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Voitures électriques neuves : la baisse des prix s’amorce enfin en France

4 juin 2026 à 15:22

Porté par la baisse du coût des batteries, l'arrivée de nouveaux modèles accessibles et un cadre fiscal reconfiguré, le prix moyen d'une voiture électrique a baissé en 2025. Cette tendance rapproche concrètement les voitures électriques de leurs équivalents thermiques.

Lotus freiné par les batteries en Europe

4 juin 2026 à 14:13

Lotus peine à trouver un partenaire batteries en Europe pour soutenir sa production de véhicules électriques.

Lotus traverse une période stratégique délicate dans sa transition vers l’électrification. Le constructeur automobile britannique, propriété du groupe chinois Geely, rencontre actuellement des difficultés pour trouver un partenaire industriel capable de produire des batteries de véhicules électriques en Europe. Cette situation complique les ambitions du fabricant de voitures de sport, qui cherche à renforcer sa présence industrielle sur le continent tout en répondant aux nouvelles réglementations européennes sur le contenu local.

Le directeur général de Lotus Technology, Qingfeng Feng, a reconnu que les discussions avec des fabricants européens de batteries s’avèrent beaucoup plus complexes qu’en Chine. Selon lui, le groupe peine à identifier des partenaires capables de soutenir efficacement sa stratégie industrielle automobile sur le marché européen.

L’enjeu est majeur pour Lotus. Trouver un partenaire dans la production de cellules de batteries permettrait au constructeur de réduire considérablement les coûts liés à la construction de sa propre usine de batteries en Europe. Le groupe souhaite ainsi éviter des investissements industriels particulièrement lourds dans un contexte déjà tendu pour l’industrie automobile électrique.

Une transition électrique plus difficile que prévu

Lotus fait face à plusieurs défis simultanément. Les véhicules électriques produits en Chine par le constructeur, notamment le SUV électrique Eletre, sont désormais confrontés aux droits de douane imposés par l’Union européenne sur les voitures électriques chinoises. Dans le même temps, les nouvelles réglementations européennes favorisant les composants produits localement renforcent la pression sur les constructeurs étrangers.

Qingfeng Feng explique que la situation diffère fortement entre l’Europe et la Chine. Selon lui, le marché chinois dispose d’un écosystème industriel extrêmement développé autour des batteries automobiles, permettant de trouver rapidement plusieurs partenaires industriels compétitifs. En Europe, les possibilités restent beaucoup plus limitées.

Cette situation intervient alors que plusieurs projets européens majeurs dans les batteries ont récemment échoué. Les difficultés rencontrées par Northvolt et Britishvolt ont fragilisé les ambitions européennes de créer une véritable filière indépendante de batteries pour véhicules électriques. Lotus avait d’ailleurs signé auparavant un accord avec Britishvolt avant les difficultés rencontrées par l’entreprise britannique.

Le constructeur automobile cherche désormais à adapter sa stratégie industrielle. Si les modèles électriques comme l’Eletre sont assemblés en Chine, l’Emira thermique continue d’être produite dans l’usine historique de Hethel, au Royaume-Uni.

Face à cette situation, Lotus cherche également à renforcer son implantation européenne afin de mieux répondre aux exigences réglementaires locales et aux barrières douanières qui touchent les véhicules importés depuis la Chine.

L’usine britannique de Hethel au cœur des discussions

Le site historique de Hethel occupe une place centrale dans les réflexions stratégiques de Lotus. Le constructeur britannique cherche actuellement à obtenir un soutien financier du gouvernement britannique afin de moderniser son outil industriel et de maintenir une partie de sa production automobile au Royaume-Uni.

Qingfeng Feng n’a pas précisé le montant des aides recherchées, mais il a souligné que les coûts industriels britanniques restent particulièrement élevés comparés aux capacités de production chinoises. Selon lui, des investissements équivalents réalisés en Chine permettraient d’obtenir des résultats industriels cinq à six fois supérieurs.

Lotus envisage néanmoins de produire au Royaume-Uni plusieurs futurs modèles, notamment une version hybride rechargeable de l’Emira ainsi qu’une nouvelle supercar hybride connue sous le nom de Type 135. Le dirigeant précise toutefois que toute décision dépendra largement du soutien apporté par les autorités britanniques.

Le constructeur se montre également ouvert à des partenariats industriels sur son site de Hethel. Lotus pourrait accueillir d’autres constructeurs ou fabricants automobiles intéressés par la production de voitures de sport sur place. Cette solution permettrait de mutualiser les coûts sans nécessiter de modifications majeures des lignes de production.

En revanche, Qingfeng Feng estime qu’une production de véhicules Geely classiques dans cette usine ne serait pas adaptée à l’outil industriel spécialisé dans les voitures sportives et les modèles premium.

Malgré les rumeurs évoquant une possible fermeture du site britannique l’an dernier, le dirigeant assure que cette hypothèse n’a jamais été envisagée. Il reconnaît cependant les difficultés économiques auxquelles l’usine reste confrontée.

Lotus revoit sa stratégie automobile mondiale

Comme plusieurs constructeurs automobiles premium, Lotus ajuste aujourd’hui sa stratégie autour des véhicules électriques. Initialement, la marque ambitionnait une montée en puissance rapide de ses ventes de voitures électriques de luxe. Mais selon Qingfeng Feng, le groupe a sous-estimé la faiblesse de la demande sur ce segment spécifique du marché automobile.

Lotus revoit donc à la baisse ses ambitions de production. Le constructeur vise désormais une cadence de 30 000 véhicules par an d’ici la fin de la décennie, loin des 150 000 ventes annuelles envisagées auparavant pour 2028.

Cette révision stratégique passe également par un retour des motorisations hybrides rechargeables. Lotus abandonne progressivement son approche exclusivement électrique afin de répondre à une demande plus diversifiée des automobilistes premium.

Les futurs modèles hybrides rechargeables présentent aussi un avantage réglementaire important en Europe. Ces véhicules bénéficient de droits de douane plus faibles que les voitures 100 % électriques importées depuis la Chine.

Le groupe espère que cette nouvelle stratégie permettra également d’améliorer les performances de son action cotée aux États-Unis depuis son introduction en Bourse en 2024.

Fondée en 1948 par Colin Chapman, Lotus reste une marque emblématique du sport automobile britannique et de la Formule 1. Depuis son rachat par Geely en 2017, le constructeur tente de se repositionner sur le marché mondial des véhicules électrifiés haut de gamme tout en conservant son ADN sportif historique.

Notre avis, par leblogauto.com

Lotus illustre les difficultés rencontrées par plusieurs constructeurs automobiles dans la transition vers l’électrique en Europe. Le manque de partenaires industriels dans les batteries montre les limites actuelles de la filière européenne face à la domination chinoise. Le retour des modèles hybrides rechargeables traduit également un ajustement pragmatique face à une demande moins forte que prévu pour les voitures électriques premium. L’avenir du site de Hethel dépendra largement du soutien industriel et politique.

Crédit illustration : Lotus.

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Fiat Grizzly et Grizzly Fastback : deux nouveaux SUV pour conquérir les familles

4 juin 2026 à 11:33

Fiat lève le voile sur une première image officielle de ses deux futurs SUV du segment C, baptisés Grizzly et Grizzly Fastback, attendus en Europe dès le second semestre 2026. Les deux modèles partagent une plateforme commune, mais s'adressent à des profils d'acheteurs distincts.

Oubliez le tout solide, voici la batterie du futur des voitures électriques

4 juin 2026 à 10:11

CATL a annoncé qu'il s'intéresserait à la technologie des batteries lithium-air. Des accumulateurs promettant une densité énergétique aussi élevée qu'un réservoir d'essence, ouvrant la possibilité à des autonomies faramineuses.

Tesla passe la conduite autonome à l’abonnement

4 juin 2026 à 06:12

Tesla abandonne l’achat unique du Full Self-Driving en Europe et impose désormais une formule mensuelle.

Tesla modifie profondément sa stratégie commerciale autour de la conduite autonome en Europe et au Royaume-Uni. Le constructeur américain de véhicules électriques a décidé de supprimer l’achat définitif du système Full Self-Driving Supervised, plus connu sous l’acronyme FSD, au profit d’une formule par abonnement mensuel. Une évolution importante pour les propriétaires et futurs acheteurs de Tesla, qui marque un changement de modèle économique dans le secteur automobile connecté.

Jusqu’à présent, les clients européens pouvaient acquérir le pack Full Self-Driving via un paiement unique de 7 500 euros. Au Royaume-Uni, cette option était facturée 6 800 livres sterling. Désormais, cette possibilité disparaît totalement du configurateur de la marque. Tesla propose à la place un abonnement mensuel fixé à 99 euros ou 99 livres sterling selon les marchés.

Cette nouvelle formule transforme la manière dont les automobilistes accèdent aux technologies avancées d’aide à la conduite. Elle rapproche également Tesla d’un modèle de revenus récurrents déjà largement adopté dans l’univers des logiciels et des services numériques.

Tesla abandonne l’achat définitif du FSD

Le changement ne concerne pas uniquement le Full Self-Driving. Tesla a également supprimé l’option Enhanced Autopilot, auparavant proposée comme une solution intermédiaire entre l’Autopilot de base et la conduite autonome complète.

Ce pack Enhanced Autopilot coûtait auparavant 3 800 euros en Europe et 3 400 livres au Royaume-Uni. Il incluait plusieurs fonctionnalités avancées destinées à améliorer le confort de conduite et l’assistance sur autoroute. Parmi elles figuraient les changements de voie automatiques, la conduite supervisée sur voies rapides ou encore l’appel du véhicule à distance via l’application mobile.

L’Autopilot standard reste quant à lui intégré gratuitement aux véhicules Tesla. Ce système permet de maintenir la voiture dans sa voie, tout en gérant l’accélération et le freinage dans certaines conditions de circulation. Il ne constitue cependant pas une solution de conduite autonome complète.

Avec cette transition vers l’abonnement, Tesla réduit considérablement le coût d’entrée pour accéder à ses technologies automobiles avancées. À raison de 99 euros par mois, il faudrait plus de six années d’abonnement pour atteindre l’équivalent du précédent tarif d’achat unique à 7 500 euros.

Cette approche pourrait séduire les automobilistes souhaitant tester les fonctionnalités sans investir immédiatement plusieurs milliers d’euros dans une option logicielle. Elle permet aussi au constructeur automobile de générer des revenus réguliers tout au long de la vie du véhicule électrique.

Une conduite autonome encore très limitée en Europe

Malgré cette évolution tarifaire, la disponibilité réelle du Full Self-Driving reste extrêmement limitée sur le marché européen. À ce jour, la technologie FSD Supervised est officiellement approuvée uniquement aux Pays-Bas et en Lituanie.

Dans le reste de l’Europe, les propriétaires de Tesla paient donc pour un ensemble de fonctionnalités partiellement limitées, en attendant d’éventuelles validations réglementaires futures. La situation est identique au Royaume-Uni, où Tesla indique directement sur son site que le système Full Self-Driving Supervised n’est pas encore disponible.

Le déploiement de la conduite autonome dépend fortement des autorités de régulation et des homologations nationales. Les constructeurs automobiles doivent obtenir des autorisations spécifiques avant de pouvoir activer certaines fonctions avancées de pilotage automatique.

Cette situation crée un décalage entre les promesses technologiques de Tesla et la réalité de l’usage quotidien pour de nombreux conducteurs européens. Si les véhicules disposent du matériel embarqué nécessaire, les logiciels restent limités par le cadre réglementaire.

La stratégie de Tesla intervient également dans un contexte où la concurrence autour des véhicules électriques et des technologies d’assistance à la conduite devient de plus en plus intense. Les systèmes d’aide à la conduite représentent désormais un argument commercial majeur sur le marché automobile haut de gamme.

Les propriétaires historiques restent frustrés

Le passage à l’abonnement soulève aussi des interrogations chez les clients historiques de la marque américaine. De nombreux propriétaires ont déjà investi plusieurs milliers d’euros dans le Full Self-Driving en espérant bénéficier un jour d’une véritable conduite autonome complète.

Tesla reconnaît désormais que les anciens véhicules équipés du matériel HW3 pourraient ne pas être capables d’atteindre le niveau complet de conduite autonome sans évolution matérielle. Cette annonce fragilise la promesse initiale faite à certains acheteurs ayant payé très tôt pour accéder aux futures capacités du système.

Pour ces clients, l’abonnement mensuel ne répond pas réellement à la principale question : la disponibilité effective d’une conduite autonome complète et pleinement fonctionnelle. La réduction du coût d’accès améliore certes la flexibilité commerciale, mais elle ne garantit pas l’arrivée rapide des fonctionnalités promises.

Cette évolution montre également comment l’industrie automobile poursuit sa transformation vers un modèle davantage centré sur les logiciels, les services connectés et les mises à jour à distance. Les constructeurs cherchent désormais à prolonger leurs revenus bien après la vente du véhicule.

Avec cette nouvelle stratégie, Tesla confirme son orientation vers une approche plus flexible et plus proche des plateformes technologiques que des constructeurs automobiles traditionnels. Reste désormais à savoir si les réglementations européennes permettront un jour au Full Self-Driving de fonctionner à son plein potentiel sur les routes du continent.

Notre avis, par leblogauto.com

Le passage du Full Self-Driving à l’abonnement marque une évolution logique dans la stratégie logicielle de Tesla. Le constructeur réduit ainsi le coût initial pour les clients tout en sécurisant des revenus récurrents. Cependant, les limitations réglementaires en Europe limitent fortement l’intérêt immédiat de cette offre. La frustration des premiers acheteurs du FSD montre aussi les difficultés persistantes autour des promesses initiales.

Crédit illustration : Tesla.

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