Vue normale

Qu’est-ce que la dermatose nodulaire contagieuse, cauchemar des éleveurs bovins ?

Cette maladie extrêmement contagieuse implique des mesures drastiques comme l’abattage total de troupeaux, contesté par certains éleveurs inquiets pour leur exploitation, mais justifié par les scientifiques.

© JEFF PACHOUD / AFP

Pierre-Jean Duchene regarde ses vaches manger dans son exploitation à Entrelacs (Savoie), le 11 juillet 2025, tandis que son cheptel est menacé d’euthanasie après que l’un de ses animaux a contracté la dermatose nodulaire contagieuse. 

Le silence des abeilles

14 décembre 2025 à 08:17

Une mort suspecte, un coupable idéal, un mobile évident. Tout commence comme dans un dossier d’instruction bien ficelé. La victime ? L’abeille domestique, icône universelle de la biodiversité, célébrée depuis l’Antiquité pour son miel et son rôle dans la pollinisation. L’accusé ? Les néonicotinoïdes. Sauf que… ce n’est pas si simple. Contre-enquête sur une affaire en apparence pliée d’avance.

Acte I : Scène de crime

Depuis les années 1980, l’état de santé d’Apis mellifera inquiète. Cette espèce domestique, star mondiale du miel, connaît en France des pertes hivernales élevées, variables selon les années et les régions. Lors de l’hiver 2023-2024, elles ont souvent atteint des niveaux de l’ordre de 30 %, selon la Plateforme d’épidémiosurveillance ESA. En mars dernier, des apiculteurs ont signalé dans plusieurs zones des mortalités allant de 20 à 80 % de leurs colonies, quand le seuil habituellement admis comme « normal » se situe entre 5 et 10 %. Le syndicat SNA décrit même « des ruches totalement vides avec des réserves de miel et de pollen intactes, ou des ruches dont ne restaient que la reine et une poignée d’abeilles survivantes ».

Acte II : Un coupable idéal

Pour l’opinion publique, une partie des milieux écologistes et la majorité des apiculteurs, l’affaire est entendue depuis longtemps : les responsables sont d’abord et avant tout les insecticides néonicotinoïdes (NNI).

« Un drame se déroule sous nos yeux, les criminels sont connus et pourtant… la police ne fait rien », lisait-on en 2016 dans Reporterre. « Rien qu’en France, 56 millions d’abeilles meurent chaque jour, empoisonnées par les pesticides, herbicides, insecticides et autres néonicotinoïdes — dont une cuillerée peut tuer un milliard d’abeilles », affirmait en 2021 le commentaire du documentaire Une terre sans abeilles ?, cité par Le Monde.

Ce récit s’est imposé partout, jusqu’aux débats autour de la loi Duplomb et de la réintroduction potentielle de l’acétamipride, molécule qualifiée de « tueuse d’abeilles ».

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RTE alerte la France, souci de conseil sur la Renault 5 & origine de la pub de Noël — le récap de la semaine

14 décembre 2025 à 05:32

Le rapport de RTE sur la surcapacité de production électrique a fait sensation cette semaine, tout comme la fameuse publicité produite pour Intermarché, mettant en scène un loup cuisinier pendant les fêtes de Noël. Et par ailleurs, les propriétaires de Renault 5 se sont retrouvés face à un problème.

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