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La certification du matériel appliquée aux ordiphones: la sécurité comme prétexte pour constituer un oligopole ?

Apple et Google font la promotion de leur technologie de certification de matériel.

Au nom de la sécurité, les deux gros fournisseurs d’OS mobiles sont en train de verrouiller un marché où ils seraient les seuls acteurs mondiaux à décider qui a le droit d’utiliser tel ou tel matériel.

Le principe

Le but de ces technologies est d’interdire aux gens d’utiliser du matériel et du logiciel non approuvé par Google et Apple.

Faussement présenté comme une fonctionnalité de sécurité, les banques et les gouvernements les adoptent avec enthousiasme, car cela leur permet d’imposer l’usage de logiciels privateurs à leurs clients/citoyens, quitte à sacrifier la souveraineté.

Les technologies

API Play Integrity de Google

Cette API Android permet à une application de vérifier :

  1. qu’elle n’a pas été modifiée par l’utilisateur ;
  2. que l’utilisateur a bien payé pour l’utiliser ;
  3. que l’exécution n’a pas lieu sur un émulateur ;
  4. que le matériel sur lequel elle s’exécute est certifié par Google.

Google play integrity api overview

Quelques fournisseurs d’Android proposent des alternatives à ce service :

API App Attest d'Apple

https://developer.apple.com/documentation/devicecheck/preparing-to-use-the-app-attest-service

Privacy Pass

Ce protocole a pour but d’authentifier un utilisateur anonyme. Cela peut sembler contradictoire, mais il s’agit de remplacer les solutions pour stopper les vils bots (captcha, anubis…).

Concrètement l’utilisateur doit obtenir un jeton avant d’accéder à un service.

Malheureusement de vils humains d’Apple et Cloudflare ont trouvé opportun d’implémenter ce système en rendant obligatoire l’usage d’un matériel certifié.

Anti privacy pass

reCAPTCHA

Cette solution de Google impose aussi l’usage des services Google pour vérifier un mobile pour pouvoir accéder à certains services, notamment des sites web.

La certification de matériel du point de vue des utilisateurs

Pour le consommateur, la certification du matériel (appliqué aux ordiphones) revient à :

  • limiter son choix de matériel neuf ;
  • limiter son choix de matériel d’occasion ;
  • accélérer l’obsolescence du matériel possédé.

Bref il faudra plus régulièrement « tout racheter ».

Paul Emploi

Pour le citoyen, c’est :

  • l’usage obligatoire de logiciels privateurs ;
  • une inscription forcé et donc l’acceptation des contrats de société “agressives” sur la vie privée et les données personnelles.

Pour les États et l’Union Européenne, c’est un nouvel abandon de souveraineté.

Certifier du matériel, c’est privateur. Certifier des gens c’est pire.

Si vous avez un diplôme d’ingénieur, un permis de chasse, un passe sanitaire ou un tatouage mafieux, vous savez que les organisations adorent certifier les personnes, par exemple pour être bien certaine de recruter un bon tireur pour une mission spéciale en pleine pandémie.

Toutefois si vous êtes un braconnier antivax de l’école 42, vous pouvez aussi télétravailler du côté obscur, par exemple comme développeur Android.

Enfin jusqu’ici, car Google demandera bientôt que tout développeur d’applications Android s’inscrive avec des obligations comme fournir une pièce d’identité officielle et lister tous ses identifiants d’applications actuels et futurs…

Une campagne est en cours pour défendre le droit des braconniers antivax de l’école 42gens normaux de continuer à développer librement sur Android : https://keepandroidopen.org/fr/

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Facturation électronique obligatoire : comment choisir la bonne plateforme et éviter les arnaques

19 juin 2026 à 16:00

Le 1er septembre 2026, la facturation électronique devient obligatoire pour toutes les entreprises françaises. Des millions d'indépendants et de PME ont reçu ces derniers jours un mail de la DGFiP les invitant à choisir leur plateforme de réception, et beaucoup ne savent pas encore par où commencer.

☕️ Amazon, partenaire d’OpenAI, ne veut plus du film Artificial sur Sam Altman

19 juin 2026 à 14:15


Pas touche aux icônes de l’IA. Amazon, en sa qualité de studio de production (MGM), a décidé de ne pas distribuer le film Artificial, centré autour de Sam Altman. Il se trouve qu’Amazon, en sa qualité de géant du web (AWS), est un partenaire important d’OpenAI. Hasard ou coïncidence ?

Artificial, le dernier long métrage de Luca Guadagnino, va devoir se trouver une nouvelle maison. Amazon MGM a en effet décidé de s’en débarrasser alors qu’il est quasiment terminé. Le réalisateur d’After the Hunt, de Challengers, ou encore du remake 2018 de Suspiria, a mis en boîte une biographie de Sam Altman, fondateur et patron d’OpenAI, incarné par nul autre qu’Andrew Garfield.

Sam Altman (CC BY 2.0) et Andrew Garfield (CC BY-ND 2.0)

« Nous avons le plus grand respect et la plus grande admiration pour Luca Guadagnino en tant que réalisateur primésans parler de la relation de longue date que nous entretenons avec lui et que nous espérons poursuivre », affirme sans rire un porte-parole d’Amazon à Variety. « Nous pensons qu’Artificial sera mieux servi s’il est distribué par un autre studio, et nous travaillons en étroite collaboration avec l’équipe du film afin de lui trouver un nouveau foyer. »

Le film va donc être vendu à un autre studio pour y être distribué. Sous quelle forme, au cinéma, en streaming ? À ce stade, il est impossible de le dire. Amazon MGM n’a avancé aucune explication pour justifier l’abandon d’Artificial, mais tous les regards se tournent vers le partenariat entre AWS et OpenAI annoncé en novembre dernier, et renforcé au mois de février. Un engagement qui porte le total des investissements à 100 milliards de dollars sur huit ans.

Artificial avait fait l’objet de plusieurs projections tests ayant suscité des réactions très positives, selon Variety. Les personnages inspirés de Sam Altman et d’Elon Musk (incarné par Ike Barinholtz) apparaitraient parmi les moins sympathiques aux yeux du public de ces projections… Cet abandon en rase campagne est d’autant plus étonnant qu’Amazon aurait eu accès aux premières versions du script avant que Luca Guadagnino ne s’empare du projet.

☕️ Amazon, partenaire d’OpenAI, ne veut plus du film Artificial sur Sam Altman

19 juin 2026 à 14:15


Pas touche aux icônes de l’IA. Amazon, en sa qualité de studio de production (MGM), a décidé de ne pas distribuer le film Artificial, centré autour de Sam Altman. Il se trouve qu’Amazon, en sa qualité de géant du web (AWS), est un partenaire important d’OpenAI. Hasard ou coïncidence ?

Artificial, le dernier long métrage de Luca Guadagnino, va devoir se trouver une nouvelle maison. Amazon MGM a en effet décidé de s’en débarrasser alors qu’il est quasiment terminé. Le réalisateur d’After the Hunt, de Challengers, ou encore du remake 2018 de Suspiria, a mis en boîte une biographie de Sam Altman, fondateur et patron d’OpenAI, incarné par nul autre qu’Andrew Garfield.

Sam Altman (CC BY 2.0) et Andrew Garfield (CC BY-ND 2.0)

« Nous avons le plus grand respect et la plus grande admiration pour Luca Guadagnino en tant que réalisateur primésans parler de la relation de longue date que nous entretenons avec lui et que nous espérons poursuivre », affirme sans rire un porte-parole d’Amazon à Variety. « Nous pensons qu’Artificial sera mieux servi s’il est distribué par un autre studio, et nous travaillons en étroite collaboration avec l’équipe du film afin de lui trouver un nouveau foyer. »

Le film va donc être vendu à un autre studio pour y être distribué. Sous quelle forme, au cinéma, en streaming ? À ce stade, il est impossible de le dire. Amazon MGM n’a avancé aucune explication pour justifier l’abandon d’Artificial, mais tous les regards se tournent vers le partenariat entre AWS et OpenAI annoncé en novembre dernier, et renforcé au mois de février. Un engagement qui porte le total des investissements à 100 milliards de dollars sur huit ans.

Artificial avait fait l’objet de plusieurs projections tests ayant suscité des réactions très positives, selon Variety. Les personnages inspirés de Sam Altman et d’Elon Musk (incarné par Ike Barinholtz) apparaitraient parmi les moins sympathiques aux yeux du public de ces projections… Cet abandon en rase campagne est d’autant plus étonnant qu’Amazon aurait eu accès aux premières versions du script avant que Luca Guadagnino ne s’empare du projet.

☕️ Netflix ajoute les programmes et le direct de TF1+

19 juin 2026 à 12:51


Depuis ce vendredi 19 juin, les abonnés Netflix peuvent accéder aux programmes et aux chaines en direct du groupe TF1. Une première mondiale qui pourrait transformer la plateforme de streaming américaine en véritable agrégateur de contenus.

Netflix

D’un coup d’un seul, Netflix vient d’ajouter 35 000 heures de programmes supplémentaires à son catalogue : ceux du groupe TF1. Zodiaque, Koh-Lanta, Demain nous appartient, le JT de 20 heures… Non seulement les abonnés au service de streaming peuvent profiter de ce contenu à la demande, mais ils pourront aussi accéder aux programmes en direct des chaînes TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI. Et cela inclut également les compétitions sportives en live (dans un premier temps, le direct n’est proposé que sur les téléviseurs connectés).

C’est en fait tout TF1+ qui se retrouve [PDF] dans Netflix. Avec en sus les fonctions spécifiques de Netflix : les émissions et films de TF1 sont intégrés dans « Ma liste », le top 10 ou encore la poursuite de lecture, au même titre que les autres contenus de la plateforme. Une section dédiée TF1+ est aussi accessible depuis la page d’accueil de Netflix. Le tapis rouge, en quelque sorte.

« Nous créons ainsi la destination de divertissement ultime pour nos abonnés français », se réjouit Greg Peters, le co-PDG de Netflix. Une formule qui laisse songeur : la plateforme a-t-elle des ambitions d’agrégateur de contenus, à la manière de Canal+ ? Il y a un an, jour pour jour, l’annonce de ce partenariat inédit avait soulevé la question – mais en dehors de TF1, aucun autre groupe audiovisuel traditionnel n’est venu frapper à la porte du géant américain pour y proposer ses programmes.

Cela finira peut-être par arriver, si d’aventure cette nouvelle proposition remporte le succès. TF1+, présenté par le groupe TF1 comme une véritable plateforme de streaming et un concurrent des services comme Netflix, n’est pas en danger. Rodolphe Belmer, le PDG de l’entreprise, expliquait l’an dernier ne pas craindre de cannibalisation des audiences de TF1+, bien au contraire : « [l’opération] sera nettement positive pour nous en termes d’audience ».

Sur un plan plus pragmatique, l’arrivée des contenus de TF1 sur Netflix signifie aussi que ces programmes sont truffés de publicité… y compris, comme le souligne Univers Freebox, pour les titulaires d’un abonnement Netflix sans pub. Il est possible, dans les réglages de son compte Netflix, de désactiver l’affichage du catalogue de TF1+.

☕️ Netflix ajoute les programmes et le direct de TF1+

19 juin 2026 à 12:51


Depuis ce vendredi 19 juin, les abonnés Netflix peuvent accéder aux programmes et aux chaines en direct du groupe TF1. Une première mondiale qui pourrait transformer la plateforme de streaming américaine en véritable agrégateur de contenus.

Netflix

D’un coup d’un seul, Netflix vient d’ajouter 35 000 heures de programmes supplémentaires à son catalogue : ceux du groupe TF1. Zodiaque, Koh-Lanta, Demain nous appartient, le JT de 20 heures… Non seulement les abonnés au service de streaming peuvent profiter de ce contenu à la demande, mais ils pourront aussi accéder aux programmes en direct des chaînes TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI. Et cela inclut également les compétitions sportives en live (dans un premier temps, le direct n’est proposé que sur les téléviseurs connectés).

C’est en fait tout TF1+ qui se retrouve [PDF] dans Netflix. Avec en sus les fonctions spécifiques de Netflix : les émissions et films de TF1 sont intégrés dans « Ma liste », le top 10 ou encore la poursuite de lecture, au même titre que les autres contenus de la plateforme. Une section dédiée TF1+ est aussi accessible depuis la page d’accueil de Netflix. Le tapis rouge, en quelque sorte.

« Nous créons ainsi la destination de divertissement ultime pour nos abonnés français », se réjouit Greg Peters, le co-PDG de Netflix. Une formule qui laisse songeur : la plateforme a-t-elle des ambitions d’agrégateur de contenus, à la manière de Canal+ ? Il y a un an, jour pour jour, l’annonce de ce partenariat inédit avait soulevé la question – mais en dehors de TF1, aucun autre groupe audiovisuel traditionnel n’est venu frapper à la porte du géant américain pour y proposer ses programmes.

Cela finira peut-être par arriver, si d’aventure cette nouvelle proposition remporte le succès. TF1+, présenté par le groupe TF1 comme une véritable plateforme de streaming et un concurrent des services comme Netflix, n’est pas en danger. Rodolphe Belmer, le PDG de l’entreprise, expliquait l’an dernier ne pas craindre de cannibalisation des audiences de TF1+, bien au contraire : « [l’opération] sera nettement positive pour nous en termes d’audience ».

Sur un plan plus pragmatique, l’arrivée des contenus de TF1 sur Netflix signifie aussi que ces programmes sont truffés de publicité… y compris, comme le souligne Univers Freebox, pour les titulaires d’un abonnement Netflix sans pub. Il est possible, dans les réglages de son compte Netflix, de désactiver l’affichage du catalogue de TF1+.

OpenAI recrute l’ex-conseiller IA de Donald Trump comme conseiller stratégique

19 juin 2026 à 10:35
La première phase de la gouvernance de l’IA fut « facile »
OpenAI recrute l’ex-conseiller IA de Donald Trump comme conseiller stratégique

Après avoir supervisé le plan d’action de la Maison-Blanche consacré à l’IA, Dean Ball avait rejoint un think tank très conservateur connu pour ses positions climatosceptiques et favorables aux énergies fossiles. Il sera chargé, chez OpenAI, des questions liées aux risques catastrophiques, à l’impact sur le marché du travail, ainsi qu’aux relations avec les gouvernements et la société.

Dean Ball, qui a contribué à définir les premières politiques de l’administration Trump en matière d’IA, rejoint OpenAI, révèle Axios. D’après POLITICO, Dean Ball est l’ancien conseiller en chef de la Maison-Blanche en matière d’IA, auteur principal de son plan d’action sur l’IA publié l’été dernier.

M. Ball va prendre la tête d’une nouvelle équipe au sein du laboratoire « Strategic Futures », où il se consacrera à l’élaboration de la politique d’OpenAI en matière d’IA frontière et à la gouvernance interne de l’entreprise.

Il avait occupé le poste de Senior Policy Advisor en matière d’IA et de technologies émergentes au sein du Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison-Blanche. Axios et POLITICO ne le précisent pas, mais d’après son LinkedIn, la mission n’avait duré que d’avril à août 2025.

Membre d’un think tank très conservateur climatosceptique

Il avait depuis rejoint la Foundation for American Innovation, un groupe de réflexion de droite spécialisé dans les technologies, au sein duquel il occupe le poste de chercheur senior. En mars, il avait été nommé chercheur invité à la Heritage Foundation, un think tank et lobby considéré comme très conservateur et climatosceptique, à l’origine du Project 2025.

Ce programme de 900 pages de transition présidentielle visait notamment à promouvoir une politique gouvernementale alignée sur des éléments du christianisme, supprimer le département de l’Éducation afin de lutter contre la « propagande woke », remplacer des dizaines de milliers de fonctionnaires par des militants pro-Trump, se retirer de l’accord de Paris sur le climat, et réduire fortement les réglementations et subventions aux programmes de recherche en matière environnementale et climatique pour favoriser la production de combustibles fossiles.

Garantir que les USA façonnent l’avenir de l’IA avec des valeurs conservatrices

L’Heritage Foundation lui avait donné comme mission d’ « élaborer une approche fondée sur des principes qui garantisse que ce soit les États-Unis, et non la Chine, qui façonnent l’avenir de cette technologie et préservent notre république pour la prochaine génération ».

« Alors que les progrès de l’IA s’accélèrent de mois en mois, la question de savoir quelles valeurs et principes devraient sous-tendre le développement et l’utilisation de cette technologie revêt une importance croissante » avait alors déclaré Dean Ball :

« La droite américaine doit jouer un rôle de premier plan pour définir la réponse à cette question. C’est un honneur de contribuer à aider la Heritage Foundation, l’une des institutions phares de la droite, à apporter sa contribution dans ce domaine essentiel. »

Un des principaux détracteurs du conflit qui oppose Trump à Anthropic

Dean Ball continue d’avoir l’oreille de la Maison Blanche, relève POLITICO. Il s’est imposé depuis début mars comme l’un des principaux détracteurs du conflit qui oppose actuellement l’administration Trump à Anthropic — notamment la décision du Pentagone de qualifier l’entreprise de « risque pour la chaîne d’approvisionnement » et celle prise la semaine dernière par la Maison Blanche d’imposer des restrictions à l’exportation du nouveau modèle d’IA « Fable » d’Anthropic.

Sur son Substack, Hyperdimensional, Dean Ball précise que sa « petite équipe » disposera d’une « grande autonomie », et qu’elle sera placée sous l’autorité de Jason Kwon, le directeur de la stratégie d’OpenAI. Sa mission sera d’élaborer la politique relative à l’IA frontière, « c’est-à-dire les questions liées aux risques catastrophiques, à l’auto-amélioration récursive, à l’impact sur le marché du travail, ainsi qu’aux relations entre les laboratoires frontières, les gouvernements (en particulier le gouvernement fédéral américain) et la société ».

Il conclut son billet en soulignant que « la première phase de la gouvernance de l’IAcelle qui s’est étendue de novembre 2022 environ jusqu’à fin 2025 ou début 2026était un « mode facile » » :

« Une nouvelle phase, plus difficile, vient de s’ouvrir. La dimension politique prendra de l’ampleur et les enjeux seront plus importants. Je trouve du réconfort dans le fait que nous entrons dans cette nouvelle ère avec des outils technologiques extrêmement performants pour nous aider à bâtir un avenir sûr et un monde meilleurdes outils dont la puissance ne cesse de croître à un rythme toujours plus rapide au fil des mois. »

OpenAI recrute l’ex-conseiller IA de Donald Trump comme conseiller stratégique

19 juin 2026 à 10:35
La première phase de la gouvernance de l’IA fut « facile »
OpenAI recrute l’ex-conseiller IA de Donald Trump comme conseiller stratégique

Après avoir supervisé le plan d’action de la Maison-Blanche consacré à l’IA, Dean Ball avait rejoint un think tank très conservateur connu pour ses positions climatosceptiques et favorables aux énergies fossiles. Il sera chargé, chez OpenAI, des questions liées aux risques catastrophiques, à l’impact sur le marché du travail, ainsi qu’aux relations avec les gouvernements et la société.

Dean Ball, qui a contribué à définir les premières politiques de l’administration Trump en matière d’IA, rejoint OpenAI, révèle Axios. D’après POLITICO, Dean Ball est l’ancien conseiller en chef de la Maison-Blanche en matière d’IA, auteur principal de son plan d’action sur l’IA publié l’été dernier.

M. Ball va prendre la tête d’une nouvelle équipe au sein du laboratoire « Strategic Futures », où il se consacrera à l’élaboration de la politique d’OpenAI en matière d’IA frontière et à la gouvernance interne de l’entreprise.

Il avait occupé le poste de Senior Policy Advisor en matière d’IA et de technologies émergentes au sein du Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison-Blanche. Axios et POLITICO ne le précisent pas, mais d’après son LinkedIn, la mission n’avait duré que d’avril à août 2025.

Membre d’un think tank très conservateur climatosceptique

Il avait depuis rejoint la Foundation for American Innovation, un groupe de réflexion de droite spécialisé dans les technologies, au sein duquel il occupe le poste de chercheur senior. En mars, il avait été nommé chercheur invité à la Heritage Foundation, un think tank et lobby considéré comme très conservateur et climatosceptique, à l’origine du Project 2025.

Ce programme de 900 pages de transition présidentielle visait notamment à promouvoir une politique gouvernementale alignée sur des éléments du christianisme, supprimer le département de l’Éducation afin de lutter contre la « propagande woke », remplacer des dizaines de milliers de fonctionnaires par des militants pro-Trump, se retirer de l’accord de Paris sur le climat, et réduire fortement les réglementations et subventions aux programmes de recherche en matière environnementale et climatique pour favoriser la production de combustibles fossiles.

Garantir que les USA façonnent l’avenir de l’IA avec des valeurs conservatrices

L’Heritage Foundation lui avait donné comme mission d’ « élaborer une approche fondée sur des principes qui garantisse que ce soit les États-Unis, et non la Chine, qui façonnent l’avenir de cette technologie et préservent notre république pour la prochaine génération ».

« Alors que les progrès de l’IA s’accélèrent de mois en mois, la question de savoir quelles valeurs et principes devraient sous-tendre le développement et l’utilisation de cette technologie revêt une importance croissante » avait alors déclaré Dean Ball :

« La droite américaine doit jouer un rôle de premier plan pour définir la réponse à cette question. C’est un honneur de contribuer à aider la Heritage Foundation, l’une des institutions phares de la droite, à apporter sa contribution dans ce domaine essentiel. »

Un des principaux détracteurs du conflit qui oppose Trump à Anthropic

Dean Ball continue d’avoir l’oreille de la Maison Blanche, relève POLITICO. Il s’est imposé depuis début mars comme l’un des principaux détracteurs du conflit qui oppose actuellement l’administration Trump à Anthropic — notamment la décision du Pentagone de qualifier l’entreprise de « risque pour la chaîne d’approvisionnement » et celle prise la semaine dernière par la Maison Blanche d’imposer des restrictions à l’exportation du nouveau modèle d’IA « Fable » d’Anthropic.

Sur son Substack, Hyperdimensional, Dean Ball précise que sa « petite équipe » disposera d’une « grande autonomie », et qu’elle sera placée sous l’autorité de Jason Kwon, le directeur de la stratégie d’OpenAI. Sa mission sera d’élaborer la politique relative à l’IA frontière, « c’est-à-dire les questions liées aux risques catastrophiques, à l’auto-amélioration récursive, à l’impact sur le marché du travail, ainsi qu’aux relations entre les laboratoires frontières, les gouvernements (en particulier le gouvernement fédéral américain) et la société ».

Il conclut son billet en soulignant que « la première phase de la gouvernance de l’IAcelle qui s’est étendue de novembre 2022 environ jusqu’à fin 2025 ou début 2026était un « mode facile » » :

« Une nouvelle phase, plus difficile, vient de s’ouvrir. La dimension politique prendra de l’ampleur et les enjeux seront plus importants. Je trouve du réconfort dans le fait que nous entrons dans cette nouvelle ère avec des outils technologiques extrêmement performants pour nous aider à bâtir un avenir sûr et un monde meilleurdes outils dont la puissance ne cesse de croître à un rythme toujours plus rapide au fil des mois. »

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19 juin 2026 à 08:30

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