L’éditorial de Gaëtan de Capèle : «Face au gouffre des retraites des fonctionnaires, le syndrome de l’autruche»

© Le Figaro

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Nouvelle purge chez Xbox. Après une première charrette de licenciements début juillet, l’activité jeux vidéo de Microsoft poursuit sa réorganisation ou plutôt son « reset ». La potion est amère pour plusieurs studios, dont certains risquent de mettre la clé sous la porte.
En juillet, Xbox s’amputait de cinq studios et annonçait la suppression de 3 200 postes, la moitié immédiatement, le reste durant le courant de l’exercice fiscal en cours (fin juin 2027). Une nouvelle coupe claire a été annoncée ce mardi 22 septembre : 268 licenciements répartis entre les studios Halo, d’autres studios internes chez Xbox, ainsi que dans les équipes de direction et les services centraux.
Matt Booty, le chef des contenus Xbox et bras droit de la directrice générale Asha Sharma, explique que ce nouveau serrage de vis permet au groupe de « réaliser environ les trois quarts de la restructuration ». En plus de ces suppressions de postes, il annonce aussi une réorganisation des studios. Le changement le plus important concerne la franchise Halo, véritable symbole de Xbox : le prochain jeu sera développé directement par Activision, séparément du travail réalisé par le studio pour Call of Duty.
Les studios Halo (anciennement 343 Industries) n’ont pas su concrétiser les espoirs de renouvellement de la licence créée à l’origine par Bungie. Leur avenir s’écrit désormais en pointillés : Microsoft va les cantonner à un rôle de support pour la communauté de joueurs et la gestion du dernier volet en date, Halo Infinite, sorti en 2021. Activision reprend également World’s Edge, le studio qui développe Age of Empires.
Le poids lourd Bethesda va absorber le studio Obsidian, pour qui il va développer un projet de nouveau Fallout et continuer à alimenter Grounded en contenus frais. Les studios Playground et Turn 10 vont fusionner, ce qui pour le coup a une certaine logique : le premier développe le jeu de course arcade Forza Horizon, le second la simulation réaliste Forza Motorsport. Ils travailleront ensemble sur la franchise Forza ainsi que sur Fable, dont un nouvel épisode sort en février prochain. Sur le versant mobile, King (Candy Crush) absorbe Microsoft Casual Games qui développe et exploite le fameux jeu Solitaire.
Enfin, le dernier changement est certes symbolique, mais il risque de faire saigner les cœurs des nombreux joueurs : Rare va rejoindre Activision. Le studio anglais fondé en 1985 est une institution du jeu vidéo, avec des titres comme Banjo-Kazooie, Donkey Kong Country, GoldenEye 007, Perfect Dark, Killer Instinct… Racheté en 2002 par Microsoft, il continue d’exploiter Sea of Thieves, récemment porté sur PS5. Sous la férule d’Activision, il est difficile d’être optimiste pour l’avenir de Rare.
La restructuration ne s’arrête pas là. Le studio anglais Ninja Theory pourrait fermer ses portes après deux tentatives ratées de revente. Chez Arkane, la consultation avec les salariés dans le cadre d’un PSE se poursuit jusqu’à la fin de l’année pour déterminer le futur du studio français.
La direction de Xbox entend regrouper ses investissements dans les grosses franchises connues, à l’instar d’Elder Scrolls, Halo ou encore Fallout. C’est ce qui explique aussi la reprise du projet Physint d’Hideo Kojima, abandonné par PlayStation il y a quelques jours. Le prochain jeu d’espionnage du créateur de Metal Gear Solid va coûter très cher, ce qui peut paraitre complètement paradoxal pour une entreprise qui taille dans le vif. Mais c’est une question d’image de marque, alors que les mauvaises nouvelles ne cessent de s’empiler.
Nouvelle purge chez Xbox. Après une première charrette de licenciements début juillet, l’activité jeux vidéo de Microsoft poursuit sa réorganisation ou plutôt son « reset ». La potion est amère pour plusieurs studios, dont certains risquent de mettre la clé sous la porte.
En juillet, Xbox s’amputait de cinq studios et annonçait la suppression de 3 200 postes, la moitié immédiatement, le reste durant le courant de l’exercice fiscal en cours (fin juin 2027). Une nouvelle coupe claire a été annoncée ce mardi 22 septembre : 268 licenciements répartis entre les studios Halo, d’autres studios internes chez Xbox, ainsi que dans les équipes de direction et les services centraux.
Matt Booty, le chef des contenus Xbox et bras droit de la directrice générale Asha Sharma, explique que ce nouveau serrage de vis permet au groupe de « réaliser environ les trois quarts de la restructuration ». En plus de ces suppressions de postes, il annonce aussi une réorganisation des studios. Le changement le plus important concerne la franchise Halo, véritable symbole de Xbox : le prochain jeu sera développé directement par Activision, séparément du travail réalisé par le studio pour Call of Duty.
Les studios Halo (anciennement 343 Industries) n’ont pas su concrétiser les espoirs de renouvellement de la licence créée à l’origine par Bungie. Leur avenir s’écrit désormais en pointillés : Microsoft va les cantonner à un rôle de support pour la communauté de joueurs et la gestion du dernier volet en date, Halo Infinite, sorti en 2021. Activision reprend également World’s Edge, le studio qui développe Age of Empires.
Le poids lourd Bethesda va absorber le studio Obsidian, pour qui il va développer un projet de nouveau Fallout et continuer à alimenter Grounded en contenus frais. Les studios Playground et Turn 10 vont fusionner, ce qui pour le coup a une certaine logique : le premier développe le jeu de course arcade Forza Horizon, le second la simulation réaliste Forza Motorsport. Ils travailleront ensemble sur la franchise Forza ainsi que sur Fable, dont un nouvel épisode sort en février prochain. Sur le versant mobile, King (Candy Crush) absorbe Microsoft Casual Games qui développe et exploite le fameux jeu Solitaire.
Enfin, le dernier changement est certes symbolique, mais il risque de faire saigner les cœurs des nombreux joueurs : Rare va rejoindre Activision. Le studio anglais fondé en 1985 est une institution du jeu vidéo, avec des titres comme Banjo-Kazooie, Donkey Kong Country, GoldenEye 007, Perfect Dark, Killer Instinct… Racheté en 2002 par Microsoft, il continue d’exploiter Sea of Thieves, récemment porté sur PS5. Sous la férule d’Activision, il est difficile d’être optimiste pour l’avenir de Rare.
La restructuration ne s’arrête pas là. Le studio anglais Ninja Theory pourrait fermer ses portes après deux tentatives ratées de revente. Chez Arkane, la consultation avec les salariés dans le cadre d’un PSE se poursuit jusqu’à la fin de l’année pour déterminer le futur du studio français.
La direction de Xbox entend regrouper ses investissements dans les grosses franchises connues, à l’instar d’Elder Scrolls, Halo ou encore Fallout. C’est ce qui explique aussi la reprise du projet Physint d’Hideo Kojima, abandonné par PlayStation il y a quelques jours. Le prochain jeu d’espionnage du créateur de Metal Gear Solid va coûter très cher, ce qui peut paraitre complètement paradoxal pour une entreprise qui taille dans le vif. Mais c’est une question d’image de marque, alors que les mauvaises nouvelles ne cessent de s’empiler.
Paramount Skydance vient de lever un gros obstacle sur le long chemin vers l’acquisition de Warner Bros. Discovery. Le groupe de David Ellison a trouvé un accord avec la Californie et plusieurs autres États qui tentaient de bloquer l’opération en justice. Le dirigeant, fils de Larry Ellison le cofondateur d’Oracle, a annoncé à ses troupes que la transaction devrait être finalisée dans les deux semaines.
Au terme d’une négociation de plusieurs jours, le groupe Paramount a arraché un accord avec le procureur général de Californie, qui agissait en son nom et celui des procureurs généraux de onze autres États, ainsi qu’avec la Writers Guild of America. « Nous avons obtenu toutes les autorisations nécessaires à cette fusion et pouvons désormais avancer vers sa finalisation », se réjouit-il en annonçant que les studios resteront à Hollywood – il avait en effet menacé de quitter la Californie.

Le projet d’accord judiciaire entre les deux entreprises et les procureurs, que la juge Araceli Martínez-Olguín doit encore valider, contient un certain nombre d’engagements de la part de Paramount qui s’appliqueront pendant cinq ans (PDF). La nouvelle entité devra sortir en salles au moins 30 films par an, avec une fenêtre d’exclusivité de 45 jours minimum. Si le nombre minimal de sorties n’est pas atteint, le groupe pourrait être obligé de céder Miramax et verser 30 millions de dollars pour chaque film manquant à l’appel.
Ce volume sera difficile à tenir, mais pas impossible : les deux studios prévoient en effet une quinzaine de films de cinéma chacun cette année, contre 19 en 2025.
En ce qui concerne l’indépendance de CBS News et de CNN, Paramount créera un conseil de surveillance éditoriale composé de cinq journalistes qui seront nommés par… le conseil d’administration du groupe. En termes d’indépendance, on a probablement fait mieux. Ce conseil pourra définir de grands principes éditoriaux, arbitrer les différends entre journalistes et direction, examiner les questions de biais éditoriaux, et surveiller l’indépendance des rédactions vis-à-vis de la direction, des propriétaires et des actionnaires.
Les premiers pas de ce conseil seront très intéressants à suivre : les Ellison sont des proches de Trump, qui vient d’interdire à CNN l’accès à la salle de presse de la Maison-Blanche au mépris de liberté d’expression inscrite au Premier amendement de la Constitution du pays.
Quoi qu’il en soit, ce conseil de surveillance est une des raisons qui ont convaincu les États américains de mettre fin à leur offensive judiciaire. Sans accord, un procès aurait dû avoir lieu en mars prochain. Cette résolution à l’amiable est une bonne nouvelle pour les finances de Paramount, qui s’était engagé à verser des pénalités de 7 millions de dollars par jour à compter du 1er octobre si l’opération à 110 milliards de dollars (!) traînait en longueur.
La fusion va déboucher sur la création d’un des principaux studios de production audiovisuel au monde. Il contrôlera en effet Paramount et Warner, ainsi que Skydance, Miramax, Nickelodeon, New Line, les studios DC (et bien d’autres actifs), sans oublier l’activité jeux vidéo qui fait partie de la dot sans être une priorité du groupe.
Paramount Skydance vient de lever un gros obstacle sur le long chemin vers l’acquisition de Warner Bros. Discovery. Le groupe de David Ellison a trouvé un accord avec la Californie et plusieurs autres États qui tentaient de bloquer l’opération en justice. Le dirigeant, fils de Larry Ellison le cofondateur d’Oracle, a annoncé à ses troupes que la transaction devrait être finalisée dans les deux semaines.
Au terme d’une négociation de plusieurs jours, le groupe Paramount a arraché un accord avec le procureur général de Californie, qui agissait en son nom et celui des procureurs généraux de onze autres États, ainsi qu’avec la Writers Guild of America. « Nous avons obtenu toutes les autorisations nécessaires à cette fusion et pouvons désormais avancer vers sa finalisation », se réjouit-il en annonçant que les studios resteront à Hollywood – il avait en effet menacé de quitter la Californie.

Le projet d’accord judiciaire entre les deux entreprises et les procureurs, que la juge Araceli Martínez-Olguín doit encore valider, contient un certain nombre d’engagements de la part de Paramount qui s’appliqueront pendant cinq ans (PDF). La nouvelle entité devra sortir en salles au moins 30 films par an, avec une fenêtre d’exclusivité de 45 jours minimum. Si le nombre minimal de sorties n’est pas atteint, le groupe pourrait être obligé de céder Miramax et verser 30 millions de dollars pour chaque film manquant à l’appel.
Ce volume sera difficile à tenir, mais pas impossible : les deux studios prévoient en effet une quinzaine de films de cinéma chacun cette année, contre 19 en 2025.
En ce qui concerne l’indépendance de CBS News et de CNN, Paramount créera un conseil de surveillance éditoriale composé de cinq journalistes qui seront nommés par… le conseil d’administration du groupe. En termes d’indépendance, on a probablement fait mieux. Ce conseil pourra définir de grands principes éditoriaux, arbitrer les différends entre journalistes et direction, examiner les questions de biais éditoriaux, et surveiller l’indépendance des rédactions vis-à-vis de la direction, des propriétaires et des actionnaires.
Les premiers pas de ce conseil seront très intéressants à suivre : les Ellison sont des proches de Trump, qui vient d’interdire à CNN l’accès à la salle de presse de la Maison-Blanche au mépris de liberté d’expression inscrite au Premier amendement de la Constitution du pays.
Quoi qu’il en soit, ce conseil de surveillance est une des raisons qui ont convaincu les États américains de mettre fin à leur offensive judiciaire. Sans accord, un procès aurait dû avoir lieu en mars prochain. Cette résolution à l’amiable est une bonne nouvelle pour les finances de Paramount, qui s’était engagé à verser des pénalités de 7 millions de dollars par jour à compter du 1er octobre si l’opération à 110 milliards de dollars (!) traînait en longueur.
La fusion va déboucher sur la création d’un des principaux studios de production audiovisuel au monde. Il contrôlera en effet Paramount et Warner, ainsi que Skydance, Miramax, Nickelodeon, New Line, les studios DC (et bien d’autres actifs), sans oublier l’activité jeux vidéo qui fait partie de la dot sans être une priorité du groupe.

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