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Elle installe un chauffage solaire en kit et économise 120 € d’électricité chaque année

Par : Hugo LARA
21 mars 2025 à 08:04

Pour chauffer son logement, il y a le bois, l’électricité, le fioul, le gaz, mais aussi… le soleil. Les panneaux solaires aérothermiques permettent d’élever la température des pièces bien exposées, et donc de réduire la consommation du mode de chauffage principal. Nous avons interrogé l’une des rares clientes de ce genre d’installation, qui a remplacé un radiateur électrique d’appoint par un chauffage solaire en kit.

Au cœur des Hautes-Pyrénées, non loin de Lannemezan, la maison de Jeanine est généreusement baignée de soleil. Malgré une exposition plein sud très avantageuse, l’une des pièces, la cuisine, reste froide en hiver. Ni les radiateurs alimentés par une chaudière au fioul, ni l’insert au bois ne parvenaient à chauffer efficacement cette pièce de 14 m². « La cuisine était une cave, il y faisait autour de 14/15 °C le matin » explique-t-elle.

La retraitée et son mari se résignaient à utiliser un convecteur électrique d’appoint. Une solution insatisfaisante, en raison de son coût élevé à l’utilisation. « Je voulais réchauffer la pièce sans que ça nous coute trop cher, alors j’ai tapé chauffage solaire sur internet » indique Jeanine, qui découvre alors le panneau solaire aérothermique en kit Sunaéro du petit fabricant français Solar Brother. « Je m’étais renseigné sur un autre système, mais il était trop compliqué, celui de Solar Brother est vraiment simple » assure-t-elle. Le couple a acheté le panneau à un prix avantageux, lors de la phase de précommande : 1 190 €, alors qu’il se vend actuellement 1 476 €.

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Augmenter la température d’une pièce de 3 à 5 °C

Le principe de fonctionnement du chauffage solaire Sunaéro est assez simple. Les rayons du soleil pénètrent dans un caisson vitré à fond noir et, par effet de serre, réchauffent l’air qui s’y trouve. Après avoir traversé un filtre, cet air chaud est insufflé dans la maison grâce à un ventilateur alimenté par un petit module photovoltaïque adjacent. Selon Solar Brother, l’appareil peut augmenter de 3 à 5 °C la température de la pièce concernée.

La puissance thermique d’un seul panneau plafonne à 500 W et à 32 W pour la partie photovoltaïque réservée au ventilateur, ce qui est assez faible. Cela conviendrait pour réchauffer en appoint une pièce de 20 m² selon la marque. Un kit nettement plus puissant peut toutefois être créé en associant plusieurs panneaux, afin de préchauffer des surfaces plus vastes.

L’installation est relativement simple, puisque l’appareil peut être placé en façade, à hauteur d’homme. Seule l’orientation, la plus au sud possible et sans ombrages, compte. Il suffit de forer un passage de 12,5 cm de diamètre à travers le mur pour la gaine de ventilation et percer les points d’attache du panneau. « Les murs de notre maison sont en pierre de Garonne, ils font 80 cm d’épaisseur » indique Jeanine. « On s’est fait prêter une carotteuse. Mon fils et mon mari ont installé le panneau, c’est sûr qu’il faut être un peu bricoleur pour le faire soi-même ».

Plus de 12 ans pour amortir l’achat

Depuis la pose du chauffage solaire en mars 2024, « la cuisine n’est jamais descendue sous 17 °C le matin, et en journée, il fait 22 °C. On a gagné 3 à 4 degrés » assure l’habitante. « Pour le prix et la problématique qu’on avait, le chauffage solaire était l’idéal » estime-t-elle, tout en admettant n’avoir pas réalisé de devis pour une pompe à chaleur air/air, dont le coût d’installation aurait probablement été similaire. Un choix effectué « un peu par conviction » concède Jeanine, « j’aime bien trouver des solutions avec le solaire, mais c’était aussi la solution économiquement idéale pour cette pièce ».

La retraitée reconnaît qu’ « il n’y a plus de chaleur dès qu’il n’y a plus de soleil », sans s’en plaindre, le climat de sa localité étant plutôt clément. « Si j’avais pu mettre un chauffage solaire pour d’autres pièces de la maison, je l’aurais fait, mais il n’y a pas assez de place sur la façade ». Grâce au Sunaéro, le convecteur électrique d’appoint a tout de même remisé au placard, générant une économie annuelle d’électricité de 120 € selon Jeanine, soit environ 600 kWh selon nos calculs. Au tarif actuel du chauffage solaire Sunaéro (1 476 €), l’économie réalisée correspond à un retour sur investissement de 12,3 ans.

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Cet étonnant bardage solaire veut réduire votre consommation de chauffage

11 mars 2025 à 16:11

Et si les bardages métalliques étaient transformés en chauffages géants ? C’est, en substance, l’idée de base de la startup AirBooster. Celle-ci cherche à limiter le chauffage des bâtiments en préchauffant l’air entrant grâce au soleil.

Si vous n’avez pas encore entendu parler de la startup Air Booster, cela ne devrait pas tarder. La société, créée en 2019 par Christophe Fourcaud, veut profiter de l’énergie solaire pour préchauffer les bâtiments. Pour cela, elle a inventé le Solar Boost : Un panneau aérothermique de 2 mètres carrés qui permettrait de préchauffer l’air avant qu’il ne rentre dans une maison. Fabriqué en aluminium bas-carbone, il développe une puissance maximale de 1 400 W, et pourrait, en principe, chauffer de l’air jusqu’à 42 °C. Selon Air Booster, il permet de préchauffer l’air d’une pièce de 30 m² de l’ordre de 3 à 5 °C.

Son fonctionnement est particulièrement simple : un ventilateur de 12 V et un thermostat à installer dans le logement permettent de contrôler l’apport d’air à l’intérieur. Avant de rentrer dans le logement, l’air est préchauffé au contact du panneau en aluminium. Le tout est alimenté par un petit panneau photovoltaïque. L’été, le Solar Boost a également son intérêt : il permet d’apporter un rafraîchissement nocturne grâce à sa ventilation, et ainsi compenser un éventuel mauvais déphasage du bâtiment.

Schéma du chauffage solaire Solar Boost / Image : Air Booster.

Une solution proche du SunAero de SolarBrother

Si le principe de chauffage solaire vous dit quelque chose, c’est parce qu’une autre startup française propose d’ores et déjà une solution similaire : le SunAero. Celui-ci fonctionne sur le même principe, mais possède un encombrement plus restreint, et une puissance de 500 Wc, contre 1400 Wc pour Solar Boost. Son prix est également moins élevé avec moins de 1 500 €.

Une technologie pour les particuliers, mais aussi pour les pros

Avec le Solar Boost, Air Booster a voulu rendre accessible à tous cette low-tech. Le panneau est aussi facile à installer qu’abordable. Comptez 2 200 € pour un panneau. La startup ne s’adresse pas qu’aux particuliers, et a même commencé son activité en proposant des solutions pour les professionnels avec l’idée, plus globale, de transformer les bardages métalliques en radiateurs géants. Ces derniers reçoivent, en effet, beaucoup d’énergie de la part du soleil. Il n’est pas rare qu’un bardage métallique dépasse les 50 °C en plein hiver. L’entreprise a déjà installé sa solution sur plusieurs bâtiments, comme l’UIMM Bruges, ou un bâtiment de maintenance de la RATP.

Prometteuse, l’entreprise a reçu le soutien financier du groupe d’investissement Team for Planet, à hauteur de 1,5 million d’euros. En parallèle, elle est également lauréate du plan d’investissement France 2030.

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Test commande de pompe à chaleur Netatmo : elle rend les climatiseurs réversibles ultra-intelligents

Par : Hugo LARA
11 mars 2025 à 05:45

Si les pompes à chaleur air/air sont plébiscitées pour chauffer et refroidir nos logements en réduisant la consommation d’énergie, certains modèles ne peuvent étonnamment pas être pilotés intelligemment. Pourtant, contrôler son mode de chauffage ou de climatisation avec précision est un moyen efficace pour gagner en sobriété. Il faut donc troquer la sommaire télécommande pour un dispositif connecté. Nous avons testé la « commande intelligente de climatiseur de Netatmo », qui s’est montré » efficace sur une pompe à chaleur premier prix.

En consultant les sites de vente de pompes à chaleur air/air (aussi appelés « climatiseurs réversibles »), un détail nous a sauté aux yeux. De nombreux modèles ne sont pas, de série, pilotables au travers d’une application smartphone. Pour contrôler la température de consigne et le flux d’air, il faut donc utiliser une basique télécommande infrarouge. Souvent, celle-ci ne permet pas, ou difficilement, de gérer les horaires d’arrêt et de démarrage de la pompe à chaleur (PAC), et toutes ne proposent pas de « mode absence », entre autres fonctionnalités. C’est frustrant, d’autant qu’en pilotant finement son appareil, l’on peut réaliser davantage d’économies d’énergie.

Sur les modèles à bas prix, la connectivité Wifi est souvent proposée en option. Elle s’effectue grâce à un petit module à placer dans l’unité intérieure. En l’occurrence, sur notre appareil, un climatiseur réversible Airton parmi les moins chers du marché. Le module est vendu 99 € et permet le contrôle de la PAC à travers une application smartphone chinoise à l’ergonomie et aux fonctionnalités peu attrayantes. Plutôt que d’acheter à prix d’or cette option, nous avons choisi de tester la commande intelligente de climatiseur Netatmo, plus évoluée, pour un surcoût raisonnable de 20 euros. Il s’agit d’un boîtier externe présenté comme compatible avec « tous les climatiseurs avec une télécommande infrarouge dont l’écran affiche tous les réglages ».

Installation et configuration de la commande Netatmo

C’est heureusement le cas de notre pompe à chaleur, pourtant premier prix. Cette commande intelligente, lancée au printemps 2023 par la filiale de l’électricien français Legrand, fait finalement office de télécommande « augmentée ». Comme la télécommande classique fournie avec la PAC, elle transmet les ordres au travers d’un émetteur/récepteur infrarouge. Ce petit boîtier en plastique héberge également un capteur de température et d’humidité.

L’installation est extrêmement simple et rapide. Il suffit de brancher l’adaptateur à une prise secteur et de relier le câble micro USB (oui, ça existe encore…) à l’appareil. Il faut ensuite positionner le boîtier dans la pièce où se trouve l’unité intérieure, en veillant à bien positionner le petit œil infrarouge placé sur la tranche. Si Netatmo indique que le capteur infrarouge est omnidirectionnel, ce dernier n’est pas parvenu à transmettre les consignes à notre pompe à chaleur, située à 5 mètres en diagonale, mais en champ libre. Nous avons donc dû déplacer le boîtier sur une étagère afin qu’il se trouve parfaitement aligné face à l’unité intérieure, à 3 m de distance. La puissance de l’émetteur infrarouge n’est peut-être pas suffisamment élevée. Cela ne nous a pas posé de problème dans la configuration de notre pièce, mais nous aurions peut-être dû faire quelques petits travaux de perçage dans une autre situation (absence d’étagère face à l’unité intérieure).

Utilisation et fonctionnalités de la commande Netatmo

Pour utiliser la commande Netatmo, il est bien évidemment indispensable de disposer d’un réseau Wifi personnel. Il faut également télécharger l’application smartphone Home+Control, une appli française également utilisée par d’autres appareils connectés proposés par Legrand et ses marques. Le processus de démarrage et de reconnaissance de la pompe à chaleur est entièrement guidé et s’effectue sans encombre. Il nécessite de manipuler les touches de la télécommande d’origine du climatiseur (qui peut toujours être utilisée même avec le boîtier) pour que l’appareil puisse l’identifier. Après quelques minutes, l’on accède à l’ensemble des fonctionnalités offertes par le boîtier.

  • Réglage de la température de consigne
  • Réglage de la vitesse et de l’orientation du flux d’air
  • Possibilité de créer des plannings de fonctionnement très précis pour chaque jour de la semaine (par exemple, pour avoir une température de consigne différente à telle heure de la journée, arrêter la PAC le week-end, la nuit, ou tout autre réglage).
  • Possibilité de commander manuellement la PAC en outrepassant le planning pour une durée réglable (utile, par exemple, lors d’une absence prolongée ou pour rallumer la PAC hors planning)
  • Possibilité de recevoir une notification si la PAC est éteinte lorsqu’on est de retour chez soi et de la rallumer automatiquement (cette fonction utilise la géolocalisation du smartphone, nous ne l’avons pas testée, car elle n’était pas utile dans notre cas).
  • Consultation des courbes de température et d’humidité de la pièce mesurée par le boîtier.

L’ensemble des réglages proposés est satisfaisant. S’il faut consacrer quelques minutes au départ pour appréhender les nombreuses fonctions de l’application et créer son propre planning personnalisé, le programme fait correctement son travail au quotidien. Nous regrettons seulement l’absence d’un bouton « Vacances » sur l’appli, qui permettrait, en un clic, d’éteindre la pompe à chaleur lors d’une absence prolongée et de programmer son démarrage le jour et l’heure de son choix, sans avoir à modifier le planning habituel.

Notre avis sur la commande intelligente de climatiseur Netatmo

Malgré quelques petits défauts, la commande intelligente de climatiseur Netatmo reste un excellent outil pour maîtriser sa pompe à chaleur, que l’on soit en mode chauffage ou climatisation. Le capteur de température intégré au boîtier permet d’avoir un meilleur réglage du confort, les thermomètres intégrés aux unités intérieures et/ou aux télécommandes d’origine n’étant pas toujours très fiables ou correctement positionnés. On notera également la grande sobriété du boîtier, qui ne consomme que 0,3 W constants (mesuré par nos soins), soit 2,6 kWh par an (0,52 € au tarif réglementé de l’électricité), là où d’autres sont deux à trois fois plus gourmands.

Cependant, l’appareil pêche par son prix de vente, environ 120 euros, que nous estimons démesuré. S’il est un peu plus cher que les modules premier prix vendus en option par les fabricants de climatiseurs réversibles, il représente tout de même un sixième du coût de notre pompe à chaleur monosplit. C’est trop, d’autant qu’il ne fait appel à des composants très coûteux (optique infrarouge, wifi, thermomètre et hygromètre…). Pour le rentabiliser, il faudra économiser plus de 600 kWh d’électricité grâce à la planification. Cela correspond à environ deux mois de chauffe de la pièce équipée, dans notre situation. Pas gagné !

ℹ️ En toute transparence

➡️ Cet essai a été réalisé librement par un journaliste de Révolution Énergétique.

➡️ Le produit testé nous a été envoyé gratuitement par la marque, à son initiative et sans contreparties.

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Pompe à chaleur air/eau : pensez aux aides locales pour réduire le coût d’installation

7 mars 2025 à 16:07

En matière de rénovation énergétique, Ma Prime Rénov’ n’est pas le seul organisme qui permet d’alléger sa facture de travaux. Il existe de nombreuses aides locales, à condition de mettre la main dessus. 

Sur le papier, la rénovation énergétique de son logement ne présente que des avantages. Cette opération permet d’améliorer son confort, de réduire sa facture, et de limiter son impact environnemental. Pour cela, il existe deux axes principaux : améliorer l’isolation du logement et remplacer son système de chauffage. C’est ce deuxième axe qui va nous intéresser aujourd’hui.

En quelques années, la pompe à chaleur air/eau est devenue la solution phare pour remplacer des systèmes de chauffage central fonctionnant aux énergies fossiles comme les chaudières au fioul ou à gaz. Un seul élément peut venir son remplacement : le prix. Pour pallier cet inconvénient, il existe de nombreuses aides. Et si vous connaissez sans doute les plus connues comme MaPrimeRenov’ ou les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), il en existe d’autres, dont vous ne soupçonnez peut-être pas l’existence.

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La pompe à chaleur, incontournable de la rénovation énergétique

Commençons par le commencement : pourquoi opter pour une pompe à chaleur (PAC) air/eau ? Ce type de chauffage a tout simplement un atout majeur : sa consommation énergétique, lorsqu’elle est bien configurée et installée. Ces installations, qui récupèrent les calories présentent dans l’air extérieur, peuvent atteindre des COP (Coefficient de performance) supérieur à 3 selon la température extérieure. Elle est parfaitement adaptée pour un logement bien isolé.

Néanmoins, les PAC air/eau ont un défaut : leur prix. Selon une étude réalisée par l’ADEME en 2021, une PAC air/eau de 10-12 kW de puissance coûte en moyenne 12 180 €. La pose du matériel coûte, en moyenne, 1 730 €. Au total, il faut donc dépenser 14 000 € pour remplacer son système de chauffage.

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Les aides nationales pour les pompes à chaleur air/eau

Heureusement, les aides financières sont nombreuses pour favoriser le remplacer des systèmes de chauffage, et rénover énergétiquement les logements. L’aide MaPrimeRenov’, qui est la plus connue de toutes, peut financer une partie de l’installation d’une PAC air/eau, d’une PAC géothermique ou encore d’une PAC solarothermique. Pour en profiter, il faut remplir certaines conditions, en particulier en termes de revenus. Ce barème est disponible sur le site de l’État France Rénov’.

Outre les conditions de revenu, MaPrimeRénov’ est également conditionnée au modèle de PAC, qui doit remplir certaines exigences techniques, et à l’artisan qui s’occupe de la pose. Celui-ci doit, en effet, être certifié RGE. MaPrimeRénov’ n’est pas exclusive, d’autres dispositifs permettent d’alléger la note. Il existe, par exemple, la prime « Coup de pouce chauffage » qui peut être attribuée lors du remplacement d’une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz. Cette aide s’adresse à tous types de ménage, mais le montant de la prime est plus élevé pour les foyers aux revenus modestes et très modestes.

Pour en finir avec les aides nationales, les certificats d’économies d’énergie permettent d’économiser quelques centaines d’euros.

Les aides locales pour les pompes à chaleur air/eau

Les aides financières à l’échelle nationale ne sont pas les seuls dispositifs encourageant la rénovation énergétique des logements. En effet, certains conseils régionaux et départementaux, ainsi que des communautés de communes, ont mis en place des dispositifs parfois très intéressants pour aider les ménages à remplacer leur système de chauffage.

À titre d’exemple, la communauté d’agglomération Lorient Agglomération propose une aide à la rénovation énergétique pouvant aller de 1 000 à 3 000 €. Cette aide est disponible pour les revenus modestes et très modestes, et peut être cumulée avec un éco PTZ (éco prêt-à-taux-zéro). De son côté, le conseil départemental du Morbihan a mis en place le programme « Habiter Mieux ». Celui-ci octroie une aide pouvant atteindre 1 000 € si les travaux réalisés permettent d’atteindre une performance énergétique supérieure de 25 %, par rapport à l’installation remplacée. Dans les Bouches-du-Rhône, il est possible de cumuler l’aide nationale Ma Prime Rénov’ avec l’aide locale « Provence Eco Rénov », qui peut atteindre 4 000 € sous conditions de revenus.

De manière plus générale, de nombreux conseils départementaux et régionaux disposent de leur propre programme d’aides à la rénovation énergétique. « Éco-Rénovation » pour l’Île-de-France, « Éco chèque logement » pour l’Occitanie, ou encore« Habitat Durable » pour la Nouvelle-Aquitaine. N’hésitez pas à fouiller le site internet de votre département, de votre région, mais aussi de votre ville, voire de votre communauté de communes pour vérifier la présence d’une aide. Soyez persévérants, car ces aides sont parfois méconnues et peu mises en avant par les collectivités.

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Comment les trouver et en profiter ?

Si ces programmes existent bel et bien, le plus dur reste de les trouver, et d’en connaître les conditions. En effet, chaque programme affiche des critères, et des montants d’aides différents, ce qui rend les recherches difficiles. Heureusement, il existe une solution : le répertoire de l’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL). Cet organisme a, en effet, répertorié l’ensemble des aides locales relatives à la rénovation énergétique, mais également à l’adaptation des logements pour les personnes âgées et handicapées.

Son fonctionnement est simple. Il suffit de se rendre sur la page du répertoire, et de sélectionner la région voulue. Il est ensuite possible de préciser le département et même la ville, ainsi que le statut du bénéficiaire. Par exemple, on peut constater que les habitants de la commune de Ploermel (56), peuvent profiter de 3 programmes d’aides relatifs à la rénovation énergétique. Chaque programme s’applique à des situations différentes : situation standard, copropriétés ou habitats dégradés.

Contacter le service urbanisme de la commune ou un conseiller France Renov’

Outre la plateforme de l’ANIL, qui permet d’avoir un aperçu de toutes les aides locales proposées pour la rénovation énergétique, il convient de contacter le service urbanisme de votre mairie pour vous assurer que les dispositifs sont toujours d’actualité, ou qu’il n’en existe pas de nouveaux.

En parallèle, les conseillers France Rénov’ sont bien souvent au fait des différentes aides locales disponibles. Ils peuvent ainsi accompagner les ménages dans l’estimation des aides financières totales, mais également dans les différentes démarches à réaliser pour réellement en bénéficier.

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Pompe à chaleur : pourquoi les ventes ont chuté de 23 % en Europe en 2024 ?

Selon une nouvelle analyse, en 2024, les ventes de pompes à chaleur ont chuté dans plusieurs pays d’Europe, dont la France. Le secteur subit un net ralentissement en raison de facteurs à la fois politiques et économiques.

L’Europe compte en grande partie sur les pompes à chaleur pour décarboner le secteur du chauffage. Soutenue par des politiques incitatives, cette technologie a franchi en 2017, le cap du million de ventes annuelles. Depuis, le marché a connu une croissance continue jusqu’en 2023, année où les ventes ont commencé à reculer. D’après un récent rapport de l’Association européenne des pompes à chaleur (EHPA), cette tendance s’est encore poursuivie en 2024.

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Des baisses presque partout, entrainant des pertes d’emplois

Selon l’EHPA, les ventes de pompes à chaleur ont chuté de 23 % en 2024, passant de 2,6 millions à 2 millions d’unités, un niveau comparable à celui de 2021. Cette analyse préliminaire couvre 13 pays européens, dont l’Autriche, la Belgique, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, le Portugal, la Pologne, la Suède et le Royaume-Uni.

Si la tendance est globalement à la baisse en Europe, le Royaume-Uni fait figure d’exception avec une hausse marquée. Les ventes y ont bondi de 60 244 à 98 448 unités, soit une progression de 63 %. À l’inverse, la Belgique et l’Allemagne enregistrent les plus fortes baisses, avec respectivement -51 % et -47 %. En France, les ventes ont reculé de 24 %, passant de 720 076 en 2023 à 546 907 en 2024. Le pays compte désormais 6,55 millions de pompes à chaleur installées, soit environ 21 appareils pour 100 foyers.

D’après l’association, ce ralentissement du marché a fortement affecté l’industrie. Plusieurs fabricants ont dû réduire leur production et ajuster leurs effectifs. Selon l’EHPA, 4 000 emplois ont déjà été supprimés et 6 000 autres affectés sur les 170 000 générés par la filière. Un coup d’autant plus dur pour le secteur qui s’est vu financer des milliards d’euros pour multiplier la production en 2022 et en 2023 afin de s’affranchir du gaz russe.

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Trois raisons derrière

Cette chute s’explique par trois facteurs principaux selon l’EHPA. Tout d’abord, la modification des aides gouvernementales a semé le doute chez les consommateurs. Seconde raison, le contexte économique difficile et la baisse du pouvoir d’achat freinent les investissements. Enfin, la baisse du prix du gaz incite de nombreux foyers à privilégier cette source d’énergie. En effet, les consommateurs se tournent de plus en plus vers le gaz, d’autant que les chaudières à gaz restent bien plus abordables que les pompes à chaleur, dont le coût peut être trois à quatre fois plus élevé.

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Test interrupteur connecté Wifi Tongou : un rapport qualité/prix redoutable !

26 février 2025 à 16:50

L’un des meilleurs moyens de gérer sa consommation électrique serait de rendre pilotables les appareils non pilotables. D’apparence impossible, cette mission est pourtant rendue possible par un interrupteur connecté qui s’installe dans un tableau électrique. Nous avons testé un modèle de la marque chinoise Tongou vendue à prix très abordable. Mais que vaut-il vraiment ? Voici notre avis éclairé sur la question. 

Si l’optimisation d’équipements récents tels que des chauffe-eau ou des radiateurs est relativement simple grâce à leurs nombreuses fonctions de pilotage, il en va autrement pour tous les équipements de plus de 20 ans. Ce n’est cependant pas une raison de les jeter ! Il est possible de les associer à des dispositifs connectés qui permettront un contrôle précis à distance, et même une mesure de leur consommation électrique. C’est la raison d’être de ce petit interrupteur connecté de la marque Tongou. Destiné à être installé dans un tableau électrique, il rend pilotable n’importe quel appareil, pourvu qu’il dispose d’une alimentation électrique. Sur le papier, ce type d’appareil est idéal pour piloter des appareils rudimentaires comme des chauffe-eau ou des pompes. Mais qu’en est-il dans la réalité ?

Pourquoi installer un interrupteur connecté ?

L’interrupteur connecté à installer dans un tableau électrique peut répondre à deux besoins principaux, à savoir :

  • Piloter un appareil branché en direct sur le tableau,
  • Piloter un circuit électrique entier, de prises de courant ou d’éclairage.
  • S’il est équipé d’un compteur d’énergie, il permet de consulter les statistiques de consommation.

Il conviendra ainsi parfaitement pour optimiser le fonctionnement d’un chauffe-eau non programmable, une pompe ou même un système d’éclairage extérieur. Le modèle testé pouvant relever la consommation électrique, on pourra tout simplement le positionner sur un circuit de prises de courant pour en connaître la consommation, et pouvoir le couper automatiquement, par exemple, la nuit.

Dans notre cas, celui-ci va servir à piloter un circuit composé d’un unique radiateur de salle de bain qui n’est pas programmable.

Présentation de l’appareil

L’appareil du jour est donc un interrupteur connecté Wifi du fabricant chinois Tongou, modèle TO-Q-SY1-JWT. Son calibre est de 16A pour une plage de tension de 90 à 240 V. Il s’adapte à un tableau électrique classique en se clipsant sur un rail DIN.

À l’ouverture de la boîte, on trouve donc l’appareil, et une petite notice dépliante. La façade noire de l’interrupteur le distingue d’un disjoncteur classique, et lui donne une apparence plus flatteuse qu’à l’accoutumée. Néanmoins, en comparaison à un disjoncteur récent, comme le modèle Legrand de la photo, l’interrupteur Tongou pêche en termes de qualité de finition et surtout en facilité de branchement. Alors que les bornes automatiques sont désormais presque incontournables, il faudra sortir le tournevis pour brancher le Tongou. Néanmoins, on apprécie la présence d’un schéma électrique de l’appareil sur son flanc, indiquant notamment un neutre continu. La longueur à dénuder pour les fils est également indiquée.

L’interrupteur connecté testé existe en deux déclinaisons : une version Wi-Fi et une version Zigbee. Le modèle Zigbee sera idéal pour mettre en place tout un écosystème domotique, mais nécessite d’avoir un bridge permettant de faire le lien entre le protocole dédié et le Wi-Fi. Ici, nous avons opté pour le modèle Wi-Fi par simplicité.

La notice est succincte, mais suffisante. La façade noire est plutôt flatteuse. Il faudra sortir le tournevis pour effectuer les raccordements. L'interrupteur tongou comparé à un disjoncteur Legrand.

Installation et mise en route

Avant de commencer l’installation, il est important de noter que l’appareil testé n’est pas un dispositif de sécurité, mais un simple interrupteur. Ainsi, il est indispensable de le brancher derrière un disjoncteur de même calibre, adapté au nombre de prises, de points d’éclairage, ou d’appareils à protéger. Dans notre cas, le disjoncteur et l’interrupteur seront dédiés à un seul et unique radiateur de 500 W, ce qui est donc largement suffisant.

Pour peu que l’on soit un peu bricoleur, l’installation est d’une grande simplicité. Après avoir coupé le courant pour sécuriser le tableau électrique, il suffit de clipser l’interrupteur sur le rail DIN. Ensuite, au moyen de 2 fils rigides (non torsadés) de section adaptée à vos équipements, il suffit de relier les bornes de sortie du disjoncteur et les bornes d’entrée de l’interrupteur connecté, qui se situent en partie haute. Les fils électriques de votre réseau de prises ou de votre équipement pourront être reliés à la sortie de l’interrupteur connecté.

Une fois que vous avez vérifié le bon serrage de toutes vos connexions, vous pouvez réenclencher le courant.

Le schéma de principe de l'appareil est inscrit sur la tranche. L'interrupteur s'intègre parfaitement au tableau.

Installation de l’application

Vous vous en doutez, nous ne sommes ici qu’à la moitié de l’installation. Il s’agit désormais de le paramétrer. Pour cela, il est nécessaire de télécharger l’application Smart Life en scannant le QR code de la notice, puis de cliquer sur « ajouter un appareil ». Il ne vous reste plus qu’à appuyer 5 secondes sur le bouton On/Off de l’interrupteur pour que l’ensemble soit synchronisé.

L’application Smart Life est plutôt bien conçue, et aussi bien adaptée à la création d’une simple programmation qu’à la mise en place de scénarios plus complexes. Ici, nous avons choisi de mettre en place une programmation journalière.

Pour installer l'app, il suffit de scanner le QR code de la notice. Écran d'accueil de l'application Smart Life.

Zoom sur l’application Smart Life

Il faut bien l’admettre, l’application Smart Life remplit bien son rôle. À la fois simple et pratique, elle nécessite un temps d’adaptation, mais celui-ci est relativement court, surtout si on se prend au jeu et qu’on essaie d’optimiser son utilisation. On regrettera simplement quelques détails, à commencer par l’encart publicitaire qui vient se glisser parfois sur l’écran d’accueil.

D’autre part, quand on souhaite ouvrir ou fermer à distance l’interrupteur connecté, le fait de cliquer sur le bouton en question ne suffit pas : une bulle s’ouvre pour nous demander « si le circuit est sûr pour l’allumage ». Ce message d’alerte n’apparaît cependant pas quand on contrôle l’interrupteur directement depuis l’écran d’accueil de l’application.

L'écran d'accueil est plutôt agréable. Écran de contrôle de l'interrupteur connecté. Il est possible d'en suivre la consommation électrique.

Utilisation au quotidien

À l’utilisation, l’interrupteur connecté permet non seulement d’optimiser le fonctionnement du radiateur, mais également de mesurer la quantité d’électricité consommée. L’appareil mesure, en effet, la puissance, la tension et le courant en temps réel. Cet outil permet d’avoir un regard précis sur la consommation de l’appareil et de l’optimiser au besoin. Question compatibilité, l’interrupteur connecté Tongou est compatible avec Alexa et Google Home. En revanche, Home Kit n’est pas disponible.

Dans les avis de l’interrupteur connecté, un utilisateur a relevé un problème d’appairage en cas de coupure de courant. Nous avons donc simulé une coupure de courant à plusieurs reprises au niveau du disjoncteur amont, ainsi qu’au niveau de la box internet. Dans notre cas, l’interrupteur s’est reconnecté au réseau Wi-Fi sans aucun problème, et plutôt rapidement.

Notre avis

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Cette énorme usine française de moteurs d’avion veut se chauffer à la géothermie profonde

26 février 2025 à 06:01

Dans les années à venir, la géothermie profonde pourrait constituer l’une des meilleures solutions pour procurer de la chaleur aux sites industriels. Safran en est le parfait exemple, avec son site de Villaroche, qui s’apprête à recevoir une installation presque unique en France.

La décarbonation de grands sites industriels représente, pour chaque entreprise, un défi colossal, c’est le cas pour Safran Aircraft Engines. Le constructeur de moteurs d’aviation possède, en effet, d’immenses usines comme celle de Villaroche, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Celle-ci compte une centaine de bâtiments répartis sur 100 hectares, tous dédiés à l’assemblage complet de moteurs d’avions civils et militaires. Au total, près de 5 000 employés y travaillent quotidiennement.

Compte tenu de la taille du site, les dépenses énergétiques en matière de chauffage sont colossales. Pour tenter de réduire son impact environnemental, Safran a donc décidé de troquer sa centrale gaz pour une installation de géothermie profonde. Si le projet tenait ses promesses, il pourrait permettre une réduction de 75 % des émissions de CO2 liées au chauffage des bâtiments, soit 6 500 tonnes de CO2 évitées par an.

Pour y parvenir, Dalkia et Arverne Drilling Services, qui sont chargés du projet, vont devoir creuser des puits à une profondeur de 1 650 mètres, où l’eau atteint une température de 75 °C. Si tout se passe bien, les puits en questions devraient être forés à partir de septembre 2025, pour un début de mise en service espéré en fin d’année 2026.

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La géothermie profonde pour décarboner les grands sites industriels

En France, l’usage de la géothermie profonde est encore exceptionnel. À terme, cette technologie pourrait répondre à une partie des besoins des sites industriels. Du côté de Caen, Stellantis vient d’inaugurer une installation similaire en décembre dernier, pour son usine dédiée à la fabrication de boîtes de vitesses. La centrale géothermique devrait permettre de réduire de 70 % la consommation en gaz, et les émissions de CO2 de 75 % en produisant du chaud et du froid pour les 80 000 mètres carrés de locaux du site.

En revanche, tous les projets ne se passent pas comme prévu. Dans le nord, dans l’usine Renault de Douai, un autre projet de géothermie profonde était envisagé. Celui-ci, plus ambitieux, prévoyait le forage de deux puits à plus de 4 000 mètres de profondeur, afin d’atteindre une eau à près de 140 °C. Mais des incertitudes sur l’état des roches en profondeur ont fait douter le constructeur automobile. Finalement, compte tenu des incertitudes liées aux performances du projet, Renault a préféré jeter l’éponge.

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On visite une usine qui fabrique de granulés de bois avec des chutes de charpentes et des palettes (vidéo)

Par : Hugo LARA
25 février 2025 à 15:25

Pour se chauffer au bois sans les inconvénients d’une cheminée ou d’un insert, le pellet est une solution souvent plébiscitée. Ces petits granulés de bois broyé puis compacté permettent d’obtenir une meilleure combustion, et donc un rendement plus élevé, tout en réduisant les émissions polluantes. Mais comment est-il fabriqué ? Nous avons visité une petite usine familiale qui produit ce combustible à partir de déchets de bois.

Environ 1,8 million de foyers se chauffent partiellement ou totalement grâce aux pellets en France, selon les chiffres de Propellet, l’association nationale des professionnels du chauffage au granulé de bois. Ce mode de chauffage est très minoritaire : si 10,5 % des foyers français se chauffent au bois (tous types confondus), seuls 13,5 % de cette fraction utilise des granulés. Pourtant, ce combustible présente de nombreux avantages. Il est plus facile à transporter et à manipuler que des buches et, surtout, brûle mieux au sein de poêles et chaudières qui optimisent parfaitement sa combustion.

Ainsi, il est possible d’obtenir des rendements très élevés : généralement supérieurs à 90 %, certains poêles atteignant même 98 %. La quasi-totalité de la chaleur produite par la flamme est donc transmise à la pièce à chauffer, contre 70 à 80 % pour un poêle à buches ou un insert. Grâce à cette maîtrise de la combustion, les appareils aux pellets sont nettement moins polluants, ils n’émettent d’ailleurs aucune fumée visible en dehors de la phase de démarrage. L’allumage est initié par une petite résistance électrique et la puissance du foyer est contrôlée par un ventilateur qui pulse plus ou moins d’air selon la température de consigne réglée par l’utilisateur.

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Du bois séché à l’air libre

En France, 73 usines fabriquent actuellement des granulés de bois. Des sites très variés, allant de la gigantesque usine jusqu’au petit atelier. Le procédé de fabrication reste cependant identique, à quelques détails près. À La Tour-d’Aigues, dans le Vaucluse, une modeste usine familiale nous a ouvert les portes pour découvrir le cheminement du bois, de la matière première jusqu’au pellet. « Les Granulés de Bois », c’est son nom, fabrique chaque année entre 120 et 150 tonnes de ce combustible à partir de déchets de bois  : essentiellement des chutes de charpentes et quelques vieilles palettes. Contrairement aux plus grands fabricants, l’entreprise ne dispose pas de séchoirs. Le bois est séché naturellement, à l’air libre, ce qui réduit sa consommation d’énergie, et donc son impact environnemental.

Le processus est plutôt simple : le bois brut est broyé une première fois en fines plaquettes de quelques millimètres d’épaisseur, stocké, puis broyé une seconde fois en résidus très fins, mélange de copeaux et de poussière. Ce produit est ensuite malaxé avec une faible quantité d’eau afin d’ajuster son taux d’hygrométrie, qui ne doit être ni trop élevé ni trop faible pour garantir une bonne densité du granulé et une combustion parfaite. Pour fabriquer les granulés, la matière est pressée par des galets contre une filière, une sorte de crépine en acier, et en sort sous forme de spaghettis, immédiatement coupés à la taille souhaitée par une lame. C’est à peu-près le même principe qu’un hachoir à viande.

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Un peu d’eau et beaucoup d’électricité

Aucun liant ni adjuvant n’est utilisé dans la fabrication. L’aspect pelliculé et compact du pellet est obtenu naturellement grâce à la lignine contenue dans le bois. Très chaud à la sortie de la filière en raison de la pression à laquelle il a été soumis, le granulé est ensuite refroidi par simple soufflage d’air ambiant. Il est désormais suffisamment compact pour être soit conditionné en l’état pour la vente, soit stocké dans des silos, afin de décorréler les périodes de production avec les périodes de forte demande. L’entreprise que nous avons visité présente la particularité de ne proposer qu’un seul conditionnement pour ses pellets : le seau de 10 kg consigné. Un choix assez original, la majorité des granulés étant vendus en sac plastique jetable ou en vrac.

Cette petite usine familiale écoule sa production à une centaine de clients fidèles situés dans un rayon de 20 km. Le seau de 10 kg est vendu 5,5 euros, soit 550 euros la tonne, ce qui est actuellement bien au-dessus des tarifs pratiqués par les grands fournisseurs (autour de 300 euros la tonne). Malgré une production et maintenance assurée par une seule personne, Fabien Schmerber, qui a repris l’usine fondée en 2008 par son défunt père, l’entreprise fait face à des coûts énergétiques démesurés. Les machines nécessitent entre 60 et 80 kW de puissance pour fonctionner, ce qui représente une consommation de 250 kWh d’électricité pour produire une tonne de granulés, selon ses calculs. Une électricité qui leur est à ce jour facturée 0,35 € le kWh, soit près de deux fois plus cher que le tarif réglementé, dont peuvent bénéficier les particuliers et professionnels peu consommateurs.

Pour réduire sa facture énergétique, le gérant souhaitait couvrir la toiture de l’usine de panneaux photovoltaïques. Mais le projet est abandonné, Fabien Schmerber, qui doit jongler entre deux activités professionnelles, cherche un nouveau propriétaire à son entreprise. Il est possible de le contacter sur le site des Granulés de Bois. Le repreneur devra relever le défi de la compétitivité, face aux très grands fabricants, « qui produisent en une heure ce que je produis en un an », explique le gérant.

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Pourquoi l’État a beaucoup moins aidé les petits travaux de rénovation énergétique en 2024

24 février 2025 à 06:54

En 2024, l’Anah a aidé 40 % de foyers de moins que l’année précédente, en matière de rénovation énergétique ! Cette différence, très importante, s’explique en partie par une volonté de favoriser les rénovations d’ampleur, au détriment des foyers ayant de faibles capacités d’investissement. 

À l’occasion de ce début d’année, l’Anah vient de présenter son bilan de l’année écoulée. En 2024, l’Agence nationale de l’habitat a distribué un total de 3,77 milliards d’euros d’aides contre 3,12 milliards d’euros en 2023. Sur ce total, 3,29 milliards d’euros ont été attribués à MaPrimeRenov, et ont permis la rénovation énergétique de nombreux logements. Ce sont principalement les rénovations d’ampleur qui ont pu bénéficier du programme d’aide avec 20 000 logements supplémentaires concernés (91 000 rénovations d’ampleur en 2024, contre 71 000 en 2023).

En revanche, on est bien loin des 4 milliards d’euros d’aide initialement annoncés. Pire, le nombre total de rénovations énergétiques a drastiquement chuté, passant de 569 000 logements en 2023 à seulement 340 000 en 2024, soit une chute de 40 % ! De ce fait, le montant total des travaux énergétiques générés par l’Anah est passé de 8,46 milliards d’euros en 2023 à 7,34 milliards d’euros en 2024.

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Des aides moins accessibles ?

La favorisation des rénovations d’ampleur se comprend d’un point de vue énergétique, puisqu’elle permet d’obtenir des résultats plus intéressants en matière de performances. D’ailleurs, le gain moyen des rénovations d’ampleur, évalué par l’Anah, est passé de 54 % en 2023 à 65 % en 2024. Cette hausse a été rendue possible par une augmentation des aides totales par projet de rénovation d’ampleur, passant de 14 271€ en 2023 à plus de 36 000 euros en 2024 !

Néanmoins, la somme moyenne à débourser pour ce type de travaux est de plus en plus élevée, passant de 37 000 euros en 2023 à plus de 55 000 euros en 2024. Si le montant des aides a également beaucoup augmenté, l’investissement, très élevé, n’est pas à la portée de tous les foyers. De plus, la (très) longue durée d’instruction des dossiers peut mettre les demandeurs d’aide dans une situation financière difficile. À l’inverse, si la rénovation par geste est moins efficace, elle est beaucoup plus abordable d’un point de vue financier, et permet à un foyer d’étaler les investissements dans le temps.

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Ce stockage d’énergie géothermique pourrait intéresser les centres de données

20 février 2025 à 06:05

Aux États-Unis, une nouvelle technologie de stockage thermique souterrain est à l’étude pour réduire la consommation électrique des centres de données. Ce système vise à fournir une source de refroidissement lors des pics de demande, notamment pendant les heures les plus chaudes de la journée.

Au cours des prochaines années, la demande en énergie des centres de données est prévue d’exploser, une hausse drastique liée à la croissance fulgurante de l’intelligence artificielle et des services numériques. D’ici 2030, elle pourrait représenter jusqu’à 9 % de la production nationale aux États-Unis, selon une étude de l’Electric Power Research Institute. Pour limiter l’impact de cette hausse sur le réseau électrique, le Département américain de l’énergie finance un projet piloté par le National Renewable Energy Laboratory (NREL). Ce projet propose un système de stockage géothermique pour refroidir les équipements. Un enjeu majeur, puisque le refroidissement représenterait à lui seul près de 40 % de la consommation énergétique annuelle des centres de données.

Une batterie pour stocker du froid

Baptisé Cold underground thermal energy storage (Cold UTES), ce projet repose sur un nouveau type de stockage souterrain d’énergie thermique à froid. Le NREL n’a pas encore révélé les détails de sa technologie, mais d’après le communiqué, l’idée est de créer une sorte de batterie souterraine capable d’accumuler du froid. Celle-ci fonctionnera par cycles de charge/décharge, et sera connectée aux systèmes de refroidissement existants des centres de données.

Le principe est simple : durant les heures les plus fraîches où la demande en refroidissement est la plus faible, l’électricité sera utilisée pour produire et stocker du froid. En période de forte demande, cette énergie stockée sera ensuite récupérée pour refroidir directement les équipements. Ce système permet de réduire la charge de refroidissement des centres de données, c’est-à-dire la quantité de travail nécessaire pour maintenir les serveurs à température, et ainsi de diminuer la consommation énergétique. Le Cold UTES peut servir aussi bien de stockage de courte durée que de longue durée, allant jusqu’à l’échelle saisonnière. Dans ce cas, le froid accumulé en hiver est utilisé pendant l’été.

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Pour l’instant, le projet en est encore à sa phase d’étude de faisabilité technique et économique. Le NREL prévoit par ailleurs d’étudier l’évolution de la charge de refroidissement des centres de données sur les 30 prochaines années lorsque la technologie sera intégrée. À terme, Cold UTES devrait être déployé à grande échelle à travers le pays, réduisant ainsi la pression exercée sur le réseau électrique national et limitant le besoin d’en augmenter la capacité.

 

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Le stockage éternel de chaleur est-il dans une impasse technologique ?

19 février 2025 à 16:17

C’est un ensemble de technologies qui avaient fait parler d’elles, il y a quelques années, mais qui ne sont plus guère citées dans l’actualité. Et pourtant, elles promettaient de stocker la chaleur indéfiniment. Ont-elles été définitivement abandonnées ? Prenons un peu de recul.

C’est un container semblable à nul autre qui a été modifié sur un parking dans la région de Zurich. Ce sont environ 18 m² de capteurs solaires thermiques qui ont été ajoutés sur son toit et sur une de ses faces. À l’intérieur, une tuyauterie complexe relie plusieurs réservoirs à un réacteur central. Et dans ce réacteur, se produit une réaction bien particulière. Lorsque la lumière du soleil réchauffe les capteurs à l’extérieur, la chaleur produite permet d’assécher une solution de soude, c’est-à-dire d’en extraire l’eau et de la concentrer. Inversement, lorsqu’il n’y a plus de chaleur solaire, l’eau est réinjectée dans la solution de soude concentrée. Et cette dernière réaction produit une grande quantité de chaleur.

C’est une réaction tout à fait connue, que peut-être certains de nos lecteurs ont déjà expérimentée en travaux pratiques de chimie : il faut diluer la soude dans l’eau, et pas l’inverse, et ce très lentement, afin de ne pas risquer de surchauffe du mélange et des projections dangereuses. Et c’est cette réaction, réversible, qui permet de concevoir un système de stockage de la chaleur.

C’est l’expérience qu’a menée l’équipe de Benjamin Fumey, pour démontrer la possibilité de stocker la chaleur solaire dans la soude. Il s’agissait du projet COMTES, financé par l’Union européenne. Au cours de leurs essais menés en 2015 et en 2016, ils ont pu restituer une puissance thermique de 1 kW. Mais ils ont également rencontré des difficultés techniques, liées à la conception du réacteur. Leurs résultats sont décrits dans leur article publié dans la revue Energy Procedia, accessible en source ouverte.

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Le stockage thermochimique permet de conserver indéfiniment la chaleur

La technique utilisée par l’équipe suisse fait partie d’un éventail de technologies, généralement désignées par l’acronyme TCES, pour Thermochemical Energy Storage. Elles ont pour finalité de stocker la chaleur, en utilisant des réactions réversibles qui absorbent de la chaleur (endothermiques) lors de la phase de charge du stockage, et qui produisent de la chaleur (exothermiques) lors de la phase de décharge.

Il faut bien distinguer le TCES de deux autres types de stockages par chaleur. Tout d’abord le stockage par chaleur sensible, basé sur la variation de température d’un matériau, qui est le principe utilisé dans un ballon-tampon, ou une simple bouillotte. Il se distingue également des systèmes basés sur le changement de phase d’une substance (chaleur latente), par exemple, de la glace, comme dans le concept de ballon de glace de la société Boreales.

En général, les TCES bénéficient généralement d’une plus grande densité énergétique que ces autres systèmes, et surtout, en principe, ils ne perdent pas d’énergie au cours du stockage. En effet, la chaleur est stockée de manière pérenne dans les liaisons chimiques entre les substances utilisées ; en particulier, il n’y a pas besoin d’isoler thermiquement le réservoir pour limiter au maximum les pertes de chaleur. La majorité des pertes d’énergie ne se produisent ainsi qu’au cours des phases de chargement et de déchargement, comme dans un accumulateur électrochimique comme les batteries Li-ion.

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Les projets n’ont cependant pas abouti

Malheureusement, les expérimentations menées n’ont pas encore permis d’aboutir à la mise sur le marché de systèmes de stockage opérationnels. Un des projets les plus avancés était celui de la société SaltX, en partenariat avec Vatenfall, sur la centrale de Reuter West. Une installation de taille importante avait été mise en service en avril 2019. Elle devait stocker 10 MWh. Il semblerait qu’elle ait fonctionné correctement. Elle a toutefois été rapidement démantelée. Depuis, la société SaltX utilise sa technologie pour la calcination, plutôt que pour le stockage de chaleur ; sur son site internet, elle propose toutefois sa technologie pour du stockage d’énergie si des clients se montrent intéressés.

Il faut dire que de nombreux désavantages ont été identifiés pour cette technologie, comme le révèle une étude par N’Tsoukpoe et Kuznik en 2021. En pratique, ce type de stockage montre bien des pertes de chaleur avec le temps. Par ailleurs, les matériaux restent coûteux au regard de la valeur économique de l’énergie stockée. Les auteurs recommandent ainsi une évaluation complète de ces systèmes, avant de mener tout projet de développement. Est-ce un dernier clou dans le cercueil de cette technologie ?

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Mais l’histoire n’est pas finie

Les technologies de stockage d’énergie thermochimiques sont toujours citées dans les options d’avenir pour le stockage de la chaleur. Par exemple, elles figurent en bonne place dans le rapport de la Commission Européenne intitulé Novel Thermal Energy Storage in the European Union, de 2023. Le rapport note toutefois que leur leur niveau de maturité technologique est moins élevé que des solutions concurrentes, au mieux de 7 sur l’échelle TRL (Technology Readiness Level), c’est-à-dire le niveau de l’échelle pilote.

De nombreuses recherches sont toujours en cours. Citons ne serait-ce que cette étude de 2024 de chercheurs italiens de l’école polytechnique de Milan et de l’institution de recherche RSE. Ils ont pu tester un prototype avec diverses zéolites, un minéral constitué d’un squelette d’aluminosilicate et d’un réseau très dense de micropores. Lorsque de l’air humide est insufflé dans la zéolite, l’humidité est adsorbée à la surface de la zéolite, ce qui produit de la chaleur, et chauffe l’air. Inversement, insuffler de l’air chaud et sec permet de sécher la zéolite et de la préparer pour une restitution ultérieure de chaleur. Tant que la zéolite sèche reste à l’abri de l’humidité, le stock d’énergie est ainsi conservé. L’expérience a pu mieux comprendre ce genre de système, les cas où il se montre plus efficace que d’autres, et estimer son efficacité énergétique globale à environ 50 %.

Le stockage d’énergie thermochimique est-il donc dans une impasse ? Non, car ces solutions n’ont pas été abandonnées. Même s’il faut toutefois fortement tempérer ses possibilités pratiques aujourd’hui. Ainsi, ce n’est malheureusement pas demain que vous pourrez équiper votre maison d’un système de stockage thermochimique qui stockera le surplus de chaleur de vos capteurs thermiques, pour la restituer l’hiver prochain. Mais peut-être après-demain ?

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Le chauffage au bois interdit en 2027 grâce à une nouvelle norme européenne ?

13 février 2025 à 15:59

La Commission européenne planche sur les futures normes pour les moyens de chauffage au bois. Un projet devait être présenté à Bruxelles le 12 février. Mais elle a été la cause d’un certain émoi, voire d’une certaine panique, notamment en République tchèque.

Et pour cause, le projet prévoit des normes si strictes qu’elles conduisent certains à envisager une disparition pure et simple des poêles ou des chaudières à bois dès 2027. La levée de boucliers fut vivre, particulièrement en Allemagne et en République tchèque. Là-bas, les représentants de la filière ont avancé que les nouvelles normes sortiraient du marché la grande majorité des modèles de poêles à bois disponibles et pourraient conduire à une hausse importante de leur prix.

Par ailleurs, une autre exigence est sous le feu des critiques : celle d’équiper les systèmes de chauffage au bois de systèmes de régulation automatique. Une telle exigence ne permettrait plus à ces systèmes de fonctionner sans électricité – un avantage certain pour ceux qui vivent dans des zones où le réseau électrique est insuffisamment robuste, et qui craignent les conséquences de coupures de courant en hiver. Et qui considèrent un poêle au bois comme une solution de secours.

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Un projet qui a rencontré une vive opposition

Le ministre de l’Industrie et du commerce de la République tchèque, Lukáš Vlček, s’est opposé à ces propositions de nouvelles règles : « Notre objectif est que la politique verte européenne corresponde aux développements technologiques et n’ait pas d’impact disproportionné sur les portefeuilles des ménages et des entreprises tchèques. […] Nous ferons pression pour que la proposition soit révisée et corresponde aux possibilités réelles. ».

Cette opposition fut suffisante pour que la Commission européenne reporte la réunion du 12 février, le temps de réaliser « un travail technique supplémentaire nécessaire ». « L’interdiction controversée des poêles à bois est reportée » titre Euractiv. Rappelons que le chauffage au bois est dans le collimateur de l’UE du fait des risques sanitaires liés au monoxyde de carbone et aux fumées, causes d’asthme et d’autres maladies pulmonaires.

Le report du projet par la Commission européenne reste un soulagement pour ceux qui estiment que des normes trop sévères auraient un impact très négatif sur les moyens de chauffage des ménages disponibles aujourd’hui, ainsi que, dans une plus large mesure, sur la transition énergétique. L’eurodéputé allemand Peter Liese déclare ainsi : « Pour nous, les systèmes de chauffage à la biomasse sont une partie importante de la transition énergétique. »

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Cette méga pompe à chaleur fonctionne au propane et c’est une petite révolution

13 février 2025 à 05:57

Cette entreprise a-t-elle trouvé la formule magique pour faire des pompes à chaleur l’outil parfait de la transition énergétique ? Peut-être pas, mais en tout cas, on s’en rapproche. 

Une petite révolution vient d’agiter l’univers du génie climatique, et devrait avoir un impact considérable sur le futur impact environnemental des pompes à chaleur (PAC). Si ces dernières constituent une clé de la transition énergétique permettant d’optimiser les dépenses énergétiques liées au chauffage, elles ont un point faible : elles nécessitent l’utilisation de fluides frigorigènes, dont certains ont un impact important sur le climat s’ils sont libérés dans l’atmosphère.

Dans ce contexte, le géant de la pompe à chaleur Carrier est parvenu à un petit exploit en commercialisant un nouveau modèle, l’AquaSnap 61AQ. Cette PAC, principalement destinée à des applications commerciales et tertiaires, a troqué le gaz R407C de sa précédente version pour… du propane, aussi appelé R290. Cette solution permet d’en minimiser l’impact environnemental de manière considérable : son pouvoir réchauffant sur le climat est 600 fois moins élevé !

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Le propane a néanmoins un défaut majeur : il est inflammable. Pour cette raison, il était jusqu’à présent réservé à des petites PAC, d’une puissance comprise entre 2 kW et 10 kW. Ici, la puissance de la AquaSnap 61AQ peut atteindre 140 kW, et même 560 kW quand quatre machines sont branchées en série. Pour y parvenir, Carrier a limité au maximum la quantité de fluide présente dans le circuit, avec seulement 4 kg de propane. En parallèle, tous les composants en contact avec le réfrigérant sont situés dans une enceinte ventilée. Ces dispositions techniques permettant son implantation dans les mêmes conditions qu’une PAC fonctionnant avec du R32.

Le Global warming potential (GWP) : un indice sur le pouvoir réchauffant d’un gaz

Le potentiel de réchauffement d’un gaz est un indice de comparaison d’un gaz, qui permet de quantifier la contribution potentielle d’un gaz au réchauffement climatique, en comparaison au dioxyde de carbone. Ce dernier affiche donc naturellement une valeur de 1.

D’autres gaz sont considérés comme beaucoup plus réchauffants, en voici quelques exemples :

  • 1 kg de méthane = 27 kg de CO2 sur 100 ans,
  • 1 kg de protoxyde d’azote = 273 kg de CO2 sur 100 ans,
  • 1 kg de R32 = 675 kg de CO2 sur 100 ans.

Si vous vous demandez pourquoi le R22 est totalement interdit en Europe depuis 2015, l’une des raisons concerne son GWP, dont la valeur atteint 1 810. En d’autres termes, 1 kg de R22 équivaut à presque 2 tonnes de CO2 !

La chasse aux réfrigérants polluants est lancée

De manière générale, tous les hydrofluorocarbures ont un impact très élevé sur le réchauffement climatique, et donc GWP élevé. De plus, certains fluides utilisés sont des PFAS (substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées), plus connus sous le nom de polluants éternels, du fait de leur persistance dans l’environnement.

L’un des axes majeurs de progression des pompes à chaleur est donc de pouvoir se passer de ce type de fluide. Pour cela, les fluides naturels sont de plus en plus envisagés, en particulier le propane. Celui-ci a l’avantage d’afficher un GWP de seulement 0,02 (autrefois estimé à 3). Ainsi, le fluide de la PAC AquaSnap 61AQ n’aurait un impact que de 80 g d’équivalent CO2 dans l’atmosphère. En parallèle, d’autres fluides sont de plus en plus utilisés, comme le CO2 ou le NH3.

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Cette marque française lance une pompe à chaleur air/air monobloc à installer soi-même

9 février 2025 à 05:59

La marque française Airton, connue pour ses pompes à chaleur air/air (aussi appelés « climatiseurs réversibles ») à très bas prix, élargit sa gamme avec le lancement d’un modèle monobloc. Ce nouvel appareil, qui peut être installé sans faire appel à professionnel, offre une alternative aux pompes à chaleurs traditionnelles, notamment pour les espaces où l’installation d’une unité extérieure est impossible.

Il n’est pas toujours possible d’installer un groupe extérieur de pompe à chaleur, notamment lorsqu’on réside en copropriété, dans un bâtiment protégé ou pour différentes raisons techniques. Dans cette situation, comment bénéficier de la climatisation l’été et d’un chauffage à faible consommation l’hiver ? La pompe à chaleur monobloc peut être une solution, car elle regroupe tous les éléments dans un seul appareil. La marque française Airton, spécialisée dans les pompes à chaleur air/air à bas coût, en propose désormais à son catalogue.

Deux entrées d’air et un tuyau pour évacuer les condensats

Le modèle récemment lancé, baptisé « Apollon 12HP », combine les fonctions de climatisation, chauffage, déshumidification et ventilation simple. Grâce à la technologie inverter, l’appareil optimise sa consommation d’énergie, contribuant ainsi à une meilleure efficacité et des factures d’électricité moins salées. L’installation est simplifiée par rapport à une pompe à chaleur split traditionnelle, nécessitant uniquement une entrée et une sortie d’air extérieur de 20 cm de diamètre et une évacuation des condensats de 2 cm de diamètre. Par ailleurs, l’appareil est compatible avec le module Wi-Fi SmartLife, permettant un contrôle à distance via smartphone.

La pompe à chaleur monobloc d’Airton est actuellement vendue 1 199 €, auxquels il faut ajouter 49,99 € de frais de livraison. Ce modèle monobloc est deux fois plus cher que le modèle split de même puissance. Mieux vaut donc opter pour une pompe à chaleur split classique lorsqu’il est possible d’en installer, et ne réserver le modèle monobloc qu’aux cas spécifiques.

Fiche technique de la PAC monobloc Airton

 

En mode chauffage

En mode climatisation

Puissance thermique

2,36 kW

2,35 kW

Puissance électrique

0,76 kW

0,9 kW

Température extérieure minimale de fonctionnement

-15 °C

-10 °C

Température extérieure maximale de fonctionnement

+24 °C

+43 °C

COP

3,1

 

EER

 

2,6

Classe énergétique

A

Débit d’air

480 m³/h

Volume sonore

56 dB

Type de gaz

R32

Dimensions

615 × 965 × 200 mm

Poids

36,2 kg

Pompe à chaleur split vs monobloc : quelle différence ?

Les pompes à chaleur air/air se déclinent principalement en deux configurations : split et monobloc. Les systèmes split, aussi appelés bibloc, se composent de deux unités distinctes : une unité extérieure qui capte les calories de l’air et une unité intérieure qui diffuse la chaleur ou la fraîcheur dans le logement. Ces deux unités sont reliées par une liaison frigorifique contenant un fluide frigorigène. À l’inverse, une pompe à chaleur monobloc intègre tous les composants au sein d’une seule unité, généralement installée à l’intérieur du bâtiment. Elle échange directement avec l’extérieur via des conduits d’air, sans nécessiter d’unité extérieure.

L’un des principaux avantages des pompes à chaleur monobloc réside dans leur installation simplifiée. Ne nécessitant pas de liaison frigorifique, elles peuvent être installées sans faire appel à un professionnel certifié pour la manipulation des fluides frigorigènes. De plus, l’absence d’unité extérieure peut être un atout esthétique et pratique, notamment dans les environnements urbains ou les copropriétés où l’installation d’unités extérieures est réglementée.

Cependant, ces systèmes peuvent présenter des limitations en termes de puissance et de couverture de surface, les rendant plus adaptés à des espaces de taille modérée. Autre caractéristique importante : comme le compresseur est situé à l’intérieur de la pièce à chauffer ou climatiser, le niveau sonore peut être un facteur à considérer.

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Voici la consommation réelle d’un climatiseur réversible premier prix en hiver

Par : Hugo LARA
6 février 2025 à 05:52

Pour se chauffer à l’électricité sans se ruiner, la pompe à chaleur air/air, aussi appelée « climatiseur réversible », peut être une bonne solution. Mais quelle est sa consommation réelle d’électricité en plein hiver ? Pour le savoir, nous avons installé un petit compteur électrique sur le modèle de pompe à chaleur le moins cher du marché. L’appareil, destiné à chauffer une pièce de 25 m² très mal isolée, a subi des températures extérieures allant jusqu’à –6,5 °C. Voilà le résultat.

Convecteurs électriques ou pompe à chaleur ? Pour chauffer cet ancien débarras de 25 m² chichement isolé et récemment transformé en pièce à vivre, nous n’avions que deux options dans la balance. D’un côté, investir 300 euros dans deux radiateurs électriques connectés de 1 500 W très gourmands en électricité. De l’autre, acheter un climatiseur réversible premier prix à installer soi-même, vendu 700 euros, mais nettement plus sobre.

Chauffer une pièce mal isolée avec une pompe à chaleur : et pourquoi pas ?

Si la seconde option est 2,3 fois plus coûteuse que la première à l’achat, nous avons souhaité privilégier les économies d’énergie en choisissant la pompe à chaleur (PAC). D’autant que la pièce à chauffer est une véritable passoire thermique : traversante, elle est équipée de deux grandes baies en simple vitrage dont le remplacement par des modèles plus isolants est chiffré entre 6 500 et 9 000 euros selon les devis. Autant dire que c’est inenvisageable. Nous nous sommes donc contentés de doubler les murs intérieurs et le plafond à la laine de roche, pour réduire les pertes autant que ce que notre budget le permettait.

Installée par nos soins en une journée grâce à des liaisons frigorifiques étanches ne nécessitant pas de tirage au vide, la PAC a rapidement délivré ses premières calories. Il s’agit d’un modèle annoncé avec une puissance thermique maximale de 3 700 W en production chaleur, pour une puissance électrique de 1 650 W (groupe extérieur seul), selon la fiche technique.

Attention à la loi !

S’il est tout à fait légal d’installer soi-même une pompe à chaleur, la mise en service, qui consiste à libérer le gaz frigorigène dans le circuit, ne doit être effectuée que par un professionnel qualifié. Ce dernier doit disposer d’une attestation d’aptitude à la manipulation des fluides frigorigènes. Dans notre cas, un proche frigoriste a réalisé gratuitement l’opération, qui est extrêmement simple et rapide. Elle consiste à vérifier l’étanchéité du circuit et à ouvrir une vanne. Si vous n’avez pas la chance d’avoir un frigoriste dans votre entourage, la mise en service vous coûtera entre 150 et 500 €, selon l’appétit du professionnel. Veillez à bien intégrer ces frais dans votre calcul de rentabilité.

Côté confort, la PAC air/air semble nettement plus efficace que des radiateurs électriques. L’unité intérieure souffle un débit d’air chaud soutenu, qui permet de faire passer la température de la pièce de 6 à 19 °C en 40 minutes. Surtout, la température augmente là où en a besoin : proche du sol, et non au plafond, à l’inverse des convecteurs qui ont tendance à stratifier les couches d’air.

Seul bémol jusqu’ici : le volume sonore provenant de l’unité extérieure. Premier prix oblige, elle nous paraît bien plus bruyante que les groupes extérieurs de PAC air/air de grandes marques. Le compresseur, à l’origine du bruit, ne fonctionne toutefois pas en continu et l’intensité de la nuisance est proportionnel à la température extérieure. Nous planifions d’ailleurs le démarrage uniquement en journée, de 7 h à 20 h. La PAC ne fonctionne jamais de nuit, la pièce n’étant occupée qu’en journée.

Ce dernier est installé sur une façade orientée nord, pas idéale, car non exposée directement au soleil, mais il n’y avait pas le choix. Un léger givre se forme sur les ailettes de l’échangeur, le matin, lorsque la température est négative, mais finit par disparaître quelques heures après le lever du soleil.

Quelle performance par temps glacial ?

Durant le mois de janvier, la température la plus basse subie par notre appareil atteint –6,5 °C. Nous avons mesuré la courbe de puissance de la PAC ce jour, le plus froid de l’hiver pour l’instant, dans cette localité proche d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Elle montre une forte puissance électrique au démarrage : 1 380 W en moyenne et 1 961 W en pic, jusqu’à une température extérieure de 3 °C.

Au fur et à mesure que la température extérieure, mais également intérieure, augmente, la puissance de la machine réduit. En milieu de journée, par 8 °C, elle est d’environ 730 W. Elle s’établit en moyenne à 998 W sur l’ensemble de la journée, ce qui reste assez faible au regard de la température moyenne ce jour, qui est de 1,8 °C. Cette journée que nous pouvons considérer comme glaciale pour une localité du sud-est de la France, la PAC a consommé un total de 12,97 kilowattheures (kWh), soit 2,53 € au tarif actuel de l’électricité (0,195 €/kWh).

Plus économe que des radiateurs électriques, vraiment ?

Une performance que nous pouvons comparer aux 23,4 kWh consommés par les deux convecteurs électriques récents de 1 500 W utilisés le même jour pour chauffer une pièce de taille similaire, mais mieux isolée, au sein du même logement. En se basant sur ces relevés, nous pouvons estimer le coefficient de performance (COP) de notre pompe à chaleur premier prix autour de 2 lors de cette froide journée. Cela signifie que, pour 1 kWh d’électricité consommée, environ 2 kWh de chaleur ont été restitués.

L’affichette technique de l’unité extérieure / Image : RE – HL.

Le mois de janvier n’a pas été très froid dans l’ensemble, avec une température moyenne de 8,2 °C durant la plage de fonctionnement de la PAC. Le jour le plus doux, avec 14,1 °C, l’appareil n’a consommé que 3,77 kWh. Lorsque nous comparons nos deux radiateurs électriques à la PAC sur l’ensemble du mois, on trouve cependant une nette différence. Les deux convecteurs connectés ont consommé 739,79 kWh (soit 144 euros d’électricité) contre 254 kWh (soit 49 euros) pour la PAC. Cette fois, le COP s’élève à 2,9. Il est, en réalité, probablement supérieur puisque la pièce où les radiateurs sont installés est bien mieux isolée que celle où se trouve la pompe à chaleur. Selon la fiche technique de l’appareil, le COP à +7 °C doit normalement se situer à 4.

Le choix de la pompe à chaleur air/air plutôt que de radiateurs électriques semble avoir été le bon, pour l’instant. Le surcoût à l’achat, 400 euros dans notre cas, pourrait être amorti en moins de deux hivers. Il reste à vérifier la tenue dans le temps de cet appareil premier prix, qui n’a pas été installé par un professionnel.

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Chauffage : vous n’avez plus que trois ans pour vous équiper d’un thermostat programmable

5 février 2025 à 16:08

La loi change à partir de 2027 : ce ne seront plus seulement les installations neuves qui devront être équipées d’un thermostat, mais également les installations anciennes. Autrement dit tout le monde est concerné par ce décret. Que dit-il ? Nous vous proposons d’y voir un peu plus clair.

Depuis 2018, la loi a rendu obligatoire l’installation d’un thermostat lors de la pose d’une chaudière neuve. Ces exigences ont été renforcées par le décret n°2023-444, signé le 7 juin 2023. Ce décret prévoit en effet qu’un équipement permettant la régulation automatique du chauffage équipe chaque bâtiment au 1ᵉʳ janvier 2027. Cet équipement doit permettre de programmer son chauffage de manière précise, pièce par pièce, et avec un pas horaire.

Il s’agit d’une mesure de sobriété énergétique, visant à permettre de mettre en œuvre des économies d’énergie. En effet, d’après l’Ademe, un thermostat programmable permet d’économiser jusqu’à 15 % des dépenses d’énergie. Si la réglementation précédente ne concernait que les nouveaux systèmes de chauffage, ce dernier décret s’applique également aux installations anciennes. C’est donc un changement important de la manière dont la loi est mise en œuvre en la matière.

Une exigence technique sur la précision du pilotage de la température

Un thermostat associe d’une part la mesure de la température réelle dans la pièce, mais également une modulation de la puissance des systèmes de chauffage vis-à-vis d’une consigne de température. Si la température mesurée est inférieure à la consigne, la puissance de chauffage est augmentée ; inversement, si la température est supérieure à la consigne, le thermostat réduit la puissance, voire suspend le chauffage. Ainsi, il est possible d’atteindre précisément la température de consigne. Un thermostat permet donc de contrôler précisément la température dans une pièce.

Le décret définit assez précisément les thermostats qui sont autorisés. Ils doivent pouvoir être programmables, c’est-à-dire qu’ils doivent permettre de fixer des consignes de température différentes selon les heures de la journée ainsi que selon les jours de la semaine. Le décret définit une gamme minimale de quatre « allures » de chauffage : « confort », « réduit » (avec une commutation automatique entre ces deux dernières), « hors-gel » et « arrêt ».

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Cette définition autorise les systèmes programmables à partir d’un boîtier de commande, mais aussi les thermostats dits « connectés », c’est-à-dire pilotables à partir d’une application à distance installée, par exemple, sur un smartphone ou un ordinateur. Les thermostats dits « intelligents », c’est-à-dire automatisés par exemple vis-à-vis des prévisions météo ou des habitudes de l’utilisateur, sont également autorisés.

En d’autres termes, les thermostats, ou têtes thermostatiques, qui ne disposent que d’un bouton marche/arrête, ou seulement d’un réglage en puissance, sans suivi précis de la température, en revanche seront interdits.

Le décret voit large

Tous les bâtiments sont concernés : logements individuels et copropriétés (incluant celles équipées d’un chauffage collectif), ainsi que les bâtiments tertiaires. Les bâtiments neufs et anciens sont soumis à cette obligation, de manière égale.

Les exceptions sont peu nombreuses. Elles concernent en particulier les systèmes de chauffage dont l’alimentation en combustible n’est pas automatisée, typiquement un poêle à bûche, dont l’alimentation est manuelle. Il est également possible de déroger à la réglementation si une étude permet de démontrer que l’installation n’est pas rentable d’un point de vue technique ou économique.

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Pas de sanction prévue

À ce jour, les moyens de contrôle ainsi que les sanctions n’ont pas été définies dans le décret. Mais il est vraisemblable que de nouveaux décrets en ce sens soient émis d’ici à l’entrée en vigueur de la loi, au 1er janvier 2027.

Pour finir, il faut rappeler que le dispositif Coup de pouce Pilotage a été supprimé le 22 novembre 2024. Il ne permettra donc plus de financer ce type de dispositif, avant qu’un nouveau dispositif soit mis en place – ce qui n’est pas garanti au regard des sévères difficultés de budget rencontrées par les derniers gouvernements. À noter enfin que des solutions gratuites existent pour le chauffage électrique, comme le thermostat Voltalis ou Tiko.

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Voici la consommation réelle d’une pompe à chaleur air/eau sur un an

Par : Hugo LARA
4 février 2025 à 15:39

Elle est parfois jugée peu efficace pour chauffer efficacement de grands logements, accusée de faire exploser les factures d’électricité, mais au-delà des polémiques, que consomme réellement une pompe à chaleur air/eau ? Pour le savoir, nous avons installé un compteur électrique sur un modèle produisant de l’eau chaude sanitaire et assurant le chauffage intégral d’une maison de 150 m². Le résultat est tout bonnement surprenant.

Lorsqu’il faut remplacer une vieille chaudière au fioul, la pompe à chaleur (PAC) est souvent le choix privilégié. Il faut dire qu’avec les aides financières monumentales accordées à ce mode de chauffage, le tarif devient imbattable. C’est ce dont a bénéficié le logement où nous avons installé notre petit compteur électrique. Ce foyer a payé seulement 5 784 euros pour se débarrasser d’une chaudière au fioul au profit d’une PAC air/eau de 16 kW. Un rabais de 9 000 euros permis grâce à l’obtention d’une prime Ma Prime Rénov’ et d’une prime CEE.

L’abandon du fioul a-t-il pour autant entraîné une explosion de leur facture d’électricité ? En toute logique, lorsqu’on remplace le pétrole par l’électricité pour produire de la chaleur, l’on consomme davantage d’électrons. Rien de plus normal, puisqu’on substitue une énergie par une autre. Toutefois, l’utilisation d’une pompe à chaleur permet généralement de rester compétitif : les factures de fioul économisées compensent largement la hausse de celles d’électricité. Cette maison de 150 m² bien isolée située au sud des Alpes-de-Haute-Provence achetait en moyenne pour 2 900 euros de fioul chaque année. En 2024, la deuxième année suivant le remplacement de la chaudière au fioul par une PAC, l’appareil a consommé 639 euros d’électricité. Une économie annuelle de 2 261 €, tout bonnement ahurissante.

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Le relevé de consommation mois par mois

Notre compteur a donc relevé une consommation totale de 3 280,27 kWh sur l’année. La courbe de consommation mois par mois révèle logiquement une très forte hausse de la consommation durant la saison froide. D’avril à octobre, la PAC n’est pas utilisée pour alimenter les radiateurs, mais uniquement pour produire de l’eau chaude sanitaire. Il faut noter que le mois de septembre est particulièrement bas, avec seulement 10,4 kWh. Il ne s’agit pas d’un record de sobriété des occupants. Ces derniers se sont absentés de leur logement durant le mois complet. Une absence qui n’a pas d’impact significatif sur le résultat annuel, le mois de septembre étant presque aussi chaud que le mois de juin. La dizaine de kilowattheures consommés correspond ainsi au circulateur de la pompe à chaleur, qui évite la stagnation d’eau dans le circuit.

En optant pour une pompe à chaleur en remplacement d’une chaudière au fioul, ce logement semble donc avoir réalisé une excellente opération. À ce rythme, l’investissement de 5 784 euros consenti par les propriétaires devrait être amorti en seulement 2,5 ans. Mais au-delà de l’avantage économique, ce couple réduit également ses émissions de CO2 d’une manière assez radicale. Les 2 600 litres de fioul jadis brûlés annuellement rejetaient 8 452 kg de CO2 équivalent. Les 3 280 kWh d’électricité désormais consommés par la PAC n’émettent indirectement que 105 kg de CO2 équivalent, grâce à un réseau électrique national français très décarboné. Dans leur cas, l’impact carbone est divisé par 80. Plutôt impressionnant.

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Une pompe à chaleur efficace par grand froid ?

Il faut toutefois remarquer que cette maison est située dans une localité du sud des Alpes-de-Haute-Provence qui bénéficie d’un climat relativement doux. La température moyenne en janvier, mois le plus froid, est d’environ 5 °C et les gelées nocturnes, bien que systématiques en hiver, ne dépassent que très rarement -5 °C. Ce climat permet à la pompe à chaleur d’afficher une consommation électrique évidemment plus faible que si elle était installée dans l’extrême nord-est de la France.

La fiche technique du modèle mesuré, une Atlantic Alféa Excellia Duo HP AI de 16 kW, annonce d’ailleurs un coefficient de performance (COP) de 2,6 à une température extérieure de 7 °C et une température d’eau de 55 °C. Cela signifie que pour 1 kWh d’électricité consommée, cette pompe à chaleur restitue 2,6 kWh d’énergie thermique. À une température extérieure de -7 °C, qui devient très rare année après année, le COP chute à 1,85. Son fabricant garantit un départ d’eau à 60 °C jusqu’à une température extérieure de -20 °C, ce qui permet à la PAC d’assurer sa fonction même lors d’une improbable, mais rude vague de froid.

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Quel est le coût d’une pompe à chaleur en 2025 ?

27 janvier 2025 à 09:16

Le choix d’une pompe à chaleur (PAC) est un investissement stratégique pour réduire ses factures d’énergie tout en limitant son impact environnemental. Le coût d’une PAC varie cependant en fonction de nombreux paramètres, notamment le type de technologie (air-air, air-eau, eau-eau) et la surface de votre logement. Dans cet article, nous passons en revue les principaux éléments qui influencent le prix d’une PAC en 2025 et comparons les tarifs selon chaque modèle pour vous aider à identifier le meilleur rapport qualité-prix.

Pourquoi s’intéresser au coût des pompes à chaleur en 2025 ?

L’installation d’une pompe à chaleur – appelée également PAC – est un investissement à long terme qui vous garantit un chauffage à la fois performant, économique et écologique. Côté budget, le coût de l’installation d’une PAC varie entre 90€ et 200€ par mètre carré en fonction de la technologie choisie et des travaux à prévoir. A cela s’ajoute un entretien bisannuel qui oscille entre 180€ et 300€.

La bonne nouvelle est que l’état souhaite inciter les propriétaires à investir dans ce système écologique en octroyant des aides financières telles que MaPrimeRénov’ ou l’éco-PTZ. Ces aides devraient encore augmenter en 2025 ! C’est donc le bon moment pour envisager la pose d’une pompe à chaleur, un équipement toujours plus apprécié.

Quels sont les éléments qui composent le coût total d’une pompe à chaleur ?

  • Prix d’achat d’une pompe à chaleur en 2025 selon les types

Le coût d’installation d’une pompe à chaleur va varier en fonction de plusieurs critères : la technologie utilisée, le COP (coefficient de performance) et la taille de l’habitation.

Coût des pompes à chaleur*, sans la pose :

  • Prix pompe à chaleur air/air (chauffage et climatisation) : 2 500 € à 5 000 €
  • Prix pompe à chaleur air/eau (aérothermique) : 8 000 € à 15 000 €
  • Prix pompe à chaleur eau/eau (géothermique) : 12 000 € à 15 000 €

*Ces prix sont donnés à titre d’indication et diffèrent selon la marque de l’appareil et sa puissance.

  • Frais d’installation et coûts annexes

Il est difficile de donner une évaluation précise car le calcul du coût de la pose d’une pompe à chaleur dépend de plusieurs facteurs : le modèle de l’appareil, sa puissance (COP) et le système choisi. Dans le cas d’une PAC air/air ou air/eau, il faudra compter entre 3 000 € et 8 000 €.

En ce qui concerne la PAC géothermique, son installation demande un forage avec la création de deux puits : un puits de captage et un puits de rejet. Le prix d’une pompe à chaleur géothermique se situe autour de 10 000 € peut grimper jusqu’à 15 000 €, et plus, car une étude du sol et des travaux de terrassement sont nécessaires.

  • Coût d’entretien annuel et de maintenance

Depuis 2020, un entretien tous les deux ans est obligatoire pour les PAC d’une puissance comprise entre 4 et 70 kWh. Le prix de l’entretien oscille entre 180 € et 300 € selon le contrat : visite ponctuelle ou contrat de maintenance.

Cette visite de contrôle a pour but de vérifier le bon fonctionnement de toutes les parties du système. Il vous incombe cependant de nettoyer régulièrement les parties visibles, comme le ventilateur et l’unité extérieure par exemple. Les pièces à remplacer en cas de panne sont prises en charge si la PAC est sous garantie. C’est une clause à vérifier avant de vous engager à acheter une PAC.

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Impact des aides financières sur le coût total

Les aides financières permettent de baisser considérablement le prix d’une pompe à chaleur, parfois de moitié. Le montant octroyé peut aller de 3 000€ à 5 000€, jusqu’à 11 000€ pour une PAC géothermique. Pour bénéficier de ces aides, il est obligatoire de faire intervenir une entreprise certifiée RGE.

Les aides disponibles en 2025

MaPrimeRénov’

Sous conditions de ressources

Eco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)

PAC air/air n’est pas éligible à l’éco-PTZ

Coup de pouce chauffage

Cumulable avec MaPrimeRénov’ et l’éco-PTZ

Certificat d’économie d’énergie (CEE)

Proposé par les fournisseurs d’énergie

A savoir

Les PAC air/air ne sont pas éligibles à MaPrimeRénov’ ni à l’éco-PTZ, mais les fournisseurs d’énergie ont la possibilité d’accorder une aide dans le cadre du dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE).

Comparatif des coûts selon le type de pompe à chaleur en 2025

Le coût d’une pompe à chaleur dépend de sa technologie, de sa puissance et de la superficie à chauffer.

Pour prévoir un budget global, voici un tableau récapitulatif qui regroupe les différents postes de dépenses :

Type de pompe à chaleur

Coût d’achat

Coût de la pose

Coût de l’entretien bisannuel

Estimation du coût global* fourchette basse et haute

PAC air/air

2 500 € à 5 000 €

3 000 € à 8 000 €

180 € à 300 €

3 500 €

13 000 €

PAC air/eau

8 000 € à 15 000 €

3 000 € à 8 000 €

11 000 €

23 000 €

PAC eau/eau

12 000 € à 20 000 €

10 000 € à 15 000 € et +

22 000 €

35 000 € et +

*Ce calcul est une estimation globale qui dépend bien évidemment des travaux à réaliser.

Conclusion : Quel est le meilleur rapport qualité-prix pour une pompe à chaleur en 2025 ?

Pour faire votre choix, il est recommandé de lister les critères à prendre en compte : votre budget, la surface de votre logement et son isolation, le mode de chauffage que vous souhaitez ou que vous avez déjà. Comparez ensuite les résultats obtenus avec les différents modèles de PAC. Déposez également un dossier auprès des organismes d’état pour savoir si vous êtes éligible aux aides financières.

Besoin d’un conseil professionnel ou d’une estimation personnalisée ? Pour connaître le coût exact d’une installation de pompe à chaleur adaptée à votre domicile, n’hésitez pas à demander un devis gratuit. Un expert en pompe à chaleur réalisera une étude sur-mesure pour choisir le chauffage correspondant à vos critères.

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Quel est le prix d’une pompe à chaleur air-eau en 2025 ?

27 janvier 2025 à 07:34

La pompe à chaleur air-eau s’impose aujourd’hui comme une solution de chauffage efficace et durable, mais son prix final varie fortement selon plusieurs critères : puissance, installation, entretien… et les aides financières disponibles. Face à cette diversité de coûts, il est essentiel d’évaluer chaque aspect pour prévoir précisément votre budget en 2025. Ce guide vous détaille les éléments clés qui influencent le prix d’une pompe à chaleur air-eau, ainsi qu’un comparatif des tarifs selon la puissance, afin de vous aider à choisir la PAC qui répondra au mieux à vos besoins.

Pourquoi les pompes à chaleur air-eau sont-elles populaires en 2025 ?

Le marché des pompes à chaleur air-eau est en pleine croissance. Pourquoi un tel engouement ? Tout d’abord, les nouvelles réglementations écologiques incitent les propriétaires à remplacer leur chaudière à gaz ou au fioul par des appareils moins énergivores. Ensuite, pour accompagner ces incitations, l’État propose des aides financières telles que MaPrimeRénov’ ou le CEE.

Voici en détail les points détaillés pour vous aider à définir le prix d’une pompe à chaleur air-eau adapté à votre habitation.

Quels sont les éléments qui influencent le prix d’une pompe à chaleur air-eau en 2025 ?

  • Le type de pompe à chaleur air-eau et sa puissance

Le prix des pompes à chaleur air-eau se situe entre 8 000 € et 15 000 €, sans la pose. Le coût va varier en fonction du modèle et de la puissance de l’appareil. Le choix de la puissance se fait en fonction de la taille du logement selon une règle mathématique simple : plus il y a de surface et moins le logement est perfomant au niveau énergétique, plus la pompe à chaleur devra être puissante.

Concernant les modèles, il existe deux types de PAC air-eau :

  1. La pompe à chaleur air-eau monobloc. Cet appareil est composé d’une seule unité qui abrite tout le système. Elle est placée à l’extérieur de l’habitation et va l’alimenter en chauffage et parfois en eau chaude sanitaire. C’est le modèle le moins coûteux à l’achat et le plus facile d’installation.
  2. La pompe à chaleur air-eau bibloc. Ce système se présente en deux unités distinctes. L’une est installée à l’extérieur et l’autre à l’intérieur de la maison. Les échanges entre les deux se font par une liaison frigorifique. Ce modèle a un coût plus élevé que la PAC monobloc, mais il permet de réaliser plus d’économies.
  • Les frais d’installation et de maintenance d’une pompe à chaleur air-eau

La fourchette de prix d’une installation de PAC air-eau est comprise entre 3 000 € et 8 000 €. Le coût d’une pompe à chaleur est calculé en fonction des travaux à réaliser (pose de radiateurs, plancher chauffant…) et de la difficulté de la pose.

Cette opération doit impérativement être réalisée par un professionnel chauffagiste / frigoriste apte à manipuler les liquides frigorigènes dans le cas d’une PAC bibloc

Concernant l’entretien, un contrôle est obligatoire tous les deux ans. Ce contrôle permet de s’assurer du bon fonctionnement de l’appareil, de remplacer les filtres et détecter une éventuelle fuite. Il faudra prévoir 180 € en moyenne pour un contrat de maintenance bisannuel.

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Impact des aides financières sur le prix final

Il existe des aides au financement d’une PAC dont vous pouvez bénéficier selon certaines conditions. La plus connue est MaPrimRénov’ qui est une aide de l’État calculée en fonction de vos revenus. Cette contribution peut aller jusqu’à 5 000 € pour les ménages aux revenus les plus modestes.

Le CEE (Certificat d’économie d’énergie) est accessible par les fournisseurs d’énergie. Il est recommandé de faire plusieurs demandes, car chaque fournisseur a ses propres barèmes. Vient ensuite l’éco-prêt à taux zéro à demander auprès d’un organisme bancaire.

La bonne nouvelle est que toutes ces aides sont cumulables avec MaPrimRénov’.

Une autre forme d’aide est la TVA réduite à 5,5 %, il en résulte une économie plus qu’intéressante sur le coût d’une pompe à chaleur.

Les aides PAC air-eau disponibles en 2025

MaPrimeRénov’

Jusqu’à 5 000 € d’aide

Certificat d’économie d’énergie (CEE)

Jusqu’à 4 000 € d’aide

Eco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)

Prêt maximal 50 000 €

Taux de TVA réduit

5,5 %

A savoir

Pour bénéficier de ces aides, il est impératif de faire appel à une entreprise certifiée RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).

Comparatif des prix des pompes à chaleur air-eau en 2025 selon la puissance

La puissance d’une PAC air-eau est généralement comprise entre 5 à 16 kW en fonction de la surface à chauffer.

Voici une astuce pour calculer le prix d’une pompe à chaleur selon sa puissance.
On peut partir de la règle mathématique suivante, qui aide à calculer votre budget PAC rapidement : il faut compter en moyenne 0,1 kW par m² et multiplier par 1000 €. C’est bien entendu une moyenne approximative, hors pose, qui varie en fonction du modèle de l’appareil (monobloc ou bibloc).

Voici des exemples moyens des prix des pompes à chaleur air-eau selon la surface :

Superficie

Pompe à chaleur : puissance

Pompe à chaleur :

prix

Pompe à chaleur :

Coût total avec installation

50 m²

5 kW

5 000 €

8 000 €

80 

8 kW

8 000 €

12 000 €

120 

12 kW

12 000 €

17 000 €

150 

15 kW

15 000 €

23 000 €

Ces tarifs sont donnés à titre indicatif et varient en fonction des spécificités de votre installation.

Conclusion : Quelle pompe à chaleur air-eau choisir en 2025 ?

Afin de faire le bon choix et de fixer un budget, prenez le temps de lister vos besoins et les aides financières d’Etat. Une pompe à chaleur monobloc convient à une petite surface, alors qu’une bibloc sera plus performante dans un espace plus grand.

L’installation d’une pompe à chaleur air-eau représente certes un investissement important, mais elle a une consommation énergétique moindre que d’autres systèmes de chauffage, n’utilise pas de combustible et ne rejette aucun CO2. Dans tous les cas, il est conseillé d’effectuer une étude du système de chauffage le plus adapté à votre logement et à ses spécificités.

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Pourquoi je n’ai pas remplacé mes vieux radiateurs électriques par une pompe à chaleur air/air

Par : Hugo LARA
22 janvier 2025 à 05:57

Lourd héritage des années 1980, ma maison n’est pas équipée d’un système de chauffage central, mais de classiques radiateurs électriques. De vieux modèles âgés de plusieurs décennies qui font exploser les factures d’électricité chaque hiver. Alors que j’envisageais de les remplacer par des pompes à chaleur air/air, les devis exorbitants et l’absence d’aides sur ce type d’équipement m’ont fait renoncer. Tant pis pour la sobriété énergétique et pour mon portefeuille.

Il ne coûte pas grand-chose à l’installation, n’impose aucun entretien, fonctionne tout seul, sans risques ni odeurs : voici le bon vieux radiateur électrique. Par facilité, mais aussi par économie, bon nombre de logements en ont été équipés dès les années 1980 et beaucoup le sont encore. Si son utilisation n’est pas problématique lorsque l’électricité est bon marché et abondante, elle le devient quand le prix du kilowattheure s’envole et que les économies d’énergie reviennent au premier plan des préoccupations.

Le chauffage « grille-pain », une plaie pour le porte-monnaie

À la construction de mon logement, dans les années 1980, les premiers propriétaires n’ont probablement pas tiqué en découvrant les 7 convecteurs installés par le promoteur. 9 000 W de puissance installée pour chauffer cette maison d’environ 80 m², sans compter le chauffe-eau, à résistance lui aussi. De quoi bien faire suer le réseau électrique les soirs d’hiver, mais aussi dégarnir le compte en banque chaque mois. Comptez autour de 350 euros mensuels entre décembre et février pour chauffer ce logement sommairement isolé, pourtant situé dans le sud-est de la France.

Le modèle de convecteur électrique ancien installé dans mon logement des années 1980.

Ces vieux convecteurs, possiblement d’origine, n’ont même pas de thermostat réglable. De vrais grille-pains, qui ne peuvent être contrôlés qu’au moyen d’un unique bouton on/off en façade. Par défaut, ils restent donc allumés en permanence durant la saison froide, même dans des pièces peu utilisées, si personne ne pense à les éteindre. Il était devenu indispensable de les remplacer par un système de chauffage plus économe. Mais que choisir ?

Une pompe à chaleur air/eau ? Cela aurait été idéal, d’autant plus avec les aides considérables accordées à l’installation de ce type d’appareil. Mais le logement n’est pas équipé d’un réseau de radiateurs à eau. Autant exclure d’emblée toutes les autres solutions centralisées, comme la chaudière à pellets, entre autres. Par élimination, ne reste que la pompe à chaleur air/air et les radiateurs électriques connectés, équipés d’un thermostat moderne facilement réglable.

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Passer du convecteur à la pompe à chaleur sans se ruiner : mission impossible ?

Pour ses excellentes performances énergétiques, mon choix se porte sur la pompe à chaleur. Elle doit théoriquement consommer trois à quatre fois moins d’électricité que des radiateurs classiques pour une même quantité de chaleur produite. Toutefois, un premier obstacle se dresse : il n’est pas possible d’installer soi-même une pompe à chaleur sans habilitation à la manipulation des fluides frigorigènes. Il est donc obligatoire de s’adresser à un professionnel, ce qui bride d’office la possibilité de réduire significativement les coûts.

Comme je m’en doutais, le projet flanche à la réception des devis, tous réalisés auprès d’artisans locaux disposant de la qualification QualiPAC. Les tarifs sont extrêmement élevés et paraissent impossibles à rentabiliser grâce aux économies d’énergie prévues. Mon attention avait été portée sur un devis « intermédiaire » à 7 986 euros, pour équiper trois chambres et un salon cumulant une superficie d’environ 70 m². À ce prix, nous avions deux groupes extérieurs et quatre unités intérieures de marque Daikin, ainsi que les petites fournitures (liaisons frigorifiques, câbles, goulottes, etc.) et bien sûr la main d’œuvre.

Ainsi, il faudrait près de 12 ans pour obtenir un retour sur investissement, à condition d’atteindre un coefficient de performance (COP) moyen de 3 et sans considérer d’éventuelles opérations d’entretien et réparations. La solution pompe à chaleur air/air consommerait autour de 1 700 kWh annuels, contre environ 5 000 kWh pour les radiateurs, soit une économie annuelle de 630 € (basé sur un tarif de 0,19 € le kilowattheure). Cette différence de consommation pourtant colossale ne permet hélas pas de rentabiliser rapidement l’achat.

Un des devis pour l’installation d’une pompe à chaleur air/air comme mode de chauffage principal.

 

Des devis qui gonflent le prix du matériel

Un constat frustrant, d’autant que les devis semblent démesurément gonflés. En effet, en comparant le prix du matériel proposé sur le devis à celui appliqué par des boutiques en ligne spécialisées dans la vente de pompes à chaleur, l’on constate d’importantes différences. L’artisan à l’origine du devis ayant retenu mon attention souhaitait facturer 4 288 euros HT pour les deux groupes extérieurs et quatre unités intérieures. Du matériel que l’on retrouve à 2 977 euros HT, livraison offerte, chez un e-commerçant français, soit une différence de 1 311 euros.

Devis ahurissants, absence d’aides sur les pompes à chaleur air/air, impossibilité de mettre en service soi-même les appareils : tout a concordé pour ne pas opter pour ce mode de chauffage en rénovation. Je me suis donc rabattu sur cinq radiateurs électriques à inertie connectés pour un investissement nettement plus limité de 593 €. Pilotables à distance via une application smartphone, ces appareils ne chauffent qu’en fonction de la température de consigne et du planning de mon choix. Ils consomment donc un peu moins que leurs homologues vieux d’une trentaine d’années, grâce à une stratégie de chauffe plus intelligente.

Le coût du matériel sur un site d’e-commerce français et la facture d’achat des radiateurs électriques connectés.

Et vous, qu’avez-vous choisi pour remplacer de vieux radiateurs électriques ?

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