Vue normale

Prolétaires de tous les pays, capitalisez !

17 août 2026 à 19:27

Faire fructifier nos cotisations plutôt que les engloutir ? La retraite par capitalisation est une nécessité, tant notre système par répartition est au bord du gouffre. La transition est possible. Refuser de la faire, c’est laisser les plus précaires au bord du chemin.

Dans le débat présidentiel qui s’amorce, les candidats sont (enfin) frappés d’une même épiphanie : notre système de retraite est à bout de souffle et il est temps d’en réformer le financement. L’ancien haut fonctionnaire Jean-Pascal Beaufret en a chiffré le déficit réel à 81 milliards d’euros par an, contributions de l’État comprises. Et la démographie censée le supporter est en berne. Même Marine Le Pen, pourtant rétive au libéralisme, s’y est mise, en plaidant désormais pour une capitalisation « volontaire », « pour ceux qui le peuvent ». La précision est savoureuse, car la France reste (heureusement) un pays libre où chacun peut (encore) placer son épargne comme il l’entend. Le mécanisme proposé existe déjà et a été renforcé en 2019, via la création du Plan d’épargne retraite (PER), ayant déjà séduit près de treize millions de souscripteurs et franchi les 150 milliards d’euros d’encours. Avec le ralliement du Rassemblement national, presque toutes les principales forces politiques – hormis certains partis de gauche, La France insoumise en tête – se disent désormais ouvertes à une dose de capitalisation. Le moment est idéal pour regarder de près ce mécanisme, et ce qu’il peut vraiment apporter.

Comment ça marche ?

À la différence du système par répartition régissant actuellement nos retraites, la capitalisation mise sur le temps pour générer ses ressources. Dans la répartition, les cotisations des actifs sont transférées chaque mois vers les retraités pour payer leurs pensions. Dans la capitalisation, elles sont investies, puis reviennent à l’actif sous forme de dividendes le jour où il cesse de travailler. L’économiste Patrick Artus avait illustré l’apport concret de la capitalisation sur le long terme. Selon ses calculs, un euro placé en 1982 valait deux euros quarante ans plus tard dans la répartition, quand il aurait pu en valoir vingt-deux dans la capitalisation. Une dose de capitalisation permet donc de générer des pensions plus généreuses ou d’amoindrir le poids des cotisations dans le salaire net.

La capitalisation au Krach-test !

J’approfondis
Un mannequin en combinaison orange pilote un kart tout en brandissant de l'argent sur un paysage surréaliste de graphiques boursiers.

Où cela marche déjà ?

Nul besoin de chercher bien loin des exemples de réussites. Les Pays-Bas ont adossé leur système à un puissant pilier de capitalisation, quasi universel. Le résultat est éloquent. Ils profitent d’un taux de remplacement (ratio de la pension par rapport au dernier salaire versé) parmi les plus élevés de l’OCDE, supérieur à 90 %, contre 60 % en moyenne en France. Une performance obtenue avec un poids des retraites dans le PIB deux fois inférieur au nôtre (7 % contre plus de 14 % chez nous) et qui permet à leurs fonds de pension de peser désormais une fois et demie la richesse de leur pays.

En France, il n’y a pas que les titulaires d’un PER qui profitent de la capitalisation. Depuis 2005, les fonctionnaires cotisent à un régime par capitalisation obligatoire, le RAFP, quand d’autres professions (les pharmaciens en tête, devant les agents de la Banque de France et les élus) disposent du leur, créé pour faire face à une démographie déclinante. Solides et bien provisionnés, ces régimes traversent les crises sans dommage. Ce qui fonctionne pour eux pourrait fonctionner pour tous.

Le rendez-vous manqué de 1999

La France a failli généraliser ce procédé à tous les salariés. En 1999, le gouvernement Jospin crée le Fonds de réserve pour les retraites, précisément pour amortir le choc du papy-boom à venir grâce à de l’épargne collective. Si l’intuition était bonne, la réalisation n’a pas suivi. Ce fonds n’a jamais vraiment capitalisé pour nos vieux jours. Dès 2010, les ressources qui l’alimentaient et les dividendes qu’il générait ont été redirigées vers la CADES pour éponger la dette sociale. Notre seule réserve de long terme a fini en tirelire pour boucher les trous du passé. Le rendez-vous était pris, mais nous l’avons manqué.

Combien faudrait-il, et comment y parvenir ?

Posons un ordre de grandeur. Pour verser 350 euros de plus chaque mois à 18 millions de retraités (chiffre projeté en 2045), il faudrait disposer d’un fonds d’environ 1 500 milliards d’euros qui, placé à 5 % net (soit légèrement moins que la performance annuelle moyenne des bourses mondiales depuis 1900), dégagerait 75 milliards de revenus par an. On peut l’amorcer en transférant les réserves déjà constituées – environ deux cents milliards entre l’Agirc-Arrco, le reliquat du Fonds de réserve et les encours du PER –, puis l’alimenter de 25 à 30 milliards par an, correspondant à 10 % des cotisations retraites versées actuellement par les salariés (qui imposera donc en parallèle une baisse des pensions du même montant). À 5 %, la mécanique des intérêts composés permet d’atteindre la cible en vingt ans. La transition a un coût, qui pèsera d’abord sur les pensions d’aujourd’hui (les salariés ne pourront être mis à contribution dans le cadre d’un double versement, leur pouvoir d’achat étant déjà bien amputé par les cotisations actuelles). Mais c’est le prix pour cesser de cotiser à perte et offrir aux suivants une retraite digne de ce nom.

Comment financer notre économie ?

À l’inverse de la répartition qui ne produit aucun capital, la capitalisation constitue un trésor de guerre patient, investi sur des décennies. Or la France en manque cruellement. Faute de fonds de pension nationaux, la moitié du capital du CAC 40 est aujourd’hui aux mains d’investisseurs étrangers, selon la Banque de France. Nos fleurons sont financés par les fonds de pension néerlandais, canadiens ou américains, qui empochent les dividendes que nous ne savons pas capter. Un fonds collectif à la française inverserait la donne. Il orienterait l’épargne des Français vers les entreprises françaises, les start-up et les infrastructures, et garderait chez nous les fruits de cette croissance. Le PER montre déjà la voie, avec plus de 80 % de ses actifs placés en France et en Europe. Il suffirait de changer d’échelle.

Le vrai débat : obligatoire, collective ou volontaire ?

C’est sur cette modalité que tout se joue. La capitalisation volontaire, chacun la pratique déjà s’il en a les moyens, à coups de plan d’épargne retraite, d’assurance-vie ou d’achats immobiliers. Mais qui peut réellement épargner ?

Prenons un salarié payé 1 600 euros net par mois. Chaque mois, environ 565 euros quittent son salaire brut pour financer la retraite par répartition, quand l’INSEE évalue sa capacité d’épargne personnelle à 80 euros. Il épargne donc sept fois moins que ce qu’il cotise. Et pour récupérer les quelque 290 000 euros qu’il aura versés sur sa carrière, il lui faudrait vivre jusqu’à quatre-vingt-neuf ans. Dans le cadre d’une capitalisation financée par 10 % de ses cotisations, il récupérerait 103 000 € à la retraite (31 000 € de versements et 72 000 € d’intérêts). En plaçant à 3 %, il pourrait se verser un complément de revenu de 300 € par mois sans toucher au capital qu’il pourra léguer à ses enfants.

Seule une capitalisation à la fois obligatoire et collective renverse la table. Obligatoire, elle embarque tout le monde et élargit l’assiette des cotisants. Collective, elle mutualise les risques, comprime les frais de gestion et profite d’abord aux plus modestes. C’est la seule forme permettant à tous les salariés les plus précaires de toucher, eux aussi, un dividende le jour de leur retraite.

Choisir la capitalisation collective et obligatoire, c’est faire œuvre de justice sociale, en relevant les petites pensions au lieu de réserver l’épargne aux plus aisés. C’est aussi cesser de voir nos fleurons passer sous pavillon étranger en dirigeant l’épargne des Français vers leurs propres entreprises. Non, la capitalisation n’est pas l’ennemie de notre modèle social. Elle pourrait même en devenir l’alliée la plus solide.

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L’éditorial de Gaëtan de Capèle : « Taxation des “classes aisées”, un budget 2027 cousu de fil blanc »

Alors que les finances publiques nécessitent un effort de redressement considérable, le gouvernement nous prépare à une recette vieille comme le monde : ratiboiser les Français « aisés » et les entreprises.

© Le Figaro

Gaëtan de Capèle.

La Thaïlande est désormais “l’homme malade de l’Asie du Sud-Est”

Les chiffres de la croissance thaïlandaise du deuxième trimestre confirment les difficultés de l’économie du royaume. Avec un taux de croissance de 1,9 %, elle se place derrière les pays voisins, qui enregistrent de meilleurs scores.

© PHOTO LAUREN DECICCA/THE NEW YORK TIMES

Des ouvriers participent à la construction d’une usine chinoise à Rayong, dans le sud de la Thaïlande, le 20 juillet 2026.

Le coût du transport par bateau explose

Sur de nombreuses routes maritimes et fluviales, le coût du fret a flambé ces dernières semaines. Le blocage du détroit d’Ormuz a des répercussions mondiales, explique le “Financial Times”. La baisse du niveau des eaux causée par la sécheresse, en Europe comme en Amérique latine, également.

© PHOTO RENE VAN QUEKELBERGHE/REUTERS

Le “Maersk Hangzhou”, un porte-conteneurs de la compagnie danoise Maersk, a été visé par des missiles fin décembre 2023 en mer Rouge. Depuis, l’armateur a annoncé éviter cette voie maritime jusqu’à nouvel ordre.

[MàJ] Stripe rachète OpenRouter pour 7,5 milliards de dollars

19 août 2026 à 18:30
Orchestre-t-on les tokens comme les paiements ? Vous avez deux heures
[MàJ] Stripe rachète OpenRouter pour 7,5 milliards de dollars

Stripe a négocié l’acquisition d’OpenRouter pour plus de 7 milliards de dollars, révèle Bloomberg. Le géant du paiement avance ainsi ses pions dans le monde de l’IA, en intégrant l’un des orchestrateurs les plus populaires du marché. Il poursuit en parallèle les négociations visant à s’offrir PayPal, après le rejet de son offre initiale formulée mi-juillet.

Mise à jour, 19 août 2026 à 20h30 : Stripe a confirmé mercredi l’acquisition d’OpenRouter, dont les activités sont présentées comme complémentaires des travaux déjà engagés par l’entreprise autour de l’IA. Dans son communiqué, l’acquéreur souligne l’intérêt de se positionner comme un intermédiaire entre les utilisateurs finaux et les fournisseurs de modèles ou d’inférence.

« La multitude de variables (quel modèle utiliser pour quelles tâches, à quelle vitesse et à quel prix) rend extrêmement difficile la gestion en temps réel des compromis entre coût et performance. Ce défi est accentué par le rythme de publication et de révision des prix des modèles », décrit Stripe. Aucun détail n’est donné pour l’instant sur les modalités d’intégration, ou les synergies envisagées entre les deux entreprises.

Le communiqué passe également sous silence le montant de la transaction. Ce dernier se monterait finalement à 7,5 milliards de dollars, affirme le New York Times, sur la foi de sources proches du dossier. Les fondateurs d’OpenRouter empocheraient 1,5 milliard de dollars, tandis que les 6 milliards restants iraient aux investisseurs qui ont participé aux deux principales levées de fonds de l’entreprise.

Publication initiale, 17 août, 12h30 :

Stripe a finalisé les termes de l’acquisition d’OpenRouter, affirme Bloomberg dans un article daté du 16 août. La transaction s’élèverait à 7 milliards de dollars. Elle constituerait donc une jolie culbute pour les actionnaires de cette célèbre plateforme d’orchestration dédiée aux IA génératives. OpenRouter avait en effet levé 113 millions de dollars en mai dernier sur la base d’une valorisation estimée à 1,3 milliard de dollars.

La rumeur selon laquelle les deux entreprises étaient entrées en négociations a émergé fin juillet. Les deux entreprises n’ont pour l’instant pas commenté ni confirmé l’information, mais les révélations de Bloomberg laissent imaginer qu’une communication officielle ne devrait pas tarder.

Gérer les paiements… et les achats de tokens

OpenRouter se présente pour mémoire comme une interface de programmation (API) unifiée permettant d’orchestrer et de router les requêtes des développeurs vers le modèle IA de leur choix. La plateforme permet par exemple d’orienter automatiquement certaines tâches vers tel ou tel modèle, en fonction de ses performances, ou des coûts associés. Il est ainsi possible de basculer simplement d’un modèle à un autre, ou d’un hébergeur à un autre, en évitant d’avoir à jongler entre des procédures d’authentification ou de facturation multiples.

Stripe offre de son côté une proposition de valeur assez similaire dans l’univers du paiement, avec une solution de facturation de bout en bout dédiée aux entreprises, qui gère indifféremment tous les moyens de paiement, les abonnements, le paiement à l’usage, etc.

En janvier dernier, OpenRouter avait justement annoncé avoir sélectionné Stripe comme processeur de paiement pour sa plateforme, « pour que les développeurs puissent acheminer les requêtes de modèles via OpenRouter pendant que Stripe suit automatiquement l’utilisation, applique les tarifs et gère la facturation ».

En parallèle de cet accord, Stripe cherche depuis des mois à se positionner comme l’intermédiaire financier pour toutes les transactions réalisées par l’intermédiaire des agents ou fonctions IA des poids lourds du secteur. L’entreprise, qui a déjà signé avec Meta, Microsoft et OpenAI, a ajouté Google à la liste de ses clients au printemps dernier, pour permettre « aux entreprises de vendre aux consommateurs dans AI Mode et dans l’application Gemini ».

Stripe court toujours après PayPal

En attendant l’annonce officielle et les conséquences concrètes de l’intégration à venir sur l’offre produit d’OpenRouter, Stripe poursuit également un autre lièvre : en juillet, l’entreprise a formulé une offre d’achat sur son concurrent PayPal, pionnier du paiement en ligne, avec le concours du fonds Advent International. L’offre, formulée à 60,50 dollars par action, représentait une enveloppe globale d’environ 53 milliards de dollars, soit un bonus d’environ 30 % par rapport au cours de l’action PayPal à Wall Street.

L’offre initiale aurait été jugée insuffisante, mais elle a tout de même permis d’amorcer des négociations qui d’après le Wall Street Journal se poursuivent, probablement sur la base d’une valorisation supérieure.

[MàJ] Stripe rachète OpenRouter pour 7,5 milliards de dollars

19 août 2026 à 18:30
Orchestre-t-on les tokens comme les paiements ? Vous avez deux heures
[MàJ] Stripe rachète OpenRouter pour 7,5 milliards de dollars

Stripe a négocié l’acquisition d’OpenRouter pour plus de 7 milliards de dollars, révèle Bloomberg. Le géant du paiement avance ainsi ses pions dans le monde de l’IA, en intégrant l’un des orchestrateurs les plus populaires du marché. Il poursuit en parallèle les négociations visant à s’offrir PayPal, après le rejet de son offre initiale formulée mi-juillet.

Mise à jour, 19 août 2026 à 20h30 : Stripe a confirmé mercredi l’acquisition d’OpenRouter, dont les activités sont présentées comme complémentaires des travaux déjà engagés par l’entreprise autour de l’IA. Dans son communiqué, l’acquéreur souligne l’intérêt de se positionner comme un intermédiaire entre les utilisateurs finaux et les fournisseurs de modèles ou d’inférence.

« La multitude de variables (quel modèle utiliser pour quelles tâches, à quelle vitesse et à quel prix) rend extrêmement difficile la gestion en temps réel des compromis entre coût et performance. Ce défi est accentué par le rythme de publication et de révision des prix des modèles », décrit Stripe. Aucun détail n’est donné pour l’instant sur les modalités d’intégration, ou les synergies envisagées entre les deux entreprises.

Le communiqué passe également sous silence le montant de la transaction. Ce dernier se monterait finalement à 7,5 milliards de dollars, affirme le New York Times, sur la foi de sources proches du dossier. Les fondateurs d’OpenRouter empocheraient 1,5 milliard de dollars, tandis que les 6 milliards restants iraient aux investisseurs qui ont participé aux deux principales levées de fonds de l’entreprise.

Publication initiale, 17 août, 12h30 :

Stripe a finalisé les termes de l’acquisition d’OpenRouter, affirme Bloomberg dans un article daté du 16 août. La transaction s’élèverait à 7 milliards de dollars. Elle constituerait donc une jolie culbute pour les actionnaires de cette célèbre plateforme d’orchestration dédiée aux IA génératives. OpenRouter avait en effet levé 113 millions de dollars en mai dernier sur la base d’une valorisation estimée à 1,3 milliard de dollars.

La rumeur selon laquelle les deux entreprises étaient entrées en négociations a émergé fin juillet. Les deux entreprises n’ont pour l’instant pas commenté ni confirmé l’information, mais les révélations de Bloomberg laissent imaginer qu’une communication officielle ne devrait pas tarder.

Gérer les paiements… et les achats de tokens

OpenRouter se présente pour mémoire comme une interface de programmation (API) unifiée permettant d’orchestrer et de router les requêtes des développeurs vers le modèle IA de leur choix. La plateforme permet par exemple d’orienter automatiquement certaines tâches vers tel ou tel modèle, en fonction de ses performances, ou des coûts associés. Il est ainsi possible de basculer simplement d’un modèle à un autre, ou d’un hébergeur à un autre, en évitant d’avoir à jongler entre des procédures d’authentification ou de facturation multiples.

Stripe offre de son côté une proposition de valeur assez similaire dans l’univers du paiement, avec une solution de facturation de bout en bout dédiée aux entreprises, qui gère indifféremment tous les moyens de paiement, les abonnements, le paiement à l’usage, etc.

En janvier dernier, OpenRouter avait justement annoncé avoir sélectionné Stripe comme processeur de paiement pour sa plateforme, « pour que les développeurs puissent acheminer les requêtes de modèles via OpenRouter pendant que Stripe suit automatiquement l’utilisation, applique les tarifs et gère la facturation ».

En parallèle de cet accord, Stripe cherche depuis des mois à se positionner comme l’intermédiaire financier pour toutes les transactions réalisées par l’intermédiaire des agents ou fonctions IA des poids lourds du secteur. L’entreprise, qui a déjà signé avec Meta, Microsoft et OpenAI, a ajouté Google à la liste de ses clients au printemps dernier, pour permettre « aux entreprises de vendre aux consommateurs dans AI Mode et dans l’application Gemini ».

Stripe court toujours après PayPal

En attendant l’annonce officielle et les conséquences concrètes de l’intégration à venir sur l’offre produit d’OpenRouter, Stripe poursuit également un autre lièvre : en juillet, l’entreprise a formulé une offre d’achat sur son concurrent PayPal, pionnier du paiement en ligne, avec le concours du fonds Advent International. L’offre, formulée à 60,50 dollars par action, représentait une enveloppe globale d’environ 53 milliards de dollars, soit un bonus d’environ 30 % par rapport au cours de l’action PayPal à Wall Street.

L’offre initiale aurait été jugée insuffisante, mais elle a tout de même permis d’amorcer des négociations qui d’après le Wall Street Journal se poursuivent, probablement sur la base d’une valorisation supérieure.

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