Le coût caché des retraites, la vraie cause de la dégradation des services publics




© Le Figaro

© Sarah Meyssonnier / REUTERS
Après une enquête du New York Times, des sénateurs états-uniens questionnent Mark Zuckerberg sur l’utilisation de 6,6 milliards de dollars de crédits d’impôt normalement destinés à la recherche pour équiper des datacenters IA.
Aux États-Unis, sept sénateurs et sénatrices démocrates ont envoyé une lettre à Mark Zuckerberg le questionnant sur un énorme potentiel détournement des crédits d’impôt fédéraux qui s’élèverait à 6,6 milliards de dollars entre 2023 et 2025.
S’appuyant sur un article du New York Times paru fin septembre, la sénatrice Elizabeth Warren et ses collègues écrivent [PDF] à Mark Zuckerberg que, « selon des informations rendues publiques, Meta aurait déclaré à l’Internal Revenue Service [IRS, agence américaine de collecte des impôts] dans ses déclarations fiscales fédérales que les datacenters dédiés à l’intelligence artificielle de l’entreprise constituaient des « modèles pilotes » expérimentaux pouvant bénéficier du crédit d’impôt pour la recherche ».
L’enquête du New York Times expliquait : « Voici comment procède Meta : à des fins fiscales, l’entreprise classe ses gigantesques datacenters, dont la valeur s’élève à plusieurs milliards de dollars, comme des « modèles pilotes » ».
Comme la France avec son Crédit impôt recherche (CIR), les États-Unis ont un mécanisme, mis en place dans les années 80, qui permet aux entreprises de bénéficier de crédits d’impôt sur leurs activités de recherche et d’expérimentation. Avec ce dispositif, elles peuvent aussi bénéficier d’un remboursement sur leurs achats de matériel, à condition qu’il soit utilisé dans un cadre expérimental et non dans les activités commerciales. Le New York Times affirme que Meta fait passer ses achats de puces utilisées en intelligence artificielle (notamment celles de Nvidia) via ce dispositif d’allègement fiscal. L’entreprise aurait ainsi fait baisser ses impôts de 3,9 milliards de dollars rien que pour l’année 2025. Cet abattement aurait été de 700 millions de dollars en 2023 et de 2 milliards en 2024.
Le journal américain explique que l’entreprise a utilisé cette « astuce comptable » tout en reconnaissant dans une déclaration financière d’ « avantages fiscaux non comptabilisés » (UTB, pour unrecognized tax benefits en anglais) le risque que l’agence américaine la conteste.
Une étude récente montre que les déclarations UTB sont aussi valorisées positivement par les marchés quand elles sont utilisées dans les entreprises dirigées par des patrons jugés « hautement compétents, capables de minimiser les risques fiscaux tout en réduisant les paiements d’impôts ». Ainsi, ces dirigeants peuvent leur montrer quels risques ils prennent en utilisant les différentes niches fiscales existantes. Selon le New York Times, le montant provisionné que déclare Meta concernant ces risques a augmenté de 45 %, passant de 12,9 milliards de dollars en 2024 à 18,74 milliards en 2026. L’entreprise explique dans son rapport financier annuel, toujours selon nos confrères, que « les incertitudes liées à [ses] crédits d’impôt pour la recherche » sont le premier facteur de risque.
Tout en prenant leurs précautions, en affirmant qu’ils ignorent « encore exactement comment Meta a pu réduire son assujettissement à l’impôt fédéral de plus de 6,6 milliards de dollars au cours des trois dernières années grâce aux crédits d’impôt fédéraux pour la recherche », le groupe de sénateurs rappelle à Mark Zuckerberg que les crédits d’impôt pour la recherche ne « sont pas destinés aux opérations commerciales courantes ni aux technologies disponibles dans le commerce et déjà utilisées ».
L’entreprise utiliserait cette niche fiscale pour ses datacenters dont elle a besoin pour l’IA générative et non pour les datacenters classiques, selon deux sources du New York Times. L’argument de Meta est que l’entreprise serait encore en phase de test concernant leur infrastructure. Ainsi, l’entreprise pense pouvoir passer différentes configurations physiques pour ses baies de serveurs, en incluant l’achat du matériel, dont les puces, pour de la R&D qui entre dans le dispositif de la niche fiscale. Mais l’IRS a déjà rejeté [PDF] des demandes similaires pour « des équipements et des technologies éprouvés et disponibles dans le commerce ».
« Le crédit d’impôt fédéral pour la recherche peut constituer un outil utile et indispensable pour soutenir l’économie de l’innovation et la recherche de pointe de notre pays. Subventionner la construction de votre datacenter dédié à l’intelligence artificielle est loin de répondre à cette exigence », affirment de leur côté les sénateurs.
Après une enquête du New York Times, des sénateurs états-uniens questionnent Mark Zuckerberg sur l’utilisation de 6,6 milliards de dollars de crédits d’impôt normalement destinés à la recherche pour équiper des datacenters IA.
Aux États-Unis, sept sénateurs et sénatrices démocrates ont envoyé une lettre à Mark Zuckerberg le questionnant sur un énorme potentiel détournement des crédits d’impôt fédéraux qui s’élèverait à 6,6 milliards de dollars entre 2023 et 2025.
S’appuyant sur un article du New York Times paru fin septembre, la sénatrice Elizabeth Warren et ses collègues écrivent [PDF] à Mark Zuckerberg que, « selon des informations rendues publiques, Meta aurait déclaré à l’Internal Revenue Service [IRS, agence américaine de collecte des impôts] dans ses déclarations fiscales fédérales que les datacenters dédiés à l’intelligence artificielle de l’entreprise constituaient des « modèles pilotes » expérimentaux pouvant bénéficier du crédit d’impôt pour la recherche ».
L’enquête du New York Times expliquait : « Voici comment procède Meta : à des fins fiscales, l’entreprise classe ses gigantesques datacenters, dont la valeur s’élève à plusieurs milliards de dollars, comme des « modèles pilotes » ».
Comme la France avec son Crédit impôt recherche (CIR), les États-Unis ont un mécanisme, mis en place dans les années 80, qui permet aux entreprises de bénéficier de crédits d’impôt sur leurs activités de recherche et d’expérimentation. Avec ce dispositif, elles peuvent aussi bénéficier d’un remboursement sur leurs achats de matériel, à condition qu’il soit utilisé dans un cadre expérimental et non dans les activités commerciales. Le New York Times affirme que Meta fait passer ses achats de puces utilisées en intelligence artificielle (notamment celles de Nvidia) via ce dispositif d’allègement fiscal. L’entreprise aurait ainsi fait baisser ses impôts de 3,9 milliards de dollars rien que pour l’année 2025. Cet abattement aurait été de 700 millions de dollars en 2023 et de 2 milliards en 2024.
Le journal américain explique que l’entreprise a utilisé cette « astuce comptable » tout en reconnaissant dans une déclaration financière d’ « avantages fiscaux non comptabilisés » (UTB, pour unrecognized tax benefits en anglais) le risque que l’agence américaine la conteste.
Une étude récente montre que les déclarations UTB sont aussi valorisées positivement par les marchés quand elles sont utilisées dans les entreprises dirigées par des patrons jugés « hautement compétents, capables de minimiser les risques fiscaux tout en réduisant les paiements d’impôts ». Ainsi, ces dirigeants peuvent leur montrer quels risques ils prennent en utilisant les différentes niches fiscales existantes. Selon le New York Times, le montant provisionné que déclare Meta concernant ces risques a augmenté de 45 %, passant de 12,9 milliards de dollars en 2024 à 18,74 milliards en 2026. L’entreprise explique dans son rapport financier annuel, toujours selon nos confrères, que « les incertitudes liées à [ses] crédits d’impôt pour la recherche » sont le premier facteur de risque.
Tout en prenant leurs précautions, en affirmant qu’ils ignorent « encore exactement comment Meta a pu réduire son assujettissement à l’impôt fédéral de plus de 6,6 milliards de dollars au cours des trois dernières années grâce aux crédits d’impôt fédéraux pour la recherche », le groupe de sénateurs rappelle à Mark Zuckerberg que les crédits d’impôt pour la recherche ne « sont pas destinés aux opérations commerciales courantes ni aux technologies disponibles dans le commerce et déjà utilisées ».
L’entreprise utiliserait cette niche fiscale pour ses datacenters dont elle a besoin pour l’IA générative et non pour les datacenters classiques, selon deux sources du New York Times. L’argument de Meta est que l’entreprise serait encore en phase de test concernant leur infrastructure. Ainsi, l’entreprise pense pouvoir passer différentes configurations physiques pour ses baies de serveurs, en incluant l’achat du matériel, dont les puces, pour de la R&D qui entre dans le dispositif de la niche fiscale. Mais l’IRS a déjà rejeté [PDF] des demandes similaires pour « des équipements et des technologies éprouvés et disponibles dans le commerce ».
« Le crédit d’impôt fédéral pour la recherche peut constituer un outil utile et indispensable pour soutenir l’économie de l’innovation et la recherche de pointe de notre pays. Subventionner la construction de votre datacenter dédié à l’intelligence artificielle est loin de répondre à cette exigence », affirment de leur côté les sénateurs.
C’est la première coupe claire dans les effectifs de Netflix depuis 2022. Le géant américain du streaming va supprimer 1 000 postes, soit 6 % de ses effectifs (l’entreprise comptait 16 000 employés en fin d’année 2025). L’essentiel des suppressions touche les équipes produit, techniques, juridiques et RH.
Dans un mémo interne consulté par le Wall Street Journal, les co-PDG Greg Peters et Ted Sarandos ont justifié cette charrette par « la rigueur nécessaire dans les choix d’affectation des équipes et des ressources » afin de mener à bien la « mission » du groupe : « divertir le monde ».

En 2022, Netflix avait éliminé des centaines de postes après un trimestre difficile durant lequel la plateforme avait perdu 200 000 abonnés. Il ne s’agit pas cette fois d’un problème d’abonnés prenant la poudre d’escampette, mais de leur engagement, croit savoir le WSJ.
Pour les investisseurs, l’engagement est devenu une métrique essentielle pour suivre l’activité de l’entreprise. Elle ne parvient plus à augmenter significativement le nombre d’heures de visionnage, ce qui contribue à un recul de l’action (plus de 40 % par rapport à l’an dernier). En juillet, Netflix a voulu redéfinir ce que signifiait réellement l’engagement, en essayant de faire passer l’idée selon laquelle « toutes les heures ne se valent pas ».
Netflix cherche à faire grimper l’engagement en ajoutant des contenus qu’on ne s’attendait pas nécessairement à voir débarquer, comme TF1+ ou des programmes en direct (télé réalité, compétitions sportives…). D’autres plateformes ont la même stratégie, à l’image de Prime Video qui diffuse l’intégralité de l’offre france.tv.
Cette mise au point n’a manifestement pas eu l’effet escompté sur le cours de Bourse. Il n’y a pourtant pas urgence, le taux de désabonnement dépasse à peine les 2 % aux États-Unis, et les résultats financiers sont toujours dans le vert (3,4 milliards de dollars de bénéfice net au deuxième trimestre). Mais l’entreprise semble considérer que mieux vaut prévenir que guérir, surtout quand on est en bonne santé.
Netflix va « continuer à investir massivement dans les domaines à fort impact », mais cela implique de « faire des choix ciblés dans l’ensemble de l’entreprise pour continuer à répondre aux attentes de nos abonnés, partenaires, salariés et investisseurs », écrivent les deux directeurs généraux.
C’est la première coupe claire dans les effectifs de Netflix depuis 2022. Le géant américain du streaming va supprimer 1 000 postes, soit 6 % de ses effectifs (l’entreprise comptait 16 000 employés en fin d’année 2025). L’essentiel des suppressions touche les équipes produit, techniques, juridiques et RH.
Dans un mémo interne consulté par le Wall Street Journal, les co-PDG Greg Peters et Ted Sarandos ont justifié cette charrette par « la rigueur nécessaire dans les choix d’affectation des équipes et des ressources » afin de mener à bien la « mission » du groupe : « divertir le monde ».

En 2022, Netflix avait éliminé des centaines de postes après un trimestre difficile durant lequel la plateforme avait perdu 200 000 abonnés. Il ne s’agit pas cette fois d’un problème d’abonnés prenant la poudre d’escampette, mais de leur engagement, croit savoir le WSJ.
Pour les investisseurs, l’engagement est devenu une métrique essentielle pour suivre l’activité de l’entreprise. Elle ne parvient plus à augmenter significativement le nombre d’heures de visionnage, ce qui contribue à un recul de l’action (plus de 40 % par rapport à l’an dernier). En juillet, Netflix a voulu redéfinir ce que signifiait réellement l’engagement, en essayant de faire passer l’idée selon laquelle « toutes les heures ne se valent pas ».
Netflix cherche à faire grimper l’engagement en ajoutant des contenus qu’on ne s’attendait pas nécessairement à voir débarquer, comme TF1+ ou des programmes en direct (télé réalité, compétitions sportives…). D’autres plateformes ont la même stratégie, à l’image de Prime Video qui diffuse l’intégralité de l’offre france.tv.
Cette mise au point n’a manifestement pas eu l’effet escompté sur le cours de Bourse. Il n’y a pourtant pas urgence, le taux de désabonnement dépasse à peine les 2 % aux États-Unis, et les résultats financiers sont toujours dans le vert (3,4 milliards de dollars de bénéfice net au deuxième trimestre). Mais l’entreprise semble considérer que mieux vaut prévenir que guérir, surtout quand on est en bonne santé.
Netflix va « continuer à investir massivement dans les domaines à fort impact », mais cela implique de « faire des choix ciblés dans l’ensemble de l’entreprise pour continuer à répondre aux attentes de nos abonnés, partenaires, salariés et investisseurs », écrivent les deux directeurs généraux.
Une des entreprises au cœur de la marée montante IA est européenne : il s’agit d’ASML, qui fabrique les machines de lithographie indispensables à la gravure des puces les plus avancées. Elle occupe donc une place de choix sur le marché, et les résultats financiers s’en ressentent, à tel point que le carnet de commandes est rempli jusqu’en 2030.

Si ASML ne vend aucune machine en Europe, en revanche le reste du monde s’arrache la production de l’entreprise néerlandaise. À tel point que la hausse de 30 % des capacités en 2027 annoncée au mois de juillet, puis de 30 % supplémentaires en 2028, risque bien de ne pas suffire.
À l’occasion des résultats du troisième trimestre fiscal publiés ce mercredi 14 octobre (PDF), Christophe Fouquet, le directeur général d’ASML, a expliqué que l’entreprise enregistrait « beaucoup de commandes pour 2028, mais aussi un vif intérêt de clients souhaitant déjà passer commande pour 2029, et parfois même pour 2030 ».
Le dirigeant peut être optimiste, les chiffres confirment la très bonne santé de l’activité : 11,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour un bénéfice net de 4,96 milliards (et une coquette marge brute de 57,5 %). Les prévisions pour le 4ᵉ trimestre sont plus élevées encore : de 14,2 à 15,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Les ventes sur l’ensemble de l’exercice fiscal devraient s’établir entre 43 et 45 milliards.
ASML compte parmi ses clients les plus grandes entreprises en charge de l’infrastructure de l’IA générative : TSMC, Samsung, SK Hynix, Micron, et même SpaceXAI et son projet de Terafab – Elon Musk voulant créer sa propre usine de semi-conducteurs. « Dans ce contexte, nous étudions les moyens d’augmenter nos capacités de production pour 2028 au-delà de la hausse de 30 % que nous avions précédemment annoncée », a ajouté Christophe Fouquet.
Dans l’intervalle, ASML entend remédier à la pénurie en améliorant les machines installées, et en commercialisant des versions existantes mises à jour pour produire plus rapidement. Le directeur financier, Roger Dassen, a aussi prévenu ses clients que les prix allaient augmenter à partir de l’année prochaine.
Cette expansion de l’activité d’ASML accompagne logiquement la croissance exponentielle des projets de centres de données, pour lesquels les groupes investissent des centaines de milliards de dollars.
Une des entreprises au cœur de la marée montante IA est européenne : il s’agit d’ASML, qui fabrique les machines de lithographie indispensables à la gravure des puces les plus avancées. Elle occupe donc une place de choix sur le marché, et les résultats financiers s’en ressentent, à tel point que le carnet de commandes est rempli jusqu’en 2030.

Si ASML ne vend aucune machine en Europe, en revanche le reste du monde s’arrache la production de l’entreprise néerlandaise. À tel point que la hausse de 30 % des capacités en 2027 annoncée au mois de juillet, puis de 30 % supplémentaires en 2028, risque bien de ne pas suffire.
À l’occasion des résultats du troisième trimestre fiscal publiés ce mercredi 14 octobre (PDF), Christophe Fouquet, le directeur général d’ASML, a expliqué que l’entreprise enregistrait « beaucoup de commandes pour 2028, mais aussi un vif intérêt de clients souhaitant déjà passer commande pour 2029, et parfois même pour 2030 ».
Le dirigeant peut être optimiste, les chiffres confirment la très bonne santé de l’activité : 11,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour un bénéfice net de 4,96 milliards (et une coquette marge brute de 57,5 %). Les prévisions pour le 4ᵉ trimestre sont plus élevées encore : de 14,2 à 15,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Les ventes sur l’ensemble de l’exercice fiscal devraient s’établir entre 43 et 45 milliards.
ASML compte parmi ses clients les plus grandes entreprises en charge de l’infrastructure de l’IA générative : TSMC, Samsung, SK Hynix, Micron, et même SpaceXAI et son projet de Terafab – Elon Musk voulant créer sa propre usine de semi-conducteurs. « Dans ce contexte, nous étudions les moyens d’augmenter nos capacités de production pour 2028 au-delà de la hausse de 30 % que nous avions précédemment annoncée », a ajouté Christophe Fouquet.
Dans l’intervalle, ASML entend remédier à la pénurie en améliorant les machines installées, et en commercialisant des versions existantes mises à jour pour produire plus rapidement. Le directeur financier, Roger Dassen, a aussi prévenu ses clients que les prix allaient augmenter à partir de l’année prochaine.
Cette expansion de l’activité d’ASML accompagne logiquement la croissance exponentielle des projets de centres de données, pour lesquels les groupes investissent des centaines de milliards de dollars.

© Photo JOE RAEDLE/Getty Images/AFP