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ONEXStation : un clone de MiniPC Strix Halo (avec des LEDs)

13 avril 2026 à 16:12

La ONEXStation débarque comme une formule de minimachine prête à l’emploi sur un marché qui s’est largement compliqué pour les différents acteurs du monde des consoles PC dont fait partie One Neetbook. Sa console de jeu OneXplayer X1 PRO spis Ryzen AI 9 HX 370 est désormais à 1399$ en 32 Go / 1 To. Une somme difficile a envisager en ce moment pour une solution de jeu limitée.

ONEXStation

La ONEXStation

La ONEXStation est un grand classique des MiniPC sous AMD Ryzen AI Max+ 395. Et pour cause, il emploie encore et toujours une carte mère générique basée sur un design proposé par AMD lui-même. On a retrouvé cette carte dans de multiples solutions allant du Corsair AI Workstation 300 au Colorful SMART 900. En passant par les FEVM FA-EX9, AOKZOE et PELADN Y01 pour ne pas tous les citer. À chaque fois ces solutions proposent le même agencement de ports avec parfois de petites nuances cosmétiques qui consistent en un déplacement de bouton. La raison de cette reprise est assez simple, elle correspond à une implantation efficace de la carte mère, peu chère à mettre en place et suffisamment performante pour se déployer pour de multiples usages. 

Pour se différencier, One Netbook a donc juste ajouté un bandeau de LEDs RGB autour de la face avant de la machine en plus de LEDs derrière les boutons. Un aspect « gaming » qui ne va pas forcément coller au tarif de l’engin puisque la solution AMD avec 128 Go de LPDDR5 est proposée à 2999$ HT. Un tarif qui l’oriente, comme toutes les autres solutions de ce genre, sur un segment d’IA personnelle. IA tirant partie du duo d’un circuit graphique pouvant tirer largement partie de la mémoire embarquée.

Le tout entre donc dans un châssis de 19.3 cm de haut pour 18.6 cm de profondeur et 6.2 cm de large qui abrite deux ports M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x4, un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 et une solution de ventilation double s’affairant à maintenir la puce interne à bonne température avec l’aide d’un dissipateur en aluminium et de trois caloducs en cuivre. Un troisième ventilateur prendra en charge la dissipation de la chaleur des autres composants mémoire et stockage. Cela permettra de faire tourner la ONEXStation de 55 à 120 watts suivant le niveau de performances espéré. Pour manipuler ces fréquences, on pourra utiliser le bouton dédié en façade pour passer de l’une à l’autre.

La connectique est, sans surprise, identique à celle des autres machines du genre. De haut en bas en façade, un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 3.2 Type-A, un USB4, un lecteur de cartes SDXC 4.0 UHS-II et les deux boutons de démarrage et de mode Turbo. A l’arrière, un Jack d’alimentation pour le bloc de 240W livré, un second Jack audio, un Ethernet Gigabit, un USB 3.2 Type-A, un USB4, un DisplayPort, un HDMI et deux USB 2.0 Type-A.

La ONEXStation débarque dans un marché sinistré

Comme d’habitude, ce MiniPC particulier ne sera pas une solution grand public. Les constructeurs comme One Netbook sont embourbés dans la crise de la mémoire vive. Leurs consoles portables sont de moins en moins séduisantes au fur et à mesure que les prix montent. Il serait possible de proposer des solutions Strix Halo avec des puces moins puissantes que le Ryzen AI Max+ 395 comme les AI Max+ 392 et 388.

Tout  comme il serait envisageable de le présenter avec moins de mémoire vive. Malheureusement, ce serait tout aussi invendable avec des tarifs franchement trop hauts pour séduire les particuliers en ce moment. Reste cette « formule magique » où tous les potards sont poussés à fond. Elle est très chère mais vise peut-être un public plus à même de se laisser faire. Ceux à la recherche d’une IA locale semblent avoir les moyens de cette dépense. La preuve, cela se vend pas si mal, paraît-il.

ONEXStation : un clone de MiniPC Strix Halo (avec des LEDs) © MiniMachines.net. 2026

La carte graphique 9070 XT d’AMD est à un prix imbattable sur ce site

12 avril 2026 à 15:14

[Deal du jour] Vous aviez prévu de vous faire une configuration gaming aux petits oignons pour les prochaines grosses sorties ? On a trouvé la carte graphique qu'il vous faut avec cette promo.

Thermalright AI HydroNous R1 : un futur MiniPC AMD Ryzen AI Max+ 395 watercoolé

10 avril 2026 à 10:14

Thermalright est un fabricant de solutions de refroidissement et de boîtiers qui s’est récemment intéressé au marché des MiniPC. Son HydroNous R1 se positionne sur le secteur des minimachines capables de piloter des IA en local avec l’emploi d’un processeur AMD « Strix Halo » Ryzen AI Max+ 395 entouré de beaucoup de mémoire vive.

Thermalright AI HydroNous R1

Thermalright AI HydroNous R1

Une solution déjà employée par beaucoup de concurrents mais qui serait ici déployée sur un format original. Le Thermalright AI HydroNous R1 propose, en effet, un format de 2.6 litres dans une sorte de mini-tour qui présente un petit écran de contrôle de 4.6 pouces en façade. Cet affichage permettra de suivre les « constantes » du PC en interne avec des relevés de températures et la ribambelle d’informations classiques comme l’occupation du processeur, de la mémoire vive et autres.

La puce AMD profiterait au passage d’un système de refroidissement à eau propre à la marque avec des ventilateurs de 18 cm positionnés sur le côté pour permettre un échange plus efficace de chaleur. L’objectif du constructeur étant de tirer le maximum des capacités de la puce Ryzen AI Max+ 395, celle-ci fonctionnerait au maximum de son TDP. Soit 176 watts, 56 watts de plus que son TDP standard de 120 watts. Une différence importante de dégagement de chaleur qui serait gérée par le dispositif interne.

Un HydroNous R1 refroidit à l’eau, mais pas forcément discret

Thermalright ne précise pas quelle nuisance sonore son HydroNous R1 proposera. J’imagine que ce n’est pas ici la question et que l’emploi d’une solution de refroidissement à eau ne vise pas à améliorer la tranquillité de l’utilisateur mais plutôt à pousser les performances au maximum. La petite tour sera sûrement intégrée dans une salle dédiée pour piloter une IA locale et pas forcément posée sur un coin de bureau.

Pour le reste, cela devrait être une machine très haut de gamme. Distribuée avec 128 Go de mémoire LPDDR5x, 2 To de SSD NVMe PCIe en M.2 2280, un Ethernet  10 Gigabit et de l’USB4, elle semble parée pour des usages très orientés IA. Le prix annoncé est de 23 990 yuans soit 3000 € sur le marché local chinois et évidemment hors taxes. Pas un engin des plus accessibles et probablement une belle opération publicitaire pour le fabricant de solutions de refroidissement. Je doute que ce type de solution perce vraiment au-delà des frontières du pays. 

Sources : Wccftech et ITHome

Thermalright AI HydroNous R1 : un futur MiniPC AMD Ryzen AI Max+ 395 watercoolé © MiniMachines.net. 2026

AMD et Intel font durer la DDR4 pour contrer la pénurie

8 avril 2026 à 10:37

Le prix de la mémoire explose, la DDR5 est au plus haut, la DDR4 lui a emboîté le pas. Gros point fort pour cette dernière. Elle est massivement déjà en place sur la grande majorité des PC. Pour faire face à la crise actuelle, les deux géants que sont AMD et Intel n’ont pas beaucoup de solutions. Une d’entre elles est de ne pas tout changer.

Une barrette de DDR4 DIMM

Et ne pas changer choque en informatique. Tout le monde a été biberonné par un discours de mise à jour technique et d’obsolescence permanente. Les constructeurs comme les fondeurs de puces ont tous fait de la rythmique cadencée et annuelle de leurs produits un tempo à suivre pour rester au meilleur niveau. Reste que derrière ces annonces de gain de productivité et d’efficacité permanentes, les usages réels n’ont pas forcément progressé partout. Dans le monde de l’entreprise par exemple, certains réflexes d’évolution sont plus comptables que techniques. On change parce que c’est le bon moment, parce que tout est amorti, parce que les concurrents ont changé ou par peur de ne plus être à la page. Mais derrière, on ouvrira la même suite bureautique et on enverra les mêmes mails sans tirer beaucoup plus de mémoire ou de puissance du processeur.

Intel et AMD le savent, ils ont donc bien compris qu’il était possible de faire durer leurs gammes avec un peu de cosmétique pour répondre à des besoins d’entreprise. Le programme pour 2026 semble donc se confirmer avec le retour de certaines générations de puces.

Chez Intel par exemple, on va retrouver des puces Core de 14ème génération. Des modèles « Raptor Lake Refresh » qui vont faire un tour de piste supplémentaire sur leur plateforme LGA1700. Le fondeur a confirmé la poursuite de leur production en parallèle des nouvelles puces Panther Lake. L’info vient de Robert Hallock, un des vice-présidents et le directeur général du marketing technique client chez Intel. 

La raison est assez simple, les puces sont tout à fait suffisantes pour piloter un ordinateur classique en 2026. Si certains usages vont aller chercher un rendement le plus efficace possible, énormément d’autres utilisateurs n’effleurent qu’à peine les capacités de calcul de ces processeurs. Qu’il s’agisse de particuliers ou de professionnels, une grande majorité des processeurs en 2026 ne sont pas exploités à leur plein potentiel. 

Les avantages de ces processeurs Raptor Lake Refresh pour Intel comme pour les clients. D’abord ils sont gravés en Intel 7 ce qui ne les fait  pas entrer en concurrence frontale avec les lignes de production 18A. Les deux gammes peuvent être produites en parallèle. Les puces Arrow Lake-S, de nouvelle génération, profitent de cœurs toujours produits par TSMC mais dans un agglomérat de tuiles assemblées ensuite par Intel. Rien qui ne va empêcher leur production. Au contraire, cela permet de rentabiliser à plein les lignes Intel 7 pendant cette période compliquée.

Cela permet également de profiter de deux éléments techniques importants. Raptor Lake Refresh est à la fois monté sur un socket LGA1700 mais il est également capable de prendre en charge la mémoire DDR4 comme la DDR5. Pour Intel, c’est une aubaine en ce moment. Qu’il s’agisse d’assembleurs ou de clients finaux, conserver cette plateforme signifie pouvoir faire évoluer des millions de PC d’une puce à l’autre sans avoir à tout changer. Cela permet également de faire durer des bases techniques plus longtemps : cartes mères, systèmes de refroidissement et même alimentations ajustées au maximum pour des machines de grandes marques internationales. 

Le maintien de la mémoire DDR4 va également permettre d’alléger la note en cas de transition. Un contact qui gère une société de recyclage de machines d’entreprises, dont le travail consiste à proposer des certificats de destruction de données pour les flottes de PC d’entreprise d’un côté et la revalorisation de ces machines auprès d’un nouveau public de l’autre, me confiait que le marché avait bien changé ces derniers mois. Moins de machines disponibles, des engins en moins bon état et surtout… plus de mémoire vive à bord. Toutes les barrettes de RAM étaient désormais conservées par les entreprises alors qu’elles étaient laissées en place auparavant.  Non seulement la source se tarit, mais les machines qui lui parviennent ne sont plus aussi facilement recyclables.

Et on comprend que pour une entreprise avec un service informatique qui peut recycler la mémoire vive de ses postes, la dépense technique peut être beaucoup plus basse avec un processeur Raptor Lake Refresh. On pourra éventuellement juste changer la puce, mais si l’achat d’un poste neuf est obligatoire, il pourra être choisi sans mémoire vive en recyclant simplement celle existante. Même en ne considérant que l’achat d’un PC neuf, la DDR4 reste beaucoup plus disponible et moins chère que la DDR5 actuellement.

Et M Hallock de préciser que les fabricants de cartes mères allaient proposer des plateformes originales, capables de prendre en charge à la fois de la DDR4 et de la DDR5. ASRock serait déjà sur les rangs et d’autres devraient suivre2. Dans tous les cas, l’usage d’un Raptor Lake Refresh avec de la DDR4 ne changera pas grand-chose pour un utilisateur lambda. Même pour un utilisateur expert, à vrai dire. La majorité des usages ne sera pas si différente d’une machine à l’autre à l’œil nu. Si les logiciels de benchmarks attesteront bien d’une différence insupportable à certains, il leur sera toujours possible de dépenser les sommes nécessaires pour réunir le meilleur de chaque composant.

Au vu du contexte actuel, je doute que tout le monde ait envie de changer un PC acheté au début 2025 avec 32 Go de DDR4 pour une bouchée de pain pour un modèle similaire avec 32 Go de DDR5 pour un énorme morceau de brioche.

Sans concession jusqu'à ce que la mémoire vive disparaisse.…

Chez AMD, même combat pour le maintien de la DDR4

On avait vu un premier recul dans la course au « toujours plus » il y a quelque temps. AMD avait en janvier commencé par dire que finalement, employer de la mémoire vive en DDR5-4800 par rapport à de la mémoire vive DDR5-6000 ce n’était pas si grave. Que les gains étaient en dessous de 2% sur la totalité des scénarios en jeu. Un changement de discours qui apparaissait alors que les prix des mémoires les plus performantes s’envolaient à toute vitesse.

AMD annonce désormais qu’il va faire jouer les prolongations à sa plateforme AM4. Une vétérante du monde PC, ce qui n’est pas un défaut. AM4 est sortie en 2016 et fête donc son dixième anniversaire. Elle a connu les microarchitectures du renouveau de la marque : Zen, Zen+, Zen2 et Zen3. Ce socket est ultra rentabilisé et profite d’un énorme parc installé même si tous les chipsets ne seront pas forcément compatibles avec les dernières puces déployées. 

Pour AMD la transition repose sur une stratégie de rafraîchissement de ses gammes avec des puces mises à jour en ajoutant de la mémoire à bord des processeurs. La fameuse technologie 3D V-Cache. Les puces sont boostées avec plus de cette mémoire cache ajoutée littéralement par-dessus la puce. Un empilement qui donne droit à cette fabuleuse trouvaille marketing « 3D V-cache ».

On retrouve, par exemple, le tout nouveau Ryzen 5 5500X3D, une puce développant six cœurs Zen 3, pour douze Threads avec des fréquences allant jusqu’à 4 GHz et surtout un cache L3 de 96 Mo. Le tout est gravé par GlobalFoundries en 12 nm. Pas le processeur le plus sexy sur le papier, mais qui fera un excellent boulot de transition pour cette période 2026 très compliquée. Un de ses atouts majeurs ? La prise en charge de mémoire DDR4 jusqu’à 128 Go en double canal. Un CV qui lui donne une place de choix pour venir remplacer un processeur vieillissant dans une tour sans avoir à tout changer à l’intérieur.

Vous l’aurez compris, quand le marché va mal, les marques changent de perspective. D’un positionnement poussant vers un futur de performances toujours plus élevées, elles s’intéressent désormais également à un présent beaucoup plus réaliste. Il vaut mieux vendre des puces sur une plateforme plus ancienne et moins glamour, compatibles avec des technologies déjà en place, plutôt que de ne rien vendre du tout.

Source : Wccftech

AMD et Intel font durer la DDR4 pour contrer la pénurie © MiniMachines.net. 2026

Vers un Steam Deck 2 sous puce AMD « classique » en 2028?

2 avril 2026 à 20:28

La Steam Deck 2 sera-t-elle équipée d’une puce AMD commerciale au lieu d’une version Custom ? Je ne commente pas les rumeurs en général, parce que cela n’avance pas à grand-chose. Le seul gain à le faire, c’est, la plupart du temps, de passer pour un imbécile pour celui qui commente et de perdre son temps pour ceux qui lisent.

Steam Deck 1

Pourquoi commenter cette rumeur d’un Steam Deck 2 sous puce AMD « classique » ? Parce qu’elle va un peu plus loin qu’un simple tour de passe-passe de processeur. Elle changerait énormément la donne pour le marché des consoles PC, pour l’évolution de SteamOS et aussi pour le monde Linux. La rumeur nous vient d’un internaute connu pour de nombreuses fuites. Surnommé KeplerL2, il a publié une info selon laquelle Valve penserait à présenter un Steam Deck 2 en 2028. Une version nouvelle qui serait équipée d’un processeur AMD commercial tout ce qu’il y a de plus classique.

La console Steam Deck d’origine, comme sa version « refresh » en OLED, ont été construites avec des puces AMD Custom. La marque de processeur a un département entier dont le métier est de répondre à des besoins précis de l’industrie. Avec un cahier des charges précis de ses besoins et un compte en banque suffisamment garni, les ingénieurs d’AMS se mettent à construire la puce dont vous avez besoin à partir des briques techniques que vous choisissez. Cela permet de répondre à des demandes très spécifiques et de cocher un maximum de cases techniques.

Steam Deck 1 : une puce Zen 2 sur mesures

Steam Deck 1 : une puce Zen 2 fabriquée sur mesure

Lors de la sortie de la première Steam Deck, c’était un passage quasi obligé pour Valve. Le marché ne disposait pas alors de puces réellement adaptées. Aujourd’hui, la donne a changé et de nombreuses puces commerciales d’AMD pilotent des dispositifs concurrents. Dont certains ont reçu un portage complet de SteamOS. Les développements récents du système de Valve sont donc à la fois compatibles avec sa puce Custom et les processeurs commerciaux.

Un Steam Deck 2 pour 2028 ?

La Steam Deck 2 en cours d’élaboration

On imagine que les rencontres entre Valve et AMD n’ont jamais cessé depuis le lancement de la première console. Optimisations, remontées techniques, partage d’informations et… évidemment un nouveau modèle dans la ligne de mire. Les tractations entre les différentes marques et Valve pour obtenir SteamOS ont également  laissé AMD dans la boucle. Impossible de penser software sans penser hardware pour une machine de jeu.

Et j’imagine assez facilement que le croche-pied actuel fait par le marché des composants au monde informatique grand public a dû salement bousculer les calendriers. Je ne suis pas certain que sans la débandade des prix de la mémoire, du stockage et autres processeurs, Valve n’aurait pas déjà commencé à parler de Steam Deck 2. Tout comme il n’aurait pas manqué de la première version aux abonnés absents depuis des semaines. Même constat pour la Steam Machine qui semble avoir bel et bien loupé son calendrier. Qu’à cela ne tienne, si la deuxième version de la console mobile doit être retardée, autant passer directement à l’après-crise tel qu’espéré. Viser 2028 semble donc un bon compromis.

Attendre aurait trop de conséquences

En informatique, on ne peut pas attendre sans se planter, me disait, il y a très longtemps, un ingénieur de chez Nvidia. Il faut suivre le rythme, quitte à travailler dans le vent. L’attente, c’est le meilleur moyen de rater le train de l’innovation. C’est pour cela que je pense qu’une Steam Deck 2 sous puce commerciale me parait crédible. Porter, c’est-à financer, les efforts d’un développement constant de 2026 à 2028 chez AMD serait probablement très coûteux pour Valve. Si des travaux de développement sur mesure ont déjà été engagés aujourd’hui, continue à suivre le rythme de leur développement pendant qu’AMD continuerait de son côté à développer ses gammes. Ryzen n’aurait pas de sens.

D’un autre côté, arrêter le travail sur une puce Custom serait le meilleur moyen de se retrouver avec un produit dépassé quand les conditions de sortie seraient à nouveau réunies. Imaginons que cette puce soit prête aujourd’hui, il est impossible de la sortir au vu de l’état du marché de la mémoire et du stockage. Valve attendrait donc patiemment la fin de la crise pendant qu’AMD continuerait ses développements pour des générations plus puissantes ? Trop dangereux.

Rejoindre le canal de développement central

Pour Valve, adopter un processeur classique de la gamme mobile d’AMD n’aurait finalement que des avantages. Plus de développement coûteux d’une puce. Un choix qui avait été fait au départ car, au début du prototypage de la console de première génération, il n’existait pas de puce adaptée à ces besoins particuliers. Aujourd’hui ce n’est plus le cas.

L’intérêt est également au niveau du développement de SteamOS. Plus besoin de proposer un code pour différentes puces. En réduisant la voilure des processeurs dédiés, Valve peut se concentrer sur de l’optimisation. Cela permet également d’assurer aux marques partenaires de disposer d’un système parfaitement calibré pour leur propre matériel. Lenovo, Asus et autres n’ont pas eu droit aux puces Custom d’AMD. Là ils joueront sur un pied d’égalité avec Valve.

Pour l’éditeur, c’est également un moyen de profiter des volumes de fabrication des puces au lieu de dépendre d’une session de construction précise chez son partenaire TSMC. Cela peut avoir des nuances importantes sur les tarifs.

Un retour à la réalité pour Valve ?

L’aventure du Steam Deck a été glorieuse, effaçant sur le coup les malheurs de la société de Gabe Newell avec le matériel et le premier essai de Steam Machines. Mais depuis quelques mois, le cauchemar est revenu. Des Steam Deck indisponibles et une Steam Machine retardée et sans visibilité. Cette douche froide a dû faire prendre conscience que le développement matériel peut être une vraie source de satisfaction, et les équipes de Valve ont fait le tour du monde en étant encensées pour la qualité de leur réalisation. Mais également un stress humain et financier important.

Steam Machine 2025

Je n’aimerais pas être le responsable du matériel chez Valve en ce moment. Il doit faire des nuits blanches à penser au matériel qui compose les Steam Machine qui a été sécurisé mais qui dort dans un entrepôt faute de mémoire et de stockage. L’envie de laisser à nouveau ses « partenaires » prendre les risques financiers dans la voie matérielle doit les chatouiller.

Je m’étonnais hier sur Bluesky et Mastodon de la présence d’une bannière pointant vers les Steam Deck alors qu’ils sont indisponibles depuis des semaines. L’impact pour l’éditeur doit être assez important et s’accentuer à chaque semaine qui passe.

D’autant que Valve a déjà réussi son pari. Les dernières statistiques montrent que désormais 5% des joueurs sur Steam utilisent un système Linux. 5%. C’est absolument énorme. Si, il y a 10 ans en arrière, on m’avait annoncé un tel chiffre dans le monde, je n’y aurais pas cru. D’abord parce que le système était alors encore peu visible du grand public. Ensuite et surtout parce que le monde du jeu rimait quasiment exclusivement avec Windows. Aujourd’hui 5.33% des utilisateurs de Valve sont sous Linux et parmi eux 24.48% sont sous SteamOS. 

Maintenant que la mayonnaise a pris, il faut la faire monter. Et pour cela, Valve n’aurait pas de meilleure recette qu’un écosystème plus ouvert pour ses partenaires. En accueillant dans le Steam Deck 2 une puce commerciale, l’éditeur va faciliter le déploiement de son OS, inciter plus de monde à le proposer et même éventuellement permettre à monsieur et madame Tout-le-monde de recycler, un jour ou l’autre, un portable ou un MiniPC en console de jeu. Autant de dispositifs sous Linux directement branchés sur son magasin en ligne.

Wine 11 change de braquet et propulse Linux au sommet du jeu

AMD confirme que la Steam Machine est prête mais…

Vers un Steam Deck 2 sous puce AMD « classique » en 2028? © MiniMachines.net. 2026

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