Vue normale

La suspension oléopneumatique fait son retour chez DS, sur la nouvelle voiture présidentielle

14 juillet 2026 à 19:05
La DS N°7 Elysée, première voiture 100% électrique pour la Présidence Française présentée le 14 juillet 2026.

Présentée lors du défilé du 14 juillet 2026, la DS N°7 ÉLYSÉE rejoint le parc automobile de la Présidence de la République. Basée sur la DS N°7 AWD Long Range, elle devient, ainsi, la première voiture officielle 100 % électrique de l’Élysée et renoue avec une technologie disparue depuis des années chez Citroën/DS : la suspension oléopneumatique.

Une voiture blindée à empattement allongé

La DS N°7 ÉLYSÉE est équipée d’un blindage intégral (made in Lamballe-Armor chez Centigon (ex-Labbé), conforme aux exigences de la Présidence de la République. Son empattement a été rallongé de 25 centimètres par rapport à une DS N°7 de série, ce qui augmente l’espace à l’arrière du véhicule.

Les trains roulants ont été adaptés en conséquence, avec une suspension oléopneumatique développée et réglée en France chez Nimbus. Cette suspension sur-mesure doit évidemment être adaptée au poids conséquent (non indiqué) d’une voiture blindée.

Le véhicule reçoit aussi des équipements spécifiques aux voitures présidentielles : porte-fanions amovibles, signalisations lumineuses particulières et dispositifs de sécurité embarqués. La face avant lumineuse affiche les trois couleurs de la république française.

Un espace arrière aménagé comme un bureau

L’arrière du véhicule a été réaménagé pour servir de poste de travail mobile. Les vitres latérales arrière disposent d’un réglage de surteintage, permettant de faire varier leur opacité selon les situations.

Une teinte et un éclairage aux couleurs nationales

La carrosserie adopte une teinte spécifique baptisée Bleu Liberté. La calandre éclairée s’illumine en bleu, blanc et rouge, une couleur reprise sur l’emblème de capot, le liséré du coffre et les centres de roues.

Un intérieur en cuir, Alcantara et bois de frêne

L’habitacle associe un ciel de pavillon gris clair en Alcantara à des sièges et panneaux de portes en cuir Nappa et Alcantara bleu. La planche de bord comporte un décor en bois de frêne gravé au laser, représentant Marianne. Le volant et les aérateurs portent des motifs guillochés. Des broderies « RF » et des surpiqûres de couleur or complètent la finition.

Fabrication répartie sur plusieurs régions françaises

Le blindage et l’aménagement du véhicule ont été réalisés en Bretagne, chez Centigon. La batterie provient des Hauts-de-France, produite par ACC. Les moteurs électriques sont fabriqués dans le Grand-Est, les suspensions développées en Occitanie, et le système audio conçu en Auvergne-Rhône-Alpes.

Ainsi, comme souvent chez DS Automobiles, on met en avant le made in France qu’il soit artisanal ou industriel d’exception. Forcément, c’est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’un véhicule pour la Présidence

350 chevaux et une batterie de 97,2 kWh

Le véhicule embarque une motorisation électrique E-TENSE de 350 chevaux, alimentée par une batterie de 97,2 kWh. Deux moteurs électriques transmettent la puissance aux quatre roues.

En revanche, motus sur l’autonomie. Et pour cause, le véhicule rallongé de 25 cm et blindé, doit dépasser les 3,5 tonnes. Le DS N°7 « d’origine » pèse 2 252 kg pour 679 km WLTP. Ici, on doit plutôt être proche des 300 km.

Une histoire de plusieurs décennies avec l’Élysée

Depuis la DS 19 utilisée par le général de Gaulle, plusieurs générations de DS et de SM ont accompagné la Présidence de la République, notamment via des carrosseries réalisées par Chapron. En mai 2025, la DS N°8 PRÉSIDENTIELLE avait déjà servi de véhicule de parade lors des commémorations du 8 mai.

Ici, le véhicule arborait une plaque de la Présidence : « 7 PR 75 » comme la N°8 Présidentielle arborait la plaque « 8 PR 75 ». L’Elysée a 9 plaques « X PR 75 » toujours au format FNI qui peuvent être attribuées indifféremment aux véhicules officiels.

Une publicité mondiale avant les livraisons

Les constructeurs nationaux sont souvent en concurrence pour fournir l’Elysée en véhicule officiel. En effet, il faut dire que le véhicule est en mondiovision lors du 14 juillet et sur des millions de photos publiées. Le coup de publicité est immédiat.

D’ailleurs, pour DS Automobiles, la présentation de la DS N°7 ÉLYSÉE précède l’arrivée du modèle de série, la DS N°7. Disponible à la commande depuis plusieurs semaines, il sera lancé commercialement en septembre.

Il existera en version 100 % électrique, avec une autonomie annoncée jusqu’à 740 km en cycle mixte WLTP, et en version hybride, avec des émissions à partir de 120 g de CO2/km. Le modèle intègre des systèmes d’aide à la conduite (DS DRIVE ASSIST 2.0), une caméra de vision nocturne (DS NIGHT VISION), un affichage tête haute étendu ainsi qu’un système de connectivité. En revanche, pas de suspension oléopneumatique sur ces modèles de série. Dommage non ?

La DS N°7 Elysée, première voiture 100% électrique pour la Présidence Française présentée le 14 juillet 2026.

L’article La suspension oléopneumatique fait son retour chez DS, sur la nouvelle voiture présidentielle est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Renntech Sledgehammer : la démesure des années 80 revisitée

14 juillet 2026 à 15:42

La « SEC V12 Widebody Sledgehammer » est un restomod exclusif produit à seulement douze exemplaires, inspiré par les AMG les plus folles des années 1980. Oubliez la turbocompression, l’hybridation et l’électrification : ici, on replonge dans une époque où les problématiques de downsizing, de maîtrise des émissions et de consommation n’existaient pas.   

Une SEC réinventée

Renntech ravive une  icône des années 80, la décennie de la démesure décomplexée. Conçue juste avant le rachat d’AMG par Mercedes-Benz, cette AMG Hammer était une W124 au V8 profondément retravaillé, capable de rivaliser avec les Ferrari de son époque. 

L’idée était alors totalement saugrenue : prendre une grande routière Mercedes et la transformer en supercar brutale sans perdre son raffinement. La Sledgehammer, le “marteau-pilon”, reprend cet esprit, jusque dans son nom. 

La base est une Mercedes 560 SEC (C126), mais pratiquement tout est revu : coque restaurée, voies élargies, carrosserie “widebody” , suspension moderne, freinage carbone-céramique, habitacle réalisé à la demande du client et fabrication artisanale. 

Le design reprend la philosophie Hammer de l’époque : un aspect intimidant, mais sobre sans sacrifier l’efficience aérodynamique.  

Un V12 mythique

La AMG Hammer des années 80 embarquait un V8 issu des Classe S et coupés 560 SEC W126. AMG l’avait réalésé à près de 6 litres avec 32 soupapes et une injection mécanique K-Jetronic. Il développait 385 ch à 5 700 tr/mn, un sacré niveau à cette époque !

La Renntech Sledgehammer bascule vers le V12, et pas n’importe lequel :  Le V12 M120. Apparu en 1991 sur la Classe S W140, c’est l’un des moteurs les plus emblématiques de Mercedes. Entièrement en aluminium, doté de quatre arbres à cames et 48 soupapes, réputé pour sa robustesse et son potentiel de préparation, il développe à l’origine 408 ch et 580 Nm dans la S600. Il est ensuite décliné en de nombreuses cylindrées, servant de base aux AMG 7.3 litres, au bloc de la CLK GTR et même aux premières Pagani Zonda, dont la sonorité est devenue légendaire. 

Le flacon nostalgique, l’ivresse moderne

RENNtech reconstruit intégralement le M120 avec vilebrequin et pistons forgés, des bielles en titane, des culasses usinées CNC, des arbres à cames spécifiques et une admission optimisée. La cylindrée atteint 7,5 litres. La puissance est annoncée à 660 ch pour 881 Nm.

La boîte manuelle est installée avec une architecture transaxle, qui doit améliorer la répartition des masses et transformer le comportement dynamique. Avec ses suspensions entièrement revues, des amortisseurs réglables et un freinage digne d’une supercar, la Sledgehammer promet une expérience de conduite complète. Avec un prix qui fera lui aussi, sans doute, l’effet d’un coup de massue…

Fiche technique 

Caractéristique 
Base Mercedes 560 SEC (C126) 
Moteur V12 Mercedes M120 
Cylindrée 7,5 L 
Puissance 660 ch 
Couple 881 Nm 
Transmission Boîte manuelle transaxle 
Production 12 exemplaires 

L’article Renntech Sledgehammer : la démesure des années 80 revisitée est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Porsche recule de 16 % au premier semestre 2026

14 juillet 2026 à 14:12

Porsche voit ses livraisons baisser de 16 % en 2026, pénalisées par la Chine, les États-Unis et l’évolution de sa gamme.

Porsche AG a enregistré un recul de ses livraisons mondiales au premier semestre 2026. Le constructeur automobile allemand a livré 122 306 véhicules sur les six premiers mois de l’année, soit une baisse de 16 % par rapport à la même période précédente. Cette diminution s’explique principalement par les difficultés rencontrées sur plusieurs marchés stratégiques, notamment en Chine et en Amérique du Nord. Le constructeur évoque également l’impact de la fin des crédits d’impôt américains pour les véhicules électriques ainsi que les évolutions de sa gamme de modèles.

Malgré cette baisse des volumes commerciaux, Porsche indique que ses résultats restent conformes aux attentes internes. Matthias Becker, membre du conseil d’administration chargé des ventes, estime que la marque évolue dans un contexte plus difficile mais en ligne avec ses prévisions.

La Chine et les États-Unis pèsent sur les ventes Porsche

Les performances commerciales de Porsche ont été affectées dans plusieurs régions du monde au cours du premier semestre 2026. Le constructeur allemand a enregistré une baisse de ses livraisons dans l’ensemble des zones géographiques, avec un total de 122 306 véhicules remis aux clients.

La Chine constitue l’un des principaux points de pression pour la marque premium allemande. Les livraisons y ont diminué de près d’un tiers par rapport à la même période de l’année précédente. Porsche explique cette évolution par un « marché difficile » et par une stratégie davantage orientée vers des ventes axées sur la valeur.

Le marché chinois représente un enjeu majeur pour les constructeurs automobiles haut de gamme, mais Porsche doit actuellement composer avec un environnement moins favorable. La baisse des volumes dans cette région contribue fortement au recul global enregistré au premier semestre.

L’Amérique du Nord, qui reste la plus grande région commerciale de Porsche, a également enregistré une diminution des livraisons. Les volumes y ont reculé de 13 % sur les six premiers mois de l’année. Le constructeur attribue notamment cette évolution à l’expiration des crédits d’impôt américains destinés aux véhicules électriques.

En Europe, hors Allemagne, les livraisons ont diminué de 14 %. Ces résultats montrent que le recul de Porsche ne se limite pas à un seul marché, mais concerne plusieurs zones importantes pour son activité automobile mondiale.

Une gamme automobile en pleine évolution

Au-delà des conditions économiques et commerciales, Porsche doit également gérer une période de transition liée à l’évolution de sa gamme de véhicules. Le constructeur indique que l’arrêt des modèles 718 équipés de moteurs thermiques a pesé sur les chiffres du premier semestre 2026.

Cette décision intervient dans un contexte de transformation de l’industrie automobile, marqué par le développement des véhicules électriques et l’adaptation progressive des catalogues des constructeurs. Porsche poursuit ainsi l’évolution de son offre tout en devant maintenir l’attractivité de ses modèles auprès de sa clientèle traditionnelle.

Le constructeur souligne également l’effet de comparaison défavorable lié au Macan entièrement électrique. Ce modèle avait bénéficié d’une période particulièrement forte l’année précédente, ce qui rend les résultats du premier semestre 2026 moins favorables en comparaison.

Le Macan électrique occupe une place importante dans la stratégie de Porsche autour de l’électrification. Toutefois, les chiffres de livraison doivent être analysés en tenant compte du renouvellement progressif de l’offre et des variations importantes liées aux lancements ou aux arrêts de modèles.

Pour une marque spécialisée dans les véhicules sportifs et premium, la transition vers de nouvelles motorisations représente un défi industriel et commercial. Porsche doit conserver son image de constructeur performant tout en répondant aux évolutions du marché automobile mondial.

Porsche maintient ses objectifs malgré le recul

Malgré une baisse de 16 % des livraisons au niveau mondial, Porsche estime que la situation reste conforme à ses attentes. Matthias Becker, responsable des ventes au sein du conseil d’administration, reconnaît que les volumes sont inférieurs à ceux de l’année précédente, tout en indiquant qu’ils correspondent aux prévisions établies par l’entreprise.

Le constructeur allemand doit désormais composer avec plusieurs facteurs simultanés : ralentissement du marché chinois, évolution des aides publiques aux véhicules électriques aux États-Unis, renouvellement de certains modèles et transformation progressive de sa gamme.

Ces éléments illustrent les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux constructeurs automobiles premium dans une période de transition. Les marques doivent ajuster leurs stratégies commerciales tout en investissant dans de nouvelles technologies et en maintenant leurs niveaux de rentabilité.

Porsche devra donc surveiller l’évolution de ses principaux marchés dans les prochains mois, notamment la Chine et l’Amérique du Nord, tout en poursuivant l’adaptation de son portefeuille de véhicules. Les résultats du premier semestre 2026 traduisent une phase de réajustement pour le constructeur allemand, davantage liée aux changements du marché et de son offre qu’à un simple recul de la demande mondiale.

Notre avis, par leblogauto.com

La baisse des livraisons de Porsche au premier semestre 2026 reflète plusieurs facteurs identifiés par le constructeur, notamment la situation en Chine, l’évolution du marché américain et les changements dans la gamme de modèles. Les chiffres montrent également l’impact des transitions liées aux motorisations et aux politiques d’aide aux véhicules électriques. Porsche indique toutefois que ces résultats restent conformes à ses attentes internes. La prochaine évolution des ventes dépendra notamment de la capacité de la marque à accompagner le renouvellement de son offre automobile.

Crédit illustration : Porsche.

L’article Porsche recule de 16 % au premier semestre 2026 est apparu en premier sur Le Blog Auto.

MG multiplie les nouveautés pour l’Europe

14 juillet 2026 à 14:11

Désireuse de vanter ses origines britanniques, MG a transformé le Festival of Speed de Goodwood en véritable tribune. Ma marque y a annoncé un vaste programme de nouveautés en Europe pour l’année prochaine. Une offensive qui couvrira tous les segments, en électrique comme en hybride rechargeable.

On attendait de pied ferme la nouvelle petite citadine électrique de MG. C’est pour le moment encore un simple concept, qui répond au nom de MG Go! qui a été dévoilé. Sous le vernis de concept façon voiture de rallye, on y découvre une voiture qui se pare d’un style un peu plus sexy que la cousine MG 3 Hybrid+, dont elle sera l’équivalent électrique.

Le constructeur évoque une inspiration de la MG B GT qui se limite probablement à la disposition des phares et des feux dans le prolongement de l’épaulement des ailes. Soit… Quant à la référence à l’Austin Metro Turbo, on la cherche encore.

La surprise du chef est l’apparition du concept MG Cyber. Si le nom entend se positionner dans la lignée du roadster Cyberster, il s’agit ici bel et bien d’un SUV. Déjà accusé par les médias chinois de copier la Xiaomi SU7 avec sa nouvelle MG 7, MG récidive avec un clone du YU7. Jusqu’à la couleur. Pour sa défense, MG est loin d’être la seule marque chinoise à copier sans vergogne les succès des autres…

Ce grand crossover électrique devrait arriver l’année prochaine en Europe. Il sera vraisemblablement accompagné du break MG. Tous deux inaugureront quelques technologies dans la gamme européenne, comme la conduite semi-autonome de point à point NOA (Navigate On Autopilot).

En complément de ces deux concepts bien visibles, MG a également confirmé le lancement l’année prochaine d’une nouvelle motorisation hybride rechargeable. Elle fera ses débuts à bord du plus petit MG ZS, qui deviendra un rival direct du BYD Atto2. Mais l’offre s’enrichira par ailleurs de trois nouveaux SUV hybrides rechargeables. Ces derniers qui associeront cette nouvelle mécanique à des batteries de type semi-solide. Ce sera une première mondiale pour un véhicule hybride.

L’article MG multiplie les nouveautés pour l’Europe est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Polestar réduit ses ambitions après le recul des ventes

14 juillet 2026 à 12:12

Polestar voit ses ventes trimestrielles reculer et prépare son retrait du marché américain tout en renforçant l’Europe.

Polestar traverse une période de transition stratégique alors que le constructeur suédois de véhicules électriques doit faire face à une baisse de ses volumes de ventes et à une sortie prochaine du marché américain. L’entreprise a annoncé une diminution de 4 % de ses ventes trimestrielles, quelques semaines après une décision des autorités américaines qui doit empêcher la commercialisation de ses véhicules aux États-Unis à partir de l’année-modèle 2027. Dans un contexte de demande mondiale incertaine pour les voitures électriques, Polestar réoriente progressivement ses priorités vers l’Europe, son principal marché, tout en adaptant sa gamme avec des modèles actualisés.

Polestar confronté à une sortie du marché américain

Le constructeur automobile suédois Polestar a annoncé avoir livré 17 296 véhicules au deuxième trimestre, contre 18 026 voitures sur la même période l’année précédente. Cette baisse intervient alors que la marque prépare une évolution majeure de sa présence internationale.

Le mois dernier, Polestar est devenu le premier constructeur automobile à être exclu du marché américain dans le cadre du durcissement des règles de Washington concernant les véhicules associés à la Chine. L’entreprise s’est vu refuser une autorisation dans le cadre de la réglementation sur les véhicules connectés, une décision qui doit empêcher ses activités commerciales aux États-Unis à partir de l’année-modèle 2027.

Cette situation concerne Polestar alors que Volvo Cars, également détenu majoritairement par le groupe chinois Geely Holding, a obtenu une approbation. Cette différence de traitement intervient dans un contexte où les autorités américaines renforcent leur contrôle sur certains liens entre les constructeurs automobiles et la Chine, notamment dans le domaine des technologies embarquées et des véhicules connectés.

Le directeur général de Polestar, Michael Lohscheller, a déclaré que l’entreprise n’était pas satisfaite de devoir quitter le marché américain. Il a toutefois précisé que cette activité n’était pas rentable pour le constructeur. Selon lui, le marché américain présente un potentiel important, mais il nécessite également des investissements minimums en ressources que Polestar ne souhaite désormais plus engager dans les conditions actuelles.

La marque prévoit néanmoins de poursuivre certaines activités aux États-Unis. Elle continuera à vendre les stocks existants des modèles Polestar 3 et Polestar 4, maintiendra l’accès à son réseau de services et restera présente sur le marché des véhicules d’occasion.

L’Europe devient le principal relais de croissance

Face à une demande mondiale moins prévisible pour les véhicules électriques, Polestar concentre désormais davantage ses efforts sur le marché européen. Celui-ci représentait 80 % des ventes du constructeur au premier semestre de l’année.

Cette réorientation traduit une volonté d’adapter la stratégie commerciale de la marque aux marchés où elle dispose actuellement d’une présence plus importante. Alors que le secteur automobile électrique connaît une phase de ralentissement dans certaines régions, les constructeurs cherchent à ajuster leurs investissements, leur production et leur offre commerciale.

Polestar a également choisi de moderniser ses modèles existants plutôt que de développer immédiatement de nouveaux véhicules entièrement inédits. L’entreprise a annoncé en février des versions actualisées de ses modèles les plus vendus, le Polestar 2 et le Polestar 4, dont les évolutions sont prévues au cours de l’année prochaine.

Cette stratégie vise à maintenir l’attractivité de la gamme actuelle tout en limitant les investissements nécessaires au lancement de nouveaux modèles. Pour un constructeur spécialisé dans les véhicules électriques premium, le renouvellement régulier des modèles représente un enjeu important afin de rester compétitif face aux autres marques du segment.

Un constructeur électrique contraint d’adapter sa stratégie

La baisse des ventes trimestrielles illustre les difficultés rencontrées par Polestar dans un marché des véhicules électriques devenu plus concurrentiel. Le constructeur doit composer avec un environnement marqué par une demande internationale incertaine, des contraintes réglementaires et la nécessité de maîtriser ses dépenses.

La décision de quitter progressivement le marché américain constitue un changement majeur pour la marque, qui y voyait auparavant une opportunité commerciale. Toutefois, la direction estime désormais que les conditions économiques ne permettent pas de maintenir une activité rentable dans cette région.

En parallèle, Polestar continue de s’appuyer sur ses modèles existants afin de préserver ses volumes de ventes. Les Polestar 2 et Polestar 4 restent au centre de la stratégie commerciale du constructeur, qui mise sur leur actualisation pour soutenir la demande.

Le groupe poursuit donc une transformation de son organisation autour de plusieurs axes : concentration géographique sur l’Europe, adaptation de la gamme automobile et maintien des services destinés aux clients déjà équipés. Cette évolution intervient alors que les acteurs de la voiture électrique cherchent à trouver un équilibre entre croissance, rentabilité et investissements technologiques.

Avec 17 296 véhicules vendus au deuxième trimestre, Polestar affiche un recul limité par rapport à l’année précédente, mais doit désormais gérer une nouvelle phase de développement. La capacité de la marque à renforcer sa présence européenne et à valoriser ses modèles actualisés sera un élément déterminant pour la suite de son parcours dans l’industrie automobile électrique.

Notre avis, par leblogauto.com

La situation de Polestar illustre les défis auxquels certains constructeurs de véhicules électriques sont confrontés dans un marché devenu plus complexe. Le recul des ventes trimestrielles intervient dans un contexte marqué par une réorganisation géographique et une évolution réglementaire aux États-Unis. La marque privilégie désormais l’Europe et l’actualisation de ses modèles existants plutôt que le lancement immédiat de nouveaux véhicules. Les prochaines évolutions commerciales permettront de mesurer l’efficacité de cette nouvelle orientation stratégique.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

L’article Polestar réduit ses ambitions après le recul des ventes est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Volkswagen face au blocage de son plan de restructuration

14 juillet 2026 à 06:12

Volkswagen peine à imposer sa restructuration face aux syndicats, alors que le constructeur affronte de forts défis industriels.

Volkswagen traverse une période stratégique complexe alors que sa direction cherche à transformer en profondeur le fonctionnement du groupe automobile allemand. Selon des sources internes, les représentants syndicaux de l’entreprise ont bloqué un projet de restructuration présenté par la direction, compliquant les efforts du constructeur pour améliorer sa compétitivité. Le groupe doit faire face à plusieurs pressions simultanées : la montée en puissance des constructeurs chinois, l’impact des coûts liés aux droits de douane américains et les interrogations sur la compétitivité de ses sites industriels en Allemagne.

La gouvernance particulière de Volkswagen, qui associe représentants des salariés et représentants du gouvernement régional de Basse-Saxe au conseil de surveillance, rend les décisions stratégiques plus difficiles à mettre en œuvre. Cette organisation donne aux différentes parties prenantes un poids important dans les choix concernant l’avenir industriel du constructeur.

Le conseil de surveillance rejette le projet de restructuration

Lors d’une réunion du conseil de surveillance organisée jeudi, la proposition de restructuration portée par la direction aurait été rejetée par 12 voix contre 7, selon deux sources de l’entreprise. L’opposition serait venue principalement des représentants des salariés, qui disposent d’une influence importante dans la gouvernance du groupe.

Un porte-parole du conseil de surveillance n’a pas souhaité commenter l’issue de cette réunion. Après les discussions, Volkswagen a publié un communiqué mettant en avant un « plan futur », mais plusieurs analystes estiment que les mesures annoncées restent insuffisamment détaillées pour répondre aux difficultés actuelles du constructeur automobile.

La direction, menée par le PDG Oliver Blume, cherche pourtant à rendre l’entreprise plus efficace alors que le marché automobile mondial connaît de profondes évolutions. La concurrence internationale s’intensifie, notamment avec les marques chinoises qui progressent dans le domaine des véhicules électriques et des nouvelles technologies automobiles.

Selon des sources proches du dossier citées précédemment, le projet présenté par Oliver Blume aurait pu inclure jusqu’à 100 000 suppressions de postes dans l’ensemble du groupe ainsi que la fermeture potentielle de quatre usines allemandes. Volkswagen n’a toutefois pas confirmé ces éléments et n’a pas évoqué de réductions d’effectifs ou de fermetures de sites industriels après la réunion du conseil de surveillance.

Les analystes jugent le plan insuffisamment précis

La réaction des analystes financiers reflète les incertitudes entourant la stratégie de restructuration du constructeur allemand. Les spécialistes de Jefferies ont estimé qu’il n’existait pas d’indication claire d’avancée vers un accord. De leur côté, les analystes de Bernstein ont considéré que les orientations présentées par Volkswagen comportaient des ambitions générales mais manquaient de précisions opérationnelles.

Certains observateurs reconnaissent néanmoins l’intérêt d’une réduction de la complexité industrielle et commerciale du groupe. Parmi les pistes évoquées figure une diminution de la capacité de production mondiale, qui passerait de 10 millions de véhicules par an à 9 millions. Le constructeur envisagerait également une réduction pouvant atteindre 50 % du nombre de modèles proposés dans le cadre d’une réorganisation progressive de son portefeuille automobile.

Cette évolution concernerait l’ensemble des marques du groupe, allant des modèles grand public de Volkswagen et Skoda jusqu’aux véhicules sportifs de Porsche et aux modèles de luxe de Lamborghini. L’objectif serait de simplifier l’offre automobile afin de mieux adapter les capacités industrielles aux nouvelles réalités du marché.

Pour un constructeur produisant plusieurs millions de véhicules chaque année, la gestion des coûts, des chaînes de production et des investissements représente un enjeu majeur. Volkswagen doit notamment arbitrer entre la nécessité de préserver sa compétitivité industrielle et les contraintes sociales liées à une éventuelle réduction des effectifs.

Les tensions sociales au cœur de l’avenir industriel

Le comité d’entreprise de Volkswagen a demandé des précisions supplémentaires concernant les projets de réduction des coûts présentés par la direction. Il souhaite obtenir des éclaircissements sur les orientations stratégiques du groupe avant de poursuivre les discussions.

La situation illustre les difficultés auxquelles sont confrontés plusieurs grands constructeurs automobiles européens, pris entre la nécessité d’accélérer leur transformation et la protection de leurs bases industrielles historiques. La transition vers de nouvelles technologies, notamment l’électrification des véhicules, impose des investissements importants alors que les constructeurs doivent également maîtriser leurs dépenses.

Le Premier ministre de Basse-Saxe, Olaf Lies, a indiqué que l’État régional travaillait avec la direction de Volkswagen afin de trouver des solutions aux difficultés rencontrées. Il a reconnu que le constructeur et l’ensemble de l’industrie automobile faisaient actuellement face à une situation critique, marquée par un environnement concurrentiel international particulièrement difficile.

Avec le rejet du projet de restructuration par le conseil de surveillance, Volkswagen doit désormais poursuivre les discussions entre direction, représentants des salariés et autorités régionales. L’issue de ces négociations sera déterminante pour l’évolution industrielle du groupe, alors que le constructeur cherche à adapter son organisation aux transformations profondes du secteur automobile mondial.

Notre avis, par leblogauto.com

Le blocage du plan de restructuration met en évidence la complexité de la gouvernance de Volkswagen et le poids des représentants des salariés dans les décisions stratégiques. Les difficultés évoquées concernent à la fois la compétitivité industrielle, la concurrence internationale et la maîtrise des coûts. Les pistes de réduction de capacité et de simplification du portefeuille de modèles restent des orientations évoquées, mais aucune décision définitive n’a été annoncée dans les informations disponibles. La suite des discussions entre les différentes parties prenantes sera déterminante pour l’avenir du groupe.

Crédit : Leblogauto.com.

L’article Volkswagen face au blocage de son plan de restructuration est apparu en premier sur Le Blog Auto.

En Russie, la voiture électrique gagne du terrain

14 juillet 2026 à 04:06

Les pénuries de carburant en Russie favorisent l’essor des voitures électriques, dont les ventes progressent face aux longues files d’attente.

Les difficultés d’approvisionnement en carburant observées dans plusieurs régions de Russie modifient progressivement les habitudes de certains automobilistes. Face aux longues files d’attente dans les stations-service, de plus en plus de conducteurs se tournent vers les véhicules électriques ou hybrides rechargeables afin de réduire leur dépendance à l’essence et au diesel. Si le marché russe de l’électromobilité reste encore limité, les récentes pénuries semblent accélérer son développement. Les témoignages d’utilisateurs, ainsi que les données publiées par des spécialistes du marché automobile, montrent que la situation actuelle influence désormais les choix d’achat des consommateurs.

Les pénuries de carburant changent les habitudes des automobilistes

Dans le sud-est de Moscou, Oksana Yasinskaya traverse sans difficulté le parking d’une station-service où une longue file de véhicules attend la reprise de la distribution de carburant. Sa berline électrique rejoint directement une borne de recharge restée libre, tandis que les pompes à essence affichent des panneaux indiquant une rupture temporaire des approvisionnements.

Cette scène devient de plus en plus fréquente dans plusieurs régions de Russie. Selon les informations disponibles, les frappes ukrainiennes visant des infrastructures énergétiques ont réduit les volumes de carburant disponibles, entraînant des pénuries d’essence et de diesel. Cette situation provoque des files d’attente pouvant durer plusieurs heures et une augmentation des prix à la pompe.

Pour de nombreux conducteurs, ces contraintes modifient la perception des véhicules électriques. Oksana Yasinskaya, ingénieure de 36 ans qui effectue régulièrement le trajet entre son domicile et Moscou, explique que sa famille n’avait jamais envisagé d’acheter une voiture électrique avant ces difficultés d’approvisionnement.

Elle indique que les longues attentes devant les stations-service ont constitué l’élément déclencheur de cette décision. Selon son témoignage, le fait de ne plus dépendre des pompes à carburant lui apporte un gain de temps important. Elle affirme connaître des automobilistes contraints d’attendre deux ou trois heures avant de pouvoir faire le plein, certains choisissant même de se déplacer durant la nuit afin d’éviter les périodes de forte affluence.

Les ventes de véhicules électriques progressent

L’évolution du comportement des consommateurs commence à se refléter dans les statistiques du marché automobile russe. D’après l’agence d’analyse Autostat, les ventes de voitures électriques neuves et de véhicules hybrides rechargeables ont accéléré au cours du mois de juin, au moment où les difficultés d’approvisionnement en carburant se sont intensifiées.

L’organisme estime que ce segment, encore relativement modeste en Russie, pourrait connaître une croissance importante si la crise actuelle du carburant devait se prolonger.

Le choix d’Oksana Yasinskaya illustre cette évolution. Elle précise avoir acheté une voiture électrique d’occasion auprès d’un retraité qui utilisait très peu son véhicule, celui-ci restant la plupart du temps stationné dans son garage.

Selon elle, cette acquisition s’est révélée économiquement avantageuse. Elle estime que le coût de ses déplacements quotidiens a diminué d’environ 80 % depuis son passage à la motorisation électrique. Cette réduction des dépenses liées à la mobilité constitue, à ses yeux, un argument majeur en faveur de ce type de véhicule.

L’expérience positive de cette première voiture électrique conduit désormais sa famille à envisager le remplacement de son second véhicule par un modèle hybride rechargeable. La possibilité de recharger facilement le véhicule à leur domicile, situé en dehors de la ville, représente un atout supplémentaire dans leur réflexion.

Des défis qui demeurent pour l’électromobilité

Malgré ces évolutions favorables, plusieurs obstacles continuent de freiner le développement du parc automobile électrique en Russie. L’infrastructure de recharge demeure limitée dans de nombreuses régions, ce qui peut compliquer l’utilisation quotidienne des véhicules électriques, notamment pour les longs trajets.

Les conditions climatiques représentent également un défi. Les hivers rigoureux et les températures particulièrement basses constituent un facteur dont les conducteurs doivent tenir compte dans l’utilisation de leur véhicule électrique.

Ces contraintes n’empêchent toutefois pas certains automobilistes de considérer que les avantages dépassent désormais les inconvénients. Pour Oksana Yasinskaya, l’absence de passage en station-service et les économies réalisées sur les trajets quotidiens compensent largement les limites actuelles du réseau de recharge.

Alors qu’elle quitte la borne de recharge, elle croise une nouvelle file de véhicules attendant de pouvoir accéder aux pompes à carburant. Cette image résume l’évolution en cours sur une partie du marché automobile russe, où les difficultés d’approvisionnement en essence et en diesel conduisent certains conducteurs à reconsidérer leurs choix de mobilité.

Si cette tendance se confirme, les pénuries actuelles pourraient contribuer à accélérer l’adoption des véhicules électriques et hybrides rechargeables dans un pays où ces motorisations occupaient jusqu’à présent une place relativement limitée. Les prochains mois permettront de mesurer si cette évolution s’inscrit durablement dans le paysage automobile russe ou si elle reste principalement liée au contexte exceptionnel des approvisionnements en carburant.

Notre avis, par leblogauto.com

Le témoignage présenté illustre l’impact direct que peuvent avoir les difficultés d’approvisionnement en carburant sur les choix des automobilistes. Les données citées montrent également une progression des ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables au moment où les pénuries se sont accentuées. Demeure toutefois que le développement de cette motorisation reste confronté à des limites, notamment en matière d’infrastructures de recharge et de conditions climatiques.

Source : Reuters.

Crédit illustration : galvanicengineers.

L’article En Russie, la voiture électrique gagne du terrain est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Tesla signe un trimestre record grâce à l’Europe

13 juillet 2026 à 14:12

Tesla dépasse les attentes au deuxième trimestre grâce à un rebond des livraisons en Europe et nourrit l’espoir d’un retour à la croissance.

Tesla a enregistré un deuxième trimestre particulièrement solide avec un niveau de livraisons inédit pour cette période de l’année. Le constructeur américain de véhicules électriques a livré 480 126 voitures entre avril et juin, un résultat supérieur aux attentes des analystes de Wall Street. Cette performance est principalement portée par un redressement des ventes en Europe, tandis que la Chine continue de progresser légèrement. Aux États-Unis, en revanche, le marché demeure plus difficile malgré plusieurs initiatives commerciales. Ces résultats alimentent désormais les espoirs de voir Tesla mettre un terme à deux années consécutives de recul annuel de ses livraisons.

Des livraisons record portées par le marché européen

Le constructeur basé à Austin, au Texas, a annoncé avoir livré 480 126 véhicules au cours du deuxième trimestre. Il s’agit d’un record pour cette période, avec une progression d’environ 25 % par rapport à l’année précédente. Les résultats dépassent largement le consensus des analystes, qui anticipaient en moyenne 402 776 immatriculations.

Tesla a également produit 451 758 véhicules durant le trimestre. Les livraisons étant supérieures à la production de plus de 28 000 unités, le constructeur a pu réduire les stocks accumulés au premier trimestre.

Selon plusieurs analystes, la reprise observée en Europe constitue le principal moteur de cette performance. Plusieurs facteurs expliquent cette amélioration : la hausse des prix des carburants, les aides publiques destinées à favoriser l’achat de véhicules électriques, l’accélération de l’électrification des flottes d’entreprise ainsi qu’un apaisement du mécontentement d’une partie des consommateurs vis-à-vis des prises de position politiques du directeur général Elon Musk.

Seth Goldstein, analyste senior chez Morningstar, estime que la croissance européenne est aujourd’hui le principal soutien de Tesla. Il observe que les ventes aux États-Unis restent orientées à la baisse, même si le recul apparaît moins marqué que celui du marché américain des véhicules électriques dans son ensemble. En Chine, le constructeur continue d’enregistrer une légère progression.

Après la publication de ces résultats, l’analyste juge désormais qu’une nouvelle baisse annuelle des livraisons semble difficile à envisager, alors qu’il anticipait encore auparavant une troisième année consécutive de recul.

Une stratégie commerciale qui soutient les ventes

Afin de stimuler la demande, Tesla a multiplié les initiatives commerciales au cours des derniers mois. L’entreprise a notamment lancé des versions simplifiées et plus abordables de sa berline Model 3 ainsi que de son SUV Model Y. Le constructeur a également proposé différentes offres promotionnelles et des solutions de financement attractives pour encourager les achats.

Selon Sam Fiorani, vice-président d’AutoForecast Solutions, cette politique tarifaire permet aux produits Tesla de conserver leur attractivité malgré les controverses entourant Elon Musk.

Le marché américain reste toutefois sous pression depuis la suppression des crédits d’impôt destinés à soutenir l’acquisition de véhicules électriques à la fin de l’année précédente. Plusieurs analystes estiment que la disparition de ces aides continue de peser sur les ventes du constructeur.

En Chine, la situation apparaît plus favorable. Les ventes des modèles fabriqués localement progressent grâce au lancement du Model Y restylé, malgré une concurrence particulièrement intense des constructeurs nationaux, notamment BYD.

Tesla poursuit également l’élargissement de sa gamme. Le constructeur a lancé aux États-Unis une version à six places du Model Y. Ce SUV électrique à trois rangées de sièges, doté d’un empattement allongé et baptisé Model Y L, a déjà contribué à soutenir les livraisons sur le marché chinois. L’entreprise espère désormais qu’il permettra également de renforcer la demande auprès des automobilistes américains.

Les investisseurs ont néanmoins accueilli ces résultats avec prudence. Après une progression de 12 % de l’action plus tôt dans la semaine, le titre reculait d’environ 7 % en séance, certains observateurs estimant que les bonnes nouvelles étaient déjà intégrées dans la valorisation boursière.

Tesla accélère dans l’IA et la conduite autonome

Au-delà de son activité historique de constructeur automobile, Tesla poursuit le développement de ses projets liés à l’intelligence artificielle et à la conduite autonome. Ces activités représentent désormais un axe majeur de sa stratégie industrielle.

L’entreprise prévoit ainsi d’investir plus de 25 milliards de dollars en dépenses d’investissement en 2026, contre 8,5 milliards l’année précédente. Ces investissements doivent financer le développement des infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle, la production de batteries, la fabrication du Cybercab ainsi que celle des robots Optimus.

Tesla poursuit également le déploiement européen de son système avancé d’assistance à la conduite Full Self-Driving (FSD). Pour le moment, cette technologie n’est disponible que dans un nombre limité de pays, mais les analystes anticipent une extension progressive de son déploiement dans les prochains mois afin de soutenir les ventes de véhicules électriques.

Le constructeur développe également son activité de robotaxis après le lancement, en juin, d’un service commercial limité à Austin. Elon Musk a indiqué vouloir accélérer fortement le déploiement de ce service jusqu’en 2026.

Enfin, la production du Cybercab, le futur véhicule autonome conçu sans volant ni pédales, devrait monter en puissance plus tard cette année.

Tesla publiera ses résultats financiers complets du deuxième trimestre le 22 juillet, après la clôture des marchés. Les investisseurs continueront alors d’évaluer non seulement les performances commerciales du constructeur automobile, mais aussi sa capacité à concrétiser ses ambitions dans les domaines de l’intelligence artificielle, des véhicules autonomes, des batteries et des nouvelles technologies de mobilité.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres publiés par Tesla témoignent d’un net rebond des livraisons au deuxième trimestre, principalement soutenu par le marché européen. Les données montrent également un rééquilibrage des stocks grâce à des livraisons supérieures à la production. En parallèle, le constructeur poursuit une stratégie de diversification autour de la conduite autonome, de l’intelligence artificielle et des robotaxis, tout en continuant à faire évoluer sa gamme de véhicules électriques. Les prochains résultats financiers permettront d’apprécier l’impact économique de ces investissements sur l’activité du groupe.

Crédit illustration : Tesla.

L’article Tesla signe un trimestre record grâce à l’Europe est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Les constructeurs misent sur le patriotisme américain

13 juillet 2026 à 12:12

Jeep, Chevrolet et Ford misent sur le patriotisme et la Coupe du Monde pour renforcer leur image et séduire les automobilistes.

À l’approche du 250e anniversaire des États-Unis et de la Coupe du Monde de football organisée en partie sur le sol américain, plusieurs constructeurs automobiles renforcent leur communication autour de l’identité nationale. Jeep, Chevrolet et Ford multiplient les campagnes publicitaires inspirées de l’histoire américaine afin de valoriser leur image de marque, leurs racines industrielles et leur production nationale. Pour ces acteurs majeurs de l’industrie automobile, la convergence de ces deux événements constitue une opportunité rare de toucher un large public tout en mettant en avant leurs véhicules, leur héritage et leur ancrage aux États-Unis.

Jeep, Chevrolet et Ford misent sur les symboles américains

Les constructeurs automobiles américains ont régulièrement utilisé la fierté nationale comme levier de communication. Cette année, la célébration des 250 ans des États-Unis, combinée à la Coupe du Monde de football disputée en partie sur le territoire américain, offre un contexte particulièrement favorable à ce type de campagnes marketing.

Jeep, marque du groupe Stellantis, a choisi une opération promotionnelle originale. Le constructeur promet d’offrir un Wrangler à cent résidents américains portant légalement le prénom George Washington si l’équipe des États-Unis remporte la Coupe du Monde. Cette campagne est accompagnée d’une publicité mettant en scène l’humoriste Iliza Shlesinger devant une représentation de George Washington traversant la rivière Delaware au volant d’un Jeep Wrangler blanc. Le message joue volontairement sur les références historiques et l’humour afin de renforcer l’image de liberté associée au modèle.

De son côté, Chevrolet remet au goût du jour sa célèbre campagne « Heartbeat of America », utilisée il y a plusieurs décennies. Dans le cadre des célébrations du 250e anniversaire, la marque de General Motors a notamment organisé une démonstration spectaculaire sur le circuit de l’Indianapolis Motor Speedway. Une Corvette ZR1X y a roulé à grande vitesse afin d’éteindre 250 bougies d’anniversaire géantes installées le long de la piste, illustrant une communication centrée sur la performance automobile et le patrimoine américain.

Ces opérations marketing mettent en avant des modèles emblématiques comme le Jeep Wrangler ou la Chevrolet Corvette, tout en associant les marques à des valeurs de liberté, de tradition, de puissance mécanique et d’histoire nationale.

Le marketing automobile s’appuie sur les grands événements

Selon Americus Reed, professeur de marketing à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie, les grands rendez-vous populaires offrent aux entreprises une occasion de renforcer leur image auprès d’un public très large. Les événements à forte dimension émotionnelle ou nostalgique permettent aux marques automobiles de créer une connexion avec les consommateurs grâce à leur portée culturelle.

D’après lui, cette stratégie vise à inscrire les constructeurs dans l’actualité du moment afin d’améliorer leur visibilité et leur notoriété. Il souligne toutefois qu’une communication patriotique trop marquée peut aussi éloigner une partie de la clientèle. En revanche, associer une marque à une compétition internationale comme la Coupe du Monde représente une approche jugée moins risquée, car elle bénéficie d’une audience mondiale tout en suscitant un fort intérêt national.

Pour les constructeurs automobiles, ces campagnes constituent également une manière de valoriser leurs gammes de véhicules, leurs SUV, leurs voitures sportives ou leurs pick-up dans un contexte médiatique favorable. Elles permettent de rappeler l’histoire des marques tout en mettant en avant leurs produits auprès des automobilistes et des futurs acheteurs.

La fabrication américaine au cœur des campagnes

Au-delà de l’aspect publicitaire, ces campagnes interviennent dans un contexte où la fabrication nationale occupe une place importante dans le discours des constructeurs automobiles. Après les droits de douane annoncés au printemps 2025 par le président américain Donald Trump afin de favoriser les investissements industriels aux États-Unis, plusieurs groupes ont accentué leur communication autour de leurs usines et de leurs salariés américains.

Ford a notamment lancé la campagne « From America, For America », proposant des tarifs réservés aux employés à l’ensemble des acheteurs. Selon les dirigeants du constructeur, cette opération a contribué à une progression de 16,3 % des ventes mensuelles. Cette campagne a également reçu un soutien public du président Donald Trump, qui a salué cette publicité sur son réseau social.

Cet été, Ford poursuit cette stratégie avec une nouvelle campagne intitulée « American Value. For American Values. ». Son directeur général, Jim Farley, rappelle régulièrement que le constructeur emploie davantage de travailleurs horaires aux États-Unis que ses principaux concurrents.

Chez Stellantis, le directeur mondial du marketing, Olivier François, explique que la campagne autour de George Washington s’inscrit dans une démarche de long terme destinée à construire une identité cohérente pour les marques du groupe. Il rappelle avoir déjà imaginé par le passé une publicité montrant George Washington conduisant une Dodge Challenger lors d’une scène inspirée de la guerre d’indépendance américaine.

Le groupe a également lancé une campagne mettant en avant Captain America à l’occasion du 250e anniversaire du pays. Le célèbre bouclier du super-héros apparaît sur le cache de roue de secours du Jeep Wrangler. Olivier François présente cette initiative comme une évocation plus ludique des symboles américains que l’utilisation du drapeau national.

Selon lui, la concomitance entre la Coupe du Monde et les célébrations des 250 ans des États-Unis représente une occasion exceptionnelle pour les constructeurs automobiles de capter l’attention du public. Ces deux événements concentrés sur une même période offrent un contexte particulièrement favorable pour promouvoir les marques, les véhicules et leur héritage industriel auprès des consommateurs américains.

Notre avis, par leblogauto.com

Les constructeurs automobiles s’appuient cette année sur deux événements majeurs pour renforcer leur communication autour de leurs marques et de leur ancrage américain. Les campagnes présentées privilégient des symboles historiques, culturels et sportifs afin d’accroître leur visibilité. Le discours met également en avant la production nationale et l’emploi aux États-Unis, un thème déjà largement utilisé par plusieurs groupes automobiles. À ce stade, les informations disponibles portent sur les stratégies marketing annoncées par les constructeurs et sur leurs objectifs de communication.

Crédit illustration : Ford.

L’article Les constructeurs misent sur le patriotisme américain est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Les États-Unis renforcent leurs stocks de lithium

13 juillet 2026 à 06:12

Les États-Unis veulent acheter jusqu’à 300 millions de dollars de lithium pour sécuriser l’approvisionnement en batteries et minéraux critiques.

Les États-Unis franchissent une nouvelle étape dans leur stratégie de sécurisation des minéraux critiques. Le département de la Défense a lancé un appel d’offres visant à acquérir jusqu’à 300 millions de dollars de carbonate de lithium de qualité batterie sur une période de cinq ans. Cette initiative illustre la volonté des autorités américaines de renforcer leurs stocks stratégiques face aux enjeux d’approvisionnement qui touchent ce métal indispensable à l’industrie automobile et aux technologies de stockage d’énergie.

Un appel d’offres de grande ampleur pour le lithium

Selon un document publié le 2 juillet par l’Agence de logistique de la défense (Defense Logistics Agency, DLA), les États-Unis recherchent des fournisseurs capables de livrer près de 36 millions de livres, soit environ 16 000 tonnes, de carbonate de lithium de qualité batterie. Le contrat, qui s’étalera sur cinq ans, pourrait représenter une enveloppe maximale de 300 millions de dollars.

La DLA, organisme chargé de gérer le Stock national de défense, souhaite obtenir des propositions à prix fixe pour toute la durée du contrat. Les documents précisent que les dépenses engagées par le gouvernement seront comprises entre un minimum de 1 million de dollars et un plafond de 300 millions de dollars. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 17 juillet pour transmettre leurs offres.

Cette opération s’inscrit dans une politique plus large de constitution de réserves stratégiques de matières premières considérées comme essentielles aux besoins militaires des États-Unis. Dès le mois de mars, la DLA avait déjà sollicité des informations concernant le stockage potentiel de plusieurs minéraux critiques, dont le lithium.

Un métal stratégique pour l’automobile électrique

Le lithium occupe une place centrale dans la transition vers la mobilité électrique. Le carbonate de lithium de qualité batterie constitue un composant indispensable à la fabrication des batteries destinées aux véhicules électriques, mais également aux systèmes de stockage d’énergie. Son rôle est devenu essentiel dans toute la chaîne de valeur de l’industrie automobile, depuis la production de cellules jusqu’à l’assemblage des batteries destinées aux voitures électriques.

Dans ce contexte, les évolutions du marché du lithium sont suivies de près par les constructeurs automobiles, les fabricants de batteries et les acteurs de la filière des minéraux stratégiques. Depuis le début de l’année, le prix du carbonate de lithium a progressé de plus d’un tiers. Cette hausse est attribuée à un regain d’optimisme concernant la demande, mais aussi aux incertitudes entourant les approvisionnements en provenance de plusieurs grands pôles de production, notamment la Chine et le Zimbabwe.

Les tensions sur le marché des matières premières destinées aux batteries renforcent ainsi les préoccupations liées à la sécurité des chaînes d’approvisionnement. Pour les secteurs de l’automobile électrique et du stockage énergétique, la disponibilité du lithium est devenue un enjeu industriel majeur.

Une stratégie américaine pour sécuriser les minéraux critiques

L’acquisition de lithium par le département de la Défense s’inscrit dans une stratégie plus globale visant à réduire la dépendance américaine vis-à-vis de la Chine pour l’approvisionnement en minéraux critiques. Ces matières premières occupent désormais une place importante dans les priorités politiques des États-Unis, tant pour les besoins industriels que pour les exigences de sécurité nationale.

Dans cette logique, l’armée américaine a récemment conclu plusieurs accords avec des entreprises afin de construire des usines de traitement de matériaux sur des bases militaires réparties à travers le pays. L’objectif est de renforcer les capacités nationales dans le domaine des matériaux stratégiques utilisés notamment pour les batteries et d’autres applications essentielles.

Parallèlement, la Maison Blanche a lancé plus tôt cette année le Projet Vault, une initiative de 12 milliards de dollars destinée au secteur privé afin de développer le stockage de minéraux critiques. Cette démarche complète les actions engagées par les autorités américaines pour sécuriser les ressources indispensables aux secteurs industriels stratégiques.

Avec cet appel d’offres pouvant atteindre 300 millions de dollars, les États-Unis poursuivent donc le renforcement de leurs réserves de lithium, un matériau devenu incontournable pour les batteries de véhicules électriques et les systèmes de stockage d’énergie. L’opération reflète l’importance croissante accordée aux chaînes d’approvisionnement en matières premières critiques dans un contexte marqué par la hausse des prix et les incertitudes pesant sur les principaux pays producteurs.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette décision confirme la place stratégique prise par le lithium dans l’industrie automobile, en particulier pour la production de batteries destinées aux véhicules électriques. Les autorités américaines privilégient ici une logique de sécurisation des approvisionnements à long terme, en s’appuyant sur des contrats pluriannuels et sur le développement de capacités nationales. Les informations disponibles montrent également que cette initiative s’inscrit dans une politique plus large consacrée aux minéraux critiques et à la réduction de la dépendance vis-à-vis des principaux pays producteurs.

Crédit illustration : m-mines.

L’article Les États-Unis renforcent leurs stocks de lithium est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Dieselgate : la justice britannique écarte la majorité des accusations contre Renault, Peugeot-Citroën, Mercedes, Ford et Nissan

13 juillet 2026 à 05:28
Une vieille pompe à carburant Diesel en Autriche. Les prix sont en shilling.

La Haute Cour britannique a rendu une décision importante dans le volet britannique du Dieselgate. Elle a rejeté la plupart des accusations visant cinq constructeurs automobiles, tout en maintenant certaines critiques sur des stratégies techniques spécifiques. Un nouveau procès est prévu en octobre pour examiner les demandes d’indemnisation.

La Haute Cour rejette la majorité des accusations

La Haute Cour britannique a rendu, vendredi 10 juillet, une première décision majeure dans le dossier du Dieselgate. Les juges ont donc largement rejeté les principales accusations visant Renault, Stellantis (Peugeot-Citroën), Mercedes, Ford et Nissan.

Les constructeurs étaient accusés d’avoir manipulé sciemment des véhicules diesel. Et ce, afin de réussir les contrôles antipollution, notamment ceux portant sur les émissions d’oxydes d’azote (NOx). Les véhicules, en condition réelles, rejettent bien plus de NOx que lors des tests. Volkswagen a reconnu, aux USA, avoir détourné une détection de phase de test grâce à Bosch et adapter la dépollution.

Dans son jugement, la juridiction estime que les stratégies examinées ne constituent pas, dans la majorité des cas, des dispositifs illégaux. Elle précise avoir rejeté la plupart des principales allégations formulées contre les constructeurs concernés par le procès.

Des critiques maintenues sur certaines stratégies

La décision n’écarte toutefois pas tous les griefs. La Haute Cour relève des constatations défavorables concernant certaines stratégies techniques spécifiques.

Le jugement vise notamment un dispositif de réglage de la température du liquide de refroidissement sur des véhicules Mercedes. Certains véhicules Peugeot-Citroën sont également concernés par ces constatations. Un jugement mi-figue mi-raisin.

Un nouveau procès attendu en octobre

Un autre procès est programmé en octobre. Il servira à déterminer les éventuelles indemnisations destinées aux 1,6 million de plaignants engagés dans cette procédure au Royaume-Uni.

Selon les éléments présentés par la justice, cette décision réduit fortement la portée potentielle des indemnisations qui pourraient être accordées. Surtout que l’on n’est pas aux USA. Les plaignants ne peuvent pas espérer de voir leur véhicule racheté à bon prix par exemple.

Un dossier toujours emblématique du Dieselgate

Le Dieselgate a donné lieu à des procédures civiles et pénales dans plusieurs pays, notamment en Allemagne, en France, aux États-Unis et en Corée du Sud.

Le scandale est associé à Volkswagen, qui avait reconnu en 2015 avoir installé un logiciel permettant de fausser les niveaux d’émissions de millions de véhicules. Au Royaume-Uni, le constructeur avait été reconnu coupable en 2020 et avait accepté de verser 193 millions de livres à des automobilistes.

Selon les informations communiquées, la décision rendue par la Haute Cour britannique est appelée à faire jurisprudence dans d’autres procédures visant plusieurs constructeurs.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette décision pourrait faire boule de neige un peu partout en Europe. Certes les justices sont indépendantes, mais il est difficile de penser qu’un constructeur sera condamné lourdement dans un pays, et pas dans le voisin.

Le Dieselgate est désormais « loin ». Avec les lenteurs de nos vieilles justices, on dépassionne les dossiers et au final, ici, il risque bien de faire « pshit ». Quelques millions et on solde le dossier ?

L’article Dieselgate : la justice britannique écarte la majorité des accusations contre Renault, Peugeot-Citroën, Mercedes, Ford et Nissan est apparu en premier sur Le Blog Auto.

À peine 40 exemplaires : cette Pagani Huayra a sans doute plus de kilomètres que votre voiture

13 juillet 2026 à 04:48
Une Pagani Huyara Roadster BC, 40 exemplaires seulement, a 118000 km

Produite à seulement 40 exemplaires, cette Pagani Huayra Roadster BC se distingue par un kilométrage inhabituel pour une hypercar. Selon plusieurs médias spécialisés et des informations issues de son historique administratif, elle aurait déjà dépassé les 118 000 km.

Une hypercar utilisée régulièrement

Contrairement à de nombreuses automobiles d’exception qui parcourent peu de kilomètres, se contentant d’aller de Monaco à Genève en camion transporteur, cette Pagani Huayra Roadster BC semble être utilisée de façon régulière.

Immatriculée en juin 2021 dans la province de Modène, en Italie, elle afficherait aujourd’hui plus de 118 000 km. Cela représenterait une moyenne comprise entre 20 000 et 25 000 km parcourus chaque année.

Produite à seulement 40 exemplaires, cette version Roadster BC est estimée à près de 5 millions d’euros selon les informations citées. Un sacré « daily », non ?

Une Pagani Huyara Roadster BC, 40 exemplaires seulement, a 118000 km

Des observations répétées en Italie et à l’étranger

L’hypothèse de ce kilométrage est étayée par de nombreuses apparitions publiques du véhicule.

Depuis plusieurs années, cette Huayra Roadster BC est régulièrement photographiée par des passionnés d’automobile, notamment dans le nord de l’Italie, à Milan, Modène et San Cesario sul Panaro, où se situe l’usine Pagani. Elle aurait également été aperçue aux États-Unis et au Canada lors de rassemblements de propriétaires de la marque.

La voiture est aussi apparue dans une vidéo de l’influenceur automobile GMK en 2021, peu après son immatriculation.

Une Pagani Huyara Roadster BC, 40 exemplaires seulement, a 118000 km

Un historique administratif qui appuierait ce kilométrage

Plusieurs médias spécialisés indiquent avoir consulté le portail italien des contrôles techniques, qui permet de retracer une partie de l’historique administratif des véhicules.

Les éléments retrouvés corroboreraient un kilométrage supérieur à 118 000 km. Cela renforce l’hypothèse d’une utilisation régulière de cette Huayra Roadster BC depuis sa mise en circulation.

Il est plaisant de voir que certains passionnés d’automobile n’hésitent pas à perdre de l’argent en roulant avec leur bolide. Ce ne sont pas que des objets d’art à exposer dans un musée privé. De façon paradoxale (en apparence) c’est cette Huayra Roadster BC qui devrait prendre de la valeur plutôt que les exemplaires qui se dessèchent sans rouler.

Une Pagani Huyara Roadster BC, 40 exemplaires seulement, a 118000 km

L’article À peine 40 exemplaires : cette Pagani Huayra a sans doute plus de kilomètres que votre voiture est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Tesla : un conducteur poursuivi après un accident mortel

13 juillet 2026 à 04:12

Un conducteur de Tesla est poursuivi au Texas après un accident mortel impliquant le système d’assistance à la conduite du constructeur.

Un conducteur de Tesla fait face à des poursuites pour homicide involontaire après un accident survenu au Texas ayant coûté la vie à une femme de 76 ans. L’affaire, qui implique une Model 3 équipée du système Full Self-Driving, relance les interrogations autour des technologies d’assistance à la conduite et de leur utilisation par les automobilistes. Alors que les autorités américaines poursuivent leur enquête, Tesla conteste certains éléments avancés par le conducteur, tandis que la famille de la victime a engagé une procédure civile contre le constructeur de véhicules électriques.

Un accident mortel dans un quartier résidentiel

Les faits remontent au 19 juin à Katy, dans la banlieue de Houston, au Texas. Selon les documents judiciaires, Michael David Butler, âgé de 44 ans, conduisait une Tesla Model 3 lorsqu’il a quitté la chaussée avant de percuter une habitation. À l’intérieur de la maison se trouvait Martha Avila, une femme de 76 ans, qui a été grièvement blessée lors de l’impact. Transportée vers un hôpital voisin, elle est décédée des suites de ses blessures.

Le conducteur est désormais poursuivi pour homicide involontaire. D’après les documents de justice, il a indiqué aux policiers que son véhicule fonctionnait en mode Full Self-Driving au moment de l’accident. Il aurait également déclaré aux secours que « la voiture était en Autopilot ».

Selon un affidavit d’arrestation (*), Michael David Butler effectuait une livraison pour DoorDash lorsqu’il aurait modifié la musique via l’écran tactile central de la Tesla. Il a ensuite expliqué avoir « perdu connaissance ». Toutefois, le même document précise qu’il a par la suite nié avoir ressenti un malaise.

Les éléments recueillis par les enquêteurs indiquent que la voiture a atteint une vitesse de 73 miles par heure, soit plus de deux fois la limitation autorisée sur cette portion de route. Les investigations montrent également que la pédale de frein n’a pas été utilisée durant la minute précédant la collision. Les analyses réalisées après l’accident n’ont révélé ni consommation d’alcool ni présence de drogues courantes dans l’organisme du conducteur.

Tesla conteste la version du conducteur

Le constructeur américain ne partage pas l’analyse présentée par Michael David Butler. Tesla affirme que les déclarations du conducteur ne correspondent pas au fonctionnement enregistré par le véhicule.

Le directeur général Elon Musk a indiqué qu’un véhicule utilisant le mode de conduite autonome circule lentement dans les rues résidentielles. De son côté, un vice-président en charge des logiciels a déclaré que le conducteur avait lui-même désactivé le système Full Self-Driving en appuyant complètement sur la pédale d’accélérateur.

Tesla rappelle également que ses technologies d’assistance à la conduite ne remplacent pas le conducteur. Selon le constructeur, le système Autopilot permet notamment de maintenir la trajectoire, d’accélérer et de freiner dans une voie de circulation, tandis que le système Full Self-Driving est capable de gérer certaines fonctions supplémentaires comme le respect des feux de signalisation ou les changements de voie. Dans tous les cas, le constructeur précise que ces dispositifs exigent un conducteur pleinement attentif et responsable de la conduite du véhicule.

L’avocat de Michael David Butler n’a pas répondu aux sollicitations portant sur cette affaire. Les procureurs du comté de Harris n’ont pas davantage formulé de commentaire au moment des faits rapportés.

Une enquête fédérale toujours en cours

L’accident fait également l’objet d’une enquête de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’autorité fédérale américaine chargée de la sécurité routière. Depuis 2016, cet organisme a ouvert près de cinquante enquêtes spéciales concernant des accidents impliquant des véhicules Tesla équipés de systèmes avancés d’assistance à la conduite.

Selon les informations disponibles, environ deux douzaines de décès ont été recensés dans le cadre de ces investigations. Cette nouvelle affaire vient ainsi s’ajouter aux dossiers déjà suivis par les autorités américaines sur les technologies de conduite assistée.

Sur le plan judiciaire, Michael David Butler est apparu devant un tribunal chargé d’examiner les causes probables de son arrestation. Sa caution a été fixée à 150 000 dollars. Les conditions imposées par le tribunal prévoient notamment le port d’un bracelet électronique à la cheville ainsi qu’une interdiction de conduire pendant la procédure.

En parallèle de la procédure pénale engagée contre le conducteur, la famille de Martha Avila a déposé une plainte contre Tesla. Selon cette action civile, la mort de la victime résulterait d’une négligence grave du constructeur ainsi que d’un défaut d’information concernant les systèmes de conduite autonome, que les plaignants estiment défectueux.

Cette affaire intervient dans un contexte où les systèmes d’assistance à la conduite occupent une place grandissante dans l’industrie automobile. Les technologies embarquées, les aides électroniques à la conduite et les fonctions de conduite automatisée continuent d’alimenter les débats sur leur utilisation, leur niveau de sécurité et la responsabilité des conducteurs lorsqu’elles sont activées.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette affaire réunit plusieurs procédures distinctes : une enquête pénale visant le conducteur, une enquête fédérale sur les circonstances de l’accident et une action civile engagée contre Tesla. Les versions du conducteur et du constructeur divergent sur l’utilisation effective du système Full Self-Driving au moment des faits. À ce stade, les éléments disponibles reposent sur les documents judiciaires, les déclarations des différentes parties et les investigations toujours en cours. Les conclusions définitives dépendront des résultats de ces procédures.

Crédit illustration : Tesla.

(*) Un affidavit est un document juridique fait sous serment ou déclaration solennelle qui peut servir de preuve.

L’article Tesla : un conducteur poursuivi après un accident mortel est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Les images des retrouvailles émouvantes entre les marins porte-avions Charles de Gaulle et leurs proches

Après cinq mois et demi de mission, le porte-avions Charles de Gaulle a regagné son port d’attache, à Toulon. Les 2000 marins à son bord ont été accueillis par leurs proches, venus nombreux sur le quai.

© AFP / Marine nationale

Les retrouvailles émouvantes des marins du Charles de Gaulle avec leurs proches

Ferrari et BMW accélèrent vers le câblage en aluminium

10 juillet 2026 à 14:12

Ferrari et BMW adoptent l’aluminium pour le câblage automobile, réduisant poids et coûts face à la hausse du cuivre mondial.

Dans l’industrie automobile mondiale, un changement de matériau longtemps marginal prend désormais une ampleur stratégique. Ferrari et BMW ont commencé à intégrer des câblages en aluminium sur de nouveaux modèles, rejoignant Tesla et plusieurs constructeurs chinois de véhicules électriques dans une transition progressive qui remet en cause la domination historique du cuivre dans les systèmes électriques automobiles. Cette évolution touche un composant essentiel des véhicules modernes, au cœur des architectures électriques des voitures thermiques hybrides et des véhicules électriques.

Une substitution accélérée dans les faisceaux électriques automobiles

Le cuivre, utilisé depuis plus de deux siècles dans les systèmes électriques, reste aujourd’hui le matériau dominant dans le câblage automobile. Cependant, la pression sur les coûts et les contraintes d’approvisionnement poussent les constructeurs à envisager des alternatives. Selon JPMorgan, cette transition pourrait déjà représenter environ 2 % de la demande mondiale de cuivre cette année, un chiffre appelé à augmenter.

Ferrari et BMW s’inscrivent dans cette dynamique en lançant de nouveaux modèles équipés de faisceaux électriques en aluminium. Cette tendance s’inscrit dans un mouvement déjà amorcé par Tesla et plusieurs fabricants chinois de véhicules électriques, qui explorent depuis plusieurs années des solutions visant à réduire le poids des véhicules tout en maîtrisant les coûts de production.

Pression sur le cuivre et avantage économique de l’aluminium

Le contexte de marché joue un rôle central dans cette transition. Les prix du cuivre ont atteint des niveaux records, approchant 15 000 dollars la tonne métrique fin janvier, sous l’effet combiné de pénuries structurelles et d’une demande croissante liée notamment aux technologies vertes et aux centres de données. Les prévisions d’offre mondiale restent inférieures à la demande pour plus d’une décennie, selon les analyses sectorielles.

Dans ce contexte, l’aluminium apparaît comme une alternative attractive. Son prix, environ 3 100 dollars la tonne, soit près d’un quart de celui du cuivre, renforce son intérêt économique pour les industriels. D’après des entretiens menés auprès de 18 acteurs du secteur — constructeurs automobiles, équipementiers de câblage et de climatisation, producteurs de métaux et consultants — la substitution du cuivre par l’aluminium est déjà engagée dans plusieurs industries.

Ferrari et BMW justifient toutefois leur choix non seulement par des considérations économiques, mais aussi par des critères techniques. Les deux constructeurs soulignent notamment l’intérêt du gain de poids, un facteur déterminant dans les performances et l’efficacité énergétique des véhicules modernes, en particulier dans les segments sportifs et électrifiés.

Applications concrètes chez Ferrari et BMW

Ferrari a déjà commencé à utiliser l’aluminium pour les câbles d’alimentation de sa voiture de sport hybride 296 dès l’année précédente. Le constructeur italien a ensuite étendu cette technologie à d’autres modèles, dont la Luce, son premier véhicule électrique lancé récemment. Selon Dario Esposito, responsable de la communication de Ferrari, l’utilisation de l’aluminium permet une réduction allant jusqu’à 20 % du poids total du câblage. Ferrari insiste sur le fait que ce choix repose avant tout sur la recherche de performances plutôt que sur une logique de réduction des coûts.

BMW, de son côté, intègre également des câblages en aluminium dans de nouveaux modèles, poursuivant une stratégie similaire d’allègement des véhicules et d’optimisation des systèmes électriques. Cette évolution s’inscrit dans une tendance plus large de l’industrie automobile premium et électrique, où la réduction du poids est devenue un levier central pour améliorer l’autonomie et les performances.

Cette mutation industrielle reflète une transformation structurelle du secteur automobile mondial, où les contraintes liées aux matières premières, aux coûts énergétiques et aux objectifs d’efficacité redéfinissent progressivement les choix techniques des constructeurs.


Notre avis, par leblogauto.com

Le passage progressif du cuivre à l’aluminium dans le câblage automobile illustre une adaptation industrielle aux tensions sur les matières premières. Les constructeurs haut de gamme comme Ferrari et BMW ne se limitent pas à une logique de réduction des coûts, mais mettent en avant des gains de poids significatifs, essentiels pour les performances et l’efficacité énergétique. La dynamique est déjà visible chez Tesla et les constructeurs chinois de véhicules électriques, ce qui confirme un mouvement global. Toutefois, cette transition reste encore limitée à une part marginale de la demande mondiale de cuivre, même si sa progression semble structurelle à moyen terme.

Crédit illustration : Ferrari.

L’article Ferrari et BMW accélèrent vers le câblage en aluminium est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Tesla introduit le Model Y L aux USA pour relancer ses ventes

10 juillet 2026 à 12:12

Tesla déploie le Model Y L à six places aux États-Unis pour relancer ses ventes après la fin d’un crédit d’impôt clé.

Le constructeur américain Tesla introduit une nouvelle variante de son SUV phare, le Model Y, avec l’objectif de soutenir ses ventes sur le marché nord-américain. Cette version à empattement long et à six places, baptisée Model Y L, s’inscrit dans une stratégie d’adaptation progressive de la gamme plutôt que dans le lancement de modèles entièrement nouveaux.

Une nouvelle version longue du Model Y

Tesla a officiellement lancé une déclinaison allongée de son SUV le plus vendu, le Model Y, sur le marché américain. Cette version propose une configuration à six places et un empattement étendu, répondant à une demande croissante pour des véhicules électriques plus spacieux.

Le prix de lancement est fixé à 61 990 dollars aux États-Unis, selon les informations communiquées par la marque. Ce positionnement tarifaire place le modèle dans le segment supérieur des SUV électriques familiaux, où la concurrence s’intensifie.

Cette nouvelle déclinaison est également disponible sur d’autres marchés, notamment aux Émirats Arabes Unis, illustrant la volonté de Tesla d’étendre rapidement sa présence internationale avec des variantes adaptées aux besoins régionaux.

Une stratégie centrée sur les déclinaisons de modèles existants

Plutôt que de multiplier les nouveaux véhicules, Tesla mise sur l’évolution de ses modèles existants. Le Model Y L s’inscrit dans cette logique, tout comme les différentes variantes de la berline compacte Model 3. Cette stratégie vise à stimuler la demande sans engager immédiatement des coûts importants de développement de nouveaux modèles.

Le Model Y L avait déjà été introduit en Chine, où il avait contribué à soutenir les ventes dans un contexte de forte concurrence avec des constructeurs locaux tels que BYD. Le modèle a ensuite été étendu à d’autres marchés de la région Asie-Pacifique, confirmant son rôle dans la stratégie globale du constructeur.

La version à trois rangées offre une autonomie annoncée de 325 miles, ce qui la positionne comme une option orientée vers les familles et les longs trajets.

Un levier pour compenser la fin des incitations fiscales

Le lancement du Model Y L intervient dans un contexte de transition pour le marché américain des véhicules électriques, marqué par la suppression d’un crédit d’impôt fédéral clé. Cette évolution a entraîné un ralentissement temporaire de la demande, poussant les constructeurs à adapter leurs offres.

Tesla cherche ainsi à compenser cette perte de soutien fiscal par des produits plus attractifs en termes d’espace et de polyvalence. L’introduction de variantes comme le Model Y L constitue une réponse directe à ces nouvelles conditions de marché.

Malgré ce contexte, Tesla a récemment annoncé des livraisons record pour le deuxième trimestre, dépassant les attentes de Wall Street. Cette performance a été portée notamment par un rebond des ventes en Europe, laissant entrevoir une possible stabilisation après plusieurs années de baisse annuelle des volumes.

Notre avis, par leblogauto.com

Le lancement du Model Y L illustre la stratégie de Tesla consistant à décliner ses modèles existants pour soutenir la demande. L’extension de l’empattement et l’ajout de places renforcent l’attractivité du SUV sur le segment familial. Cette approche intervient dans un contexte de transition du marché américain après la fin des incitations fiscales. Les résultats récents montrent toutefois que la dynamique commerciale du constructeur reste dépendante de ses performances régionales.

Crédit illustration : Tesla.

L’article Tesla introduit le Model Y L aux USA pour relancer ses ventes est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Hennessey Venom F5-M, la supercar à boîte manuelle la plus puissante du monde

10 juillet 2026 à 08:30

Avec la Venom F5, Hennessey propose déjà l’une des sportives les plus performantes du monde. Quelques chevaux en plus et voici 12 exemplaires d’une supercar aux antipodes d’une sportive électrique aseptisée…

La nouvelle Venom F5-M de Hennessey Special Vehicles participera ce week-end à la désormais traditionnelle montée de Goodwood. Avouons-le immédiatement, l’association d’une boîte manuelle à 6 rapports avec le V8 6.6 Fury développant 2039 ch n’est pas totalement nouveau. Le petit constructeur texan a déjà dévoilé cette configuration l’année dernière, en un unique exemplaire.

Mais la configuration revient à présent avec une carrosserie découvrable, et un package aérodynamique exclusif du plus bel effet avec sa dérive et sa prise d’air centrales. L’exemplaire qui sera montré au Festival of Speed est destiné à un client britannique, donc le nom s’affiche à l’arrière du véhicule et sur la console centrale. Un client qui a choisi d’afficher à la fois sa nationalité et celle du bolide avec les drapeaux britannique et étasunien présents sur la dérive ou sur les poignées de portes.

Cette fois-ci, la Venom à boîte manuelle revient pour une édition limitée. 12 unités de cette F5-M seront donc proposés, à 2,65 millions de dollars pièce…

L’article Hennessey Venom F5-M, la supercar à boîte manuelle la plus puissante du monde est apparu en premier sur Le Blog Auto.

BYD relance ses ventes grâce aux exportations mondiales

10 juillet 2026 à 06:12

BYD signe un deuxième mois de hausse des ventes mondiales grâce aux exportations, malgré un marché intérieur chinois en fort ralentissement.

Le constructeur chinois BYD enregistre en juin une nouvelle progression de ses ventes mondiales, confirmant un redressement porté principalement par la dynamique des exportations. Cette amélioration intervient dans un contexte contrasté, marqué par une faiblesse persistante du marché intérieur chinois et une concurrence accrue dans le secteur des véhicules électrifiés.

Une reprise des ventes mondiales portée par l’export

BYD affiche une croissance de 5,5 % de ses ventes mondiales en juin, atteignant 403 472 véhicules livrés. Il s’agit du deuxième mois consécutif de progression, après une hausse plus modeste de 0,3 % en mai, qui avait mis fin à huit mois consécutifs de baisse.

Ce rebond s’explique principalement par la forte augmentation des exportations, qui compensent la faiblesse de la demande sur le marché domestique. Les ventes à l’international ont bondi de 94,7 % sur un an, atteignant 175 349 véhicules en juin. Cette expansion hors de Chine devient un levier central de croissance pour le constructeur.

Dans le même temps, des concurrents locaux comme Leapmotor affichent également une forte dynamique, avec une hausse de 95 % de leurs ventes en juin, atteignant 93 376 véhicules électrifiés. Cette progression souligne l’intensité de la concurrence sur le segment des véhicules électriques en Chine et à l’international.

Un marché intérieur chinois sous pression

Malgré la croissance globale de BYD, le marché domestique chinois reste en repli. Les ventes en Chine ont reculé de 22 % en juin, poursuivant une tendance baissière entamée depuis mai 2025. Cette contraction prolongée pèse fortement sur les performances globales du constructeur.

Plusieurs facteurs expliquent ce ralentissement. La réduction des aides publiques et des subventions a diminué le soutien à la demande. À cela s’ajoute une crise prolongée du marché immobilier chinois, qui affecte la richesse des ménages et leur confiance dans les achats importants, notamment automobiles.

Les niveaux élevés de stocks chez les concessionnaires contribuent également à freiner les nouvelles commandes. Dans ce contexte, le marché automobile chinois, le plus important au monde, est désormais anticipé en baisse de 11 % sur l’année, selon les estimations de l’Association chinoise des voitures particulières, une révision fortement négative par rapport aux prévisions précédentes.

Une stratégie tournée vers l’international et la technologie

Face à ces défis internes, BYD accélère sa stratégie d’internationalisation. Le constructeur mise sur la croissance des exportations pour compenser la faiblesse de la demande domestique et soutenir ses volumes globaux.

Lors d’une récente réunion d’actionnaires, le président Wang Chuanfu a réaffirmé l’ambition du groupe de devenir le plus grand constructeur automobile mondial dans les cinq prochaines années. Cette stratégie repose notamment sur l’expansion des ventes à l’étranger et sur des avancées technologiques dans les batteries et la recharge rapide.

BYD n’est toutefois pas isolé dans un environnement boursier sous pression. Plusieurs constructeurs de véhicules électriques chinois, dont Li Auto et Xiaomi, subissent également la volatilité du marché, affectés par une concurrence accrue sur les prix et des perspectives de demande plus faibles.

Dans ce contexte, l’exportation apparaît comme un relais essentiel de croissance pour les acteurs chinois du véhicule électrique, alors que le marché intérieur montre des signes d’essoufflement structurel.

Notre avis, par leblogauto.com

La progression des ventes de BYD en juin confirme un basculement stratégique vers l’export pour compenser la faiblesse du marché chinois. La croissance reste solide à l’international, mais le recul domestique souligne un déséquilibre croissant dans les sources de volume. La pression concurrentielle en Chine et la baisse des aides publiques fragilisent l’ensemble du secteur.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

L’article BYD relance ses ventes grâce aux exportations mondiales est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Crise du carburant en Russie : ruée vers les voitures électriques chinoises

10 juillet 2026 à 04:12

La crise du carburant en Russie provoque une hausse des ventes de voitures électriques chinoises, malgré des contraintes d’infrastructures.

La crise du carburant en Russie bouleverse progressivement les habitudes de mobilité et accélère la demande de véhicules électrifiés, en particulier ceux importés de Chine. Alors que les pénuries d’essence et de diesel s’intensifient dans plusieurs régions du pays, les automobilistes se tournent de plus en plus vers les voitures électriques et hybrides rechargeables, malgré un environnement encore peu favorable à leur adoption massive.

Pénurie de carburant et tensions sur le réseau énergétique

L’augmentation des frappes ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques russes a entraîné une réduction des approvisionnements en carburants traditionnels. Cette situation a provoqué des files d’attente prolongées dans les stations-service et une hausse marquée des prix de l’essence et du diesel dans de nombreuses régions.

Selon des estimations citées par Reuters, les prix de l’essence dans certaines zones atteignent désormais des niveaux parmi les plus élevés d’Europe. Cette pression sur le marché énergétique intérieur crée un contexte inédit pour le secteur automobile russe, historiquement dominé par les motorisations thermiques.

Les vastes distances du pays, les conditions climatiques difficiles et la faiblesse du réseau de recharge avaient jusque-là freiné le développement des véhicules électriques. Cependant, la situation actuelle modifie progressivement les comportements d’achat, poussant une partie des consommateurs à envisager des alternatives plus économes en carburant.

Forte progression des ventes de véhicules électriques chinois

Dans ce contexte, les constructeurs automobiles chinois jouent un rôle central dans la transition accélérée du marché russe. Des marques comme Geely, Dongfeng, GAC et Chery dominent désormais les ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables en Russie.

Dans une concession spécialisée à Moscou, les ventes de véhicules électriques d’origine chinoise ont fortement augmenté. Un distributeur indique vendre désormais deux à trois véhicules électriques par jour, contre seulement deux à trois par mois auparavant. Cette progression rapide illustre l’impact direct de la crise du carburant sur les comportements d’achat.

Les données du marché confirment cette tendance. Environ 24 600 hybrides rechargeables ont été vendus sur les cinq premiers mois de l’année, soit une hausse de 125 % sur un an. Les ventes de véhicules 100 % électriques ont également progressé de 19 %, atteignant 4 460 unités sur la même période.

Même si ces volumes restent modestes à l’échelle du marché automobile russe, la dynamique est clairement orientée à la hausse. Les immatriculations ont encore accéléré en juin, en parallèle de l’aggravation des pénuries de carburant.

Un marché encore contraint par les infrastructures

Malgré cette progression, le développement des véhicules électriques reste limité par plusieurs contraintes structurelles. Le réseau de recharge en Russie demeure insuffisant pour soutenir une transition rapide, notamment en dehors des grandes agglomérations.

Le nombre de stations de recharge a néanmoins augmenté de 20 % sur un an jusqu’en juillet 2026, selon les données du service de cartographie numérique 2GIS. Cette évolution positive reste toutefois insuffisante pour répondre à une adoption de masse.

Un cas typique illustré par les usagers concerne les difficultés de recharge en milieu urbain, notamment à Moscou, où les infrastructures restent saturées. À l’inverse, les propriétaires disposant de maisons individuelles et de solutions de recharge domestique rencontrent moins de difficultés.

Dans ce contexte, certains experts du secteur estiment que si la crise du carburant persiste, les ventes de véhicules électriques et hybrides pourraient connaître une croissance plus soutenue. La Chine apparaît comme le principal bénéficiaire de cette évolution, grâce à son positionnement dominant sur les modèles abordables et rapidement disponibles.

Notre avis, par leblogauto.com

La hausse rapide des ventes de véhicules électriques en Russie est directement corrélée à la crise du carburant et aux tensions sur l’approvisionnement en essence et diesel. Les constructeurs chinois occupent une position dominante sur ce segment en forte croissance. Toutefois, les limites du réseau de recharge freinent encore une adoption massive et durable. L’évolution du marché dépendra largement de la persistance des pénuries et des investissements dans les infrastructures électriques.

Crédit illustration : BYD.

L’article Crise du carburant en Russie : ruée vers les voitures électriques chinoises est apparu en premier sur Le Blog Auto.

Voici la Ferrari Daytona Shooting Brake Hommage sur base de 599 GTB, par Niels Van Roij

9 juillet 2026 à 16:21

Le designer néerlandais Niels Van Roij rend hommage à l’un des breaks de chasse les plus exclusifs, la Daytona créée en 1972 par Panther Westwinds. Bien entendu, sur une base de Ferrari.

Niels Van Roij aime les breaks et il s’affirme comme le grand spécialiste de la création de breaks de chasse exclusifs. Après une très élégante Rolls-Royce Corniche, sa dernière création adopte comme base la Ferrari 599 GTB Fiorano Ce Le designer néerlandais n’en est pas à sa première création trouvant ses origines à Maranello. En 2021 déjà, il rendait hommage à la 250 GTO Breadvan. Cette fois, il honore l’autre mythique break de chasse Ferrari, la 365 GTB/4 Daytona convertie en 1972 par Panther Westwinds pour Luigi Chinetti Jr.

Ferrari 365 GTB/4 Daytona Shooting Brake - Photo Hexagon Classics
Ferrari 365 GTB/4 Daytona Shooting Brake - Photo Hexagon Classics

On retrouve l’arrière kammback avec sa vitre fixe, les feux intégrés à cette dernièreet les deux vitres latérales courbes ouvrantes. Elles sont désormais électrifiées. L’avant est également directement inspiré de celui du modèle original, mais se passe de phares escamotables.. La partie la plus étonnante est peut être l’intérieur. L’instrumentation est repositionnée au centre, comme cele du modèle de Panther en 1972. Mais la conservation de la casquette courbe originale n’est sans doute pas du meilleur effet.

L’article Voici la Ferrari Daytona Shooting Brake Hommage sur base de 599 GTB, par Niels Van Roij est apparu en premier sur Le Blog Auto.

❌