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Le nouveau Thinkpad T14 Gen 7 est totalement réparable

6 mars 2026 à 16:01

Le Thinkpad T14 Gen 7 et le Thinkpad T16 Gen 5 sont deux nouveaux portables annoncés au MWC 2026. En plus des traditionnelles évolutions techniques, le constructeur s’est fait un point d’honneur d’apporter le plus grand soin à la réparabilité de ces machines.

Thinkpad T14 Gen 7

Thinkpad T14 Gen 7

Le Thinkpad T14 Gen 7 est la nouvelle version d’un des grands classiques du monde professionnel. Un engin acheté en masse par des groupes comme des PME pour sa robustesse et l’ensemble de ses fonctionnalités. C’est également un engin pensé pour être réparé. C’était déjà le cas de la génération précédente, mais ce nouveau modèle atteint des sommets.

Lenovo s’est associé à iFixit pour proposer un engin pensé pour la réparabilité. Il hérite d’un score de 10/10 selon les critères du site de guides et conseils en réparation. Cette nouvelle gamme déployée sous processeurs Intel Core Ultra et AMD Ryzen AI PRO 400 emploie des composants spécifiques pour parvenir à ce résultat.

On retrouve par exemple la fameuse mémoire LPCAMM2 que la marque emploie depuis 2024 et qui permet d’intégrer une belle capacité dans un encombrement minimal avec la possibilité de la faire évoluer. Le reste de la machine est plus classique, son SSD est au format M.2 2280 NVMe par exemple et c’est donc la manière dont est agencé l’engin qui permet de décrocher un si beau score.

Le clavier se retire facilement, par exemple, la coque inférieure se dévisse sans souci. De quoi accéder à l’ensemble des composants classiques avec un tournevis classique. La batterie n’est pas scellée et peut être échangée en un tournemain, sans outil particulier, grâce à un système qui la retient en place de manière simplement mécanique.

Le ventilateur intégré est dissociable du dissipateur et des ailettes sans avoir à tout démonter. Le reste du dispositif peut bien sûr être dévissé et échangé en cas de besoin ou pour le  dépoussièrer.

Mais le point primordial est sans doute le fait que la majorité des ports ne sont pas soudés sur la carte mère. Ils sont connectés avec des systèmes indépendants. Cela permet de pouvoir les changer en cas de besoin très facilement. Quelques vis à retirer pour ôter leur protection et on peut défaire les connecteurs physiques avec un système de port qui rappelle celui d’un SSD M.2. Ce type de port est souvent une cause de pannes importante, tout simplement parce qu’ils sont en première ligne d’accidents classiques. Les jambes qui se prennent dans un câble de recharge, par exemple. Ou la manipulation récurrente d’un port pour connecter plusieurs types d’accessoires. Le fait de pouvoir, en quelques minutes, échanger la prise est une excellente nouvelle, les services en charge pourront les remplacer sans avoir à échanger toute la carte mère. Le coût d’un de ces connecteurs sera sûrement plus acceptable.

Le Thinkpad T14 Gen 7 est un modèle à suivre pour le marché

Ce n’est pas très compliqué à concevoir, un acheteur informatique dans un grand groupe aujourd’hui se pose toujours naturellement la question. Quelle machine acheter pour améliorer son parc. Ici, la réponse est évidente. Si un groupe dispose de quelques dizaines ou centaines d’unités mobiles, un engin comme ce Thinkpad T14 Gen 7 est l’évidence. Il permettra de limiter le temps d’immobilisation en cas de panne, de faire face rapidement aux problèmes les plus courants, de réparer les petits bobos techniques sans passer par la case « retour fournisseur ». Tout cela a du sens économiquement parlant car cela coute cher aux entreprises, même si les machines sont sous garantie.

C’est évidemment un investissement important, ce type d’engin est plus cher qu’une solution classique. Mais suivant les profils d’utilisateurs, le jeu en vaudra sans doute la chandelle. Comment vont répondre les concurrents de Lenovo à cette approche ? Il est possible que cela entraine des modifications chez eux. Si cette décision pousse les groupes à préférer Lenovo à HP ou Dell, ces deux derniers reverront peut-être à leur tour leurs machines sous le même angle. Et cela pourrait être très bénéfique pour tous les autres utilisateurs.

Thinkpad T14 Gen 7

Car les Thinkpad T14 Gen 7 vont rejoindre tôt ou tard les autres modèles pro de la gamme sur le marché de l’occasion. Ils seront alors proposés à plus petit prix avec un matériel tout à fait exploitable. Et, en cas de batterie un peu faible, de port un peu lâche ou de stockage un peu mou, il sera possible de retrouver un engin comme neuf très facilement.

Le nouveau Thinkpad T14 Gen 7 est totalement réparable © MiniMachines.net. 2026

Lenovo Legion Go Fold : un concept impressionnant au MWC

3 mars 2026 à 17:08

Point clé de la Lenovo Legion Go Fold, un écran pliable POLED de 11.6 pouces qui affiche en 2435 x 1712 pixels. Un écran énorme pour une console de jeu mais qui sera parfait pour un usage de canapé.

En déplacement, la Lenovo Legion Go Fold pourrait compter sur la possibilité de plier l’affichage en deux pour retrouver une solution plus mobile en 7.2 pouces de diagonale. La dalle qui affichera une luminosité de 500 nits et un rafraichissement de 165 Hz. Cet affichage posé sur un système de manettes permettra de jouer de manière optimisée.

L’écran pourra également se détacher totalement des périphériques de jeu pour un usage en mode purement tablette dans les deux diagonales. Ou devenir, avec un clavier détachable, un pseudo portable ultramobile.

Lenovo Legion Go Fold

A l’intérieur de cette Lenovo Legion Go Fold, on retrouvera un processeur Core Ultra 7 256V de la galaxie Lunar Lake d’Intel accompagné par ses 32 Go de mémoire vive LPDDR5x-8533 intégrés à un processeur qui restera sagement dans un TDP situé entre 17 et 37 watts. Son circuit graphique Arc 140V devrait lui permettre de piloter cette dalle particulière de manière convaincante. Pas d’infos quant aux spécifications du stockage, on sait qu’il s’agira d’une solution de 1 To au maximum mais sans détails sur ses caractéristiques. 

Lenovo Legion Go Fold

La partie écran/tablette est annoncée comme pesant 638 grammes et le double contrôleur 230 grammes. Le tout atteindra donc 868 grammes au total, ce qui est plutôt correct.

Le Lenovo Legion Go Fold est un concept difficile à commercialiser.

Il s’agit ici d’un pur concept de la part de Lenovo. Les processeurs Intel Lunar Lake ne sont plus vraiment d’actualité, Panther Lake a pris le relais. Et Intel a annoncé qu’il ne souhaitait plus réellement les proposer. C’est surtout le concept même de ce projet qui semble assez éparpillé. Le prix d’un tel objet devrait être fort élevé. L’équipement interne, la dalle pliante et l’accessoire de jeu, le tout combiné, on imagine un tarif fort important pour l’ensemble. Est-ce qu’un tel objet trouverait concrètement son public ? Je n’en suis pas certain. Le budget serait sûrement difficile à accepter et la proposition resterait en dessous des attentes d’un joueur PC pour ce type d’investissement.

Difficile de savoir si cette Lenovo Legion Go Fold trouvera un jour les rayons, mais si c’est le cas, ce sera vraiment plus un produit de parade qu’un best-seller.

source : Lenovo

Lenovo Legion Go Fold : un concept impressionnant au MWC © MiniMachines.net. 2026

Lenovo Legion Tab : une tablette 8.8″ orientée vers le jeu

3 mars 2026 à 07:07

La Lenovo Legion Tab est une très belle tablette de 8.8″ de diagonale qui affiche en 3040 x 1904 pixels grâce à une dalle IPS. Elle proposera un rafraîchissement de 165 Hz atteignant 600 nits de luminosité. Elle sera propulsée par une puce Qualcomm Snapdragon 8 Elite Gen 5 refroidie par un système de Vapor Chamber. De quoi faire tourner beaucoup de choses dans un format assez sympathique sous son Android 16..

Legion Tab

L’écran juste sous les 9 pouces ne donne pas encore ses dimensions mais ne pèsera que 360 grammes. Elle embarquera jusqu’à 16 Go de mémoire vive LPDDR5x-10667 et 512 Go de stockage en UFS 4.1. Avec cet équipement, la Legion Tab proposera une batterie de 9000 mAh et deux ports USB Type-C, un de chaque côté. Un détail à applaudir puisque cela évite la traditionnelle séance de retournement de tablette pour la recharger « du bon côté ». C’est une évolution d’un concept de tablette 8″ que le constructeur déploie depuis 2021.

Aucune mention d’un lecteur de cartes MicroSDXC ni de module 5G à bord pour le moment. On retrouvera une caméra de 50 Mégapixels au dos, accompagnée par un petit logo « LEGION » illuminé de LEDs RGB.

La Lenovo Legion Tab, une tablette Android au prix fort

Ticket d’entrée de ce joujou sous Android ? 799€. Pour ce tarif, ce ne sera pas la version 16/512 Go mais un modèle un peu moins bien équipé avec 12 Go de mémoire et 256 Go de stockage. Sans aucune option OLED ou AMOLED. Pas de clavier ni de stylet non plus. Pas de mention de 5G. Pas de traces d’une extension possible du stockage via une carte mémoire. Non, un modèle certes puissant mais probablement pas plus que les concurrentes du marché. Cela va être délicat pour ce modèle, même si tout le monde sent bien la montée des prix de la mémoire et du stockage, il sera difficile de faire passer la pilule d’un pareil investissement. 

Cette Legion Tab 5e Gen est déjà présente sur le site de Lenovo France : A 799€ en version 12/256Go. Sa disponibilité est attendue entre le 7 et le 9 avril.

Lenovo Legion Tab : une tablette 8.8″ orientée vers le jeu © MiniMachines.net. 2026

Lenovo AI Work Companion, un concept de dock avec écran

2 mars 2026 à 17:57

Le Lenovo AI Work Companion est présenté au MWC 2026 comme un concept qui pourrait être commercialisé à l’avenir. Je ne sais jamais sur quel pied danser avec ce type de produit. Principalement parce que je ne connais pas le prix de l’appareil mais aussi parce qu’il pourrait s’agir d’une nouvelle boite de Pandore. 

Le Lenovo AI Work Companion est un dock, un produit assez complet d’ailleurs puisque dans son dos on retrouve tout l’attirail classique de ce type d’appareil : USB Type-C avec charge 100W, Ethernet, double sortie HDMI, ports USB… Sur le côté, un jack et des ports USB supplémentaires. Comme souvent, on peut utiliser cet engin pour étendre les possibilités d’un ordinateur portable en mode sédentaire tout en le rechargeant.

Sur la partie supérieure de l’objet, un bouton programmable à sa convenance et une molette qui pourra piloter l’usage de votre choix. On pense à des modes variés pour les deux éléments. Un système pour lancer une application, couper le son de son micro ou sa caméra. Un outil pour lancer un mode « ne pas déranger » ou autre. Pour la molette, les usages iront de la gestion du son à la navigation. La partie arrière laisse penser que l’engin pourrait également embarquer des enceintes, même si rien n’a été confirmé à ce niveau.

AI Work Companion

Sur la partie avant, on retrouve un écran d’une diagonale non détaillée qui va faire l’autre partie du boulot de ce gadget. La partie IA. Car le vrai « plus » du produit mis en avant par la marque est bien ici. Le Lenovo AI Work Companion est pensé pour vous épauler dans votre travail. Outre sa fonction horloge, l’appareil permet d’accéder à votre planning et de vous organiser.

Des fonctions de raccourcis sont proposées avec des icônes pour des tâches classiques comme le lancement d’applications, du copier-coller, le lancement ou la mise en pause de médias. Lenovo indique que l’objet pourra aussi vous alerter sur les différentes entrées de votre planning et même vous prémunir d’un excès de travail en signalant le bon moment de faire des pauses. Certains des écrans indiquent le détail des charges délivrées par les différents connecteurs ainsi que l’état de la batterie de votre portable, par exemple si elle est en cours de charge.

Tout cela sera hautement configurable et semble parfait pour entrer dans le flux actuel de la mode d’une destruction systématique de toute entrave entre votre travail et l’IA. Cela suppose donc l’installation d’un outil logiciel sur votre machine pour remonter vers le dock les informations nécessaires. Une ouverture de votre planning, de vos emails, de ce qui circule dans vos copiés-collés et même de vos entrées d’IA. 

Le Lenovo AI Work Companion plonge dans votre vie privée

C’est peut-être cela qui semble le plus étrange avec ce type d’outil. Le Lenovo AI Work Companion se pose comme un gadget qui va accompagner votre travail alors que vous avez énormément de réunions et de vidéoconférences, un moyen de traiter vos tâches pour mieux vous organiser. Mais c’est également une solution qui force à enlever toute barrière entre votre travail et l’analyse d’une IA. 

Extrait de la présentation de l'AI Work Companion

Extrait de la présentation de l’AI Work Companion

Rien n’est spécifié par Lenovo sur ce poste, mais l’icône visible sur l’écran ne laisse pas trop de doute sur la présence d’un outil signé OpenAI comme ChatGPT. Un outil à qui on confierait les clés de son travail en permanence. Ce qui ne parait pas réellement coïncider avec les règles de sécurité d’une grande entreprise. On imagine mal un grand groupe accepter ce type de gadget si l’ensemble de la proposition est fondé sur une décision et une analyse de ChatGPT. Même pour un particulier ou une petite structure, cette idée d’avoir un carnet de contacts et un agenda scrutés en permanence par une entité tierce n’est pas rassurante.

Encore à l’état de concept, ce type de produit est encore sur le fil du rasoir. Il sera probablement applaudi par les plus euphorique de l’IA. Ceux qui conservent un réflexe de protection de leur vie privée auront vite fait de se poser la question des possibilités d’analyse de ce que l’on pourra considérer comme un cheval de Troie rêvé par tous les services secrets du monde. Un mouchard potentiel installé volontairement sur son bureau, à peine caché par les gentils sourires d’une interface malicieuse.

Si cette interface existait comme une application dans une fenêtre permanente sur son écran, beaucoup de monde tirerait la sonnette d’alarme en ayant peur pour ses données. Mais le fait de l’habiller dans un gadget design rigolo à poser sur son bureau semble faire oublier toute la dangerosité d’un tel objet.

Lenovo AI Work Companion, un concept de dock avec écran © MiniMachines.net. 2026

Lenovo Tab Plus Gen 2 : la tablette fera aussi Boombox

27 février 2026 à 19:33

La Lenovo Tab Plus Gen 2 est une tablette Android de 12.1″ qui fait immédiatement penser aux Yoga Tab dans leur approche. Un engin avec beaucoup de bonnes idées et une approche multimédia.

Lenovo Tab Plus Gen 2

Lenovo Tab Plus Gen 2

La Lenovo Tab Plus Gen 2 propose une dalle 2.5K en face et… un énorme haut-parleur signé JBL dans son dos. Autour de ce haut-parleur, un anneau qui va servir autant à suspendre la tablette que de béquille pour la poser sur une table. On pourra donc savourer un film en laissant le bel écran devant soi. Écouter de la musique ou suspendre l’objet au dos d’un siège en voiture pour que les passagers puissent arrêter de demander quand on arrive.

Lenovo Tab Plus Gen 2

Autour de ce Woofer à l’arrière, on retrouve pas moins de quatre plus petits haut-parleurs sur les côtés, un port USB type-C et probablement un lecteur de cartes MicroSDXC. Une webcam est visible au dos comme en façade.

Pour le moment, la tablette n’a pas encore d’existence officielle, comme chaque année, c’est une fuite en provenance des «  » »fameux » » » IF Design Awards qui nous vend la mèche. Repérée par Liliûtong, on découvre donc des clichés de cette solution mais peu d’informations techniques sur ses entrailles.

La Lenovo Tab Plus Gen 2 dans la droite ligne des Yoga Tab

J’ignore si vous vous souvenez des Yoga Tab mais elles ont été la raison pour laquelle j’ai totalement arrêté d’acheter des tablettes Android. J’ai adoré ces tablettes. Elles proposaient les mêmes usages que cette nouvelle version. Une béquille au dos avec un trou pour suspendre l’écran. Un système de haut-parleurs en façade très performant et une approche simple mais efficace. J’ai trouvé le concept absolument génial. La barre plus épaisse permettant en plus une excellente prise en main.

Le problème, c’est que ces modèles, sortis il y a 12 ans maintenant, n’ont pas eu droit à une durée de vie logicielle respectable. Elles n’ont eu droit qu’à quelques mises à jour techniques d’Android avant de devenir obsolètes. Cet « abandon » du constructeur n’est pas une légende, la marque a elle-même reconnu avoir fait peu d’efforts de ce côté. En 2022 pour la sortie de la Lenovo Tab M10 Plus, le constructeur a promis de mieux assurer les mises à jour de ses produits Android dans le futur.

J’adorerais me laisser convaincre pour cette nouvelle Lenovo Tab Plus Gen 2 mais je n’ai pas envie de me retrouver avec un produit logiciellement hors service dans 24 mois. Chat échaudé…

Lenovo Tab Plus Gen 2 : la tablette fera aussi Boombox © MiniMachines.net. 2026

Les AMD Z1 Extreme des premières Consoles PC en retraite anticipée

26 février 2026 à 11:52

Pas démentie, l’information d’un arrêt du support des mises à jour pour le processeur AMD Ryzen Z1 Extreme semble se confirmer. L’histoire est assez classique et nous rappelle une problématique que rencontre typiquement ce genre de machine. 

Le Ryzen Z1 Extreme est un processeur développé sur mesure pour un micromarché alors naissant, celui des Consoles PC. C’est une puce qui est née très vite. La demande des clients d’AMD était claire, il fallait obtenir un produit concurrent de ce que Valve proposait avec son Steam Deck. AMD ne pouvant pas fournir la même puce que celle codéveloppée avec Valve pour des raisons de droits, a cherché une solution alternative.

Ryzen Z1 Extreme

Ryzen Z1 Extreme

Lenovo et Asus ont donc hérité pour leurs consoles d’un processeur AMD Ryzen Z1 Extreme. Il s’agit d’une puce construite sur architecture Zen 4 avec 8 cœurs et 16 Threads et des fréquences allant de 3.3 à 5.1 GHz pour 24 Mo de cache. Son circuit graphique est un RDNA 3 composé de 12 Compute Units. Un processeur très impressionnant compte tenu de son enveloppe thermique. Le TDP de la puce varie en effet de 9 à 30 watts avec un point de travail classique de 15 watts. C’est fort peu au regard des capacités développées.

Toute la magie de cette puce vient de ses résultats en jeu sous Windows. C’était là l’objectif des fabricants de ConsolesPC, pouvoir se frotter aux titres alors en vogue. Dès la sortie de sa console en 2023, Asus mettait en avant un processeur capable de faire tourner Cyberpunk 2077, Battlefield 2042, NBA 2K3, FIFA 23, Monster Hunter Rise, Street Fighter V et Hogwarts Legacy. Des jeux qui envoient des gros pixels pas faciles à encaisser et que la petite machine arrive pourtant à piloter correctement.

Z1 Extreme

Cette sortie de puce raccélérée a ouvert un nouveau relais de croissance pour AMD qui n’a pas fermé son bureau de développement une fois la Z1 Extreme sortie. Non, voyant l’engouement pour ce nouveau format ainsi que les chiffres exacts des ventes de Valve puisqu’AMD lui fournit ses puces, la marque a immédiatement lancé des développements à plus long terme. C’est ainsi que les Ryzen Z2 sont ainsi annoncés en septembre 2024, 17 mois après la sortie des consoles Z1 Extreme. La puce de seconde génération est officialisée en janvier 2025. Les consoles PC de seconde génération chez Asus et Lenovo sortent équipées de ces secondes puces en juin 2025.

Comme toutes les solutions de ce type, les machines à orientation « gaming » pure et dure, l’annonce d’un nouveau processeur sonne comme un couperet sur les ventes. Dès les premières rumeurs d’un processeur Z2 le Z1 parait dépassé. Les ventes des consoles de première génération chutent et si les marques lancent des campagnes de pub et des baisses de prix pour freiner l’érosion de leurs ventes, une bonne part du public attend désormais la seconde génération. Les antennes locales des fabricants arrêtent de commander des consoles en masse et laissent doucement leur stock s’écouler.

Résultat, ce qui était le projet phare d’une marque quelques mois auparavant, parce que bon pour son image, se dirige progressivement vers une voie de garage. Les ingénieurs en charge de l’optimisation des consoles de première génération sous Z1 Extreme se retrouvent à plancher sur la seconde génération sous puces Z2. AMD lui-même, voyant son carnet de commandes diminuer d’un côté, cesse peu à peu tout développement supplémentaire pour se concentrer sur l’avenir. Pour ces puces de première génération, c’est une voie sans issue. AMD sait qu’il n’y aura pas un second marché pour ces appareils jugés trop niche. Les seuls qui pouvaient s’y intéresser, les petites marques innovantes asiatiques, ont fait un autre calcul. Celui du haut, très haut de gamme, avec des puces de portables classiques. Vendre du Z1 serait trop compliqué d’un point de vue marketing et n’aurait de sens qu’avec une distribution mondiale très large. Chose que ne peuvent pas assumer les plus petites marques.

Résultat, deux ans à peine après la sortie de la puce AMD Z1 et des consoles équipées de celle-ci, les ressources allouées au développement de nouveaux pilotes ont fondu comme neige au soleil. Lenovo aurait confirmé qu’aucune mise à jour de la Lenovo Legion Go sous Z1 Extreme ne serait prévue alors que les pilotes des Asus ROG Ally n’ont pas eu de renouvellement depuis des mois. Un état des lieux peu surprenant si on regarde l’historique de ces processeurs et la probable faiblesse de leurs ventes.

Lenovo Legion Go sous Z1 Extreme

Lenovo Legion Go sous Z1 Extreme

Plus de mise à jour des Ryzen Z1 Extreme ? Un vrai problème ?

On se doute qu’en cas de faille découverte sur les puces, AMD et les marques réagiraient en proposant une simple mise à jour technique. Comme cela a été le cas par le passé lors de la découverte de ZenBleed, Chimera, Ryzenfall et Masterkey. Un patch permettant de colmater une éventuelle brèche serait publié par AMD et répercuté par les marques pour leurs appareils. Pour le reste, il est probable que les pilotes actuels tirent déjà le maximum des performances de ces puces. Une mise à jour de chaque console visera sans doute à régler des problèmes mineurs liés à son interface particulière ou à des soucis de gestion de jeux. Mais on imagine assez mal qu’un nouveau BIOS change drastiquement les performances du produit. 

Evidemment si un nouveau jeu sort, on peut s’attendre à ce qu’on optimise les performances d’une puce avec un nouveau patch pour le prendre en charge. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’une console PC n’est pas pensée de la même manière qu’un ordinateur classique. Sur un PC portable ou une machine de bureau, les marges de manœuvre sont beaucoup plus larges. On peut jouer sur les fréquences, la chauffe, des réglages précis des différents éléments pour améliorer les résultats. Mais sur une console ces paramètres sont très étroits et… déjà pilotés. Toutes les consoles PC sous Windows sont livrées avec une suite d’outils destinés à améliorer les performances de chaque jeu en jouant sur différents réglages.

Des outils qui permettent d’adapter la vitesse des puces, celle des ventilateurs, de limiter le nombre d’images par seconde et d’enregistrer ces réglages pour chaque jeu dans une bibliothèque de profils. C’est-à-dire ce que proposent réellement les mises à jour des pilotes quand un nouveau jeu sort.

La croyance d’un véritable bond de performances sur un processeur Z1 Extreme enfermé dans un format aussi contraint par la simple mise à jour de pilotes est assez illusoire. En réalité, il est fort probable que les équipes conjointes des fabricants de consoles et d’AMD aient déjà épuisé toutes les ressources disponibles de ces processeurs. Une éventuelle mise à jour ne fera plus de miracle et un jeu tournant à 30 images par seconde ne pourra jamais basculer à 60 par l’optimisation d’un pilote graphique.

Asus ROG Ally sous  Z1 Extreme et grenadine

Asus ROG Ally sous Z1 Extreme et grenadine

La morale de cette histoire : les consoles PC ne sont ni des consoles, ni des PC.

Il y a là, à mon avis, une bonne leçon à retenir. Le grand public a tendance à regarder un objet sous ses facettes les plus avantageuses. Quand certains ont découvert les Consoles PC ils se sont dit qu’ils auraient à la fois la puissance et le catalogue de jeux d’un PC et la durée de vie et de mises à jour des consoles. 

Les industriels que sont Sony, Nintendo et Microsoft voient leurs produits consoles dans un temps plus long et avec des volumes de ventes sans commune mesure avec ceux de ces appareils particuliers chez Lenovo et Asus. Non seulement les consoles classiques se vendent par millions, mais elles rapportent des sommes colossales via la distribution de jeux. Assurer un excellent suivi technique de ces jeux en proposant des mises à jour est donc capital. Le suivi technique des jeux dans le temps long n’a jamais été une priorité des fabricants de PC. C’est au contraire l’obsolescence du matériel qui assure une rente aux marques de PC de jeu. Elles savent que les machines vendues aux joueurs ne peuvent pas tenir la route au vu des exceptionnelles capacités de beaucoup de studios à sous-optimiser leurs jeux.

Il est normal que des engins aussi contraints que des consoles PC ne suivent pas le rythme.

Steam Deck

A ce propos, la voie suivie par Valve est intéressante

Le profil du Steam Deck est tout autre. Valve n’a pas choisi de communiquer spécifiquement sur les performances de ses consoles. Elle  a assuré un certain niveau de calcul et a indiqué les jeux qui seraient exécutables sur la machine. Sans chercher à mettre en avant un nombre d’images par seconde ou de puissance spécifique. Non, le Steam Deck a choisi de valider des jeux compatibles dans son catalogue. Procédant pas à pas à un listing de titres qui devenaient jouables sur SteamOS.

D’un point de vue technique, cela ne change rien. Les joueurs n’ont pas plus de performances en réserve avec cette approche. Ce qui est modifié, c’est l’appétit des joueurs. Appétit qui s’est déplacé d’un focus sur l’attente de quelques images par seconde supplémentaires impossibles à atteindre vers la validation de jeux présents dans son catalogue par le système. Évidemment, c’est beaucoup plus gratifiant de voir que des jeux présents dans sa collection sont désormais jouables que de constater un gain de quelques pouillèmes de performances au prix d’une augmentation de la chauffe de son appareil et une baisse de son autonomie.

Cela me rappelle d’ailleurs un autre « scandale » passé. Lorsqu’en 2023 la presse spécialisée s’émouvait du fait que le Steam Deck ne serait pas compatible avec les jeux du futur. Un détail qui aurait échappé à tous les possesseurs de la console. Outre le fait que même la machine la plus puissante de l’époque n’était pas spécialement « futur proof » puisque le futur n’a évidemment pas de fin. L’objectif du Steam Deck n’était évidemment déjà pas d’assurer que leur matériel pourrait faire tourner les jeux Triple A sortis 10 ans plus tard. C’était de pouvoir faire tourner les jeux sortis 10 ans plus tôt. Une approche qui collait parfaitement avec un autre profil, plus vaste, que celui des joueurs. Un profil d’adulte au sens large comme d’enfants.

Comme je l’écrivais lors du premier anniversaire de la sortie de la console Steam Deck en 2022, le futur choisi par Valve n’est pas celui d’un PC ordinaire. Et on découvre en 2026 avec la fin du support des pilotes de ses concurrents, que cette voie avait finalement plus de sens qu’une course à la performance brute. 

Steam Deck : l’avenir rafraichissant proposé par Valve

Les AMD Z1 Extreme des premières Consoles PC en retraite anticipée © MiniMachines.net. 2026

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