdomadaire avec l’actualité automobile. Industrie mondiale, révolution électrique, robotaxis, sport auto, sécurité routière… Cette semaine encore, le secteur bouge vite, très vite. Attachez vos ceintures, on démarre !

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L’industrie asiatique portée par la demande mondiale

L’industrie automobile asiatique profite d’une demande internationale dynamique, malgré les tensions géopolitiques et économiques. Les constructeurs renforcent leurs capacités d’exportation et consolident leur leadership sur l’électrique. La Chine reste locomotive, mais la Corée et le Japon tirent aussi leur épingle du jeu. L’Asie confirme son rôle central dans la recomposition du marché mondial.

Californie : un nouveau coup de pouce ciblé aux véhicules électriques

La Californie revoit sa copie sur les aides aux véhicules électriques. L’État privilégie désormais des incitations plus ciblées, notamment vers les ménages modestes. Objectif : maintenir la dynamique d’électrification tout en maîtrisant les dépenses publiques. Un signal fort envoyé au reste des États-Unis.

Waymo face au Sénat américain : entre sécurité et rivalité chinoise

Waymo était auditionné au Sénat des États-Unis. Au cœur des débats : la sécurité des robotaxis et la compétition technologique face à la Chine. Les législateurs veulent encadrer sans freiner l’innovation. Un exercice d’équilibriste pour le pionnier de la conduite autonome.

Waymo s’envole à 126 milliards grâce aux robotaxis

Nouvelle étape pour Waymo : sa valorisation atteindrait 126 milliards de dollars. Les robotaxis séduisent investisseurs et marchés, convaincus du potentiel à long terme. La mobilité autonome devient un actif stratégique majeur. La Silicon Valley parie gros sur la voiture sans conducteur. Enfin Waymo boucle une levée de fonds de 16 milliards de dollars. Objectif : accélérer le déploiement de sa flotte autonome dans plusieurs grandes métropoles. La course mondiale aux robotaxis s’intensifie. Les capitaux affluent pour prendre position sur ce marché d’avenir

UE et voitures électriques : un virage plus lent que prévu

L’Union européenne ajuste le tempo de sa transition électrique. Face aux réalités industrielles et sociales, le calendrier pourrait être assoupli. Les constructeurs demandent davantage de flexibilité. Bruxelles doit concilier ambitions climatiques et compétitivité.

Alpine officialise son retrait du WEC : incertitudes sur l’avenir de la marq

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Coup de tonnerre en endurance : Alpine quitte le Championnat du monde d’endurance FIA. Ce retrait soulève des interrogations stratégiques autour de la marque. Recentrage budgétaire ou redéfinition des priorités sportives ? L’avenir d’Alpine en compétition reste en suspens.

La mortalité routière repart-elle à la hausse en France en 2025 ?

Les chiffres 2025 interrogent : la mortalité routière montre des signes de reprise en France. Après plusieurs années de baisse, la tendance inquiète les autorités. Relâchement des comportements ou hausse des déplacements ? Le débat sur la sécurité routière revient au premier plan.

La fin de la FM en France approche : des millions d’automobilistes pourraient être pris de court

La transition vers la radio numérique s’accélère en France. La disparition progressive de la bande FM pourrait surprendre de nombreux automobilistes. Tous les véhicules ne sont pas encore compatibles DAB+. Une évolution technologique qui nécessitera adaptation et pédagogie.

Carte grise 2026 : jusqu’où peut monter la facture selon votre région ?

En 2026, le prix de la carte grise pourrait fortement varier selon les régions. La fiscalité locale sur le cheval fiscal reste déterminante. Certaines collectivités envisagent des hausses significatives. De quoi alourdir sensiblement le budget automobile des ménages.

Industrie asiatique en pleine forme, Europe prudente, Californie offensive, Waymo en hypercroissance, Alpine en retrait… L’automobile vit une transformation profonde, entre électrification, autonomie et arbitrages économiques.

C’était La semaine automobile par Leblogauto.com.
Merci de votre fidélité, et rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle plongée au cœur de l’actualité auto !

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Toyota mise sur une hausse de 30 % de ses hybrides

13 février 2026 à 15:12

Toyota prévoit d’augmenter sa production de véhicules hybrides et hybrides rechargeables de 30 % d’ici 2028.

Une montée en puissance des véhicules hybrides

Toyota prévoit d’augmenter significativement la production de ses véhicules hybrides et hybrides rechargeables au cours des prochaines années. Selon le quotidien économique Nikkei, le constructeur japonais ambitionne de produire environ 6,7 millions de véhicules hybrides d’ici 2028, soit une hausse de 30 % par rapport à son objectif fixé pour 2026. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de Toyota visant à renforcer sa position sur le marché des voitures hybrides, segment dans lequel le groupe demeure un acteur majeur grâce à des technologies éprouvées et une expertise accumulée depuis plus de deux décennies.

La montée en puissance des véhicules hybrides traduit la volonté de Toyota de répondre à la demande mondiale croissante pour des solutions plus respectueuses de l’environnement. Les hybrides combinent moteur thermique et motorisation électrique, offrant ainsi un compromis entre performance, économie de carburant et réduction des émissions de CO2. Ce segment demeure stratégique pour Toyota, qui a largement contribué à populariser l’hybride grâce à des modèles emblématiques tels que la Prius, le Corolla Hybrid ou le RAV4 Hybrid.

Objectifs globaux et part des hybrides

Le constructeur japonais ne se limite pas à l’augmentation de la production d’hybrides. Toyota vise également à accroître sa production mondiale totale de véhicules à environ 11,3 millions d’unités en 2028, soit près de 10 % de plus que les plans établis pour 2026. Les véhicules hybrides et hybrides rechargeables devraient représenter environ 60 % de cette production totale, contre 50 % en 2025. Cette évolution souligne la place centrale des technologies hybrides dans la stratégie industrielle et commerciale de Toyota.

L’entreprise précise que ces chiffres constituent des estimations destinées à fournir une orientation aux fournisseurs et partenaires industriels pour leur propre planification. Ils ne représentent pas des engagements fermes de production ou de vente. Néanmoins, ces projections reflètent les tendances du marché et la volonté de Toyota de capitaliser sur la demande mondiale croissante pour des véhicules économes en énergie, dans un contexte où la réglementation environnementale devient de plus en plus stricte à l’échelle mondiale.

Une stratégie claire pour les années à venir

La stratégie de Toyota s’inscrit dans une vision à long terme, centrée sur la transition énergétique et le développement de la mobilité durable. En renforçant la production d’hybrides et en augmentant leur part dans le volume global de véhicules, le groupe se positionne pour répondre aux attentes des consommateurs et aux normes environnementales internationales. Cette approche permet également de consolider son leadership sur le marché des véhicules hybrides, tout en diversifiant ses offres face à la montée des véhicules électriques purs et des nouvelles solutions de mobilité.

Toyota continue ainsi de conjuguer innovation technologique et planification industrielle pour anticiper les besoins du marché mondial et renforcer sa compétitivité. L’entreprise privilégie un développement progressif mais soutenu de ses véhicules hybrides, une démarche stratégique qui devrait contribuer à maintenir sa position de leader mondial dans le secteur automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

Toyota confirme son rôle de pionnier sur le marché des véhicules hybrides en anticipant une production accrue de 30 % d’ici 2028. La part croissante des hybrides dans sa production totale souligne l’importance de cette technologie dans sa stratégie. Ces projections, bien que non contractuelles, fournissent une feuille de route claire pour les fournisseurs et partenaires. Toyota mise sur l’équilibre entre performance, économie de carburant et transition énergétique pour consolider sa position mondiale.

Crédit illustration : Toyota.

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Le bras de fer entre Stanislas et la Mairie de Paris se poursuit

INFO LE FIGARO - L’établissement catholique parisien a saisi la Chambre régionale des comptes d’Île-de-France au sujet du «forfait» obligatoire que la collectivité socialiste a suspendu cette année. Les magistrats se prononceront fin février.

© PhotoLoren / stock.adobe.com

En juillet 2025, Stanislas avait reçu une mise en demeure de l’académie de Paris sur l’une des onze recommandations : son cours de culture chrétienne devait devenir «facultatif». 

Tesla et la concurrence chinoise secouent le marché VE mondial

13 février 2026 à 13:12

Tesla voit ses ventes croître en Chine, mais la concurrence chinoise et européenne pèse sur sa part de marché.

Tesla maintient sa croissance en Chine malgré la concurrence

Tesla a vendu 69 129 véhicules électriques fabriqués en Chine en janvier, enregistrant une hausse de 9,3 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette progression marque le troisième mois consécutif de gains pour le constructeur américain, malgré une pression croissante sur sa part de marché tant en Chine qu’en Europe. Les livraisons de Model 3 et Model Y produites à Shanghai, y compris les véhicules exportés vers l’Europe et d’autres marchés, ont toutefois chuté de 28,9 % par rapport à décembre, selon les données de l’Association chinoise des voitures particulières.

La concurrence intense sur le marché chinois, notamment avec BYD et d’autres acteurs locaux, a contribué à une baisse de la part de marché de Tesla à 8 % en 2025, contre 10 % en 2024. Malgré ce recul, les ventes de décembre avaient atteint un niveau record de 93 843 unités. Pour stimuler la demande, Tesla a lancé en janvier un plan de financement à faible taux d’intérêt sur sept ans pour les acheteurs de Model 3 et Model Y en Chine. Ce dispositif a poussé plusieurs concurrents nationaux, tels que Li Auto, Xiaomi et Xpeng, à proposer des offres financières similaires.

La pression européenne et les défis réglementaires

En Europe, Tesla fait face à une concurrence accrue et à une perception publique mitigée, ce qui a affecté ses ventes. La campagne politique controversée d’Elon Musk a également contribué à une réaction négative des consommateurs dans le bloc européen. Parallèlement, les fabricants chinois cherchent à contourner les barrières tarifaires mises en place par l’Union européenne. La Commission européenne a introduit en 2024 des droits provisoires pouvant atteindre 37,6 % sur les véhicules électriques importés de Chine, invoquant le risque d’une concurrence déloyale.

Pour y répondre, des partenariats stratégiques sont en cours. Ford et Geely explorent la production de véhicules électriques en Europe, tandis que Leapmotor s’associe à Stellantis en Espagne et que Guangzhou Automobile Group et Xpeng produisent des modèles électriques en Autriche. Geely collabore également avec Renault pour fabriquer et commercialiser des véhicules basés sur ses technologies en Corée du Sud et au Brésil. Ces alliances permettent aux constructeurs chinois de renforcer leur présence internationale et d’éviter certaines restrictions tarifaires, tout en augmentant leurs ventes hors d’Europe.

L’innovation et les perspectives logicielles

Tesla mise également sur le développement logiciel pour compenser le ralentissement de ses ventes de véhicules. Elon Musk prévoit le déploiement en Chine et en Europe de son système de conduite entièrement autonome supervisé par le conducteur. Cette initiative vise à augmenter les revenus liés aux services et aux logiciels, un segment de plus en plus stratégique pour le constructeur américain face à une concurrence féroce.

BYD, le principal rival chinois de Tesla, a quant à lui enregistré une baisse de 30 % de ses ventes mondiales en janvier, en partie due à la révision d’un programme gouvernemental de subvention des échanges automobiles, qui a affecté les marques de véhicules à petit budget. La situation met en évidence la volatilité du marché chinois et la nécessité pour Tesla et ses concurrents d’adapter leur stratégie commerciale et financière en permanence.

Notre avis, par leblogauto.com

Tesla parvient à maintenir une croissance solide en Chine malgré un environnement très compétitif et des ventes européennes en recul. Le constructeur mise sur le financement attractif et le développement de logiciels pour stimuler sa demande et diversifier ses revenus. Les partenariats internationaux, notamment en Europe et en Amérique, apparaissent essentiels pour contourner les barrières commerciales et renforcer la production. Cependant, la concurrence locale, notamment de BYD et des nouveaux entrants, reste un défi stratégique majeur.

Crédit illustration : Tesla.

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BMW face à un nouveau rappel massif : près de 600 000 véhicules à risque d’incendie

13 février 2026 à 11:42
Le logo BMW sur un capot, avec quelques gouttes de pluie.

Le constructeur allemand BMW annonce un rappel mondial lié à un défaut du démarreur. Jusqu’à 575 000 véhicules produits entre 2020 et 2022 pourraient être concernés. En cause : un risque de court-circuit pouvant entraîner une surchauffe, voire un incendie.

Un défaut du démarreur identifié

Le 11 février 2026, BMW a annoncé le lancement d’un rappel d’ampleur mondiale. Il concerne un nombre « à six chiffres » de véhicules produits ou équipés entre juillet 2020 et juillet 2022.

Des contrôles internes ainsi que des réclamations de clients ont permis d’identifier un problème structurel au niveau du démarreur. Une usure prématurée d’un composant du relais de démarreur peut provoquer un court-circuit. Ce défaut peut entraîner une surchauffe locale et, dans certains cas, un risque d’incendie, y compris lorsque le véhicule est en circulation.

Les premiers signes évoqués sont :

  • des difficultés à démarrer,
  • un refus de démarrage,
  • la présence de fumée,
  • des odeurs anormales.

Le relais concerné a été fabriqué entre 2020 et 2022. Il a pu être installé en usine ou lors d’interventions après-vente.

Jusqu’à 575 000 véhicules potentiellement concernés

BMW n’a pas communiqué de chiffre précis. Selon la presse spécialisée allemande, ce rappel concernerait environ 575 000 véhicules dans le monde.

Cette campagne illustre l’ampleur que peuvent prendre les rappels liés aux composants électroniques et électromécaniques sur des véhicules récents.

Les modèles BMW touchés

Seize modèles récents figurent dans la liste. Ils couvrent une large partie de la gamme thermique de BMW entre 2020 et 2024 :

  • BMW Série 2 Coupé
  • BMW Série 3 (berline, Touring, empattement long)
  • BMW Série 4 (Coupé, Cabriolet, Gran Coupé)
  • BMW Série 5 (berline, Touring)
  • BMW Série 6 Gran Turismo
  • BMW Série 7
  • BMW X3
  • BMW X4
  • BMW X5
  • BMW X6
  • BMW Z4
  • Toyota GR Supra, assemblée sur la même base

Les véhicules équipés a posteriori du démarreur concerné lors d’une réparation sont également inclus dans la campagne.

Quelle intervention prévue ?

L’intervention consiste à remplacer le démarreur sur l’ensemble des véhicules concernés. Sur certains modèles, il faudra également changer la batterie afin d’assurer la compatibilité avec le nouveau démarreur.

BMW estime la durée de l’opération à environ deux heures, selon la configuration du véhicule. Evidemment, le constructeur prendra intégralement tout en charge pour ce rappel.

Un second rappel majeur en deux ans

Ce rappel intervient après une campagne menée fin 2024 portant sur 1,5 million de véhicules pour un problème de freinage.

Selon le constructeur, l’impact financier de cette nouvelle opération devrait rester limité.

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Le nouvel Opel Zafira 2,2 litres Diesel à plus de 60 000 € de malus, ridicule et rédhibitoire

13 février 2026 à 11:09

Avec des émissions de CO₂ comprises entre 178 et 186 g/km, l’Opel Zafira 2.2 Diesel entre dans la zone la plus pénalisante du malus écologique français. En 2026, la facture pourrait grimper jusqu’à 64 356 €. De quoi remettre en question l’intérêt du diesel face à la version électrique.

L’Opel Zafira élargit son offre avec un nouveau moteur diesel 2,2 litres. Cette motorisation développe 132 kW (180 ch) et 400 Nm de couple. Elle est associée à une boîte automatique à huit rapports.

Le constructeur annonce une consommation mixte WLTP comprise entre 6,8 et 7,1 l/100 km. Les émissions de CO₂ s’établissent entre 178 et 186 g/km. L’étiquette CO₂ est classée G.

Le 0 à 100 km/h est réalisé en 10,6 secondes. La vitesse maximale atteint 185 km/h.

Un malus écologique rédhibitoire en 2026

Avec des émissions comprises entre 178 et 186 g/km, le Zafira diesel se situe dans les tranches élevées du barème du malus écologique français pour 2026.

À ce niveau d’émissions, le malus CO2 pourrait atteindre jusqu’à 64 356 €.

Le prix d’accès annoncé pour le Zafira diesel débute à 46 170 € TTC. L’ajout d’un tel malus porterait le coût total à un niveau très élevé, bien supérieur au tarif catalogue initial.

Avoir une famille nombreuse…

Si on souhaite absolument un Opel Zafira 2.2 Diesel sans payer plus de 100 000 € au final, une solution est d’avoir au moins trois enfants à charge. En effet, à partir de ce seuil, l’état dans sa générosité défalque 20 g/km par enfant. Ici, de 186 g/km cela peut descendre à 126 g/km et en dessous avec plus d’enfant. Un malus qui devient symbolique ou nul.

Le souci principal, c’est qu’il faut demander un remboursement du malus CO2. Il n’est ni automatique, ni avant l’achat du véhicule. L’administration à la française !

Autre problème, en cas de revente, depuis cette année un malus « rétroactif » peut s’appliquer. En effet, pour limiter certains effets d’aubaine, l’Etat a introduit un malus sur les véhicules d’occasion qui n’auraient pas acquitté le malus lors de l’achat. Ainsi une personne en situation de handicap (autre cas d’abattement de malus), ou avec une famille nombreuse ne paiera pas le malus lors de l’achat. Mais, à la revente quelques années plus tard, l’acheteur devra régler le malus, atténué de quelques pourcents par année d’ancienneté.

Autant dire que le véhicule est invendable en occasion.

Ah et on vous a parlé du malus au poids ? Au-delà de 1500 kg, l’état surtaxe. Ici, un Zafira XL finition Business 2.2 Diesel est annoncé à 2018 kg en ordre de marche. Gloups !

Diesel ou électrique : deux approches opposées

Face au diesel, l’Opel Zafira Electric affiche une consommation d’énergie comprise entre 23,7 et 24,6 kWh/100 km selon WLTP. Ses émissions de CO₂ sont annoncées à 0 g/km (émissions locales), avec une étiquette CO₂ classée A.

Le Zafira reste disponible en deux longueurs : 4,98 m et 5,33 m (version XL). Il peut accueillir jusqu’à neuf personnes. L’habitacle propose quatre sièges indépendants en vis-à-vis à l’arrière.

Le volume de chargement peut atteindre 4 900 litres sur la version XL. La hauteur d’environ 1,90 m permet l’accès aux parkings souterrains. Les portes latérales coulissantes électriques sont disponibles des deux côtés.

Le même moteur pour le Vivaro

Le nouveau diesel 2,2 litres équipe également l’Opel Vivaro.

Le Vivaro Combi est proposé en 132 kW (180 ch). La version utilitaire est disponible en 110 kW (150 ch), avec boîte manuelle à six rapports ou automatique à huit rapports. Une déclinaison Vivaro Electric 100 % électrique reste proposée.

Notre avis, par leblogauto.com

Evidemment, cette introduction du 2.2 Diesel ne concerne pas que la France et son malus mortifère pour son marché national. C’est aussi le signal que le groupe Stellantis serait « à l’aise » avec les normes CAFE européenne pour réintroduire un groupe motopropulseur aussi émetteur de CO2.

Quant aux familles, l’offre hors SUV reste tout de même famélique (et chère).

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Ford et Geely explorent un partenariat industriel et technologique

13 février 2026 à 07:12

Ford et Geely discutent d’un partenariat industriel et technologique en Europe, sur fond de transition électrique et de pressions réglementaires.

Ford et le groupe automobile chinois Geely sont engagés dans des discussions en vue d’un partenariat potentiel, selon plusieurs sources proches du dossier. Ces échanges interviennent dans un contexte de profonde mutation de l’industrie automobile mondiale, marquée par la montée en puissance des véhicules électriques, des voitures connectées et des technologies de conduite automatisée, ainsi que par une pression accrue sur les coûts de développement et de production.

Des discussions axées sur la production automobile en Europe

Selon plusieurs personnes informées des négociations, l’un des axes les plus avancés concerne la fabrication de véhicules destinés au marché européen. Geely pourrait utiliser des capacités industrielles de Ford en Europe afin d’y produire ses modèles, profitant ainsi d’installations existantes. Cette option permettrait au constructeur chinois de renforcer sa présence industrielle sur le continent, tout en limitant l’impact des barrières commerciales imposées aux véhicules électriques importés depuis la Chine.

Les discussions sur cet aspect industriel seraient plus avancées que les autres volets du partenariat. Une délégation de Ford s’est récemment rendue en Chine pour approfondir les échanges, après des réunions tenues dans le Michigan entre les dirigeants des deux groupes. Les discussions seraient en cours depuis plusieurs mois, même si leur périmètre exact et leur issue restent incertains à ce stade.

L’usine de Ford située à Valence, en Espagne, est citée comme un site potentiellement concerné. Ce choix s’inscrirait dans une tendance plus large observée chez les constructeurs chinois, qui cherchent à établir une production locale en Europe. Plusieurs acteurs ont déjà engagé des démarches similaires, en s’appuyant sur des partenariats industriels avec des groupes européens ou des équipementiers automobiles.

Technologie, compétitivité et retard à combler

Au-delà de la fabrication, Ford et Geely auraient également évoqué un cadre de coopération technologique. Les échanges porteraient notamment sur des technologies liées aux véhicules connectés et à la conduite automatisée, des domaines devenus stratégiques dans la compétition mondiale entre constructeurs automobiles. Pour Ford, un tel partenariat pourrait contribuer à réduire l’écart technologique avec certains concurrents, en particulier chinois.

Le directeur général de Ford, Jim Farley, a reconnu à plusieurs reprises le retard de son groupe face aux acteurs chinois dans les domaines des véhicules électriques et des logiciels embarqués. Il a qualifié le leadership technologique de la Chine dans ces segments de particulièrement marquant, soulignant l’urgence pour Ford de renforcer ses compétences afin de rester compétitif sur le long terme.

Toutefois, l’introduction de technologies automobiles chinoises sur certains marchés, notamment aux États-Unis, soulève des enjeux politiques et réglementaires sensibles. Les autorités américaines ont exprimé des préoccupations liées à la sécurité nationale, en particulier concernant la collecte de données et les systèmes de communication embarqués dans les véhicules connectés. Ces considérations pourraient limiter la portée géographique d’un éventuel partenariat.

Partenariats et contraintes géopolitiques

Le contexte réglementaire pèse fortement sur les discussions. Les constructeurs automobiles chinois sont aujourd’hui largement absents du marché américain en raison de droits de douane élevés et de restrictions visant les technologies d’origine chinoise. En Europe, l’Union européenne a instauré en 2024 des droits de douane provisoires pouvant atteindre 37,6 % sur les véhicules électriques produits en Chine, afin de contrer ce qu’elle considère comme des subventions excessives.

Dans ce cadre, produire localement en Europe représenterait un avantage stratégique pour Geely. Le groupe a déjà mis en œuvre des partenariats industriels avec d’autres constructeurs, notamment avec Renault en Corée du Sud et au Brésil, en s’appuyant sur les usines et les réseaux de distribution de son partenaire. Cette stratégie de coopération internationale illustre l’importance croissante des alliances dans un secteur automobile confronté à des investissements massifs et à des règles commerciales complexes.

De son côté, Ford a également multiplié les accords de partenariat ces dernières années, y compris en Europe pour la production de véhicules électriques. Néanmoins, toute coopération impliquant des technologies chinoises destinées au marché américain resterait soumise à un examen attentif des autorités et des législateurs, dans un climat politique toujours prudent vis-à-vis de la Chine.

Notre avis, par leblogauto.com

Les discussions entre Ford et Geely illustrent la recomposition en cours de l’industrie automobile mondiale, où les partenariats deviennent un levier clé face aux défis technologiques et industriels. La piste d’une production européenne commune répond à la fois aux contraintes commerciales et aux besoins de rationalisation des capacités industrielles. Reste que les enjeux géopolitiques et réglementaires pourraient fortement encadrer, voire limiter, la portée d’un tel accord. À ce stade, la prudence reste de mise tant que les contours précis du partenariat ne sont pas définis.

Crédit illustration : Geely.

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Tianqi Lithium prépare un désengagement progressif de SQM

13 février 2026 à 05:12

Tianqi Lithium envisage de réduire sa participation dans SQM, sur fond de changements de gouvernance et d’enjeux stratégiques autour du lithium.

La société chinoise Tianqi Lithium Corp. envisage de réduire significativement sa participation dans le groupe chilien Sociedad Química y Minera de Chile (SQM), acteur majeur de la production mondiale de lithium. Cette décision marque un tournant stratégique pour Tianqi, dont l’investissement initial dans SQM, réalisé en 2018, était alors considéré comme central pour son positionnement dans la chaîne de valeur du lithium, ressource clé pour l’industrie automobile et la fabrication de batteries pour véhicules électriques.

Une première vente d’actions annoncée sur le marché

Selon un document déposé mercredi à la bourse de Hong Kong, Tianqi Lithium prévoit de céder jusqu’à 1,25 % du capital de SQM. Cette opération correspond à un maximum de 3,57 millions d’actions de classe A, pour une valeur comptable estimée à environ 206 millions de dollars. La société précise que cette vente interviendra « au moment opportun », sans calendrier détaillé ni indication sur les conditions de marché visées.

Cette annonce intervient alors que Tianqi détient encore près de 22 % du capital du groupe chilien, une participation historiquement stratégique. Dans un contexte de transformation rapide du marché du lithium, étroitement lié à la transition énergétique, à l’essor des véhicules électriques et aux besoins croissants en matières premières pour les batteries automobiles, cette cession partielle attire l’attention des investisseurs et des observateurs du secteur.

Tianqi justifie cette opération par des considérations financières. La vente d’une partie de sa participation doit permettre de dégager des liquidités destinées à soutenir ses activités existantes et futures. Le groupe estime également que cette transaction aura un effet positif sur sa situation financière globale, dans un environnement marqué par la volatilité des prix des matières premières et l’intensification de la concurrence internationale.

La possibilité d’une sortie complète à moyen terme

Un autre document, déposé plus tôt dans la journée, allait plus loin en évoquant la possibilité d’un désengagement total. Tianqi y indiquait que son conseil d’administration avait autorisé la direction à vendre l’intégralité de sa participation, soit 62,6 millions d’actions SQM, dans un délai d’un an et « à un moment approprié ». Cette mention ouvrait clairement la voie à une sortie complète du capital du producteur chilien de lithium.

Toutefois, cette référence à une cession intégrale a ensuite été supprimée dans le dépôt le plus récent, sans qu’aucune explication officielle ne soit fournie. La société chinoise n’a pas répondu immédiatement aux demandes de commentaires à ce sujet, laissant planer une incertitude sur l’ampleur réelle de sa stratégie de désengagement. Le document initial mentionnant la vente totale reste néanmoins accessible sur le site de la bourse, soulignant une communication prudente, voire hésitante, autour de ce dossier sensible.

Du côté de SQM, aucune réaction n’a été enregistrée en dehors des heures normales de bureau. Ce silence renforce l’idée que les discussions autour de la gouvernance et de l’évolution du capital restent délicates, dans un secteur où les enjeux industriels, financiers et géopolitiques sont étroitement imbriqués.

Le contexte chilien et l’accord avec Codelco en toile de fond

Le repositionnement de Tianqi intervient dans un contexte défavorable au Chili. Le groupe chinois a récemment subi un revers juridique dans le cadre du rapprochement entre SQM et Codelco, le groupe minier public chilien. Ce partenariat, stratégique pour l’État chilien, étend le contrôle gouvernemental sur l’une des exploitations de lithium les plus importantes et les plus rentables au monde, tout en prolongeant les opérations de SQM pour trois décennies supplémentaires.

Tianqi contestait cet accord, estimant que la coentreprise aurait dû être soumise à un vote des actionnaires. La Cour suprême du Chili a toutefois rejeté cet appel le mois dernier. L’accord confère à Codelco la propriété majoritaire de l’activité lithium de SQM au Chili, un changement majeur de gouvernance qui modifie l’équilibre des pouvoirs au sein du groupe.

Selon Bloomberg Intelligence, la participation de long terme de Tianqi dans SQM fait désormais face à un risque significatif de dépréciation après l’accord avec Codelco. Dans ce contexte, une cession progressive permettrait à Tianqi d’atténuer les risques de gouvernance à moyen terme. Cette analyse éclaire la logique économique derrière la décision du groupe chinois, au-delà des seules considérations financières immédiates.

Sur les marchés, l’annonce a eu un impact contrasté : l’action Tianqi a reculé de 2,3 % sur sa cotation principale à Shenzhen, tout en progressant à Hong Kong. Par ailleurs, le groupe a publié un bénéfice net préliminaire pour 2025 compris entre 369 et 553 millions de yuans, marquant un retour aux profits après une perte enregistrée l’année précédente.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce projet de cession illustre les tensions actuelles autour de l’approvisionnement en lithium, ressource stratégique pour l’industrie automobile et les batteries de véhicules électriques. Le désengagement de Tianqi reflète autant des choix financiers que les conséquences d’une évolution de la gouvernance au Chili. L’accord entre SQM et Codelco redéfinit durablement l’équilibre du secteur, au détriment des actionnaires étrangers minoritaires. Pour l’industrie automobile, ces mouvements confirment que la sécurisation des matières premières reste un enjeu clé à long terme.

Crédit illustration : miningdigital.

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Affaire Epstein : «Je ne crois pas qu’il venait en France pour regarder les mouches voler», relève une avocate d’Innocence en danger

LE FIGARO TV - Fabrice Aidan, Jack Lang et sa fille Caroline... Des noms français ressurgissent des dossiers de l’affaire Epstein, mais aucune enquête sur les ramifications possibles sur le territoire n’a encore été ouverte. Invitée de «Points de Vue», Me Nathalie Bucquet pense qu’on risque de «découvrir qu’il y a bien eu de l’exploitation sexuelle en France».

© AFP PHOTO / US Department of Justice

Jeffrey Epstein

282 chevaux et un look rétro : l’Ineos Grenadier se transforme en Defender Heritage

12 février 2026 à 16:37
282 chevaux et un look rétro : l'Ineos Grenadier se transforme en Defender Heritage

L’Ineos Grenadier fait encore parler de lui ! Et cette fois, c’est du sérieux. Chelsea Truck Company, ces virtuoses britanniques du tuning qui nous régalent depuis plus de 15 ans, viennent de lâcher leur nouveau programme « Heritage Remastered ». Leur coup de génie ? Ressusciter l’âme des mythiques Land Rover Defender d’antan tout en gardant le côté moderne et robuste du 4×4 d’Ineos. Franchement, l’idée est brillante.

282 chevaux et un look rétro : l'Ineos Grenadier se transforme en Defender Heritage

Le retour triomphal du Grasmere Green

Alors là, on touche au sublime ! Chelsea Truck Company a eu l’audace de récupérer les codes de la série limitée Defender Heritage Edition 2015 – vous savez, celle que tous les collectionneurs s’arrachent aujourd’hui. Et leur pièce maîtresse, c’est de faire revivre ce fameux Grasmere Green qui nous avait tant fait craquer il y a dix ans.

Cette teinte… c’est tout simplement magique. Associée à ce toit blanc qui claque, elle incarnait vraiment l’essence même de Land Rover. Les modifications artisanales sont du grand art : des jantes alliage de 20 pouces qui flirtent avec le néo-rétro, des ailes élargies façonnées à la main comme au bon vieux temps, et des pare-chocs métalliques qui nous ramènent direct dans les années 80-90.

Mais attendez, le clou du spectacle se trouve à l’avant ! Cette calandre Lattice Mesh directement inspirée des Series I de 1948… On frôle la perfection. D’autant qu’elle cache un système d’éclairage LED dernier cri. Malin, non ?

282 chevaux et un look rétro : l'Ineos Grenadier se transforme en Defender Heritage

Quand le rarissime SVX 60th Anniversary renaît de ses cendres

La seconde version me fait littéralement vibrer. Elle rend hommage au légendaire Defender 110 SVX 60th Anniversary Edition de 2008 – une bête ultra-rare produite à seulement 500 exemplaires dans le monde entier ! Aujourd’hui, ces bijoux se négocient entre 80 000 et 120 000 euros. Autant dire qu’ils valent de l’or.

Partant de la Fieldmaster Edition du Grenadier Wagon, cette réinterprétation moderne reprend la sublime livrée Inky Black d’origine. Les finitions Volcanic Satin Silver respectent scrupuleusement les spécifications historiques. Quant à l’habitacle en cuir Old English Tan avec ses surpiqûres matelassées… Pure merveille ! On retrouve instantanément cette atmosphère so British qui fait tout le charme de l’artisanat d’outre-Manche.

282 chevaux et un look rétro : l'Ineos Grenadier se transforme en Defender Heritage

La mécanique BMW intouchée : du sur-mesure intelligent

Ici, Chelsea Truck Company a fait preuve d’une intelligence rare. Plutôt que de bricoler la mécanique, ils ont préservé religieusement l’ensemble technique d’origine. Résultat ? Les moteurs six-cylindres en ligne BMW de 3,0 litres restent dans leur jus, garantissant cette fiabilité et ces performances qu’on leur connaît.

La version noire embarque le moteur essence B58 qui crache 282 chevaux et 450 Nm de couple. Cette mécanique d’exception – qu’on retrouve aussi sur les BMW X5 et Série 3 – travaille main dans la main avec la boîte automatique ZF à huit rapports. La transmission intégrale permanente ? Intacte, évidemment.

Cette approche respectueuse permet aux futurs propriétaires de garder leur garantie constructeur tout en roulant dans une pièce unique. Malin comme stratégie !

Le prix de l’exclusivité : Comptez 79 999 livres sterling (soit environ 93 600 euros), ce qui représente une plus-value de 10 000 livres par rapport au modèle Fieldmaster de base. Certes, ce n’est pas donné, mais cette rareté artisanale vaut largement son pesant d’or quand on connaît la réputation des ateliers de Kahn Design.

Fiche technique détaillée

  • Programme exclusif : Heritage Remastered by Chelsea Truck Company
  • Véhicule de base : Ineos Grenadier Station Wagon Fieldmaster Edition
  • Motorisation : BMW B58 3.0L 6 cylindres essence turbo
  • Puissance maximale : 282 chevaux à 5 500 tr/min
  • Couple maximal : 450 Nm de 1 500 à 4 500 tr/min
  • Transmission : ZF 8HP automatique 8 rapports, traction intégrale permanente
  • Prix de vente : 79 999 £ (93 600 € environ)
  • Plus-value transformation : 10 000 £ (11 700 € environ)
  • Production : Série limitée artisanale

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Waymo face au Sénat américain, entre sécurité et rivalité chinoise

12 février 2026 à 15:12

Waymo défend la sécurité de ses robotaxis devant le Sénat américain et alerte sur la concurrence chinoise dans la course aux véhicules autonomes.

La société américaine Waymo, spécialisée dans la conduite autonome et filiale du groupe Alphabet, est appelée à défendre son bilan de sécurité devant le Comité du commerce du Sénat des États-Unis. Cette audition intervient dans un contexte de surveillance accrue des technologies de véhicules autonomes, après plusieurs incidents impliquant des robotaxis de l’entreprise et l’ouverture d’enquêtes par les autorités fédérales de sécurité routière.

Des enquêtes fédérales qui interrogent la sécurité des robotaxis

Waymo est actuellement sous le regard attentif de deux agences fédérales américaines, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) et le National Transportation Safety Board (NTSB). Ces organismes ont lancé des enquêtes de sécurité à la suite de plusieurs événements signalés sur la voie publique. L’un d’eux concerne un véhicule autonome de Waymo ayant heurté un enfant à proximité d’une école primaire. D’autres incidents portent sur des robotaxis ayant circulé à proximité de bus scolaires à l’arrêt, alors que ceux-ci chargeaient ou déchargeaient des élèves.

Ces situations sensibles soulèvent des questions centrales sur la cohabitation entre systèmes de conduite automatisée, usagers vulnérables et règles spécifiques de la circulation scolaire. Elles alimentent également le débat public sur la maturité technologique des voitures autonomes et sur leur capacité à gérer des environnements complexes, notamment en zones urbaines et résidentielles.

Waymo défend un bilan de sécurité favorable

Dans un témoignage écrit préparé pour l’audience sénatoriale, le directeur de la sécurité de Waymo, Mauricio Pena, affirme que les performances de sécurité de la flotte autonome restent nettement supérieures à celles des conducteurs humains. Selon lui, les véhicules de Waymo ont été impliqués dans « dix fois moins d’accidents graves ou pires » que les automobilistes traditionnels, à kilométrage et conditions équivalents.

Il précise également que les processus et protocoles de sécurité de l’entreprise ont récemment fait l’objet d’un audit indépendant, destiné à évaluer la fiabilité des systèmes embarqués, des logiciels de conduite autonome et des procédures opérationnelles. Cette démarche vise à renforcer la crédibilité de Waymo face aux autorités, aux législateurs et au grand public, alors que la sécurité routière demeure un enjeu majeur dans le déploiement à grande échelle des véhicules sans conducteur.

Une course technologique mondiale dominée par des enjeux géopolitiques

Au-delà des questions de sécurité, Waymo a profité de cette audition pour alerter le Congrès américain sur les enjeux stratégiques liés au développement des véhicules autonomes. L’entreprise appelle à l’adoption d’une législation fédérale destinée à favoriser l’innovation et à accélérer le déploiement de ces technologies sur le territoire américain. Selon Waymo, le leadership des États-Unis dans ce secteur est désormais directement menacé.

La conduite autonome est présentée comme une industrie de plusieurs milliards de dollars, comparable par son importance stratégique à l’aviation ou aux voyages spatiaux. Les États-Unis se trouvent engagés dans une compétition mondiale avec les entreprises chinoises spécialisées dans les systèmes de transport intelligents. Le risque, selon Waymo et d’autres acteurs du secteur automobile, est de voir la Chine imposer ses standards technologiques, ses normes industrielles et son influence sur le marché mondial.

Cette analyse est partagée par Tesla. Dans un témoignage distinct, le vice-président de l’ingénierie des véhicules du constructeur, Lars Moravy, estime que le Congrès doit moderniser un cadre réglementaire jugé trop contraignant. Il affirme que si les États-Unis ne restent pas à la pointe du développement des voitures autonomes, d’autres nations, en particulier la Chine, façonneront l’avenir de cette technologie et deviendront des acteurs dominants de la mobilité du XXIᵉ siècle.

Actuellement, Waymo exploite des services de robotaxi dans plusieurs grandes villes américaines, dont Phoenix, la région de la baie de San Francisco, Los Angeles, Austin, Atlanta et Miami. L’entreprise revendique plus de 200 millions de miles parcourus en mode entièrement autonome sur routes ouvertes et environ 400 000 trajets hebdomadaires. Ces chiffres illustrent l’ampleur du déploiement déjà atteint, tout en soulignant l’importance des débats en cours sur la sécurité, la réglementation et la compétitivité internationale du secteur automobile autonome.

Notre avis, par leblogauto.com

L’audition de Waymo met en lumière la tension croissante entre innovation technologique et exigences de sécurité routière. Les chiffres avancés par l’entreprise témoignent d’un déploiement déjà massif, mais les enquêtes fédérales rappellent que la tolérance au risque reste faible lorsqu’il s’agit de véhicules sans conducteur. Le débat dépasse désormais le cadre technique pour devenir stratégique, avec une dimension industrielle et géopolitique forte. L’évolution du cadre réglementaire américain sera déterminante pour la suite du développement des robotaxis.

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Sur fond d’incertitudes sur l’avenir de la marque, Alpine officialise son retrait du WEC

12 février 2026 à 14:55

Alpine revoit sa stratégie face à des ventes de voitures électriques moins fortes que prévu. Adieu l’endurance et le WEC. La marque concentre ses efforts sur la Formule 1, mais son avenir reste incertain.

Des ventes de voitures de route sous pression

Alpine Cars, marque française de sportives, annonce un ajustement de son plan de développement. La décision intervient alors que le marché des véhicules électriques croît moins rapidement que prévu. Malgré une croissance récente à trois chiffres et une gamme élargie à trois modèles depuis 2024, les résultats commerciaux ne suffisent pas à garantir la pérennité de la marque.

Priorité à la Formule 1, fin du WEC

Pour concentrer ses ressources, Alpine met fin à sa participation au Championnat du Monde d’Endurance FIA (WEC) après la saison 2026. L’attention se porte désormais sur la Formule 1, où la nouvelle Alpine A526 a été présentée à Barcelone le 23 janvier. Le premier Grand Prix de la saison 2026 aura lieu le 8 mars à Melbourne, en Australie. Pour autant, l’écurie Alpine n’utilise plus de moteur développé à Viry-Châtillon. En effet, l’usine d’Enstone (Angleterre) est devenue cliente Mercedes pour la F1 !

La marque précise que, malgré ces ajustements, l’avenir reste incertain et dépendra des résultats commerciaux des modèles de route et de la réussite en compétition.

« (…) nous devons prendre des mesures décisives et claires afin de créer une marque avec un avenir durable »

Philippe Krief, CEO Alpine

Transformation du site de Viry-Châtillon

Le site historique de Viry-Châtillon, rebaptisé Alpine Tech, sera dédié à l’innovation pour Renault Group et Alpine. Des partenariats externes sont recherchés pour tirer parti des équipements et compétences disponibles. Un plan de protection de l’emploi accompagnera les collaborateurs tout au long de la transition.

L’avenir du site francilien semble donc en sursis. D’autant que pas mal de profils sont partis suite à l’annonce de la fin du moteur maison pour la F1.

Une gamme toujours sur 25 marchés

Alpine commercialise actuellement trois modèles : l’Alpine A110, la citadine A290 et le fastback A390, distribués sur 25 marchés via 170 Alpine Stores et un centre expérientiel au Mans.

La marque avait été totalement orientée vers le tout électrique. Un choix fait par d’autres également. Certains en reviennent, d’autres risquent d’y rester corps et biens. En creux, on croit percevoir qu’Alpine cherche un partenaire pour un modèle commun. On se trompe ?

Calendrier sportif 2026

  • Formule 1 : Saison commencée avec l’A526, premier Grand Prix à Melbourne le 8 mars.
  • WEC : Dernière saison en 2026 avec présentation de la livrée A424, première course le 28 mars au Qatar.

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La Chine bannit les poignées de porte escamotables

12 février 2026 à 13:12

La Chine va interdire les poignées de porte dissimulées sur les véhicules électriques pour renforcer la sécurité après plusieurs accidents mortels.

La Chine s’apprête à imposer une nouvelle réglementation de sécurité automobile qui aura un impact direct sur le design de nombreux véhicules électriques. Les autorités chinoises ont annoncé l’interdiction prochaine des poignées de porte escamotables ou dissimulées sur l’ensemble des véhicules électriques commercialisés dans le pays, invoquant des préoccupations majeures en matière de sécurité en cas de collision. Cette décision fait de la Chine le premier pays à adopter une telle mesure, après plusieurs accidents mortels ayant attiré l’attention des régulateurs à l’échelle mondiale.

Une réglementation axée sur la sécurité après collision

Selon les règles publiées lundi par le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information, toutes les voitures vendues en Chine devront être équipées d’un système d’ouverture mécanique, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de chaque porte, à l’exception du coffre. L’objectif affiché est « d’améliorer le niveau de conception de la sécurité automobile », en garantissant que les occupants et les secours puissent ouvrir les portes même en cas de panne électrique consécutive à un accident.

Les nouvelles exigences entreront en vigueur le 1er janvier de l’année prochaine. Elles précisent notamment que chaque véhicule devra disposer d’un espace actionnable à la main d’au moins 6 centimètres par 2 centimètres par 2,5 centimètres pour permettre une ouverture manuelle de la porte. À l’intérieur de l’habitacle, des panneaux explicatifs devront également indiquer clairement aux occupants la méthode d’ouverture mécanique des portes. Cette approche vise à réduire les risques d’enfermement dans des situations d’urgence, en particulier lors de collisions suivies d’un incendie.

Un design populaire mais controversé dans l’automobile électrique

Les poignées de porte affleurantes, intégrées à la carrosserie, ont été popularisées en 2012 avec le lancement de la Tesla Model S. Ce choix de design repose sur l’utilisation de signaux électriques pour actionner le loquet et permet de réduire légèrement la traînée aérodynamique du véhicule, contribuant ainsi à une meilleure efficience énergétique. Depuis, ce type de poignée est devenu courant sur de nombreux modèles de véhicules électriques et hybrides rechargeables à travers le monde.

En Chine, cette solution stylistique est particulièrement répandue. Selon les médias d’État, environ 60 % des 100 véhicules à énergie nouvelle les plus vendus — une catégorie qui inclut les voitures électriques et les modèles hybrides — en sont équipés. La nouvelle réglementation obligera donc de nombreux constructeurs automobiles à revoir en profondeur le design de leurs véhicules, notamment pour les modèles lancés après janvier prochain. Certains véhicules déjà homologués et proches de leur commercialisation bénéficieront toutefois d’une période de grâce de deux ans afin d’adapter leur conception aux nouvelles normes.

Des accidents mortels à l’origine du durcissement des règles

La décision des autorités chinoises intervient après plusieurs accidents graves attribués à l’absence de déverrouillage manuel des portes. Dans ces situations, des pannes de courant consécutives à des collisions ont empêché l’ouverture des portes, piégeant les occupants à l’intérieur des véhicules. Ces événements ont déclenché un examen accru de cette conception par les organismes de sécurité automobile à l’échelle internationale.

Un accident survenu en octobre dans la ville de Chengdu a particulièrement marqué les esprits. Une collision impliquant la berline électrique SU7 du constructeur chinois Xiaomi a empêché les passants d’ouvrir le véhicule à temps pour sauver le conducteur, avant que la voiture ne prenne feu. Hors de Chine, des cas similaires ont également été signalés. Aux États-Unis, Tesla fait face à une action en justice intentée par les parents d’un adolescent décédé lors d’un accident impliquant un Cybertruck en 2024. Selon un rapport de police, le véhicule a percuté un arbre et a pris feu, coupant l’alimentation des portes électriques et empêchant les passagers de s’extraire du véhicule, entraînant la mort de trois d’entre eux.

Cette évolution réglementaire intervient dans un contexte où la Chine s’impose comme le premier marché mondial des véhicules électriques. Les constructeurs chinois, dont les opérations s’étendent de plus en plus à l’international, sont directement concernés par ces nouvelles normes. Des données publiées récemment indiquent d’ailleurs que BYD a vendu davantage de véhicules électriques l’an dernier que Tesla, dépassant pour la première fois le pionnier américain sur une base annuelle.

Notre avis, par leblogauto.com

La décision chinoise marque un tournant important dans l’approche de la sécurité automobile appliquée aux véhicules électriques. En imposant des systèmes d’ouverture mécaniques, les autorités privilégient la sécurité passive au détriment de certains gains aérodynamiques. Cette mesure aura un impact significatif sur le design et les coûts de développement des constructeurs. Elle pourrait également influencer les réglementations d’autres marchés confrontés aux mêmes problématiques de sécurité.

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Waymo s’envole à 126 milliards grâce aux robotaxis

12 février 2026 à 07:12

Waymo atteint une valorisation record de 126 milliards de dollars, portée par un financement massif et l’essor des services de robotaxi.

La société Waymo, spécialisée dans la conduite autonome et filiale du groupe Alphabet, a franchi une nouvelle étape majeure avec l’annonce d’un tour de financement de 16 milliards de dollars. Cette opération valorise désormais l’entreprise à 126 milliards de dollars, soit près de trois fois sa valorisation enregistrée moins de deux ans auparavant. Cette progression spectaculaire illustre l’intérêt croissant des investisseurs pour les technologies de véhicules autonomes et pour le marché émergent des robotaxis, considéré comme l’une des applications les plus prometteuses de l’intelligence artificielle dans le secteur automobile.

Une valorisation en forte hausse portée par les investisseurs

Le dernier tour de table de Waymo a été mené par plusieurs acteurs majeurs du capital-investissement et du capital-risque, parmi lesquels Dragoneer Investment Group, DST Global et Sequoia Capital. D’autres investisseurs de premier plan, comme Mubadala Capital, Andreessen Horowitz et T. Rowe Price, ont également participé à l’opération. Ce soutien financier massif reflète la confiance accordée au modèle économique de Waymo et à sa capacité à transformer la mobilité urbaine grâce à des véhicules autonomes commercialement viables.

À titre de comparaison, lors de son précédent financement externe en 2024, Waymo était évaluée à 45 milliards de dollars. La hausse rapide de sa valorisation souligne l’accélération du secteur des voitures autonomes, dans un contexte où les avancées en intelligence artificielle, en logiciels embarqués et en capteurs automobiles redéfinissent les perspectives du transport sans conducteur.

Waymo, pionnier opérationnel du robotaxi aux États-Unis

Issue du projet de voiture autonome de Google, dont elle a été détachée en 2016, Waymo occupe une position singulière sur le marché américain. L’entreprise est aujourd’hui le seul opérateur aux États-Unis à proposer des services de robotaxi payants sans conducteur de sécurité ni accompagnateur humain à bord des véhicules. Cette avance opérationnelle constitue un avantage stratégique important dans un secteur où la sécurité, la fiabilité des systèmes de conduite autonome et l’acceptation réglementaire restent des enjeux centraux.

Waymo a indiqué avoir fortement accru son activité en 2025. Le volume total de trajets réalisés a été triplé pour atteindre 15 millions de courses sur l’année. À l’échelle hebdomadaire, cela représente environ 400 000 trajets effectués par ses véhicules autonomes. Ces services sont actuellement déployés dans six grandes zones métropolitaines des États-Unis, confirmant une montée en puissance progressive mais significative du modèle du robotaxi dans des environnements urbains complexes.

Cette expansion s’inscrit dans une stratégie visant à démontrer la viabilité commerciale de la conduite autonome, tout en travaillant étroitement avec les autorités locales et les régulateurs. Les entreprises du secteur mettent en avant la sécurité et la collaboration institutionnelle comme des leviers essentiels pour gagner la confiance du public et des décideurs.

Une concurrence qui s’organise autour de la mobilité autonome

Malgré sa position de leader sur le marché américain, Waymo n’évolue pas dans un paysage concurrentiel figé. D’autres acteurs majeurs de l’industrie automobile et technologique intensifient leurs efforts dans le domaine des robotaxis. Tesla, sous l’impulsion d’Elon Musk, a notamment fait de la conduite autonome et des services de robotaxi une priorité stratégique, marquant une inflexion notable par rapport à son positionnement historique centré sur les véhicules électriques grand public.

De son côté, Zoox, la filiale d’Amazon dédiée à la conduite autonome, a également multiplié les initiatives. L’entreprise a proposé des trajets gratuits en robotaxi au public dans des zones emblématiques comme le Las Vegas Strip ainsi que dans certaines parties de San Francisco. Ces expérimentations visent à tester l’acceptation des usagers, à affiner les systèmes de conduite autonome et à préparer une éventuelle commercialisation à plus grande échelle.

Dans ce contexte, la levée de fonds de Waymo apparaît comme un signal fort envoyé au marché. Elle confirme que les investisseurs considèrent désormais les robotaxis non plus comme un concept expérimental, mais comme un segment clé de l’avenir de la mobilité, susceptible de remodeler durablement le paysage du transport automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

La valorisation atteinte par Waymo reflète l’avance opérationnelle réelle de l’entreprise sur le marché des robotaxis. Le volume de trajets déjà réalisés renforce sa crédibilité face à une concurrence encore en phase de déploiement. Toutefois, l’intensification des investissements chez Tesla et Zoox montre que le leadership reste contestable à moyen terme. Le succès durable dépendra autant de la maîtrise technologique que de l’acceptation réglementaire et économique des services de mobilité autonome.

Crédit illustration : Waymo.

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